Articles Prohibitionniste

Marihuana, ange ou démon ?
By BigMath,

Bonjour,
 
Voici un article du Dr Jacques Mabit, du centre Takiwasi  ( centre de réhabilitation de toxicomanes et de recherche sur les médecines traditionnelles Tarapoto, Pérou )
Voici une partie de sa conclusion:
 
" Je crains finalement que les principaux défenseurs de l’usage inconditionnel de la marihuana soient ceux qui apportent le plus d’argument à sa prohibition. On doit cela en grande partie à leur attitude irresponsable face aux risques sociaux : on ne peut se cacher qu’un enfant ou un adolescent n’est pas prêt à consommer sans guide une substance susceptible de le rendre confus et toxicomane tout comme le pousser à des dépendances plus grandes. La libre disposition de la marihuana est tout aussi inacceptable que sa prohibition aveugle. Je crains aussi que de nombreux adultes dans nos sociétés modernes n’aient pas plus de 12 ans en termes de maturité psychoaffective. Tout débat sur la légalisation demande une considération en amont des critères de légitimité. "
 
La suite ICI
 
A++
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By mrpolo,
Projet de loi, expérimentation médicale et rapport économique, le débat fait rage.
 
Le cannabis en vente libre en France ? L’idée semble se préciser. Depuis le 19 juin, le sujet fait la une des médias après que soixante-dix personnalités ont appelé les pouvoirs publics « à agir vite » pour autoriser le cannabis au nom du « pragmatisme », dans une tribune publiée en dans L’Obs.
Les signataires – Yannick Jadot et Raphaël Glucksmann, le maire (LR) de Châteauroux Gil Avérous, trois députés LREM : François-Michel Lambert (Bouches-du-Rhône), Pierre Person (Paris) et Aurélien Taché (Val-d’Oise), des médecins, des chercheurs… – plaident pour « en finir avec le statu quo » et « légaliser le cannabis, à des fins thérapeutiques ou récréatives, pour les consommateurs de plus de 18 ans ».
 
Suite à cet appel, des députés, dont cinq de la majorité, viennent de déposer une proposition de loi qui prône une « légalisation contrôlée » de cette drogue illicite qui concerne 1,2 million de consommateurs réguliers en France. Une proposition qui tombe à pic, alors que le comité d’experts mandaté par l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé), nommé il y a six mois pour réfléchir à une expérimentation en France dès 2020, a dévoilé son plan d’utilisation de cette drogue à des fins thérapeutiques.
 

