Thérapeutique

Covid-19 : Le cannabis pourrait avoir des effets bénéfiques sur les poumons
Par boogerman,

https://lanouvelletribune.info/2020/10/covid-19-le-cannabis-pourrait-avoir-des-effets-benefiques-sur-les-poumons/
 
Covid-19 : Le cannabis pourrait avoir des effets bénéfiques sur les poumons
Par Florian Guénet    il y a 4 jours   2 mn de lecture  (très populaire) Le CBD, molécule non-psychoactive du cannabis, pourrait agir positivement chez les personnes les plus gravement touchées par le nouveau coronavirus. Sa prise soulagerait les lésions dans les poumons et permettrait à l’ensemble des personnes touchées par des cas relativement graves, de mieux respirer.
    Cette étude a été réalisée par un groupe d’experts du Dental College of Georgia (Etats-Unis) a effectivement découvert que la prise de CBD entraîne une augmentation du niveau d’apeline dans l’organisme. Cette substance est une hormone fabriquée par les cellules du cœur, du cerveau, du sang et des poumons. Elle permet de réguler la tension artérielle et de réduire les douleurs liées aux inflammations.
    Le CBD, utile contre le covid-19 ?
Chez les personnes touchées par une forme très grave du covid-19, une tempête de cytokine, hormone responsable de l’inflammation et des douleurs, se déclare causant par la même occasion de graves lésions, notamment aux poumons. Cette « agression » entraîne une hausse des taux d’apeline, entraînant par la même occasion, une augmentation des risques d’inflammations.
  Une première étude publiée au mois de mai
La prise de CBD entraînerait selon cette étude, une multiplication par vingt des quantités d’apeline dans l’organisme. Les résultats de cette étude ont été publiés dans le Journal of Cellular and Molecular Medicine. Une annonce qui intervient alors que des scientifiques canadiens ont confirmé, au mois de mai dernier, que la prise de CBD aidait à limiter la prolifération du SARS-CoV-2 dans les poumons.
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Par boogerman,
https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/medecins-suisses-pourraient-bientot-prescrire-du-cannabis-therapeutique-autorisation-1882444.html
 
Les médecins suisses pourraient bientôt prescrire du cannabis thérapeutique sans autorisation
La commission de la sécurité sociale et de la santé publique du conseil national suisse a approuvé une modification de la loi levant l'interdiction de commercialiser du cannabis à des fins médicales. Les médecins suisses pourraient donc bientôt en prescrire librement à leur patients.
Publié le 09/10/2020 à 18h20 Un plant de cannabis. • © MLADEN ANTONOV / AFP Interdit depuis 1951, le cannabis thérapeutique ou récréatif n'avait jusqu'alors pas droit de cité en Suisse. Pourtant, ce vendredi, il pourrait bien avoir entrebaîllé la porte de nos voisins helvètes. En effet, la commission de la sécurité sociale et de la santé publique du conseil national a approuvé, à 22 voix contre 3, une modification de la loi sur les stupéfiants, selon le journal le Matin, citant un communiqué du Parlement.

Les médecins suisses pourraient donc bientôt pouvoir prescrire à leurs patients malades chroniques des médicaments à base de cannabis. Actuellement, l'utilisation de cette plante à usage médical nécessite une autorisation exceptionnelle de l'Office fédéral de la santé publique.
"Le système en vigueur n’est plus adapté"
3 000 autorisations ont été délivrées en 2019, selon une information du Matin. Elles étaient essentiellement destinées à des malades souffrant de cancers, de scléroses en plaque ou de pathologies neurologiques.

"Eu égard au nombre élevé de demandes relatives à ce type d’autorisation, la commission et le Conseil fédéral considèrent que le système en vigueur n’est plus adapté. Il arrive en effet que des patients souffrant de maladies chroniques doivent supporter une longue attente, un point fâcheux que la CSSS-N a déjà déploré dans une motion", précise le communiqué.
Un partage des données
La culture de cannabis à des fins médicales, tout comme sa fabrication, sa préparation et le commerce de médicaments utilisant cette plante sera possible, "moyennant l’autorisation de Swissmedic". Les médecins devront toutefois transmettre leurs données sur cet usage, et notamment sur les potentiels effets secondaires, afin de permettre un contrôle des pratiques. Le remboursement de ces traitements n'a pas été évoqué par la commission de sécurité sociale du conseil national.

En France, si l'usage du cannabis à des fins thérapeutiques est toujours officiellement interdit, un décret, publié ce vendredi au Journal officiel, autorise toutefois une expérimentation de ce traitement sur 3 000 personnes ayant des douleurs réfractaires aux autres thérapies. Celle-ci débutera, au plus tard, le 31 mars prochain.
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https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/33950-Cannabis-plus-de-femmes-en-consomment-gerer-symptomes-de-menopause
 
Ménopause : de plus en plus de femmes consomment du cannabis pour gérer les symptômes
Par Charlotte Arce Dans une étude présentée à la réunion virtuelle 2020 de la Société nord-américaine de la ménopause (NAMS), près d’une femme sur deux déclare consommer du cannabis pour gérer les symptômes gênants de la ménopause.
PRIMORAC91/ISTOCK  Publié le 29.09.2020 à 12h00  
L'ESSENTIEL Plus d'une femme ménopausée sur quatre (27%) dit avoir consommé ou consommer du cannabis pour gérer les symptômes comme les bouffées de chaleur ou les sueurs nocturnes.
Tournant majeur dans la vie d’une femme, la ménopause s’accompagne généralement de symptômes désagréables dus aux bouleversements hormonaux. Bouffées de chaleur, sécheresse vaginale, troubles du sommeil, sautes d’humeur, prise de poids sont autant de symptômes avec lesquels il peut être difficile de composer au quotidien.
Selon une nouvelle étude, dont les résultats sont présentés durant la réunion virtuelle 2020 de la Société nord-américaine de la ménopause (NAMS), de plus en plus de femmes consomment ou sont tentées de consommer du cannabis pour supporter les symptômes gênants de la ménopause.
Une femme ménopausée sur quatre consommatrice
Ces travaux ont porté sur 232 femmes (âge moyen de 55,95 ans) résidant en Californie du Nord. Plus de la moitié d’entre elles a déclaré avoir des symptômes gênants dus à l’apparition de la ménopause : des bouffées de chaleur et des suées nocturnes (54%), des insomnies (27%) et des symptômes génito-urinaires (69%).
Parmi les femmes interrogées, 27% ont déclaré avoir consommé ou consommer actuellement du cannabis pour gérer leurs symptômes. Trente-sept pour cent des participantes ont quant à elles déclaré être intéressées par le cannabis pour mieux gérer leurs symptômes à l’avenir.  En revanche, seulement 19 % ont déclaré avoir utilisé un type plus traditionnel de gestion des symptômes de la ménopause, comme l'hormonothérapie.
D’après les résultats, le cannabis est principalement utilisé par les femmes qui avaient signalé des bouffées de chaleur et des sueurs nocturnes. Fait intéressant, cette utilisation ne diffère pas selon l'âge, l’ethnicité, le statut socio-économique ou les conditions de santé mentale.
“Ces résultats suggèrent que la consommation de cannabis pour gérer les symptômes de la ménopause peut être relativement courante”, analyse Carolyn Gibson, psychologue et autrice principale des travaux. Toutefois, tempère-t-elle, “nous ne savons pas si la consommation de cannabis est sûre ou efficace pour la gestion des symptômes de la ménopause ou si les femmes discutent de ces décisions avec leurs prestataires de soins de santé”. Il est pourtant nécessaire d’en discuter avec son médecin mais aussi de “poursuivre les recherches dans ce domaine”.
“Cette étude met en évidence une tendance quelque peu alarmante et la nécessité de mener davantage de recherches sur les risques et les avantages potentiels de la consommation de cannabis pour la gestion des symptômes gênants de la ménopause", conclut la docteure Stéphanie Faubion, directrice médicale du NAMS.
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Par boogerman,
https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/creuse/creuse-recolte-cannabis-cbd-faire-evoluer-legislation-1879020.html
 
Creuse : une récolte de cannabis CBD pour faire évoluer la législation
Le chanvrier creusois Jouanny Chatoux a entamé, ce mardi 29 septembre, sa deuxième récolte de cannabis CBD. Alors qu'une mission d'information sur les différents usages du cannabis est en cours, il espère que cette récolte puisse faire évoluer l'idée d'une filière française.
Publié le 29/09/2020 à 19h42 Jouanny Chatoux, chanvrier en Creuse, cultive sa deuxième récolte de cannabis CBD. • © Thomas Milon/France3 Limousin   Pour sa deuxième année de test, Jouanny Chatoux a vu grand : 15 hectares de chanvre, dont 3 sont récoltés à la main spécialement pour la fleur. Mais sur son terrain de Pigerolles, dans la Creuse, le cannabis est 100 % sans THC (tétrahydrocannabinol) une substance psychotrope interdite à la vente et à la consommation en France, mais riche en CBD (cannabidiol) une autre substance présence dans le cannabis, mais qui elle n’est pas interdite.

Les aléas climatiques n'ont pas eu d'effet sur la récolte : "Nous en sommes à 25 kilogrammes par hectare", précise-t-il. En tout, il espère récolter entre 200 et 300 kilogrammes de fleurs à haute valeur. Le tout pour "la beauté du geste"... Pour l'instant, s'il a le droit de produire, Jouanny Chatoux ne peut ni vendre la fleur, ni la transformer. Il ne peut que l'exporter. Mais ce serait à perte.  
Malgré deux ans d'investissement matériel et humain, il stocke, et ne voit rien venir du côté de la législation. Une mission d'information sur la réglementation et l’impact des différents usages du cannabis a rendu, mi-septembre, un rapport d'étape concernant l’usage thérapeutique. Un des volets concerne la filière de production : "les conditions de développement d'une filière française". Un bon accueil à l'Assemblée mais pas d'action
Co-présenté mercredi dernier par le chanvrier et le président de l'agglomération du Grand Guéret, Eric Corréia, ce projet de filière française bien-être et thérapeutique a reçu à l'Assemblée un accueil très favorable.

"L'audience à l'Assemblée s'est très bien passée car nous étions devant des députés qui défendent l'idée du cannabis thérapeutique", revient l'élu local avant de déplorer l'immobilisme parlementaire : "Malgré la force de ces députés, rien ne bouge. On peut se poser des questions. Même le président de la République a dit, il y a un an, être en faveur de l'usage médical mais également pour ouvrir des filières de production locales à la Réunion et en Creuse."  
Sept emplois potentiels
Avec Jouanny Chantoux, il veut agir vite pour développer une filière 100 % locale. La crainte est de voir cette manne, comme aux Etats-Unis, récupérée par l'industrie et échapper aux agriculteurs. 

Le chanvrier espère créer 7 emplois à temps plein et plus d'une quinzaine sur les 3 mois de récolte, si une filière française était autorisée. Mais, aujourd'hui, il en est à craindre pour l'avenir de son exploitation.      Antoine Belhassen
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Par boogerman,
https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/creuse/visite-ministerielle-suivre-plan-particulier-creuse-1879884.html
 
Visite de Jacqueline Gourault dans la Creuse : des rencontres mais peu d'annonces
En visite dans la Creuse, ce 2 octobre, la ministre de la Cohésion des Territoires et des relations avec les collectivités territoriales a confirmé la création d'un centre d'entraînement VTT pour les JO de 2024 à Guéret. Peu d'autres annonces sur le Plan particulier dont bénéficie le département. 
Publié le 02/10/2020 à 07h31 La ministre de la Cohésion des Territoires Jacqueline Gourault se rend notamment, ce vendredi 2 octobre, dans les thermes d’Evaux-les-Bains. • © Vincent Isore/MaxPPP Creuse La ministre de la Cohésion des Territoires, Jacqueline Gourault, était en visite dans la Creuse, ce vendredi 2 octobre,  pour un assister à un "comité de suivi autour du Plan particulier", dont bénéficie le département depuis 2019. Le PPC : un plan de 80 millions d'euros
Le programme initié en 2019, prévoit 80 millions d'euros mobilisés par l'Etat et 118 projets concrets pour redynamiser le territoire. La liste des projets est longue. Les déserts médicaux, la culture, l'emploi sont des sujets brûlants pour le département. Beaucoup de ces enjeux devraient être tournés vers la nature et la forêt, seconde filière du département après l'agriculture.

