NoMaD's Blog

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Comment choisir un mâle?

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NoMaD

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Tous les grainetiers ont dû un jour au l'autre s'intéresser aux différents moyens utilisés pour obtenir des semences.

Certains ont fait le choix d'utiliser des produits de synthèse afin d'obtenir des inversions sexuelles, je ne pense pas que nous viendrons à parler ici de female/feminisée, ou si ce n'est très peu ;

 

Puisque le sujet abordé se penche sur les différentes méthodes offertes aux cannaweedeurs en vu d'obtenir le meilleur mâle, un graal pour certains au mettre titre de notre idéale feminin, je parlais de plantes bien sûr.

 

papajumba - pied mâle et résine delicatstamniftb6.jpg

Photo de Papajumba

 

La plupart de nos sélections sont effectuées sur les caractères phénotypiques plus évident à évaluer, en comparaison des sélections génétiques possibles en laboratoire (ou avec de sacrés moyens!)

 

vous remarquerez, pour les plus initiés d'entre-vous, l'essai de popularisation de ce sujet et probablement des erreurs dans le vocabulaire techno-scientifique, si vous souhaitez améliorer cela n'hésitez pas à intervenir! ;-)

 

 

De même, je souhaiterais voir partager cet article avec des membres de la communauté sous forme de blog collectif, histoire d'avoir plusieurs visions différentes, débattre...

Je pense que des articles de Breeding-Report peuvent y être associés, provenant de breeders officiels ou d'homebreeders.

 

 

Pour l'instant je vais tenter de regrouper toutes les sources traitant de ce sujet sur cet article

 

- La Sélection des Mâles : l'art de la sélection et de l'élevage de cannabis d'excellente qualité par Dj Short

- Le Cannabis Mâle : sélection et reproduction

- Seeding & Breeding : listes des traits favorables au cannabis pour lesquels la variation se produit

 

 

 

 

Hello tout le monde ;-)

 

Je me permet de copier ici une traduction très intéressante de l'article de DJ Short "The art of selection and breeding fine quality cannabis" (2003)

 

Cette traduction a été réalisée par Julian sur la vibes, un grand merci à lui pour cet excellent travail ! :)

 

La source en english se trouve ici

 

L'art de la sélection et de l'élevage de cannabis d'excellente qualité.

Comment créer d'extraordinaires nouvelles variétés grâce à un palais averti, une sélection attentive et un peu de dur labeur.

 

L'aspect le plus important à considérer dans l'élevage de cannabis de très bonne qualité est certainement celui de la sélection. Les variétés d'aujourd'hui découlent toutes de l'élevage sélectif.

Par le passé, cette corvée était facilitée par le fait que la plupart des herbes commerciales disponibles étaient grainées et importées de plantations extérieures, généralement d'origine proche équatoriale. Ces variétés Sativa "land-race" furent les pièces de construction de la production domestique bourgeonnante de l'époque.

 

Les génétiques Indica (Afghane, Kush, Skunk, etc.) furent particulièrement importées par des "intérêts" de la côte ouest (des États-Unis, ndt) et disponibles au public vers 1978. Ce fut peu de temps après cette époque que les variantes de cannabis domestique ont crû exponentiellement, lors que les gens ont commencé à expérimenter les croisements entre ces 2 types différents d'herbe.

 

 

Commencement de l'élevage

 

La voie typique pour commencer un programme d'élevage est de sélectionner attentivement les parents P1 de Sativa et d'Indica pures, les croiser pour produire un hybride f1 qui est uniforme dans ses aspects phénotypiques de croissance. L'étape suivante est de croiser le f1 avec lui même, ce qui produit une très large variation observable dans les traits de croissance et expression du f2.

 

C'est dans ce croisement de seconde génération f2 et au-delà que l'art de la sélection entre réellement en jeu. Il y a de nombreux facteurs à prendre en compte à ce moment, tels ce que le mâle et la femelle vont chacun apporter; et plus que tout, comment sera la qualité globale du produit fini?

 

Définir un but et construire un plan pour l'accomplir est appelé programmation descendante (de haut en bas, ndt), et cette approche descendante s'applique très bien à l'élevage du cannabis. Cela aide considérablement d'avoir un but spécifique à l'esprit quand on essaye d'élever sélectivement une variété de ganja. Je ne saurais assez souligner ce simple fait.