Dans le même temps, deux économistes mandatés par le Conseil d’analyse économique, la structure chargée de conseiller le gouvernement, proposent la mise en place de magasins contrôlés par l’État qui permettraient à la fois de lutter contre les trafics et de mieux « restreindre l’accès » du cannabis aux plus jeunes…
Enjeux et prospective
Que contient ce projet de loi ?
L’idée consiste à mettre en place un monopole pour la production et la vente du cannabis par la création d’une société nationale. Cet établissement public, la Seca, pour Société d’exploitation du cannabis, contrôlerait la filière, des semences à la vente de produits dérivés du chanvre indien à des « fins récréatives ».
  Quelle est la position du gouvernement sur la question ?
Son avis est plus tranché. D’après son porte-parole, Sibeth Ndiaye, seul l’usage du cannabis à des fins thérapeutiques est envisagé, indiquant qu’une vraie réflexion sur le sujet s’avère nécessaire. La ministre de la Santé Agnès Buzyn y est favorable. En revanche, en ce qui concerne son usage « récréatif », le rejet semble catégorique.
  Que dit le plan du comité d’experts consulté par l’ANSM concernant l’utilisation de cette substance à des fins thérapeutiques ?
De nombreux pays ont autorisé l’usage médical du cannabis : Mexique, Pérou,  Australie, Grèce, Chypre, Angleterre, Italie, Allemagne… L’utilisation de la plante viserait à soulager certaines douleurs neuropathiques, l’épilepsie, la sclérose en plaques, les pathologies du système nerveux… Le produit serait présenté sous forme d’huile et fleur séchées. L’administration en serait soit l’inhalation, la voie orale en solution ou en capsules. L’expérience débutera en 2020, pour deux ans, sous la conduite de médecins volontaires.
  Que proposent les économistes mandatés par le Conseil d’analyse économique ?
Le CAE préconise la légalisation de l’usage récréatif et prévoit une recette minimale pour l’État de 2 milliards d’euros, pour un prix de 9 € le gramme d’herbe. La commercialisation se ferait par le biais de magasins sous contrôle de l’État et proposerait un produit « propre ». L’offre prendrait aussi des formes qui ne se fument pas pour lutter contre le tabagisme.
  Que dit la loi en matière de drogue douce comme le cannabis pour les consommateurs et les revendeurs ?
L’usage de stupéfiants est puni d’une amende forfaitaire de 200 €. En cas de non-paiement, l’auteur s’expose à une peine de 1 an de prison et 3 750 € d’amende, assortis d’une injonction thérapeutique (L.3412-1 du Code la santé publique). La vente de stupéfiants est, quant à elle, punie de 5 ans de prison et de 75 000 € d’amende.
  Quel impact aurait la dépénalisation sur les jeunes consommateurs ?
On estime à 4 millions le nombre de jeunes qui consomment du cannabis et à 1,2 million les consommateurs réguliers, dont environ 10 % présentent des problèmes de santé ou des addictions. Cet usage s’avère destructeur du système neurologique. Il provoque aussi une accoutumance psychologique plus ou moins importante et a une influence néfaste sur le comportement, notamment au volant.
  Permettrait-elle de libérer les forces de l’ordre occupées à courir après les petits trafiquants vers d’autres tâches ?
Non, pas du tout, la poursuite des trafiquants, même de petite envergure, demeurerait un objectif d’actualité, car il serait illusoire de penser que la dépénalisation amènera la disparition du trafic. Là où le cannabis est légalisé, les trafiquants s’adaptent pour capter leur clientèle avec de nouvelles substances. Le cannabis n’a rien d’inoffensif
Cette drogue, qui est bien loin d’être anodine, je le rappelle, touche essentiellement les adolescents et les jeunes adultes. Contrairement à certaines idées reçues selon lesquelles le cannabis ne provoquerait pas d’addiction, la dépendance psychologique peut très vite s’installer. De plus, il suffit de se pencher sur les travaux du Centre européen de surveillance des drogues et de leurs addictions, qui annonce que la teneur en THC de cette plante a triplé depuis 2012, avec pour conséquence une progression exponentielle des prises en charge de jeunes patients pour des troubles psychiatriques graves (schizophrénie, psychoses, perceptions modifiées, etc.). Un autre exemple concerne l’État du Colorado, aux États-Unis, où la consommation récréative a été autorisée en 2012. La prise en charge d’adultes atteints de troubles psychiatriques pour la période 2012-2014 y a augmenté de 20 %, et celle des jeunes a triplé. Mais le trafic illicite n’y a pas baissé, comme ce qui a pu être observé dans les pays européens (Belgique, Allemagne, Espagne, Portugal, Pays-Bas…) qui ont également assoupli leur législation.
 
Source: francedimanche.fr
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By Guest,
«Légaliser le cannabis, c’est risquer une catastrophe sanitaire!»
FIGAROVOX/TRIBUNE - Alors que la France est le plus grand pays consommateur de cannabis de l’Union européenne, le professeur de biochimie Jean-Pierre Pujol pointe du doigt les dangers que représenterait la légalisation de cette drogue.
Par Jean-pierre Pujol
Publié le 10/07/2019 à 18:21, mis à jour le 10/07/2019 à 18:21
  La France détient le record de consommation de cannabis parmi les pays européens. Sébastien SORIANO/Le Figaro
  Jean-Pierre Pujol est professeur émérite de biochimie à l’université de Caen. Il est membre du Centre national de Prévention, d’Études et de Recherches sur les Toxicomanies (CNPERT).
  Nous assistons actuellement à une pression redoublée des partisans de la légalisation du cannabis qui s’exerce sur tous les médias. Les lobbyistes qui mènent cette campagne à grande échelle sont d’une part des capitalistes avides d’exploiter le marché très prometteur du cannabis (la firme Leviathan Cannabis a vu sa côte à la bourse de Toronto augmenter de 13 900 % en un an!), mais aussi quelques députés qui prétendent que la répression n’a pas donné de résultats dans notre pays et que la légalisation permettrait de mieux contrôler l’usage de cette drogue. Selon eux, cette démarche permettrait également de démanteler le trafic maffieux et de fournir des recettes fiscales qui soutiendraient des campagnes de prévention. S’ajoutent à ces lobbies quelques médecins qui voient en cette drogue des vertus thérapeutiques qui soulageraient entre autres les patients souffrant de douleurs chroniques.  
 