Parmi les axes de travail figurent l'amélioration des conditions du bien vivre en Creuse mais aussi le soutien aux "entreprises innovantes, créer, développer et conforter les activités productrices de valeur ajoutée et d’emploi sur le territoire".

Il était supposément évident d'évoquer la culture du cannabis CBD. Plusieurs acteurs locaux espèrent l'autorisation d'une filière de production 100% locale de cannabis dit "thérapeutique". La Creuse veut aller vite sur le sujet et ne pas laisser ce nouveau marché potentiel aux seuls industriels.
  À ce sujet, la rédaction vous recommande
Cannabis thérapeutique : la mission d'information rappelle la nécessité d'une filière de production française
Une mission d'information parlementaire sur la réglementation et l’impact des différents usages du cannabis a rendu, mi-septembre, un rapport d'étape concernant l’usage thérapeutique. Un des volets concerne la filière de production.

Mais sur ce point, Jacqueline Gourault s'est montrée très prudente : "Je ne peux pas répondre sur un sujet que je ne connais pas. Le député [Jean-Baptiste Moreau, NDLR] est le plus à même de répondre sur l'avancée du dossier qui ne relève pas de mon ministère."
  Jacqueline Gourault en visite dans la Creuse • ©France Télévisions

La ministre de la Cohésion des Territoires a même été plus franche que cela, au micro de France 3 Limousin : "Le député n'a pas permis que je vienne en Creuse sans faire un petit tour sur un certain nombre de dossiers concernant le plan particulier pour la Creuse. J'ai découvert la station thermale d'Evaux-lès-Bains que je connaissais pas, mais je viens d'abord pour remettre la Légion d'honneur à la présidente du département."  

La ministre a tout de même annoncé l'implantation d’un centre de préparation aux Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 dans la discipline du VTT à Guéret. Si l'on en croit le PPC (plan particulier pour la Creuse), l'État devrait aider à la réalisation de ce centre avec un financement pouvant aller jusqu’à 1,45 millions d’euros, dont 75 000 euros pour la création de la piste de VTT. Il s'agit de la concrétisation d'un projet déjà évoqué par Jacqueline Gourault le 5 avril 2019.  La ministre est en déplacement jusqu'à demain, 3 octobre. Au programme de ce samedi :  la visite du Château de Vauchaussade, le dévoilement d’une plaque commémorative au tombeau du Comte de Durat, et effectivement, la remise des insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur à Valérie Simonet. 
     Antoine Belhassen / Hélène Abalo
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Par mrpolo,
Dans une tribune que nous dévoilons, médecins, sociétés savantes, associations demandent au gouvernement de tenir ses engagements en mettant en place dès janvier l’expérimentation du cannabis à usage médical.
Prévu pour janvier 2021, le début de l’expérimentation du cannabis thérapeutique a déjà été repoussé à plusieurs reprises. ISTOCK
Par Florence Méréo Le cri d'alerte est porté par 51 des principaux acteurs de la mise en place de l'expérimentation du cannabis à usage médical en France. Ceux qui y travaillent depuis deux ans. Les membres du comité scientifique dédié à l'Agence du médicament, parmi lesquels des neurologues, des oncologues, des pharmacologues. Les sociétés savantes (soins palliatifs, traitement de la douleur…), mais aussi les associations de patients, dont la plus puissante, France Asso Santé.
Craignant un nouveau report de la mesure et « face à la souffrance des patients », écrivent-ils, ils interpellent le gouvernement. « Nous attendons des décisions politiques fortes et rapides, des engagements tenus. »
Cannabis médical, ne vois-tu rien venir ?  
« Deux ans déjà, pas même un décret en conseil d’État ni de financement qui verdoie, aurait pu écrire Charles Perrault.
Deux ans déjà que la réflexion a officiellement commencé au sein de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) à la demande de la précédente ministre de la Santé, Agnès Buzyn. Depuis septembre 2018, des travaux ont alors été initiés au sein d’un comité scientifique pluridisciplinaire de l’ANSM. Ils ont évalué la pertinence scientifique de donner accès à des produits aux standards pharmaceutiques à base de cannabis pour des malades chroniques peu ou pas soulagés de leurs souffrances par leurs traitements.
 
En octobre, cela fera un an déjà, que le député, et actuel ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, présentait devant l’Assemblée nationale ce qui est devenu l’article 43 de la loi N°2019-1446 du 24 décembre 2019 de financement de la Sécurité sociale pour 2020. Un article donnant la possibilité à l’Etat d’autoriser, dans le cadre d’une expérimentation de politique publique, l’usage médical du cannabis sous la forme de produits répondant aux standards pharmaceutiques. Cela concernera a minima 3000 patients souffrant de douleurs chroniques neuropathiques, de contractions musculaires douloureuses chez des patients atteints de sclérose en plaques ou avec des lésions médullaires, d’épilepsies résistantes, de complications liées aux cancers et aux chimiothérapies et de patients en situation palliative.
 
Mais pour cela, encore faudrait-il que l’expérimentation puisse avoir lieu ! Le décret d’application de cet article 43 est attendu depuis plusieurs mois. Sans ce décret, il est impossible de mettre en œuvre cette expérimentation, car l’étape cruciale de la sélection et de l’autorisation de ces médicaments qui seront prescrits aux patients ne peut être réalisée.
 
Par ailleurs, nous ne pouvons que regretter un arbitrage à zéro euro concernant le financement de cette expérimentation qui doit mobiliser pendant deux années sur tout le territoire français plusieurs milliers de professionnels de santé volontaires. Cela met aussi la France en situation de dépendance face à des acteurs privés étrangers et de leur bon vouloir de fournir gracieusement leurs produits et dispositifs médicaux.
Nous rappelons que l’accès à ces médicaments a été jugé scientifiquement pertinent dès décembre 2018 par le premier comité scientifique de l’ANSM.
 
L’objectif principal de cette expérimentation n’est autre que de valider le circuit de prescription et de dispensation de ces médicaments. Rien d’exceptionnel pour des professionnels de santé qui manient d’autres médicaments stupéfiants au quotidien, dont certains plus à risque de dépendance, voire de surdose. Mais ce serait aussi l’occasion, avant une possible généralisation, de former à ces traitements un grand nombre de médecins et pharmaciens, même hors expérimentation, et d’en avoir une évaluation scientifique complémentaire.
 
Le report répété du début de cette expérimentation, faute de décret d’application, suscite actuellement un questionnement sur la volonté politique de le mettre réellement en place. Cela crée de l’anxiété voire de la colère chez des patients déjà en souffrance physique et psychique et en attente de solutions complémentaires. Cela met aussi les professionnels de santé en difficulté dans la gestion des demandes grandissantes et légitimes des patients et de leur entourage, suite à l’annonce de cette expérimentation qui ne vient pas.
 
Face à la souffrance des patients, nous attendons des décisions politiques fortes et rapides, des engagements tenus, un financement adapté aux objectifs, en commençant par la publication du décret dans les plus brefs délais pour proposer aux patients ces traitements dès le premier trimestre 2021. »
 
 
 
Liste des 51 signataires :
Nicolas Authier, professeur des universités, médecin psychiatre et pharmacologue, CETD, Inserm 1107, université Clermont-Auvergne, CHU, Clermont-Ferrand ; Mado Gilanton, patiente experte, présidente Apaiser S&C ; Bechir Jarraya, neurochirurgien, hôpital Foch, Suresnes ; Philippe Andrieux, patient expert, association Principes actifs ; Nadine Attal, professeure des universités, médecin neurologue, Inserm U 987, CETD, CHU Ambroise-Paré, Boulogne-Billancourt ; Carole Demulatier, patiente experte, UniSEP ; Laure Copel, médecin oncologue et soins palliatifs, groupe hospitalier Diaconesses Croix Saint-Simon, Paris ; Yannick Frelat, représentant territorial d’Epilepsie France ; Antoine Dupuy, Société française de pharmacie clinique, pharmacien hospitalier, professeur des universités, CHU, Poitiers ; Catherine Sebire, représentante de l’Association francophone pour vaincre la douleur (AFVD) ; René Maarek, pharmacien d’officine, Paris ; Bertrand Rambaud, représentant du pôle « patients », Union francophone des cannabinoïdes en médecine ; Samira Djezzar, médecin pharmacologue, Centre addictovigilance, Paris ; Serge Perrot, professeur de thérapeutique, centre de la douleur, hôpital Cochin, université de Paris, ancien président de la SFETD (Société française d’étude et de traitement de la douleur) ; Alexandre Maciuk, enseignant-chercheur, faculté de pharmacie, université Paris-Saclay ; Vera Dinkelacker, médecin neurologue, CHU, Strasbourg ; Marie Lanta, chargée de mission information des personnes malades et des proches, Ligue nationale contre le cancer ; Françoise Durand-Dubief, neurologue, présidente du CLUD groupement hospitalier Est, CHU de Lyon ; Marie Jauffret-Roustide, sociologue, Inserm, Paris ; Georges Brousse, professeur des universités, psychiatre, addictologue, université Clermont-Auvergne, service d’addictologie et pathologies duelles, CHU Clermont-Ferrand ; Pascal Douek, médecin, patient et représentant de patients, Unisep ; Gilles Edan, professeur des universités, médecin neurologue, Inserm, CHU, Rennes ; Rachida Badaoui, patiente experte en oncologie ; Pierre Champy, professeur de pharmacognosie, université Paris-Saclay, Association francophone pour l’enseignement et la recherche en pharmacognosie (AFERP) ; Annie Le Palec, anthropologue, membre du TRT-5 CHV (interassociatif Traitement recherche VIH, hépatites virales) ; Sophie Crozier, médecin neurologue, groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière, Paris ; Mariannick Le Bot, présidente du Conseil national professionnel de pharmacie officinale et hospitalière ; Raymond Souqui, président de CSC - connaître les syndromes cérébelleux ; Catherine Mallevaës, présidente de l’association Aramise (atrophie multisystématisée) ; Jean Benard, président de l’ASL-HSP France (Association Strümpel Lorrain) ; Martine Libany, présidente association CMT-France (Charcot-Marie-Tooth) ; Juliette Dieusaert, présidente AFAF (Association française de l’ataxie de Friedreich) ; Jean-Philippe Plançon, président Association française contre les neuropathies périphériques ; Françoise Tissot, vice-présidente AMMi, Association contre les maladies mitochondriales ; Coralie Marjollet, Sandrine Taourirt et Anne Draeger, association IMAGYN, Paris ; Edwige Ponseel, présidente AMADYS et vice-présidente Dystonia Europe ; Cécile Foujols, présidente de l’Association française du syndrome de Klippel-Feil ; Sophie Lecommandoux, présidente de l’APASC - Association des personnes atteintes du syndrome de Currarino ; Fabienne Lopez, présidente de l’Association Principes actifs ; Ivan Krakowski, oncologue médical, professeur des universités, médecin de la douleur, président de l’Association francophone pour les soins oncologiques de support (AFSOS) ; Frédéric Aubrun, médecin anesthésiste-réanimateur, professeur des universités, président de la Société française d’étude et de traitement de la douleur (SFETD) ; Eric Thouvenot, médecin neurologue, professeur des universités, président de la Société francophone de la sclérose en plaques ; Béatrice Clairaz-Mahiou, pharmacienne d’officine, présidente de la Société francophone des sciences pharmaceutiques officinales (SFSPO) ; Sophie Dupont, médecin neurologue, professeure des universités, présidente de la Ligue française contre l’épilepsie (LFCE) ; Paul Frappé, médecin généraliste, professeur des universités, président du collège de la médecine générale ; Claire Fourcade, médecin, présidente de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) ; Frédéric Guirimand, médecin, professeur associé de médecine palliative, université de Versailles Saint-Quentin, maison médicale Jean-Garnier, Paris ; Gérard Raymond, président de France Asso Santé ; Axel Kahn, médecin généticien, directeur de recherche à l’Inserm et président de la Ligue nationale contre le cancer.
 
