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En Californie, le cannabis rend accro les seniors
Par mrpolo,

Le cannabis fait de plus en plus d'adeptes chez les personnes âgées en Californie, depuis que son usage récréatif est devenu légal le 1er janvier 2018. Ces seniors y ont recours pour soulager les douleurs qui accompagnent parfois le vieillissement. 
 
 
Photo - Les personnes âgées sont de plus en plus nombreuses à se tourner vers le cannabis thérapeutique aux Etats-Unis.  (IVAN FRANCO / MAXPPP)
 
Le cannabis à usage médical est légal en Californie depuis 20 ans. Mais jusqu’ici, il fallait une ordonnance et le stigmate restait fort. Avec la légalisation totale actée le 1er janvier dernier, le cannabis est devenu grand public.
Spacieux et lumineux, les magasins spécialisés ont des faux-airs d’Apple Store. Le consommateur a accès à une variété de produits. Ces derniers sont moins intimidants qu’un joint. Ce sont des crèmes ou du chocolat, comme par exemple de la marque Défoncé, en français dans le texte.
 
Atténuer les souffrances physiques du vieillissement
Bryna, 87 ans, utilise des huiles pour son arthrite. Et cela fonctionne, selon ses dires : "Je me réveillais souvent à cause de la douleur. Cela ne m’arrive plus", témoigne-t-elle. "Je prenais du Vicodin (un médicament analgésique) mais je voulais arrêter. Et après quelques mois, j’ai pu arrêter", indique celle qui a aussi commencé à se servir d’un vaporisateur : "Je me suis rendue compte qu’en utilisant le vaporisateur avant d’aller me coucher, je dormais plus longtemps."
 
C'est un phénomène intéressant dans un pays où la crise des opiacés s’est aggravée ces dernières années. La consommation de cannabis semble en tout cas surtout relever de la médecine alternative pour les seniors. D'après une étude récente, neuf personnes âgées sur dix sont en effet satisfaites du résultat.
 
Une consommation d'abord thérapeutique
C’est le CBD, le composant du cannabis avec des vertus thérapeutiques qui les intéresse. Le THC, le composant qui fait planer, les séduit moins. Peut-être aussi parce que comme David, 68 ans, ceux qui recherchent les effets du THC n’ont pas attendu la légalisation.
Il est venu faire un tour dans l’une de ces nouvelles boutiques. "J’ai commencé quand j’étais dans la Navy, sourit-il. C’était il y a longtemps. Ici, je vais regarder les produits comestibles. C’est ça qui m’intéresse. Le reste, je le fais pousser chez moi depuis longtemps", poursuit l'homme.
Un énorme marché en devenir en Californie, le cannabis pourrait représenter cinq milliards de dollars dès l’an prochain. C’est un marché gigantesque, comparable à la vente de bières outre-Atlantique. Si les plus de 65 ans représentent, aux États-Unis, 15% de la population, ils concentrent 30% de la consommation de médicaments. Le potentiel qu'ils peuvent rapporter, s'ils s'orientent vers le cannabis, est donc facilement imaginable.
Une boutique du sud de Los Angeles organise d'ailleurs chaque mois un voyage gratuit en bus pour une cinquantaine de personnes âgées. Sur place, les seniors sont conseillés. Le principal problème pour eux, c'est en fait le prix. Comme le cannabis reste illégal à l’échelle fédérale, les assurances ne le rembourse pas.
 
Source: francetvinfo.fr
 
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Par Indi-Punky,
Arrêté en possession de Haschisch, Michael Blanc va enfin pouvoir rentrer en France après plus de 14 ans de prison.
 
 
 
Michaël Blanc, un cuisinier originaire de Faucigny (Haute-Savoie), décide de s'installer en 1999 à Bali afin d'y ouvrir une entreprise de plongée sous marine.
 
C'est lors d'un retour en décembre 1999 qu'il sera arrêté à l'aéroport de Denpasar avec 3,8 kg de haschich cachés dans des bouteilles de plongée modifiées. Il affirme être innocent et que ces bouteilles lui ont été confiées par un ami.
 
Son crime en Indonésie est passible de peine de mort, il se verra condamné à la réclusion à vie, cette peine sera réduite à 20 ans pour bonne conduite.
Le 20 janvier 2014, la justice indonésienne lui accorde une libération conditionnelle assortie d'une obligation de rester sur le territoire jusqu'à la fin de sa peine, le 21 juillet 2018.
 
Pendant tout ce temps, sa mère Hélène le Touzay n'a cessé le combat, les démarches pour aider son fils.
En Décembre 99 c'est sa vie qu'elle a vue chavirer, avec l'arrestation à l'aéroport de Bali de Michaël, le second de ses trois enfants, en possession de 3,8 kg de haschich dissimulés dans des bouteilles de plongée. Il encourait la peine de mort, requise au procès. Elle va laisser parler son cœur de mère pour s'installer au plus près de son fils et intervient régulièrement dans les médias français pour relater son histoire. Cette médiatisation l'aidera financièrement à subvenir aux besoins de Michael.
 
Elle compte bien l'accompagner pour son retour en France et l'aider à reprendre son autonomie pour ensuite retourner en Indonésie, elle qui est devenue entre-temps attaché consulaire et milite au sein d'associations locales pour aider la défense des ressortissants Français incarcérés en Indonésie.
 
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Par UFCM-I Care,
Cannabis légal : faut-il oser ?
10/07/2018     Le cannabis légal n’est pas le cannabis drogue
Chère lectrice, cher lecteur,
C’est la folie du cannabis « légal » en ce moment.
Des boutiques ouvrent partout. Des fêtes s’organisent. Bientôt, ce seront des spots publicitaires à la télévision, il y en aura à la kermesse dans les écoles primaires, si l’on en croit les promoteurs du mouvement !
Alors, bientôt toute la société « droguée », avec l’approbation de la police ??
Pas du tout.
Car ce cannabis « légal » n’a rien à voir avec le cannabis « drogue » qui se trafique dans les rues.
 
Voici ce qui se passe vraiment
Vous avez peut-être entendu dire que le cannabis était une plante utilisée depuis des millénaires dans la médecine chinoise, présente par les rites védiques (médecine traditionnelle indienne), que dans la Bible elle était recommandée, etc [1].
Qu’elle aurait d’innombrables vertus thérapeutiques, qu’elle avait malheureusement été interdite par les autorités, mais qu’enfin, cette interdiction ridicule venait d’être levée.
Que vous avez de la chance de pouvoir maintenant acheter un médicament à base de cannabis (le Sativex) et de vous en procurer dans des boutiques qui affichent la fameuse feuille pointue, symbole de la révolution sexuelle et culturelle des années 60 et 70.
En réalité, le cannabis « légal » qui est désormais autorisé à la vente n’est tout simplement pas du cannabis, tel qu’on l’entend à la Brigade des stupéfiants.
 
De nombreuses sous-variétés de cannabis ne contiennent pas la substance qui fait planer
Le cannabis est une espèce végétale plus connue en Europe sous le nom de « chanvre ».
Il est inutile d’essayer de vous « envoyer en l’air » en fumant du chanvre européen traditionnel, plante agricole fibreuse qu’on cultivait pour fabriquer des cordes, des sacs en toile, du papier.
Le chanvre qui fait « planer » est une sous-espèce originaire d’Inde. Il est riche en THC (tétrahydrocannabinol). Le THC est une substance « psychotrope », c’est-à-dire qu’elle modifie profondément le fonctionnement du cerveau. Plus la plante est riche en THC, plus l’effet psychotrope est fort.
C’est pourquoi le cannabis riche en THC est classifié comme drogue. Celui qui en consomme n’est plus en possession de tous ses moyens. En général, au début, le THC désinhibe, détend, apporte du bien-être. Mais ce n’est pas toujours le cas, car il provoque, au contraire, parfois de terribles nausées et angoisses. La personne sous emprise du THC n’est plus en mesure de conduire une voiture ni de manier des outils dangereux.
Sur le long terme, elle risque la dépression. Et même, le THC augmente le risque de schizophrénie, une très grave (et incurable) maladie mentale.
C’est pourquoi il est néfaste qu’un jeune enfant se mette à fumer du cannabis riche en THC. Cela augurerait mal de ses études et de son avenir.
 
Le chanvre (ou cannabis) sans THC n’est pas une drogue
Mais le chanvre européen pauvre en THC n’est pas vraiment une drogue.
Il n’altère pas le fonctionnement du cerveau. Vous ne « planez » pas quand vous le fumez.
Par contre, il est considéré comme une plante médicinale, puisqu’il contient du CBD, un autre actif qui, lui, aurait des effets antischizophrénie et antipsychotiques selon des études réalisées sur des rongeurs.
Le CBD aurait même l’étonnante faculté d’atténuer les effets du THC grâce à ses vertus neuroprotectrices [2]. Le CBD serait donc une sorte d’anticannabis.
 
Retour au bon sens
Lorsque les autorités ont interdit la « drogue » cannabis, elles n’ont pas fait dans la dentelle. Elles ont interdit tous les types de chanvres.
Après des décennies de controverses, les défenseurs des plantes médicinales sont enfin parvenus à leur faire entendre raison : à partir du moment où le chanvre contient peu de THC, il est normal de le légaliser. En effet, non seulement il n’est pas dangereux pour la santé, non seulement il ne fait pas « planer », mais en plus il a des applications thérapeutiques intéressantes grâce à sa teneur en CBD !!
Selon l’autorité suisse de santé (Swissmédic), le CBD « réduirait l’effet psychotrope du THC. D’un point de vue thérapeutique, il pourrait avoir des effets antioxydants, anti-inflammatoires, anticonvulsifs, antiémétiques (saignements), anxiolytiques, hypnotiques ou antipsychotiques [3] ».
À l’issue d’intenses négociations, les autorités ont donc accepté de légaliser le chanvre (ou cannabis) riche en CBD et très pauvre en THC.
Pour être légaux, les extraits de cannabis riches en CBD doivent contenir moins de 0,2 % de THC, ce qui est une dose négligeable.
En pratique, les Autorités françaises sont encore plus sévères et n’autorisent que les extraits de cannabis qui contiennent du CBD mais aucune trace détectable de THC.
 
De multiples effets thérapeutiques intéressants
Le cannabis riche en CBD (et pauvre en THC) a une efficacité prouvée, ou des effets prometteurs, pour aider à lutter contre [4] :
les nausées (d’où son usage en accompagnement des chimiothérapies) ; les douleurs ; la sclérose en plaques ; l’épilepsie ; les problèmes neuropsychiatriques. Dans un récent communiqué de l’université de Wollongong (Australie), le Dr Katrina Green affirme que le CBD n’a pas d’effets positifs sur la mémoire et la capacité d’apprentissage des personnes en bonne santé mentale, mais pourrait les améliorer chez les personnes victimes de maladies cognitives, dont la maladie d’Alzheimer, la méningite, l’encéphalopathie hépatique.
Le cannabis riche en CBD (et pauvre en THC) pourrait, en outre, réduire le syndrome de Tourette, qui se caractérise par des tics physiques et verbaux involontaires très handicapants socialement.
Une étude préliminaire, menée par des chercheurs de l’université de Toronto, a montré que les personnes qui avaient inhalé du cannabis riche en CBD avaient connu une diminution de leurs tics de 60 %, et 18 des 19 participants de l’étude ont constaté une « forte amélioration » de leur état [5].
 
Faut-il essayer tout de suite ?
Le marché du « cannabis légal » étant tout jeune, il est surtout occupé aujourd’hui par des acteurs « opportunistes » dont il est difficile de mesurer le sérieux.
Il faut savoir qu’États-Unis, qui a plus de recul que nous sur la légalisation du CBD, seuls 30 % des produits vendus sur Internet contenaient la quantité de CBD indiquée sur l’étiquette (étude du Journal of the American Medical Association, novembre 2017) [6] !
Bien que le CBD ne soit pas dangereux, il est néanmoins essentiel de savoir quelle quantité vous en absorbez.
De plus, beaucoup de produits à base de cannabis contenaient, en réalité, plus de THC qu’indiqué. C’est un problème qui peut valoir un retrait de licence en cas de contrôle et, bien sûr, avec tous les accidents et problèmes de santé possibles qui sont liés au cannabis drogue.
Je reste donc en alerte sur ce sujet et vous donnerai plus d’informations sur les sources fiables de cannabis plante médicinale (riche en CBD, pauvre en THC) dès que j’en aurai connaissance de façon sûre.
À votre santé !
Jean-Marc Dupuis https://www.santenatureinnovation.com/cannabis-legal-faut-il-oser/
 
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Par mrpolo,
En décidant de légaliser le cannabis à compter du 17 octobre, le Canada a signé l’arrêt de mort de la prohibition du pot dans le monde.
 
 
Left Image: Photo via National Archives and Records Administration/Ronald Reagan Presidential Library & Museum. Right Image: Wikimedia Commons
 
Les États-Unis sont depuis longtemps la police anti-stupéfiants du monde, mais, depuis qu’ils ont lâché prise et que neuf États américains ont légalisé le cannabis, les traités internationaux en vertu desquels les pays ne peuvent établir leurs propres politiques en matière de cannabis sont essentiellement caducs. Et la décision du Canada pourrait rendre cette situation permanente.
  « Je pense que c’est un coup dur contre les traités et accords internationaux qui ont empêché les pays d’aller à l’encontre de l’hystérie américaine », dit Kassandra Frederique, directrice de la Drug Policy Alliance, un OSBL de New York.
Même Smart Approaches to Marijuana, un OSBL d’Alexandria en Virginie qui est parmi les plus ardents adversaires de la légalisation, a admis dans une présentation PowerPoint que « la légalisation est maintenant une réalité et elle gagne du soutien chaque année ».
« Pour le dire dans des mots simples, la légalisation au Canada, c’est énorme », ajoute Tom Angell, rédacteur en chef de Marijuana Moment, l’une des principales sources de nouvelles en ligne sur le cannabis et militant de longue date en faveur de la légalisation. « Bien que ce soit le deuxième pays, c’est le premier grand acteur économique mondial à le faire. »
L’Uruguay a déclaré qu’il légaliserait la marijuana en dépit du droit international en 2013, mais la vente n’a commencé que l’année dernière. Ce pays sud-américain n’a pas le statut du Canada, qui est selon le Fonds monétaire international la dixième plus grande puissance économique du monde.
 