 

On doit au moins avoir une idée de ce que l'on vise avant de commencer. Pour moi, cela à un peu avoir avec la structure de la plante et beaucoup avec la qualité du produit fini, peu importe sous quelle forme. Avoir un palais expérimenté et éduqué (dans l'esthétique mentale et le discernement physique) est la clé dans l'art de l'élevage de cannabis d'excellente qualité.

 

Le "but" au centre de la plupart de mes cibles d'élevage serait de reproduire, au plus près possible, les expériences procurées par les grandes variétés land-race d'antan: Highland Oaxacan ou Thaï, Santa Marta ou Acapulco Gold, Guerrero Green, Panama Red ou Sativa Hawaiienne? ou le hash des régions telles que le Liban, l'Afghanistan ou le Népal.

 

L'environnement de culture intérieur est trop générique pour reproduire complètement les grandes et vieilles légendes. Donc, il était nécessaire de se fixer sur le mieux possible: De joyeux croisement sativa/Indica qui se comporterais bien en intérieure (il est intéressant de noter ici que la plupart des Sativa land-race étaient hermaphrodites, bien que parfois seulement très peu).

 

 

Processus de sélection

 

Évidemment, vous recherchez les parents qui vont produire la progéniture désirée. Paradoxalement, ce processus requière de sélectionner les meilleurs après leur récolte. La solution est de conserver des échantillons de chaque plante d'une culture test. Ceci peut-être accompli via des clones enracinés de boutures réalisées plus tôt, ou des femelles et mâles régénérés au stade végétatif grâce à la photopériode et un régime élevé en azote. Une fois le choix fait parmi les plantes récoltées, vous pouvez utiliser les clones pour une étude future et un possible élevage.

 

Le pollen peut aussi être recueilli et immédiatement stocké sous vide et congelé. Il est crucial de mettre sous vide le pollen puis le congelé immédiatement après sa récolte ainsi que de l'utiliser immédiatement après sa décongélation. Les graines déshydratées se conservent bien également sur de longues périodes dans un climat de congélation continu, avec un peu de dessicant.

 

Ce processus de sélection après récolte fonctionne bien pour le choix des femelles désirées. Mais quand est-il des mâles? quel est le plus simple et meilleur moyen de sélectionner les mâles pour l'élevage? Du fait que nous soyons finalement plus familier des plantes femelles, sélectionner les mâles est un peu plus compliqué.

 

Ce processus est basiquement le même qu'avec les femelles, excepté qu'avec les mâles, leur nombre est d'abord limité par une phase d'élimination, et les sélections sont faites par comparaison des survivants. Sélectionner les mâles prend également un peu plus de temps car la qualité d'un mâle n'est complètement déterminée qu'après la culture et le test des graines produites par celui-ci. A mesure que l'on devient familier avec une variété particulière, les caractéristiques spécifiques des mâles désirées deviennent évidentes.

 

Idéalement, plus on démarre de graines, meilleur c'est. Après tout, c'est un jeu mathématique. Je vais supposer que n'importe quel projet d'élevage doit commencer avec au moins 20 plantes différentes issues de 20 graines viables de grande qualité, de variétés stabilisées professionnellement. Cela devrait donner un minimum de 10 mâles et 10 femelles, avec un peu de chance sexés en 2 semaines de photopériode de floraison (jour court/nuit longue).

 

Une fois sexés, le processus d'élimination peut commencer. Toutes les femelles sont conservées et régulièrement contrôlées afin de prévenir un hermaphrodisme non désiré. Les mâles non désirés ainsi que tous les hermas doivent être éliminés avant qu'ils ne relâchent leur pollen, généralement vers la 3ème semaine de floraison. Les femelles doivent être contrôlées pour l'hermaphrodisme jusqu'à la récolte.

 

(Un mot sur les hermaphrodites "arriérés"? Les mâles déclarés qui éventuellement montrent des fleurs femelles? en opposition au commun hermaphrodisme femelle vers mâle. Ce sont des cas assez rares, généralement stériles mais parfois viable, que j'ai parfois trouvé valable dans leurs contributions génétiques. Quelques-uns des mâles les plus résineux et désirables que j'ai rencontré montraient cette caractéristique. Caractéristique qui semble presque prémunir les générations suivantes d'un hermaphrodisme non désiré puisque qu'elle augmente aussi le ratio de femelles dans la progéniture.)