Source: leparisien.fr
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Par boogerman,
https://www.magicmaman.com/cannabis-medical-bientot-utilise-pour-soigner-les-enfants,3662422.asp   Cannabis médical : bientôt utilisé pour soigner les enfants ?
Par Isabelle Blin Mis à jour le 26/08/2020 à 17:28 Associer les mots « cannabis » et « enfants » a de quoi surprendre ! Et pourtant, cette plante pourrait prochainement soulager des centaines d’enfants, atteints de troubles sévères. Explications. Tout le monde a entendu parler du cannabis récréatif, peu de personnes savent en revanche que le chanvre est une plante aux vertus médicinales. Les fleurs de cannabis sativa renferment en effet deux molécules intéressantes pour la santé : le THC (delta-9-tétrahydrocannabinol), antalgique et antinauséeux, et le CBD (cannabidiol), relaxant. Selon la variété de la plante, ces deux molécules sont présentes en quantité plus ou moins importante, donc leur action diffère.
 
 

  Cannabis médical, quelle est la situation en France ?
Trois médicaments à base de cannabis ont déjà une autorisation de mise sur le marché (AMM). Le seul destiné aux enfants est l’Epidyolex®, un extrait végétal concentré de CBD pur, indiqué pour diminuer le nombre et l’intensité des crises dans deux formes sévères d’épilepsie, à partir de l’âge de 2 ans. « Toutes les études réalisées dans le cadre du développement de ce médicament ont démontré une diminution significative du nombre de crises », souligne Pascal Douek, médecin et patient expert du Comité scientifique spécialisé temporaire (CSST) sur le cannabis thérapeutique. En dehors de ces médicaments, le cannabis médical qui utilise l’ensemble des actifs de la plante (près de 500) pourra bientôt être prescrit dans des indications précises, avec l’espoir d’une meilleure efficacité.  
 
Bientôt une expérimentation
Plusieurs pays comme le Canada, l‘Angleterre, les Pays-Bas, l’Allemagne ou certains états américains autorisent déjà le cannabis médical dans le traitement de diverses pathologies. La France est donc en retard mais dès janvier prochain, une expérimentation débutera auprès de 3 000 personnes souffrant de troubles précis. Toutes se verront proposer un traitement à base de cannabis (sous forme de fleurs séchées, d’huile ou de capsules) par des médecins volontaires et formés à cette prescription. « Des enfants pourront y être intégrés, si leur médecin estime que le bénéfice sera supérieur aux effets indésirables », précise le Dr Douek. Chez les enfants, le cannabis médical pourra ainsi être prescrit pour soulager les effets secondaires importants d’une chimiothérapie (nausées, vomissements, perte d’appétit) et pour réduire le nombre de crises (sortes de court-circuit cérébral) dans certaines formes sévères d’épilepsie actuellement résistantes à tout traitement médicamenteux. 
  Des résultats prometteurs aux USA
« Le syndrome de Dravet qui se manifeste en général avant l’âge de 12 mois et le syndrome de Lennox-Gastaut qui survient entre l’âge de 2 et 6 ans sont des épilepsies rares mais graves, très invalidantes qui ralentissent le développement cérébral des enfants », souligne le Dr Douek. Il cite ainsi le cas de Charlotte, petite Américaine tombée malade à l’âge de 3 mois et qui a fait jusqu’à 300 crises hebdomadaires. La prescription de cannabis médical a permis de réduire ses crises à 2 ou 3 par semaine et la fillette a pu recommencer à parler, marcher… D’ailleurs, la variété de cannabis qui l’a améliorée (fort pourcentage de CBD et très peu de THC) porte désormais son nom (Charlotte’s web).
  A l’issue de cette expérimentation française qui durera un an, l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament) remettra un rapport au Parlement qui se prononcera alors sur l’intérêt du cannabis médical en complément ou comme alternative quand les autres traitements existants sont inefficaces.  
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Par boogerman,
https://www.lejdd.fr/Societe/pourquoi-le-cannabis-medical-prend-du-retard-3988428
Pourquoi le cannabis médical prend du retard
      Pierre Bafoil   Il y a 3 heures Plusieurs acteurs de l'expérimentation du cannabis médical craignent un énième report dans sa mise en œuvre.
L'expérimentation du cannabis thérapeutique en France serait-elle en train de virer à l'arlésienne? C'est la crainte de nombreux ­acteurs de cet ambitieux projet qui devrait durer dix-huit mois et concerner 3.000 patients, avant une éventuelle généralisation à visée médicale d'un ­produit ­aujourd'hui prohibé. Lancé en grande pompe il y a deux ans et autorisé par l'Assemblée nationale en décembre dernier, il est sans cesse retardé depuis. En juin dernier, à cause de l'épidémie, les autorités sanitaires ont repoussé son démarrage à janvier 2021.
Mais seul un décret d'application permettra à l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et au comité scientifique temporaire (CST) de débuter l'expérimentation. La direction générale de la santé a fait savoir qu'il devrait être publié en septembre, sans plus de précision. Sollicitée, elle n'a pas donné suite.
Le projet n'a reçu aucune dotation budgétaire
Si l'ANSM concède que "le calendrier est serré", elle reste optimiste. C'est bien la seule. "Ça n'engage que moi, mais je pense que janvier n'est pas tenable", soupire le président du CST, Nicolas ­Authier. Le cadre de l'expérimentation et le cahier des charges ont beau être prêts, même si le décret était publié en septembre, procéder en quatre mois à la formation des médecins, à la sélection des fournisseurs et au contrôle des produits, relève de la gageure. "Il reste encore quelques détails qu'il ne faut pas bâcler", confirme le docteur Authier.
Autre inquiétude : le projet n'a reçu aucune dotation budgétaire. Comme le révélait le JDD il y a quelques mois, les fournisseurs sélectionnés délivreront donc gracieusement le cannabis. Ce qui pourrait poser des questions juridiques. "Un concurrent débouté risque d'obtenir la caducité du contrat du fait de ­l'absence de contrepartie financière", s'alarme Bechir Saket, porte-parole du collectif ACT, qui réunit une centaine patients concernés. Car l'ANSM l'assure, il n'y aura aucune compensation de la part de l'État. Beaucoup ­d'observateurs craignent ainsi que la France soit dans une "situation délicate". "Les fournisseurs étrangers pourraient avoir certaines demandes pour rester sur le marché français s'il y a une généralisation post-expérimentation", estime Nicolas Authier.
Ce qui amène à un autre frein, politique cette fois : la volonté des agriculteurs français, creusois en tête, de concourir à l'expérimentation et donc de pouvoir cultiver la plante interdite. Ce dernier point devrait, lui aussi, être éclairci par un décret visant à délivrer ou non cette autorisation. Et peut-être, encore, retarder l'expérimentation.
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Par Yotna2,
A Féniers dans la Creuse, les promoteurs du projet de cannabis thérapeutique Cannapôle23 souhaitent lancer une production dans un ancien centre informatique de l’Armée de terre.
Publié le 21/08/2020 | Par France3 Nouvelle-Aquitaine   Jouany Chatoux, Président de Cannapôle 23, souhaite cultiver du cannabis sans THC dans un ancien bâtiment militaire. • © Thomas Milon
 
Imaginez une production de cannabis made in Creuse dans un ancien bâtiment militaire… Et si cette idée devenait possible ? A Féniers, au cœur du Plateau de Millevaches, un ancien centre informatique de l’armée de Terre est sur le point de connaître une seconde vie. Les promoteurs du projet de cannabis thérapeutique Cannapôle23 s’apprêtent à signer dans quelques semaines un bail avec la communauté de communes « Haute Corrèze communauté », le propriétaire des lieux. Entre les murs de ce bunker, pour l’instant abandonné, des plantes seraient cultivées en intérieur et proposées uniquement à des personnes malades. Au-delà de la production, Jouany Chatoux, agriculteur creusois et Président de Cannapôle23 souhaite aller encore plus loin : “C’est ce site là qu’on a choisi pour monter le futur pôle d’excellence autour du cannabis thérapeutique […] Les bâtiments seront utilisés pour faire de la formation, de la recherche et développement et une pépinière d’entreprises.”
 
Cannapôle23 souhaite développer une production de cannabis thérapeutique dans un ancien bâtiment militaire. • © Cécile Descubes
 
Cet ancien centre informatique de l’armée de terre à Féniers est pour l’instant abandonné. • © Cécile Descubes
 
5 à 6 récoltes par an
A l’intérieur du bâtiment militaire, dont une partie est enterrée sous terre, la stabilité thermique devrait engranger 5 à 6 récoltes par an. “L’été, on aura moins à rafraîchir les pièces puisque les lampes chauffent énormément.” explique Jérémy Gaillard, Responsable production de Cannapôle23  “L’hiver, on aura beaucoup moins de chauffage à utiliser. Et en plus de cela, on est vraiment sécurisé.”  La filière française de cannabis thérapeutique a également pour ambition de produire des plantes sans THC. Par conséquent, elles ne pourront pas être assimilées à une drogue, contrairement au cannabis dit récréatif.
 
Le cannabis serait cultivé à l’intérieur du bunker. • © Cécile Descubes
 
Où en est la culture du cannabis dans la Creuse ?
En 2019, le principe de la filière du cannabis thérapeutique avait été acté dans le Plan particulier pour la Creuse, un projet resté pour l’instant au point mort. Face à cette situation, Jouany Chatoux, Président de Cannapôle23 demande au Chef  d’Etat de tenir ses promesses. “Je pense que ça serait à lui si on veut accélérer les choses de donner le feu vert.” avance l’agriculteur creusois “A un moment donné, il faut qu’il y ait un patron qui prenne une décision. Actuellement, personne ne prend de décision.” Pour Pierre Chevalier, Président de Haute Corrèze Communauté, la France a déjà perdu trop de temps : “C’est un appel du pied pour dire : décidez-vous vite ! La France ne peut pas être à la traîne sur ce type de production.” Selon lui, la France doit se mettre en conformité législative avec l’Europe. A ses côtés, Eric Correia, Président de la Communauté d’Agglomération du Grand Guéret se bat également pour la création d’une filière de cannabis thérapeutique en Creuse. “ça suffit ! Il faut maintenant avancer sur ce dossier là, qui est à la fois un dossier sanitaire pour qu’un certain nombre de gens ne souffrent plus et un dossier économique” s’agace le conseiller régional DVG.
 
 
A Féniers, le projet de cannabis thérapeutique devrait développer une centaine d’emplois. Une commission parlementaire présidée par Jean-Baptiste Moreau, député de la Creuse, doit rendre son rapport mi-septembre.
 
