Thérapeutique

Cannabis thérapeutique : «Allons plus vite, madame la ministre !»
By mrpolo,

Dans une tribune au Parisien - Aujourd’hui en France, des élus, des médecins et des écrivains s’adressent à Agnès Buzyn, déplorant que la production de cannabis médical soit toujours interdite en France.
Eric CORREIA, président PS de l’agglomération du Grand Guéret, conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine ; Rachid TEMAL, sénateur PS du Val-d’Oise, vice-président du groupe socialiste et républicain ; Sonia KRIMI, députée LREM de la Manche ; Jean-Baptiste MOREAU, député LREM de la Creuse ; Roland RIES, maire PS de Strasbourg ; Eric PIOLLE, maire EELV de Grenoble ; Daniel VAILLANT, ancien ministre, conseiller municipal PS de Paris XVIIIe ; François VINCENT, professeur de pneumologie au CHU de Limoges, conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine ; Amine BENYAMINA, psychiatre, professeur des universités, chef de service addictologie hôpital Paul-Brousse Villejuif ; William LOWENSTEIN, spécialiste en médecine interne, addictologue ; Gaspard KOENIG, professeur de philosophie, écrivain, président de Génération libre ; Fabienne CABY, médecin, Inserm Institut Pierre-Louis d’épidémiologie et de santé publique, unité VIH, centre hospitalier Victor-Dupouy, Argenteuil ; Marlène AMILHAUD, médecin addictologue, hôpital de Guéret ; Stéphane DELPEYRAT-VINCENT, conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine, président du groupe Generation·s ; Alexandre FELTZ, médecin, adjoint au maire de Strasbourg ; Florent BOUDIE, député LREM de Gironde, conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine ; Isabelle BOUDINEAU, vice-présidente du conseil régional Nouvelle-Aquitaine ; Nathalie DELCOUDERC-JUILLARD, maire PS de Bort-les-Orgues, conseillère régionale de Nouvelle-Aquitaine ; Françoise JEANSON, médecin, conseillère régionale PS de Nouvelle-Aquitaine ; Jean-Louis PAGÈS, éditeur, conseiller régional EELV de Nouvelle-Aquitaine ; Benjamin DELRIEU, conseiller régional PS de Nouvelle-Aquitaine ; Pierre JOUVET, président PS de la communauté de communes Porte DrômArdèche ; Jacques BOUTAULT, maire EELV du IIe arrondissement de Paris ; Bruno BOUTLEUX, directeur général de l’Adami, président d’Alca Nouvelle-Aquitaine ; David ANGEVIN, écrivain ; Olivier Bertrand, médecin généraliste, addictologue ; Jean-Paul Besset, ancien député européen.  
Produire du cannabis pour un usage thérapeutique en France n’est plus une option mais une nécessité. Comment ne pas déplorer le statu quo national sur cette question de santé publique ? Pourquoi maintenir le sceau de l’interdit et l’arsenal législatif et réglementaire qui l’accompagne à l’égard de plus de 300 000 patients français qui pourraient apaiser leur souffrance autrement ? Trente-trois pays ont légalisé partiellement ou totalement le cannabis à usage thérapeutique. Parmi eux, quatorze Etats d’Amérique du Nord, Israël, le Portugal, l’Italie, la Roumanie, l’Espagne, la Pologne, le Royaume-Uni, l’Autriche, la Belgique, la Finlande, les Pays-Bas, l’Irlande, la Suisse, l’Allemagne, la Thaïlande et très prochainement le Canada ont entendu les souffrances de millions de malades qui sont désormais apaisés sereinement, en toute légalité.
 
Pourquoi une minorité de réfractaires persistent-ils à considérer l’usage du produit comme dangereux, en le réduisant à la catégorie des substances prohibées ? Puisent-ils leur opposition dans l’observation concrète d’une patientèle utilisatrice où subissent-ils les affres d’influences spéculatives ? La question ainsi posée se heurte désormais au rapport très complet des effets du cannabis sur la santé que les académies américaines des sciences, d’ingénierie et de médecine ont publié en 2017. Des certitudes et preuves substantielles y sont révélées. Elles confirment l’efficacité du produit dans la gestion de la douleur chronique, les troubles physiques provoqués par les chimiothérapies et les spasmes musculaires liés à la sclérose en plaques.
Sans pour autant s’opposer à la pharmacopée française usuelle qui repose sur différentes classes médicamenteuses dont les opiacées et ses dérivés tels que la morphine, le Tramadol, l’Efferalgan codéiné, l’Oxycontin, etc., utilisés pour le traitement de la douleur, il s’agit d’autoriser l’usage d’un produit alternatif, dont le mode d’action et le mode d’administration tel que la vaporisation n’entraînent quasiment aucun effet secondaire.
 
Combien de temps la France va-t-elle persister à cultiver son retard ? Le 24 mai 2018, Mme Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, a déclaré vouloir ouvrir le débat national sur le cannabis à usage thérapeutique qu’elle souhaite enrichi d’études approfondies, précisant le retard évident que la France avait pris sur cette opportunité. « Il n’y a aucune raison d’exclure, sous prétexte que c’est du cannabis, une molécule qui peut être intéressante pour le traitement de certaines douleurs très invalidantes », a-t-elle ajouté… Il y a assurément matière à distinguer les molécules de la plante en faisant preuve de pédagogie auprès du public et des élus. Certains d’entre eux se contentent encore d’observer le cannabis sous le prisme de ses effets récréatifs et de l’économie délictuelle qu’il génère. Selon la récente enquête de l’Ifop (pour Terra Nova - EchoCitoyen, publiée le 11 juin 2018)*, 82 % des sondés sont favorables à l’usage du cannabis sur prescription médicale, 73 % sont convaincus du devoir de l’Etat dans le financement de la recherche sur les usages thérapeutiques du cannabis, et 62 % considèrent que le cannabis médical doit être enfin accessible sous toutes ses formes voire même remboursable par la Sécurité sociale. Cette enquête souligne le retard pris par la France et démontre l’urgence de mettre un terme à la culture du tabou sur le cannabis. L’efficacité thérapeutique d’une de ses molécules (le CBD) est désormais avérée et pleinement exploitée hors de nos frontières.
 
Par ailleurs, et d’un point de vue social et économique, les pays ayant légiféré et encadré la production de cannabis thérapeutique constatent la création d’emplois directs et induits, preuve de l’émergence d’une filière économique prometteuse. Persister à entretenir le flou juridique sur le CBD contenu dans la plante, molécule médicinale et non psychotrope du cannabis, entretien une ambiguïté favorable à l’émergence de commerces opportuns qui jouent sur la crédulité d’un public en attente d’une réglementation claire, favorable à leur usage médical et médicinal. Les producteurs de chanvre et/ou les agriculteurs qui souhaitent diversifier leur culture déplorent quant à eux ce déficit persistant de réglementation qui les exposerait comme de potentiels justiciables pour trafic de stupéfiants…
 
Dans l’intérêt général, la situation doit évoluer par des directives clarifiées. Allons plus vite, madame la ministre ! Avec le plan particulier de dynamisation du département de la Creuse décrété par le président , saisissez l’occasion d’instaurer la réglementation d’une filière économique florissante pour un territoire qui en a fort besoin. Solidaires, nous soutenons la démarche des élus creusois qui revendiquent l’octroi des autorisations nécessaires à expérimenter la production et la transformation d’un cannabis cultivé, conditionné et commercialisé localement, exclusivement à des fins thérapeutiques. Tous les acteurs de la filière sont prêts et attendent du gouvernement un acte fort pour avancer et réguler cette nouvelle activité.
 
* Sondage réalisé sur un panel de 2 016 personnes âgées de 18 ans et plus, suivant la méthode des quotas
 
Source: leparisien.fr
 
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By Canna meric,
"Je travaille de façon 100% légale" : un producteur de cannabis thérapeutique du Vaucluse réclame une loi
De plus en plus de magasins français vendent du CBD, une molécule extraite de la plante de chanvre et qui aurait des vertus thérapeutiques. Dans le Vaucluse, où nous nous sommes rendus, Yohan déplore le vide juridique qui entoure sa production.
 
 
Au pied du massif du Luberon, sous un soleil de plomb, deux amis de Yohan sont venus lui donner un coup de main. Ce vendredi 1er juin, dans sa ferme du Vaucluse, cet agriculteur de 39 ans ne sait plus où donner de la tête. Quand il parle du succès grandissant des produits à base de cannabidiol, plus connu sous le nom de CBD, ce producteur de chanvre est soudain ému. "On l'avait rêvé", lâche-t-il, le sourire jusqu'aux oreilles.
Un aboutissement pour cet ancien Parisien, ex-commercial dans de grandes entreprises, qui a effectué son "retour à la nature" il y a quatre ans, en reprenant les terres familliales. Mais il déplore aussi le flou qui encadre sa production, que beaucoup confondent encore avec le THC, la substance psychotrope également contenue dans le cannabis.
Si la consommation du CBD n'est pas interdite, aucun cadre légal ne précise les conditions de son utilisation. Une situation "intenable", selon plusieurs producteurs de chanvre interrogés par franceinfo. Mais depuis que la ministre de la Santé Agnès Buzyn s'est exprimée en faveur de recherches sur le sujet, l'espoir de voir une évolution à moyen terme renaît. D'autant que l'opinion publique semble favorable à une évolution de la loi sur le sujet. Selon une étude* révelée par franceinfo, 82% des sondés seraient favorables à une régulation du cannabis afin de permettre un "usage médical encadré".
 
"J'ai retrouvé le sommeil"
Si Yohan refuse de révéler les chiffres de ventes de son site internet, il affirme avoir du mal à faire face à la demande. Son amie Jade, atteinte de spondylarthrite ankylosante, une maladie douloureuse des articulations, est venue lui rendre visite pour acheter une fiole d'huile de CBD, à 39 euros les 20 ml.
Le cannabidiol aurait des propriétés anti-inflammatoires et des effets antidépresseurs, selon des "preuves préliminaires" d'études "très sérieuses", rapporte L'Express. "Les médicaments que je prenais contre la douleur n'étaient pas satisfaisants, affirme Jade. Lorsque j'ai commencé à prendre du CBD, j'ai retrouvé le sommeil et une vie sociale presque normale". 
 

Des plants de chanvre en période de floraison poussent sur la parcelle de Yohan, un producteur d'huiles de CBD et de fibres de chanvre, dans le Vaucluse, pendant l'été 2017. (Canebounes / Franceinfo)
 
Yohan hoche la tête. "C'est aussi pour eux que je fais ça, ajoute l'agriculteur. J'ai de la compassion pour les gens". L'ancien commercial déplore le vide juridique autour de la molécule, qui empêche selon lui les médecins de profiter du CBD pour "soigner les gens". Il espère que des cliniques pourront prochainement "se spécialiser autour du cannabis". 
 
Le nom botanique du chanvre est Cannabis sativa L, d'où la confusion qui existe parfois entre la plante aux effets psychoactifs, habituellement appelée "cannabis", et la production de chanvre industriel, qui est utilisé dans le bâtiment, le textile, etc.
Il s'agit de variétés différentes de la même plante. La loi française interdit la culture et l'utilisation industrielle de cannabis à fort taux de THC, considéré comme stupéfiant. La "culture, l'importation, l'exportation et l'utilisation industrielle et commerciale" de la plante sont autorisées, à condition que le taux de THC, une molécule psychotrope, soit inférieur à 0,2%, précise l'arrêté du 22 août 1990.
 