 

 

Combinaison récessive

 

Il est nécessaire de dire un mot à propos de la probabilité peu commune de ce que j'associe généralement à un phénomène de combinaison récessive. Parfois, mais pas très souvent, deux parents qui paraissent exprimer un caractère commun intéressant? Disons un bouquet sucré/fruité? Sont croisés et la progéniture n'exprime pas ce caractère désiré.

 

Cela veut généralement dire qu'un ou les deux parents possèdent un genre d'allèles récessif pour cette caractéristique dans leur génotype. cela peut aussi vouloir dire que les parents et la progéniture ont eu un environnement de culture différent.

 

Si l'environnement peut-être écarté, la cause est certainement le fait d'une combinaison génétique récessive. Si aucun des descendants n'exprime la caractéristique désirée on peut vouloir croiser les rejetons entre eux et voir le résultat.

 

Si un "ratio de Punnet" classique de disons 25% du trait recherché est observé dans la descendance, alors le trait est probablement récessif et devrait pouvoir être stabilisé en croisant n'importe quel couple de ces 25% (ou n'importe quel ratio courant) qui montre le caractère désiré entre eux. Ce processus est chronophage et généralement suivi si aucune autre alternative n'existe.

 

 

Sélectionner les mâles

 

Je préfère retirer tous les mâles de la pièce de culture et les placer dans un espace séparé et isolé peu près qu'ils ont déclaré leur sexe et bien avant qu'ils n'aient commencé à répandre du pollen. Un petit espace éclairé avec de la simple lumière fluorescente suffira aux mâles les quelques semaines à venir. Pendant ce temps, les têtes femelles vont grossir avec plus de fleurs alors que la collection de mâles se réduira par sélection.

 

J'emploie généralement un processus simple d'élimination en sélectionnant les mâles. Premièrement, tous les mâles auto-florissants ou très rapidement déclarés sont éliminés (Auto-florissant voulant dire que les mâles fleurissent indépendamment de la photo-période). Ceci principalement pour s'assurer contre l'hermaphrodisme ou traits de floraison non désirés, mais aussi comme un moyen assurer la qualité. Les mâles très précoces ont tendance a être moins désirables pour la contribution à la qualité du produit fini (Si vous cherchez spécifiquement à créer une variété très précoce, alors vos priorités pourraient être différentes).

 

Ensuite, le moindre mâle qui pousse trop haut ou trop vite est généralement éliminé. La raison en est que la plupart des plantes qui dédient une telle énergie à la production de fibres sont généralement meilleures pour faire de la fibre. L'exception à cette règle est quand une plante sur-productive montre nombre des caractéristiques mentionnées plus tard.

 

Le critère d'élimination suivant est emprunté au livre de Mickael Starks, "Marijuana Potency", et implique la structure des tiges. Tiges principales grosses et creuses sont recherchées alors que celles remplies de "peau blanche" sont éliminées. Après des années d'observations, je suis d'accord pour dire que les tiges creuses semblent faciliter la production de THC.

 

Une autre considération est le type de grappes de fleurs qui se développent. Même sur les mâles, les grappes serrées, compactes et très productives sont préférées à une structure clairsemée. Ces observations sont plus notables dans un environnement intérieur. A l'extérieure, les différences de tiges et de structures florales sont plus difficiles à discerner.

 

Le prochain et peut-être plus important critère à examiner est l'odeur, le goût et le développement des trichomes. Encore une fois, les femelles vont se qualifier d'elles-mêmes par leur produit finit, mais les mâles sont un peu plus délicats.

 

Je commence généralement avec une femelle Sativa et un mâle Indica. J'ai observé que les femelles contribuent essentiellement au type de goût et d'arôme et les mâles contribuent à la force du goût et de l'odeur. Les aspects "Sativa/Indica" de cette formule sont principalement apparent dans la génération P1 ou les tous premiers croisement filiaux (jusqu'au f3 à peu près). Au delà de la génération f3, le ratio "Sativa/Indica" d'un individu donné est moins important que l'odeur/le gout et la production de trichomes qu'il expose.

Donc, un des principaux aspects à considérer quand on sélectionne un mâle est la profondeur de son arôme et de son goût. (Si vous essayez de développer une variété peu odorante d'intérieure, vous devriez commencer avec un mâle Sativa peu odorant et une femelle Indica).

