Engraissage et pH

La composition des engrais
By azmaster,

Un bon engrais est composé de trois éléments principaux : l'azote, le phosphore et le potassium. Les proportions des éléments déterminent l' action que celui-ci aura sur la plante. Egalement présents dans l' engrais, les oligo-éléments jouent un rôle essentiel.
 
 
N = Azote
 
C'est l'élément indispensable puisqu'il permet le développement des tiges et des feuilles.
 
L'azote est présent dans le sol sous forme organique (lorsqu'il est issu de la décomposition de matières vivantes), ammoniacale (stade entre la décomposition et la minéralisation) et nitrique (liquide). C'est cette dernière qui est assimilée par les plantes.
 
A savoir
- L'azote a du mal à être assimilé par votre terre. Il doit donc être apporté régulièrement et en petite quantité.
- Apporter trop d'azote ne sert à rien et peut même fragiliser le végétal. Il faut privilégier les engrais où l'Azote est libéré de façon lente.
 
Les signes de carence
Végétation languissante, feuillage vert clair ou jaunâtre (chlorose). Plantes de taille peu développée.
 
 
P = Phosphore
 

 
 
Le phosphore aide la plante à développer son système racinaire. Il favorise également la floraison et améliore la résistance du végétal aux maladies cryptogamiques et bactériennes.
 
Pour être efficace, il doit être incorporé dans la terre.
 
Les signes de carences
Feuillage vert foncé, bronzé ou taché de rouge. Rameaux grêles ou mal formés. Floraison peu abondante. Avortement des fleurs. Maturation tardive des fruits.
 
 
K=Potassium
 
Le potassium favorise l'accumulation des sucres (ce qui donne du goût aux fruits), il renforce la résistance de la plante aux maladies et renforce la rigidité des tiges.
 
Les signes de carences
Nécroses brunes à la pointe, sur les bords et entre les nervures des feuilles. Plantes sensibles aux maladies. Fruits peu sucrés ni savoureux. Mauvaise conservation des légumes racines.
 
NPK :
 

 
Avant tout achat,il vous faut donc décrypter l’étiquette
Vous devez en principe y trouver les 3 lettres NPK, suivies de 3 nombres qui correspondent à la proportion des 3 composants essentiels de l'engrais.
 
Exemples:
19/07/21 = engrais pour la croissance
20/14/37 = engrais pour la floraison
00/13/14 = P-K booster
 
 
les oligo-éléments :
 
L'apport d'une fertilisation calcique et magnésienne disponible est indispensable au bon développement des plantes. Comme tout être vivant, la plante a des besoins en éléments minéraux.
 
Ca = Calcium
 

 
 
Le calcium a un rôle important dans la constitution des tissus végétaux et permet aux plantes de mieux se développer.
 
· Augmente la résistance des tissus végétaux,
. permet une meilleure tenue de la tige
· Permet un développement normal du système racinaire
· Permet une meilleure résistance aux agressions extérieures
 
 
Mg = Magnésium
 

 
 
Le magnésium est un élément nutritif qui aide à la croissance des plantes. Il joue un rôle majeur dans la constitution de la chlorophylle, base de la photosynthèse. Sans source de magnésie disponible, la plante ne peut se développer du fait des rôles multiples du magnésium :
 
· Formation de la chlorophylle
o Pigment assimilateur vert
o capte l'énergie solaire et la transforme en énergie chimique
o Permet la synthèse des matières organiques utiles à
la croissance et au fonctionnement des plantes
(glucides, lipides, protides)
· Synthèse des acides aminés et protéines cellulaires
· Assimilation et migration du phosphore dans la plante
· Teneur en vitamines A et C
· Résistance aux facteurs défavorables (sécheresse, maladies cryptogamiques)
 
 
Programme de croissance Hydroponique et coco:
 

 
 
 
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By azmaster,
Bonjour à tous!
 
Voici une petite fiche bricolage tirée de mon jdc que j'ai complétée et repostée ici.
 
 
 
Stockage EC/pH mètre:
 
Edit: Attention certains modèles d'EC mètres doivent être conservés au sec. Merci Ricco pour l'info!
 
 
 
Voilà un problème réccurent: Que nos appareils de mesure tirent la gueule à cause d'un mauvais stockage. Les dépôts qui se forment sur la sonde en séchant empêchent la lecture et vous connaissez la suite...
 
Voici ma solution, ultra simple et quasi gratuite, pour stocker correctement vos sondes.
 
1. Prenez un récipient (si possible transparent et qui ne rouille pas) avec un couvercle en plastique. Les pots alimentaires en verre contenant de la moutarde, pâte à tartiner et autres sont nickels pour ça. Sinon un Tupperware peut bien le faire aussi. Si vous n'en avez pas, fumez une canne, prenez un pot de Nut*lla dans une main et une cuillère dans l'autre, posez vous devant la télé et attendez que le pot se vide tout seul

 
 
2. Prenez le couvercle et tracez (ou allez-y à l'œil pour les érudits) puis percez (au cutter, ciseaux, ...) un trou adapté à la forme de votre appareil de mesure. Idéalement le trou doit être un poil plus petit que l'appareil, afin d'éviter de laisser passer l'air pour que le liquide de stockage ne s'évapore pas.

 
3. Remplissez le bocal à la hauteur désirée avec votre solution de stockage (j'utilise de l'eau distillée, qualitativement je sais pas si c'est aussi bien que le "vrai" liquide de stockage, mais c'est facile à trouver et pas cher ). Vous pouvez aussi tracer un trait jusqu'au quel remplir, mais n'oubliez pas que le niveau d'eau va monter quand vous y plongerez vos instrument! Remettez le couvercle en place.

 
Il n'y à plus qu'à y placer vos testeurs, et les voilà au top de leur forme prêts à être utilisés!
 

 
C'est pas plus compliqué que ça et ça marche très bien je trouve! La sonde reste propre et cela permet une lecture rapide et précise en tout temps.
 
Voilà, tellement simple que je crois que personne ne l'avait fait en tuto avant...
 
Bonne lecture et à bientôt!
 
++
 
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By azmaster,
Comment et pourquoi calculer le niveau de pH et d'Ec de votre substrat coco


Bonjour à tous, je vais vous expliquer la manipulation à effectuer pour pouvoir extraire un échantillon mesurable et représentatif.
 
LE pH c’est pas compliqué, je vais essayer de vous résumer les tenants et les aboutissants d’un pH d’une culture bien maîtrisée, avec mes mots simples car je ne suis pas un professionnel alors soyez indulgents.
 
J'ai essayé d'être le plus compréhensible pour le plus grand nombre.
 
Nous aborderons les points suivants:
Qu'est ce que le pH?
Comment le mesure-t-on?
Comment prévenir les problèmes ?
Impact de l’eau, des engrais et du substrat coco
Comment corriger la situation ?


Le pH c’est quoi et pourquoi c’est important?


 
 
 
Vient de « Potentiel d’Hydrogène » Dans une solution, un certain pourcentage des molécules d’eau (H2O) se dissocient pour former des ions hydrogène (H+) et hydroxyde (OH-)
 
On peut exprimer le nombre d’ions H+ présents dans la solution de plusieurs façons :
Le pH est une façon d’exprimer la concentration en ions H+ dans une solution aqueuse.

pH 7 = 1 / (10x10x10x10x10x10x10) = 0,0000001 mole d’ions H+ dans la solution (1 mole = 6,02 x 1023)
pH 6 = 0,000001 mole d’ions H+ dans la solution

Donc, 10 fois plus de H+ entre 6 et 7 et 100 fois plus entre 5 et 7
 
 
Les plantes absorbent les minéraux qui sont dissouts dans la solution du sol, et la solubilité des minéraux est dépendante du pH du substrat.
 
 

Comment le mesure-t-on ?


 
 
 
Cette méthode est la même pour du terreau ou de la coco, n'importe quel substrat en fait.
 
 

Méthode de mesure directe


 
 
 
Le matériel nécessaire:
 

Eau déminéralisée
Testeur de pH (électronique c'est mieux) testeur EC c'est un plus mais ce n'est pas le sujet du jour même si je l'aborderai de façon brève plus tard.
Contenants gradués et précis
Du substrat à analyser bien sûr...

La partie du sol que vous devez analyser est celle dans laquelle la plupart des végétaux iront puiser pour leur croissance, autrement dit une couche de terre située à la moitié de la profondeur de votre contenant entre 20 et 30 cm de profondeur en « out », dite couche arable.
 
Prélevez à la profondeur dite de petites pelletées, à différents endroits de votre terrain pour que l'échantillon de terre soit représentatif.
 
Prélevez approximativement une quantité de coco que vous placerez dans un becher ou un bol si vous avez que ça.
La coco doit être humide mais pas détrempée.
 
Si l'échantillon prélevé est trop sec humidifiez le avec l'eau déminéralisée, pour voir si il est bien humidifié pressez cet échantillon de terreau dans votre main et un petit filet d'eau doit s'écouler, votre échantillon est prêt.

 
Prenez le verre mesureur et remplissez-le précisément de 150ml d'eau déminéralisée (PH 7 donc neutre).

 
Ajoutez minutieusement votre échantillon dans le verre mesureur jusqu'à ce que le niveau soit à 250ml, en fait vous ajoutez le plus précisément possible 100ml de coco.
 
Mélangez convenablement puis laissez reposer 2 heures en mélangeant de temps en temps ( opération à réitérer 3x).
 

 
Ensuite, filtrez votre mixture avec un chinois et ensuite utilisez un filtre à café dans un entonnoir (perso j'ai pris un morceau de collant qui fait office de filtre à café)
 

 
Mesurez le pH et l'EC et vous connaitrez les valeurs contenues dans votre sol...


 
 

Analyser le résultat


 
 
Le substrat utilisé pour expérience est du terreau mais le principe est le même avec la coco:
EC de base de 1.2
pH de 6.2

Valeurs obtenues:
EC de 0.90
PH de 5.92

Nous pouvons constater que ces valeurs ont bougé depuis le début de la culture ce qui est totalement normal au vu des nutriments que l'on apporte régulièrement au substrat par la solution nutritive.
Ces nutriments sont acides généralement et c'est pour cela que le pH de la coco a baissé.
 
Pour y remédier il faut donc augmenter l'alcalinité du substrat il faudra soit que j'ajoute du bicarbonate de phosphore ou bien de façon très simple que j'arrose avec une eau avec un PH plus élevé de façon à remonter ce potentiel d'hydrogène (pH) un peu trop bas.
 
Car comme vous le savez les nutriments ne sont pas assimilés de façon idéale à ce taux de pH coco 5.2/6.2) mais ce chapitre est très bien abordé sur le forum et ce n'est pas l'intérêt de ce guide aujourd'hui.
 
On voit que le niveau d'EC est à peu près correct idéal 0.8, ce bon taux obtenu à 50 jours de flo est dû au fait que les 11 litres de terreau du pot ont été rincés avec 3.5 litre d'eau il y a 10 jours dans le but d'éliminer les sels accumulés depuis 50 jours de 12/12 (depuis rempotage) et finir la floraison dans de bonnes conditions pour les plantes
 
.
 
 

Comment prévenir les problèmes ?


Impact des engrais dans le substrat
Comprendre et anticiper le potentiel acidifiant ou alcalinisant des engrais exprimé en équivalent de kg CaCO3 par tonne d’engrais selon leur contenu en NH4 ou NO3


Les problèmes de pH dans l'eau?


 

Impacts


Alcalinité : présence d’ions bicarbonate (HCO3-) (Ca, Mg, Na) et carbonates (CO32-) (Ca, Na)habituellement exprimés en ppm de CaCO3
Capacité à neutraliser les acides


Les valeurs pH et alcalinité de l’eau


pH 8,5 alcalinité de 30 ppm
pH 7,2 alcalinité de 275 ppm


Comment résoudre le problème?


 
Réduire l’alcalinité:
Purifier ou diluer l’eau
Acidification de l’eau
Engrais acidifiant

Augmenter l’alcalinité:
Ajout en continu de bicarbonate de K
Engrais alcalinisant


Ajuster le pH du terreau avant la mise en culture


Général : 5,5 à 6,5
pH haut : 6,0 à 6,5
pH bas : 5,0 à 5,5


Diminuer le pH en cours de culture :


Engrais acidifiant
Acidification choc
Utilisation du sulfate de fer


Augmenter le pH en cours de culture :


Engrais alcalinisant
Lait de chaux
Utilisation du bicarbonate de K


Conclusion


Ajuster le programme de fertilisation adapté à la qualité de l’eau (analyses disponibles en général sur le site internet des communes)
Choisir un terreau adapté à la culture et aux conditions
Faire un suivi régulier et réagir rapidement


L'EC:


 
 
 
L'EC doit être entre 0.4 et 1.2 donc 0.8 est l'idéal.
Comme vous avez pu le voir sur la photo l'échantillon a révélé un EC de 0.90 l'idéal est d'obtenir la valeur de 0.8 donc cette valeur est à peu près correcte.
 