"On travaille avec les gendarmes"
Autre condition édictée par le texte : seule l'exploitation des fibres et des graines est autorisée, ce qui pose problème pour l'extraction du CBD. Les fleurs contiennent plus de molécules actives que la tige et les graines. Yohan, lui, l'assure : "Je travaille de façon 100% légale", précisant même qu'il "travaille avec les gendarmes". "On veut travailler la plante légalement dans son intégralité", ajoute-t-il. Pour ce qui est des fleurs, il élude : "On ne va pas les jeter".
D'autres producteurs ont eu plus de mal à s'entendre avec les gendarmes. En février dernier, deux tonnes d'huile de CBD étaient saisies dans les Alpes-de-Haute-Provence. Dans une autre exploitation du sud-est de la France, deux propriétaires d'une exploitation de chanvre ont vu leur production saisie et ont été placés en garde à vue pour fabrication illicite de stupéfiants en bande organisée.
La justice leur reproche d'avoir dépassé le taux légal. Si la procédure est toujours en cours, un employé contacté par franceinfo affirme avoir vécu "un traumatisme" lorsqu'il est emmené "pour la première fois de sa vie" à la gendarmerie, en décembre 2017. "Ils nous ont reproché de produire des plants avec un taux supérieur à 0,2% et de vendre des fleurs", rapporte-t-il à franceinfo.
 
Briser la barrière psychologique
Pour briser la barrière psychologique que constitue encore le travail du cannabis, qui peut traîner une image liée de près ou de loin à la drogue, les associations veulent surtout informer. Pour ces organisations, le succès du CBD prouve que les idées évoluent de jour en jour, surtout dans les régions où le cannabis thérapeutique apparaît comme une aubaine économique. Le 23 mai dernier, l'association NormL organisait une réunion publique à Guéret, dans la Creuse. L'événement a fait salle comble.
Leurs efforts semblent porter ses fruits. A l'Assemblée, de plus en plus de parlementaires s'intéressent à la question. Le député du Vaucluse Jean-Claude Bouchet, "pas spécialiste de la question", affirme à franceinfo être en train de rédiger "une question écrite" au gouvernement sur le sujet. "On est entre deux univers, déplore-t-il. A la fois on peut commercialiser le CBD et, d'un autre côté, ce n'est pas considéré comme un médicament. Il faut donc alouer des moyens de recherche pour évoluer sur la question".
Yohan envisage quant à lui de s'associer avec d'autres producteurs et de convaincre des amis agriculteurs de se lancer dans la production de chanvre, "qui fait tout mieux que les autres plantes", répète-t-il, en bon commercial.
 
Source : francetvinfo.fr
 
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By mrpolo,
Médicalement peu dangereux, mais souffrant d’une image de drogue. Pourtant, des milliers de malades consomment du cannabis pour leur bien-être. Certains médecins préféreraient encadrer cette pratique. C'est le cas de Nicolas Authier, chef du service de pharmacologie médicale au CHU de Clermont-Ferrand.   Photo d'illustration © Lars Hagberg   Nicolas Authier est chef du service de pharmacologie médicale au CHU de Clermont-Ferrand. Il s’est fait remarquer le 14 mai avec un article intitulé « Pourquoi nous devrions expérimenter le cannabis thérapeutique en France ».
 
Vous êtes pour un cannabis thérapeutique très encadré ?
Soit on l’autorise sans demander qui prescrit, pour quelle maladie, qui fait pousser le cannabis… Et alors c’est de l’hypocrisie. C’est presque une dépénalisation.
Ou alors, on encadre ça. Parce qu’un médecin ne va jamais prescrire un joint à fumer. C’est mauvais pour la santé. Surtout, ça permettrait de libérer la parole de tous ces gens qui s’automédique avec du cannabis.
 
C’est pour eux que vous voulez encadrer. Parce qu’on ne peut pas prendre le risque qu’ils consomment n’importe quoi ?
J’en ai encore rencontré un ce matin. Parfois, des gens qui ne fumaient pas avant. Même pas de tabac. Certains nous amènent ce qu’ils consomment et on le teste pour eux. Le cannabis ne soigne pas tout, mais on sait que c’est efficace contre les douleurs chroniques, les nausées liées à la chimio ou la spasticité (problème musculaire, N.D.L.R.). Le but n’est pas de remplacer les traitements traditionnels. Le cannabis ne viendrait qu’en troisième ou quatrième option. Un plus.
Cannabis thérapeutique : une filière pourrait voir le jour d’ici un an selon le député de la Creuse
On est sûr de l’efficacité ?
Il y a beaucoup d’études, mais sur des panels très réduits. Parce que ça coûte très cher. Il faudrait qu’un laboratoire pharmaceutique s’en empare. Mais pour eux, ce n’est pas très lucratif. Il faudra certainement passer par un financement étatique.
 
Source : Observatoire français des drogues et des toxicomanies

Il n’y a pas de risque de dépendance ?
Déjà, le cannabis en soi est peu addictif. Moins que le tabac ou la cocaïne. C’est un peu équivalent à l’alcool. 
Avec le cannabis thérapeutique, le risque est encore plus faible. Pas plus qu’avec la Codéine, dérivé de l’opium. Ou avec les anxiolytiques.
L’Agence du médicament n’est pas contre passer à l’expérimentation. Elle l’a déjà autorisée pour tester les effets au volant.
  Alors, ça bloque où ?
Le cannabis thérapeutique pâtit d’une image de drogue. Pourtant, la morphine ne pâtit pas d’être un dérivé de l’héroïne. Le frein, c’est que le cannabis thérapeutique soit l’ouverture à la dépénalisation du cannabis. Mais c’est un frein politique. Les médecins ne peuvent pas s’occuper de politique. Pourtant, le cannabis thérapeutique existe déjà en Suisse, en Espagne, en Allemagne, bientôt en Italie…
 
Il est déjà autorisé la vente de cannabis sans THC. 
Oui, avec seulement le CBD (cannabidiol). L’autre principe actif. Mais pour que ce soit efficace thérapeutiquement, il faut les deux. Et selon leur dosage, les effets sont différents. On peut imaginer différentes posologies, adaptées aux pathologies, selon les dosages.
Source : Observatoire français des drogues et des toxicomanies

Selon vous, la frontière entre cannabis thérapeutique et récréatif est très floue. 
Oui. Les gens qui fument un joint pour dormir le soir. Ou pour déstresser d’une journée de travail. On ne peut pas parler de récréatif. Est-ce qu’on n’est pas déjà dans l’automédication ?
 
Vous pensez qu’on s’achemine quand même vers une autorisation ?
On trouvera facilement des gélules. On trouvera facilement du cannabis standardisé, fiable dans le temps comme Bedrocan aux Pays-Bas qui fournit entre autre le Canada. La seule question, c’est de savoir qui va financer la recherche. 
 
Par Simon Antony
 
Source: lamontagne.fr
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By mrpolo,
Dans un communiqué de presse, l’Union Francophone pour les Cannabinoïdes en Médecine (UFCM) invite Agnès Buzyn à se joindre à l’assemblée pour partager avec elle les avancées pharmacologiques et utilisations thérapeutiques du cannabis et des cannabinoïdes à l’occasion de la 7ème édition de son colloque.
 
« Comme Madame le ministre a pu le dire, la France a un réel retard à rattraper sur ses voisins européens. C’est pour cela que l’UFCM I care invite officiellement Mme Agnès Buzyn à se joindre à nous ».
 
Le colloque de l’UFCM se tiendra le 1er juin prochain à l’Université de Médecine de la Sorbonne, 91 boulevard de l’Hôpital, Amphithéâtre A.
L’événement regroupe chaque année des conférences d’experts internationaux et accueillera entre autres cette année Franjo Grotenhermen, acteur clé du système du cannabis médical en Allemagne, et Raquel Peyraube, médecin à l’origine de la légalisation du cannabis en Uruguay.
 
« Cette journée est donc une circonstance opportune pour mieux comprendre la démarche qui a permis la création d’un programme national qui vise à faciliter l’accès au cannabis médical pour les patients » conclut le communiqué.
 
Agnès Buzyn a récemment annoncé que le cannabis médical « pourrait arriver en France ».
 
Source: newsweed.fr
 
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By mrpolo,
Il a fait le buzz avec sa proposition de cultiver du cannabis thérapeutique en Creuse. Eric Correia, le président de l'agglomération du Grand Guéret, donnait une conférence sur le sujet ce mardi soir. Salle comble, certains n'ont pas pu y assister faute de place.
Eric Correia, à gauche, entouré des membres de l'association "Norml". © Radio France - Bénédicte Robin.
Guéret, France
C'est une proposition dont on parle beaucoup ces derniers temps. Celle d'Eric Correia, président de l'agglo du Grand Guéret, qui a demandé au préfet de la Creuse de faire du département un territoire pilote pour la culture du cannabis à visée thérapeutique.
   
Ce mardi soir au cinéma de Guéret, une conférence-débat était organisée sur le sujet. Plus de 200 personnes y ont assisté, preuve que le sujet intéresse. "On a aussi fait beaucoup de vue sur Facebook, où la conférence était retransmise en direct", a confié Eric Correia sur France Bleu Creuse ce mercredi matin.  "L'idée que je défends est avant tout sanitaire. Il y a de plus en plus de patients français qui ont recours au cannabis de manière illégale pour se soigner, et je trouve ça scandaleux qu'on soit dans l'illégalité pour se soigner. "
 
 
Faut-il dépénaliser le cannabis et l'autoriser de manière thérapeutique ? "Ce n'est pas mon combat", a répondu l'infirmier anesthésiste. "Il y a des patients qui sont dans la souffrance, et j'aimerais aujourd'hui qu'on m'explique comment un médecin peut prescrire des médicaments tels que la morphine ou le Tramadol qui sont des médicaments issus de l'opium, et qu'on ne pourrait pas prescrire des médicaments issus du cannabis. Il faut arrêter cette hypocrisie et avancer dans la recherche scientifique."
L'interview complète d'Eric Correia est à réécouter ici.
 
Par Tommy Cattaneo,
Source: FranceBleu.fr
 
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By mrpolo,
Prescrit aux personnes âgées, le cannabis thérapeutique aiderait à diminuer nettement les douleurs chroniques sans risque pour la santé. Une efficacité notamment prouvée chez des patients atteints de cancer par des chercheurs israéliens.
Dans quelle mesure le cannabis thérapeutique réduit-il la douleur sans induire d’effets indésirables ? Pour le savoir, des chercheurs israéliens* ont suivi 2.736 patients âgés de plus de 65 ans pendant 6 mois. Plus de 60 % d’entre eux ont bénéficié de cette prescription médicale dans le but d’apaiser une douleur, déclenchée dans la majorité des cas par un cancer. Au total, « 33 % ont pris cette molécule sous forme d’huile infusée, 24 % ont inhalé cette substance en fumant et environ 6 % par vaporisation ». 
 
Une douleur de 4 sur une échelle de 10 
A la fin de l’étude, « plus de 93 % des 901 répondants ont rapporté une baisse** de leur douleur, passant de 8 à 4 sur une échelle de 10. Pour plus de 60 % des patients qui à la base rapportaient une ‘mauvaise’ ou une ‘très mauvaise’ qualité de vie, cette donnée est passé de ‘bonne’ à ‘très bonne’. » Preuve que cette prescription s’est avérée globalement efficace. 
  Autres points, les rares effets secondaires se traduisaient dans 9,7% des cas par des vertiges, 7,1% par une sensation de bouche sèche. Le cannabis thérapeutique a par ailleurs permis de diminuer l’usage de médicaments : « après les 6 mois de prise, 18 % des participants ont réduit le dosage ou arrêté de prendre des analgésiques opiacés. » Ces molécules pouvant contenir de la morphine, sont prescrites sous ordonnance et exposent à un risque de dépendance. Un bienfait important pour alléger l’ordonnance des personnes âgées. « Ces résultats méritent d’être creusés », notent les scientifiques. 
 
A noter : à ce jour, le cannabis thérapeutique est totalement légalisé dans 24 pays du monde. En France, le seul médicament à base d’extraits de cannabis (THC*** et cannabidiol) est le Sativex®, spray nasal mis au point pour réduire les douleurs des patients atteints de sclérose en plaques. Ce dernier dispose d’une autorisation de mise sur le marché depuis le 8 janvier 2014, mais n’est toujours pas délivré dans les pharmacies. 
 