 
Source : https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/creuse/cannabis-therapeutique-creuse-production-devrait-voir-jour-ancien-terrain-militaire-1864754.html?fbclid=IwAR3k5vIz8HPC9D6n5D3FXTcYJETV7G7gOgQlNypU6-cWOwSKvcL5uT-jo-c
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Une forme modifiée de cannabis médical peut tuer ou inhiber les cellules cancéreuses
Par Yotna2,
Des tests en laboratoire menés à l’Université de Newcastle et au Hunter Medical Research Institute ont montré qu’une forme modifiée de cannabis médicinal peut tuer ou inhiber les cellules cancéreuses sans affecter les cellules normales, révélant son potentiel en tant que traitement plutôt que simplement comme médicament de soulagement. Il est bien connu que les composés chimiques présents dans le cannabis, en particulier le cannabidiol (CBD), sont efficaces pour traiter les symptômes de nombreuses formes de cancer. Il est maintenant prouvé qu’il pourrait potentiellement guérir la maladie en attaquant les cellules cancéreuses.
 
Le chercheur en cancérologie Matt Dun, de l’université de Newcastle en Australie, a récemment terminé une étude de trois ans indiquant qu’une souche modifiée spécifique de cannabis est destructrice pour certains types de cellules cancéreuses tout en restant inoffensive pour les propres cellules du corps humain.
Selon un communiqué de presse de l’Université de Newcastle :
Les tests de laboratoire menés à l’Université de Newcastle et à l’Institut de recherche médicale Hunter ont montré qu’une forme modifiée de cannabis médicinal peut tuer ou inhiber les cellules cancéreuses sans avoir d’impact sur les cellules normales, révélant ainsi son potentiel en tant que traitement plutôt que simple médicament de secours.
La souche en question, nommée Eve, a été modifiée pour contenir moins de 1% de la quantité attendue de THC , tout en ayant une quantité très élevée de CBD.
 
Dun et son équipe ont travaillé avec l’Australian Natural Therapies Group (ANTG) pour développer la souche et effectuer les tests nécessaires afin de déterminer son potentiel en tant qu’intervention contre le cancer. Selon Dun :
 
 
Nous avons alors réalisé qu’un mécanisme de sélection du cancer était en jeu, et nous avons passé les deux dernières années à essayer de trouver la réponse.
Les prochaines étapes consisteront à tester la souche sur d’autres types de cellules cancéreuses et, espérons-le, à convaincre les organismes de réglementation du monde entier de prendre au sérieux les tests sur le cannabis. Des études telles que celle menée par Dun sont difficiles à mener dans des endroits où le cannabis est toujours considéré comme une drogue dangereuse et illégale, comme aux États-Unis où il reste classé comme substance du tableau 1, à côté de l’héroïne.
 
Nous savons depuis longtemps que le cannabis est efficace pour traiter de nombreux symptômes du cancer, mais c’est l’une des premières preuves irréfutables que le CBD peut tuer les cellules cancéreuses. Si cette recherche s’avère concluante, nous pourrions envisager une intervention pour certaines formes de cancer dans quelques décennies.
Mieux encore, le cannabis à faible teneur en THC présente très peu de risques d’effets secondaires par rapport à presque toutes les autres interventions prometteuses actuelles ou expérimentales contre le cancer.
Une étude de trois ans ne suffit pas pour déclarer que la guerre contre le cancer est gagnée. Il faudra un examen par les pairs et une myriade d’études futures pour confirmer les résultats et déterminer exactement pourquoi la souche Eve est efficace.
EVE CANNABIS
Eve est notre souche dominante de CBD, exclusive à l’ANTG.
CBD 11-17%
THC <0,1   Dans un récent article intitulé « Can Hemp Help », publié par la revue internationale Cancers, le Dr Dun et son équipe ont également entrepris une analyse documentaire de plus de 150 articles universitaires qui examinent les avantages pour la santé, les effets secondaires et les éventuels avantages anticancéreux du CBD et du THC.
 
 
« La variété CBD semble avoir une plus grande efficacité, une faible toxicité et moins d’effets secondaires, ce qui en fait potentiellement une thérapie complémentaire idéale à combiner avec d’autres composés anticancéreux ».
 
La prochaine phase de l’étude consiste à étudier ce qui rend les cellules cancéreuses sensibles et les cellules normales non sensibles, si cela est cliniquement pertinent et si divers cancers réagissent.
 
« Nous devons comprendre le mécanisme afin de trouver des moyens d’ajouter d’autres médicaments qui amplifient l’effet, et de semaine en semaine, nous obtenons de plus en plus d’indices. C’est vraiment passionnant et important si nous voulons passer à un usage thérapeutique », ajoute le Dr Dun, en soulignant que le cannabis enrichi en CBD n’est pas encore prêt à être utilisé cliniquement comme agent anticancéreux.
« Nous espérons que notre travail contribuera à réduire la stigmatisation liée à la prescription de cannabis, en particulier les variétés qui ont des effets secondaires minimes, surtout si elles sont utilisées en combinaison avec les thérapies standard actuelles et la radiothérapie. D’ici là, cependant, les gens devraient continuer à consulter leur médecin traitant habituel ».
 
L’étude a été financée par l’ANTG et l’HMRI par l’intermédiaire de la Fondation Sandi Rose.
 
Le Dr Matt Dun est de l’Université de Newcastle, et effectue ses recherches en collaboration avec le programme de lutte contre le cancer du Hunter Medical Research Institute (HMRI). L’HMRI est un partenariat entre l’Université de Newcastle, Hunter New England Health et la communauté.  
Source : https://www.blog-cannabis.com/souche-cbd-pour-tuer-les-cellules-cancereuses/
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Par Yotna2,
Publié le 24 juillet 2020 par Mélanie R.
Mike Tyson, impression 3D et cannabis : c’est à priori une drôle d’association et pourtant c’est une nouvelle qui a fait pas mal de bruit sur le marché de la fabrication additive. En réalité, ce n’est pas vraiment ce qu’on pense – l’ancien boxeur Mike Tyson ne va pas imprimer en 3D du cannabis. Son entreprise, The Ranch Companies, a en fait obtenu une licence mondiale pour imprimer en 3D des produits comestibles à base de cannabis, permettant ainsi un meilleur dosage de la plante utilisée dans de nombreux médicaments. Elle travaille main dans la main avec Smart Cups, une société américaine qui propose des boissons aromatisés conçues en partie grâce aux technologies 3D.
Basée en Californie, Smart Cups propose différents arômes enfermés dans de petites capsules imprimées en 3D qui se placent dans n’importe quel récipient – elle utilise elle, des gobelets en plastique. Placées au fond du verre, les capsules s’éclatent au contact d’un liquide (eau, soda, salive) et les arômes sont alors “libérés”, permettant d’obtenir une boisson à son goût, plus ou moins sucrée. Pour la startup, c’est une façon de réduire les coûts de stockage, les flux de transport mais aussi de proposer des goûts originaux et sur-mesure. Jusqu’ici la startup se concentrait sur le développement de poudres de protéines à faible teneur en matières grasses et enrichies en caféine. Avec ce partenariat avec The Ranch Companies, elle se penche désormais sur des produits à base de cannabis. 
Les arômes sont placés dans des capsules imprimées en 3D (crédits photo : Smart Cups)
Pour Mike Tyson, l’objectif est de mieux contrôler le dosage médicamenteux aujourd’hui réalisé par l’industrie pharmaceutique, un point de vue partagé par Smart Cups. Son CEO, Chris Kanik, explique : “Pour l’instant, l’industrie manque de cohérence. Lorsqu’un individu consomme 100 mg d’aspirine, où qu’il soit dans le monde, il est sûr de consommer la bonne dose. La technologie de Smart Cups peut apporter cette même confiance aux consommateurs. Dans le cadre du partenariat avec The Ranch, nous utilisons des cannabinoïdes solubles dans l’eau et sommes capables de les imprimer avec précision sur pratiquement n’importe quelle surface. Les actifs et les arômes imprimés sont libérés lorsqu’ils entrent en contact avec un liquide.” 
        Concrètement, au lieu d’avoir des arômes à base de citron, de framboise ou de thé vert, certaines capsules imprimées en 3D contiendront un dosage très précis de cannabis, une alternative peut-être plus intelligente pour les consommateurs. Rob Hickman, PDG de The Ranch Companies, ajoute : “Nous nous sommes associés avec les meilleures universités de recherche pour collecter des données cliniques essentielles à l’appui de la CBD à des fins médicales et pour le soulagement de la douleur. La technologie des « Smart Cups » est un nouveau système d’administration qui, nous le pensons, établira de nouvelles normes dans cette industrie.” Pour l’instant, ils attendent l’autorisation de commercialisation de leurs produits dans les Etats où le cannabis pour un usage thérapeutique est légal. Cela pourrait peut-être faire réfléchir certains dirigeants, au moins dans un but médical. Vous pouvez retrouver davantage d’informations ICI.
Que pensez-vous du nouveau partenariat entre Mike Tyson et Smart Cups ? N’hésitez pas à partager votre avis dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives. Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne YouTube ou suivez-nous sur Facebook ou Twitter !
 
Source : https://www.3dnatives.com/mike-tyson-cannabis-impression-3d-24072020/#!
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Par Yotna2,
Par Jean-Guillaume Bayard
Le cannabis apparaît comme un traitement efficace pour soulager la douleur chronique des personnes atteintes de drépanocytose.
Yarygin/iStock   La drépanocytose est peu connue, bien qu'elle soit la première maladie génétique en France. Elle concerne 400 000 naissances par an dans le monde et 400 nouveaux-nés dans notre territoire. Cette maladie génétique héréditaire du sang se matérialise par une mutation dans notre ADN conduisant notre organisme à fabriquer une hémoglobine anormale qui déforme les globules rouges, les rendant “plus rigides et plus fragiles”, a précisé Jacques Elion à Pourquoi docteur à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre cette pathologie. Pour l’heure, il n’existe aucun traitement capable de la soigner, bien que des greffes de moelle osseuse et la thérapie génique apportent leurs lots d’espoir.
L’efficacité du cannabis pour réduire les douleurs augmente avec le temps
Des chercheurs américains ont découvert que le cannabis peut soulager les patients des douleurs chroniques qu’entraîne la drépanocytose. “Ces résultats d'essai montrent que le cannabis vaporisé semble être généralement sans danger, se réjouit Kalpna Gupta, professeur à l’université de Californie à San Francisco, qui a codirigé l’étude. Ils suggèrent également que les patients drépanocytaires peuvent être en mesure d'atténuer leur douleur avec le cannabis.” Les résultats de cette étude ont été publiés dans la revue Jama Network Open. Actuellement, les traitements principaux pour atténuer les douleurs des patients sont à base d’opioïdes. L’augmentation des décès liés à une surconsommation des opioïdes a conduit les médecins à les prescrire moins fréquemment, laissant les patients drépanocytaires avec moins d’options. “Le cannabis pourrait aider la société à faire face à la crise de santé publique liée aux opioïdes”, appuie Kalpna Gupta.
Les résultats ont montré que l’efficacité du cannabis augmente avec le temps pour réduire les douleurs des volontaires souffrant de drépanocytose. Ces derniers ont décrit moins souffrir pendant qu’ils marchent et mieux dormir. Il y a également eu une baisse statistiquement significative de l'ampleur de la douleur affectant leur humeur. Pour cela, les chercheurs ont réalisé par un essai randomisé en double aveugle, avec l’utilisation d’un placebo. Il s’agit du premier essai à utiliser cette méthode de référence pour évaluer le potentiel de soulagement de la douleur du cannabis chez les personnes atteintes de drépanocytose. Le cannabis utilisé pour l’expérience contenait, à parts égales, du THC et du CBD, deux principes actifs de la plante. Vingt-trois patients souffrant de douleurs liées à la drépanocytose ont inhalé du cannabis vaporisé, ou son placebo, pendant deux séances d'hospitalisation de cinq jours, séparées d'au moins 30 jours pendant lesquels les chercheurs ont évalué les niveaux de douleur des participants.
Une alternative aux opioïdes
Cette étude offre une option supplémentaire aux médecins pour soigner les douleurs chroniques. “Nous avons encore besoin d'études plus large avec plus de participants pour nous donner une meilleure image de la façon dont le cannabis pourrait bénéficier aux personnes souffrant de douleur chronique”, tempère le chercheur. Les résultats ont montré les effets du cannabis pris sous forme vaporisée sans identifier les autres manières de consommer cette plante comme efficaces. “La douleur pousse de nombreuses personnes à se tourner vers le cannabis et est, en fait, la principale raison invoquée par les gens pour chercher du cannabis dans les dispensaires. Nous ne savons pas si toutes les formes de produits à base de cannabis auront un effet similaire sur la douleur chronique. Le cannabis vaporisé, que nous avons utilisé, peut être plus sûr que d'autres formes car de plus faibles quantités atteignent la circulation du corps. Cet essai ouvre la porte pour tester différentes formes de cannabis médical pour traiter la douleur chronique”, a conclu Kalpna Gupta.
 