Les dangers du cannabis
La consommation de cannabis conduit souvent vers des drogues plus dures.
Face à cette campagne effrénée, il convient de rappeler ce qu’est le cannabis et quels ravages il provoque sur la santé de nos concitoyens, tout particulièrement chez les adolescents. En effet, la France est malheureusement en tête des vingt-huit États européens pour la consommation de cette drogue (1,6 million de consommateurs). Les enfants de 12 à 15 ans ayant déjà expérimenté cette drogue sont au nombre de 300 000. Chez ces jeunes, dont le cerveau est en cours de maturation, le cannabis produit des effets particulièrement néfastes, souvent irréversibles. De nombreux troubles physiques et psychiques sont observés, pouvant mener à la schizophrénie. Le mécanisme d’action du cannabis est bien connu: la substance psychotrope, le tétrahydrocannabinol (THC) est très soluble dans les lipides et, de ce fait se fixe aux membranes cellulaires. Il franchit aisément la barrière hémato-encéphalique et s’accumule dans le cerveau. Il y persiste très longtemps: le THC d’un seul joint demeure plus d’une semaine dans cet organe. Son élimination dans les urines dure huit semaines. Après plusieurs joints, cela peut durer au moins deux mois. Au niveau du cerveau, il provoque de nombreux troubles: perturbation de la mémoire, défocalisation de l’attention, incoordination motrice, désinhinbition conduisant à des prises de risques, potentialisation des effets ébriants ou hallucinogènes, schizophrénie, anxiété et dépression. Les enseignants constatent que les élèves ont des difficultés à ordonner leurs pensées et manquent d’attention pendant les cours. La situation s’est encore aggravée avec l’augmentation constante de la concentration en THC dans les cannabis vendus actuellement: il y a cinquante ans, le joint contenait 2 à 3 % de THC alors qu’aujourd’hui le taux peut atteindre 40 % et devient plus puissant qu’un rail de cocaïne. Un des dangers du cannabis est que son addiction conduit souvent vers la recherche de drogues plus dures, comme la cocaïne. On estime que 10 à 20 % des patients passent à une consommation plus forte et deviennent accros au crack. Le cannabis seul est responsable de 300 morts de la route et les risques d’accidents mortels sont 14 fois plus élevés lorsque l’alcool est associé.
 
» LIRE AUSSI - «Quand le marketing du cannabis vise à faire oublier ses ravages chez nos adolescents»
 
Un des arguments des partisans de la légalisation est de prétendre qu’un contrôle pourra être exercé sur la qualité du cannabis produit légalement, en particulier sa teneur en THC. Ainsi, le marché noir serait appelé à disparaître, faute d’acheteurs. Autrement dit, cela mettrait fin au trafic maffieux. Qui peut croire que les trafiquants vont s’avouer vaincus et vont prendre leur retraite! L’exemple du Colorado démontre le contraire: malgré la légalisation du cannabis dans cet État, il existe toujours un marché noir et le taux de THC n’a pas diminué. Mieux encore, les trafiquants achètent le cannabis produit légalement dans le Colorado et le revendent au prix fort dans les États voisins où il est toujours interdit!
Un autre argument invoqué est l’inefficacité de la répression, telle qu’elle est pratiquée en France. En vérité, ceci n’est pas fondé. En effet, d’après le rapport de 2017 de l’Observatoire européen des Drogues et Toxicomanies (OEDT), la loi française semble répressive mais elle n’est pas réellement appliquée, tant pour l’usage simple que pour le trafic. De plus, son application a été encore assouplie par la loi Tubiana et ses décrets d’application. En France, souvent l’aménagement conduit au paiement immédiat d’une amende et éteint l’action publique. La loi de 1970, déjà pas appliquée pour l’usage simple de cannabis, est devenue définitivement inopérante par la loi de 2014 et son décret de 2015.
 