*Ben-Urion University of the Negev (BGU) and the Cannabis Clinical Research Institute of Soroka University Medical Center 
**valeur médiane ***tétrahydrocannabinol
 
Source: letelegramme.fr
 
 
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By mrpolo,
Un groupe d'une vingtaine de patients néerlandais est sur le point de tester le nouveau vaporisateur Bedrocan. Récemment, un appel a été lancé dans les médias néerlandais et par le biais d'associations de patients.
 
Plus de 70 patients ont dit qu'ils aimeraient participer. Le but de l'étude est de recueillir des commentaires sur, entre autres choses, la convivialité de ce dispositif médical. Le vaporisateur sera commercialisé sous le nom de Bedromedic®.
 
Avec un Bedromedic, il est possible d'inhaler les produits médicinaux de cannabis de Bedrocan en toute sécurité. Le chauffage du cannabis libère des vapeurs avec des composants actifs. La vapeur est inhalée au moyen d'un embout buccal et absorbée dans le corps par les poumons. Cela n'implique aucun tabac. Les températures sont plus basses que pendant le fumage, ce qui empêche la libération de substances nocives produites lors de la combustion.
 
L'étude est réalisée par le département de recherche de Bedrocan, qui contrôle les patients à l'avance. Les participants doivent avoir du cannabis médicinal de Bedrocan prescrit par un médecin. Il est également important qu'un participant ait au moins six mois d'expérience avec l'utilisation du cannabis comme médicament. Une expérience avec l'utilisation de vaporisateurs n'est pas nécessaire. Les participants ont le vaporisateur Bedromedic® envoyé chez eux et peuvent l'essayer chez eux. Ensuite, ils remplissent un questionnaire en ligne complet.
 
Source: bedrocan.com
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By mrpolo,
Alors que les Etats-Unis se sont ouverts au fructueux business du cannabis en légalisant son usage créatif dans plusieurs états, le créneau très convoité de l’herbe planante a fait naître une nouvelle start-up d’impression 3D.
 
 
 
Dans la lignée de Potent Rope, un filament d’impression 3D comestible à base de cannabis, une jeune pousse américaine dénommée MannaRobotics a développé une imprimante 3D capable d’imprimer des patchs de cannabis.
Issue du rapprochement entre Manna Molecular Science, une société du Massachusetts spécialisée dans les timbres transdermiques au cannabis, et Telamens spécialiste en fabrication additive dans le domaine de la défense, cette joint-venture fondée en 2016 a imaginé une solution d’impression 3D pour améliorer l’efficacité et la précision de ses produits.
Première imprimante 3D du genre, la MannaBot One alias « MB1 », embarque un extrudeur et un système de contrôle permettant de délivrer une quantité programmée d’extrait de cannabis sur un patch transdermique.
 
Destinée aux pharmacies, dispensaires et autres points de vente autorisés, la MB1 offre une solution facile et abordable capable de créer un patch reproductible de qualité pour chaque utilisateur avec une heure de formation. « tout ce qu’ils ont à faire c’est de prendre les patchs que nous leur fournissons, de les placer sous la machine, en utilisant le calculateur de dose pour mélanger les excipients avec l’actif, et la machine imprime une dose de chaque patch… Vous pouvez en faire plus d’un millier en huit heures.» Explique Nial Demena CEO de MannaRobotics.
 

 
La MB1 permet la fabrication de patchs personnalisés avec des niveaux de dose de cannabis très variables allant de 10 à 35 mg. Le système est en outre très flexible, pouvant être utilisé pour imprimer des patchs avec un plus large éventail de cannabinoïdes tels que le THC, le CBD, le CBN, ainsi que des combinaisons basées sur des ratios de cannabinoïdes particuliers.
« Cette technologie nous donne un excellent contrôle de la qualité et de la reproductibilité, caractéristiques des normes pharmaceutiques. » Souligne Manna Molecular Science. « Peu importe à qui vous avez acheté nos patchs transdermiques, ils seront conformes à nos normes de fabrication et de performance extrêmement élevées. »
 

 
Destinés à soulager des douleurs chroniques telles que fibromyaligie, ou un usage récréatif, ces patchs permettent de délivrer progressivement une certaine dose de cannabis dans le sang sur une période de 12 heures. L’autre avantage de cette solution réside dans sa discrétion ne trahissant aucun signe d’utilisation externe tel que l’odeur de cannabis ou les yeux rouges. Le patch doit être placé sur des zones telles que les chevilles ou les poignets où il y a une forte concentration de veines.

 
Source: primante3d.com
 
Potent Rope : un filament d’impression 3D comestible à base de cannabis !

 
La diversité des matériaux d’impression 3D et particulièrement celle des filaments, a littéralement explosé ces trois dernières années. Entre les filaments composites (bois, carbone, bronze, fibres de verre…) les polymères hautes performances (PEEK, ULTEM..) ou encore les biosourcés (coquilles d’huître, algue, lin…), l’utilisateur dispose aujourd’hui d’une offre pléthorique. A l’image de cette diversité où l’ingéniosité côtoie l’insolite, deux américaines dénommées Ashley Herr et Paige Colen ont imaginé un filament d’impression 3D comestible à base de cannabis.
Cofondatrices d’Hippocratic Growth LLC, une compagnie basée dans le Maryland, spécialisée dans la culture et la transformation du cannabis médical, les deux sœurs ont développé un filament baptisé « Potent Rope » permettant aux consommateurs d’imprimer de petits objets comestibles avec des doses très précises de cannabis.
« Nous travaillons à l’élaboration de modèles CAO pour vous aider à imprimer votre dosage approprié, car les médecins de l’industrie médicale du cannabis vous le diront, chaque patient est différent et ses exigences de dosage, ce qui rend le titrage un exercice nécessaire à chaque patient. » explique Paige Colen.
 

 
« Plutôt que de prendre une capsule de gel liquide de 10 mg pleine d’huile de cannabis ou de tablette, qu’en est-il de l’impression 3D d’un caniche de 7,5 mg, ou d’une Tour Eiffel ou d’une petite fusée ? Ce filament nous permettra d’adapter des profils de cannabinoïdes spécialisés qui répondent spécifiquement aux besoins de chaque individu. Potent Rope permet aux consommateurs de cannabis médical de s’assurer qu’ils reçoivent exactement ce que le médecin a ordonné au milligramme près« , ajoute Paige Colen.

Fabriqué à partir d’un système d’extrusion Filabot EX2, « Potent Rope » a nécessité trois ans de développement pour arriver à la formule idéale : un polymère thermoplastique comestible et hydrosoluble que l’on peut mélanger avec différents cannabinoïdes et terpènes. La fabrication du filament passe par la décarboxylation (procédé permettant d’activer le THC (principe actif du cannabis) ) l’huile de cannabis qui est ensuite mélangée au thermoplastique.
Outre la diversité des objets en cannabis qui pourront être imprimés, Ashley Herr et Paige Colen entendent exploiter la capacité de personnalisation de leur filament. Ainsi chaque consommateur pourra créer sa propre souche en combinant différentes huiles de cannabis, THC, Sativa, Indica ou encore CBD…
 

 
La compagnie qui a déjà reçu un avis d’acceptation par l’Office des brevets et des marques des États-Unis (USPTO), annonce le lancement de la production pour cette année. N’étant pas strictement classé comme «comestible», puisque principalement fabriqué à partir d’excipients pharmaceutiques, Potent Rope sera légal dans les états qui interdisent les bonbons et les aliments au cannabis (space-food). Décliné dans plusieurs couleurs le filament sera compatible avec la plupart des imprimantes 3D FDM.
 
Source: primante3d.com
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By mrpolo,
Si beaucoup d’entre nous ont déjà entendu le nom de cette maladie, peu savent vraiment ce qu’est la fibromyalgie.  Cette maladie chronique a une intensité variable selon les patients. Elle entraîne des douleurs musculaires et articulaires, de la fatigue, des  troubles de l’humeur, des troubles du sommeil mais aussi des troubles cognitifs dans certains cas.  
N’importe quelle personne atteinte de la fibromyalgie sait bien que cette maladie peut être très dangereuse et qu’elle reste difficile à traiter. La médecine ne cesse de multiplier les recherches scientifique pour améliorer le bien être des patients.
Des effets thérapeutiques indéniables
Et depuis peu plusieurs de ces recherches ont reconnu les bienfaits du chanvre, aussi connu sous le nom de cannabis. Cela pourrait apaiser la douleur causée par la fibromyalgie, particulièrement sous la forme de chewing gum qui se révèlerait être la plus efficace. L’avantage de mâcher le cannabis au lieu de le fumer ou de le manger,vient du fait qu’il se dissous immédiatement dans la bouche, sans avoir passer par le foie. Les bénéfices sont donc encore plus rapides.
Le MedChewRx, c’est son nom, est une combinaison de chewing-gum CBD/THC. Le THC et le CBD sont deux cannabinoïdes, des composés chimiques issus des plantes de cannabis, et qui offrent toute une gamme de bénéfices thérapeutiques. Ils seraient d’ailleurs en cours d’essais cliniques pour le traitement de la douleur et de la spasticité associées à la sclérose en plaques.
 

 
La gomme de cannabis a démontré de nombreux bienfaits, tels que la stimulation du système cardiovasculaire, une régulation du déclin cognitif lié à l’âge, la réduction du stress mais aussi des effets neuro-protecteurs et neuro-stimulateurs du cerveau.
Il ne fait aucun doute que le chewing-gum au cannabis est plus facilement accepté par la société que les joints. Cela pourrait donc permettre aux victime de fibromyalgie de soulager leur douleur, sans avoir à s’inquiéter de la réaction des personnes qui les entourent.
 