 

Que peut-t-on en déduire?


 
 
 
Si l'EC avait été de 1.8 par exemple un rinçage du substrat avec enzymes aurait été plus que recommandé.
Adaptez votre arrosage, une valeur trop élevée témoigne peut-être d'arrosages trop fréquents et pas assez fournis, mieux vaut arroser moins souvent mais avec un peu de drain en sortie de pot pour éviter cette accumulation de sels dans votre substrat de culture.
 
Dans quel but.....
L'intérêt principal est d'éviter le sur-engraissage par un substrat saturé en sels minéraux.

Voilà, j'espère que ce guide en aura éclairé quelques un, n'hésitez pas à me MP si vous voyez des choses à préciser ou à modifier.
J'ai essayé d'être le plus explicite et simple possible pour que ce soit compréhensible pour le plus grand nombre, et je précise que je ne suis pas chimiste alors pardonnez si certains termes peuvent être approximatifs...
Canna Fouineur
 
 
 
 
(sources: wiki et cours de physique)
 
 
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By azmaster,
N°1 :
 
"la nutrition azotée"
 
INTRODUCTION
 
Les végétaux terrestres tirent généralement leur azote du sol, sous forme de nitrates ou de sels d'ammonium, produits de décompositions organiques dues aux micro-organismes présents dans ces sols.
A noter les plantes actinorhiziennes qui réalisent avec des organismes symbiotiques une synthèse d'ammoniaque à partir du diazote de l'air (Rhizobium), propriétés également dévolue à certains microorganismes libres.
L'azote est un nutriment primaire indispensable aux végétaux, il est souvent donné à titre de valeur indicative dans les engrais(N-P-K).
 
Il s'agit d'un macro-élément libre dans le continuum sol-plante, et même au sein de la plante. Il va déterminer plusieurs paramètres clef du cycle de vie de la plante, ce que nous allons voir.
 
 
1/ L'azote dans le continuum sol-plante-atmosphère
 
1.A/L'azote du sol
 
Sous nos climats dans une bonne terre végétale, la teneur en azote est de l'ordre d' 1g/kg de terre, soit environ 5T d'azote / hectare.
Sur cette masse ,1 à 2% sont sous forme minérale (en moyenne), le reste sous forme organique, humus principalement.
 
La matière organique des sols provient principalement des déchets végétaux, les déchets animaux ne représentant qu'une faible part de celle-ci.
Ces déchets, une fois décomposés et réorganisés par la microflore, sont minéralisés, donc transformés en substances minérales, beaucoup plus facilement assimilables par la plante.
 
Principalement du NH4+ (et NH4OH) , secondairement oxydé en NO3-,CO2 (et HCO3-),H2PO4-, avec libération des cations (CA2+,MG2+,K+ etc.) et anions CL- qui étaient plus ou moins liés à elles.
 
 
_Œuvre de bactéries cellulolytiques (cytophaga) et protéolytiques (proteus), la dégradation porte essentiellement sur la cellulose et les protéines, et est rapide (ordre de grandeur quelques semaines à quelques mois). Elle aboutit à la dégradation d'environ 70% de l'humus du sol
 
Les résidus sont de diverses formes dont la composition dépend de la nature des débris et donc du type de végétation.
 
On y trouve notamment les acides humiques et fulviques ainsi que l'humine.
 
 
 
1.B/L'azote minéral
 
La première étape de l'élaboration de l'azote minéral est l'ammonisation, réalisée par des bactéries.
 
Par exemple:
 
_pour les amines:
 
Molécule carbonée-NH2+H2O -> R-COOH+NH3
 
Il s'agit d'une hydrolyse d'une molécule contenant une fonction amine produisant un acide carboxylique et une molécule d'ammoniac
 
_pour les aminoacides:
 
NH2-Molécule carbonée-COOH+H2O -> R-CH2OH+CO2+NH3
 
Il s'agit d'une hydrolyse d'un acide aminé en dioxyde de carbone, en ammoniac et un alcool primaire.
 
L'étape suivante, la nitrification conduit à la formation de nitrates. Deux types de bactéries entrent en compte dans cette étape:
 
_ les bactéries nitreuses, réalisant la nitrosation :
 
(NH4+)+(2/3 O2) -> (NO2-)+(H2O)+(2H+)
 
_les bactéries nitriques, qui oxydent :
 
(NO2-)+(1/2 O2) -> NO3-
 
Ces réactions sont des oxydoréductions, les bactéries de la nitrification sont dites chimiotrophes car elles tirent leur énergie de l'oxydation d'un substrat extérieur.
 
2. L'utilisation de l'azote
 
Nous tâcherons de montrer comment la plante utilise l'azote durant son développement, par quelles réactions et à quelles fins.
 
2.A/ L'utilisation de l'azote organique
 
Le cannabis est capable d'assimiler l'azote sous forme organique lorsqu'il s'agit de petites molécules (aminoacides, glutamine, urée, acide urique) bien que le rendement soit faible comparé à une alimentation nitrique ou ammoniacale.
 
 
2.B/L'utilisation de l'azote minéral
 
ammoniacal- nitrique
 
La plupart des plantes cultivées ont un rendement meilleur avec les nitrates. La réduction de ceux-ci leur coute de l'énergie, mais branchée sur le catabolisme glucidique, cette dégradation favorise la production d'acide cétonique.
 
Généralement les plantes jeunes préfèrent le NH4+ (ce n'est cependant pas une généralité)
 
Il est à noter l'importance du pH:
 
Un abaissement de pH facilite l'absorption et l'assimilation des nitrates, alors que son élévation favorise celle des ions ammonium.
 
La teneur en sucre également, en particulier des racines, qui dépend étroitement de l'activité photosynthétique du végétal, conditionne la nutrition azotée.
En effet à partir des glucides solides se fabriquent les acides cétoniques qui permettront l'incorporation de l'azote en aminoacides.
 
 
2.C/Les engrais azotés
 
Il est possible de les classifier en 3 ordres :
 
Les engrais ammoniacaux :
 
Sulfate, chlorure ou phosphate d'ammonium.
Ce sont des engrais acidifiants, utilisés en terre et administrés dès la préparation du substrat (engrais de fond).
Ils présentent le double avantage d'être mis à la disposition de la plante au fur et à mesure de ses besoins sans atteindre ses doses toxiques et d'empêcher leur entrainement par les arrosages successifs.
En effet les ions NH4+ s'adsorbent sur les colloïdes du sol, et sont échangés par des ions H+ issus de la plante.
Leur absorption ne fait donc pas fluctuer le pH du substrat.
 
 
Les engrais nitriques :
 
Nitrates de sodium, calcium ou potassium.
Ils conviennent pour des interventions rapides. Il est conseillé de les appliquer au moment même où ils sont requis.
 
Les complexes ammoniacaux-nitriques :
 
Nitrates d'ammonium...
 
Ils permettent de cumuler les avantages de l'un et l'autre, fournissant un apport immédiat à la plante et également un apport progressif lié aux évolutions de consommation de la plante.
 
 
3/L'assimilation de l'azote
 
 
La réduction des nitrates
 
La réduction commence en général dans la racine, bien que chez beaucoup d'espèces la réduction s'effectue également dans la feuille mise à la lumière (alors qu'il n'y a pas de photorécepteurs pour les racines, en revanche le pouvoir réducteur des feuilles est du NADPH2 et celui des racines du NADH2, ce qui fait des feuilles de meilleurs usines de réduction).
La réduction dans son ensemble représente un gain de 8 électrons :
 
(NO3-)+(8H+)+(8e-) -> NH3+(2*H2O)+OH- (9-;1-) = 8-
 
Cette réduction s'effectue en deux étapes, qui s'enchainent très vite : la réduction des nitrates en nitrites, et la réduction de ceux ci en NH3 :
 
(NO3-)+(2H+)+(2e-) -> (NO2-)+(H2O)
 
(NO2-)+(6H+)+(6e-) -> (NH3)+(H2O)+(OH-)
 
Fait établi en 1924 par S.ECKERSON (USA).
D'autres étapes intermédiaires sont probables mais non vérifiables, comme la transition par l'hydroxylamine NH2OH. En effet les nitrites sont toxiques à haute dose, ce qui corrobore le fait que la réduction s'opère sans discontinuer et à des doses non létales pour l'organisme végétal.
 
 
4/Utilisation de l'azote
 
 
4.A/Durant la croissance
 
Le rapport de l'azote est très dépendant de son rapport avec le carbone :
D'une façon générale une alimentation riche en azote favorise le développement végétatif au détriment de l'appareil reproducteur.
Au contraire une alimentation carbonée abondante favorise la floraison. C’est ainsi qu'une photosynthèse active est indispensable.
 
D'où l'importance du rapport C/N qui est (en masse) en moyenne de l'ordre de 20. Autour de cette moyenne, sans pouvoir fixer de mesures très précises bien sur, le développement dépend en grande mesure du rapport C/N :
 
C/N très élevé: développement végétatif faible (carence azotée).
 
C/N élevé : abondante production fruitière.
 
C/N faible : développement végétatif vigoureux.
 
C/N très faible : faible développement végétatif (carence carbonée).
 
Il a été constaté, dans les plantes dont la floraison dépend de la photopériode (donc cannabis compris), que le taux de saccharose dans la sève phloèmienne augmentait fortement au passage à la floraison, il apparaitrait donc que cet afflux de saccharose, sans en être le facteur déterminant, soit un important facteur de l'induction florale (donc du stretch) et non un signal de floraison.
 
 
4.B/Mouvements et stockage durant la période de stretch
 
- Cas d'un sol riche en azote
 
Durant le stretch, la plante va augmenter le nombre de transporteurs d'azote (HATS) au niveau des racines et va également augmenter leurs enzymes de métabolisation; la nitrate réductase et la nitrite réductase. Tout cet azote prélevé au niveau du sol va alors remonter dans la plante via la sève brute. Cette augmentation brutale de la concentration d'azote va induire la formation d'une zone tampon pour le stockage transitoire de cet azote.
 
Ceci se traduit par une augmentation du volume totale de tige, et la levée de dormance des bourgeons secondaires. Dans ce cas le stockage s'effectue donc dans les tiges et les bourgeons situés au niveau des apex secondaires peu développés ainsi que des apex tertiaires...
 
- Cas d'un sol pauvre en azote
 
La plante n'agit donc pas sur ses racines, pour éviter de dépenser de l'énergie inutilement étant donné la faible présence de l'azote dans le sol.
 
Dans ce cas l'azote va donc être reconcentrée dans la tige à l'aide d'une sénescence précoce des vieilles feuilles, toujours du bas vers le haut, ainsi qu'à partir de la dégradation des acides aminés présents dans la tige.
 
N'ayant pas assez d'azote pour effectuer une levée de dormance complète, celui-ci sera préférentiellement stocké dans la tige et également au niveau des bourgeons secondaires situés au plus près de la canopée, par un mécanisme lux-dépendant.
 
 
En conclusion, on peut donc dire que la majorité de l'azote se retrouve au niveau des tiges tampon élaborées pendant le stretch et un peu également au niveau des bourgeons.
La concentration de l'azote de la tige et le nombre de bourgeons réveillés varient en fonction de la concentration en azote.
 
 
5/Utilisation des stocks après induction florale
 
Après l'induction florale, la zone tampon n'a plus d'utilité en tant que telle.
 
La zone avec la force de puits la plus grande va donc pouvoir diriger le flux d'azote grâce aux pressions osmotique et hydrique.
 
Ces pressions se font en réalité par deux mécanismes :
 
- Le premier est une relation d'osmose, où la cellule source va stocker les éléments dans sa vacuole afin de former un gradient décroissant de soluté de la source vers elle. Ce qui par la notion d'équilibre va attirer l'azote stocké dans les tiges, mais pas celui stocké dans les bourgeons.
 
- Le second mécanisme est la perte de pression osmotique par synthèse d'osmoticum, comme les sucres et autres afin là aussi de générer un gradient décroissant.
 
Pour les bourgeons, la force de puits provoquée par l'induction florale bloque totalement l'azote présent et attire également celui de la tige.
 
Cet azote se trouve essentiellement sous forme d’acides aminés. Ceux -ci vont être stockés à excès dans les bractées puis, si la concentration en azote est adéquate, la plante va former des feuilles ressources. C'est à dire de petite feuilles avec une activité photosynthétique globale inférieure à 0 (non auto-suffisante). Ces feuilles ont la tache de retenir l'azote et surtout d'entretenir la force de puits de part leur activité photosynthétique.
 
En conclusion, l'azote se retrouve mobilisé en grande partie par les futures têtes et par les feuilles présentes dans ces têtes.
 
 
5.A/Dans le cas de sinsemilia
 
S’il n'y a pas formation de graine, la totalité de l'azote part vers les bractées et les feuilles ressources sans pouvoir en sortir.
Préférentiellement stocké sous forme d'acides aminés et quelques dérivés ammoniacaux.
 