Le cannabis, un médicament?
Enfin, certains justifient cette campagne pour la légalisation par la présence de vertus thérapeutiques chez le cannabis et n’hésitent pas à parler de «médicament». Or, en l’état actuel, le cannabis ne répond pas à la définition d’un médicament. À ce stade, il convient de rappeler ce qu’est un médicament et les étapes successives qu’il doit traverser avant d’être mis sur le marché. D’après le Code de la Santé Publique, il s’agit d’une molécule pure possédant des propriétés préventives ou curatives à l’égard des maladies humaines et animales, susceptible de restaurer, corriger ou modifier leurs fonctions organiques. De la découverte de la molécule à l’autorisation à l’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM), un médicament doit franchir avec succès différentes phases, s’étalant sur environ dix ans: phase de recherche et développement, étude de toxicologie, recherche clinique - cette dernière comprenant elle-même une phase 1 (étude de la tolérance), une phase 2 (étude de l’efficacité), une phase 3 (essai comparatif), et une phase 4 (administrative). La mise au point d’une nouvelle spécialité coûte environ 800 millions d’euros. Enfin, pour que le médicament obtienne l’AMM, il doit présenter un bon rapport bénéfices/risques.
Aucun individu responsable ne devrait utiliser l’argument du médicament pour justifier la légalisation du cannabis.
Environ 75 types de cannabinoïdes ont été identifiés dans la plante, parmi lesquels le THC (Térahydrocannabinol) et le CBD (Cannabidiol) sont les plus documentés. À ce jour, aucun de ces composés d’origine végétale n’a fait l’objet d’un protocole d’étude en vue d’une AMM et donc aucun ne peut être qualifié de médicament. Néanmoins, se basant sur les effets biologiques évidents du THC, certains prétendent utiliser la plante cannabis elle-même. Or, la composition en THC et autres composés est extrêmement variable suivant le plant. Cette variabilité s’oppose à la conception que l’on a d’un médicament, qui doit être une substance pure, agissant à des doses déterminées. De plus, jusqu’à présent, étant donné l’insolubilité du THC, traiter des patients en leur faisant fumer soit la plante elle-même, soit sa résine, reste une méthode peu contrôlable, tant le passage des principes à l’organisme est aléatoire. Enfin, le THC étant essentiellement soluble dans les lipides, sa rémanence et son élimination sont des paramètres difficiles à appréhender: encore une difficulté qui s’oppose à la notion de médicament.
 
Sauver nos enfants du cannabis
Comme on le voit, seule une substance issue du cannabis et ayant obtenu une AMM pourrait être qualifiée de «médicament», comme ce fut le cas pour bon nombre de molécules d’origine végétale présentes aujourd’hui dans notre pharmacopée. Ceci n’exclut pas que les recherches puissent se poursuivre pour mieux connaître les mécanismes d’action du cannabis. Pour autant, nul individu responsable ne devrait en conscience utiliser l’argument du «médicament» pour justifier sa légalisation.
Légaliser le cannabis serait synonyme de catastrophe sanitaire.
Il nous faut sauver nos enfants du cannabis avant qu’il ne soit trop tard. Pour cela il faut que les pouvoirs publics prennent conscience qu’il est indispensable d’appliquer réellement notre arsenal répressif, mais également de mettre en place un plan de prévention destiné à informer nos jeunes élèves, dès l’école primaire, sur les dangers de cette drogue. Inspirons-nous de la Suède, dont la politique affichée en matière de toxicomanie a porté ses fruits. Depuis 1968, le gouvernement suédois a organisé une campagne antidrogue massive dans les écoles et les médias, de sorte qu’une génération a déjà grandi parmi les messages fondés sur la théorie de la drogue d’introduction. La création d’un poste de coordonnateur national antidrogue a permis de coopérer avec les autorités, les conseils municipaux, les conseils de comté, les ONG, etc… et d’influer sur l’opinion publique. La plupart des municipalités ont nommé une personne chargée d’organiser la prévention, auprès des écoliers et des parents. Les programmes commencent dès l’école élémentaire et figurent à tous les niveaux scolaires. Cette politique a l’appui de tous les partis politiques et de 95 % des citoyens (on croit rêver, quand on pense à l’attitude de certains de nos politiciens). Certes cette politique coûte entre 0.2 et 0.4 % du PIB suédois alors que la France n’y consacre que 0.1 % de son PIB.
En conclusion, l’expérience vécue par les pays ou les états américains qui ont légalisé le cannabis doit nous inciter à refuser cette éventualité dans notre pays. La logique financière et économique ne doit plus primer sur la santé de notre société. Introduire la légalisation du cannabis serait synonyme d’une catastrophe sanitaire dont nos pouvoirs publics porteraient une lourde responsabilité devant l’histoire et nos générations futures.
 