Source: vonjour.fr
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By mrpolo,
Science/Homme: Les États américains ayant légalisé le cannabis à usage médical ont réduit de 15% leur vente d’alcool
La vente d’alcool a diminué dans les États américains qui ont légalisé la consommation de cannabis à usage médical. Ceci est le résultat d’une étude faite par des scientifiques de l’Université du Connecticut et de l’École Andrex Young School of Policy Studies à Atlanta, aux États-Unis. Les chercheurs ont analysé les chiffres de la vente d’alcool dans plus de 2000 régions entre l’année 2006 et 2015. La tendance de la vente d’alcool dans les États qui ont légalisé le cannabis à usage thérapeutique a été comparée à celle des États ou le cannabis reste entièrement illégal.
Ils ont trouvé que le cannabis et l’alcool sont des substituts. Lorsqu’il est comparé à la bière et au vin, les chercheurs ont déclaré que la légalisation du cannabis médical a un effet négatif sur la vente de ces produits en diminuant respectivement leur vente de 13.8% et 16.2%.
Les auteurs ont écrit que les résultats “abordent les répercussions possibles des lois sur la légalisation du cannabis médical quant à l’utilisation d’autres substances qui peuvent entrainer des conséquences négatives sur la santé ainsi que sur les aspects sociaux. Le rapprochement entre ces différentes substances est un problème de santé publique important à prendre en compte”.
”Baggio M, Chong A, Kwon S. Helping Settle the Marijuana and Alcohol Debate: Evidence from Scanner Data. SSRN. 1er Novembre 2017.”
Science/Homme: La consommation de cannabis n’augmente pas le risque athérosclérose
Lors d’une étude avec 3498 participants du CARDIA (Risque de Développement d’Artère Coronaire chez les Jeunes Adultes), la consommation de cannabis n’a pas été associée à une augmentation du risque de développement d’athérosclérose. Un groupe de travail composé de chercheurs suisses et américains a publié leurs observations dans le journal Addiction. Les participants étaient âgés de 18 à 30 ans en 1985/1986 au début de l’étude et ont été suivis pendant 25 ans.
Parmi ceux qui n’ont jamais fumé de tabac, la consommation de cannabis n’a pas été associée à une augmentation de calcium dans l’aorte abdominale ni dans les artères coronaires. En revanche, le cannabis consommé en association avec du tabac a augmenté le risque de développement d’athérosclérose. Les auteurs ont conclu que “la consommation de marijuana semble être associée à une athérosclérose sub-clinique, mais seulement chez les fumeurs de tabac.”
Auer R, Sidney S, Goff D, Vittinghoff E, Pletcher MJ, Allen NB, Reis JP, Lewis CE, Carr J, Rana JS. Lifetime Marijuana Use and Subclinical Atherosclerosis: The Coronary Artery Risk Development in Young Adults (CARDIA) Study. Addiction. 22 Nov 2017.
Paraguay: Le Congrès National légalise la culture de cannabis pour un usage médical
Le Congrès National du Paraguay a voté une loi ce 5 Décembre créant ainsi un système d’import de graine de cannabis et de culture pour une utilisation médicale. Une décision qui est déjà suivie par plusieurs pays d’Amérique Latine. L’Union des nations Sud-Américaines a autorisé l’importation d’huile de cannabis en Mai 2017, sous le contrôle du ministère de la Santé, et cette décision de rendre le cannabis plus facilement accessible a été célébrée par de nombreux patients.
Roberto Cabanas, vice-président de l’association sur le cannabis médical déclare “Nous sommes très heureux, car cette décision va également autoriser l’importation de graine pour la production d’huile”. Sa fille est atteinte du syndrome de Dravet et la famille devait payer 300 dollars américains par mois pour l’importation d’huile afin de pouvoir la traiter. Le Pérou, le Chili, l’Argentine et la Colombie ont déjà légalisé le cannabis à usage médical. L’Uruguay a elle entièrement légalisé toute consommation de cannabis ainsi que sa culture et sa vente.
”Reuters du 5 Décembre 2017”
En bref
ONU: Aucun rapport n’a déclaré d’abus ou de dépendance au CBD
C’est au cours de sa 39e réunion tenue du 6 au 10 Novembre que le comité d’expert sur la dépendance aux drogues de l’OMS a débattu sur le statut du CBD (cannabidiol) en ce qui concerne les mesures de contrôle des traités des Nations Unies. Le rapport déclare « qu’il n’y a aucun cas rapporté d’abus ou de dépendance suite à la consommation de CBD pur. Il n’y a également aucune statistique qui soit publiée sur la consommation non médicale de CBD. »
CANNABIDIOL (CBD): Pre-Review Report
 
Science/Homme: Le THC réduit l’urgence d’être physiquement actif chez un patient atteint d’anorexie nerveuse
Chez un patient de 27 ans atteint d’anorexie nerveuse, un traitement avec 2 fois 7.5mg de THC a permis de réduire son envie d’être physiquement actif. Aussi, les comportements des symptômes des troubles compulsifs de l’alimentation ont été améliorés.
Université de l’Hôpital d’Erlangen, Allemagne.
Graap H, et al. Int J Eat Disord. 1 Dec 2017.
 
IACM: Nouvelles publications dans Cannabis and Cannabinoids Research
De nouveaux articles ont été publiés dans le CCR, le journal partenaire de l’IACM
”Cannabis et Douleurs: Une Revue Clinique” par Kevin P. Hill, Matthew D. Palastro, Brian Johnson, et Joseph W. Ditre, ” L’Importance Clinique des Endocannabinoïdes dans la Gestion de la Douleur de l’Endométriose” par Jerome Bouaziz, Alexandra Bar On, Daniel S. Seidman, et David Soriano, ” L’utilisation du Cannabis pour les Maux de Tête ” par Bryson C. Lochte, Alexander Beletsky, Nebiyou K. Samuel, et Igor Grant,
” Le Cannabis Comme Substitut à la Médication de la Douleur à Base d’Opioïdes: Self-Report du Patient” par Amanda Reiman, Mark Welty, et Perry Solomon, et
” Racines de Cannabis: une Thérapie Traditionnelle avec un Futur Potentiel pour Traiter l’Inflammation et la Douleur” par Natasha R. Ryz, David J. Remillard, et Ethan B. Russo.
 
Canada: La Chambre des Communes a passé une loi sur la légalisation du cannabis
La Chambre des Communes du Canada a voté une loi visant à légaliser l’utilisation récréative du cannabis. Les membres du Parlement ont voté pour à 200 voix contre 82. La proposition a été transmise au Sénat qui a le pouvoir de repousser ou de stopper les plans du gouvernement sur le cannabis, si une majorité décide de voter contre.
”iPolitics du 27 Novembre 2017”
 
États-Unis: Le Minnesota a ajouté l’autisme et l’apnée du sommeil à la liste des conditions pour l’utilisation médicale du cannabis
À partir de Juillet prochain, les habitants du Minnesota seront capables d’utiliser du cannabis médical pour traiter l’autisme et l’apnée du sommeil. Le Minnesota autorise désormais l’utilisation du cannabis à usage médical pour 13 conditions de santé, incluant les douleurs chroniques et le syndrome de Tourette. Il est le 4e État à l’autoriser pour traiter l’autisme.
”Star Tribune du 1er Décembre 2017”
 
Science/Animal: L’activation du récepteur CB2 pourrait réduire les lésions rénales
Des recherches faites sur les souris démontrent que l’activation du récepteur CB2 peut protéger contre les conséquences d’une réduction de l’apport sanguin aux reins et ainsi prévenir les lésions rénales aiguës.
Centre des sciences de la santé de l’Université du Tennessee, États-Unis.
Pressly JD, et al. J Pharmacol Exp Ther. 29 Nov 2017.
 
Science/Homme: La consommation de cannabis chez les adolescents peut être associée à un risque élevé d’hypomanie
Dans une étude sur 3370 participants contactés à l’âge de 17 ans et testés entre l’âge de 22 à 23 ans, la consommation de cannabis a été associée à un deux fois plus élevé (rapport de cote de 2.21) concernant le développement de l’hypomanie.
École de Médecine de Warwick, Université de Warwick, Coventry, Royaume-Uni.
Marwaha S, et al. Schizophr Bull. 2017 Nov 28.
 
Science/Animal: L’augmentation de la concentration d’endocannabinoïdes améliore l’état épileptique
Chez un modèle de souris atteinte d’épilepsie caractérisé par des crises perpétuelles, l’inhibition de la dégradation de l’endocannabinoïde 2-AG (2-arachidonoylglycerol) à améliorer de manière significative leurs états.
IRCCS-Mario Negri Institut pour la Recherche Pharmacologique, Milan, Italie.
Terrone G, et al. Epilepsia. 24 Nov 2017.
 
Un coup d’œil sur le passé
Il y a un an
Science/Homme: La consommation de cannabis des patients présentant un cancer diminue par deux le risque de mourir à l’hôpital Il y a deux ans
Science/Homme: Selon une étude clinique, l’extrait de CBD pourrait diminuer par deux le nombre de crises de plus de la moitié des enfants épileptiques Australie: Le gouvernement crée une structure nationale destinée à réguler la culture du cannabis destiné à des fins médicales Bulletin traduit par l’UFCM à partir de la version anglaise du bulletin
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Source: ufcmed.org
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By mrpolo,
Pour l’instant, le CBD ne devrait pas être sujet à une classification dans la liste internationale des substances contrôlées a déterminé l’OMS à l’issue de sa revue initiale du cannabidiol.
 
 
Le Comité d’experts sur la dépendance aux drogues (ECDD) de l’OMS se réunissait en effet pour décider du sort de certaines substances, dont le cannabidiol. Parmi les conclusions du groupe, le comité a annoncé également sa volonté d’entreprendre une revue complète du cannabidiol en 2018 :
 
« Il existe un intérêt accru dans les Etats membres sur l’usage du cannabis pour des indications médicales dont les soins palliatifs. En réponse à cet intérêt et son usage en hausse, l’OMS a collecté ces dernières années davantage de preuves scientifiques sur l’usage thérapeutique et les effets secondaires du cannabis et des composés du cannabis.
 
A cette fin, l’ECDD a réalisé une revue initiale d’un composé du cannabis appelé cannabidiol (CBD). Les preuves récentes issues des études animales et humaines montrant que son utilisation pourrait avoir certaines valeurs thérapeutiques pour les crises dues à l’épilepsie et d’autres conditions liées. Les preuves actuelles montrent également que le cannabidiol n’est pas susceptible d’abus ou de dépendance comme pour les autres cannabinoïdes (comme le Tetra Hydro Cannabinol (THC) par exemple). L’ECDD conclut ainsi que l’information actuelle ne justifie pas la classification du cannabidiol et repousse une plus ample revue des préparations au cannabidiol à mai 2018, lorsque le comité entreprendra un examen complet du cannabis et des substances liées au cannabis. »
La 40ème réunion de l’ECDD sera donc dédié au cannabis, et comprendra des pré-examens des substances suivantes, en plus du cannabidiol :
 
la plante de Cannabis et sa résine les extraits et les teintures de cannabis le Delta-9-Tetrahydrocannabinol (THC) les isomères du THC  
Le CBD reste donc pour l’instant hors des listes des substances contrôlées au niveau international. S’il devait rentré dans une de ces listes, son usage pourrait se retrouver restreint.
Le rapport complet de la 39ème réunion de l’ECDD est disponible ici.
 
Source: newsweed.fr
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By mrpolo,
Le THC, principe actif du cannabis, pourrait avoir des effets bénéfiques sur les patients atteints du Sida. Selon une étude, cette molécule aux effets psychoactifs freinerait le déclin des capacités mentales des malades. 
 fotoall/epictura   La moitié des patients infectés par le VIH ont des troubles neurocognitifs. Le langage, l’attention, la mémoire ou la vitesse de traitement de l’information peuvent être atteints. 
Le système immunitaire des patients est entièrement mobilisé pour combattre la maladie. Ce qui provoque alors une inflammation chronique dans le cerveau. 
Si le virus du Sida n’infecte pas directement les neurones, il attaque des cellules, qui sécrètent ensuite des substances toxiques pour le cerveau. 
Le THC comme agent anti-inflammatoire 
Selon une étude, menée par la Michigan State University, la marijuana constituerait un rempart efficace à cette dégénérescence mentale due au VIH. 
Le THC, ou tétrahydrocannabinol, agirait en effet comme un agent anti-inflammatoire. La molécule permettrait de réduire le nombre de globules blancs inflammatoires, appelés monocytes. Ils sécrèteraient aussi moins de protéines dans le corps. 
« Cette diminution du nombre de cellules pourrait ralentir, voire arrêter l’inflammation, et donc potentiellement aider les patients à préserver leurs capacités cognitives », précise Mike Rizzo, co-auteur de l’étude et diplômé en toxicologie. 
Pour mener cette étude, les chercheurs ont prélevé des échantillons de sang à 40 personnes malades du Sida, qui consomment ou non de la marijuana. Ils ont ensuite isolé les globules blancs de chaque patient et ont analysé le taux de cellules « infectées ». 
Résultat : les malades qui ne fumaient pas de cannabis avaient un taux de cellules inflammatoires plus élevé que ceux qui en fumaient. Le taux des consommateurs de marijuana était presque au même niveau qu’une personne non-malade. 
Vers de nouveaux traitements ? 
L’objectif de cette étude n’est évidemment pas de convaincre des bienfaits du cannabis et d’augmenter sa consommation. Mais c’est un pas de plus vers l’élaboration de nouveaux traitements pour les malades du VIH. Des médicaments qui pourraient donc avoir des composants issus de la marijuana. 
Selon les chercheurs, ce processus pourrait aussi aider pour d’autres pathologies, comme Alzheimer ou Parkinson. Car ces deux maladies touchent aussi le système nerveux. 
 
Source: Pourquoidocteur.fr
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By mrpolo,
Dix ans pour mettre au point une gélule qui peut changer la vie de beaucoup d'addicts, une vie qui peut tourner au cauchemar.
 