La décision du Canada marque ainsi le début d’une nouvelle période, mais elle n’aurait peut-être jamais été prise si les États-Unis n’avaient pas d’abord cessé d’y faire obstacle. Ils ont longtemps soutenu et en grande partie fait appliquer la prohibition internationale. Mais, depuis 2012, année où le Colorado et l’État de Washington ont été les premiers à voter en faveur de la légalisation de la consommation de cannabis à des fins récréatives et que l’administration Obama a décidé de laisser faire, les États-Unis ont été plutôt muets, à une exception notable près.
  En 2014, William Brownfield, le secrétaire d’État assistant des États-Unis aux International Narcotics and Law Enforcement Affairs, a déclaré aux journalistes affectés à l’Organisation des Nations Unies (ONU) que le monde doit « tolérer différentes politiques nationales sur les drogues » et « accepter le fait que certains pays auront des approches très strictes en matière de drogues », tandis que d’autres « légaliseront des catégories de drogues en entier ».
 
Il a soutenu l’idée d’une interprétation « souple » de la Convention unique sur les stupéfiants de 1961 et de ses mises à jour ultérieures, bien que ni les États-Unis ni l’Organe international de contrôle des stupéfiants, qui fait partie de l’ONU, n’aient auparavant considéré que ces lois autorisaient quoi que ce soit s’approchant d’une légalisation de substances illégales.
Les États-Unis ont longtemps utilisé leur pouvoir pour dissuader les pays d’adopter des réformes même mineures en matière de drogues. Entre 1986 et 2002, les États-Unis accordaient ou retiraient une « certification » aux pays considérés comme des sources importantes de drogue, principalement ceux d’Amérique latine. En vertu de cette politique, les pays ont été évalués chaque année par les politiciens américains pour leur degré de conformité aux priorités de l’Oncle Sam en matière de lutte contre les drogues. Les pays qui se voyaient retirer leur certification risquaient de perdre la quasi-totalité de l’aide américaine qu’ils recevaient et même l’accès à des prêts internationaux.
  Sans surprise, cette politique unilatérale restait en travers de la gorge des pays visés, et, longtemps, elle a permis aux États-Unis de tuer dans l’œuf même les plus modestes tentatives d’assouplir les politiques antidrogues.
En 2001, par exemple, lorsqu’un comité du gouvernement de la Jamaïque a recommandé la décriminalisation de la possession de cannabis à l’intérieur de ses propres frontières, même pas la légalisation de la vente, plutôt une simple élimination des arrestations pour possession personnelle, l’ambassade américaine a déclaré aux médias qu’elle était opposée à cette politique et que, advenant son adoption, le pays pourrait perdre sa certification. Le gouvernement jamaïcain n’a pas suivi la recommandation.
Et en 2006, le président mexicain Vicente Fox a refusé d’approuver un projet de loi décriminalisant la possession de drogue qu’il avait lui-même soutenu après que les États-Unis ont fait publiquement pression sur lui.
 
Les États-Unis ont même essayé d’empêcher d’autres pays, y compris des puissances européennes, de mettre en place des mesures pourtant éprouvées de réduction des méfaits, comme les services de remplacement de seringues pour prévenir la propagation du VIH. Selon Sanho Tree, directeur du Drug Policy Project de l’Institute for Policy Studies, un think tank de Washington, « les États-Unis ont lutté pendant des années contre l’utilisation du terme réduction des méfaits et s’en prenaient aux pays qui l’employaient » à la réunion annuelle de la Commission des stupéfiants de l’ONU.
 
D’ailleurs, lorsque le Canada a tenté d’ouvrir le premier centre d’injection supervisée en Amérique du Nord en 2003, un représentant du consulat américain a déclaré aux fondateurs du programme que les États-Unis l’interdisaient, lit-on dans Fighting For Space, un livre sur la réduction des méfaits de Travis Lupick. Le Canada est quand même allé de l’avant. C’était peut-être un précédent encourageant pour les tenants canadiens de la légalisation contre les croisades américaines moralisatrices.
  Pour sa part, Emily Dufton, auteure de Grass Roots : The Rise and Fall and Rise of Marijuana in America, n’est pas aussi convaincue que d’autres à qui j’ai parlé que la décision canadienne sera le clou dans le cercueil de la prohibition. Elle fait remarquer que, dans les années 70, la marijuana a été presque décriminalisée à l’échelle nationale aux États-Unis, avant qu’on exploite les craintes par rapport à l’utilisation accrue chez les adolescents pour susciter une vaste réaction négative. Elle concède toutefois que les tenants de la légalisation font moins d’erreurs aujourd’hui et qu’elle est « en voie d’être un peu plus convaincue ».
 
La loi sur la légalisation au Canada laisse le soin aux provinces de décider des détails de la vente aux provinces, ce qui produira diverses réglementations au pays, avec des degrés variables de rigidité et de liberté. Certaines provinces autoriseront des entreprises privées à vendre des produits du cannabis, d’autres autoriseront seulement une société d’État; certaines autoriseront la consommation dans les espaces publics, tandis que d’autres l’interdiront. L’avantage, c’est que cette diversité permettra aux chercheurs d’étudier les effets positifs et négatifs des différentes approches.
 
Parallèlement, plus de 60 % des Américains — y compris une majorité de républicains, selon un sondage Gallup de l’année dernière — sont maintenant en faveur de la légalisation. Et même des opposants de longue date comme le gouverneur de New York, Andrew Cuomo, s’y font : un haut fonctionnaire a déclaré au New York Times que le gouverneur se demande maintenant non pas si, mais comment se fera la légalisation. Mercredi dernier, le chef de la minorité au Sénat, Chuck Schumer, partisan de longue date de la guerre à la drogue, a présenté un projet de loi visant à décriminaliser la marijuana au fédéral en la retirant de la liste des substances réglementées.
  Les États-Unis ont perdu d’autres récentes batailles contre le progrès à l’étranger : la Jamaïque a finalement adopté la décriminalisation en 2015, le Mexique avait commencé à décriminaliser en 2009 et a légalisé la culture pour consommation personnelle en 2015. Et, selon Sanho Tree, l’Allemagne a mené une charge contre le rejet américain du terme réduction des méfaits à la Commission des stupéfiants de l’ONU. La prescription d’héroïne pour traiter la toxicomanie est désormais légale en Allemagne, en Suisse, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas et au Danemark.
 
Bien que la Russie ait condamné la légalisation au Canada, il n’y a pas de mécanisme pour forcer un pays à respecter les traités de l’ONU sur les stupéfiants, et il est peu probable que Moscou sanctionne elle-même le Canada ou lui déclare une guerre commerciale.
Donc, la dixième plus grande économie du monde profitera d’une gigantesque nouvelle source de revenus que les États-Unis, à l’échelle fédérale du moins, n’auront pas. Et les douaniers américains devront se dépêtrer avec ce casse-tête, jusqu’à ce que les politiciens américains admettent que la prohibition du pot est bel et bien chose du passé.
 
Source: vice.com
 
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Par UFCM-I Care,
La Réunion veut son zamal à usage médical
  1 juil 2018, 07h00 SANTÉ. La France se dit ouverte à la recherche et au développement du cannabis thérapeutique. À la Réunion où le zamal pousse bien malgré les interdits, la production de CBD (Cannabidiol), THC (Tétrahydrocannabinol) et de dérivés cannabinoïdes offre des perspectives intéressantes. Le JIR ouvre le débat.
Le zamal, ça guérit ! L’usage médical du cannabis a été discuté le 12 avril dernier à l’Assemblée nationale... Une séance d’auditions a permis d'entendre des pro-cannabis médical en France. « C'est une ouverture intéressante car jusqu'à présent il existait en France un refus d'envisager les perspectives thérapeutiques du cannabis et la recherche sur ce sujet était presque impossible en raison de son caractère illégal », fait d'emblée remarquer  l'addictologue David Mété, chef de service au CHU Félix Guyon à Saint-Denis.
 
POUR UNE RECONNAISSANCE DE L'USAGE MÉDICAL DU CANNABIS
Parmi les associations auditionnées, UFCM I-Care dont l'ambition est de sensibiliser le public, les professionnels de santé ainsi que la communauté politique afin de faire avancer le plaidoyer pour la légalisation du cannabis. Sébastien Beguerie, son co-fondateur est expert en phyto-cannabinoïdes en France depuis une dizaine d’années. « Nous préconisons un accès aux traitements à bases de cannabis et ses dérivés, mais également la formation des professionnels de santé qui les accompagnent. Un accès à l’autoculture des fleurs de cannabis est également le souhait des patients », a-t-il indiqué aux journalistes à l'issue de son audition. « Toutes les formes galéniques, de la fleur à la phytothérapie jusqu’aux molécules et aux extractions des laboratoires pharmaceutiques doivent être considérées. Plus il y a de choix et d’options possibles, plus les patients pourront s’affranchir de leurs douleurs en adaptant les dosages et formes de prise de cannabis ». L'association estime que l’usage médical du cannabis est une urgence. En France, les cannabinoïdes pourraient soulager plus de 276 000 patients . « Le sujet est donc devenu incontournable considérant les nombreux travaux scientifiques sur la question. Nous regrettons d’ailleurs que la France reste à la traine sur ce sujet à l’heure où l’ensemble des pays voisins ont pris des dispositions législatives pour ouvrir un accès sécurisé aux patients.La loi doit venir constater et encadrer une réalité, celle des dizaines de milliers de patients qui sont aujourd’hui considérés comme hors-la-loi. Nous ne pouvons plus accepter que des citoyens soient marginalisés alors que l’Etat devrait les protéger. L’évolution de la législation ne peut être permise qu’à la condition d’une reconnaissance d’un usage médical du cannabis », soutient UFCM I-Care. Médecin dionysien, Jean-Claude estime également que les perspectives sont intéressantes mais il met en garde contre les dérives (voir encadré). Actuellement, un seul médicament cannabinoïde possède une autorisation de mise sur le marché français. Il s'agit du Sativex, recommandé contre la spasticité et la sclérose en plaques. Le dronabinol et le cannabidiol sont utilisés pour des patients atteints de douleurs neuropathiques réfractaires aux traitements classiques ou des épilepsies sont accessibles. Mais cette utilisation bénéficie d'une autorisation temporaire nominative. Le débat est complexe, d’autant que les données scientifiques manquent sur l’usage thérapeutique du cannabis. « À ce jour, nous disposons de peu d'études scientifiques pertinentes concernant l'usage thérapeutique du cannabis », indique le docteur Mété.
 
EFFICACE CONTRE LES DOULEURS
L’usage médical de cannabis est légal dans certains pays comme l’Allemagne, l’Autriche, l’Espagne, la Finlande, Israël, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal la République Tchèque. Lecanada , 23 Etats aux USA, le Chili, l’Argentine, la Colombie En France, certains ont décidé d'exploiter l'ambiguïté de la loi qui encadre la consommation de cannabidiol (CBD). Acheter de la weed ou du cannabis CBD légalement en boutique est   possible en Ile-de-France. (voir encadré) Ce 13 juin, c'est au tour de la région Est de se lancer dans la vente légale de cannabis CBD, avec l'ouverture de deux boutiques à Nancy et à Metz. "Tout est issu du bio, la législation est très stricte. Les producteurs suisses se sont adaptés aux législations de chaque pays, qui varient énormément", explique Baptiste De Luca, propriétaire des lieux au quotidien l'Est Républicain. Ce jeune entrepreneur de 23 ans possède déjà une boutique à Épinal, ouverte en mai dernier. Il assure défendre les bienfaits du cannabis médical. Le zamal thérapeutique a-t-il un bel avenir ? Pour l'économiste Jean-Yves Rochoux, cela provoquera des coûts supplémentaires... Mais le cannabis soigne déjà beaucoup de monde dans plusieurs pays... «Les indications les plus intéressantes et scientifiquement les mieux établies sont : les douleurs chroniques, les nausées induites par les chimiothérapies et les raideurs (spasticité) dans la sclérose en plaques.  Il existe dans le cannabis de nombreux alcaloïdes qui, en dehors du THC (tétrahydrocannabinol), présentent d'intéressantes propriétés, comme par exemple le cannabidiol dans l'épilepsie», fait encore remarquer l'addictologue réunionnais. «Pour les autres indications, les données scientifiques sont considérées comme non probantes ou insuffisantes à ce jour; d'où l'intérêt de favoriser la recherche». Wait and see, donc !
Juliane Ponin-Ballom
 
Le point sur la recherche
Publiée dans The European Journal of Internal Medicine, une étude a démontré que le cannabis thérapeutique serait effectivement probant pour soigner les douleurs chez les personnes âgées. 901 patients de plus de 65 ans avaient été questionnés dans le cadre de cette recherche. Tous souffraient de douleurs liées au cancer, à une colite ulcéreuse (maladie inflammatoire de l'intestin), à la maladie de Parkinson, à la maladie de Crohn ou encore au stress post-traumatique. Au terme de six mois de traitement à base de cannabis thérapeutique, plus de 93% des participants ont déclaré que leur douleur avait diminué de 4 à 8 points sur une échelle allant de 1 à 10. Plus de 70% des patients ont également affirmé qu’ils ressentaient une amélioration globale de leur état. Aux Etats-Unis, 80% des oncologues interrogés ont déclaré avoir déjà abordé la question du cannabis thérapeutique avec leurs patients, mais moins de 30% d’entre eux ont estimé avoir suffisamment de données scientifiques pour faire de telles recommandations. "Les preuves scientifiques appuyant l'utilisation de la marijuana médicale en oncologie sont encore très minces, ce qui place les médecins dans une position très inconfortable", rappelle le Dana-Farber Institute of Adult Psychosocial Oncology.  
 
Des coffee-shops à Paris
Après Besançon et Annoeullin, des "coffee-shops" ont ouvert à Puteaux (Hauts-de-Seine) et dans le 11e arrondissement de Paris. Officiellement,  le CBD (cannabidiol) présent dans le cannabis (mais dépourvu des effets psychoactifs du THC) n'est pas interdit en France tant que le taux de THC (Tétrahydrocannabinol) ne dépasse pas 0,2%. Il est d'ailleurs possible de s'en procurer légalement sur internet sous forme de cristaux, de sirops, d'huiles, de tisanes, de crèmes ou encore de bonbons. Ses vertus médicinales sont parfois utilisées pour traiter les convulsions, l'inflammation, l'anxiété ou encore les nausées.
 
