Ce que nous avons retenu...

Hauts de France - Ils ouvrent une boutique de cannabis… légalement !
By mrpolo,

À Annœullin, au sud de Lille, des commerçants vendent du cannabis thérapeutique. Ils se sont inspirés d’une boutique de Besançon.
photo: La plante utilisée dans les produits commercialisés a été privée du THC,
la molécule qui en fait une drogue. LP/Olivier Corsan
 
Exit portants et vêtements : depuis vendredi, Eloïse Masselot et Anthony Salgado vendent du cannabis dans leur boutique d’Annœullin (Hauts-de-France), au sud de Lille. Un commerce parfaitement légal puisque les produits à base de marijuana qu’ils proposent, infusions, liquides pour vapoteuse ou huiles, importés de Suisse, n’ont aucun effet psychotrope. La plante a été privée du THC, la molécule qui en fait une drogue.
Il s’agit donc de cannabis thérapeutique, bénéfique contre les douleurs chroniques ou l’anxiété, affirme Eloïse Masselot, propriétaire de ce commerce.
  « Nos produits n’ont aucun effet psychoactif et il n’y a pas d’addiction. En revanche, le CBD, ou cannabidiol, a des effets très bénéfiques sur des pathologies comme l’arthrose. »
 
Un «coup de poker»
A la tête d’un magasin de vêtements, c’est en découvrant à la télévision Best Town, une boutique de cannabis à Besançon, qu’Eloïse et Anthony ont voulu tenter ce « coup de poker ».
« On s’est associés aux propriétaires de cette boutique pour ouvrir un Best Town ici, à Annœullin. On a vraiment accroché au concept et on voulait faire vite, pour être les premiers dans la région… Beaucoup de monde va se lancer, c’est sûr », prédit la jeune femme, qui assure que sa boutique ne désemplit pas.
 
Source: leparisien.fr
 
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By mrpolo,
Non contents jusqu’ici d’infantiliser les consommateurs de drogues, forcément victimes et assurément malades, les nouveaux maîtres de la RDR s’emploient donc à diagnostiquer chacune de nos pratiques comme autant de pathologies.
 
Tout y passe, du buveur de café quotidien au joueur frénétique en passant par l’érotomane, pourvu que puisse s’imposer une vision sanitaire. S’ensuit dès lors tout un vocabulaire suffisamment éloquent pour rendre crédible ce qui jusqu’ici nous apparaissait comme inhérent à la condition humaine. De quoi nous faire culpabiliser de nos moindres excès, de chacune de nos petites faiblesses, même passagères.
L’addictologie est devenue la nouvelle religion censée régir les mœurs en dépit de l’évidente impuissance à y parvenir. Mais qu’importe s’agissant là aussi d’un nouveau créneau médical aux débouchés infinis.
 
Ils sont quelques-uns à avoir senti venir cette tendance, et ça n’est pas un hasard si l’on voit désormais émerger nombre d’associations portant le terme « addiction » dans leur nom. Et leurs membres d’intervenir en toute occasion. Et les médias de ne jamais manquer de les inviter à disserter sur nos pratiques clandestines qu’une partie d’entre eux connait d’autant plus qu’ils l’ont ou l’éprouvent encore.
 
La démarche ne serait pas si déplaisante si elle ne venait en plus polluer le discours antiprohibitionniste qui commence enfin à poindre sur la scène politique. Parce que nos « amis » addictologues souffrent eux aussi. Le dispositif répressif entourant la question des drogues est un véritable problème dans la mesure où la criminalisation des usagers encourage ces derniers à ne pas les consulter. Un manque à gagner que certains compensent par la publication d’innombrables ouvrages superfétatoires.
Tandis que semblent bouger les lignes sur la délicate question de la politique des drogues, ce ne sont pas les arguments de bon sens comme les libertés individuelles et la notion du droit à disposer de son corps et de sa conscience, ni même celle de l’absurdité à vouloir interdire voire éradiquer des plantes, qui prévalent. Ce que l’on entend désormais dans les rédactions des médias qui jusqu’ici ne faisaient que répandre le dogme prohibitionniste, c’est un discours tout aussi moralisateur et anxiogène. Il n’est plus question d’interdire parce que c’est dangereux mais de légaliser… parce que c'est dangereux.
 