 
Photo: © MAXPPP

C'est un travail d'équipe au long cours qui a ses racines à Bordeaux. Au cours de ses recherches sur les effets du canabis, l'équipe du Neurocentre Magendie a découvert que sa prise entraîne la production dans le cerveau d’une molécule appelée prégnénolone. Elle a pour effet naturel de défendre l’organisme contre les effets de cette drogue. Une solution pour soigner l'addiction au cannabis. Impossible de l'utiliser en tant que telle, elle ne s'y prête pas. Les chercheurs, fédérés autour de Pier-Vincenzo Piazza, directeur de recherche Inserm, ont donc trouver la parade :
À partir de cette découverte scientifique, nous avons créé la société Aelis Farma et nous sommes les premiers à avoir développé un dérivé stable de la prégnénolone. C’est aujourd’hui la seule solution pharmacologique pour contrer les effets du cannabis et son addiction.
 
C'est cette formule qui va être en tests cliniques en 2018  aux Etats-Unis.
Avoir eu la possibilité de trouver le mécanisme naturel qui protège contre le cannabis, avoir la possibilité de trouver la solution jusqu'à l'homme, c'est l'accomplissement de toute une carrière et du travail de toute l'équipe. Si le succès continue, un déploiement sur le marché est envisageable d’ici fin 2024. Ce serait une satisfaction immense pour toute l’équipe !
 

Le Docteur Piazza dans son laboratoire ( archives ) / © Theillet Laurent MAXPPP

Une gélule qui pourrait être prescrite par le généraliste

Le Docteur Piazza souligne : 
Prendre cette drogue, ce n'est pas une maladie. Mais quand la personne veut arrêter et qu'elle a du mal... Mieux vaut intervenir dès les premiers signes d'addiction. A-priori une gélule par jour sur une durée à déterminer.
Le cannabis diminue les capacités de mémorisation et d’apprentissage. Une consommation soutenue peut induire un symptôme démotivationnel profond qui rend la capacité de s’engager et de produire un effort très difficile. Entre 16 et 30 ans, on note 5 fois plus de chômage et 10 fois moins de chance d’avoir un diplôme universitaire chez les sujets qui en consomment tous les jours . 
Pourquoi une recherche fondamentale à Bordeaux puis la suite aux USA ? 

Le Docteur Piazza souligne le rôle et le soutien majeur de la France durant toutes ces années.
La France a supporté le projet à fond, notamment via l'Inserm.
La raison, c'est que les Américains ont une politique aggressive de financement de la recherche pour la toxicomanie. Les USA  ont apporté 3 millions d'euros. C'est leur politique de "joint venture" pour aider les sociétés comme nous, pour aider le développement de nouvelles thérapies. Au niveau européen, il n'y a pas de programme spécifique sur la toxicomanie.
Le cannabis : un enjeu de santé majeur

C'est la 1ère drogue consommée en France.  11 % des adultes de 18 à 64 ans sont des consommateurs de cannabis, soit 4,6 millions de personnes *. Une proportion encore plus inquiétante chez les jeunes : plus d’1 sur 4 déclare en avoir consommé au cours du dernier mois. D’après une enquête ESPAD de 2015, les jeunes français âgés de 16 ans consomment plus souvent que les autres européens du même âge (1ère position sur 35 pays).
La teneur moyenne en THC dans les produits augmente, celui de la résine a triplé en 10 ans.

Selon le Cannabis Abuse Screening Test développé par l’OFDT, 21% des usagers actuels présentent un risque élevé d’usage problématique ou de dépendance.


* source Observatoire français des drogues et toxicomanies
https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/gironde/bordeaux/bordeaux-neurocampus-medicament-contre-addiction-au-cannabis-2024-1384113.html
 
Par Canna meric, dans Proposez vos News !
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By mrpolo,
Plusieurs états américains ont légalisé les extraits de cannabis, ou sont sur le point de le faire, généralement sous forme de préparations contenant du CBD avec très peu voir du tout de THC. Les politiciens conservateurs sont beaucoup plus disposés à adopter une approche d’une solution médicamenteuse dépourvue de THC (ou Tétrahydrocannabinol le cannabinoïde issu du chanvre qui procure un effet psycho-actif euphorisant).
 
  Toutefois, il existe des douzaines d’autres cannabinoïdes et terpénoïdes (terpènes) qui ont prouvé leur bénéfices au niveau médical. De nouvelles études mettent en évidence l’effet synergique de ces molécules entres-elles, révélant qu’un cannabinoïde isolé (comme le CBD) peut effectivement aider des patients, mais seulement une petite minorité d’entre eux. L’association de plusieurs cannabinoïdes ou de l’ensemble d’entre eux pouvant être plus efficace, médicalement parlant.
 
Selon le National Institutes of Health américain, la délicate interaction entre les cannabinoïdes et les terpénoïdes — parfois appelée “l’effet d’entourage” — peut être utilisée pour soigner “la douleur, l’inflammation, la dépression, l’anxiété, la dépendance, l’épilepsie, le cancer, [et] les infections fongiques et bactériennes”.
 

 
Avec autant de bénéfices potentiels dans la plante entière et les extraits composés de multiples cannabinoïdes, pourquoi y a t-il cette ruée folle vers la production d’extraits de cannabinoïdes isolés, ne pouvant bénéficier qu’au petit pourcentage de patients potentiellement réceptifs à une thérapie au cannabis aussi limitée ? Les états peuvent-ils réellement prétendre aider les patients si leurs lois autorisant uniquement le CBD ne sont efficaces que pour un nombre relativement petit de patients en souffrance ?
 
N’aider que 2% des patients?  
Selon le Marijuana Policy Project (MPP), “…seuls deux pour cent des patients enregistrés dans les états américains du Rhode Island et du Colorado déclarent souffrir d’épilepsie”. Le MPP déclare que, malheureusement, “la grande majorité de tous les patients [traités au cannabis] souffrent de symptômes pour lesquels l’emploi de variétés de cannabis ayant plus que des traces de THC sont nécessaires”.
 

 
Les médias ont énormément focalisé leur attention sur des enfants utilisant des extraits de CBD pour combattre leur épilepsie résistante ou d’autres graves désordres neurologiques. Quelques patients sont soulagés par un extrait de CBD isolé. Certains enfants, qui sont passés de centaines de crises par semaine à seulement une ou deux par mois en utilisant de l’huile ne contenant que du CBD, ont attiré une ample attention des médias.
 
Charlotte Figi, une de ces enfants de neuf ans, vivant au Colorado, a vu diminuer ses crises d’épilepsie de 99% en utilisant une huile ne contenant que du CBD. Charlotte est devenue l’emblème non-officielle des défenseurs du cannabidiol et des efforts pour le légaliser. Elle est aussi la source d’inspiration pour un produit au CBD appelé Charlotte’s Web, fabriqué par CW Botanicals au Colorado.
 
Observations parentales  
Des parents d’autres enfants avec des affections similaires, désespérés, ont aussi essayé l’huile de cannabis. Beaucoup, malheureusement, ont constaté que le manque de THC dans les huiles de CBD faisait qu’elles ne fonctionnaient souvent pas pour leurs enfants. Jason David a traité son fils de sept ans, Jayden, souffrant du syndrome de Dravet — une forme sévère d’épilepsie qui ne répond pas aux traitements usuels — avec du cannabis médical depuis 2011 (La maman de Charlotte Figi a appris l’existence de l’huile de cannabis grâce à David).
 

 
“Je voudrais que la Charlotte’s Web fonctionne sur tous les enfants épileptiques, mais elle ne le fait pas. Jayden a eu ses pires crises sous cannabis médical lorsque nous utilisions la Charlotte’s Web,” déclare David.
 
Brian Wilson, un ex résident du New Jersey ayant déménagé au Colorado en 2014 pour bénéficier des lois libérales de cet état envers le cannabis médical, est un autre de ces parents d’enfants souffrant du syndrome de Dravet. Dans une interview accordée au magazine Ladybud en 2014, il dit:
“Le CBD est une partie très importante du mélange, mais seulement une partie. Nous avons constaté un léger contrôle des crises et des progrès du développement mineurs avec le CBD seul, mais nous n’avons constaté de réel contrôle des crises qu’en ajoutant des quantités substantielles de THC au mélange”.
 
Wilson continue:
“D’autres voient des résultats très positifs en ajoutant du THCA. D’autres ont de très bons résultats sans CBD, comme au New Jersey, où il y a très peu ou pas de CBD disponible. Le fait est que c’est une médecine hautement individualisée. Il n’y a pas de formule magique.
Rebecca Hamilton-Brown est la fondatrice du Pediatric Cannabis Therapy, une association de soutien pour les parents d’enfants épileptiques, forte de plus de 2’500 membres. Elle soigne son fils avec du cannabis depuis deux ans et a recueilli le témoignage des nombreux membres du groupe.
 
“C’est l’ignorance qui pousse les gens à croire que le CBD seul est la voie à suivre.”
Déclare Hamilton-Brown.
“Soit ils n’en ont jamais donné à leur enfant, ou alors ils sont complètement naïfs sur la manière dont fonctionne la machine politique.”
 
Les milliers d’enfants malades et d’adultes qui pourraient bénéficier d’extraits avec plusieurs cannabinoïdes ou même d’extraits de plante entière sont ils ignorés par les gouvernements cherchant à ne légaliser que les préparations contenant uniquement du CBD ?
 
L’histoire miraculeuse de Charlotte Figi est certainement source d’inspiration; tous les patients méritent une médecine qui les soulage de leurs souffrances. Toutefois, les politiciens paranoïaques ont-ils peur de légaliser les extraits de cannabis contenant du THC simplement à cause d’un stigmate vieux de 80 ans? Les legs du film Reefer Madness — et la  perception de l’euphorie comme un péché dans certaines religions — est-il le responsable de l’adoption de lois étatiques qui, bien qu’aidant un nombre restreint de patients, laissent la majorité d’entre eux souffrir sans traitement ?
 
Article original de Gooey Rabinski, sur massroots.com : Qu’est-ce que « l’effet entourage » ? (EN)
Publié le 19 mai 2015, mis-à-jour le 5 octobre 2017 –
 
Source: norml.fr
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By Guest,
Le gouvernement américain admet enfin que le cannabis tue les cellules cancéreuses
 
 
 
 
 
Chaque année, l'Institut national du cancer (INCA), publie un rapport « Les cancers en France ». En 2015, le nombre de nouveaux cas de cancer en France métropolitaine est estimé à 210 882 pour les hommes et 173 560 pour les femmes.
 
Selon le ministère de la santé américain, des études ont montré que le cannabis avait des effet positifs pour la lutte contre le cancer (les cancers de la prostate, du sein, du côlon-rectum et du poumon sont les plus fréquents…). En effet, les vertus du cannabis peuvent aider à soulager certains symptômes du cancer et des effets de la chimiothérapie améliorant ainsi la qualité de vie des patients et ce grâce aux cannabinoïdes, un groupe de substances chimiques qui activent les récepteurs cannabinoïdes présents dans le corps humain et chez les mammifères.
 
Ces études montrent également que la marijuana à base de résine de cannabis, possède des propriétés anti-inflammatoires, redonnerait l’appétit et soulagerait les spasmes musculaires. Un véritable remède naturel.
 
Il est maintenant reconnu que la plante de cannabis peut aider de manière naturelle à soulager les symptômes du cancer ainsi que ceux causés par la chimiothérapie: réduction de la douleur, des nausées, des vomissements, amélioration de l’appétit, du sommeil, de la relation avec l’entourage, de l’humeur….
Aux Etats unis, l’usage de la marijuana à des fins médicales est légal dans 23 États dont notamment le Colorado, deux autres États envisagent une légalisation à usage médical d’ici 2016. Néanmoins au niveau fédéral, l’herbe est toujours considérée comme une substance contrôlée figurant sur l’annexe 1 (les autres drogues sur l’annexe 1 comprennent l’héroïne, le LSD, l’ecstasy, la méthaqualone et le peyotl).
 