 https://amp.lefigaro.fr/vox/societe/legaliser-le-cannabis-c-est-risquer-une-catastrophe-sanitaire-20190710
 
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By mrpolo,
Pour l'Académie nationale de pharmacie, parler de cannabis "thérapeutique" est une dénomination "abusive et dangereuse" qui "trompe les attentes des patients".
  Photo: Sur le site européen de production de cannabis thérapeutique du groupe canadien Tilray, à Cantanhede au Portugal, le 24 avril 2018
AFP/Archives - PATRICIA DE MELO MOREIRA
 
Parler de cannabis "thérapeutique" est une dénomination "abusive et dangereuse" qui "trompe les attentes des patients", dénonce l'Académie nationale de pharmacie, alors qu'une légalisation de cet usage sera expérimentée en France d'ici quelques semaines. Selon l'institution, l'expression même de "cannabis thérapeutique" est à bannir, car elle entraîne "une banalisation de préparations de cannabis" qui comportent des dangers pour la santé et ne présentent pas les mêmes garanties que des médicaments.
 
"Le cannabis dit thérapeutique ne peut apporter les garanties d'un médicament"
Un groupe d'experts mis en place par l'Agence du médicament (ANSM) doit se prononcer fin juin sur les contours d'une future expérimentation du cannabis thérapeutique, qui autorisera l'usage de préparations directement issues de la plante dans certaines indications bien définies et en cas d'échec des autres médicaments et thérapies disponibles. "Mélange végétal composé de 200 principes actifs différents, variables en quantités et en proportions en fonction des modalités de culture, de récolte, de conservation, n'étant ni dosé, ni contrôlé, le cannabis dit thérapeutique ne peut apporter les garanties d'un médicament", estime pourtant l'Académie de pharmacie dans un communiqué.
 
Deux molécules contenues dans le cannabis, le tétrahydrocannabinol (THC) et le cannabidiol (CBD) "fournissent les principes actifs de médicaments", de même que "la morphine extraite du pavot", compare-t-elle. "Pour autant, même si la morphine ou la codéine entrent dans la composition de médicaments, l'opium "thérapeutique" n'existe pas".
 
Risques de dépendance
L'Académie de médecine souligne encore que le statut de médicament "dépend d'un processus rigoureux de contrôle, d'analyse des risques et de validation" et juge que "toute appellation "médicale" ou "thérapeutique" appliquée à un produit n'ayant pas suivi ce long processus réglementaire, est abusive et illicite". Elle met par ailleurs en garde contre les risques de dépendance, d'ingestion accidentelle par les enfants, d'infarctus et de cancer du poumon liés à l'usage du cannabis.
 
Source: sciencesetavenir.fr
 
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By penacho,
Tribune 
Pr Jean-Pierre Pujol, Pr émérite de l’université de Caen, membre du Centre national de prévention, d’études et de recherches sur les toxicomanies (C.N.P.E.R.T).
La Croix  le 06/05/2019 à 14:31   

 
À l’heure où le marché florissant du cannabis suscite la convoitise de lobbys sans scrupule qui prêchent pour sa légalisation, il est urgent de rappeler quelle est la situation de ce fléau dans notre pays et les ravages qu’il génère chez nos ados.
Le cannabis n’est pas une « drogue douce », comme certains voudraient le faire croire à notre jeunesse. Déjà 300 000 enfants de 12 à 15 ans ont expérimenté ce produit et souvent son usage est associé au tabac et à l’alcool, ce qui aggrave encore les méfaits sur l’organisme.
Il faut savoir que la consommation du cannabis est responsable de 300 morts de la route et que le risque d’accidents mortels est 14 fois plus grand lorsque l’alcool est associé.
 
De plus, les troubles physiques et psychiques sont nombreux, menant souvent à la violence, à une forte tendance suicidaire et parfois même à la schizophrénie. À cet égard une étude Néo-Zélandaise montre que sur 1 000 adolescents qui avaient commencé à consommer au collège, 100 d’entre eux (10 %) étaient devenus schizophrènes à 18 ans.
Perte irréversible du Quotient Intellectuel
Fumer du cannabis provoque une perte d’attention chez les élèves, une difficulté à suivre les cours, à mémoriser les données, et compromet gravement le parcours scolaire. Les enseignants nous disent qu’ils ont affaire à des individus complètement apathiques, démotivés et parlent de la « drogue de la crétinisation ». Une perte irréversible de 9 points de Quotient Intellectuel (Q.I.) est d’ailleurs observée chez les consommateurs permanents.
Ce tableau ne fait que s’assombrir avec l’augmentation du taux de THC (tétrahydrocannabinol) dans les produits actuels. Il faut ajouter que l’addiction au cannabis, surtout lorsqu’elle apparaît très tôt chez les adolescents, conduit parfois à la recherche de drogues encore plus néfastes, comme la cocaïne et l’héroïne.
 