 

Avec les mâles restant j'emploie couramment un test d'odeur/goût. Utilisant des mâles au moins dans leur 2ème ou 3ème semaine de floraison (et préférablement au delà avec l'utilisation d'une pièce dédiée et isolée), une sorte de technique "frotter et sentir" est d'abord utilisée. Avec des doigts propres, sans odeur, gentiment frotter une plante à la fois, sur une tige bien développée et flexible, au dessus du bois et en dessous des parties hautes en développement (approximativement à l'endroit où un clone pourrait être coupé). Les feuilles les plus récentes au milieu de leur développement peuvent être aussi frottées et senties.

 

Ce sont les endroits où la signature des composés chimiques précoces d'une plante en développement se révèle, et notre intention est de délicatement déranger ces composés et d'inspirer une réaction odorante/aromatique sur les doigts et sur la plante. En examinant ces divers arômes de cette manière, on doit pouvoir être capable de déterminer certaines caractéristiques désirables (et aussi indésirables). Après rafraîchissement et nettoyage du palais et des doigts, on peut passer au test d'une nouvelle plante.

 

La comparaison des finalistes sur au moins une semaine et à des heures différentes du jour est meilleure afin de déterminer celui qui dégage le mieux sur une période de temps.

 

Quelques uns des "bons" arômes que j'ai pu associer aussi bien aux mâles qu'aux femelles de haute qualité sont: sucré, floral, fruité, baie, vin/cognac, autres spiritueux savoureux, skunky et mentholé. Quelques "mauvais" arômes associés aux mâles et femelles: herbeux, chlorophylle (vert), céleri, persil, carotte, cannelle, menthe poivrée, huile de boite et essence. Quelques arômes considérés comme "bons" pour les femelles mais pas nécessairement pour les mâles: boisé, cèdre, pin, citron, fruit tropical, chocolat, vanille, café, ail et astringent.

 

 

L'Herbe dans le monde entier

 

Il est triste qu'à cause des Unfortunate State of Assholes (jeu de mot sur les USA intraduisible, ndt), nous, herboristes, soyons traités comme des criminels dans le monde d'aujourd'hui. Triste car nous serions capables de produire de vastes quantités d'herbe de qualité dans de meilleures conditions avec rien de plus que le grand air, des populations très larges et du "trial and error".

 

Un jour peut-être, en attendant j'ai quelques alternatives à suggérer. La Hollande, le Danemark, la Suisse, l'Espagne et d'autres coins de l'Europe sont de plus en plus tolérant envers le cannabis. Il est relativement aisé dans ces lieux d'obtenir du produit de haute qualité.

 

Il est de bon conseil pour celui qui débarque dans un endroit de se procurer d'abord beaucoup de petits échantillons de herbes jusqu'à trouver ce qui lui plait. Simplement comme pour n'importe quel autre voyage, des surprises spéciales attendent celui qui s'aventurera en dehors des lieux touristiques (excepté à Christiana où un unique arrêt shopping est grandement apprécié).

 

Je suis prêt à parier que quelques-uns des nombreux agréables lieux cannabiques autour du globe peuvent encore une fois produire leurs spécialités. Je suis toujours impatient de vérifier n'importe quelle rumeur d'une telle possibilité. Ces charmants endroits devraient inclure beaucoup de régions équatoriales et proches-équatoriales comme la Colombie, les hauts plateaux du Mexique, certaines parties de la Thaïlande, la Birmanie et le Bhoutan pour n'en citer qu'une petite partie. Des pays comme le Népal ou la Jamaïque ont été idéaux aussi pour des expéditions cannabiques. Ce sont quelques-unes des places dans lesquelles celui qui cherche à éduquer sont palais et accroître son expérience pourrait s'aventurer.

 

 

Tester constamment

 

Après les sélection effectuées, il est aussi nécessaire de tester ces qualités à travers nombre de générations de clones. Est-ce que les traits recherchés présents dans une nouvelle plante (depuis une graine) persistent à travers les générations successives de clones de cette plante? Est-ce que la plante à partir d'un clone conserve la même gout, la même odeur? La même potence? La "désirabilité" générale? Les réponses doivent impérativement être "oui" si l'individu est à considérer pour une reproduction future.

 

Avec beaucoup de pratique et d'années d'expérience il devient aisé à ceux qui on un palais sensible de trouver quels individus ont les caractéristiques les plus désirables dans un échantillon donné.

Je suggère que votre goût et votre odorat soit suppléé par un microscope, que ce soit un x30, x60 ou X100 ça le fera.