En 1970, lorsque la loi sur les substances contrôlées a été promulguée, le cannabis a reçu le label du médicament mais avec un «potentiel élevé d’abus» et «aucun usage médical accepté», ce qui n’est clairement pas une description précise selon le chirurgien américain Vivek Murthy. Dans une interview récente sur "CBS This Morning" il a commenté "Nous avons quelques données préliminaires que pour certaines conditions médicales et symptômes, la marijuana peut être utile».
 
En 2010, le Centre de recherche médicale sur le cannabis (CMCR) a publié un rapport de 14 études cliniques sur l’utilisation de la marijuana contre la douleur. Les études ont révélé que la marijuana non seulement calme la douleur, mais dans certains cas, elle donne de meilleurs résultats que les solutions alternatives.
 
Une étude publiée en 2010 dans le Journal de l’Association médicale canadienne concluait que seulement trois bouffées de marijuana par jour pendant cinq jours aidaient les personnes souffrant de douleurs nerveuses chroniques à soulager la douleur et à mieux dormir. Actuellement, le cannabis est le plus souvent recommandé en tant que médicament complémentaire.
Les études sur les effets de l’huile de cannabis se limitaient auparavant à des essais indépendants et souterrains qui n’ont pas été approuvés par le gouvernement.
 
L’huile de cannabis a prouvé à maintes reprises qu’elle était un traitement efficace pour de nombreuses conditions, et ce soutien du gouvernement est un grand pas pour la recherche.
L’utilisation de la marijuana doit toutefois se faire dans un cadre médical et avec un suivi personnel. Seuls les médecins spécialistes sont habilités à la prescrire pour des vertus thérapeutiques. Son usage ne doit en aucun cas se faire par automédication ni au détriment de son traitement par médicaments.
 
Source: santeplusmag.com
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By Ayahuaska,
Une conférence de l’Organisation Mondiale de la Santé se tient en ce moment en Suisse et doit décider du sort réservé au CBD.
 
 
 
 
 


Le CBD est en effet à l’ordre du jour du 39ème Comité OMS d’experts de la pharmacodépendance (ECDD) qui se déroule du 6 au 10 novembre à Genève. 16 substances psychoactives sont à l’ordre du jour, dont le cannabidiol (CBD). Ces 16 molécules ou médicaments (dont le tramadol) sont évalués pour leur dépendance, leur potentiel d’abus et leurs effets néfastes sur la santé.
 




Les recommandations issues de cette réunion seront transmises aux Nations Unies, qui jugeront de la nécessité et de l’étendue d’une potentielle réglementation de ces substances, à l’image de la Convention sur les substances psychotropes de 1971, suivie par tous les pays membres, ou de celle de 1961 qui classe le Cannabis et la résine de cannabis au tableau 1 des stupéfiants.
Si l’ONU requalifie le CBD en substance médicale, son utilisation sera réservée à l’industrie pharmaceutique et en interdira l’accès à de nombreux patients qui ont déjà du mal à trouver, voire à fabriquer eux-mêmes, des dérivés efficaces (huile par exemple pour l’épilepsie chez l’enfant).

De nombreux activistes sont présents à la réunion de l’OMS, dont l’initiative de la FAAAT qui réunit plusieurs représentants (Farid Ghéhiouèche, Kenzi Riboulet…) pour témoigner directement lors de la session d’ouverture de la réunion et coordonner les interventions de Michael Krawitz (représentant des Vétérans US), Boris Banas (coordinateur de l’Association Européenne des Producteurs de Chanvre) et Raul Ellizalde (témoignera de son parcours parental pour sauver la vie de sa fille).
Le but final sera pour eux de conserver le CBD hors des listes de substances contrôlées, au même titre qu’un complément alimentaire.

Actuellement en France, le CBD est dans une zone grise. De nombreux produits dérivés sont commercialisés (huiles, e-liquides, cristaux…) alors même que les chanvriers français ont de grandes difficultés à extraire du CBD tout en restant sous le seuil imposé de 0,2% de THC.
Même sur des cultures de chanvre industriel, avec des variétés calibrées, ce taux peut être franchi dans les champs. Le processus d’extraction concentre également le THC à plus de 0,2%. Le CBD vendu aujourd’hui en France, fleurs comprises, vient donc majoritairement de l’étranger (Suisse, République Tchèque, Chine…).

Côté commercialisation, les chanvriers français ne peuvent pas utiliser leurs fleurs de chanvre alors qu’elles concentrent le maximum de principes actifs. Ils jettent ainsi des millions d’euros de chiffre d’affaires potentiel.
Outre ces débats très importants, et c’est un euphémisme, à l’international sur le devenir du CBD, la situation française mériterait un vrai moratoire sur l’agriculture chanvrière pour ouvrir le champ des possibles aux agriculteurs français.

Par Aurélien BERNARD
 
source: Newsweed.fr
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By mrpolo,
La fibromyalgie, ou syndrome de fibromyalgie, est une maladie chronique d’intensité variable associant douleurs musculaires et articulaires diffuses, fatigue, troubles de l’humeur, troubles cognitifs mineurs et troubles du sommeil. Selon une étude, elle touche le plus souvent les femmes d’âge moyen. Sa cause est toujours inconnue, mais une anomalie de fonctionnement du système nerveux central est supposée. D’après les dernières recherches concernant ses éventuelles méthodes de traitement, le chewing-gum au cannabis serait le plus efficace.
 
 
 
Toute personne atteinte de fibromyalgie ou qui connait quelqu’un qui en souffre sait combien elle peut être atroce et douloureuse. Heureusement, plus le nombre de personnes qui prennent conscience de cette maladie augmente, plus les recherches scientifiques visant à lui trouver un traitement sont nombreuses.
 
 
 
D’ailleurs, d’après les dernières révélations, le cannabis, également connu sous le nom de chanvre, pourrait apaiser la douleur causée par la fibromyalgie. Bien qu’il existe différentes méthodes d’utilisation de cette herbe, sa consommation sous forme de chewing-gum serait la plus efficace.
 
Le chewing-gum au cannabis pour soulager la fibromyalgie :
 
MedChewRx est le nouveau chewing-gum pharmaceutique au cannabis, utilisé pour traiter la douleur chronique, en particulier celle causée par la fibromyalgie. La gomme contient des composants actifs, comme le THC (tetrahidrocannabinol) et le CBD (cannabidiol), à raison de 5mg chacun. Le premier est le cannabinoïde le plus important et le principal responsable des effets thérapeutiques mais aussi psychoactifs du cannabis. Quant au second, il n’a pas d’effet psychoactif mais possède des propriétés apaisantes et anti-inflammatoires et permet de ralentir l’effet du THC.
 
L’avantage de mâcher le cannabis au lieu de le fumer ou de le manger, est qu’il peut être traité directement dans la bouche, sans passer par le foie, ce qui donne des résultats encore plus rapides. Après avoir été testée, la gomme de cannabis a montré qu’elle avait plusieurs avantages, dont notamment :
 
– la stimulation du système cardiovasculaire,
– la réduction des niveaux de stress,
– des effets neuro-protecteurs et neuro-stimulateurs sur l’esprit,
– une amélioration du déclin cognitif lié à l’âge.
Le chewing-gum au cannabis est plus socialement accepté que les joints, ce qui permet aux personnes souffrant de fibromyalgie de soulager leur douleur, sans avoir à s’inquiéter de la réaction des personnes qui les entourent.
 

Les différentes formes du cannabis utilisées pour soulager la douleur :

L’huile de CBD :

 
Elle est fabriquée à partir des plantes de chanvre et contient beaucoup de CBD et pas, ou très peu, de THC. L’huile de CBD est apaisante, avec une toxicité très faible et aucun effet psychoactif. Elle est utilisée par les personnes qui souffrent d’une diversité de maux, et peut être acquise soit sous forme d’huile pure, de teintures, de capsules ou de baumes ou crèmes pour application locale.

Le fumer :

 
Fumer 3 bouffées de cannabis par jour permet d’apaiser les douleurs nerveuses, ainsi que celles due à une chirurgie, une maladie ou un traumatisme, et d’accélérer la guérison des personnes qui en souffrent. L’efficacité de ce remède dépend de la souche du cannabis et de sa qualité. Cependant, cette méthode-là comporte bien des risques pour la santé et il vaudrait mieux l’éviter.

Aliments comestibles :

 
Les biscuits, gâteaux, bonbons, boissons et chocolat contenant du cannabis peuvent être une bonne alternative pour les personnes qui veulent bénéficier de ses vertus sans mettre leur santé en danger en le fumant. De plus, en étant digéré, l’effet du cannabis est encore plus puissant. Ainsi, vous n’aurez besoin que d’une petite quantité pour obtenir l’effet analgésique escompté.
 

Malgré les résultats prometteurs de cette nouvelle méthode de traitement, Professeur John Zajicek, chargé de la tester, affirme que la partie n’est pas encore gagnée, surtout que des effets secondaires lui ont été associés.
 
Par : Noam Therapie P
Source: santeplusmag.com
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By UFCM-I Care,
La nouvelle édition 2017 de Chanvre en médecine du Dr Franjo Grotenhermen est disponible à partir d'aujourd'hui.
 
Prix public 25 Euros.
Prix membre UFCM-I Care 20 Euros
 
Bonjour
Nous ne pouvons pas pour l'instant le mettre en libre accès sur internet, nous devons récupérer notre mise de fond ...
 




 

Franjo Grotenhermen, médecin de formation, fait autorité dans le petit monde de la recherche sur ce qui reste un tabou. Chercheur allemand à l’Institut Nova de Cologne, expert des aspects pharmacologiques et toxicologiques des cannabinoïdes, il est l’auteur du livre de référence "Cannabis en médecine", guide pratique écrit à destination des patients et de leurs médecins.
 
Atteint d’une affection neurologique très rare, il est contraint de rester 23 heures par jour en position couchée. Initiateur de l’IACM en 2000, il milite pour une prise de conscience de la communauté scientifique sur les potentialités des cannabinoïdes, convaincu que c’est elle qui peut convaincre les autorités.
 




 

Source: UFCM - I Care
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By mrpolo,
Légalisé dans 28 Etats américains, le cannabis thérapeutique atténue-t-il les douleurs chroniques et l’anxiété sévère ? Selon de récentes analyses, la réponse est plus que mitigée. L’effet des extraits de chanvre serait en réalité extrêmement modéré, excepté contre les douleurs neuropathiques. Dans certains cas, sa prescription serait même risquée.
 
 
 

Pour évaluer l’effet du cannabis thérapeutique contre les douleurs chroniques et le stress, des scientifiques américains ont passé au crible deux méta-analyses issues des données du Département des anciens combattants des Etats-Unis.
 
La seule efficacité… contre les douleurs neuropathiques
 
Aujourd’hui, 28 Etats et le district de Columbia ont légalisé la prescription médicale de produits à base de cannabinoïdes. Une grande majorité des patients (80%) en bénéficie dans le but d’atténuer des douleurs chroniques. Mais malgré la banalisation de cette consommation à visée antalgique, l’analyse des bienfaits et des méfaits de cette plante est encore maigre. Des scientifiques américains ont donc évalué l’impact de cette prescription sur 27 types de douleurs différentes. « Une amélioration a certes été repérée dans le traitement des douleurs neuropathiques. Mais concernant toutes les autres analyses, aucun effet escompté du cannabis thérapeutique ne s’avère probant. »
 
Et ce n’est pas tout. Selon les chercheurs, « les produits à base de cannabinoïdes ont même tendance à fragiliser l’état de santé, en augmentant sur le court terme le risque d’accidents de la route, de symptômes psychotiques, et de déficiences cognitives ». Autre point, « les données manquaient pour conclure sur l’impact d’une consommation importante ou de longue durée ».
 