La force de puits y est telle que le reste de la plante peut mourir, ces parties resterons vertes. La seule technique pour le faire sortir est d'augmenter la température et de descendre l'hygrométrie tout en rinçant sévèrement la plante.
 
 
5.B/Dans le cas de semilia
 
Dans ce cas la grande majorité de l'azote est transféré à la graine via le micropyle, il est stocké sous forme d'acides aminés, de protéines HSP et de protéines de réserve.
 
Dans ce cas il est préférable d'éviter l'étape de rinçage et de continuer à fournir de faibles quantités d'azote durant toute la floraison.
 
 
5.C/Utilisation de l'azote et déclenchement de la sénescence
 
 
Lors de la phase de stretch, la plante va stimuler son absorption d'azote via les racines afin de former des tissus de réserves pour alimenter les futures graines. Durant cette phase la plante est en capacité maximale d'absorption des nutriments.
Cependant cette augmentation de métabolisme, conduisant à une sur-activation de l'anabolisme de l'azote et des autres constituants, va gravement épuiser les racines de la plante; qui va consécutivement à cela subir une détérioration des transporteurs racinaires complète pour les transporteurs de l'azote et de 20 à 50% pour les autres transporteurs. Seul les aquaporines (transporteurs passif de l'eau) restent intactes.
 
Suite à ce phénomène la plante va stocker l'azote absorbé dans des nouveaux tissus, une fois les stocks épuisés, la plante va détruire les vieilles feuilles afin d'y récupérer encore plus d'azote aboutissant à la sénescence.
 
Les mécanismes globaux de la sénescence sont contrôlés génétiquement et peuvent varier d'une espèce à l'autre, au niveau date de déclenchement, durée et intensité du phénomène.
 
Une sénescence précoce est souvent le résultat d'un manque d'engraissage azoté durant la période de stretch et est très dure à réguler.
 
 
6/Relations azote - floraison
 
 
L'azote à deux grands rôles au niveau de la floraison :
 
- Déclenchement de la multiplication florale post-croissance végétative maximum (stretch). En effet le taux d'azote emmagasiné dans les zones tampon va dicter la puissance de l'induction florale, car seul cet azote sera disponible, dû à la perte d'efficacité d'absorption des HATS vis-à-vis de l'azote de la solution du sol.
 
Paradoxalement le taux accumulé pendant cette période va déterminer la date d'apparition des premiers organes de reproduction; mais également leurs nombres futur (dans le cas ou aucun apport exogène en foliaire n'est ajouté).
 
Il est donc très important de ne pas négliger l'apport en cet élément durant la croissance mais aussi durant la période de stretch.
 
- Déclenchement de la sénescence et maturation des composants florifères (Bractées, trichome, pistil ...) La sénescence est l'évènement par lequel l'azote piégé dans les vieilles feuilles adultes va être remobilisé par une force de puits extrêmement forte au niveau des zones sous méristématiques (Bourgeons et têtes). Ce phénomène ne se produit que lorsque la plante a totalement perdu sa faculté à prélever l'azote du sol par ses racines.
 
Ce phénomène est très important car par lui se produit l'abscision foliaire des vieilles feuilles et des structures devenues non essentielles. La plante en profitant pour se débarrasser dans ses parties du maximum d'éléments toxiques jusqu'à présent stockés (seulement ceux ne rentrant pas en compte dans la pression osmotique).
 
Une fois toutes ces parties tombées, la force de puits devient extrêmement forte et la plante peut de nouveau absorber de manière optimale les autres éléments (et ce malgré sa faiblesse racinaire). Ce phénomène dicté par l'azote va permettre à la plante de recevoir un trop plein d'éléments (surtout P/K/S et Malate citrate) qui vont alors déclencher une forte réponse de maturation globale de la plante.
 
La maturation va d'abord toucher les zones à la force de puits la plus grande et ainsi de suite (du haut vers le bas, du tronc principal vers les extrémités).
 
Dernière étape, une fois la force de puits équilibrée, un signal d'oxydation des composés secondaires est envoyé (protection à long terme des organes portant les graines) conduisant à la maturation de ces métabolites secondaires (Comme le THC et ses dérivés).
 
 
 
7/Relations azote - éthylène
 
 
 
Le cannabis n'étant pas une plante climactérique, l'éthylène n'a pas d'action de maturation. Elle est une hormone de stress pouvant provoquer l'abscision foliaire et le blocage en quiescence des méristèmes végétatifs ou floraux.
 
En ce sens un manque d'azote produit un stress minéral négatif pouvant, si couplé à un stress hydrique, stimuler la production d'éthylène.
De même un surplus d'azote couplé à un sur ou sous arrosage va stimuler la production d'éthylène et provoquer la synthèse d'acide abscissique aboutissant à une chlorose et à une perte de feuilles atteintes.
 
 
8/Gestion des ressources
 
 
8.A/La régénération
 
Pour régénérer un pied, l'amendement en azote est un élément primordial de la reprise de croissance, mais dépend de l'état du système racinaire.
Comme dit précédemment le NH3 est principalement dégradé dans la racine et il peut être préférable de s'occuper en priorité de la rhizogènese (AIA,AIB ou stimulateurs racinaires) avant d'ajouter de l'azote, de préférence des complexes ammoniacaux-nitriques, qui auront à la fois un effet immédiat et plus durable.
 
 
8.B/Azote, feuillage et photosynthèse
 
Nous pouvons mettre en corrélation azote, feuillage et photosynthèse...
 
azote -> feuillage -> photosynthèse
photosynthèse +assimilation d'azote -> feuillage -> photosynthèse
 
Conclusion : donnez de l'azote en quantité à vos plantes durant la croissance végétative, elles vous le rendront bien...
 
 
8.c/L'élimination du N
 
Afin de limiter le mauvais gout, il peut être intéressant d'éliminer un maximum d'azote de la plante, pas trop tôt pour ne pas perdre en rendement, mais suffisamment pour assurer une meilleure qualité de produit fini.
 
 
Conclusion générale et techniques d'améliorations
 
Après ces explications un peu complexes, voici ce qu'il faut retenir.
Pendant la croissance l'azote est très demandé par la plante mais uniquement par voie racinaire, tout ajout par voie foliaire va diminuer l'absorption racinaire de l'azote et des autres éléments et donc ralentir la croissance en générale.
 
Pendant la phase de stretch la consommation en azote est très forte car celui-ci est accumulé dans des organes tampons comme les tiges et les pétioles. La demande est telle qu'un engraissage racinaire ne suffit pas à remplir ces organes tampons, un complément foliaire peu alors être ajouté pour permettre à la plante d'exprimer tout son potentiel productif au niveau organe de reproduction. C'est à ce moment que la masse finale des têtes est déterminée par la plante. Plus le potentiel de source des organes de réserves va être faible, plus les gènes architectes responsable du nombre, de la taille, et de la densité des Buds vont être actifs.
 
Puis une fois en floraison, la plante perd entre 70 et 95 % de ces propriétés d'absorptions racinaires pour l'azote mais également pour les autres éléments nécessitant un transport actif. Pour pallier à un manque d'azote ou tout autre élément outres P, K, un engraissage foliaire sera la meilleure technique. Vous pouvez également, après deux à trois semaines d'induction de floraison, rajouter du nitrate de calcium par voie foliaire afin non seulement d'ajouter de l'azote pour augmenter la masse sèche finale mais également rajouter du calcium qui est le messager secondaire le plus important chez les plantes, et qui dès lors va augmenter la transduction des signaux métaboliques et permettre à la plante de métaboliser au maximum ses ressources.
 
Schéma récapitulatif global :
 

 
 
 
Sources:
 
physiologie végétale 2eme cycle, 6e édition de l'abrégé, DUNOD
nutrition- développement; R.Heller,R.Esnault,C.Lance
synthèse et mise en page par ER²
 
 
Source Malagoli et al 2004,2006,2006
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feuilles de colza d’hiver : relations azote-carbone et se´nescence. In:
Physiologie et élaboration du rendement du Colza. Paris: Cetiom
Editions, 111–120.
 
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By azmaster,
Bonjour à tous.
 
Une petite FAQ
 
sur les compléments nutritifs qu'il est possible d'apporter au Cannabis.
 
Ce sont des informations glanées ça et là sur le forum,
 
qui m'ont parues intéressantes et difficilement trouvables ou, pour le moins pas assez.
 
 
 
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Sommaire :
 
1 - Le sucre et ses effets sur le goût.
 
2 - L'acide Humique et Fulvique.
 
3 - L'aspirine et sa plurifonctionnalités.
 
4 - L'aspegic comme prévention aux champignons.
 
5 - Les pulvérisations foliaires.
 
6 - Le forçage des stomates.
 
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1 - Le sucre :
 
Certains sucres, trouvables en pharmacie tels que
 
le fructose, le glucose, le maltose, peuvent être absorbés par la plante.
 
Mais pas le sucre de table.
 
Les dosages :
 
1gr/L pour l’apport carboné en fin de floraison.
 
1 à 60gr/L pour avoir une incidence sur le goût.
 
1ppm = 1mg/L
 
Les sucres assimilables sont également intéressants pour la fixation de l'azote.
 
Attention toutefois car en milieux aqueux cela fermente vite.
 
Source : *
 
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2 - Acide Humique et Fulvique :
 
 
L’Acide Fulvique :
 
 
L'Acide Fulvique augmente l'assimilation des minéraux et oligo-éléments.
 
Il supporte leur équilibre sans outrepasser les mécanismes d'homéostasie,
 
prévenant ainsi une intoxication minérale.
 
Dès que les minéraux entrent en contact avec l'Acide Fulvique dans une solution aqueuse,
 
ils sont naturellement dissous sous une forme ionique.
 
Ces minéraux deviennent partie intégrante de l'Acide Fulvique lui-même.
 
Une fois que les minéraux se sont amalgamés au complexe d'Acide Fulvique,
 
ils deviennent bio actifs, bio disponibles, et organiques.
 
L'acide Fulvique a la capacité de transférer, in vivo, des métaux dans et hors des métalloprotéines.
 
Ces protéines jouent un rôle dans le stockage des métaux et séquestrent les ions métalliques en excès,
 
prévenant ainsi la toxicité.
 
 
De petites quantités d'Acide Fulvique transforment de façon remarquable
 
la structure moléculaire de l'eau,
 
la rendant intensément plus active et lui donnant un plus grand pouvoir de pénétration.
 
Il assiste l'eau dans son travail de dissolution et de transport.
 
Il aide à transporter les nutriments aux cellules et à évacuer et neutraliser les toxines,
 
les envahisseurs et les métaux lourds.
 
Périodicité:
 
A chaque arrosage, lors de la réalisation du bouillon, ou par voie foliaire.
 
Action :
 
Ce produit favorise l'assimilation des plantes. Le développement racinaire.
 
Contre-indication :
 
Ne pas exagérer les doses en fin de floraison ou remplacer le Fulvique par de l'humique.
 
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L’Acide Humique :
 
L’Acide Humique est une Solution de léonardite litée entièrement organique.
 
Il favorise la biodisponibilité et l'assimilation de l'azote,
 
de composés phosphoreux et d'autres éléments et nutriment importants.
 
L'acide humique a également la propriété de libérer le C02 pour le système racinaire,
 
activant ainsi la photosynthèse tout en favorisant l'action des enzymes de la plante.
 
 
Périodicité :
 
A dose réduite tout le long de la culture ou a dose prescrite les deux dernières semaines de floraison.
 
Action :
 
L'acide humique favorise la photosynthèse et l'action des enzymes de la plante.
 
Contre-indication:
 
Ne pas avoir la main lourde et respecter les dosages car le produit est très concentré.
 
En cas d'excès, la plante assimilera trop d'azote, chose qu'il faut éviter en fin de floraison.
 
--------------------------------------------------------------------------------------------------
 
Les dosages :
 
Humique: Croissance et début de rinçage :
 
Fulvique: Pendant toute la Floraison : 85ppm
 
1ppm = 1mg/L
 
 
Source : *
Source : *
 
__________________________________________________________________________________________________
 
3a - L’aspirine: une solution pour les moisissures en fin de saison ?:
 
 
Élément de réponse :
 
Le principe tient en deux points :
 
Le premier, est d'augmenter la réponse de défense systémique des plantes,
 
dès le début de culture ou au moins de floraison par le biais d'un éliciteur assez léger,
 
ou très faiblement dosé.
 
On peut se servir de tas de chose,
 
mais le plus simple, reste soit l'aspirine, soit le Chitosan à faible dose.
 
Il est utile de rajouter soit des vitamines, notamment de la vitamine C,
 
soit de l'acide ascorbique ou glutathion pour contrer l'effet de fermeture de stomates,
 
engendré par l'éliciteur.
 
Le deuxième, c'est un produit d'hydrogarden, qui s'appelle rot stop,
 
et qui contient des bactéries qui bloquent l'émission des spores de champignons
 
comme le Botrytis et autres moisissures.
 
A appliquer trois fois à partir de la mi floraison, pour déjà contrer les Sclérotinias,
 
qui commencent leur développement à ce stade.
 