Agnès Buzyn a ouvert le débat
Agnès Buzyn, la ministre de la Santé a demandé aux différentes institutions qui évaluent les médicaments de lui faire remonter l’état des connaissances sur le sujet, “parce qu’il n’y a aucune raison d’exclure, sous prétexte que c’est du cannabis, une molécule qui peut être intéressante pour le traitement de certaines douleurs très invalidantes”, a-t-elle expliqué.   "Je ne peux pas vous dire à quelle vitesse nous allons le développer mais en tous les cas, j’ouvre le débat avec les institutions responsables de ce développement". Cette annonce ministérielle intervient après la saisine récente d’une patiente sur le caractère "inéthique" de l’interdiction du cannabis dans un contexte thérapeutique. Le comité éthique et cancer devrait aussi bientôt examiner cette question. 
 
https://www.clicanoo.re/Le-cannabis-usage-medical/Societe/Article/2018/07/01/La-Reunion-veut-son-zamal-usage-medical_535100
 
 
 

 
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Par mrpolo,
Aurélien dirige Newsweed, un média sur l'actualité légale et mondiale du cannabis. Il prédit que la plante permettra des avancées sociales majeures.
 
Une fin d'après-midi de ce début de printemps, je partage un verre avec un couple d'amis à la terrasse d'un café. Notre conversation glisse du sujet du handicap à celui du cannabis et, discutant de ses propriétés récréatives, nous abordons ensuite ses vertus thérapeutiques. Chacun partage ses expériences, tout le monde y a goûté au moins une fois, et nous sommes d'accord pour conclure que le discours à son sujet est flou, biaisé, idéologisé. La copine qui nous accompagne me dit qu'un de ses amis tient un magazine sur le cannabis, que je devrais le rencontrer car il est intarissable sur le thème et qu'il saurait me parler des heures durant de ses qualités médicales, de son histoire et de ses contradictions. Quelques semaines plus tard j'allais donc rencontrer Aurélien dans ses locaux.
 
"Je m'appelle Aurélien et je suis éditeur web. Je dirige Newsweed, un média sur l'actualité légale et mondiale du cannabis qui accueille entre 300.000 et 400.000 lecteurs par mois. Nous sommes une équipe de trois, faisons bosser quelques freelances et traitons les sujets sanitaires, économiques, sociaux et scientifiques en lien avec l'herbe tout en veillant à ne pas prendre position; notre but est de rester objectifs, de communiquer sérieusement et de rétablir l'équilibre face au discours essentiellement négatif sur le cannabis.
 
Si nous sommes dans une démarche passionnelle, militante, nous risquons d'être pris en défaut; nous sommes un média rigoureux et documenté. En 2017, 5 millions de Français ont consommé du cannabis, ce chiffre ne peut être balayé d'un revers de manche accompagné de sa formule "la drogue c'est mal", il s'agit d'un véritable fait de société qui ne concerne absolument pas uniquement des personnes marginales ou celles qui seraient tentées de se réfugier dans les paradis artificiels. Il faut bien comprendre que l'image du jeune baba cool à dreadlocks défoncé sept jour sur sept n'a rien à voir avec la réalité et doit être dépassée.
 
Toutes les familles ont une histoire avec le cannabis, et la plupart du temps, tout se passe très bien, les gens travaillent, font des études, ont des amis, des enfants, une vie active et banale en somme; personnellement, je ne fume pas de cigarette, sauf avec un verre et j'adore le cannabis, même si je n'en fume qu'occasionnellement. Aux USA et au Canada, dans les états l'ayant légalisé, ce sont chez les personnes âgées que l'augmentation de la consommation a été la plus forte; le cannabis remplace l'aspirine du soir, le petit médoc pour s'endormir, la verveine.
 
   
On pourrait imaginer la mise en place d'une éducation lucide au cannabis. Nous nous souvenons tous des interventions de policiers au collège qui venaient nous expliquer à quel point l'herbe est dangereuse; qui n'a pas entendu que le shit était coupé à la crotte de chameau, que la défonce durait 48h, que c'était la porte d'accès à tout un tas de drogues chimiques et dévastatrices? Ce sont des discours caricaturaux et très éloignés du réel. Pourquoi ne pas faire venir des médecins qui pourraient sérieusement répondre aux ados et appréhender le sujet d'une manière objective?
 
Le cannabis ne mène pas aux drogues dures, c'est une vue de l'esprit qui remonte aux années 30, en Amérique. Nous sommes alors pendant la prohibition, en pleine ségrégation raciale. Le message avait pour but d'ostraciser les populations Noires et Latinos, consommatrices de cannabis, qui devenaient alors un repoussoir: "vous voyez que les minorités sont dépravées, elles se droguent!" Depuis les années 70, on sait que c'est faux, que la passerelle vers les drogues dures est avant tout l'alcool.
 
Pourtant, nous sommes éduqués très jeunes, dans un cadre familial, à sa consommation. Je rappelle qu'il est la première cause d'accidents mortels sur la route et que son pouvoir addictif n'est plus à démontrer. Du côté de la cigarette, nous sommes à 80% de fumeurs dépendants quand le chiffre est de 10 à 12% chez les consommateurs de cannabis, ce qui est résiduel. Et ne parlons pas des dépendances au café, au sucre, au Coca, voire même au sport! Avec un peu de recul sur le cannabis et en écartant les fantasmes, je ne vois rien de mauvais à allumer un joint à la fin d'un repas en famille, ça serait même une démarche idéale, il serait vecteur de plaisir et de convivialité, comme quand on débouche une bonne bouteille. Il faudra à terme réfléchir à des lieux sympas dédiés au cannabis, ce qu'on appelle déjà des "cannabistros".
 
Dans cet esprit, nous avons mis en place des "Weediners". Ce sont des dîners que nous filmons et diffusons sur YouTube, pendant lesquels des personnalités issus de tous les milieux discutent de leur actualité autour d'un repas gastronomique infusé au cannabis sans THC. Personnellement, je pense que la légalisation du cannabis récréatif sera actée pendant le second quinquennat de Macron, il se pourrait même que ce soit l'un de ses thèmes de campagne.
 
   
Quant au cannabis thérapeutique, je suppose qu'on devrait y avoir accès dès l'année prochaine. À droite comme à gauche, le sujet devient de plus en plus consensuel; depuis la légalisation en Californie je rencontre des parlementaires, de tous bords, qui s'ouvrent au sujet au moment où la recherche médicale est en plein essor. On comprend de mieux en mieux ce qui a été appelé "système endocannabinoïde", un réseau de récepteurs et de molécules du corps humain régulant l'homėostasie, le processus de régulation qui permet de conserver le fonctionnement normal de l'organisme. Hors, le phytocannabinoïde, issu de la plante, permettrait de réguler les organismes qui seraient déficitaires en endocannabinoïdes et entrer dans la composition de nombreux traitements.
 
Les autres états ne nous ont pas attendus pour accélérer leurs recherches dans ce domaine, avec Israël en tête. Le Canada devrait légaliser totalement le cannabis dès la fin de l'été et se positionne déjà comme le plus gros exportateur mondial de cannabis médical; avec la mise en place du CETA, il y a un énorme marché vers l'Europe qui se met en place, douze pays l'ont déjà dépénalisé.
 
   
Tout est prêt! Il y a une manne d'emplois et de rentrée d'argent immense que les politiciens ne peuvent plus négliger. À nous d'imaginer un accompagnement spécifiquement français au développement du cannabis médical et récréatif; il va falloir cultiver, vendre, communiquer, distribuer.
 
Pourquoi ne pas l'inclure dans la mise en place d'un plan banlieues audacieux? Il faut casser les trafics, ouvrir les banlieues aux villes-centres avec des consommateurs qui s'y déplaceraient, créer des emplois, organiser des vocations, former, entretenir des exploitations, et pourquoi pas s'inspirer des expériences étrangères comme les "Cannabis Club" belges et espagnols, qui sont des regroupements de cultivateurs mettant en commun leurs moyens et se redistribuant leur récolte.
 
On se rendra bientôt compte que la consommation de cannabis n'a pas la gravité qu'on lui prête encore aujourd'hui et que, face au mouvement général de dépénalisation, nous devons reconsidérer notre regard sur cette plante qui pourrait être à l'aube d'avancées sociales et économiques majeures."
 
Par QUENTIN HOUDAS
Source: huffingtonpost.fr
 
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Par mrpolo,
Je souhaite tout d’abord féliciter le Dr François Maltais et le chercheur Mathieu Morissette pour leurs efforts en vue de sensibiliser le public aux effets potentiellement néfastes de la fumée de cannabis sur le fragile système respiratoire. En tant qu’ancien ministre de la Santé de la Colombie-Britannique, j’ai toujours été un fervent défenseur de la santé publique et je souhaite apporter une contribution au débat public.
 
Photo courtoisie - Dr Terry Lake  
Il ne fait aucun doute que l’inhalation de tout produit combustible cause du tort, de l’inflammation et des dommages possibles à la paroi des voies respiratoires chargées d’éliminer les matières étrangères. Toutefois, contrairement au tabac, aucun lien n’a été constaté entre la consommation de cannabis et le cancer du poumon. Le cannabis n’est pas un produit bénin, mais il faut le différencier du tabac sur certains aspects. La contribution du Dr Maltais et de M. Morissette sur ce point est appréciée.
 
Titulaire d’un permis de production de cannabis médical depuis quatre ans, Hydropothecary regarde attentivement les développements dans les marchés où le cannabis a été déjà légalisé. La semaine dernière se tenait le congrès de la BC Pharmacy Association à Victoria. Le Dr Larry Wolk, administrateur en chef de la santé publique au Colorado, un État ayant légalisé le cannabis non thérapeutique en 2014, a présenté des données qui démontrent que la consommation de cannabis n’aurait pas sensiblement augmenté chez les adultes, et pas du tout chez les jeunes depuis 2014.
 
D’autres informations émanant d’États américains où le cannabis a été légalisé montrent une tendance à la diminution de la consommation de cannabis par la combustion. Soucieux de leur santé pulmonaire, les consommateurs choisissent d’autres options comme le vapotage, l’ingestion et l’application topique.
 
Chez Hydropothecary, nous croyons que la tendance à consommer le cannabis sans fumée se manifestera également sur le marché du cannabis non thérapeutique au Québec. Nous souhaitons encourager les utilisateurs potentiels à choisir des formes de cannabis sans fumée. C’est pourquoi Hydropothecary a développé des produits innovants et sans fumée tels Elixir (vaporisateur sublingual d’huile de cannabis) et Decarb (cannabis activé par voie orale), qui ne présentent aucun risque pour la santé respiratoire. Ces produits, qui ont gagné des prix d’innovation, remportent beaucoup de succès auprès de nos patients qui sont de plus en plus nombreux à ne pas vouloir inhaler la fumée de cannabis.
 
Source: journaldequebec.com
 
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Par mrpolo,
« Personne dans l’industrie du cannabis ne se préoccupait des femmes et nous voulions régler ce problème. »
 
Melissa Pierce est entrepreneure, militante pour les droits des femmes et cinéaste. Elle est aussi une des trois fondatrices d’Ellementa, une compagnie qui encourage l’utilisation du cannabis à des fins de bien-être lors de rencontres mensuelles entre femmes.
  Les trois visionnaires derrière le projet viennent de milieux différents : « J’ai été élevée par des parents très conservateurs et chrétiens, sur des bases militaires. Avant Ellementa, j’ai fondé un programme communautaire en technologie pour les femmes, à Chicago, raconte Pierce. Aliza Sherman est une juive hispanique américaine. Elle a commencé le site Webgrrl au début des années 90, afin d’enseigner aux femmes comment utiliser Internet dans le monde des affaires. Ashley Kingsley a dirigé Daily Deals for Moms et est une militante pour les femmes et le cannabis depuis des années. » Le 29 mai dernier, Toronto a rejoint les 37 villes américaines dans lesquelles Ellementa tient des évenements, une première au Canada.
 
Prendre soin de soi avec du lubrifiant au pot
La compagnie, qui sert en quelque sorte de pont entre les consommatrices et des marques de cannabis de confiance, a été créée en mai 2017. « Nous connectons ensemble des femmes dans le monde entier et nous leur donnons des informations pertinentes et vérifiées à propos des bienfaits du cannabis pour elles », résume Pierce. Sur leur site web, du soutien moral et des recettes de cannabeurre sont offertes. Lors de leurs réunions, aucun sujet n’est tabou : du pot comme lubrifiant au joint fumé pendant que les enfants sont couchés.
 
  Pour les fondatrices de la compagnie, les femmes sont souvent celles qui s’occupent le plus de parents vieillissants ou d’amis qui vivent une mauvaise passe, mais elles doivent aussi prendre soin d’elles, tout en jonglant avec tout ce qui est écrit dans leur agenda Kate Spade/bullet journal/calendrier du mouvement Scout. « Personne dans l’industrie du cannabis ne se préoccupait des femmes de plus de 35 ans et nous voulions régler ce problème », indique Pierce. En plus d’un manque d’intérêt envers elles, les femmes doivent dépasser un stigma digne du film de propagande antidrogue Reefer Madness, sorti dans les années 30. « Il y a beaucoup de peur, mais on a besoin de comprendre qu’il y a d’autres options que les opiacés pour contrôler la douleur et que les sédatifs très puissants pour se sortir de l’insomnie », assure Pierce.
 
Aller au-delà des préjugés sur la consommation
Pierce a longtemps associé cannabis à lazy stoners et party people irresponsables : « J’avais l’habitude de refuser des joints dans des fêtes et je disais des trucs comme “non merci je suis high on life” ou “je ne veux pas fuir la réalité”. C’est maintenant vraiment drôle pour moi de penser à ça car plusieurs femmes utilisent justement le cannabis pour focusser davantage sur leur vie. Elles ne tentent pas de fuir quoi que ce soit; elles l’utilisent pour être plus présentes. Je continue de refuser des joints pendant des fêtes; mais c’est simplement parce que je ne suis pas une fumeuse sociale. » Pierce considère que les stéréotypes sont décourageants pour quelqu’un qui pourrait réellement bénéficier du cannabis et qui ne réussit pas à voir au-delà des idées préconçues. « Nous travaillons pour s’assurer qu’Ellementa est un espace bienveillant pour toutes, qu’elles veuillent simplement relaxer, qu’elles soient des avocates occupées ou des mères atteintes de fibromyalgie qui veulent être là pour leurs enfants », atteste Pierce.
  Des femmes dans la vingtaine et de plus de 65 ans se retrouvent aux rencontres d’Ellementa, réunissant à la fois des consommatrices de longue date et des personnes pour qui le contact le plus rapproché avec la drogue était l’émission Weeds. Pierce, qui a essayé pour la première fois le cannabis après 40 ans, passant six glorieuses heures au lit, trop high pour faire quoi que ce soit d’autre, est certaine de l’importance d’Ellementa : « C’est mon copain qui m’a introduite au cannabis mais il ne sera pas d’une grande aide pour expliquer en quoi ça peut soulager mes crampes menstruelles. J’ai besoin de ma lady gang d’Ellementa pour ça. »
 
Par Mélodie Nelson
Source: vice.com
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Par mrpolo,
À Annœullin, au sud de Lille, des commerçants vendent du cannabis thérapeutique. Ils se sont inspirés d’une boutique de Besançon.
photo: La plante utilisée dans les produits commercialisés a été privée du THC,
la molécule qui en fait une drogue. LP/Olivier Corsan
 
Exit portants et vêtements : depuis vendredi, Eloïse Masselot et Anthony Salgado vendent du cannabis dans leur boutique d’Annœullin (Hauts-de-France), au sud de Lille. Un commerce parfaitement légal puisque les produits à base de marijuana qu’ils proposent, infusions, liquides pour vapoteuse ou huiles, importés de Suisse, n’ont aucun effet psychotrope. La plante a été privée du THC, la molécule qui en fait une drogue.
Il s’agit donc de cannabis thérapeutique, bénéfique contre les douleurs chroniques ou l’anxiété, affirme Eloïse Masselot, propriétaire de ce commerce.
  « Nos produits n’ont aucun effet psychoactif et il n’y a pas d’addiction. En revanche, le CBD, ou cannabidiol, a des effets très bénéfiques sur des pathologies comme l’arthrose. »
 
Un «coup de poker»
A la tête d’un magasin de vêtements, c’est en découvrant à la télévision Best Town, une boutique de cannabis à Besançon, qu’Eloïse et Anthony ont voulu tenter ce « coup de poker ».
« On s’est associés aux propriétaires de cette boutique pour ouvrir un Best Town ici, à Annœullin. On a vraiment accroché au concept et on voulait faire vite, pour être les premiers dans la région… Beaucoup de monde va se lancer, c’est sûr », prédit la jeune femme, qui assure que sa boutique ne désemplit pas.
 