Comment, dès lors, peut-on plaider en toute conscience pour une légalisation du cannabis dans notre pays ? L’argument de certains serait d’invoquer les vertus thérapeutiques potentielles de cette drogue, et c’est le truchement par lequel sont passées les nations qui ont choisi cette option, comme le Canada récemment. Mais les données expérimentales dont nous disposons actuellement ne permettent pas de considérer le cannabis comme un médicament car il se montre très inférieur aux substances déjà mises sur le marché et utilisées dans les pathologies concernées, avec par contre des effets secondaires importants, notamment sur la sphère cardio-vasculaire. On peut admettre que les recherches sur certaines substances présentes dans la feuille de cannabis puissent se poursuivre mais ceci n’implique pas pour autant de passer à la légalisation.
Une crise sanitaire nationale
Contrairement à des pays comme la Suède, qui a mis en place une politique efficace de lutte contre la toxicomanie, basée à la fois sur la répression et sur la prévention, les pouvoirs publics français ne se montrent pas à la hauteur d’un problème qui s’apparente à une crise sanitaire nationale. D’ailleurs, la France est classée en tête des 28 états européens pour la consommation de cette drogue. Combien de temps faudra-t-il pour que l’on prenne conscience de l’urgence d’intégrer dans les programmes scolaires, et ce dès l’école primaire, une information auprès de nos enfants sur les dangers de cette drogue « lente » ? Il faut absolument que Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse, associé à la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, mette en place de façon urgente un plan scolaire d’information dont l’exécution serait supervisée en région par les recteurs d’académie.
Des structures d’accueil pour les parents
Enfin, avec la demande pressante de nos concitoyens d’une plus grande proximité des services publics, il serait intéressant de prévoir des structures d’accueil pour les parents touchés par ce problème et qui vivent un drame familial de façon silencieuse. Ces derniers, bien souvent considèrent comme déshonorante la situation de leur enfant atteint par le fléau et refusent d’en parler. Ils ne savent pas à quel service s’adresser pour trouver des spécialistes qui soient à l’écoute et leur permettent de « tirer d’affaire » leur enfant. Seul un soutien médical et familial peut laisser espérer un retour à la normale avant qu’il ne soit trop tard. Pourquoi ne pas prévoir de telles structures au sein des maisons « France Services » proposées par le président de la République ?
 
https://www.la-croix.com/Debats/Forum-et-debats/Sauvons-enfants-cannabis-urgence-2019-05-06-1201019941
 
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By Guest,
FIGAROVOX/TRIBUNE - Alors qu’a eu lieu la «journée internationale du Cannabis» le 20 avril dernier, le professeur Jean Costentin s’interroge sur l’image marketing que nombre d’intérêts privés donnent à cette drogue, et rappelle combien elle est nocive, notamment chez les adolescents.
Le professeur Jean Costentin est membre des Académies Nationales de Médecine et de Pharmacie, contributeur du CERU, le labo d’idées universitaire, et président du centre national de prévention d’études et de recherches sur les toxicomanies (CNPERT). Il est l’auteur de «Le désastre des toxicomanies en France» (Éditions Docis, 2018).  
La journée internationale du Cannabis du 20 avril dernier a tout de l’opération marketing réussie: depuis le nombre de prises de position favorables à la légalisation s’est envolé (députés, associations, journalistes…) et les entreprises qui ont misé sur le commerce légal du cannabis voient le cours de leurs actions s’envoler sur les marchés boursiers.
La pression médiatique, alimentée par d’énormes intérêts financiers n’a jamais été aussi forte pour prôner la légalisation du cannabis dans notre pays.
 
Parmi les arguments qui épaulent cette revendication de consommateurs et des «idiots utiles» qu’ils ont subverti, certains doivent être réfutés en priorité.
 