En pleine terre cependant, on utilisera plutôt Chitosan et vitamine C en pulvérisation.
 
Les dosages :
 
Chitosan : 300ppm tous les 20 jours
 
Vitamine C : 1200ppm 2 fois par semaine
 
--------------------------------------------------------------------------------------------------
 
Proportion d’Aspirine : 50ppm
Proportion d’Acide ascorbique: 1000-1200ppm 2 fois par semaine en pulvérisation.
 
--------------------------------------------------------------------------------------------------
1ppm = 1mg/L
 
Note : Le Chitosan étant une protéine.
 
Il est possible d’émettre quelques doutes sur le fait qu'elle rentre effectivement dans le cadre des éliciteurs .
 
Note : Les éliciteurs sont à utiliser en général les 4 dernières semaines de floraison,
 
mais il est impératif d'avoir une source de lumière conséquente,
 
car l'éliciteur travaille au niveau de la photosynthèse.
 
Note : L'usage d'éliciteur entraîne OBLIGATOIREMENT une modification de la nutrition,
 
car il faut savoir que lorsque vous demandez à une plante de vous faire quelque chose,
 
il faut lui en donner les moyens.
 
 
--------------------------------------------------------------------------------------------------
 
3b - Aspirine/ Choc thermique infligé au racines : Une solution pour augmenter le taux de THC ?:
 
 
FAUX !
 
Le taux de THC est constant (programmé génétiquement) et rien ne pourra en augmenter le pourcentage.
 
Tout ce qu’il est possible de faire, c'est d'augmenter la taille et le nombre de trichomes.
 
Quels effets ont-ils alors ?
 
1 - Choc thermique sur le racines :
 
Cela imprime un choc aux stomates, entraîne leur fermeture immédiate,
 
et le temps de séchage s'en trouve donc allongé.
 
2 - L’aspirine :
 
Outre les effets cités précédemment,
 
l’Aspirine permet d’obtenir le même résultat lorsqu’elle est utilisée à hauteur de
 
100mg/L , 6 à 10 h avant de récolter.
 
 
Source : *
Source : *
Source : *
Source : *
Source : *
 
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3c - Mais comment augmenter la taille et le nombres des trichomes ?
 
 
Éléments de réponse :
 
En utilisant une solution à base d’acide abcissique et d’acide indol acétique ( auxine ),
 
à vaporiser 10 jours avant la coupe,
 
on favorisera nettement une forte poussée des trichomes
 
et on augmentera la teneur en sucre final des têtes par la force d'appel des sucres,
 
améliorant par la même, la qualité finale de l’herbe.
 
Les dosages :
 
Acide Abcissique : 1 ppm
 
Auxine : 0,1 ppm
 
1ppm = 1mg/L
 
Note : Il s’avère très recommandable d’ajouter une « sucrette » par litre de solution.
 
Note2 : L'auxine utilisée à des concentrations de 1 ppm dans votre solution nutritive
 
stimule aussi la croissance racinaire.
 
Mais attention, les 10 premiers jours, utiliser l'auxine à 0,1 ppm.
 
Et il faut arrêter avant de lancer la floraison en raison des conséquences évidentes
 
qu'elle pourrait avoir sur le stretch.
 
Source : *
 
 
__________________________________________________________________________________________________
 
4 - L'ASPEGIC :
 
L'acide acétylsalicylique est un dérivé de l'acide salicylique des plantes et agit de la même façon.
 
C'est un métabolite secondaire qui a un rôle dans la stimulation des défenses naturelles des plantes,
 
leur permettant de se protéger contre les pathogènes,
 
notamment les champignons comme l'anthracnose, un peu à la manière d'un vaccin.
 
De plus, comme pour nous,
 
il aide a combler quelques petites carence et remet de l'ordre dans le métabolisme des plantes
 
Les dosages : 16ppm
 
1ppm = 1mg/L
 
 
Source : *
 
__________________________________________________________________________________________________
 
5 - Les pulvérisations foliaires :
 
Elles se font à raison de 1ml/L(dosage moyen donné par constructeur ) durant la période de croissance et à l'extinction de la lampe.
 
Il est en effet déconseillé de pulvériser des plantes en Floraison, hors cas de nécessité réelle,
 
( insectes, sénescence précoce sévère, maladies, ... ).
 
Ces pulvérisations ne pouvant être faites en période de jour,
 
( risque de brûlures par effet de loupe ),
 
elles ne pourront par conséquent être faites qu'à l'extinction de la lampe
 
et augmenteront donc de manière conséquente le taux d'humidité et, de ce fait,
 
les risques de moisissures.
 
Dans le cas d'une réelle nécessité,
 
un bon système de renouvellement d'air sera nécessaire afin de minimiser ces risques.
 
Source : *
 
__________________________________________________________________________________________________
 
6 - Le forçage des stomates :
 
 
1 - Qu'est ce que le forçage des stomates ?
 
C'est l'application d'un procédé ou d'une action permettant à ceux-ci de rester ouvert en période de séchage.
 
Modus Opérandi :
 
1- Juste après avoir coupé les têtes, remplissez votre baignoire d'eau à température ambiante.
 
2 - Plongez-y vos têtes et remuez convenablement ceux-ci toutes les 5 minutes, l'opération dure +/- 1 heure.
 
3- Passer les têtes à l'essoreuse à salade pour chasser l'excédent d'eau
 
qui risquerait grandement d'affecter le séchage par l'apparition de moisissures.
 
Cette action ne détruira pas le THC, n'enlèvera pas les trichomes,
 
mais aura comme résultat un séchage plus rapide des têtes (on gagne facilement de 2 à 3 jours),
 
de plus cette méthode garantira un lavage de la récolte afin de supprimer
 
d'éventuelles traces d'engrais ou d'insecticides.
 
Ensuite la dégradation finale de la chlorophylle passe inéluctablement par une phase de "curing".
 
 
Source : *
 
__________________________________________________________________________________________________
 
Voilà .
 
++
 
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By azmaster,
Bonjour à tous alors voila je fais ce guide pour certaines personnes qui se posent de nombreuses questions sur l'utilisation de l'urine sur les plantes et qui ont eu le malheur de cramer leur plante en utilisant l'urine!!!
 
* Minéraux directement absorbable :
o Sodium
o Chlore
o Phosphates
o Carbonates
o Sulfates
 
 
L’urée présente dans l'urine contient 60 à 80 % de l’azote contenu dans nos déjections. Grâce à l’action d’une enzyme naturellement présente, l’uréase, l’azote contenu dans l’urée se transforme spontanément en ammoniac puis en nitrates en quelques heures.
 
L'urine est donc une excellente source d'azote pour les plantes et un excellent accélérateur pour le compost. Formée par la combinaison indirecte de sous-produits de désamination (2 molécules NH 3) et la respiration cellulaire (1 molécule de CO 2), l'urée est beaucoup moins toxique que l'ammoniac.
 
Certains jardiniers utilisent donc l'urine comme un fertilisant avec une concentration d'un volume d'urine pour 10 à 20 volumes d'eau d'arrosage sur les plantes et les fleurs pendant la période de croissance; non diluée, l'urine brûlerait les racines de nombreuses espèces. Pour utiliser de l'urine: 100ml à 200ml d'urine pour 1L à 2L d'Eau!
 
IL NE FAUT EN AUCUN CAS L'UTILISER PURE SINON LA PLANTE MEURE!!!!
 
Ca peut paraître dégoutant mais l'urine ne contient aucun virus ou bactérie elle était utilisée dans l'antiquité comme désinfectant!
 
 
 
Peace
 
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By azmaster,
Résistance aux pathogènes - S.A.R
 
 
I- Introduction
 
 
Au cours de leur vie, nos plantes peuvent être confrontées à différents agents pathogénes ou blessures mécaniques (herbivores).
 
On appelle agents pathogénes :
 
* les bactéries,
* les nématodes,
* les mycoses,
* les virus.
 
A chaque type d'agression, la plante y répondra de façon spécifique.
 
 
 
II- Processus de reconnaissance
 
 
Deux cas peuvent se produire, soit la plante ne reconnait pas l'agresseur et là malheureusement sa mort est inéluctable soit elle arrive à reconnaitre l'agent pathogéne et là va se mettre en place la résistance de la plante face à l'agression.
Cette reconnaissance pour être efficace doit se produire rapidement.
Pour cela, il faut que la plante posséde un nombre suffisant de protéïnes sentinelles présentes au niveau de la cellule végétale ainsi qu'avoir la possibilité de reconnaître la présence de l'agent infectieux à de trés faible concentration.
Pour les attaques virales, fongiques, bactériennes et de nématodes, ces reconnaissances se font en dehors de la cellule végétale, avant qu'ils n'aient le temps de pénètrer à l'interieur de celles-ci.
On parlera de pathogéne avirulent si la plante arrive à le reconnaître ou encore éliciteur et dans le cas où l'agent infectieux n'est pas reconnu on l'appellera pathogène virulent.
 
 
Liste des éliciteurs :
 

by lemarcel/fcf

 
 
III- La réponse Hypersensitive(HR)
 
 
 
On parle de réponse hypersensitive car dés que l'agent pathogéne infecte la cellule hôte saine, celle-ci meurt instantanement. C'est la premiére réponse qu'a la plante face à son agresseur.
Afin de se défendre, la plante va mettre en oeuvre une réponse adaptée soit :
- Le renforcement de la paroi membranaire de la cellule agressée est la réaction de défense qui est mise en oeuvre le plus rapidement. C'est aussi une des réactions les plus communes chez les plantes. Elle se traduit par la modification des parois des cellules de la plante au niveau du site d'inoculation de l'agent pathogène.
Des dépots de cellulose, de callose et de subérine au niveau de la parois cellulaire vont la renforcer et la solidifier.
- Il va se produire une modification chimique de celle-ci ( production de Phénols oxydés, mélanines, calcium, silice, soufre, lignine), par exemple les précurseurs de la lignine sont toxiques pour les micro-organismes.
- une modification des molécules de la parois (quantité, type, formation de liaisons oxydatives) formant ainsi une sorte de mur physique.
- une nécrose (mort) des cellules infectées. La plante va en fait sacrifier quelques cellules afin de ralentir ou stopper l'infection.
Ces foyers nécrotiques sont le résultat d'une production par la plante de péroxyde d'hydrogéne (H2O2), on appelera alors les processus une péroxydation et d'oxygène (O2).
On observe notamment un influx d'ions Ca2+ et un efflux d'ions K+, une dépolarisation, une vacuolisation ( formation de vésicules liées à la membrane du cytoplasme), la mise en œuvre d'endonucléases (Une endonucléase est une nucléase, qui coupe un acide nucléique en fragments plus courts, On parlera de digestion de l'ADN de l'agent infectieux).
 
 
Exemple de foyers nécrotiques suite à une anthracnose :
 

 
 
- La synthèse d'intermédiaires oxygénés réactifs ou Reactive Oxygen Intermediates ou encore R.O.I.
Les ROI sont des composés cytotoxiques. Une régulation fine est donc vitale. Les mécanismes de régulation font intervenir des réactions de phosphorilation/déphosphorilation et mettent en jeu l'ion Ca2+.
 
la HR intervient tout d'abord dans la mise en place des mécanismes des interactions entre pathogènes biotrophes (comme par exemple certains champignons) et la plante. La mort immédiate de la cellule infectée empêche en effet l'établissement d'une relation effective entre les deux intervenants. La croissance du pathogène est donc inhibée par la suppression de ses moyens de nutrition.
Mais les pathogènes nécrotrophes (certains champignons et bactéries) peuvent aussi déclencher une réaction hypersensitive. En effet, la mort des cellules infectées empêche aussi leur développement.
Enfin, la nécrose des cellules autour du site d'infection des virus empêche son développement dans tout l'hôte.
La mort programmée des cellules de la plante autour du site infecté ne détermine pas le sort du pathogène.
 
En conclusion de ce chapitre, nous pourrons dire que tous ces évènements permettent donc de créer un environnement d'inhibition pour le pathogène : soit la croissance du pathogène est réduite, soit le pathogène est affamé et/ou empoisonné, soit il est arrêté par une barrière physique.
Dans d'autres cas, la HR semble plutôt être une conséquence de l'attaque du pathogène : c'est donc le pathogène lui-même qui provoque la mort de la cellule qu'il infecte.
 
 
 
IV- La Réponse Acquise Systémique (SAR)
 
 
 
La réponse systémique acquise (SAR) se met en place à la suite de la HR. Elle est classée dans le groupe des réponses systémiques.
Les réponses systémiques peuvent être assimilées à l'établissement d'une immunité de la plante. L'infection par un pathogène va en effet entraîner la mise en place d'une immunité pour les infections futures dans l'ensemble de la plante.
De nombreuses réponses systémiques inductibles ont été découvertes durant les 10 dernières années. Certaines sont passives, et d'autres actives.
Une fois activée, la SAR procure une protection de longue durée contre toute attaque ultérieure par des micro-organismes pathogènes.
C'est une infection au niveau local qui entraîne la mise en place de cette réponse globale dans toute la plante.
 