Source: leparisien.fr
 
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Par mrpolo,
Non contents jusqu’ici d’infantiliser les consommateurs de drogues, forcément victimes et assurément malades, les nouveaux maîtres de la RDR s’emploient donc à diagnostiquer chacune de nos pratiques comme autant de pathologies.
 
Tout y passe, du buveur de café quotidien au joueur frénétique en passant par l’érotomane, pourvu que puisse s’imposer une vision sanitaire. S’ensuit dès lors tout un vocabulaire suffisamment éloquent pour rendre crédible ce qui jusqu’ici nous apparaissait comme inhérent à la condition humaine. De quoi nous faire culpabiliser de nos moindres excès, de chacune de nos petites faiblesses, même passagères.
L’addictologie est devenue la nouvelle religion censée régir les mœurs en dépit de l’évidente impuissance à y parvenir. Mais qu’importe s’agissant là aussi d’un nouveau créneau médical aux débouchés infinis.
 
Ils sont quelques-uns à avoir senti venir cette tendance, et ça n’est pas un hasard si l’on voit désormais émerger nombre d’associations portant le terme « addiction » dans leur nom. Et leurs membres d’intervenir en toute occasion. Et les médias de ne jamais manquer de les inviter à disserter sur nos pratiques clandestines qu’une partie d’entre eux connait d’autant plus qu’ils l’ont ou l’éprouvent encore.
 
La démarche ne serait pas si déplaisante si elle ne venait en plus polluer le discours antiprohibitionniste qui commence enfin à poindre sur la scène politique. Parce que nos « amis » addictologues souffrent eux aussi. Le dispositif répressif entourant la question des drogues est un véritable problème dans la mesure où la criminalisation des usagers encourage ces derniers à ne pas les consulter. Un manque à gagner que certains compensent par la publication d’innombrables ouvrages superfétatoires.
Tandis que semblent bouger les lignes sur la délicate question de la politique des drogues, ce ne sont pas les arguments de bon sens comme les libertés individuelles et la notion du droit à disposer de son corps et de sa conscience, ni même celle de l’absurdité à vouloir interdire voire éradiquer des plantes, qui prévalent. Ce que l’on entend désormais dans les rédactions des médias qui jusqu’ici ne faisaient que répandre le dogme prohibitionniste, c’est un discours tout aussi moralisateur et anxiogène. Il n’est plus question d’interdire parce que c’est dangereux mais de légaliser… parce que c'est dangereux.
 
Certes pouvons-nous nous féliciter que soit enfin admis le formidable échec de l’interdit. Mais encore faudrait-il que cela serve de leçon et ne nous conduise pas à nier le principal ressort de ce qui constitue l’usage de drogue : la recherche de l’ivresse, la modification de la conscience et des perceptions sensorielles et sensuelles, le plaisir comme la quête de soi, la transcendance aussi.
Réduire toutes ces pratiques, quelques soient les substances, à une conduite problématique ne relève pas seulement de l’affabulation. Cela constitue un véritable risque, une entrave à toute prévention alors même que c’est ce dont se targuent ces éminents « spécialistes ».
 
Nier que la question des drogues relève d’avantage d’une affaire culturelle que sanitaire est une erreur. Ne pas reconnaître par exemple à la filière du chanvre/cannabis, une formidable charge culturelle est tout aussi stupide que de réduire la viticulture au problème de l’alcoolisme.
 
C’est pourtant ce qui se produit actuellement. La France ne pouvant échapper à l’irrépressible vague antiprohibitionniste venue d’outre-Atlantique, elle tente cependant d’en limiter les conséquences en refusant de reconnaitre ce qui partout saute aux yeux. Non seulement la prohibition et toute les stupidités jusqu’ici répandues par ses adeptes n’ont pas empêché la diffusion des drogues, mais pour ne prendre que l’exemple du cannabis, celui-ci se trouve être l’objet d’une expression culturelle et économique foisonnante sans comparaison.
C’est pour cela que nous considérons au CIRC que la guerre à la drogue – une guerre aux drogués en réalité – a été perdue par ses partisans comme par leur ennemi – le « crime organisé » – et que ce sont bien les drogués eux-mêmes qui en sortent vainqueurs même si comme dans toute guerre, nous avons subit de nombreuses pertes. Il y en aura encore tant qu’une armistice internationale ne sera pas signée…
 
La violence de la répression et les formidables moyens coercitifs déployés à notre intention ne nous auront jamais empêché de développer toute une panoplie de techniques de culture, de variétés de chanvre aux parfums et effets aussi divers qu’il existe de terroirs, d’outils et de produits dérivés improbables.
Au discours contre-productif des addictologues, les cannabinophiles se doivent d’opposer leur expertise, la seule qui soit. Sans quoi risquerons-nous d’assister à l’avènement d’une légalisation insipide.
 
Il ne s’agit pas d’encourager qui que ce soit à user de cannabis, il n'en a pas besoin. Ce qui nous importe c’est que puisse s’exprimer la « cannasphère » au même titre que la « vinosphère » car s’il est une comparaison tout à fait appréciable, c’est celle du monde de l’œnologie et de la cannabinologie à la différence que cette dernière sait aussi apprécier et distinguer les diverses ivresses provoquées par autant de variétés de chanvre.
 
Cette réappropriation par les cannabinophiles de leurs pratiques est la condition sine qua non d’une régulation pragmatique et efficiente dans tous les domaines y compris celui de la santé publique si souvent évoqué pour mieux nous ostraciser.
 
Exiger d’être écoutés plutôt qu’entendus, consultés en ce qui fait de nous les véritables experts pour limiter les inévitables écueils qui se manifesteront lors de la mise en place d’une régulation et que nos adversaires ne manqueront pas d’essayer de monter en épingle.
 
Aux addictologues nous disons « occupez-vous des quelques usagers problématiques, mais par pitié ne venez pas la ramener sur un sujet qui vous dépasse ». Pour les plus passionnés, le cannabis a fait de nous ce que nous sommes à présent. Des êtres conscients, parfaitement capables d’entreprendre dans ce qui sera sans aucun doute l’une des locomotives de l’activité agricole et culturelle des prochaines années.
 
Nous sommes pour certains déjà prêts, à guetter se qui tarde à arriver en France, mais qui pourtant se produira immanquablement. Comme nous le répétons, ça n’est qu’une question de temps… et de courage politique.
 
Par  KShoo
 
Source: blogs.mediapart.fr
 
On en parle sur le forum
 
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Par mrpolo,
Il y a quelques semaines, Sam Houston, un amateur de cannabis californien, regardait certaines de ses chaînes préférées sur YouTube lorsqu'il a remarqué une tendance. Un par un, des comptes tels que ceux des utilisateurs "Vader OG" et de l'horticulteur Jorge Cervantes étaient fermés. Tous ont reçu le même message de mauvais augure : Le contenu de la chaîne avait été signalé pour examen et il a été constaté qu'il violait les directives de YouTube.
 
Au cours du dernier mois, la plateforme vidéo mondiale a fermé une large gamme de chaînes de cannabis, souvent avec peu ou pas d'avertissement.
 
Houston, qui travaille comme gestionnaire communautaire à San Francisco, était perplexe. Ces chaînes existent depuis longtemps. Certains montraient ou discutaient des techniques de culture du cannabis ou partageaient les essais et les tribulations de la culture de la plante. La plupart n'étaient que des vidéos d'information, pas sexuellement explicites ou dangereuses de quelque façon que ce soit.
Houston n'était pas seul. Sa frustration a été ressentie par l'ensemble de la communauté des créateurs de contenu YouTube sur le cannabis. Au cours du dernier mois, la plateforme vidéo mondiale a fermé une large gamme de chaînes de cannabis, souvent avec peu ou pas d'avertissement. Il y a deux ans, Facebook a fermé de nombreux comptes liés au cannabis, mais YouTube a toujours été beaucoup plus amical et plus tolérant à l'égard des sujets sur le cannabis.
Le mouvement, qui n'a pas été annoncé publiquement sur YouTube, a déconcerté le monde du cannabis. Il s'agit d'une brusque volte-face à un moment où le cannabis est de plus en plus largement accepté par la société. L'usine demeure illégale au niveau fédéral, mais seule une poignée d'États l'interdit sous toutes ses formes.
 

Au revoir, des années de travail acharné et des milliers d'abonnés.
 
Indicateurs d'avertissement de YouTube
Dylan Osborn est le fondateur de Greenbox Grown. Il s'agit d'un site et d'un canal visant à enseigner aux gens comment cultiver leur propre médecine "sans dépenser trop d'argent ou sans trop de temps ou d'efforts", a-t-il dit à Leafly. YouTube a signalé la chaîne il y a quelques semaines.
Cette chaîne comptait 13 000 abonnés et plus de 200 vidéos. Bon nombre d'entre eux étaient des vidéos d'instruction sur la façon de procéder, ainsi que des revues de la tension. Il y a plusieurs mois, Osborn a commencé à être repéré, la "sixième fois en quatre mois", estime-t-il. Mais il serait toujours réintégré avec un e-mail rapide.
Mais cette fois, ce n'était pas seulement sa chaîne. "On pouvait dire que c'était différent," dit-il. "Beaucoup d'autres chaînes ont été supprimées, des chaînes qui existaient depuis des années."
 
Pourquoi le cannabis ? Pourquoi maintenant ?
M. Osborn a exprimé sa frustration face à l'incapacité de comprendre exactement comment il violait soudainement les règles de la chaîne. "Il y a des tonnes d'autres vidéos qui violent les directives sur le contenu et qui ne sont pas liées au cannabis, a-t-il dit. "Vous pouvez regarder des vidéos sur la fabrication de bombes à partir d'objets ménagers sur YouTube toute la journée."
Depuis, Osborn est passé à l'auto-hébergement de ses vidéos et à des frais d'abonnement mensuel de 14,99 $.
 
D'abord les armes à feu, maintenant le cannabis
L'interdiction de certains contenus de cannabis fait écho à la fermeture récente des chaînes diffusant des vidéos d'armes à feu. Beaucoup de ceux qui avaient du contenu d'armes à feu se sont tournés vers l'auto-hébergement ou ont déplacé leurs vidéos à Pornhub (qui a ensuite mis en œuvre sa propre interdiction). Certains créateurs de contenu sur le cannabis déplacent maintenant leur matériel vers Instagram et d'autres sites de réseautage social.
 
En avril, YouTube a été cité par le New York magazine comme ayant changé ses politiques. Un représentant de YouTube a dit dans une déclaration : "Bien que nous ayons depuis longtemps interdit la vente d'armes à feu, nous avons récemment avisé les créateurs des mises à jour que nous ferons au sujet du contenu faisant la promotion de la vente ou de la fabrication d'armes à feu et de leurs accessoires.
Aujourd'hui, il semble que YouTube adopte une approche similaire au cannabis - avec une interprétation libérale de ce qui pourrait constituer la "promotion" du cannabis.
 
C'est peut-être l'argent de la pub.
Clark et Alice sont des blogueurs vidéo d'Hollywood, Californie. Ils postent sur YouTube sous le nom de "That High Couple". Eux aussi ont été brusquement effacés, perdant plus de 28 000 abonnés.

"Nous avons déterminé qu'il viole nos directives." Ce couple a été condamné à mort sur YouTube pour son contenu et n'a trouvé aucun moyen de faire appel de la décision.
 
"La raison pour laquelle YouTube a suspendu notre chaîne était que nous avons " enfreint les directives de la communauté ", ont-ils dit à Leafly dans un courriel. "Il n'y avait pas de raison spécifique, seulement une liste générique que cela pouvait être parce que nous faisions la promotion de la violence, de l'usage de drogues illégales, de la création de contenu de spam, etc.
Ils supposent que la raison de la fermeture est l'argent de la publicité. "YouTube ne peut pas faire de revenus publicitaires à partir du contenu du cannabis", écrivent-ils. "L'an dernier, YouTube a connu ce que la plupart des gens appellent " l'Adpocalypse ", où de nombreux annonceurs voyaient leurs publicités passer avant le contenu inapproprié et préjudiciable à leur marque. Une fois que l'argent a commencé à partir, YouTube a mis à jour son algorithme pour éviter que le contenu inadapté' ne soit diffusé en fonction de leur contenu et tout le système s'est effondré depuis lors.
 
Mais Alex Jones est d'accord ?
YouTube a fait l'objet d'un examen minutieux pour avoir autorisé un contenu douteusement approprié pour les enfants. Plus récemment, la plate-forme a essuyé des tirs pour avoir permis la diffusion de vidéos par le théoricien de la conspiration Alex Jones attaquant les survivants de Sandy Hook et prétendant que le tournage de masse d'écoliers "n'a pas eu lieu". Entre-temps, YouTube a supprimé un reportage vidéo de Media Matters montrant comment Jones propageait les mensonges. YouTube a également été sévèrement critiqué pour sa gestion de la controverse de Logan Paul, dans laquelle la star de YouTube montrait le corps d'une personne qui s'était pendu dans une forêt japonaise.
"Les annonceurs ont de nouveau fait pression sur YouTube pour qu'il surveille leur contenu, et de nombreux canaux au contenu " douteux " ont ainsi été interrompus ", ont écrit Alice et Clark dans leur courriel.
 