 

Regardez aux mêmes endroits sur la tige ou les feuilles en développement cités précédemment après la 2ème semaine du cycle de floraison et recherchez la plus grande abondance de trichomes ou poils sécréteurs en développement (poils visibles au grossissement x30 et au delà qui sécrètent un fluide). Le plus de trichomes pleinement développés avec des têtes très claires sont généralement les plus recherchés.

 

Ces observations doivent être faites sur une période de temps (ce n'est pas juste un contrôle unique et ponctuel) et à des moments différents de la journée pour déterminer quel individu se comporte le mieux. Beaucoup de phénomènes variés apparaissent à ceux qui restent attentifs sur un long moment. A cet effet, je vous suggère de compiler des notes détaillées de vos observations, et de comparer ces notes dans le temps.

Des notes détaillées et compréhensives sont le gage du moindre projet d'élevage réussi.

 

Il est possible de tester les mâles en les fumant ou les consommant d'une autre manière. Cette pratique pourrait être utile aux débutants car cela entraîne une sorte de discrétion évidente. Je suggère d'utiliser seulement des bouts frais, proprement curés et roulés dans un joint. Aussi, assurez-vous que ce test de fume est la première fume de la journée pour s'assurer de bien discerner les qualités, ou les lacunes.

 

 

Quelques autres aspects à considérer

 

Il y a de nombreux aspects esthétiques à considérer dans la reproduction du cannabis de qualité, comme la couleur, la structure générale, les modèles de croissance et les bouquets divers. Mon but premier implique de trouver le produit fini avec les effets les plus recherchés et plaisants. Donc je me concentre sur ces aspects et les stabilise en premier lieu. Une fois stabilisés, un rétro-croisement ou un croisement avec une autre variété peut être effectué pour améliorer d'avantage la lignée et/ou accroître la vigueur si nécessaire.

 

Au niveau expérimental, on souhaite que le produit fini soit plaisant ou puissant, dépendant de chacun. Je préfère un herbe qui est plaisamment puissante ou puissamment plaisante! C'est donc le but recherché. L'éventail d'expériences induites par le cannabis peut aller du bonheur à la panique à la stupéfaction. Je préfère grandement l'aspect bonheur.

 

La meilleure description dichotomique dans ce cas pourrait-être confort contre inconfort. Je suppose aussi que certains types personnalité peuvent apprécier une expérience plus excitante? peut-être une fois de temps en temps? un sentiment quelque peu semblable à celui d'un tour de montagnes russes ou d'un film d'horreur.

 

Le cannabis diffère dans ces multiples effets sur notre système vasculaire. Certaines variétés de cannabis semblent agir comme un vasodilatateur et d'autres comme un vasoconstricteur. Un vasoconstricteur est une substance qui resserre les vaisseaux sanguins. Cela tend à provoquer de la tension, de l'excitation, de l'anxiété et parfois même la panique. Un vasodilatateur est une substance qui élargi les vaisseaux sanguins et tend à relaxer une personne plus facilement vers un état d'allégresse. Donc, je tend à préférer le cannabis qui semble agir comme un vasodilatateur, simplement pas jusqu'au point de sédation, scotché dans la canapé.

 

Je n'ai rien contre les herbes puissamment cassantes. C'est juste que tant que mon espace de reproduction sera limité, je choisirai de travailler avec les variétés les plus plaisantes, celles qui provoquent une expérience globalement joyeuse. Un jour je travaillerais à stabiliser plein de différentes variétés d'herbe. Après tout, à chacun la sienne.

 

Acouphène et dyskinésie sont des symptômes courant d'une réaction de vasoconstriction. Un acouphène est un bourdonnement/tintement/sifflement dans les oreilles, et la dyskinésie, dans ce cas, est généralement ressentie par des picotements dans les extrémités, particulièrement les petits doigts, les orteils et les oreilles. Un autre mauvais signe pourrait être n'importe quelle forme de tension crânienne (mal de tête, migraine. ndt) ou un "body load"* non voulu. Si ces symptômes se produisent régulièrement après s'être adonné à une herbe particulière, alors cette herbe peut être contributive à cette sensation.

 

(...)

 

* body load: Terme employé par les utilisateurs de substances psychoactives et plus particulièrement psychédéliques pour décrire une sensation tactile spécifique induite par l'utilisation de drogue. Généralement considérée comme une sensation physique déplaisante difficile à décrire par d'autres termes sensitifs ou pour situer cette sensation (c'est couramment une sensation de "partout" ou générale).