 
 

 
 
 
 
Tous les exemples de mort de cellules ne provoquent cependant pas l'activation de la SAR. Certains seulement des phénomènes de nécrose pourraient provoquer la SAR.
Il existe divers signaux systémiques qui vont donc déclencher la S.A.R, ces messagers sont l'acide salicylique, les proteïnes PR, l'acide jasmonique,Les phytoalexines et enfin l'éthylène . En effet, ces molécules semblent jouer un rôle trés important dans les processus de mise en place de la SAR.
 


 
V- L'acide salicylique (SA) :
 
 
 

 
 
 
 
Composé phénolique issu de la voie des phénylpropanoïdes qui active la synthèse des protéines de défense. C'est un acide carboxylique incolore et cristallin. Il Participe à la mort cellulaire lors de la réaction d’hypersensibilité et semble induire la résistance systémique acquise. Cette molécule joue un rôle essentiel dans l’alerte des cellules.
On a observé qu'après l'infection par des pathogènes, la concentration d'acide salicylique devient élevée dans toutes les cellules des feuilles non infectées de la plante. Cette accumulation de SA paraît nécessaire à l'établissement de la SAR.
Cette molécule joue donc un rôle clé dans la transduction (Transformation d'une grandeur physique ou d'une énergie en une autre qui est fonction de la première) du signal systémique menant à l'établissement de la SAR. Mais la nature de ce second signal reste encore inconnue de nos jours.
Il peut agir comme un signal hormonal pouvant déclencher, dans certains cas, une thermogénèse végétale déclenchée par la sécrétion d'une molécule, le calorigène.
 
 
 
 
Les protéïnes PR:
 
 
Les protéines PR sont des protéines de stress végétale, c'est-à-dire protéines reliées à la pathogénèse.
Tout un panel de protéines ont été identifiés en relation avec l'établissement de la SAR. Ce sont les pathogenesis-related proteins, ou protéines PR.
Aucune de ces protéines n'existe naturellement dans les plantes, elles sont toutes synthétisées suite à une attaque par un pathogène.
La production de PR est induite par diverses molécules chimiques, incluant des hormones comme l'éthylène. Dans ce cadre, la synthèse de PR peut se faire pour divers types de réaction de stress, y compris la SAR.
De plus, l'expression des gènes PR varie selon les plantes. Par exemple, on retrouve les 5 types chez le Tabac, mais seulement PR2 et PR5 chez les Arabidopsis.
Les PR s'accumulent ensuite principalement dans l'espace intercellulaire du tissu des plantes. Les PR1 et PR4 ont une activité anti-fongique, les PR2 et PR3 auraient une action enzymatique. L'expression des protéines PR a donc un rôle direct sur le ralentissement de la croissance des pathogènes, et un rôle indirect par la destruction des parois des cellules de ce même pathogène. Les résidus de cette dégradation sont en effet souvent des signaux permettant à la plante d'identifier le pathogène.
 
 
 
 
 
VII- L'acide jasmonique :
 
 
 

 
 
 
Dérivés de la famille des acides gras octadécanoïques synthétisés à partir de l’acide linoléique. Il contribue à l’activation des protéines de défense. Cette molécule clé intervient dans la propagation du signal au niveau de la cellule végétale.
L’acide jasmonique est un messager secondaire dans la cascade de signalisation de la réponse de la plante à un stress.
 
 

 
 
 
 
 
Voie de signalisation par l’acide jasmonique. Un signal extérieur est transformé en signal chimique (1), un récepteur membranaire reçoit le signal (2), et active rapidement une lipase (3), qui libère de l’acide linolénique (4 et 5). Ce dernier est convertit en acide jasmonique par cinq réactions enzymatiques (6). L’acide jasmonique peut induire différents types de réponses/défenses(7).
 
 
 
 
VII- Les phytoalexines:
 
 
 
Les phytoalexines (Du grec phyton = plante , et alexein = protéger) sont des molécules produites par la plante suite à une infection ou un stress. Elles jouent un rôle de pesticide naturel et jouent un rôle d'inhibiteur de l'agent infectieux. Elles sont, en général, absentes des plantes saines (Keen, 1971; Darvill et Albersheim,1984). Il s’agit de composés de stress pouvant être synthétisés et s’accumuler en réponse à des contaminations (virus,bactéries, champignons),des attaques par des insectes ou des nématodes, mais aussi à de nombreux stimuli abiotiques(éthylène, froid, UV, fongicides, sels métalliques, détergents, stress dus à l’environnement) ou à des élicitations biotiques (composantes de parois bactériennes, fongiques ou végétales,enzymes microbiennes, etc...
Chaque espèce végètale possède ses propres phytoalexines. Le terme phytoalexine a été créé par Müller et Borger (1940) pour désigner des substances antifongiques.
Les chercheurs ont observé la mort rapide des cellules végétales, au niveau du point de pénétration du parasite, accompagnée d’une réaction de défense des cellules environnantes. Les cellules ayant ainsi réagi sont immunisées contre de nouvelles attaques du parasite. Cette réaction de défense reste très localisée et n’entraîne jamais une prémunition de l’individu entier. Müller et Borger lient cette résistance à l’activation ou à la formation dans les cellules de l’hôte d’une substance de défense non spécifique ou phytoalexine, occasionnant la paralysie ou la mort du parasite. Selon ces auteurs, la résistance, bien que transmise génétiquement, n’est pas constitutive en ce sens qu’elle ne s’exprime qu’après le contact avec l’agent pathogène. Plus de 20 ans après les travaux de Müller et Borger, les premières phytoalexines la pisatine et la phaséolline ont été isolées puis caractérisées (Cruickshank et Perrin, 1960, 1963; Perrin et Bottomley, 1962). Une définition de référence a été énoncée par un groupe de chercheurs (Paxton, 1981) : Les phytoalexines sont des composés antimicrobiens.
Lors d’une attaque parasitaire, la réponse d’une plante résistante peut être extrêmement rapide, puisque Hahn et al. (1985) détectent les premières traces de glycéolline dans des racines de soja 2 h après la contamination.
L’accumulation est très retardée et/ou moins intense chez les plantes sensibles à un parasite et ne présentant pas (ou peu) de réaction hypersensible à ce dernier.
 
 
 
Molécule de la pisatine du pois :
 

 
 
 
Molécule de la glycéolline du soja:
 
 
 

 
 
 
Récapitulatif schématique de la production des phytoalexines:
 

 
 
 
 
VIII- L'éthylène :
 
 
https://wiki.cannawee....A9thyl.C3.A8ne
 
 
 
IX- Conclusion :
 
 
Nous avons pu voir tout au long de cet exposé, la complexité et la multiplicité des phénomènes de défense de la plante.
Transposé au cannabis, toutes ces voies de résistance peuvent être des plus interessantes et prometteuses afin d'en améliorer leur rendement.
 
 
 
X- Bibliographie :
 
 
Cours perso.
Internet.
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By azmaster,
Les plantes servent à nous soigner, de nombreux médicaments en sont issus, mais elles peuvent aussi se soigner entre elles. Si vous préférez traiter la plupart des problèmes de vos plantes sans employer le moindre produit chimique, alors ce guide va vous intéresser.
 
 
Quels sont les avantages des préparations de plante ?
 
- elles sont économiques.
- elles sont "amusantes" à préparer.
- elles sont à la portée des enfants, contrairement à la majorité des produits phytosanitaires.
- elles ne matraquent pas les plantes, c'est de la phytothérapie.
- elles sont biodégradables à 100%.
- elles permettent de préserver la ganja de différents produits chimiques pas spécialement sympas à fumer.
 
 
Il existe 4 types de préparations à base de plantes : les extraits fermentés, les décoctions, les infusions et les macérations.
 
 
Les extraits fermentés:
 
L'essentiel à savoir pour réussir ses extraits fermentés de plantes :
 
Il vaut mieux utiliser l'eau de pluie, et surtout non calcaire.
Des grandes quantités d'extraits sont plus faciles à réussir que les petits échantillons.
Il faut brasser au moins une fois par jour.
En profiter pour examiner s'il y a encore un tapis de petites bulles qui remontent, signe de fermentation. L'arrêt des bulles montre que la fermentation est terminée, il faut alors rapidement passer à l'étape suivante sinon la préparation va entrer en putréfaction.
Soutirer et filtrer, par exemple à l'aide d'une passoire de cuisine ou d'un vieux drap.
Conserver dans une cave ou un cellier pendant deux mois maximum.
 
 
Les causes d'échec :
 
Mélanger différentes plantes dans la même préparation. Elles n'ont pas la même vitesse de fermentation.
Eau de mauvaise qualité : trop froide (<15°C) ou trop chaude (>25°C); pH trop élevé (<7); trop calcaire.
Pour l'eau trop calcaire, il faut la corriger avec un peu de vinaigre (~1/4 de litre pour 30L d'eau). Attention car le calcaire bouche les stomates et empêche la stimulation par les feuilles.
Pour l'eau du robinet chlorée, il suffit de là laisser à l'air libre, par exemple dans un seau très évasé, pendant 2 à 4 jours, en brassant de temps en temps.
 
 
 
 
Les décoctions :
 
A la différence des extraits fermentés elles sont obtenues en faisant bouillir les plantes.
L'eau doit avoir les mêmes caractéristiques que pour les extraits fermentés
L'ébullition doit être maintenue durant 20 à 30 minutes, à petits bouillons et sous couvercle.
On laisse refroidir la préparation sans enlever le couvercle. Une fois refroidie on la filtre avec un simple filtre à café.
Les décoctions sont à utiliser rapidement, elles se conservent 2 jours grand max.
 
Les causes d'échec les plus fréquentes sont un temps d'ébulltion exagéré et l'absence de couvercle qui fait perdre des composants précieux.
 
 
 
Les infusions :
 
Ben c'est comme pour le thé, chacun en connaît le principe. Les points-clés de la réussite sont une bonne qualité d'eau et l'absence d'ébulltion au moment de l'infusion.
 
La principale cause d'échec est l'oubli d'un couvercle durant la phase d'infusion.
 
Les infusions ne se gardent que quelques jours au réfrigérateur.
 
 
 
Les macérations :
 
Elles consistent simplement, comme son nom l'indique, à laisser les plantes macérer dans l'eau froide pendant 24h.
 
Les facteurs de réussite sont la qualité de l'eau, encore et toujours, le soin mis à hacher les plantes et la température de l'eau, variant entre 16 et 20°C.
 
Les échecs proviennent d'une eau trop froide et de plantes hachées trop grossièrement.
 
 
 
 
Maintenant passons aux plantes bienfaitrices
 
 
Plantes stimulantes.
 
Elles favorisent une croissance harmonieuse, la vie microbienne du sol, et stimulent les capacités d'autodéfenses aux attaques parasitaires.
 
 
Achillée. Améliore le compostage, mobilise contre les agressions, renforce les fongicides.
 
Extrait à froid réalisé en plongeant 20g de fleurs sèches dans 1L d'eau pendant 24h. Puis ajouter aux préparations fongicides à raison de 10%. Brasser pendant 10 min.
 
 
Bardane. A employer sur les plantes manquant de tonus.
 
Extrait fermenté réalisé avec 1kg de plante fraîche pour 10 litres, puis macération pendant quelques jours, à utiliser après dilution 1/20. Riche en potasse.
 
 
Camomille. Calme l'excès de vigueur des plantes. Renforce leur résistance.
 
Infusion réalisée avec 50g de fleurs sèches dans 10L d'eau chaude. Puis diluer à 5%. Mélanger aussi aux préparations fongicides.
 
 
Consoude. Favorise les germinations, stimule le compostage.
 
Extrait fermenté réalisé avec 1 kg de pkante fraîche pour 10 L, puis macération pendant quelques jours. Diluer à 10% en engrais soluble au pied, et 5% en pulvérisation foliaire.
 
 
Fougère aigle. Excellente en couverture de compost et en paillage.
 
Utiliser les feuilles fraîches et les hacher grossièrement, efficace contre les limaces. Après quelques mois de paillage, peuvent être intégrées au tas de compost.
 
 
Ortie. Accélère le compostage. Renforce les plantes, lutte contre la chlorose. Favorise la photosynthèse.
 
Extrait fermenté réalisé avec 1 kg de plante fraîche pour 10 L, pendant quelques jours, à utiliser avant la putréfaction. Diluer à 5% en pulvérisation foliaire, et à 10% en arrosage des plantes et tas de compost.
 
 
Pissenlit. Améliore la structure du sol et régularise la croissance des plantes.
 
Extrait fermenté réalisé avec 1 kg de plante fraîche (rosettes de feuilles et racines, un max de fleurs) pour 10 L, puis macération pendant quelques jours, à utiliser avant la putréfaction. Diluer à 20%.
 
 
Valériane. Stimule la croissance.
 
Extrait fermenté 1 kg de plante pour 10 L. Diluer à 5% en pulvérisation foliaire, une fois par mois.
 
 
 
Plantes répulsives.
 