Plus de signal d'avertissement
Un autre créateur de chaîne, Kord Tagley, a également vu sa chaîne fermée le mois dernier. La chaîne de Tagley, GreenGenes Garden, offrait surtout du matériel d'information, comme des émissions sur l'éclairage des cultures et d'autres technologies. La chaîne a commencé il y a six ans en tant qu'outil de marketing pour l'entreprise de Tagley, Pacific Light Concepts, qui vend des lumières LED.
 
Kord Tagley a estimé qu'il a fait tout ce dont il avait besoin pour se conformer aux directives de l'État de Californie en matière de publicité. Mais cela n'a pas empêché YouTube de mettre fin à sa chaîne.
 
La dénonciation soudaine du contenu de cannabis sur YouTube est déroutante pour Tagley. Il estimait avoir fait tout ce qu'il fallait pour se conformer aux lignes directrices de l'État de Californie en matière de publicité, notamment en incluant des mises en garde appropriées à l'âge (21 ans et plus) avant le début de ses vidéos. Il est devenu membre du programme de partenariat Google Adsense après avoir franchi le cap des 10 000 abonnés il y a quelques années (il en avait 43 000 quand il a été fermé) et avait accumulé environ 7 millions de visionnages vidéo au total.
 
Tagley tirait un tout petit profit de ses vidéos YouTube, a-t-il dit, mais ce n'est pas ce qui le dérange. En plus de la perte de téléspectateurs - une fois que YouTube fait d'un canal un partenaire, la plateforme booste ses vues - YouTube a contourné son protocole d'avertissement habituel de trois fausses alertes avant de supprimer son compte.
Après la première grève, "vous ne pouvez plus vivre en rêve pendant les 90 jours à venir", a-t-il dit. "Deux grèves, vous ne pouvez plus télécharger de contenu, et trois grèves, ils supprimeront votre compte."
Il a reçu quelques retraits pour des vidéos datant de cinq ans, a interjeté appel et a gagné - et les retraits ont été annulés. Après avoir reçu des courriels du gouvernement russe "disant qu'ils allaient interdire certaines de mes vidéos dans leur pays et que Google pourrait devoir agir en conséquence", il a dit : "J'ai reçu des courriels de Google ou de YouTube disant qu'il y avait eu une ou plusieurs plaintes légales et qu'ils devaient agir et supprimer mon compte". Il s'était retiré.
Comme alternative, il diffuse maintenant ses vidéos quotidiennes sur TheWeedTube.com, un site vidéo communautaire axé sur le cannabis.
 
Passage à Instagram ou Pornhub
Plusieurs autres créateurs de chaînes sont réapparus sur Instagram. Là, ils ont dirigé les adeptes vers d'autres sites, y compris la plateforme de jeu Twitch, qui s'est récemment ouverte pour permettre le contenu de cannabis pour la diffusion en direct. Les utilisateurs créent également de nouveaux comptes YouTube pour atteindre leurs anciens abonnés. Après qu'une vidéo a été signalée, YouTuber "Vader OG" en a fait une deuxième qui a également été signalée. "YouTube est allé de l'avant et m'a donné deux avertissements", dit-il dans une vidéo sur une deuxième chaîne, qu'il a surnommée son "canot de sauvetage".
"Le premier avertissement était deux vidéos. C'était juste un peu bizarre, mais je n'arrêtais pas de télécharger, bien sûr, et bam, j'ai eu un deuxième avertissement ", poursuit-il. "Je ne peux plus envoyer pendant au moins deux semaines, ce qui gêne la série quotidienne."
 
D'autres ont suivi l'approche de certains créateurs de canaux d'armes à feu, se tournant vers un site avec une tolérance élevée pour le contenu adulte : Pornhub.
Osborn a été en contact avec d'autres créateurs de chaînes YouTube au sujet des prochaines étapes. "Nous essayons tous de trouver une solution ensemble, a-t-il dit.
 
Personne ne peut joindre YouTube
Les motifs de YouTube ne sont pas non plus clairs pour les créateurs de la chaîne. La communication est difficile, voire impossible. "YouTube ne vous donne que 500 caractères, y compris les espaces, pour faire appel à n'importe laquelle de leurs grèves ", dit Tagley. "Il semble que les bots examinent les appels, parce qu'ils sont renvoyés en quelques minutes."
Les messages laissés aux contacts médias de YouTube n'ont pas été immédiatement retournés.
Osborne et les autres créateurs de vidéos sont frustrés par le manque de communication. "Il est malheureux qu'ils ne travaillent pas avec nous sur cette question ", a déclaré M. Osborn. "Ils ferment la porte et c'est tout."
 
Par Tricia Romano
Source: leafly.com
 
 
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Par mrpolo,
Eric Correia, élu PS du département rural, a demandé au gouvernement l’autorisation de cultiver et d’exploiter du cannabis à usage thérapeutique. Son argument : la filière pourrait redynamiser la région.
 
Imaginez un peu : des hectares de chanvre sous bonne garde d’agents de sécurité, un laboratoire public d’analyse pour contrôler le niveau de THC (la molécule psychoactive du cannabis classée stupéfiante), des start-uppers du chanvre et des docteurs ès marketing gambadant à travers la Creuse et semant sur leur passage les emplois qui manquent tant à un territoire souvent cité en exemple de la déprise rurale… Tel est le projet formé par Eric Correia, élu du Parti socialiste qui milite pour la réhabilitation d’une autre molécule clé du chanvre et peu connue du grand public : le cannabidiol (CBD).
 
«Obscurantisme»
 
Président de la communauté d’agglomération du Grand Guéret et conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine, Eric Correia s’appuie sur un cadeau fait par le président Macron en octobre : le Plan particulier pour la Creuse (PPC), destiné à faire émerger des solutions innovantes de relance en territoire rural. Son idée : demander un statut dérogatoire pour expérimenter une filière dédiée au cannabis thérapeutique. Chiffres à l’appui, Correia annonce une manne à faire pâlir n’importe quel gestionnaire de collectivité et, partant, jette un pavé dans la mare d’un tabou français embourbé dans le vaste mouvement de dépénalisation européen qui voit une filière émerger. «A-t-on vraiment les moyens de s’en priver ?» interpelle l’élu.
 
La filière est en plein boom depuis la légalisation, aux Etats-Unis et dans plusieurs pays d’Europe, des composés soignants du cannabis, classé au rang de stupéfiant en France. Or «cette plante a accompagné l’humanité depuis des siècles, plaide l’entrepreneur Florent Buffière. Ses effets thérapeutiques ont été décrits très tôt dans les médecines chinoises et indiennes.» Le trentenaire soigne lui-même ses migraines au CBD, et milite à Norml. Antenne française du lobby citoyen américain du même nom, l’association dénonce les mésusages engendrés par la prohibition et œuvre pour une réforme de la loi française «en vue d’une régulation responsable des filières cannabicoles». Un discours qui ne passe pas dans la doxa médicale occidentale, victime selon Florent Buffière d’un certain «obscurantisme» puisque «la loi interdit de fait toute recherche, discussion ou production scientifique en France sur le sujet». Infirmier anesthésiste, formé à la gestion des douleurs chroniques, Eric Correia insiste : «Il faut faire de la pédagogie, aider les décideurs à se départir de l’idée que le consommateur de cannabis est un jeune gauchiste en déprise sociale, coiffé de dreadlocks. La vérité, c’est que j’ai des tonnes de patients et d’amis qui gardent leurs douleurs sous contrôle à l’aide du cannabis. Sclérose, douleurs du membre fantôme, cancers avancés et toutes les pathologies dites "algiques"» sont concernées.
 
En Amérique, le cannabis est désormais délivré aux migraineux et aux épileptiques. En Israël, on l’utilise pour certaines formes de Parkinson, et en Espagne, des chercheurs ont mis en évidence le «système endocannabinoïde» (qui a prouvé une hypothèse israélienne selon laquelle l’être humain est porteur de récepteurs aux CBD puisqu’il fabrique les siens propres) et des effets antitumoraux de certaines molécules du chanvre sur des souris. Eric Correia : «Même la reine Victoria prenait du cannabis pour soigner ses céphalées et ses règles douloureuses.» Et de poursuivre : «Je ne comprends pas que des patients souffrent et qu’on dispose d’une molécule documentée par la littérature médicale internationale, mais qu’on les empêche d’accéder à un soulagement ou même qu’on les poursuive pour s’en être procuré.» Sachant que, partout en Europe, des filières légales s’organisent sous contrôle des Etats. Correia : «En France, on est assez con…servateurs pour louper le train.»
 
«Plante magique»
 
Face au blocage rencontré auprès des huiles locales, sa fiche pourtant bien argumentée ayant été «perdue» par le préfet chargé d’arbitrer et de faire remonter les propositions pour la Creuse auprès des ministères, le président de l’agglomération du Grand Guéret a décidé de porter le fer dans la plaie financière. «1,6 milliard d’euros de recettes fiscales et une baisse de 500 millions annuels de la dépense publique [que coûte la lutte contre la drogue, ndlr], ce sont les chiffres avancés par [le think tank] Terra Nova dans l’hypothèse d’une légalisation sous monopole public en France. 18 000, c’est le nombre d’emplois créés en trois ans au Colorado. 10 % de tout ça me suffirait amplement pour la Creuse !»
 
«Le thérapeutique peut être une porte d’entrée», observe Vincent Turpinat. Par chance, l’attaché parlementaire et suppléant du député LREM de la Creuse Jean-Baptiste Moreau, réputé avoir l’oreille du Président, est addictologue : «En tant que professionnel, je suis convaincu du potentiel santé de la molécule, en tant que politique, je suis convaincu du potentiel économique pour le territoire. Mais je suis convaincu aussi du fait qu’il y a des blocages politiques sur ce sujet en France. Il faudra du temps, de la pédagogie et ne pas mélanger les sujets entre santé et récréatif. Surtout, il faudrait que le dossier soit incarné localement.»
 
«Présents», semblent clamer depuis leurs fermes Jouany Chatoux, Mathieu Couturier et Marien Sablery. Tous trois agriculteurs creusois, ils se sont positionnés comme relais possibles d’expérimentation. Marien Sablery est déjà chanvrier. Depuis trois ans, avec son frère, il cultive une soixantaine d’hectares à destination de filières autorisées : bâtiment, alimentation animale et humaine. Il s’intéresse depuis un an aux débouchés santé de cette «plante magique où tout est valorisable économiquement».
 
«Débouché»
 
«Le cochon vert», comme on l’appelle, retient également l’attention de Jouany Chatoux. «Pour moi, la légalisation n’est pas un sujet, elle se produira. C’est à mon sens un débouché à ne pas négliger pour l’agriculture française qui souffre tant. Avec mes voisins, même si on n’est pas du même bord politique, on soutient l’initiative de M. Correia parce qu’il propose qu’on se positionne rapidement avant de se faire damer le pion par des gros industriels européens qui, eux, n’apportent aucune richesse structurante dans nos territoires.» Galvanisé par les encouragements, Eric Correia promet : «Je ne lâcherai rien.» Le 22 mai, avec l’appui de Norml, il organisera à Guéret une réunion publique sur le sujet. «Nous y serons, assure Vincent Turpinat. Tout comme nous accueillerons M. Correia à la table des discussions sur le Plan particulier pour la Creuse.»
 
Par Julie Carnis Envoyée spéciale à Guéret (Creuse) Photos Thierry Laporte
Source: liberation.fr
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Par mrpolo,
Le cannabidiol, molécule dérivée du cannabis commercialisée sous forme de liquide pour cigarette électronique, est désormais disponible en fleurs séchées ou en résine à fumer…
  Un joint de cannabis — Photofusion/REX/REX/SIPA
Le cannabidiol, ou CBD, est une substance extraite du chanvre, mais qui n’a pas les effets psychoactifs du THC. Autorisé à la commercialisation en France sous forme de liquide pour cigarette électronique, le CBD est désormais disponible sous forme d’herbe et de résine, principalement en provenance de Suisse. Ce produit est-il légal ? Peut-il se substituer au cannabis classique pour les plus gros consommateurs ? C’est à voir.  
CBD. Un acronyme qui fait friser l’œil de quelques avertis. Le cannabidiol, de son nom complet, est un cannabis version light et légal. Pourquoi ? Il est dépourvu de sa substance psychoactive, le THC (tétrahydrocannabinol), qui fait planer et dilate les pupilles des yeux rougis de ses utilisateurs.
Arrivé discrètement il y a quelques mois sur le marché français sous forme de liquide à vapoter avec une cigarette électronique, le CBD a vite trouvé son public en France. Et une nouvelle forme de ce produit dérivé du chanvre vient de faire son apparition. A l’instar du cannabis classique, il existe désormais du CBD sous forme d’herbe ou de résine, principalement en provenance de Suisse, à fumer en joint. Quelques boutiques dans l’hexagone commencent à proposer ces produits, comme à Besançon, rapporte L'Est républicain. Est-ce légal ? Quels sont les effets du CBD ? Constitue-t-il un produit de substitution pour les gros consommateurs de cannabis ?
 
Quelle différence y a-t-il entre le CBD et le THC ?
Sous forme de fleurs séchées ou de résine, THC et CBD ont tous deux la forme, le goût et l’odeur du cannabis. Cette plante compte près de 500 cannabinoïdes différents. Mais tous n’ont pas le même effet ni la même intensité. Le plus fort, c’est le THC, « une substance chimique psychoactive qui entraîne un état modifié de conscience », explique le Dr Alain Morel, psychiatre addictologue et directeur général de l’association de prévention et de soin en addictologie OPPELIA. Fumé ou ingéré, le THC entraîne euphorie, sensation de bien-être, réduction du stress et relaxation. Bref, on plane. En deuxième effet kiss (pas) cool, il peut aussi provoquer paranoïa et crise d’anxiété : le fameux bad trip.
 
Avec le CBD, pas de défonce comme avec le cannabis « normal ». Les yeux ne sont pas explosés, on n’est pas stone et il n’y a pas de risque de bad trip. Et selon ses adeptes (et ses vendeurs), le CBD aurait des vertus thérapeutiques : il réduirait l’inflammation, le stress ainsi que les nausées. Grosso modo : il aurait les avantages du cannabis sans ses inconvénients. Mais si plusieurs études scientifiques viennent d’être lancées sur les effets du CBD, « rien ne permet à ce jour de valider les effets thérapeutiques vanter par certains », indique le Dr Alain Morel, psychiatre addictologue et directeur général de l’association de prévention et de soin en addictologie OPPELIA. Mais il y a un engouement certain. « Depuis quelque mois, plusieurs patients m’ont parlé du CBD, m’ont indiqué en prendre ou m’ont interrogé sur ses effets », poursuit le psychiatre spécialiste des addictions.
 