Tentatives de description: "vibrations internes", tension, et beaucoup de rapports de nausées.

 

Encore un grand merci à DJ Short pour cet article, et à Julian de la vibes pour cette excellente traduction, et son accord pour la partager librement sur les forums.

 

(ces connaissances existent pour être partagées, et non pas pour être protégées par des licences à la con)

 

Bonne lecture à vous ! :davb:

 

Marcel

Source de l'article sur CW

 

 

 

Le Cannabis Mâle – Sélection et Reproduction

Traduction de l'article : Soul's Selecting breeding individuals for marijuana production by Mr Soul - OverGrow Faq

 

 

Le plant de cannabis mâle est généralement seulement utilisé pour la fabrication de graines, car il produit trop peut de marijuana, étant essentiellement feuillu. De plus, l'absence de denses boutons floraux résineux rend son poids misérable.

 

Encore plus important, le mâle d'une espèce n'a pratiquement aucune puissance en comparaison de celui de cannabis féminin.

 

Les mâles portent vraiment les gènes qui influencent l'expression de tous les traits inscrits ci-dessous, mais peu d'entre eux sont directement observables sur le mâle lui-même en raison du phénotype masculin, étant différant manifestement du phénotype féminin. La valeur d'une plante de cannabis mâle est définie par la qualité de ses filles.

 

 

Naturellement, lorsqu'on commence avec un grand nombre d'individus, il est essentiel d'éliminer en premier lieu les individus ayant des phénotypes indésirables ou non recherchés.

 

La femelle est très facile à évaluer parce que touts les traits favorisant la production sont directement observable sur la plante (phénotype).

 

C'est une simple question de croissance et de floraison, car ensuite, on peut classer ces femelles par leurs performances selon leurs caractéristiques observables (phénotype) et aussi lors de leur "dégustation"'.

 

Le breeder sélectionne alors seulement les femelles qui correspondent le plus aux résultats souhaités/définis dans le but d'utiliser ces parents-là pour faire des graines.

 

 

 

Les traits importants et directement observables caractérisant un mâle sont,

  1. La "Résistance" à l'Hermaphrodisme
  2. La Vigueur
  3. La Stature
  4. Le Taux de Maturation

Il faudra donc sélectionner les parents de la manière la plus rigoureuse qui soit et éliminer dès les premières étapes de la croissance végétative les individus les plus faibles et les moins vigoureux.

 

 

Il faut aussi essayer d'éliminer les facteurs de monoécie et sélectionner de façon rigoureuse les mâles non seulement sur leur vigueur mais aussi sur leur high et leur rendement en procédant à une inversion sexuelle par le GA3.

 

Tous mâles s'exprimant en pauvre qualité dans un de ces traits ci-dessus doit être éliminé afin qu'il ne puisse pas transmettre le trait faible à la progéniture.

 

 

On peut aussi observer sur les mâles une odeur et une structure florale, mais l'importance de ces traits est secondaire en comparaison de ceux listés plus haut.

 

Le potentiel des plants mâles, et spécialement leurs différences de potentiels entre les individus mâles dans le groupe, est généralement bien trop subtil pour être mesurer par quoi que ce soit, sauf l'équipement scientifique professionnel de laboratoire.

 

De plus, il n'y a aucune preuve concluante que le mâle le plus puissant dans un groupe puisse créer en réalité la progéniture féminine la plus puissante, bien qu'il semble intuitif que cela devrait être le cas.

 

La difficulté de déterminer la puissance d'une plante mâle est donc un obstacle majeur.

 

 

Heureusement, les préceptes de logique que la puissance d'un mâle lui-même n'est pas très importante, comme nous ne sommes pas intéressés par des mâles en croissance pour la production de marijuana.

 

La valeur d'un mâle se retrouvant entièrement dans les traits transmis à ces filles, il est donc inutile d'identifier le mâle qui ,parmi le groupe de donneurs de pollens, aura la plus grande puissance.

 

Il est beaucoup plus logique donc d'évaluer la progéniture femelle de chaque mâle pour définir la puissance de chaque mâles dans le groupe.

 

 

Les individus masculins peuvent être gradués pour leur qualité par une pollinisation contrôlée de clones femelles identiques (un pour chaque donneur de pollen).

 

Cela permet d'isoler l'influence du mâle en tenant compte de l'influence de la femelle pour chaque croisement.