Beaucoup d'insectes et parasites se repèrent à l'odeur émise par leur plante préférée. Celles qui suivent ont le don de brouiller les pistes et de tromper l'ennemi.
 
 
Absinthe. Eloigne les limaces et pucerons.
 
Infusion réalisée avec une poignée de feuilles fraîches dans 1 L d'eau pendant d'heure, puis diluer à 20%. L'absinthe en fleur est la plus riche.
 
 
Capucine. Ecarte les mouches blanches et les pucerons.
 
Agit par sa seule présence : planter à proximité de la ganja suffit.
 
 
Euphorbe épurge. Eloigne limaces, taupes et campagnols.
 
Employer l'extrait fermenté réalisé avec 800 g de pousses tendres mises à macérer pendant quelques jours dans 10 L d'eau. Pulvériser
 
 
Lavande. Eloigne une foule d'insectes.
 
Infusion (100g dans 1 L d'eau). Pulvériser pur.
 
 
Lierre. Contre aleurodes, acariens et pucerons.
 
Extrait fermenté (1kg de feuilles fraîches dans 10L d'eau). Employer dilué à 5%. Ou décoction pure (100 g/L).
 
 
Mélisse. Pucerons, moustiques, aleurodes et fourmis.
 
Infusion de 50g de plante fraîche dans 1L d'eau. Pulvériser pur.
 
 
Menthe. Puceron vert, noir et cendré.
 
Infusion de 100g de plante fraîche dans 1L d'eau. Pulvériser pur.
 
 
Ortie. Repousse les pucerons et acariens.
 
Macération pendant 12h dans l'eau froide (1kg pour 10L), puis pulvériser l'extrait pur une fois filtré.
 
 
Prêle. Eloigne les araignées rouges.
 
Extrait fermenté (200g de prêle sèche dans 10l d'eau). Diluer à 5%. Pulvériser le matin de préférence.
 
 
Rhubarbe. Ecarte les pucerons, chenilles et limaces.
 
Macération à froid à base de 500g de feuilles fraîches dans 3L d'eau pendant 24h. Pulvériser pur à 3 reprises.
 
 
Rue. Contre limaces, campagnols, mulots, chats et mouches.
 
Macération de 800g de feuilles fraîches dans 10L d'eau pendant 10 jours. Diluer à 20%. Attention! Plante allergisante, prendre des gants à la cueillette.
 
 
Sureau. Ecarte taupes, campagnols et mulots.
 
Extrait fermenté à base de 1kg de feuilles fraîches dans 10L d'eau, puis macération pendant 3 jours. Employer pur en arrosage.
 
 
 
Plantes à action insecticide.
 
Même si vous employez des plantes répulsives il y a toujours le risque de voir surgir une pullulation. Ces plantes ont le pouvoir de limiter l'infestation.
 
 
Ail. Efficace contre les acariens, les pucerons.
 
Macération de 100g d'ail épluché et haché mis à macérer à froid dans 2 cuillerées à soupe d'huile de lin. Le lendemain, ajouter 1 litre d'eau de pluie, brasser et filtrer. Diluer à 5%.
 
 
Consoude. Lutte contre les mouches blanches et les pucerons.
 
Faire infuser 8 feuilles hachées pendant 20 minutes dans 1L d'eau. Laisser reposer journée et pulvériser pur.
 
 
Fougère (mâle et aigle). Contre le puceron (lanigère), les larves de taupin.
 
Extrait fermenté réalisé avec 1 kg de feuilles dans 10L d'eau pendant 4 à 5 jours. Diluer à 10% avant de pulvériser (2 applications sur le sol avany plantation pour contrer les larves de taupin).
 
 
Ortie. Lutte contre les acariens jaunes et rouges.
 
Infusion à froid de feuilles fraîches et racines hachées, à raison de 800g dans 10L d'eau pendant deux jours. Pulvériser dilué à 10%.
 
 
Saponaire. Lutte contre les pucerons.
 
Infusion de 100g de plante fraîche pour 1L d'eau. Pulvériser non dilué.
 
 
Sureau. Lutte contre les altises, les pucerons et les thrips.
 
Décoction (1kg de feuilles fraîches dans 10L d'eau, on laisse tremper 24h puis bouillir 30 min). Pulvériser non dilué. Les jeunes feuilles sont les plus intéressantes.
 
 
Le savon noir est un excellent mouillant qui renforce l'activité des insecticides en décapant la cuticule des insectes.
 
 
 
 
Pour les non-initiés des exemples de dilutions :
 
5% = 5 cl dans 1L ou 50 cl dans 10L
= 1 volume extrait + 19 volumes d'eau
 
10% = 10cl dans 1L ou 1L dans 10L
= 1 volume + 9 volumes d'eau
 
20% = 20cl dans 1L ou 2L dans 10L
= 1 volume + 4 volumes d'eau
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By Apo & Boubou,
Le pH
 
La valeur du pH indique le degré d'acidité ou d'alcalinité d'une eau sur une échelle de 0 à 14.
 
Eau acide: pH inférieur a 7!
Eau alcaline: pH supérieur a 7!
Eau neutre: pH égale a 7!
 
 
Pourquoi se préoccuper du pH?
 
L'eau est bien évidemment essentielle pour la plante, car c'est grâce à l'eau que la plante pourra absorber tout les nutriments dont elle a besoin! Le degré d’acidité ou d’alcalinité d’une solution joue un rôle important sur la solubilité des sels minéraux et sur leur absorption par la plante. C'est pourquoi nous chercherons à avoir un pH se situant entre 5,8 et 6,5 car c'est dans cet ordre de grandeur que les sels minéraux seront le mieux dissous et donc absorbés plus facilement par la plante!
 

 
Comment faire baisser ou monter son pH?
 
L'eau du robinet (en France) a un pH situé aux alentours de 8. Il nous faudra donc chercher à le faire baisser. Pour cela la manière la plus courante est d'utilisé du pH down, produit contenant des acides et permettant de faire baisser le pH d'une solution en utilisant de très faibles doses Pour faire remonter le pH d'une solution il faudra utiliser du pH up! Ces produits sont facilement trouvables dans les Growshops!
 
 
Comment tester le pH d'une solution!
 
Il existe différents systèmes permettant de connaitre le pH de l'eau:
 
Le papier pH:
Vous l'avez surement utilisé quand vous étiez en cours de biologie, c'est une petite languette de papier qu'il faut tremper dans la solution à tester. Cette languette de papier prend une certaine couleur en fonction du pH de l'eau, il suffira de comparer cette couleur avec la graduation fourni, chaque couleur équivaut à un degré de pH! Ce système est le moins cher mais également le moins précis!

 
 
Les réactifs:
Ce sont des produits surtout utilisés en aquariophilie! Il suffit d'ajouter quelques gouttes de réactifs (liquide) dans une éprouvette où nous aurons introduit la solution à tester! Cette solution prendra une teinte que nous devrons comparer avec une graduation de couleur! C'est à peu près le même principe que le papier pH! Il est également relativement peu cher et un tout petit peu plus précis! Ces tests sont facilement trouvables dans les animaleries!

 
 
Les pH mètre:
C'est le système le plus précis et le plus pratique! C'est un appareil à pile qu'il suffira de tremper dans la solution! Instantanément il nous donnera le degré de pH sous forme de chiffres inscrits sur un écran! Ce système est plus couteux mais vraiment très pratique!

 
 
Le pH de la terre!
 
Pour connaitre le pH de la terre il suffit de diluer un échantillon de terre dans de l'eau distillée (eau pure) que nous testerons par la suite! Il existe également des appareils qu'il suffit de planter dans la terre quelques instants!

Pour changer le pH de la terre nous pourrons utiliser de la chaux pour le faire remonter ou de la terre de bruyère pour le faire baisser!
 
Pourquoi arrive-t-il qu'il y ait des variations de PH dans les systèmes hydro!
 
Le substrat n'a pas été rincé:
En effet certains substrat comme les billes d'argiles ou la laine de roche ont besoin d'être rincés avant d'être utilisés car ils peuvent faire changer le pH de la solution! Pour rincer son substrat il suffit de le laisser baigner dans une solution au pH ajusté! Vérifier le pH régulièrement et ajoutez du pH down ou du pH up jusqu’à ce que le pH ne subisse plus de variation!
 
L'oxygénation est trop importante:
Une oxygénation trop importante fait remonter le pH de la solution car cela chasse le co2 qui fabrique des acides carboniques permettant d'acidifier l'eau!
 
Les engrais ou les produits utilisés changent le pH:
Certains produits ou engrais utilisés pour la culture du cannabis ont tendance à rendre l'eau plus alcaline ou plus acide! Il sera donc préférable d'ajouter ces produits dans la solution avant d'utiliser le pH down pour avoir le pH souhaité!
 
v/c Dad-
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By Guest,
Bonjour à tous.
 
 
Je vous propose une petite FAQ
 
 
sur les compléments nutritifs qu'il est possible d'apporter au Cannabis.
 
 
Ce sont des informations, glanées ça et là sur le forum,
 
 
qui m'ont paru intéressantes et difficilement trouvables ou pour le moins pas assez.
 
 
Je vous invite vivement à rectifier ou compléter ces informations
 
 
si elles s'avéraient fausses ou incomplètes.
 
 
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Sommaire :
 
 
1 - Le sucre et ses effets sur le goût.
 
 
2 - L'acide Humique et Fulvique.
 
 
3 - L'aspirine et sa plurifonctionnalités.
 
 
4 - L'aspegic comme prévention aux champignons.
 
 
5 - Les pulvérisations foliaires.
 
 
6 - Le forçage des stomates.
 
 
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1 - Le sucre :
 
 
Certains sucres, trouvables en pharmacie tel que
 
 
le fructose, le glucose, le maltose, peuvent être absorbés par la plante.
 
 
Mais pas le sucre de table.
 
 
Les dosages :
 
 
1gr/L pour l’apport carboné en fin de floraison.
 
 
1 à 60gr/L pour avoir une incidence sur le goût.
 
 
1ppm = 1mg/L
 
 
Les sucres assimilables sont également intéressants pour la fixation de l'azote.
 
 
Attention toutefois car en milieux aqueux cela fermente vite.
 
 
Source : *
 
 
__________________________________________________________________________________________________
 
 
2 - Acide Humique et Fulvique :
 
 
 
L’Acide Fulvique :
 
 
 
L'Acide Fulvique augmente l'assimilation des minéraux et oligo-éléments.
 
 
Il supporte leur équilibre sans outrepasser les mécanismes d'homéostasie,
 
 
prévenant ainsi une intoxication minérale.
 
 
Dès que les minéraux entrent en contact avec l'Acide Fulvique dans une solution aqueuse,
 
 
ils sont naturellement dissous sous une forme ionique.
 
 
Ces minéraux deviennent partie intégrante de l'Acide Fulvique lui-même.
 
 
Une fois que les minéraux se sont amalgamés au complexe d'Acide Fulvique,
 
 
ils deviennent bio actifs, bio disponibles, et organiques.
 
 
L'acide Fulvique a la capacité de transférer, in vivo, des métaux dans et hors des métalloprotéines.
 
 
Ces protéines jouent un rôle dans le stockage des métaux et séquestrent les ions métalliques en excès,
 
 
prévenant ainsi la toxicité.
 
 
 
De petites quantités d'Acide Fulvique transforment de façon remarquable
 
 
la structure moléculaire de l'eau,
 
 
la rendant intensément plus active et lui donnant un plus grand pouvoir de pénétration.
 
 
Il assiste l'eau dans son travail de dissolution et de transport.
 
 
Il aide à transporter les nutriments aux cellules et à évacuer et neutraliser les toxines,
 
 
les envahisseurs et les métaux lourds.
 
 
Périodicité:
 
 
A chaque arrosage, lors de la réalisation du bouillon, ou par voie foliaire.
 
 
Action :
 
 
Ce produit favorise l'assimilation des plantes. Le développement racinaire.
 
 
Contre-indication :
 
 
Ne pas exagérer les doses en fin de floraison ou remplacer le Fulvique par de l'humique.
 
 
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L’Acide Humique :
 
 
L’Acide Humique est une Solution de léonardite litée entièrement organique.
 
 
Il favorise la biodisponibilité et l'assimilation de l'azote,
 
 
des composés phosphoreux et d'autres éléments et nutriment importants.
 
 
L'acide humique a également la propriété de libérer le C02 pour le système racinaire,
 
 
activant ainsi la photosynthèse tout en favorisant l'action des enzymes de la plante.
 
 
 
Périodicité :
 
 
A dose réduite tout le long de la culture ou a dose prescrite les deux dernières semaines de floraison.
 
 
Action :
 
 
L'acide humique favorise la photosynthèse et l'action des enzymes de la plante.
 
 
Contre-indication:
 
 
Ne pas avoir la main lourde et respecter les dosages car le produit est très concentré.
 
 
En cas d'excès, la plante assimilera trop d'azote, chose qu'il faut éviter en fin de floraison.
 