Contre le syndrome de stress post-traumatique
 
A travers les études passées en revue, les scientifiques n’ont pu confirmer l’amélioration de l’état de santé psychique des patients souffrant du syndrome de stress post-traumatique. Là encore, ces prescriptions allaient même dans le sens inverse. « Légers mais significatifs, des symptômes sont apparus chez les patients prolongeant ou commençant à bénéficier de cannabis thérapeutique. Et ce contrairement aux malades ayant arrêté ces utilisations ou n’ayant jamais employé ces produits. »
DestinationSante
 
Source: ladepeche.fr
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By mrpolo,
Alors qu’il existe des certitudes scientifiques sur les bénéfices de l’usage médical de la plante, la France, à la traîne de l’Europe, renâcle à mettre en place sa dépénalisation. Des malades témoignent de leur calvaire.
 
 
 
 
 
 
 

La maman referme vite la porte derrière nous. Sa fillette de 8 ans ne supporte pas la lumière, qui pourrait déclencher une crise terrifiante. Kaylah est atteinte du syndrome de Dravet, une forme d’épilepsie grave qui se manifeste, notamment, par de violentes convulsions. Diagnostiquée à l’âge de 3 mois, la fillette suit un traitement médical composé de plusieurs antiépileptiques et anxiolytiques. Mais le seul remède qui lui permet d’espacer les spasmes est une préparation d’huile de cannabis riche en CBD (cannabidiol) – sans effets psychotropes – et quasiment exempte de tétrahydrocannabinol (THC), la substance psycho active du cannabis dit « récréatif ».
 
Un remède découvert par hasard sur Internet par la mère de Kaylah, captivée par l’histoire de Charlotte Figi, gamine du Colorado, atteinte, elle aussi, d’une forme gravissime du syndrome de Dravet, avec des crises toutes les demi-heures. Seule cette préparation apaisait Charlotte. Et son histoire a favorisé la légalisation du cannabis thérapeutique aux États-Unis. Mais en France ses usage, importation, vente, transport et production restent strictement interdits depuis 1970. La plante, pourtant connue et utilisée depuis la nuit des temps, avait été retirée de la pharmacopée dès 1953.
 





© Gaëlle Girbes pour VSD- Plusieurs fois par jour, Jessica prépare pour sa fille des tartines d’huile riche en cannabidiol (sans effets psychotropes).


 
Les parents de Kaylah doivent donc se procurer le cannabis au Luxembourg, où l’extraction à usage thérapeutique est autorisée. « Une solution compliquée et coûteuse, mais qui a permis de supprimer les benzodiazépines et l’un des deux antiépileptiques, responsables d’effets secondaires effrayants du lourd traitement de Kaylah.
 
Et qui coûte cher à l’assurance maladie ! », déplore la mère, très en colère. Le remède alternatif de sa fille revient en effet à 450 euros par mois. Ce qui oblige le couple à mettre à contribution le reste de la famille.
 





© Gaëlle Girbes pour VSD- « Cela a permis de supprimer des antiépileptiques et des benzodiazépines aux effets secondaires effrayants », explique Jessica.


 
« Un non-sens », affirme Amine Benyamina, président de la Fédération française d’addictologie. Le professeur plaide pour une évolution du cadre réglementaire de ce produit de la classe des stupéfiants. Et rappelle que les dérivés d’opiacés – que l’on trouve dans de nombreux antidouleurs – ne sont, eux, pas interdits alors qu’ils présentent « des risques importants d’effets secondaires et d’accoutumance ». La raison de cette disparité : « Une culture idéologique et des politiciens qui refusent d’entendre le discours scientifique », estime le médecin.
 
En effet, de nombreuses études menées au Canada et en Israël confirment les propriétés thérapeutiques du chanvre. Et les autorités médicales de très nombreux pays d’Europe, ainsi que des États-Unis, du Canada et d’Israël, ont obtenu la légalisation de la plante pour pallier les effets de certaines maladies graves ( cancer, sclérose en plaques, épilepsie, Parkinson…).
En France, seul le Sativex – qui contient deux cannabinoïdes – destiné à atténuer la spasticité ( augmentation du tonus musculaire ) chez les malades atteints de sclérose en plaques peut être prescrit, mais uniquement après une autorisation temporaire d’utilisation ( ATU ) délivrée par l’Agence nationale de sécurité du médicament.
 
Il est, en réalité, introuvable dans les pharmacies, où personne ne le réclame en raison de son prix prohibitif. Le Sativex est pourtant commercialisé dans dix-sept pays. Franck, chef d’entreprise atteint de sclérose en plaques, n’a « même pas cherché à [se] procurer ce médicament ». Il s’approvisionne « en herbe, dans [son] quartier ». Ce qui lui permet de se « passer de ces benzodiazépines qui [le] rendaient malade. Et de dormir. Je fume le soir après le travail », précise-t-il […] Lire l'intégralité de l'article dans le VSD n°2093.
 
Par Sylvie Lotiron
 
Crédit photo : Gaëlle Girbes pour VSD
Retrouvez cet article dans le VSD n°2093
 
Source: vsd.fr
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By mrpolo,
Selon une étonnante étude biochimique récente, l’effet anti-inflammatoire des oméga-3 serait dû à leur transformation en cannabinoïdes et à l’activation des récepteurs antidouleur spécifiques à ces molécules.
 
 
 

Euphorisants endogènes
 
Le cannabis a été utilisé comme substance euphorisante depuis au moins 4000 ans et demeure aujourd’hui la drogue illicite la plus populaire au monde, avec pas moins de 185 millions d’utilisateurs réguliers. Les effets psychoactifs du cannabis sont en majeure partie dus au Δ9 – tétrahydrocannabinol (THC), le principal cannabinoïde produit par la plante. En interagissant avec certains récepteurs présents au niveau du cerveau, le THC modifie la relâche de neurotransmetteurs et altère du même coup plusieurs processus mentaux (émotions, perception sensorielle, mémoire, appétit), caractéristiques du « buzz » obtenu suite à la consommation de cannabis.
 
Les récepteurs aux cannabinoïdes ne sont pas seulement activés par le THC du cannabis : le corps humain produit des substances endogènes qui possèdent des structures similaires aux cannabinoïdes (endocannabinoïdes) et qui peuvent elles aussi influencer plusieurs processus mentaux. Par exemple, il a été récemment montré que l’euphorie du coureur, c’est-à-dire la sensation de bien-être qui accompagne ­l’activité physique, serait due aux effets anxiolytique et analgésique d’une ­substance endocannabinoïde ­appelée anandamide (1). Il n’est donc pas étonnant que l’exercice améliore l’humeur !
 
Oméga-3 cannabinoïdes
 
Une nouvelle classe d’endocannabinoïdes vient tout juste d’être découverte par une équipe de l’Université de l’Illinois (2). Les chercheurs ont fait la surprenante découverte que les acides docosahexanoïque (DHA) et eicosapentanoïque (EPA), deux acides gras oméga-3 à longues chaînes, trouvés dans les poissons gras, pouvaient être modifiés par une série de réactions biochimiques complexes en endocannabinoïdes.
 
Cette transformation semble jouer un rôle clé dans les propriétés anti-inflammatoires bien documentées de ces oméga-3, car les endocannabinoïdes produits à partir de ces molécules interagissent spécifiquement avec le récepteur aux cannabinoïdes CB2, connu pour son implication dans l’effet antidouleur de ces molécules. Les études montrent en effet que l’activation de ces récepteurs par le cannabis peut diminuer significativement l’inflammation et certaines douleurs chroniques, et c’est pour cette raison que l’usage médical du cannabis est de plus en plus considéré comme une alternative valable au traitement de certains désordres comme les douleurs neuropathiques ou des maladies inflammatoires comme l’arthrite rhumatoïde et la colite ulcéreuse.
 
En activant ces mêmes récepteurs, les endocannabinoïdes oméga-3 pourraient donc d’une certaine façon mimer ce ­phénomène, ce qui contribuerait à leurs propriétés anti-inflammatoires. Sans les effets psychotropes de la marijuana, toutefois !
 
Rééquilibrer l’apport en gras
 
Ces observations illustrent à quel point la nature des gras de notre alimentation peut ­grandement influencer le développement de l’inflammation, un important ­facteur de risque de l’ensemble des maladies chroniques qui touchent actuellement notre société (maladies cardiovasculaires, diabète de type 2, plusieurs types cancers). Le régime alimentaire moderne contient beaucoup plus d’oméga-6 pro-inflammatoires que d’oméga-3 et ce déséquilibre contribue à la création d’un climat inflammatoire à l’intérieur de notre corps.
 
Augmenter l’apport en acides gras oméga-3 peut rétablir cette balance et empêcher la création d’un climat d’inflammation chronique dans nos tissus. Les poissons gras (saumon, sardines, maquereau) sont la principale source d’oméga-3 à longues chaînes et la consommation d’une à deux portions de ces poissons par semaine représente la façon la plus simple d’y arriver. Ceci est d’autant plus important qu’en plus de leurs propriétés anti-inflammatoires, ces oméga-3 exercent plusieurs effets bénéfiques additionnels sur l’organisme, notamment dans la transmission de l’influx nerveux et dans la prévention des épisodes d’arythmies cardiaques, souvent responsables des embolies et des morts subites. La recherche en biochimie est toujours pleine de surprises étonnantes.
 
(1) Fuss J et coll. A runner’s high depends on cannabinoid receptors in mice. Proc Natl Acad Sci USA 2015; 112 : 13105-8.
(2) McDougle DR et coll. Anti-inflammatory oméga-3 endocannabinoid epoxides. Proc. Natl Acad. Sci. USA, publié en ligne le 7 juillet 2017.
 
Richard Béliveau
 

Source: journaldemontreal.com
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By mrpolo,
On sait maintenant que le cannabidiol (CBD), un des 2 principaux agents actifs du cannabis a un effet anticonvulsivant dont l’efficacité a été documentée à la fois chez l’animal modèle d’épilepsie puis chez l’Homme.
 
 
 
Cette étude ouverte menée par une équipe de l'Université de l'Alabama à Birmingham confirme son intérêt thérapeutique en cas d’épilepsie réfractaire, chez les enfants et les adultes atteints. Ces données, présentées dans Epilepsia, la revue de la Ligue internationale contre l'épilepsie (ILAE), expliquent, pour la première fois, comment le CBD interagit avec les antiépileptiques couramment utilisés.
 
 
 
L'étude menée auprès de 39 adultes et 42 enfants atteints d’épilepsie difficile à contrôle par médicaments, suggère qu'un traitement neurologique expérimental dérivé du cannabis modifie en fait le taux sanguin des antiépileptiques couramment utilisés. Cette interaction médicamenteuse serait donc désormais à considérer. Car tous les patients épileptiques prennent généralement des médicaments contre les crises. Ici, les participants, sous traitement antiépileptiques ont également reçu cette thérapie expérimentale à base de CBD. Les chercheurs ont mesuré le taux sanguin des autres médicaments pour voir s'ils étaient modifiés avec la thérapie expérimentale.
 

Le cannabidiol interagit avec les autres antiépileptiques :
 
L’équipe constate en effet des changements significatifs dans les niveaux des agents actifs avec les traitements,
-par clobazam, son métabolite actif N-desmethylclobazam, par topiramate et par rufinamide chez les adultes et les enfants,
-par zonisamide et l'eslicarbazépine chez les adultes.
-Sauf pour le clobazam / desmethylclobazam, ces taux de médicaments ne sont pas modifiés au-delà des limites normalement acceptées.
 
-Les participants sous valproate (Dépakine®) et CDB présentent des niveaux plus élevés d’aspartate aminotransferase (AST) et d’alanine aminotransferase (ALT) suggérant des modifications de la fonction hépatique : en effet, trop élevés, les niveaux de ALT et AST indiquent une fonction hépatique anormale, mais cette élévation significative ne s'est produite que chez un nombre très restreint de participants (4 enfants et 1 adulte). De plus ces niveaux reviennent à la normale après l'arrêt du valproate et de la CDB.
 