 

Les graines résultant de chaque clone sont alors cultivées, et la progéniture peut alors être graduée

pour déterminer lequel des cross est le plus réussi (en fonction des critères prédéfinis).

 

Lorsque que le groupe ayant la progéniture la plus désirable est identifié, le mâle correspondant est alors identifié comme étant celui qui a le plus de valeurs.

 

 

En raison de la nature clandestine de la culture de marijuana, dans la plupart des cas, il y aura seulement environ 10 mâles à devoir être évalués, après la sélection de ceux avec des défauts directement observables. La multiplication avec de plus grandes populations est toujours préférable, la génétique étant "un simple jeu de statistiques".

 

 

Des sélectionneurs commerciaux profiteraient clairement du développement d'une méthode fiable de mâles identifiés avec le potentiel le plus grand afin de transmettre des hauts gènes de puissance. Peut-être que quelqu'un fera un jour la recherche nécessaire, mais, en attendant, en suivant la susdite méthode, les cultivateurs peuvent précisément définir exactement UN mâle, dans leur petit groupe, qui est le ... le plus puissant dans le seul sens significatif "de la puissance masculine".

 

 

MR Soul's - OwerGrow - GrowFAQ Texte original

Soul's Selecting breeding individuals for marijuana production

 

 

(Source : Rahan – VibesCollective - https://www.vibescoll...=258.0#lastPost

- Male Cannabis – Selecting and Breeding )

 

 

 

Seeding & Breeding - Listes des traits favorables au cannabis pour lesquels la variation se produit

 

 

  1. Les Traits Généraux
     
    a) Tailles et Poids
     
    b ) Vigueur
     
    c) Adaptation
     
    d) Rusticité
     
    e) Résistance envers les maladies et les insectes
     
    f) Temps de Maturité
     
    g) Production de Racines
     
    h) Développement des branches
     
    i) Sexe

  1. Traits des Graines

  1. Les Traits Foliaires

  1. Les Traits des Fibres

  1. Les Traits Floraux
     
    a) Structure
     
    b ) Forme
     
    c) Taille des Calices
     
    d) Couleur
     
    e) Taux de Cannabinoïdes
     
    f) Goût et l'Arôme
     
    h) Persistance des Principes Aromatiques et des Cannabinoïdes
     
    i) Type de Trichomes
     
    j) Quantité et Qualité de Résine
     
    k) Temps de Séchage et de Curring
     
    l) Facilité à Manicurer
     
    m) Caractères des graines
     
    n)Maturation
     
    o) Floraison
     
    p)Mûrissement
     
    q) Profile cannabinoïdes

Source : La botanie du cannabis (Robert Connell Clarke)

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11 Comments


Recommended Comments

Salut Nomad,

 

Tres bonne idee de regrouper tout ca ici, c'est un sujet interessant qu'on ne croise (!) pas souvent.

 

A+

dawi

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Yeap les cannas!

C'est encore un peu brouillon, je fais encore le tour des infos qui trainent sur les forums, livres...

il y a un guide sur "Utiliser un mâle", alors pourquoi pas l'étoffer avec un autre guide ou faq...

 

je songeais diviser la chose entre la sélection sur pheno et la sélection sur descendance?

 

si vous avez des infos, photos, expériences à partager ou souhaitez m'aider dans cette tâche, vous êtes les bienvenus!!

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Wow, géniale cette article et très intéressent, car dans le breeding le mâle est aussi important que la femelle, mais, à ce que je viens de lire (et comprendre xD) il est bien plus compliquer de sélectionner un très bon mal.

 

En tout cas merci, ton article me sera très utile pour me faire une bonne base avant de commencer mes ptits cross perso ^^.

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hello nomads

 

merci pour la piqure de rappel, c'est vrai que c'est la croix et la bannière pour sélectionner un bel étalon

 

merci

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j'ai pas lu tout le billet mais l'utilisation d'ethylene pour faire changer un male en femelle pour voir ses caracteristique olfactives et autres m'a beaucoup intrigué!

encore merci pour le boulot

a+

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Salut NoMaD,

 

content de voir que tu est toujours aussi actif et constructif . Continue sur cette voie, on a besoin de personnes aussi posées et altruistes que toi dans le monde des forums cannabiques.

 

J'aimerai poser une question dans le seul but d'apporter un plus de clarté vis-à-vis des propos de DJ Short concernant certains termes utilisés. Si quelqu'un veut apporter sa pierre à l'édifice pour que la communauté puisse en profiter, je lui en serai infiniment reconnaissant.