 
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Les dosages :
 
 
Humique: Croissance et début de rinçage :
 
 
Fulvique: Pendant toute la Floraison : 85ppm
 
 
1ppm = 1mg/L
 
 
 
Source : *
 
Source : *
 
 
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3a - L’aspirine: une solution pour les moisissures en fin de saison ?:
 
 
 
Élément de réponse :
 
 
Le principe tient en deux points :
 
 
Le premier, est d'augmenter la réponse de défense systémique des plantes,
 
 
dés le début de culture ou au moins de floraison par le biais d'un éliciteur assez léger,
 
 
ou très faiblement dosé.
 
 
On peut se servir de tas de chose,
 
 
mais le plus simple, reste soit l'aspirine, soit le Chitosan à faible dose.
 
 
Il est utile de rajouter soit des vitamines notamment de la vitamine C,
 
 
soit de l'acide ascorbique ou glutathion pour contrer l'effet de fermeture de stomates,
 
 
engendré par l'éliciteur.
 
 
Le deuxième, c'est un produit d'hydrogarden, qui s'appelle rot stop,
 
 
et qui contient des bactéries qui bloquent l'émission des spores de champignons
 
 
comme le Botrytis et autres moisissures.
 
 
A appliquer trois fois a partir de la mi floraison, pour déjà contrer les Sclérotinias,
 
 
qui commencent leur développement à ce stade.
 
 
En pleine terre cependant, on utilisera plutôt Chitosan et vitamine C en pulvérisation.
 
 
Les dosages :
 
 
Chitosan : 300ppm tous les 20 jours
 
 
Vitamine C : 1200ppm 2 fois par semaine
 
 
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Proportion d’Aspirine : 50ppm
 
Proportion d’Acide ascorbique: 1000-1200ppm 2 fois par semaine en pulvérisation.
 
 
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1ppm = 1mg/L
 
 
Note : Le Chitosan étant une protéine.
 
 
Il est possible d’émettre quelques doutes sur le fait qu'elle rentre effectivement dans le cadre des éliciteurs .
 
 
Note : Les éliciteurs sont à utiliser en général les 4 dernières semaines de floraison,
 
 
mais il est impératif d'avoir une source de lumière conséquente,
 
 
car l'éliciteur travaille au niveau de la photosynthèse.
 
 
Note : L'usage d'éliciteur entraîne OBLIGATOIREMENT une modification de la nutrition,
 
 
car il faut savoir que lorsque vous demandez à une plante de vous faire quelque chose,
 
 
il faut lui en donner les moyens.
 
 
 
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3b - Aspirine/ Choc thermique infligé au racines : Une solution pour augmenter le taux de thc ?:
 
 
 
FAUX !
 
 
Le taux de THC est constant (programmé génétiquement) et rien ne pourra en augmenter le pourcentage.
 
 
Tout ce qu’il est possible de faire, c'est d'augmenter la taille et le nombre de trichomes.
 
 
Quels effets ont-ils alors ?
 
 
1 - Choc thermique sur le racines :
 
 
Cela imprime un choc aux stomates, entraîne leur fermeture immédiate,
 
 
et le temps de séchage s'en trouve donc allongé.
 
 
2 - L’aspirine :
 
 
Outre les effets cités précédemment,
 
 
l’Aspirine permet d’obtenir le même résultat lorsqu’elle est utilisée à hauteur de
 
 
100mg/L , 6 à 10 h avant de récolter.
 
 
 
Source : *
 
Source : *
 
Source : *
 
Source : *
 
Source : *
 
 
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3c - Mais comment augmenter la taille et le nombres des trichomes ?
 
 
 
Éléments de réponse :
 
 
En utilisant une solution à base d’acide abcissique et d’acide indol acétique ( auxine ),
 
 
à vaporiser 10 jours avant la coupe,
 
 
on favorisera nettement une forte poussée des trichomes
 
 
et on augmentera la teneur en sucre final des têtes par la force d'appel des sucres,
 
 
améliorant par la même, la qualité finale de l’herbe.
 
 
Les dosages :
 
 
Acide Abcissique : 1 ppm
 
 
Auxine : 0,1 ppm
 
 
1ppm = 1mg/L
 
 
Note : Il s’avère très recommandable d’ajouter une « sucrette » par litre de solution.
 
 
Note2 : L'auxine utilisée à des concentrations de 1 ppm dans votre solution nutritive
 
 
stimule aussi la croissance racinaire.
 
 
Mais attention, les 10 premiers jours, utiliser l'auxine à 0,1 ppm.
 
 
Et il faut arrêter avant de lancer la floraison en raison des conséquences évidentes
 
 
qu'elle pourrait avoir sur le stretch.
 
 
Source : *
 
 
 
__________________________________________________________________________________________________
 
 
4 - L'ASPEGIC :
 
 
L'acide acétylsalicylique est un dérivé de l'acide salicylique des plantes et agit de la même façon.
 
 
C'est un métabolite secondaire qui a un rôle dans la stimulation des défenses naturelles des plantes,
 
 
leur permettant de se protéger contre les pathogènes,
 
 
notamment les champignons comme l'anthracnose, un peu a la manière d'un vaccin.
 
 
De plus, comme pour nous,
 
 
il aide a combler quelques petites carences et remet de l'ordre dans le métabolisme des plantes
 
 
Les dosages : 16ppm
 
 
1ppm = 1mg/L
 
 
 
Source : *
 
 
__________________________________________________________________________________________________
 
 
5 - Les pulvérisations foliaires :
 
 
Elles se font à raison de 1ml/L(dosage moyen donné par constructeur ) durant la période de croissance et à l'extinction de la lampe.
 
 
Il est en effet déconseillé de pulvériser des plantes en Floraison, hors cas de nécessité réelle,
 
 
( insectes, sénescence précoce sévère, maladies, ... ).
 
 
Ces pulvérisations ne pouvant être faites en périodes de jour,
 
 
( risque de brûlures par effet de loupe ),
 
 
elles ne pourront par conséquent être faites qu'à l'extinction de la lampe
 
 
et augmenteront donc de manière conséquente le taux d'humidité et, de ce fait,
 
 
les risques de moisissures.
 
 
Dans le cas d'une réelle nécessité,
 
 
un bon système de renouvellement d'air sera nécessaire afin de minimiser ces risques.
 
 
Source : *
 
 
__________________________________________________________________________________________________
 
 
6 - Le forçage des stomates :
 
 
 
1 - Qu'est ce que le forçage des stomates ?
 
 
C'est l'application d'un procédé ou d'une action permettant à ceux-ci de rester ouvert en période de séchage.
 
 
Modus Opéranti :
 
 
1- Juste après avoir coupé les têtes, remplissez votre baignoire d'eau à température ambiante.
 
 
2 - Plongez-y vos têtes et remuez convenablement ceux-ci toutes les 5 minutes, l'opération dure +/- 1 heure.
 
 
3- Passer les têtes à l'essoreuse à salade pour chasser l'excédent d'eau
 
 
qui risquerait grandement d'affecter le séchage par l'apparition de moisissures.
 
 
Cette action ne détruira pas le THC, n'enlèvera pas les trichomes,
 
 
mais aura comme résultat un séchage plus rapide des têtes (on gagne facilement de 2 à 3 jours),
 
 
de plus cette méthode garantira un lavage de la récolte afin de supprimer
 
 
d'éventuelles traces d'engrais ou d'insecticides.
 
 
Ensuite la dégradation finale de la chlorophylle passe inéluctablement par une phase de "curing".
 
 
 
Source : *
 
 
__________________________________________________________________________________________________
 
 
Voilà .
 
 
++
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By Guest,
Chaque élément nutritif essentiel à un rôle précis.
Que cet élément vienne à manquer, ou qu'il se retrouve en excès, il agit et interagit sur le développement ainsi que sur ses éléments voisins.
 
Certaines carences, sont en effet dues à la présence excessive d'un autre élément nutritif, et pour le cultivateur, cela devient très vite un véritable casse-tête pour trouver la cause exacte de la déficience.
 
 
 
 
1° Les interactions [Diagramme]
 
Dans ce diagramme, vous trouverez :
 
1 - Les interactions inter-nutritionnelles (manque ou excès)
2 - Le rôle et le type de chaque élément important.
3 - Une description concise des symptômes.
4 - Le pH optimal en terre ou en hydro pour chacun.
 
Ces informations ont été compilées à partir de CW.
Ce diagramme n'est qu'une compilation visuelle, servant d'aide mémoire.
 
L'image a une résolution de 1225 x 2000 et fait 516ko :
(Cliquer sur l'image ci-dessous pour afficher en taille réelle)
 

 
2° L'influence du Ph
 
Comme vous le savez certainement déjà (je l'espère...), Le pH (potentiel Hydrogène) influe grandement sur la nutrition de nos plantes, il est donc parfois plus prudent d'ajuster ces valeurs plutôt que de combler une déficience par un ajout d'engrais, spécifique ou pas, pouvant causer d'autres déséquilibres ou une suralimentation.
 
J'ai établi, d'après vos suggestions, une faible plage, que l'on peut considérer comme étant optimale.
Le résultat n'est pas différent des valeurs recommandés en culture sol ou hors-sol.
 
Néanmoins, les 2 graphiques ci-dessous illustrent clairement la complexité de cette influence.
 
Veuillez aussi prendre en compte que ce n'est pas parce qu'un élément a une plage réduite, (Ex. 5.5 - 6.5) qu'il ne sera pas assimilé à 5.4 ou à 6.6. Ces valeurs représentent uniquement l'assimilation idéale, celle-ci étant dégressive avec des valeurs inférieures ou supérieures.
 
Passons aux illustrations :
 
En terre :

 
En Hydroponie :

 
A l'aide de ces graphiques, on peux constater qu'il n'existe pas de valeur "idéale" pour la pleine assimilation de la totalité des nutriments.
 
Et heureusement, car dans ce cas, nos plantes se gaveraient des usuels NPK, ainsi que de tous les métaux lourds ou éléments toxiques présent dans le sol. Les végétaux ne pourraient survivre dans un tel environnement, la plupart des éléments nutritifs immobiles n'étant nécessaires qu'en infime quantité. (Zinc, souffre, cuivre, bore ...)
 
Comme je le disais plus haut, il est préférable, en cas de déficience localisée, d'ajuster le pH avant addition d'engrais ou d'additifs.
 
Pour exemple :
Une légère carence en Nitrate (Azote - N) dans un système hydroponique, solution nutritive à 5.5, peux être comblé en ajustant le pH à 5 - 5.2.
 
A l'inverse, une carence en magnésium peux se résorber en augmentant la valeur à 5.8 - 6
 
Ces 2 derniers éléments n'étant pas pleinement assimilés aux valeurs moyennes optimales en hydroponie, il appartient donc au cultivateur de savoir reconnaitre les besoins et d'ajuster le pH de sa solution nutritive en conséquence.
 
 
Ajout a faire :
Plage pH optimale dédiée spécifique pour la croissance et la floraison
 
... Ouvert aux autres idées, corrections, précisions
 
Jahroide
Lat'
 
v/c Dad-
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By Guest,
Le pH et les réactions acido-basiques


Introduction
 
Tous les cultivateurs, et principalement ceux qui choisissent les cultures hors-sol (hydroponie/aéroponie), se retrouvent un jour confrontés à la gestion du pH de leur solution nutritive, avec toutes les questions qui se posent indubitablement : Pourquoi ça monte? Pourquoi ça baisse? Pourquoi je mets moins de pH Down et ça baisse encore plus? Pourquoi le pH me fait corriger chaque jour et fait le yoyo?.....
Bienvenue dans le monde merveilleux des réactions acido-basiques.
 
 
1. Théorie générale
 
1.1. Acide, base et pH
 
Un acide, c'est un composé chimique qui a la capacité de donner au moins un proton hydrogène H+ en solution aqueuse, on parle "ions acides".
 
Une base, à l'inverse, est un composé qui peut recevoir au moins un proton H+ en solution aqueuse. Ce sont les "ions basiques", principalement hydroxydes (OH-), mais d'autres réagissent comme des bases, comme les ions bicarbonates (HCO3-).
Il faut également parler des sels, ils sont simplement les produits d'un acide sur une base (acide+base = eau+sel). Généralement neutres, il existe cependant des sels acides comme le citrate de sodium, ou des sels basiques comme le bicarbonate de sodium.
L'acidité, qui se mesure en unités pH, reflète le rapport entre ions acides H+ et les ions basiques hydroxydes OH-.
L'échelle pH va de 0 à 14, O étant l'extrême acide, 14 l'extrême base.
 
Un pH de 7 représente un juste milieu et est dit "neutre" car il compte autant de ions H+ que de ions OH-.
 
A pH 0, le composé chimique acide contient une concentration molaire de 10e.0[H+] et 10e.-14[OH-].
 