Source : https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/33299-Le-cannabis-efficace-soulager-douleur-liee-la-drepanocytose
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Par Demourok,
Cannabis et sociabilité : le métabolisme du glucose mis en cause
Publié le 10 juillet 2020
ParAurélien BERNARD 
 
Une récente étude de l’Inserm en collaboration avec l’Université espagnole de Salamanque montre que l’exposition au cannabis altère le métabolisme du glucose dans le cerveau, ce qui entraînerait des changements de comportement liés à la sociabilité. Des récepteurs cannabinoïdes spécifiques, situés dans des cellules en forme d’étoile du système nerveux central appelées astrocytes, seraient notamment à l’origine de cette relation.

L’étude publiée dans la revue Nature fait suite à la découverte, en 2012, de récepteurs endocannabinoïdes situés sur la membrane des mitochondries, les organites intracellulaires dont le rôle est de fournir aux cellules l’énergie dont elles ont besoin.
Entre autres fonctions, ces cellules jouent un rôle très important dans le métabolisme énergétique du cerveau.
« Etant donné l’importance des astrocytes et de l’utilisation de l’énergie pour le fonctionnement cérébral, nous avons voulu comprendre le rôle de ces récepteurs cannabinoïdes bien particuliers, et les conséquences sur le cerveau et sur le comportement lorsqu’ils sont exposés au cannabis », explique Giovanni Marsicano.
Les chercheurs ont ensuite donné du THC à des souris, puis observé que l’activation persistante des récepteurs cannabinoïdes mitochondriaux situés dans les astrocytes entraînait une cascade de processus moléculaires conduisant à un dysfonctionnement du métabolisme du glucose dans les astrocytes.
  ELa capacité des astrocytes à transformer le glucose en « nourriture » pour les neurones était alors réduite. En l’absence d’apport énergétique supplémentaire, le fonctionnement des neurones a été compromis chez les animaux, avec un impact néfaste sur le comportement. En particulier, les interactions sociales ont diminué jusqu’à 24 heures après l’exposition au THC.
« Notre étude est la première à montrer que la baisse de la sociabilité parfois associée à la consommation de cannabis est le résultat d’une altération du métabolisme du glucose dans le cerveau. Elle ouvre également de nouvelles voies de recherche pour trouver des solutions thérapeutiques pour atténuer certains des problèmes de comportement résultant de l’exposition au cannabis. En outre, elle révèle l’impact direct du métabolisme énergétique des astrocytes sur le comportement « , explique Marsicano.
 
source : https://www.newsweed.fr/cannabis-sociabilite-metabolisme-glucose-cause/
 
PS : Un autre article plus détaillé sur la meme chose 
 
https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/gironde/bordeaux/cannabis-chercheurs-bordeaux-font-lien-entre-consommation-diminution-sociabilite-1851864.html
 
A++
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Par boogerman,
https://trustmyscience.com/cannabis-pendant-grossesse-dommages-confirmes-pour-bebe/
Cannabis pendant la grossesse : des dommages confirmés pour le bébé
 Fleur Brosseau  19 juin 2020  Médecine & Bio   Il est aujourd’hui prouvé et admis que le tabac et l’alcool consommés pendant la grossesse nuisent au développement de l’enfant. Peu d’études ont en revanche établi avec précision les conséquences de la consommation de cannabis ; certaines ont néanmoins déjà montré que l’exposition du fœtus au cannabis pouvait entraîner un poids plus faible à la naissance et des séquelles plus tardives durant l’enfance ou l’adolescence, liées à l’action de cette substance psychoactive sur le cerveau. Des chercheurs australiens se sont penchés sur la question et ont étudié les effets délétères du cannabis pendant la grossesse. Une enquête menée en Australie en 2016 révélait que 10 à 20% des femmes en âge de procréer avaient consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois. De plus, une étude publiée en 2019 dans le Journal of the American Medical Association rapportait que le nombre de femmes enceintes consommant du cannabis avait doublé entre 2002 et 2017. Il était donc essentiel de mener une étude sur le sujet, afin de mieux informer la population sur les risques encourus.
Une substance qui nuit à la croissance du bébé
Pourquoi une telle augmentation de la consommation ? Car depuis quelques années, plusieurs pays ont assoupli la législation concernant le cannabis. Les Pays-Bas, le Canada, quelques États américains (Californie, Colorado…) et l’Afrique du Sud autorisent complètement sa consommation (que ce soit dans un cadre récréatif ou thérapeutique). D’autres pays comme l’Australie, le Royaume-Uni, la Pologne ou l’Allemagne autorisent son usage à des fins thérapeutiques uniquement.
Prévalence ajustée de la consommation de cannabis chez les femmes de 12 à 44 ans, d’après les données de l’Enquête nationale sur la consommation de drogues et la santé, menée aux États-Unis en 2002-2017. Crédits : JAMA/N. Volkow et al.
Le fait que le cannabis donne de bons résultats lorsqu’il est utilisé dans un cadre médical – pour soulager les douleurs réfractaires aux médicaments traditionnels, inhérentes aux maladies chroniques comme le cancer – contribue à une perception globale plus « positive » de cette substance. Certains considèrent ainsi que le cannabis est une drogue sûre et sans danger. Dans les régions où sa consommation est légale, les dispensaires lui prêtent même des vertus anti-nauséeuses pendant la grossesse. Mais aucune étude scientifique n’a confirmé, ni infirmé, son efficacité dans ce contexte.
Conséquence de cette bonne réputation : une étude parue dans le Journal of addiction medicine en 2017 a montré qu’une femme enceinte sur trois ne pensait pas que le cannabis pouvait nuire à son bébé. 35 % des 306 femmes interrogées ont déclaré consommer du cannabis au moment du diagnostic de grossesse et 34 % d’entre elles ont continué à en consommer. En outre, 10 % ont déclaré qu’elles consommeraient plus de cannabis pendant la grossesse s’il était légalisé.
Dans le cadre de cette nouvelle étude, une équipe de l’Université d’Adélaïde, menée par le Dr Luke Grzeskowiak, a recruté 5610 femmes nullipares (en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Irlande et au Royaume-Uni), présentant des grossesses à faible risque, entre 2004 et 2011. À 14-16 semaines de grossesse, les participantes ont été classées en 4 groupes distincts selon leur consommation de cannabis autodéclarée : jamais consommé, consommé mais arrêté avant la grossesse, consommé mais arrêté en début de grossesse (avant 15 semaines), toujours consommé à 15 semaines de grossesse.
Puis, les scientifiques ont analysé plusieurs paramètres néonatals pour établir un éventuel lien de cause à effet : le poids à la naissance des nourrissons, leur tour de tête, leur taille, l’âge gestationnel (le nombre de semaines d’aménorrhée), et le taux de morbidité ou mortalité néonatale.
Parmi la cohorte étudiée, 314 femmes (5,6%) ont déclaré avoir consommé du cannabis au cours des 3 mois précédant ou pendant leur grossesse. 19 % consommaient encore du cannabis à 15 semaines de grossesse : leurs bébés présentaient un poids de naissance plus faible que celui des bébés de mères qui n’avaient jamais consommé de cannabis (-127 g en moyenne), ainsi qu’un tour de tête réduit (-0,5 cm en moyenne) et ils étaient plus petits (-0,8 cm en moyenne). Des résultats plutôt inquiétants, sachant qu’il est désormais prouvé que les nourrissons de faible poids à la naissance présentent une morbidité et une mortalité relativement élevées.
Par ailleurs, leur naissance s’est faite plus précoce : l’âge gestationnel était abrégé de 8,1 jours en moyenne. Un résultat qui n’est guère surprenant: une étude antérieure menée au Canada en 2019 avait déjà mis le doigt sur le fait que consommer du cannabis pendant la grossesse favorisait – jusqu’à doubler le risque – une naissance prématurée (avant 37 semaines de gestation).
L’équipe de Grzeskowiak précise que les écarts observés étaient encore plus importants lorsque les femmes concernées consommaient du cannabis plus d’une fois par semaine (sauf dans le cas de l’âge gestationnel, qui n’était a priori pas impacté par la fréquence de consommation). À noter que les effets recensés par les chercheurs sont ici indépendants de la consommation de tabac (contrairement à de nombreuses études passées). Conclusion : oui, consommer du cannabis pendant la grossesse a bel et bien des conséquences sur le développement du bébé.
Deux fois plus de risques de complications postnatales
L’impact de la consommation de cannabis pendant la grossesse ne s’arrête pas là : les chercheurs ont également observé des complications graves postnatales, telles que des problèmes respiratoires ou autres complications nécessitant une admission en unité néonatale spécialisée. Ces complications étaient deux fois plus susceptibles de survenir chez les bébés dont la mère consommait encore du cannabis à 15 semaines (par rapport aux bébés dont la mère n’était pas consommatrice). Des résultats qui viennent corroborer une étude antérieure réalisée aux États-Unis en 2017, qui faisait part d’un risque accru de morbidité néonatale lié à la consommation de cannabis.
  Autre constat important : l’équipe n’a pas relevé de différences significatives dans les résultats néonatals entre les bébés dont les mères avaient arrêté de consommer du cannabis juste avant ou au tout début de leur grossesse, et les bébés dont les mères n’étaient pas consommatrices. Conclusion : il est recommandé aux futures mamans de stopper leur consommation dès qu’elles envisagent d’avoir un enfant ou qu’elles constatent être enceintes.
Comment le cannabis agit-il concrètement sur le développement du fœtus ? Ceci n’est pas encore clairement défini, mais les composés toxiques qu’il produit lorsqu’il est fumé, comme le monoxyde de carbone – que l’on retrouve également dans le cas du tabac – pourraient expliquer la réduction globale des paramètres néonatals : le futur bébé reçoit moins d’oxygène, pourtant essentiel à sa croissance. L’explication peut également provenir directement des composés contenus dans le cannabis et qui peuvent traverser le placenta. En effet, le THC (tétrahydrocannabinol) et le CBD (cannabidiol) influencent les fonctions corporelles, y compris dans le cerveau (sinon personne ne l’utiliserait de façon récréative…). Si ces substances atteignent le fœtus, quid de son développement cérébral et de ses facultés cognitives à venir ?
 