Le CBD est-il une alternative au cannabis classique ?
Pour les gros consommateurs de cannabis, le CBD est parfois envisagé comme une alternative aux produits contenants du THC. Pas sûr pourtant que cette alternative tienne toutes ses promesses. « Le CBD ayant des effets bien moindres que le THC, pour les gros fumeurs, il faudrait de très hautes doses de cannabidiol pour se rapprocher de l’effet relaxant du THC, expose le Dr Morel.
 
Si certains consommateurs de CBD indiquent que ce produit détend et diminue le stress, il n’est pas sûr qu’il puisse répondre aux attentes de ceux qui consomment du cannabis pour réduire leur anxiété ou parvenir à s’endormir et qu’il ne s’agisse pas que d’un simple effet placebo. Sur ce point, il faut attendre des résultats complémentaires ».
 
Selon les témoignages rapportés sur le CBD, « ce produit semble plutôt satisfaire les fumeurs occasionnels, qui ne constituent pas le public ayant le plus besoin d’un produit de substitution au cannabis classique, poursuit le psychiatre. Mais peut-être que des études ultérieures permettront d’en faire un traitement de substitution pour les gros consommateurs ».
 
La commercialisation et la consommation du CBD sont-elles légales en France ?
 
Le CBD est un produit dérivé du cannabis « dépourvu d’effet psychotrope, il n’entraîne a priori pas d’addiction. A ce titre, il ne peut être considéré comme une drogue, sa commercialisation est donc tout à fait légale », répond le Dr Morel. Et sur le plan de la santé publique, le CBD semble plus vertueux que son grand frère, le THC. « Le CBD n’est pas un produit qui doit inquiéter, sa toxicité est extrêmement faible, estime-t-il. Mais c’est un produit à suivre, sur lequel nous manquons aujourd’hui de recul et d’informations ».
 
En novembre dernier, le ministère de la Santé déclarait que le CBD apparaissait « comme légal », autorisant ainsi sa commercialisation en France, qui est toutefois très stricte : « Le taux de THC contenu dans les produits à base de CBD doit être inférieur à 0,2 % », rappelle le spécialiste des addictions. Mais pour fumer le CBD en joint, le cadre n’est plus le même. Les textes français limitent l’utilisation industrielle ou commerciale de certaines variétés de chanvre aux fibres et aux graines. L’utilisation du CBD à fumer n’est donc pas réglementée. Par ailleurs, si nombre de vendeurs aiment vanter les vertus thérapeutiques du cannabidiol, il leur est interdit de vendre le CBD comme un médicament. En janvier dernier, le tribunal correctionnel de Marseille condamnait les deux inventeurs de Kanavape, la première cigarette électronique permettant de consommer du cannabidiol, à une peine de prison avec sursis, pour avoir présenté leur produit comme un médicament.
Anissa Boumediene
Source: 20minutes.fr
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Par mrpolo,
Ce n’est pas le cannabis qui encrasse les artères mais bien plus le tabac que bon nombre des fumeurs de cette substance y ajoutent. C’est le constat d’une étude dirigée par l’Université de Berne, publiée dans la revue Addiction.
Illustration ÉdA
Il est connu de longue date que le tabac est responsable de la formation de plaques d’athérome – ou athérosclérose – dans les artères coronaires notamment. Le rôle du cannabis en revanche était encore controversé.
L’équipe de Reto Auer a analysé des données provenant de l’étude CARDIA qui suit depuis 1985 l’évolution de l’athérosclérose chez plus de 5.000 jeunes adultes aux États-Unis. Pour ses recherches, le professeur bernois a retenu 3.498 participants exposés au cannabis et au tabac, interrogés sur leur consommation.
 
Comme attendu, les scientifiques ont constaté un fort lien entre l’exposition au tabac et l’apparition de plaques dans les artères coronaires et abdominales. En revanche, chez les fumeurs de cannabis qui n’avaient jamais touché au tabac, un tel lien n’a pas pu être mis en évidence.
  Selon les auteurs, une consommation fréquente de cannabis n’a qu’une faible influence sur l’athérosclérose. Une précédente étude sur le même collectif avait déjà montré que le cannabis n’est pas associé à l’infarctus.
En revanche, lorsque l’on ajoute du tabac au cannabis, les effets néfastes ne sont pas à sous-estimer, conclut le Pr Auer, cité dans un communiqué de l’Université de Berne.
 
Source: lavenir.net
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Par mrpolo,
À Besançon et dans quelques grandes villes en France, il est désormais possible d’acheter de l’herbe et de la résine de cannabis débarrassées de leurs effets psychotropes.
Photo: Le centre Solea, spécialisé dans les addictologies, conseille
à certains gros consommateurs de tester le cannabis CBD pour lutter contre leur addiction.
Archives ER/Anthony LAURENT
 
Acheter du cannabis de façon légale, c’est aujourd’hui possible ! Mais attention, pas le cannabis vendu en Hollande, du côté d’Amsterdam. Un cannabis issu d’une sélection génétique et dénué de sa substance psychoactive, le THC. « Ça fait quelques mois que la législation permet de vendre ce produit de façon légale. Il faut que le taux de THC soit inférieur à 0,2 % », précise Élodie Marchon, propriétaire du magasin Bestown à Besançon qui en propose dans son établissement. « La particularité est qu’il dispose d’une substance, le CBD, qui agit sur le stress, le sommeil et peut soigner ou adoucir la douleur de certains malades. »
 
Ce fameux cannabidiol (CBD) aurait la particularité d’agir sur les convulsions, l’inflammation, l’anxiété, les nausées et d’inhiber la croissance des cellules cancéreuses. D’ailleurs depuis quelques mois, la clientèle ne désemplit pas dans ce commerce, situé dans le quartier Rivotte. « Nous avons tous types de personnes, du professeur de chimie au chef d’entreprise ! On a aussi des malades, des gens qui sont atteints d’un cancer. On ne se rendait pas compte avant de se lancer, mais ça touche un milieu particulier », poursuit la jeune femme.
 
Difficile de reconnaître cannabis « légal » et « illégal »

Le magasin Bestown, dans le quartier Rivotte à Besançon, propose à la vente du cannabis CBD sous la forme de liquide pour e-cigarette, mais aussi dans sa forme naturelle : résine et herbe. Photo Ludovic LAUDE
 
Disponible sous la forme de liquide pour cigarette électronique, il est également vendu sous sa forme originelle : herbe ou résine. « Pour le moment, les fournisseurs de ces produits se trouvent en Suisse », précise Élodie Marchon. Et pour être honnête, difficile de faire la différence entre du cannabis « légal » ou « illégal ». Sur Internet, plusieurs sites spécialisés se sont déjà lancés sur le marché. Mais selon eux, les autorités, par « excès de zèle », bloquent parfois les importations pour vérifier la marchandise. « C’est vrai que ce n’est pas évident de s’approvisionner. Mais tous les produits sont analysés, donc, s’il y a le moindre problème, nous pouvons prouver que ce cannabis contient moins de 0,2 % de THC. »
 
Contrairement au THC, le CBD ne possède pas d’effets psychotropes. Le consommateur a donc des effets très différents après la prise du produit. « On n’a pas l’impression d’être au ralenti, d’être parano. On se sent juste un peu plus relaxé et détendu », précise la commerçante.
Le centre Solea, spécialisé dans les addictologies, conseille même à certains gros consommateurs de cannabis classique, d’essayer cette nouvelle substance. « J’ai eu une cliente, ça fait trois mois qu’elle a réussi à arrêter la cigarette et le cannabis THC, juste par l’intermédiaire du CBD. Même à son travail, elle m’explique qu’elle se sent beaucoup mieux et qu’elle éprouve moins de difficultés pour se concentrer. Quelque part, ça fait plaisir de pouvoir aider, soulager ou apaiser des gens avec quelque chose de naturel. Il faudrait juste que ce soit plus facile pour se fournir et mieux encadré. »
Valentin COLLIN
 
Source: estrepublicain.fr
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Par mrpolo,
Le code de ralliement des fumeurs de weed est fêté en fumée aux USA ce 20 avril, une date autrement écrite « 4.20 ».
 
Il y a bien plus de mythes et légendes que de faits qui expliquent le choix de ce nombre de 420 et son pendant dans le calendrier, la date du 20 avril, prétexte pour s'enfumer des poumons au cerveau dans plusieurs pays du monde, notamment aux États Unis.
Si les origines de la date sont floues, ce qu'il se passe ce jour-là est en revanche très net : un paquet de gens va se retrouver complètement défoncé.
  Fumer de l'herbe le jour du 20 avril (autrement écrit le 4.20) de préférence à 4h20, ou 16h20 dans d'autres pays à base 24, est devenu une sorte d'Oktoberfest mais pour la marijuana. Un jour de célébration dédié à la consommation de cette substance.
Mais pourquoi cette date a été retenue plus que d'autres pour faire tourner sur toute la planète ? D'où vient cette tradition ? Et surtout, comment la communauté des foncedés a pu retenir un nombre suffisamment longtemps pour que cela devienne une tradition ?
L'origine du 420 a été minutieusement discutée depuis plusieurs années.
 
Le Huffington Post, le Los Angeles Times, High Times, ont tous mis leurs départements de fact-checking sur le coup. Il en ressort que la tradition est née en 1971 avec un groupe d'adolescents connus sous le nom des Waldos, qui ont grandi dans le Marin County, en Calfiornie. Ils ont été appelés les Waldos parce qu'ils aimaient traîner appuyés sur un mur, un « wall », pas loin de la San Rafael High School.
Les Waldos comptaient dans leurs rangs Mark Gravitch, Dave Reddix and Steve Capper. Ils ont d'abord essayé de protéger leur identité, pour préserver leurs vies futures d'adultes responsables.
Ils s'appelaient les uns les autres sur le même mode que celui des Ramones : Waldo Dave, Waldo Steve and Waldo Mark. Aujourd'hui ils assument leur rôle fondateur dans l'histoire de la weed.
Ils ont levé un drapeau 420 datant des années 1970 et on produit des lettres timbrées de la même époque, en guise de preuve. On y lit le fameux nombre utilisé comme code pour désigner la marijuana.
  Pourquoi les Waldos sont-ils sortis de l'ombre pour réclamer la paternité du terme ? Parce que les rumeurs autour des origines de celui-ci ont fait écran de fumée, aussi épais que celui de la plus grasse des hydroponiques.
Par exemple, une liste des fausses origines les plus absurdes du 420 :
420 n'est pas l'identifiant de la police pour signaler des infractions à la législation des produits stupéfiants. 420 ne désigne pas le nombre de principes actifs dans la marijuana. (C'est 315.) 420 est bien une manière de désigner la date d'anniversaire d'Adolf Hitler, mais la tradition ne vient pas de là. 420 est le résultat de la multiplication de 12 par 35. Les nombres que l'on trouve dans la chanson de Bob Dylan « Rainy Day Woman no. 12 and no. 35. » Cette chanson contient bien les paroles « tout le monde doit se défoncer ». Mais encore une fois, ce n'est pas pour ça que 420 est le chiffre préféré des fumeurs de weed.  
La véritable raison c'est que les cinq Waldos des débuts se retrouvaient à 4h20 de l'après-midi chaque jour pour partir à la recherche d'une mythique et légendaire plantation de weed abandonnée non loin de la caserne des gardes-côtes de Point Reyes.
D'après les Waldos, en 1971, ils ressemblaient au parfait cliché du lycéen californien fumeur d'herbe. Ils avaient entendu une histoire selon laquelle un type des gardes-côtes avait été obligé d'abandonner sa plantation de marijuana à Point Reyes. Les Waldos décident alors de partir en quête du champ fabuleux.
 
Ils s'étaient mis d'accord. Tout le monde se retrouvait sous la statue du microbiologiste français Louis Pasteur, à 4h20 de l'après-midi. Avant de partir dans les environs sauvages de Point Reyes ils fumaient un joint ou deux.
Ils ont cherché pendant des semaines. Ils n'ont rien trouvé. Rien qui s'approchait d'un champ plein de plants n'attendant que d'être fauchés et fumés. Mais ils en ont tiré au moins un code qui leur permettrait d'évoquer leur penchant pour l'herbe sans se faire cramer par leurs parents ou leurs enseignants.
 
Le terme 420 aurait dû mourir dans la région avec la fin des Waldo. Sauf que le grand frère de Waldo Dave était un pote de Phil Lesh, le bassiste des Grateful Dead.
  Les Waldo étaient le « patient zero » du 420, Lesh et les Grateful Dead en ont été le vecteur. Ils ont repris le terme et l'ont gardé avec eux pendant 35 années de tournées à travers la planète, pendant lesquelles ils ont fumé des joints, popularisant l'utilisation du terme 420 lorsque l'on parle de weed.
Une fois dans les mains de la communauté fantasque et subversive des fumeurs de joints — qui a toujours adoré le jargon foisonnant attaché à son amour de l'herbe — le 420 a fait son chemin dans plein d'endroits rigolos.
Toutes les horloges du film Pulp Fiction indiquent 4 heures et 20 minutes, il y a une loi 420 qui codifie l'usage de la weed en Californie. Le bornage kilométrique 420 sur une route de Denver a été volé tellement de fois, qu'ils l'ont changé pour un panneau moins habituel qui mentionne « 419,99 ». Internet a également fait exploser la popularité du terme.
 
Chris Connolly
Source: vice.com
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Par mrpolo,
La Creuse, nouveau laboratoire de la légalisation du cannabis pour un usage médicinal. C’est en tout cas le projet du président du Grand Guéret Eric Corréia pour redynamiser l’économie locale. Dimanche 18 mars à 11h30. Présentation : Angélique Martinez
 
Photo© ETHAN MILLER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
 
Mais ce sujet de la légalisation du cannabis avec objectif thérapeutique est sensible en France. Cette thématique pose des problèmes de légalité et de volonté politique. Même si la France est régulièrement en tête des classements européens pour la consommation de cannabis.
 