A pH 14, le composé chimique basique contient une concentration molaire de 10e.-14[H+] et 10e.0[OH-]
 
Et entre les deux, le pH va représenter la différence entre les concentration de H+ et OH-, par exemple :
 
pH 7 = 10e.-7[H+] 10e.-7[OH-]
 
pH 4 = 10e.-4[H+] 10e.-10[OH-]
 
Le total des 2 exposants est toujours égal à 14, et le pH correspond toujours à la concentration d'ions H+ : pH signifie "potentiel hydrogène". Un simple regard sur la définition suffira à comprendre que la valeur pH est exponentielle : pH 6 est 10 fois plus acide que pH 7, pH 5 est 100 fois plus acide que pH 7, pH 4 est 1000 fois plus acide que pH 7, etc.
 
L'eau du robinet, en France a un PH compris entre 7 et 8. Il nous faudra donc chercher à le faire baisser. Pour cela la manière la plus courante est d'utiliser du pH down, produit contenant des acides et permettant de faire baisser le pH d'une solution en en utilisant de très faibles doses. Pour faire remonter le pH d'une solution il faudra utiliser du pH up! Ces produits sont facilement trouvables dans les Growshops.
 
 
1.2. Réaction acido-basique
 
On a vu ci-dessus qu'un acide peut donner un H+, et une base le recevoir parce qu'elle est OH-. L'eau pure, H2O, peut donner un H+, vu qu'elle en a 2. Mais si elle le fait, elle devient : H2O - H = OH. Et si vous avez suivi, vous aurez compris qu'elle va également pouvoir récupérer un H+. Elle peut donc réagir en acide ou en base suivant son partenaire.
 
Ce partenaire, on le trouve en quantité variable dans l'eau du robinet, mais surtout dans les engrais et additifs que vous allez utiliser, qui vont apporter tout un panel de molécules différentes. Certaines seront basiques, d'autre acides, certaines réagiront lentement, d'autres rapidement, vont se combiner entre elles pour en former de nouvelles qui vont encore agir différemment sur le pH de votre solution.
 
Lorsque vous corrigez votre solution avec du Ph down, vous incorporez des ions H+, qui vont se combiner aux OH- disponibles pour les "annuler", et faire baisser le pH de la solution car ils seront majoritaires. Et ces H+ majoritaires qui ne sont pas utilisés vont rester "en attente" jusqu'à ce que d'autres OH- soient disponibles pour s'y combiner. Ces OH- (et aussi des H+) vont être produits par les réactions chimiques entre le substrat, la plante, et les composants des engrais et additifs que vous donnez à vos plantes.
 
Le plus imprévisible est la part d'azote de vos engrais, il est utilisé sous trois formes : les nitrates (ou azote nitrique, NO3-), l’azote ammoniacal (ou ammonium, NH4+) et l’urée CO(NH2)2.
 
- Pour être assimilée, l’urée est d’abord transformée en azote ammoniacal par une réaction chimique qui provoque une acidification du milieu.
 
- Les nitrates n’auront pas d’incidence sur le milieu tant qu’ils ne seront pas consommés. Leur assimilation, par les plantes ou les bactéries vivant dans le substrat et la solution, ne fera augmenter le pH que légèrement par échange d’ions OH- ou HCO3-.
 
- L’absorption de NH4+ se fait en contrepartie de la libération d’ions H+, donc une acidification. Mais intervient aussi une importante réaction chimique appelée nitrification par les bactéries du substrat qui transforment l’azote ammoniacal en nitrate. La nitrification dégage des ions H+ qui vont acidifier le substrat et faire descendre le pH.
 
 
Ce dégagement qui perturbe l'équilibre désiré est amplifié ou amoindri par différents facteurs, tels que la température, la surface de solution au contact de l'air, l'agitation de la solution, la pression, la nature des composés chimiques, les rejets de la plante,... et il est donc quasi impossible d'avoir une stabilité parfaite. Ces déséquilibres successifs du pH sont donc naturels et nécessaires, puisqu'ils génèrent les nutriments essentiels dont la plante à besoin, mais sont compensés par l'adjonction de tampons : Les tampons possèdent la propriété de résister au changement de la concentration en ions H+, et donc empêchent le pH de varier outre-mesure.
 
 
2. Le pH et la plante
 
Les plantes possèdent un pH qui leur est propre. Le pH de la plante doit être le plus proche possible de celui de la solution nutritive et du substrat pour éviter tout risque de conflits électriques entre ses racines et les ions contenus dans la solution nutritive. En fonction de l'acidité de la solution et du substrat, les éléments contenus vont voir leur charge électrique varier, et si cette charge passe "hors-tolérance" de celle admise par les racines de la plante, l'élément ne sera pas assimilable.
 
Notre plante chérie, pour pouvoir croître selon ses désirs, à besoin d'un pH compris entre 5.3 et 6.5, déterminé en fonction de l'engrais. En règle générale, il varie plutôt entre 5.5 et 6. Varie, ça ne veut pas dire qu'il doit bouger au cours de la culture : une fois atteint une valeur dans cette plage, on s'y tient! Et c'est là que commence tout l'art de la maîtrise du pH.
 
 
2.1. Substrat et pH
 
La terre ayant un pH d'origine variable en fonction de sa composition est dans la plupart des cas est adaptée à la culture du cannabis. Mais quelle que soit sa composition, elle finira toujours par s'acidifier à cause de l'apport régulier d'engrais et donc de la formation de sels. Evitez de démarrer avec une terre trop acide, certains mélanges à base de tourbe ont un pH de 5 qu'il n'est pas rare de voir descendre à 4 au bout de 3 mois, avec tous les désagréments que cela peut apporter à une culture. Pour connaître le pH de la terre il suffit de diluer un échantillon de terre dans de l'eau distillée (eau pure) que nous testerons après quelques heures. Il existe également des appareils qu'il suffit de planter dans la terre quelques instants. Pour changer le PH de la terre nous pourrons utiliser de la chaux pour le faire remonter ou de la terre de bruyère pour le faire baisser.
 
En hydroponie, et je parlerais principalement des systèmes à billes d'argile, il est primordial d'amener votre substrat à un pH adéquat, comprenez entre 5.5 et 6.0, et de faire en sorte qu'il y reste.
 
 
2.1.1. Le tamponnage
Les billes d'argile sont, comme leur nom l'indique, faites d'argile. L'argile utilisée dans ce cas est de l'illite, composé de mica, de formule KAl2(AlSi3O10)(OH)2. A présent, vous avez dû reconnaître le OH dans la formule et sa signification : Les billes d'argile sont alcalines (basiques), leur pH tourne autour de 8 - 8.5, ce qui est bien trop haut pour espérer amener une culture à terme, il va falloir baisser leur pH entre 5.5 et 6, c'est ce qu'on appelle le tamponnage.
 
Pour tamponner des billes, rien de plus simple : il faut les laisser tremper dans de l'eau au pH voulu, jusqu'à ce que l'échange d'ions arrive au point d'équilibre recherché, que les billes contiennent plus d'ions H+ que OH- et soient acides.
 
En regardant à nouveau la formule, on y voit un autre élément, la silice (Si). Lors de la cuisson des billes d'argile, il se peut que cette silice se vitrifie sous l'effet de la température, formant une enveloppe autour de la bille. Cette enveloppe, bien que fragmentée, peut considérablement ralentir le processus de tamponnage : Les plus rapides seront tamponnées en 3 jours, d'autres marques peuvent prendre plus de 3 semaines. Il est normal que le pH de l'eau de trempage augmente, les ions H+ étant captés par les billes, mais ce phénomène corrigé quotidiennement se ralenti puis se stabilise. Si vos billes sont trop vitrifiées, il faudra forcer la réaction en acidifiant plus encore votre eau de trempage : Plus bas il sera, plus courte sera la durée. Il n'y a aucun inconvénient à démarrer avec un trempage à pH 2 ou 2.5, mais attention à ce que les billes ne soient pas trop acides au final! Il faudrait alors recommencer l'opération en sens inverse, avec une eau de trempage alcaline, et le risque d'avoir des billes chargées en sels toxiques (rappel : acide+base = eau+sel).
 
Votre tamponnage sera prêt lorsque l'eau de trempage des billes aura un pH entre 5.5 et 6, et que celui-ci n'aura pas bougé pendant une journée au moins.
 
 
2.1.2. Le rinçage
Les sels, vous l'aurez compris, sont inévitables et s'accumulent tout au long de la culture dans votre substrat, quel qu'il soit. Une trop grande accumulation de sels est toxique pour la plante, c'est pourquoi il est nécessaire de rincer les substrats réutilisables entre deux cultures.
 
Il s'agit à nouveau d'effectuer un trempage dans une eau à pH corrigé, qui heureusement sera moins long que le tamponnage. Pour faciliter et accélérer la solubilisation des sels, il suffit de baisser légèrement le pH de votre eau, pH 5 est parfait, et d'utiliser une eau chaude. On peut également y ajouter des enzymes pour dégrader les éléments restant ou dans le cas d'une attaque par une maladie ou champignon, faire un rinçage à l'eau de Javel. L'eau de Javel est une base, mais la courte durée de trempage (10-15mn suffisent) fait qu'elle affecte peu le pH des billes. Un second rinçage à l'eau claire et pH adapté est fortement conseillé après un rinçage à la Javel pour éviter la formation d'éventuels précipités en réaction avec les engrais.
 
 
2.2. Solution nutritive et pH
 
Une fois le pH de votre substrat adapté à celui de la plante, il faut que celui de la solution nutritive le soit aussi. Les engrais ont la propriété de faire baisser le pH de votre solution, et ils contiennent, en proportion variables suivant l'application à laquelle ils sont destinés et leur qualité, des tampons qui aident à stabiliser le pH.
 
Une fois l'engrais ajouté à votre eau, le pH de celle ci aura baissé, mais suivant le pH originel de votre eau, il se peut qu'il faille le corriger, généralement le faire baisser. Chose simple, il suffit d'ajouter quelques gouttes de pH down à votre solution. Je déconseille fortement l'usage d'acide acétique (vinaigre), citrique (jus de citron), ou chlorhydrique : les 2 premiers ne produise l'effet recherché que temporairement et vont s'associer aux engrais en formant un précipité ou une molécule complexe et non assimilable, quant à l'acide chlorhydrique il va s'attaquer en priorité aux atomes Ca2 (calcium) et ainsi supprimer les tampons tant recherchés.
 
Le pH de votre solution devra bien évidement être identique à celui de votre substrat! Si votre tamponnage est correctement réalisé et que votre solution nutritive est au même pH, il y aura très peu de variation, seuls les rejets de la plante et la nitrification vont tenter de corrompre cet équilibre mais seront contenus par les tampons des engrais. La majorité des problèmes de pH "yoyo" tiennent au fait d'un mauvais tamponnage, par exemple de billes avec un pH de 7 et une solution à pH 5.5. Dans ce cas, le mieux est de refaire tremper ses billes et faire un tamponnage digne de ce nom. Si le pH monte mais se stabilise en dessous de 6.5, gardez cette valeur et continuez votre culture avec celle-ci.
 
Un autre phénomène physico-chimique pour lequel je ne rentrerais pas dans les détails peut également être votre allié si votre pH baisse alors que vos billes sont bien tamponnées : l'oxydoréduction. En ajoutant de l'oxygène dans la solution par le biais d'un bulleur, certains éléments de la solution vont perdre un électron, et vont pouvoir capter les H+ qui passent à proximité : le pH va sensiblement s'élever.
 
On peut également avoir recours à des tampons extérieurs, en ajoutant des éléments à base de silice tels que le Mineral Magic, mais ils ne constituent qu'un palliatif. La qualité de votre eau, de vos engrais, et du tamponnage de votre substrat sont les seules clés de la sérénité dans le monde impitoyable des réactions acido-basiques....
 
 
2.3. Comment tester le pH d'une solution ?
Il existe différents systèmes permettant de connaître le PH de l'eau :
 
2.3.1. Le papier pH
Vous l'avez sûrement utilisé quand vous étiez en cours de biologie, c'est une petite languette de papier qu'il faut tremper dans la solution à tester. Cette languette de papier prend une certaine couleur en fonction du pH de l'eau, il suffira de comparer cette couleur avec la graduation fournie, chaque couleur équivaut à un degré de pH. Ce système est le moins cher mais également le moins précis.
 
 
2.3.2. Les réactifs
Ce sont des produits surtout utilisé en aquariophilie, ou pour le test des piscines. Il suffit d'ajouter quelques gouttes de réactifs (liquide) dans une éprouvette où nous aurons introduit la solution à tester. Cette solution prendra une teinte que nous devrons comparer avec une graduation de couleur. C'est à peu près le même principe que le papier pH. Il est également relativement peu cher et un tout petit peu plus précis! Ces tests sont facilement trouvable dans les animaleries.
 
 
2.3.3. Les pH mètres
C'est le système le plus précis et le plus pratique! C'est un appareil à piles qu'il suffira de tremper dans la solution. Instantanément il nous donnera le degré de pH sous forme de chiffres inscrits sur un écran. Ce système est plus coûteux mais vraiment très pratique.
 
Remerciements : snowflake
 
 
 
Par Vyking le 11-25-2006
 
v/c Dad-
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