 
À noter que les chercheurs avouent que leurs résultats sont toutefois à prendre avec des pincettes. Bien qu’ils aient veillé à écarter de leurs analyses tout autre facteur pouvant nuire au développement du fœtus (tabac, alcool ou autres substances psychoactives), ils soulignent que leur étude à ses limites. Pour commencer, la consommation de cannabis était autoévaluée par les participantes et le nombre de femmes qui ont déclaré continuer à en consommer pendant leur grossesse était, en fin de compte, relativement faible. Ensuite, ils n’ont pas tenu compte de la nature du cannabis consommé (quantité, teneur en THC).
Cependant, étant donné le nombre croissant de preuves suggérant des dommages potentiels sur le futur bébé, les scientifiques jugent plus sûr d’éviter de consommer du cannabis pendant la grossesse, et même dès qu’une grossesse est envisagée.
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Par boogerman,
https://www.santelog.com/actualites/cannabis-medical-cest-moins-de-prescriptions-et-moins-dhospitalisations
 
CANNABIS MÉDICAL : C'est moins de prescriptions et moins d'hospitalisations
Les consommateurs de cannabis médical utilisent moins de ressources médicales, prennent moins de médicaments et déclarent une meilleure qualité de vie, conclut cette analyse de la John Hopkins. Par ailleurs l’étude, présentée dans la revue confirme les bénéfices attendus de cet usage thérapeutique soit une diminution de la douleur, une meilleure qualité de sommeil et une anxiété réduite.
 
Aux Etats-Unis, à ce jour, plus de 2 millions de personnes sont enregistrées dans les programmes de cannabis médical pour des indications approuvées par l’Agence américaine, la Food and Drug Administration (FDA) dont, principalement, l'épilepsie pédiatrique, l'anorexie chez les patients atteints du sida et les nausées et vomissements chez les patients atteints de cancer. L’équipe de Baltimore qui a interrogé un échantillon d’utilisateurs rapporte des avantages médicaux collatéraux et appelle à d’autres essais cliniques pour préciser et évaluer ces avantages.
Moins de médicaments sur prescription, moins d’hospitalisations, moins de visites aux Urgences
En effet, au-delà des bénéfices attendus de réduction de la douleur et de l’anxiété et d’amélioration de la qualité de sommeil, les utilisateurs de cannabis médical ont un moindre besoin des ressources de santé, explique l’auteur principal, Ryan Vandrey, professeur agrégé de psychiatrie à l'Université Johns Hopkins :
L’enquête menée auprès de 800 consommateurs de cannabis médical et de plus de 460 témoins non-utilisateurs constate :
un score de qualité de vie supérieur de 8% chez les utilisateurs, une réduction d'environ 9% des scores de douleur, une réduction de 12% des scores d'anxiété ; une consommation de médicaments sur prescription est réduite de 14% ; un taux de visites aux Urgences réduit de 39%, un taux d’admission à l’hôpital dans les 30 derniers jours réduit de 46%.  
En synthèse, le cannabis médical pourrait permettre une économie en ressources et en soins de santé, à la fois bénéfique au patient et au système de santé.
 
Source: Cannabis and Cannabinoid Research June 8, 2020 DOI : 10.1089/can.2019.0096 A Cross-Sectional and Prospective Comparison of Medicinal Cannabis Users and Controls on Self-Reported Health
Plus sur le Cannabis sur Addiction Blog
Lire aussi CANNABIS MÉDICAL : Objectif réduire l’usage des opioïdes
 
Cette actualité a été publiée le 20/06/2020 par Équipe de rédaction Santélog
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Par boogerman,
https://destinationsante.com/le-cannabis-therapeutique-pour-reduire-le-stress-post-traumatique.html
 
S'ils ne sont pas pris en charge, les symptômes du syndrome de stress post-traumatique peuvent être très invalidants. Pour les atténuer, de nombreuses victimes consomment du cannabis. Aux Etats-Unis, où le cannabis thérapeutique est légal, une étude montre les effets bénéfiques mais temporaires de cette consommation.
© Luma creative/shutterstock.com
Néfaste pour la fertilité, associé à un risque accru de cancer du testicule, mais aussi porte d’entrée vers la dépression, les troubles de la motivation ou les altérations cognitives… Les méfaits du cannabis consommé à haute dose sont de mieux en mieux documentés. Ses bienfaits aussi, lorsqu’il est à visée thérapeutique : soulagement des douleurs liées au cancer, à l’arthrose, etc. Selon une nouvelle étude américaine, le cannabis médical présenterait aussi des effets positifs auprès des personnes atteintes de syndrome de stress-post traumatique.
Crises d’angoisse, anxiété, troubles du sommeil, flashbacks, repli sur soi, conduites à risques… font partie des conséquences d’un stress post-traumatique, déclenché par un événement où l’intégrité physique ou psychique d’une personne a été menacée ou atteinte, directement ou indirectement. Elle touche deux fois plus les femmes que les hommes. Pour l’étude conduite par Carrie Cutler, de l’Université de Washington, et publiée par le Journal of Affective Disorders, les données de plus de 400 personnes atteintes de ce type de troubles ont été collectées et analysées.
Effet à court terme
Comment les chercheurs ont-ils procédé ? Grâce à une application téléchargée par les participants, qui ont documenté les manifestations de leur syndrome avant et après avoir consommé du cannabis thérapeutique, dont la vente est strictement encadrée. Sur une durée de 31 mois, l’application a été utilisée plus de 11 000 fois. Résultats ? Après consommation, la sévérité des pensées intrusives liées au traumatisme a été réduite de 62%, les flashbacks de 51%, l’irritabilité de 67% et l’anxiété de 57%. Des effets manifestement bénéfiques.
Mais cette étude présente plusieurs limites : d’une part, ce sont les patients eux-mêmes qui se sont auto-qualifiés de personnes souffrant de syndrome de stress post-traumatique (sans validation médicale) et il n’y avait pas de groupe placebo. D’autre part, ces effets bénéfiques ne s’ancreraient pas dans le temps long : « il semble que le cannabis masque temporairement les symptômes, agissant comme un pansement, mais une fois la période d’intoxication terminée, les symptômes peuvent réapparaître », explique Carrie Cutler.
Pour prendre en charge un syndrome de stress post-traumatique, mieux vaut donc s’en remettre à des techniques qui ont fait leurs preuves : les thérapies comportementales et cognitives (TCC) ou l’EMDR.
A noter : En France, une expérimentation du cannabis à visée thérapeutique d’une durée de deux ans aurait dû démarrer à la rentrée. Pour cause de crise sanitaire, elle a été repoussée à janvier 2021.
Source : Journal of Affective Disorders, consulté le 10 juin 2020
Ecrit par : Charlotte David - Edité par : Emmanuel Ducreuzet
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Par boogerman,
CANNABIS : Effet d’entourage contre douleur neuropathique
Cette huile de cannabidiol est efficace contre la douleur neuropathique chronique, conclut cette étude pré-clinique de l’University of New Mexico (UNM). L’étude présentée dans la revue Life suggère que l’huile permet de diviser par 10 la sensibilité à la douleur mécanique et pendant plusieurs heures. Ici chez la souris modèle de douleur neuropathique postopératoire chronique. Ces données présentées dans la revue Life illustrent ce que les experts nomment l’effet d’entourage ou l’action synergique de différents composés du cannabis qui apporte cet effet thérapeutique.  
 
Dans cette expérience, il s’agit d’une huile de cannabis contenant moins de 0,3% de tétrahydrocannabinol (THC), autorisée dans la plupart des régions des États-Unis (États-Unis). Les auteurs suggèrent que ce produit constitue une option alternative naturelle, efficace et relativement sûre pour traiter la douleur chronique. Une option précieuse en regard des opioïdes, dont « l’abus » est aujourd’hui la 3è cause de décès évitables aux États-Unis.
 
 
Cannabidiol, terpènes et flavonoïdes agissent de concert contre la douleur
Il, s’agit de la première étude évaluant le potentiel thérapeutique de l'huile de cannabis avec de faibles niveaux de THC. « Un cannabis à faible teneur en THC toujours psychoactifs, mais moins psychédélique et apportant un soulagement profond et souvent immédiat de symptômes tels que la douleur, l'anxiété et la dépression », explique l’auteur principal, le Dr Jacob Miguel Vigil, professeur agrégé de psychologie de l'UNM.
L’équipe montre sur la souris, modèle de douleur neuropathique chronique que plusieurs heures après sa consommation, les souris présentent un soulagement efficace de la douleur. L’huile permet même d’inverser les comportements caactéristiques de la douleur chez l’animal.
 
L’effet d’entourage : les plantes de cannabis contiennent de nombreux constituants thérapeutiques qui contribuent aux réponses analgésiques, dont le cannabidiol bien sûr, mais aussi les les terpènes et les flavonoïdes, qui agissent ensemble « comme des musiciens qui jouent une symphonie ». C’est l’effet d’entourage.
Plusieurs enquêtes cliniques ont montré que les médicaments à base d'analogues synthétiques du cannabis et de composés isolés tendent à offrir un soulagement des symptômes plus faible et un plus grand nombre d'effets secondaires par rapport à la plante dans son ensemble.
 
source https://www.santelog.com/actualites/cannabis-effet-dentourage-contre-douleur-neuropathique
source originale: https://www.mdpi.com/2075-1729/10/5/69
 
 
edit/nota
cet effet d'entourage avec le spectre complet des plantes était déjà  évoqué il y a quelque années par des chercheurs israéliens , vu lors d'un colloque de l' UFCM
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Par boogerman,
Cannabis thérapique : pour la première fois, un bébé participe à un essai
 

 
C’est une première mondiale. Au Royaume-Uni, un nouveau-né a reçu une dose d’un médicament dérivé du cannabis.
Depuis le début de l’année 2020, quelque 3 000 patients français participent à l'expérimentation du cannabis thérapeutique. Un essai qui inclut des patients qui souffrent de certaines formes d’épilepsie, de douleurs neuropathiques, de sclérose en plaques, etc.
Au Royaume-Uni, pour la première fois au monde, un nouveau-né participe à un essai de traitement dérivé du cannabis, comme le raconte le journal britannique The Guardian. Oscar est né le 11 mars dernier après une césarienne, rapidement, il a dû être transféré au sein d’une unité de soins intensifs. Le bébé souffre d'encéphalopathie hypoxique-ischémique (EHI). Cette lésion cérébrale résulte d’une diminution du débit sanguin et de l’oxygène dans le cerveau au moment de la naissance. “J'ai été approchée après la naissance pour participer à cette étude et j'ai consulté ma mère et mon frère qui est en formation pour devenir ambulancier. C’était difficile mais je voulais faire tout ce que je pouvais pour aider mon bébé. Oscar a été hospitalisé pendant neuf jours et il était surveillé 24h / 24 et 7j / 7”, raconte sa mère au journal.
Agir sur les lésions cérébrales
L’étude permet de déterminer si la prise d’un dérivé de cannabis permet de réduire le degré de lésion cérébrale d’Oscar et les convulsions. Une première, comme le confirme le professeur Paul Clarke, néonatologiste : “C'est la première fois qu'un médicament dérivé du cannabis est testé par voie intraveineuse chez des bébés humains. On espère que ce sera bon pour prévenir les crises et protéger le cerveau des nouveau-nés atteints de HIE”. Rapidement, un second bébé né en avril a également reçu le même traitement. 
Ces bébés ont reçu une dose unique du médicament, un trentième de la dose habituelle. La dose doit être administrée dans les 12 heures après la naissance. Certains tests ont ensuite permis de déterminer le niveau du médicament dans le sang. Des essais qui ne sont évidemment pas sans risque. “Comme pour toute étude d'un nouveau médicament, il peut y avoir des effets secondaires inattendus et des risques inconnus. Dans cet esprit, l'essai a été soigneusement conçu pour le rendre aussi sûr que possible, et donc nous ne donnons aux bébés qu'une minuscule dose au début, et nous les surveillons encore plus étroitement que d'habitude”, souligne le Pr Clarke. La maman d’Oscar se veut, elle, rassurante, et assure que son fils se porte “merveilleusement bien”.
 