Les invités
- Eric Corréia, président de l'agglomération Grand Guéret et conseiller régional PS qui porte ce projet expérimental de cannabis thérapeutique
- Florent Buffière pour l'association Norml qui milite en faveur du cannabis au niveau national
- Baptiste Nicaud, maître de conférence en droit pénal à l'université de Limoges
- Philippe Nubupko psychiatre responsable du centre Bobillot pole d'addictologie au CH Esquirol
 
(re)voir le débat
 
Source: france3-regions.francetvinfo.fr
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Par mrpolo,
Extrêmement appréciée de ses clients pour son professionnalisme et son souci du détail, elle craint depuis toujours de se faire prendre. Et même lorsque les comestibles seront légalisés, elle devra continuer d’œuvrer dans l’ombre.
Photos courtoisie / Betty Cracker
 
Si les produits comestibles à base de cannabis ne seront pas en vente avant un an au moins, après la légalisation, certaines activités connexes ont déjà démarré et continuent de fleurir. C’est du moins ce que nous dit une boulangère bien respectée qui confectionne des desserts spéciaux.
 
On a rencontré « Betty Cracker », 34 ans, la femme derrière la légendaire The Original Betty à Montréal. Au cours des 10 dernières années, elle s’est affairée à produire des desserts infusés de cannabis dans sa propre cuisine. Il va sans dire que tout cela s’éloignait énormément de ses antécédents dans l’industrie de la mode.
 
  Avec une attitude aussi sucrée que ses desserts, Betty s’est gagné une réputation de fournisseuse de confiance, produisant au moins 1000 produits par semaine pour une vaste gamme de clients :de la maman à plein temps cherchant son chill au patient atteint du cancer cherchant à soulager sa douleur. Mais, bien qu’elle soit comblée par son travail, qui consiste à aider les autres à se sentir bien, elle craint toujours de se faire prendre. Même lorsque les comestibles seront légalisés, elle ne pourra pas tenir de boutique privée en raison du strict monopole d’État pour la vente de cannabis et de produits dérivés.
J’ai récemment discuté avec elle des rouages de The Original Betty et de son rêve de voir ses affaires être légitimées, afin qu’elle n’ait plus à restreindre sa passion entre les quatre murs de sa cuisine.
 
VICE : D’où te vient ta passion pour le cannabis?
Betty : Dans ma jeune vingtaine, j’étais barmaid pour aider à payer mes études universitaires. J’étais aux premières loges pour voir les ravages de l’alcool sur mes collègues et les clients. Il faut dire que ça ne m’a jamais vraiment intéressée [l’alcool]; le cannabis changeait mon état d’esprit avec des effets mineurs sur ma vie quotidienne.
  Comment es-tu passée de l’industrie de la mode au marché noir?
J’ai voulu trouver une façon d’accéder de façon sécuritaire au cannabis. J’ai commencé par organiser des événements, comme des ateliers sur le cannabis, pour éduquer la communauté [de consommateurs]. J’ai réalisé que mon objectif était d’aider les gens, plus particulièrement ceux qui sont malades. Le bouche-à-oreille a fait son effet et la demande s’est accrue. Honnêtement, ce n’était pas mon emploi rêvé. Mais étant dans l’industrie de la mode, j’ai toujours été passionnée par les tendances et l’avant-gardisme.
 
Comment obtiens-tu ton herbe?
La première étape a été d’obtenir un permis de possession auprès de Santé Canada, qui m’a fourni un accès sécuritaire – plutôt que de passer par l’industrie clandestine – et la capacité de posséder plus que ce qui est permis par personne avec une prescription du médecin.
 
Quels sont tes meilleurs vendeurs?
Certainement les biscuits parce que j’en ai 20 variétés. Les gens aiment aussi le maïs soufflé au caramel et les brownies, bien sûr. Pour ceux qui sont malades, je fais des desserts sans trop de sucre. Quant aux recettes, j’y vais vraiment avec les tendances, mais j'adore Ricardo! J'ai aussi un herboriste qui me guide.
 
  Donc, tu abuses de ton permis de possession et vends une substance inscrite à l’annexe II de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances . Qu'est-ce qui te différencie des revendeurs?
J’ai toujours vu cette aventure comme une initiative de recherche et de développement. Je me vois comme une activiste tentant de faire progresser les possibilités de transformation du cannabis. Ma philosophie est aussi de traiter les autres de la façon dont je souhaiterais être traitée. Je ne fais que leur offrir le meilleur service qui soit. Chaque produit est fait avec la plus grande attention portée sur les détails : des ingrédients de qualité, de sacs et autocollants « eat me for pleasure ». Souvent, les revendeurs vous traitent like shit. Mais je suis toujours inquiète de l’illégalité.
 
Sur ce point, j’imagine que tu as connu la peur de te faire prendre.
Bien sûr. Certains m’ont décrit comme une « paranoid android ». Bien que The Original Betty soit populaire, mes activités sont toujours clandestines. Par-dessus tout, je m’assure que le tout soit bien contrôlé et confiné pour réduire les risques. Écoute, mon but n’est pas d’avoir de nouveaux clients, mais, quand quelqu’un m’approche, je demande une référence.
  Si tu te faisais prendre, quelles seraient les conséquences?
Je peux compter sur le meilleur avocat criminel qui soit. Il me dit souvent que, si l’on considère que je n’ai pas de dossier criminel, et que la majorité de ma clientèle est composée de patients malades, je devrais être en mesure d’éviter la prison. Les autorités ont mieux à faire que d’essayer de m’attraper. Mais les conséquences pourraient être une résidence surveillée et sans doute quelques amendes. Tout ceci est encore une zone grise pour moi.
 
J’imagine qu’il est possible que tu demeures dans cette zone un certain temps. Pourquoi penses-tu que le gouvernement est si incertain quant aux produits comestibles à base de cannabis?
Contrairement à l’alcool, vous ne pouvez pas toujours mesurer votre tolérance aux comestibles puisque ceux-ci n’affectent pas tout le monde de la même façon. C’est probablement de là que vient la peur : les gens peuvent tomber en « coma vert » lorsqu’ils en mangent trop.
 
Prévois-tu des conséquences majeures à cause de cette décision?
Le gouvernement sait que le marché existera aussi longtemps qu’ils fourniront du cannabis aux gens…
 
Même lorsque les comestibles seront légalisés en 2019, les détaillants privés seront interdits au Québec, car la Société québécoise du cannabis aura le monopole. À quoi ressemblera ton futur?
Je vise la fusion avec un producteur commercial. Cela me donnerait l'opportunité d'appliquer mes connaissances et de donner aux gens ce qu'ils veulent. C’est ce que je dois faire pour survivre. Je suis tout à fait consciente que je n’aurai jamais de boutique : c’est notre réalité. Leave it to Québec to fuck it all up. Les monopoles, ça m’attriste. Ce sont toujours les mêmes familles qui ont tout.
 
Camille Chacra
 
Source: vice.com
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Par mrpolo,
Fumer des joints atténuait ses douleurs. Opéré d'un cancer, suivi d'un traitement aux rayons, ce quadragénaire comparaissait mercredi 14 mars à la barre du tribunal correctionnel de Moulins. Les juges ont été cléments. Cannabis. Illustration. © Richard BRUNEL    
  La morphine ne suffisait plus à calmer ses douleurs : « J’en prenais jusqu’à 200 milligrammes par jour mais ça ne me faisait presque plus rien ».
Cet habitant du bocage bourbonnais, près de Moulins, est passé au cannabis. Il s’est mis à en cultiver chez lui : « Je ne voulais pas en acheter à un trafiquant ». 
Mélanome
Dans une brocante, pour 300 euros, il a acquis une chambre de culture pour faire pousser des graines récupérées dans son quartier. Puis il a mis les pieds en pleine terre dans son jardin, entre deux plants de tomates. Il consommait ainsi sa petite production. Poursuivi pour détention et usage de stupéfiant, ce Bourbonnais avait été opéré d’un cancer, un mélanome.
Le cannabis, ça me pose, ça me détend plus que la morphine.
  L’opération puis les séances de rayon qui lui ont abîmé un poumon, ont provoqué de fortes douleurs. Le cannabis le soulageait : « Je fumais un à cinq joints par jour suivant les crises de douleur », a t-il expliqué aux juges. « J’avais conscience que ce n’était pas légal mais le cannabis, ça me pose, ça me détend plus que la morphine. Je ne mettais personne en danger. En arrêtant de cultiver, je suis retourné sur la morphine. C’est une horreur ».
Une amende de 100 euros requise
Suivi par l’hôpital de Villejuif à Paris, le prévenu a fourni tous les justificatifs sur son cancer, ses traitements, l’ablation de trois de ses côtes, les douleurs ressenties. Un cas singulier dont a tenu compte la procureure Audrey Galaud qui a requis a minima en demandant une peine de 100 € d’amende :
« J’entends les justifications données d’un usage du cannabis à but thérapeutique. J’entends aussi votre situation particulière ». Mais en France, a ajouté la procureure, « il n'est pas permis aux personnes atteintes de maladies graves de prendre du cannabis ». 
Le Bourbonnais ne paiera pas les 100 euros d'amende. Les juges l'ont dispensé de peine. 
 
Source: lamontagne.fr
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Par mrpolo,
ÉDITO - La marijuana, cette drogue désormais libéralisée dans une trentaine d'États américains, déchaîne un boom économique sans précédent jusqu'à Wall Street. Après la bulle de l'Internet, la bulle de la fumette...
 
Cannabis : "La fumette découvre l'économie de marché", décrypte François Lenglet Crédit Image : RTLnet | Crédit Média : RTLnet | Date : 13/03/201
 
Une révolution capitaliste : c'est ce qu'est en train de connaître le secteur de la fumette, alors que la Californie vient de libéraliser l'achat et la consommation du cannabis pour ce qu'on appelle "l'usage récréatif", et non plus seulement l'usage médical.

Des distributeurs entrent en Bourse. L'un d'entre eux est coté depuis quelques jours au Nasdaq, la Bourse des valeurs technologiques américaines. Les titres qu'il a mis en vente se sont littéralement arrachés, comme au bon vieux temps des valeurs de télécommunications.
Microsoft a même développé un logiciel spécifique pour faciliter la traçabilité des plans. Philip Morris, fabricant de cigarettes, réfléchirait à investir dans ce marché émergent.
Source: rtl.fr
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Par mrpolo,
Start-uppers, politiques ou philosophes, ils ont tout prévu : coffee shops dans les cités, agences de pub spécialisées, taux de TVA...
 
Image : Flickr  
Comme il semble loin le temps où le militant pro légalisation se résumait à un rasta blanc originaire de Rennes accompagné de son fidèle djembé et toujours prêt à répondre à « l’appel du 18 Joint » – sorte de 4.20 à la française. Alors que le sens de l’Histoire semble donner raison aux pro-weed (légalisations massives dans les États américains, légalisation thérapeutique en Allemagne…), leur profil a muté en France. Ils ont bien compris qu’ils devaient délaisser le champ de l’hédonisme pour investir celui du réel. Exit le plaisir, place au business.
  Pour preuve, l’association Chanvre et Libertés a récemment changé de nom pour s’appeler… NORML. « Les usagers d’aujourd’hui ne se retrouvaient plus dans ce branding, qui jouait sur les stéréotypes libertaires, hippies, marginaux. Il était important de changer cette image », explique Olivier Hurel de NORML France, la branche française de l’influent réseau pro-légalisation américain. Chez NORML, on sait que le packaging sémantique est primordial. Du coup, on ne parle plus de légalisation – qui « a tendance à faire penser que c’est open bar », explique Hurel – mais de « régulation », un terme plus neutre mais qui revient globalement à la même chose, puisqu’il est question d’« encadrer légalement la production, la distribution et le contrôle des produits ». Usager occasionnel, diplômé en marketing et en ingénierie, Hurel est à l’image de ces nouveaux militants : déjà dans le coup d’après. Car à leurs yeux la légalisation (ou « régulation », donc) est inévitable.
« Le combat mondial est très clairement en passe d’être gagné », abonde Gaspard Koenig, philosophe à tendance libérale, figure médiatique et moderne de la légalisation du cannabis en France (et accessoirement sosie d’un des frères de JFK). « On voit bien que c’est un processus inéluctable. Quand la Californie s’y est mise, on a senti que c’était plié. » Puisque la question n’est plus de savoir si, mais quand cette légalisation aura lieu en France, les militants s’interrogent déjà sur les modalités de celle-ci, comme Koenig, qui ne fume pas de joints, mais vapote sa weed. Contre le monopole d’État, qui « créerait les mêmes défauts que tous les autres monopoles, comme les Télécoms, le tabac, ou la FDJ », Koenig prône la solution du marché et de la libre-concurrence – avec, tout de même, un régulateur qui fixerait des garde-fous. Mais il va falloir s’y mettre rapidement car, selon Koenig, « plus on vient tard, plus on sera soumis à des industries qui existent déjà. »
  « On doit démontrer que c’est un business rentable et créateur d’emplois » - Laure Bouguen, canna-entrepreneuse.
Cette crainte d’arriver après la bataille, Laure Bouguen la connaît bien. Cette jeune entrepreneuse bretonne, dont les grands-parents cultivaient du chanvre, a lancé dès 2015 sa marque de cosmétique, HO KARAN, dont les produits contiennent de l’huile de cannabis, et bientôt du CBD. « En France, on est déjà passé à côté de la vague Internet, et on risque de passer à côté de celle du cannabis », redoute-t-elle. Dans le rôle du méchant briseur de rêves entrepreneuriaux français, on retrouverait une nouvelle fois les États-Unis, qui comptent imposer leurs normes au marché mondial de la weed, comme ils l’ont fait pour Internet. Du coup, pour éviter de se retrouver avec de la weed américaine bourrée aux OGM, il faut faire évoluer la législation. Bouguen est persuadée que cela se fera grâce au business. « On doit démontrer par A + B que c’est un business rentable qui crée de l’emploi. »
D’autant plus que les débouchés économiques potentielles ne manquent pas. C’est ce qu’affirme un autre pionnier du « cannabiz », Antonin Cohen, qui identifie deux secteurs à investir pour les start-ups françaises : les « ancillary businesses » (business auxiliaires), qui ne touchent pas directement à la plante de cannabis (matériel de culture, médias en ligne, agences de marketing spécialisées, voyages à thème…) et le chanvre industriel (une variété de cannabis qui contient moins de 0,2% de THC), dont les débouchées sont nombreuses dans le bâtiment et les compléments alimentaires. « C’est une manière de faire du cannabis sans rentrer dans la complexité réglementaire liée à la présence du THC, » pose l’entrepreneur.
  Vu le labyrinthe légal qui entoure le business du cannabis en France, certains essaient d’envoyer la balle directement dans le camp de l’État. C’est le cas d’Éric Correia, conseiller régional de la Creuse, qui a proposé de faire de son département un laboratoire de la weed médicinale pour relancer l’activité de ce territoire en crise. L’affaire est très sérieuse : le préfet a déposé la demande de Correia au Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) – sans réponse pour le moment. Mais l’idée fait déjà des émules. « On me contacte pour acheter des hectares dans la Creuse et produire du cannabis », se félicite Correia, qui précise que d’autres départements, comme l’Orne, essaient de lui piquer l’idée. « De toute façon, c’est sûr que ça va finir par arriver », assure le conseiller régional. « La question c’est : est-ce qu’on achète ailleurs ou est-ce qu’on le fait chez nous ? Il y a tout ce qu’il faut pour que cela puisse partir d’ici ! On a des organisateurs, des filières, des champs, des serres, et des fermes avec des unités de méthanisation. Ça aura une retombée directe dans l’économie de la région. »
« Les petits dealers deviendraient des vendeurs assermentés, soumis à la TVA » - Gaspard Koening, philosophe et militant pro-weed
Certaines régions particulièrement touchées par les trafics pourraient aussi profiter d’une légalisation pour éviter d’en subir les effets néfastes. C’est la conviction d’Éric Piolle, maire (EELV) de la ville de Grenoble, connue pour être une plaque tournante de la drogue en France. « Cela gangrène les quartiers populaires et pourrit la vie des habitants », explique-t-il. Si l’objectif du maire est clairement sécuritaire, il n’oublie pas les potentielles retombées économiques. « Cela permettrait de faire de la prévention, et du développement économique, dans ces quartiers en proie au trafic », ajoute-t-il.
  Cette visée sociale de la légalisation du cannabis, qui découle directement de la question de l’économie des cités, est un argument de poids. Chez NORML France, on propose par exemple de s’inspirer des Cannabis socials clubs ou bien d’« imaginer des serres municipales dans les quartiers stigmatisés pour créer de nouveaux emplois, récupérer des taxes, et financer des actions de santé publique ou sociale. » Dans la même ligne, Gaspard Koenig regarde du côté de la Californie, qui a décidé de donner des microlicences aux personnes qui avaient été condamnés pour une infraction liée au cannabis. Ainsi, les victimes de la prohibition deviennent les premiers bénéficiaires de la légalisation. « Quand je transpose ça en France, on pourrait faire des petits dealers, des vendeurs assermentés soumis à la TVA », propose le philosophe.
Reste que la paralysie au niveau des autorités françaises reste totale. « En France, le blocage est surtout institutionnel », décrypte Koenig, qui rappelle que dans tous les pays où la législation a évolué, cela s’est fait par un référendum à initiative populaire. Une donnée importante car la France reste le pays d’Europe où l’on fume le plus de cannabis. Les 5 millions de fumeurs de weed tricolores seront-ils autant de militants potentiels ?
 