Le tabac et l’alcool, licites, seraient, selon eux, plus dangereux que le cannabis, qui est illicite ; «ne pouvant plus interdire ces premiers, il faut légaliser ce dernier». Ce statut licite du tabac et de l’alcool, a permis de recruter 13 millions de fumeurs, 4 à 5 millions de sujets alcoolo-dépendants et quelques centaines de milliers d’alcooliques. Pour le cannabis, on en est déjà à 1. 300.000 usagers réguliers. S’agissant d’une drogue prohibée, cela atteste de son fort pouvoir d’accrochage. Chaque année meurent en France 79.000 victimes du tabac ; il faut y ajouter de multiples handicapés ; l’alcool, lui, tue 49.000 des nôtres. Comparativement, la route, objet de grandes attentions, ne fait que 3.600 morts. Impuissants à arracher les sujets dépendants du tabac et de l’alcool, la folle idée serait d’y ajouter les drames prévisibles de la légalisation du cannabis.
 
Rappelons que le cannabis est plus dangereux que l’alcool ou le tabac, auxquels, en plus, il est souvent associé.
 
Il est toxique pour le corps. Comparé au tabac, sa combustion génère 5 à 7 fois plus d’oxyde de carbone (CO), qui restreint le transport de l’oxygène des poumons aux muscles, dont le cœur. Le cannabis est à l’origine d’artérites, d’accidents vasculaires cérébraux, il est la troisième cause de déclenchement d’infarctus du myocarde. Sa combustion engendre 5 fois plus de goudrons cancérigènes (pour la sphère O.R.L. et broncho-pulmonaire). Par son tétrahydro-cannabinol (THC), il diminue les défenses immunitaires. Il perturbe le déroulement de la grossesse et l’enfant qui en naîtra. Il vient d’être établi que les personnes en âge de procréer consommant du THC confèrent à leur progéniture, par un mécanisme épigénétique, une vive appétence pour les drogues qui s’exprimera dès leur adolescence.
 
La toxicité psychique du cannabis est considérable. Le THC induit une ivresse ; il incite à la consommation d’alcool ; leur association, par une potentialisation mutuelle, s’exprime sur la route et dans diverses activités professionnelles.
 
Perçu dans ses premiers usages comme anxiolytique et/ou antidépresseur, il incite à un abus qui induit une tolérance à ces effets ; alors anxiété et dépression réapparaissent plus intensément qu’à l’origine, avec de fortes tendances suicidaires.
 
Perturbant l’éveil, l’attention, le traitement des informations, la mémoire de travail sans laquelle ne peut se constituer une mémoire à long terme (une culture), suscitant un syndrome amotivationnel, c’est la drogue de la crétinisation: «la fumette ça rend bête» ; «pétard du matin, poil dans la main ; pétard du soir, trou de mémoire». Au long cours, le cannabis fait perdre irréversiblement 9 points de Quotient Intellectuel (Q.I.). Dans la compétition qu’est la mondialisation, à l’inverse du dopage, le cannabis sera un très lourd handicap.
 
Le THC a des liens irréfragables avec la schizophrénie/la folie (au sens commun de ce terme). Ce risque est d’autant plus marqué que sa consommation est plus précoce (dès le collège, 300.000 de nos adolescents s’en sont déjà approchés). Plus tôt l’essayer, c’est plus vite l’adopter et plus intensément se détériorer. Ce risque s’accroît d’autant plus que les doses sont plus élevées (or le taux de THC dans les produits en circulation a augmenté d’un facteur 6,5 au cours de ces 30 dernières années). Dans une étude Néo-Zélandaise, sur 1000 adolescents qui avaient débuté sa consommation au collège, 100 d’entre eux (10%) étaient schizophrènes à 18 ans! Une étude récente montre que 20% des schizophrénies seraient liées à la consommation de cannabis.
 
Tous les États ayant légalisé le cannabis sont passés par la «manip’» du cannabis dit thérapeutique. En l’état présent des connaissances, le rapport bénéfices/risques qui sert à adouber un médicament est très nettement en défaveur du cannabis.
 
Compte tenu de la gravité et du nombre importants de ses méfaits ; qui pourrait, en conscience, se déclarer favorable à sa légalisation?
 
http://www.lefigaro.fr/vox/societe/quand-le-marketing-du-cannabis-vise-a-faire-oublier-ses-ravages-chez-nos-adolescents-20190503
 
On en parle sur le forum
 
Ola
 
Un petit baroud d'honneur de la part de l'ancien. Sa retraite fera plaisir à tout le monde du moment qu'il se tait à jamais.
 
Peace
 
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