Ainsi, si l'interaction entre CBD et le clobazam était déjà établie dans la littérature, ces nouvelles données montrent les interactions possibles du cannabidiol avec les autres anticonvulsifiants. Ces premiers résultats soulignent l'importance de surveiller les taux sanguins de médicaments antiépileptiques ainsi que la fonction hépatique en cas de prise de cannabidiol.
 
Il faut considérer le cannabidiol, concluent les auteurs, comme un médicament qui comme les autres antiépileptiques peut avoir des interactions avec d'autres médicaments.
 
 
 




 
Epilepsia August 7, 2017 DOI: 10.1111/epi.13852 Interactions between Cannabidiol and Commonly Used Anti-Epileptic Drugs
 
Source: santelog.com
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By mrpolo,
INNOVATION. La société Hydropothicaire, basée à Masson-Angers, vient de lancer Elixir No.1, soit le premier vaporisateur buccal de cannabis médical au pays.
 


Elixir No.1 est le premier vaporisateur buccal de cannabis médical au Canada.



©Photo gracieuseté



 


 
 
 
Approuvé pour la production et la vente par Santé Canada, ce nouveau produit est à l’épreuve des enfants, est sans fumée et contient une base d’huile naturelle de menthe poivrée. Le contenu d’Elixir No.1 peut se vaporiser directement sous la langue ou être mélangé avec des aliments ou des boissons. Il contient près du niveau admissible de THC admissible de 30 mg/ml dans une huile de cannabis selon les dispositions réglementaires actuelles de Santé Canada.
 
 
 
«Nous nous attendons à voir une forte demande d’Elixir No.1 dès son lancement», indique le président-directeur général d’Hydropothicaire, Sébastien St-Louis, par voie de communiqué. Selon lui, ce produit constitue une solution de rechange discrète, pratique et prête à l’emploi aux produits de marijuana médicale séchée. «Nos produits faciles à utiliser et à comprendre, y compris notre gamme de produits et capsules Decarb, témoignent de la détermination de Hydropothecary à mettre au point des produits innovants», ajoute-t-il.
 
Elixir No.1 est vendu dans la boutique en ligne de l’entreprise pour 89 $ la bouteille.
 
Source: lebulletin.net
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By mrpolo,
Une proposition de loi américaine remet un sujet tabou sur la table : les règles. Elle pourrait envisager d’autoriser l’utilisation du cannabis pour soulager les douleurs menstruelles.
 
 
 
Nombreuses sont les femmes qui vivent cette période difficilement, empêchant certaines de travailler ou les contraignant à rester alitées. Aux États-Unis, l’État de New York travaille sur un projet qui permettrait d’utiliser le cannabis pour soulager les douleurs menstruelles.
 
Relancer le débat sur les douleurs menstruelles
 
Tabou dans notre société, les dysménorrhées (douleurs menstruelles) n’en sont pas moins réelles et concernent deux tiers des femmes. Dans certaines régions du monde, comme chez nos voisins italiens, des congés menstruels sont accordés aux femmes ayant des règles douloureuses.
 
Dans l’État de New-York, les femmes pourront bientôt utiliser du cannabis médical pour soulager l’inconfort et les douleurs liées aux règles, la plante ayant fait ses preuves dans la réduction des douleurs chroniques. Les propositions ont été approuvées par le comité de Santé de l’État. Les auteurs du texte présenté devant le comité expliquent :


Lisa Rosenthal, l’une des élue ayant portée texte expliquait dans le média Newsweek :

Un antidouleur naturel 
Maux de ventre, de dos, de tête, douleurs spasmodiques parfois même nausées, vomissements, troubles intestinaux, voilà des symptômes bien connues des femmes. Ces douleurs menstruelles pourraient bien être inscrites sur la liste des affections pouvant être soignées par le cannabis, prescrit sur ordonnance et couvert par le programme de cannabis médical de l’Empire State.
Utilisé comme plante médicinale depuis l'Egypte ancienne, le cannabis est doté de propriétés antispasmodiques et anti-nauséeuses. Antidouleur naturel, il a pour effet de relaxer les muscles, mise en cause dans les crampes abdominales.
 
Mais, certains médecins sont sceptiques quant à sa réelle efficacité dans les douleurs menstruelles en raison du manque d’études scientifiques. Or, ces dernière sont limitées notamment par les lois antidrogues du pays. Les propriétés antidouleur et antispasmodique du cannabis sont toutefois déjà reconnues et intégrées dans certaines maladies telles l’épilepsie, la sclérose en plaques ou ou la maladie de Parkinson.
 
Par Elodie Sillaro
 
Source: bioalaune.com
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By mrpolo,
Sclérose en plaques, épilepsie, SIDA, cancer, douleurs: le cannabis a déjà prouvé son efficacité.
 
 
 

Dans un tableau, intitulé «Effets thérapeutiques du cannabis étudiés et possibles applications», on trouve une bonne partie des maux qui accompagnent l'humanité, des vagissements aux derniers râles: nausées, glaucome, dépression, sclérose en plaques, maladie de Crohn, asthme, insomnies, cancer…
 
Le cannabis thérapeutique, ou médical, agirait donc contre toutes ces maladies: «Le THC et le CBD, deux composants du cannabis, sont connus pour soulager certaines personnes qui ont des difficultés somatiques ou psychiques. Prescrit pour ses vertus thérapeutiques, le THC propose un large spectre: il peut être un antidouleur ou un stimulateur d'appétit. Il est beaucoup utilisé pour réduire les spasmes de la sclérose en plaques. Le CBD peut favoriser l'endormissement et combat l'anxiété», écrit le GREA, le Groupement romand d'études des addictions, dans une publication datée du 4 mai 2017.
 
Il fut un temps où le cannabis était en vente libre dans les pharmacies de Suisse: «Jusqu'en 1950, la teinture de chanvre était un médicament courant qu'on trouvait en pharmacie. Les gens soignaient leurs douleurs grâce à cette teinture: c'était un analgésique assez faible, mais il faut repenser à la médecine d'il y a 100 ans», explique le docteur Claude Vaney, président du groupe d'experts Application médicale limitée de stupéfiants interdits. C'était avant que le cannabis (ou le chanvre) soit diabolisé et confié aux bons soins des dealers, ces amis du genre humain.
 
Sclérose en plaques
La sclérose en plaques, une maladie encore mystérieuse, probablement auto-immune, se caractérise par des crampes et des spasmes musculaires. «C'est l'une des possibilités thérapeutiques les plus encourageantes pour le THC et le CBD», estiment les experts du GREA. «La tolérance est jugée bonne, les effets indésirables sont classés comme étant principalement modérés et passagers», écrit le docteur Vaney, dans un article de la Revue médicale suisse (2015).
 
Des études américaines ont démontré l'action positive des cannabinoïdes sur les personnes atteintes de sclérose en plaques. «Aujourd'hui en Suisse, poursuit le GREA, les spasmes musculaires violents et douloureux peuvent être traités médicalement par le Sativex, un extrait de cannabis contenant une quantité égale de THC et de CBD. Il est ainsi possible notamment de réduire les doses d'opiacés.» Commentaire de Claude Vaney: «Aujourd'hui, le Sativex, un spray à base de cannabis, est homologué, mais il coûte 650 francs pour une cure de deux mois, alors que la plante pousse gratuitement, ou presque…» Une motion – la motion Kessler – demande au Conseil fédéral d'autoriser le cannabis à des fins thérapeutiques.
 
SIDA et cancer
Les traitements lourds, visant à lutter contre le SIDA ou le cancer, s'accompagnent souvent d'amaigrissement et de troubles de l'appétit. En stimulant directement l'hypothalamus, qui règle les sensations de faim, les cannabinoïdes combattent l'inappétence et les pertes de poids. De plus, ils ont des propriétés antivomitives, qui réduisent les nausées. En ce qui concerne le cancer, une étude de 2003 a montré que des traitements à base de cannabis pouvaient réduire la croissance tumorale.
 
Douleurs
«Les cannabinoïdes permettent de lutter efficacement contre les douleurs chroniques (rhumatisme, migraines) et aiguës», relève le GREA. Le cannabis s'est révélé être une alternative pour les patients qui sont devenus résistants aux antidouleurs conventionnels. En associant le cannabis et les opiacés, il est possible de diminuer les doses d'opiacés, «avec un effet identique et moins d'effets secondaires». Aux Etats-Unis, où de nombreux Etats ont déjà légalisé le cannabis, on a constaté une baisse de la consommation des opiacés, avec nettement moins de morts par overdoses liées aux opiacés. Parallèlement, la consommation des analgésiques traditionnels a baissé.
 
Epilepsie, Parkinson…
Le cannabis a montré une efficacité dans les cas d'épilepsie, avec des crises moins fréquentes. Il peut réduire les mouvements involontaires dans la maladie de Parkinson. En outre, ses effets anti-inflammatoires sont utiles dans certaines maladies, comme la maladie de Crohn, et ses propriétés antioxydantes lui ouvrent de larges perspectives thérapeutiques. Commentaire du Groupement romand d'études des addictions: «Les études réalisées à petite échelle et les rapports médicaux soulignent déjà le fort potentiel du THC et d'autres cannabinoïdes pour le traitement de plus de 50 maladies et pathologies. Il faudra des décennies pour examiner cela à travers des études de grande ampleur.»

Trois questions à Claude Vaney
Claude Vaney est président du groupe d’experts Application médicale limitée de stupéfiants interdits.
 
Si maintenant, je veux me soigner avec du cannabis, comment dois-je faire?
Si vous avez une sclérose en plaques, il suffit que le médecin fasse une ordonnance stupéfiant, comme pour aller chercher de la morphine. Et avec cette ordonnance, le malade reçoit son spray, le Sativex. Pour une autre maladie, une fibromyalgie par exemple, le médecin doit ajouter à sa demande d’ordonnance stupéfiant une justification auprès de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), en précisant la situation du patient. Cette demande est examinée par l’Office fédéral de la santé publique, qui en reçoit près de 1000 par année, et dans 99% des cas elle est acceptée. Quelquefois, l’OFSP hésite et demande un avis supplémentaire auprès du groupe d’experts.
 
Nous avons dans le cerveau des récepteurs pour les cannabinoïdes. Que faut-il en conclure?
Cela veut dire que cette plante nous accompagne depuis des millénaires, comme les opiacés nous accompagnent. Le corps humain recèle des endocannabinoïdes, ce sont des neurotransmetteurs dont la formule chimique ressemble à la formule de certains composés du chanvre. C’est une structure chimique que l’homme et les plantes ont en commun. En prenant la plante, on apporte des cannabinoïdes extérieurs, qui vont se fixer sur ces récepteurs. Par exemple, cela peut aider à combattre certaines inflammations, car le THC, l’un des composants du cannabis, agit sur la concentration des cytokines, qui sont des messagers du système immunitaire en cas de réaction allergiques et inflammatoires. Voilà pourquoi certaines maladies inflammatoires peuvent répondre aux cannabinoïdes.
 
Pensez-vous que l’Etat devrait contrôler la vente de cannabis?
L’Etat devrait contrôler ce marché, oui. Certains pays, comme l’Equateur, l’Uruguay, l’Allemagne et le Canada considèrent maintenant que le chanvre a une valeur thérapeutique. Une personne de 40-50 ans, qui a tout essayé pour lutter contre ses douleurs, pourquoi ne se tournerait-elle pas vers le cannabis à des doses bien contrôlées? Le cannabis n’est pas une plante magique, mais elle a des propriétés certaines et elle devrait trouver sa place dans la médecine moderne.
 
Propos recueillis par Jean Ammann
 
Source: lecourrier.ch
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