Source: vice.com
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Par mrpolo,
Jacques Weber, acteur et réalisateur de talent, s’est déclaré en faveur de la légalisation du cannabis dans l’émission « Les Terriens du Dimanche » du 25 février.
    Il en a également profité pour pointer du doigt l’absence du cannabis médical en France en dépit des nombreuses études ayant montré son efficacité.  
« D’abord, je voudrais dire qu’il y a des choses qu’on oublie de dire. C’est que dans le milieu hospitalier encore je crois, c’est pas possible, on ne peut pas traiter certains choses avec le cannabis, alors même que tout le monde a constaté que sur certaines maladies graves, c’était un accompagnement qui faisait un bien fou, qui détendait les gens… Mais je crois que la bonne solution c’est de légaliser le cannabis, comme dans beaucoup beaucoup de pays où parait-il ça fonctionne très bien, et moi je pense en effet, ça demande une responsabilité politique extrêmement importante d’accompagnement, c’est très complexe, mais je pense que c’est la bonne et la seule solution. »
 
Mr Weber, invité de l’émission, répondait à une question posée par Thierry Ardisson dans le cadre du sujet « Cannabis : pourquoi faudrait-il légaliser ? » mené par Natacha Polony.
Cette dernière, après avoir rappelé « l’échec absolu » d’une loi très répressive alors même que le pays est un des plus gros consommateurs de cannabis d’Europe, a présenté un reportage sur Thomas Duchêne, fondateur de Plantasur, l’un des plus gros grossistes en grow shops d’Europe.
 
Au terme de ce reportage, Natacha Polony s’est dite elle aussi en faveur d’une légalisation du cannabis avec une filière d’Etat, avec des arguments plutôt véhéments contre le cannabis : « Dieu sait que je ne cautionnerais jamais ça parce que c’est une saloperie qui fait des dégâts énormes. […] C’est pas anodin du tout le cannabis, c’est pas anodin. Ca grille des neurones, ça peut provoquer des dépressions, sur les sujets un tout petit peu fragiles ça amplifie le mal-être, ça peut déclencher des psychoses, des schyzophrénies, donc c’est absolument pas festif comme on le fait croire. »
 
Egalement autour de la table, Franz-Olivier Giesbert ne croit pas à la légalisation du cannabis, tout en précisant qu’il ne croit pas qu’il y ait de solution tout court. Il prédit qu’une légalisation serait une « catastrophe » pour « les banlieues, les quartiers, où ça se passe » et pense qu’il faut d’abord « régler le problème de la jeunesse par l’école, par la formation, par le travail » et « après on peut s’occuper de la drogue ».
Pour Hapsatou Sy, autre animatrice de l’émission, une filière légale du cannabis n’empêcherait pas certains réseaux de coexister et de continuer à vouloir proposer du cannabis moins cher ou à destination des mineurs.
 
Newsweed vous propose de retrouver ces séquences ci-dessous (pour Jacques Weber, à partir de 9’32.

Aurélien BERNARD
Source: newsweed.fr
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Par mrpolo,
Que connaît-on de la culture rastafari ? Nous sommes la majorité à penser – mis à part le fait de se laisser pousser des dreadlocks, de fumer du gandia et d’écouter du reggae - qu’il n’y a pas grand-chose à savoir à propos du rastafari.  Mais loin de là. Cette culture dissimule une riche et fascinante histoire qui, jusqu’ici, était impopulaire aux yeux du grand public, mais qui a pourtant tout le mérite d’être dévoilée.
 

 
Retour à l’ère coloniale, où les peuples minoritaires ont été déracinés de leurs terres par les Blancs pour s’embarquer dans les bateaux négriers en direction de la Jamaïque. Ceux en provenance d’Afrique étaient maltraités,  victimes de discrimination. Ils se sentaient déracinés et perdus et avaient un réel besoin d’identité. Il faut dire que l’émergence du Rastafari, initié par Leonard Percival Howell (voir ci-dessous) plus tard dans les années 1930, a su donné sens à leur vie. Le Rastafari représente alors une alternative spirituelle, une tentative d’assurer la survie de la culture africaine, un anti-esclavage initial, anticolonial et une lutte anti-impérialiste.
 
 
 
Les Afro jamaïcains et les Indiens: des peuples réprimés
Les travailleurs importés d’Inde (1845-1917) étaient également un peuple arraché et réprimé. Les Afro-Jamaïcains les ont alors accueillis.  
Un sadhu en pleine méditation Le documentaire dreadlocks story nous raconte – à travers des interviews de jamaïcains, de sadhus entre autres –  comment les liens entre les travailleurs indiens et les Afro Jamaïcains se sont mutuellement tissés au fil des  années. Ils ont partagé leurs états d’esprits et certaines de leurs valeurs communes. Face à l’oppression, ces deux communautés ont – sans le réaliser – choisi de tisser un lien très fort pendant cette période pénible. 
Les sadhus du Népal, avec leurs dreadlocks Une parenté formée d’une souffrance partagée. Les deux communautés enlevées par la force de leur patrie, réprimées par le système colonial britannique. Elles se sont côtoyées, adoptées, absorbées mutuellement. D’où le parallélisme flagrant entre ces deux cultures de nos jours. 
 
Leonard Percival Howell: le premier Rasta - la voix contre l’oppression !
Leonard Percival Howell, est le fondateur du mouvement rasta. Même s’il n'a inventé ni les dreadlocks, ni l'herbe (introduite en Jamaïque par les Indiens) et encore moins le reggae, il a apporté à la Jamaïque une convergence, un ensemble de revendications et d’attitudes. C’était un révolutionnaire, après avoir soutenu les propos de Marcus Garvey et avoir participé avec ferveur à la déification d’Hailie Selassie, Leonard Percival Howell s’est fermement engagé à réunir le peuple jamaïcain contre l’oppression. 
Leonard Percival Howell - l'un des précurseurs du mouvement Rastafari A l’époque, révolté par la domination des blancs dans le pays, en 1934, Howell a clamé la noblesse de la race noire en prônant la marijuana comme sacrement. Jadis, un Noir s'adressait à un Blanc, tête baissée. Et lui n’hésitait pas à crier haut et fort qu'il fallait cesser de verser l'impôt à la Reine d'Angleterre. 
En 1939, Howell est devenu le premier homme noir à acheter et posséder un lopin de terre dans les montagnes de St Andrews, en Jamaïque, appelée le Pinnacle, où il a bâti la première communauté rasta. Il y prêchait des idées d'autonomie, de liberté, de mise en commun des moyens de production, de fraternité entre les hommes et les peuples. Malheureusement,  Howell a été persécuté par le gouvernement de la Jamaïque et son lieu de rassemblement détruit maintes fois, pour finalement être totalement incendié par les colons en 1958.
Surnommé le Gong ou Gangunguru, Howell est considéré comme une personne d’influence, voire un prophète tout comme Marcus Garvey auteur de la fameuse phrase : «Regardez vers l'Afrique, où un roi noir sera couronné, car le jour de la délivrance est proche.»
Howell vivra ses derniers jours dans la réclusion totale – suivant la pression imposée par les forces gouvernementales – après maintes incarcérations et séjours forcés en hôpital psychiatrique. Il rend l’âme le 12 février 1981. Il aura été la voix du peuple.
 
 
 
Le rastafarisme: une religion ?
 
Alors que certains parlent de religion, d’autres parlent plutôt d’une réalité. Une culture. D’ailleurs, certains préceptes rastafari varient selon les individus et les communautés. Ils sont nombreux à éviter l'alcool, la consommation de la chair, la violence, la politique, fument de l'«herbe sacrée» et se laissent pousser les cheveux, tout ceci dans le respect de la nature et de l’évolution vertueuse de l’être humain – sans les artifices du monde occidental.  Mais chaque individu est libre d'élaborer ses propres règles, puisqu'il est en contact direct avec son créateur.
Réunion spirituelle, connue comme le nyabinghi, à Tranquebar, le 15 mai 2016.
 
 
Même la divinité de l'empereur d'Ethiopie Haïlie Sélassie n'est pas reconnue parmi tous les rastas: certains reconnaissent Jésus en tant que Messie, d'autres préfèrent la notion d'une «mystique naturelle» qui habite toute chose et fait de nous des êtres divins.
Le rastafarisme est une anarchie totale, sans chefs où rien n’a été établi. Le mouvement abrite différentes branches, séparées par de subtiles différences, allant des plus libres aux plus rigoureuses, comme le groupe appelé «les douze tribus d’Israël» et dont l’un des plus célèbres adeptes était Bob Marley.
Bob Marley, le messager de paix 
 
 
La popularisation du mouvement Rastafari
Aurions-nous connu la culture rastafari si Bob Marley n’était pas devenu aussi populaire ? A travers ses messages conscients d’unité et d’amour, Bob Marley était l’un des premiers à toucher le cœur de plusieurs milliers de personnes, des différentes couches sociales, à travers tout le globe. Fort de son succès planétaire, l’auparavant méconnu Jah Rastafari a commencé à retentir un peu partout dans le monde, à la radio, en disque vinyle ou en cassettes. Ces messages relatant – la discrimination des Blancs envers les Noirs, les conditions de vie misérables, la décadence politique, les messages d’unité, d'autosuffisance et d'autonomisation ou encore la vision positive du changement – ont été perpétués de génération en génération et continuent de l’être, grâce au reggae. Tel est l’héritage que laisse Bob Marley 35 ans après sa mort. Une popularisation du reggae, mais bien plus encore, du rastafarisme.
 
 
Retrouvez l'une de nos anciennes vidéos sur la culture Rastafari à Maurice (en vo créole):
 
 
Source: lexpress.mu
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Par mrpolo,
Un nouveau dispositif, en Israël, permet de vérifier les pourcentages de cannabinoïdes dans son cannabis.
 
 
 
Faire sa propre analyse de cannabis à la maison est maintenant possible sans détruire ou endommager le cannabis, cet appareil permet de déterminer les taux de THC et CBD. Cependant, son prix est de 3 999 $ et il n’est vendu qu’aux États-Unis.
 

Au cours des dernières années, des sociétés du monde entier ont essayé de trouver une solution qui permettrait aux consommateurs de cannabis, y compris médical, de savoir exactement ce que leur cannabis contient en termes de quantités d’ingrédients actifs.
 
En effet, le THC est une substance ayant un effet psychoactif relativement important. Plus le cannabis en contient et plus le produit sera puissant.
Tout aussi important est le rapport entre le THC et le CBD. Le second composant équilibre les effets du THC.
Après quelques tentatives infructueuses de la part d’entreprises du monde entier, vient maintenant le produit qui, pour la première fois, va pouvoir relever ce défi.
Cette société propose une vidéo expliquant le fonctionnement de son système.
 
 
Cet appareil se nomme GemmaCert. Il sort des laboratoires de la société Cannabi-Tech, créée en 2015 par le Prof. Oded Shoseyev et le Dr. Guy Setton de la Faculté d’Agriculture de Rehovot.
GemmaCert devrait identifier les taux de THC et de CBD dans chaque fleur de cannabis introduite et le ferait selon l’entreprise en 30 à 60 secondes.
Comment ça fonctionne?
Après avoir inséré la fleur dans l’appareil, des techniques d’analyse d’images et de spectroscopie dans l’infrarouge compare avec la base de données des analyses précédentes.
Les résultats sont affichés sur l’écran de l’appareil mobile, dans une application dédiée fournie avec l’appareil et nécessite un abonnement mensuel.
 

 
À ce jour, le produit est testé aux États-Unis seulement. En été seulement, il devrait être vendu dans les magasins.
Récemment, Cannabi-Tech a annoncé qu’elle avait recolté 1 million de dollars d’investissement. Ainsi, ce montant se rajoute aux 2,25 millions qu’elle avait déjà récolté.
À l’avenir, la société prévoit de produire des mises à jour de l’appareil afin qu’il puisse également vérifier les taux de CBG, CBC, CBN et X8 THC.

 
Gemmacert permet de tester le cannabis L’appareil se branche avec une connexion USB.
Le prix est pour le moment de 3 999 $ et ne convient donc qu’aux grandes entreprises ou aux professionnels de vente au détail. Cependant l’entreprise estime que le coût diminuera à mesure que la production augmentera.
 
Source: blog-cannabis.com
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