source https://fr.news.yahoo.com/cannabis-therapique-premiere-fois-bebe-participe-essai-132533522.html?guccounter=1&guce_referrer=aHR0cHM6Ly9kdWNrZHVja2dvLmNvbS8&guce_referrer_sig=AQAAAEv-HDyv3VG18LKNYw7E_Fs9OifIMgBbg2Dl6Gz_TbR8uCaVhIgVTJWIlK3sUFiVYNiJsnD_gf7tsMtc2E73xFDrALZc-5UF9KNsXaHfKG_ZMAY5qtGoy0ZlzK9JGNf4sduM5Msaq7lcX1zVBRdMHU0WxM_YMEMJ5i8i-j50XzeG
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Par mrpolo,
Initialement prévue en septembre 2019 puis en janvier 2020, l’expérimentation du cannabis thérapeutique en France va être repoussé

 
Coronavirus, telle est l’excuse avancée par l’Assemblé Nationale au cour des discutions concernant le budget de la sécurité sociale, Une modification a été soumise dans l’article 1 du projet de loi et prévoit le report de certaines expérimentations afin de faire face aux conséquences de la crise actuelle. Malgré une demande d’amendement passé a la trappe , menée par la député Mme Fontaine-Domeizel et son équipe, l’expérimentation du cannabis sera sans doute retardée.
 
Conduite par un Comité Scientifique Temporaire (CST), crée par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM), cette expérimentation inclut 3000 patients et pour une durée de deux ans. Elle a notamment pour objectif d’évaluer la faisabilité d’un circuit de mise à disposition (prescription, délivrance, formation, approvisionnement) du cannabis à usage médical en France, pour des pathologies listées. Pour rappel cette expérimentation ne concernera pas les 200000 malades désirant se soigner avec du cannabis thérapeutique pour les autres pathologies (non listées).
 
Théoriquement cela devrait durée 24 mois diviser en 4 étapes : six mois pour la mise en place, six mois d’intégration des patients, six mois de suivi et six mois d’analyse des données. A l’issu de ces deux ans, un comité scientifique va se réunir pour rédiger un rapport définitif sur les effets du cannabis médical.
Néanmoins, le présent amendement a pour objet d’exclure du champ l’expérimentation en cours et a été déclaré irrecevable après sa diffusion en application de l’article 98 du règlement de l’Assemblée nationale.
 
Cette expérimentation, introduite grâce à un amendement transpartisan du Rapporteur général lors de l’examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2020, avait fait consensus lors du vote à l’Assemblée nationale.
Elle doit rester une priorité pour apporter une réponse rapide aux souffrances de milliers de patients, se trouvant dans une impasse et confrontés à de nombreux risques sur le plan pénal mais également sanitaire.
 
Cette situation pose de nombreux problèmes aux patients , toujours plus nombreux, outre le fait de n’avoir toujours pas accès aux médicaments comme l’epidiolex , le sativex , l’attente devient insupportable pour bon nombre et leur seule option est l’automédication , avec l’œil bienveillant de certains praticiens et surtout, quand c’est possible.
 
De plus il reste trop de zones d’ombre , financement , formation des médecins prescripteurs , zone de production , pour espérer que la date de septembre 2020 soit réaliste .
En attendant des jours meilleurs la situation des patients français se dégrade, ils n’en peuvent plus d’attendre et cela résume ainsi : souffrances pour certains, illégalité pour les autres . Combien de temps la France devra attendre pour solutionner cette situation alors que bons nombres d’autres pays européens ont franchi le cap .
 
Ne serait-il pas temps d’arrêter les poursuites judiciaire pour les malades ? Espérons que cette dernière question puisse trouver une oreille attentive de la part des décideurs car cela permettrai sans doute aux malades d’attendre plus sereinement l’ouverture de cette expérimentation.
 
Rédigé par une malade impatiente
 
Source: blog-cannabis.com
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Par killkut,
Des chercheurs canadiens affirment que certaines variétés de cannabis pourraient réduire le risque de pénétration du coronavirus SARS-CoV-2 dans l'organisme humain.
Certains extraits du cannabis pourraient être efficaces dans la prévention du Covid-19, selon les résultats préliminaires d’une étude des médecins canadiens de l’Université de Lethbridge. Les chercheurs ont testé les extraits de 800 sortes de cannabis pour en déduire quels effets ils avaient sur les protéines responsables de «l'accueil» du coronavirus dans le corps.
L'expérimentation a été réalisée sur un modèle 3D des voies respiratoires et tissus du système digestif humain.
Les variétés contenant de grandes quantités de cannabidiol (CBD), un cannabinoïde ayant un potentiel médical, pourraient être utilisés «pour développer des stratégies de traitement préventif» du Covid-19. Concrètement, certains extraits pourraient aider à prévenir la pénétration du coronavirus dans les cellules du corps humain, dont sont responsables les protéines ACE2 et TMPRSS2.
Une «découverte cruciale»
 
 
© CC0 / REPUBLICA Un traitement innovant contre le Covid-19 testé avec succès aux Émirats Bien que les conclusions de l’étude ne soient pas encore définitives, elles sont «cruciales pour la future analyse des effets du cannabis médical sur le Covid-19», indiquent les auteurs.
 
À ce jour, la pandémie de Covid-19 a fait près de 280.000 morts, plus de quatre millions de personnes ont été contaminées dans le monde, les États-Unis étant en tête avec plus de 1,3 million de contaminations et près de 79.000 victimes.
Les autorités américaines expliquent ces chiffres par le très large dépistage dans le pays.
 
Source : https://fr.sputniknews.com/sci_tech/202005101043756625-le-cannabis-pourrait-proteger-contre-le-covid-19-selon-des-scientifiques-canadiens/
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Par killkut,
Une étude italienne publiée dans l’édition de mars de la revue Molecules a montré que le cannabimovone (CBM) pourrait s’avérer efficace pour traiter les troubles métaboliques, les troubles de l’alimentation et le diabète.
  Le CBM, cannabinoïde peu connu et récemment décrypté, partage certaines similitudes chimiques avec le CBD. Sa synthétisation ne s’est faite qu’en 2016.
L’étude qui nous intéresse aujourd’hui a effectué deux séries de tests sur le CBM. Le premier test a utilisé la modélisation 3D pour déterminer si le CBM avait la capacité de se lier à des récepteurs du corps humain. La deuxième partie de l’étude si le CBM se liait réellement à ces récepteurs.
La modélisation 3D a montré que le CBM pouvait activer partiellement deux types de récepteurs importants, connus sous le nom de PPARα et PPARγ (PPAR signifiant Récepteur activé par les proliférateurs de peroxysomes). Ces deux récepteurs contrôlent notamment les gènes responsables de la création des cellules dans nos principaux organes (cœur, foie, reins, muscles, côlon, pancréas, rate…). Ils régulent également le métabolisme et participent à la formation de certains cancers. Et les chercheurs ont découvert que le CBM se liait effectivement aux PPARα et PPARγ et les activait partiellement.
« Dans l’ensemble, ces résultats font du CBM un bon candidat pour le traitement des troubles liés à la résistance à l’insuline », ont écrit les chercheurs. Le CBM pourrait « stimuler la signalisation de l’insuline, ouvrant la voie à de nouvelles études pour évaluer l’adéquation du CBM comme antidiabétique et un médicament sensibilisant à l’insuline, ouvrant ainsi de nouvelles alternatives thérapeutiques pour les patients qui ne reçoivent toujours pas de traitement efficace et sûr dans la durée. »
  L’étude de Molecules a travaillé à partir d’une variété de chanvre italienne, la Carmagnola, également disponible dans le catalogue français du chanvre.
L’étude complète est disponible ici.
 
Source : https://www.newsweed.fr/cannabimovone-cbm-diabete/
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Par killkut,
Des chercheurs canadiens mettent en évidence l’activité antibiotique de 18 cannabinoïdes issus du chanvre. L’un de ces composés, le cannabigérol, permettrait de lutter contre un groupe de bactéries très résistantes aux antibiotiques : les staphylocoques dorés résistants à la méticilline.
Les cannabinoïdes de Cannabis sativa sont notamment connus pour leurs propriétés psychoactives et, en médecine, pour leur activité antalgique. 
      Alors qu’aucune nouvelle classe d’antibiotiques n’a été commercialisée depuis plus de 30 ans et que les bactéries présentent de plus en plus de résistances aux médicaments, des chercheurs de l’Université McMaster, au Canada, quantifient l’activité antibiotique de 18 cannabinoïdes issus du chanvre cultivé (Cannabis sativa). Dans une étude publiée le 4 février 2020 dans le journal American Chemical Society Infectious Diseases, ils révèlent en particulier qu’un composé appelé cannabigérol (CBG) présente une activité antibiotique élevée à laquelle serait sensible un groupe de bactéries particulièrement problématiques : les staphylocoques dorés (Staphylococcus aureus) résistants à la méticilline (SARM). Cette découverte n’est cependant pas suffisante pour conduire directement à la mise sur le marché d’un médicament : par exemple, la toxicité de la molécule, son devenir dans l’organisme ainsi que son efficacité doivent encore être précisés.
 
Étudier l’activité antibiotique de 18 cannabinoïdes
"On sait depuis longtemps que Cannabis sativa contient des cannabinoïdes antibactériens. Cependant le potentiel de ces composés dans la lutte contre la résistance aux antibiotiques n'a été étudié que superficiellement", indique un communiqué de l’Université McMaster paru le 28 février 2020. C’est que, du fait des propriétés psychoactives de nombreux cannabinoïdes, les chercheurs s’intéressent surtout aux applications antalgiques et antipsychotiques des composés issus de Cannabis sativa. Par ailleurs, les auteurs de l’étude expliquent dans leur communiqué le faible nombre de travaux concernant le potentiel antibiotique des cannabinoïdes par l’interdiction de la plante dans de nombreux États. "Ce type de recherches a longtemps été stigmatisé, mais [depuis la légalisation de la marijuana au Canada en 2018], cette stigmatisation semble diminuer dans le pays", affirme Eric Brown, professeur de biochimie à l’Université McMaster et co-auteur de l’étude.
Les cannabinoïdes sont des substances soit naturelles (composés extraits du Cannabis sativa ou endocannabinoïdes naturellement produit par l’organisme humain), soit synthétiques capables de se lier dans l’organisme aux récepteurs cannabinoïdes situés à la surface des cellules du système nerveux central ou du système immunitaire.
Ainsi, dans un contexte devenu plus favorable aux recherches sur les composés issus de Cannabis sativa, les chercheurs ont pu préciser l’activité antibiotique de 18 cannabinoïdes disponibles dans le commerce au Canada.
  Source : https://www.sciencesetavenir.fr/sante/le-cannabis-source-de-nouveaux-antibiotiques_142068  
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Par UFCM-I Care,
L’expérimentation thérapeutique du cannabis prévue pour « septembre »
L’expérimentation concernera 3 000 patients qui souffrent de maladies graves. Au vu du délai, l’Agence du médicament envisage « d’avoir recours à des producteurs étrangers » pour fournir le cannabis.
 