 

La voie typique pour commencer un programme d'élevage est de sélectionner attentivement les parents P1 de Sativa et d'Indica pures, les croiser pour produire un hybride f1 qui est uniforme dans ses aspects phénotypiques de croissance. L'étape suivante est de croiser le f1 avec lui même, ce qui produit une très large variation observable dans les traits de croissance et expression du f2.

 

La voie typique de la sélection végétale est directement tributaire des termes utilisés en génétique végétale. Le terme F1 est donc exclusivement réservé à l’hybride de première génération F1 issu de deux lignées pures. Or le cannabis (mal nommé) landrace se reproduit en panmixie, ce qui abouti à des populations hétérogènes , au contraire des lignées pures homozygotes, terme synonime de souche pure, de variété pure, de lignée IBL ou lignée consanguine, termes qui font également l'objet d'abus de langage dans le breeding cannabique.

 

Si nous prenons l'exemple de deux variétés génétiquement éloignées, considérées comme deux sous-espèces différentes de cannabis, par exemple une colombienne Santa Marta et une afghane, comment se fait-t'il que ce croisement qui abouti à un hybride intraspécifique est appelé F1 par D Short?

 

Si ce n'est pas un hybride F1, la génération suivante ne peut pas être logiquement définie comme F2 et ainsi de suite.

 

Voilà, j' espère que quelqu'un donnera enfin une réponse précise et rigoureuse pour lever définitivement les doutes que soulèvent cette question.

 

 

Cordialement

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Salut NoMaD,

 

content de voir que tu est toujours aussi actif et constructif . Continue sur cette voie, on a besoin de personnes aussi posées et altruistes que toi dans le monde des forums cannabiques.

 

J'aimerai poser une question dans le seul but d'apporter un plus de clarté vis-à-vis des propos de DJ Short concernant certains termes utilisés. Si quelqu'un veut apporter sa pierre à l'édifice pour que la communauté puisse en profiter, je lui en serai infiniment reconnaissant.

 

 

 

La voie typique de la sélection végétale est directement tributaire des termes utilisés en génétique végétale. Le terme F1 est donc exclusivement réservé à l’hybride de première génération F1 issu de deux lignées pures. Or le cannabis (mal nommé) landrace se reproduit en panmixie, ce qui abouti à des populations hétérogènes , au contraire des lignées pures homozygotes, terme synonime de souche pure, de variété pure, de lignée IBL ou lignée consanguine, termes qui font également l'objet d'abus de langage dans le breeding cannabique.

 

Si nous prenons l'exemple de deux variétés génétiquement éloignées, considérées comme deux sous-espèces différentes de cannabis, par exemple une colombienne Santa Marta et une afghane, comment se fait-t'il que ce croisement qui abouti à un hybride intraspécifique est appelé F1 par D Short?

 

Si ce n'est pas un hybride F1, la génération suivante ne peut pas être logiquement définie comme F2 et ainsi de suite.

 

Voilà, j' espère que quelqu'un donnera enfin une réponse précise et rigoureuse pour lever définitivement les doutes que soulèvent cette question.

 

 

Cordialement

 

Salut Toumaï :-)

 

Je te réponds tardivement, bien que tu dois avoir eu la réponse depuis...! ;-):-P

 

C'est vrai que le terme F1 est largement galvaudé, il serait plus convenable, à mon avis, de parler de 1ere génération pour ce type de cross (Santa Marta x Afghan dans ton ex.).

 

Tout comme parler de PCK F1, F2, alors qu'il s'agit d'IBL ou de reproduction de plantes consanguines (dc issues de la même lignée).

 

AMHA, c'est un raccourci que beaucoup utilise par facilité/laxisme, dont moi, et c'est un tort !

 

La rigueur scientifique manque aux amateurs, parce qu'on ne fait pas tous des études, en biologie, horticulture, agronomique ou autres ;

De leur coté, les professionnels ne jouent aussi pas leur rôle, d'autant plus que le coté underground/illicite ne facilite pas une normalisation

De plus, même chez les pro de cultures légales, on sait bien comment on appâte le client avec le terme F1 (Formule 1 quoi!)

 

Je vous conseille d'ailleurs la lecture des très bons guides de Rivalpo sur CBO traitant de la génétique, du breeding, etc ;-)

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