L’expérimentation du cannabis thérapeutique en France devrait débuter en septembre, a annoncé mercredi 22 janvier la directrice générale adjointe de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), Christelle Ratignier-Carbonneil, lors des premières auditions de la mission d’information parlementaire sur le cannabis lancée à l’Assemblée nationale.
« Septembre, c’est demain, c’est très proche », a-t-elle ajouté. Compte tenu de ce délai, l’ANSM envisage donc « plutôt d’avoir recours à des producteurs étrangers » pour fournir le cannabis nécessaire, car la législation française interdit actuellement la culture des plants contenant des taux supérieurs à 0,2 % de THC (tetrahydrocannabinol, l’un des principes actifs de la plante).
 
Toutefois, « si un producteur national est en capacité de répondre aux critères (…) , il pourra être retenu », a précisé Mme Ratignier-Carbonneil, en ajoutant que des réflexions sont actuellement en cours entre le ministère de la santé et celui de l’agriculture pour permettre une production française. « Notre seul objectif reste la qualité des produits qui doivent être mis à la disposition des patients. »
  Malgré l’interdiction actuelle, InVivo, l’un des premiers groupes agricoles coopératifs français, a déposé une demande auprès de l’ANSM pour se positionner sur le marché.
Du cannabis prescrit « en dernière intention »
Fin octobre, les députés ont donné leur feu vert à une expérimentation du cannabis à usage médical. Elle doit concerner 3 000 patients qui souffrent de maladies graves – certaines formes d’épilepsie, de douleurs neuropathiques, d’effets secondaires de chimiothérapie, de soins palliatifs ou de scléroses en plaques.
Ils consommeront du cannabis sous forme d’huile ou de fleurs séchées : la voie fumée a été écartée à cause des effets nocifs de la combustion sur la santé. Il leur sera prescrit « en dernière intention », a rappelé Mme Ratignier-Carbonneil, c’est-à-dire en cas d’échec des autres traitements existants pour les soigner. Et les patients concernés pourront bénéficier du cannabis gratuitement, a-t-elle précisé.
L’expérimentation doit être menée dans plusieurs centres hospitaliers en France, en particulier des centres de référence pour les pathologies concernées.
Une prescription initiale sera effectuée par un médecin spécialiste, neurologue ou médecin de la douleur notamment. Les patients devront d’abord se fournir en pharmacie hospitalière puis pourront renouveler leurs traitements en pharmacie de ville.
 
https://www.lemonde.fr/sante/article/2020/01/23/l-experimentation-therapeutique-du-cannabis-prevue-pour-septembre_6026914_1651302.html
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Par mrpolo,
SANTE L’expérimentation devrait démarrer en France au cours du premier semestre 2020
Entérinée fin octobre par l’Assemblée nationale, l’expérimentation du cannabis à usage médical débutera début 2020. Elle inclura 3.000 patients souffrant de maladies graves, et dont les symptômes peuvent être soulagés par le cannabis thérapeutique. Reste à savoir comment seront choisis les patients, comment sera encadrée l’expérimentation, et qui fournira la matière première. Pour l'heure, on ignore encore qui fournira le cannabis thérapeutique qui sera prescrit dans le cadre de l'expérimentation française prévue début 2020. — PATRICIA DE MELO MOREIRA / AFP
 
Ce n’est plus qu’une question de semaines. Début 2020, quelque 3.000 patients devraient participer à l’expérimentation du cannabis thérapeutique en France. Un essai de deux ans auquel l’Assemblée nationale a donné son feu vert fin octobre. L’expérimentation, réservée au seul usage médical, avait déjà reçu l’aval de l’Agence du médicament, et devrait « débuter au cours du premier semestre 2020 », indiquait à l’automne Christelle Dubos, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Santé.
Comment l’expérimentation sera-t-elle menée ? Qui fournira le cannabis utilisé ? Dans quelles conditions sera-t-il distribué aux patients et comment ces derniers seront-ils recrutés ? 20 Minutes fait le point.
 
Quels patients pourront participer ?
 
Environ 3.000 patients doivent être recrutés dans le cadre de cette expérimentation. Des patients souffrant de maladies graves, dont les pathologies sont soignées avec du cannabis dans les pays autorisant son usage médical. Ainsi, l’essai inclura des patients souffrant de certaines formes d’épilepsies, de douleurs neuropathiques, d’effets secondaires de chimiothérapie ou encore de sclérose en plaques, pour lesquelles les dérivés du cannabis peuvent présenter un apport thérapeutique supplémentaire.
Abdel, patient souffrant d’épilepsie, se réjouit que cet essai voie le jour en France et se verrait bien y participer. « Il était temps que le feu vert soit donné et que la France sorte de son positionnement d’un autre temps, commente le jeune homme. De nombreux patients trouvent un soulagement grâce au cannabis thérapeutique. Et dans le même temps, plusieurs formes d’épilepsies sont pharmaco-résistantes : les traitements ne permettent pas totalement d’éviter les crises. Alors, si le cannabis thérapeutique peut aider, c’est une bonne chose ».
 
Comment sera encadrée la distribution du cannabis thérapeutique et sera-t-il produit en France ?
 
Une première prescription devra être délivrée par un médecin spécialiste, neurologue ou encore médecin de la douleur, au sein des centres hospitaliers et centres de référence qui seront choisis pour participer à l’expérimentation. Les patients devront d’abord se fournir en pharmacie hospitalière, puis pourront renouveler leurs traitements en pharmacie de ville. « Il n’y aura évidemment pas de distribution de joints dans les pharmacies », a assuré Olivier Véran, député LREM qui a porté la mesure et rapporteur du budget 2020 de la Sécurité sociale. Les produits testés seront fournis « sous forme de tisane, d’huile, de fleurs séchées en vaporisateur », a précisé le parlementaire.
Après le vote de l’Assemblée, InVivo, l’un des premiers groupes agricoles coopératifs français, a déposé une demande auprès de l’ANSM pour se positionner sur le marché. Problème : côté logistique et législation, « cela pose la question de la filière d’approvisionnement, la France n’autorisant pas la production de cannabis », soulignait le communiste Pierre Dharréville lors de l’adoption de l’amendement entérinant l’expérimentation française. « A ce jour, la législation française interdit la culture de plants de cannabis sur son sol, confirme à 20 Minutes Me Eveline Van Keymeulen, avocate spécialiste de la question au sein du cabinet Allen & Overy. N’est autorisée que la culture du chanvre – utilisé dans l’industrie vestimentaire ou dans la construction – à condition que les plantes aient une concentration en THC inférieure à 0,2 % ».
 
Qui fournira le cannabis prescrit dans le cadre de cette expérimentation ?
 
Pour l’heure, « les critères de l’appel d’offres pour la fourniture du cannabis utilisé pour cette expérimentation ne semblent pas avoir été totalement définis, glisse le cabinet d’avocats Allen & Overy. Mais des critères précis sur les conditions de production, de certification et de distribution seront exigés par l’Agence du médicament ». Car en France, « nous n’avons pas de filière de production, confirme Olivier Véran. Probablement que l’ANSM fera appel aux produits qui existent déjà à l’étranger ».
Et les laboratoires étrangers sont prêts. Précurseurs depuis 2002, les producteurs canadiens – Canopy Growth, Tilray, Aurora, Aphria – figurent parmi les poids lourds du secteur, et certains se positionnent déjà. « Nous disposons des certifications GMP (Good Manufacturing Practices), d’un cahier des charges très strict et d’un site de production de cannabis thérapeutique situé au Portugal prêt à fournir la France pour cette expérimentation », explique à 20 Minutes Sascha Mielcarek, directeur Europe de Tilray, l’un des leaders de ce marché.
De son côté, le collectif Alternative pour le cannabis à visée thérapeutique (ACT), ravi de cette expérimentation, espère à terme une « production française d’un médicament au prix juste, de qualité et certifié bio ».
 
Quelles sont les propriétés du cannabis médical ?
 
Autorisé dans dix-sept pays de l’Union européenne, le cannabis médical a, en fonction des symptômes à soulager et selon les produits délivrés, une concentration plus ou moins élevée en THC ou en CBD, deux des plus puissants cannabinoïdes de la plante. Parmi les effets bénéfiques connus, le cannabis médical a des propriétés antiémétiques (il soulage notamment les nausées et vomissements provoqués par la chimiothérapie), analgésiques, anti-inflammatoires ou encore des propriétés antiépileptiques. Il a également des vertus myorelaxantes (il détend les muscles) et stimule l’appétit. D’ailleurs, « l’objectif de l’expérimentation n’est pas d’établir l’efficacité du cannabis sur des pathologies identifiées, il est surtout de tester un système de prescription et de délivrance », estime le collectif ACT, qui rassemble plusieurs associations de patients.
Pour Olivier Véran, cette mesure pourrait à terme concerner « plusieurs centaines de milliers de nos compatriotes à bout de nerfs, à bout de souffle, à bout de forces… car rongés à petit feu par des maux quotidiens que les traitements actuels ne permettent pas de soulager ». Egalement neurologue, Olivier Véran a décidé d’étudier les effets thérapeutiques du cannabis après que plusieurs de ses patients lui ont confié l’avoir testé avec succès en automédication.
 
Anissa Boumediene
 
Source: 20minutes.fr
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Par Baron Vert,
La France va expérimenter le cannabis thérapeutique
 
Le traitement pourra prendre la forme de fleurs séchées, d'huiles et éventuellement de tisanes. (illustration AFP)   L’Assemblée nationale française a donné vendredi son feu vert à une expérimentation de l’usage médical du cannabis en France.
Les députés français ont voté à main levée un amendement du rapporteur Olivier Véran (LREM) qui autorise pour deux ans une telle expérimentation, à laquelle l’agence française du médicament avait déjà donné son aval. Ce vote a eu lieu dans le cadre de l’examen du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2020.
 
“Je souhaite vivement que cette expérimentation puisse débuter au cours du premier semestre 2020”, a réagi la secrétaire d’État française Christelle Dubos. “Elle pourra porter sur 3 000 patients en France et visera à expérimenter l’impact positif des dérivés du cannabis sur certaines pathologies”, a expliqué Olivier Véran, en rappelant que “17 pays de l’Union européenne ont déjà autorisé des traitements à base de cannabis médical”. “Ce n’est absolument pas la martingale, ce n’est pas le Graal de l’anti-douleur, il ne s’agit pas de développer un nouveau médicament qui remplacerait le paracétamol ou un autre antalgique mais de trouver le moyen d’un nouveau traitement adjuvant”, a souligné ce député.
 
Sur prescription médicale
 
Cette expérimentation concernera des personnes souffrant de maladies graves – certaines formes d’épilepsies, de douleurs neuropathiques, d’effets secondaires de chimiothérapie, de soins palliatifs ou contractions musculaires incontrôlées de scléroses en plaques – pour lesquelles les dérivés du cannabis peuvent constituer un apport thérapeutique supplémentaire. Elle sera menée dans plusieurs centres hospitaliers en France, en particulier des centres de référence pour les pathologies concernées.
 
Une prescription initiale hospitalière sera effectuée par un médecin spécialiste, neurologue ou médecin de la douleur notamment. Les patients devront d’abord se fournir en pharmacie hospitalière puis pourront renouveler leurs traitements en pharmacie de ville. L’agence française du médicament s’est prononcée en faveur de modalités d’administration assez larges : le traitement pourra ainsi prendre la forme de fleurs séchées, d’huiles et éventuellement de tisanes.
 
LQ/AFP
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