Certes pouvons-nous nous féliciter que soit enfin admis le formidable échec de l’interdit. Mais encore faudrait-il que cela serve de leçon et ne nous conduise pas à nier le principal ressort de ce qui constitue l’usage de drogue : la recherche de l’ivresse, la modification de la conscience et des perceptions sensorielles et sensuelles, le plaisir comme la quête de soi, la transcendance aussi.
Réduire toutes ces pratiques, quelques soient les substances, à une conduite problématique ne relève pas seulement de l’affabulation. Cela constitue un véritable risque, une entrave à toute prévention alors même que c’est ce dont se targuent ces éminents « spécialistes ».
 
Nier que la question des drogues relève d’avantage d’une affaire culturelle que sanitaire est une erreur. Ne pas reconnaître par exemple à la filière du chanvre/cannabis, une formidable charge culturelle est tout aussi stupide que de réduire la viticulture au problème de l’alcoolisme.
 
C’est pourtant ce qui se produit actuellement. La France ne pouvant échapper à l’irrépressible vague antiprohibitionniste venue d’outre-Atlantique, elle tente cependant d’en limiter les conséquences en refusant de reconnaitre ce qui partout saute aux yeux. Non seulement la prohibition et toute les stupidités jusqu’ici répandues par ses adeptes n’ont pas empêché la diffusion des drogues, mais pour ne prendre que l’exemple du cannabis, celui-ci se trouve être l’objet d’une expression culturelle et économique foisonnante sans comparaison.
C’est pour cela que nous considérons au CIRC que la guerre à la drogue – une guerre aux drogués en réalité – a été perdue par ses partisans comme par leur ennemi – le « crime organisé » – et que ce sont bien les drogués eux-mêmes qui en sortent vainqueurs même si comme dans toute guerre, nous avons subit de nombreuses pertes. Il y en aura encore tant qu’une armistice internationale ne sera pas signée…
 
La violence de la répression et les formidables moyens coercitifs déployés à notre intention ne nous auront jamais empêché de développer toute une panoplie de techniques de culture, de variétés de chanvre aux parfums et effets aussi divers qu’il existe de terroirs, d’outils et de produits dérivés improbables.
Au discours contre-productif des addictologues, les cannabinophiles se doivent d’opposer leur expertise, la seule qui soit. Sans quoi risquerons-nous d’assister à l’avènement d’une légalisation insipide.
 
Il ne s’agit pas d’encourager qui que ce soit à user de cannabis, il n'en a pas besoin. Ce qui nous importe c’est que puisse s’exprimer la « cannasphère » au même titre que la « vinosphère » car s’il est une comparaison tout à fait appréciable, c’est celle du monde de l’œnologie et de la cannabinologie à la différence que cette dernière sait aussi apprécier et distinguer les diverses ivresses provoquées par autant de variétés de chanvre.
 
Cette réappropriation par les cannabinophiles de leurs pratiques est la condition sine qua non d’une régulation pragmatique et efficiente dans tous les domaines y compris celui de la santé publique si souvent évoqué pour mieux nous ostraciser.
 
Exiger d’être écoutés plutôt qu’entendus, consultés en ce qui fait de nous les véritables experts pour limiter les inévitables écueils qui se manifesteront lors de la mise en place d’une régulation et que nos adversaires ne manqueront pas d’essayer de monter en épingle.
 
Aux addictologues nous disons « occupez-vous des quelques usagers problématiques, mais par pitié ne venez pas la ramener sur un sujet qui vous dépasse ». Pour les plus passionnés, le cannabis a fait de nous ce que nous sommes à présent. Des êtres conscients, parfaitement capables d’entreprendre dans ce qui sera sans aucun doute l’une des locomotives de l’activité agricole et culturelle des prochaines années.
 
Nous sommes pour certains déjà prêts, à guetter se qui tarde à arriver en France, mais qui pourtant se produira immanquablement. Comme nous le répétons, ça n’est qu’une question de temps… et de courage politique.
 
Par  KShoo
 
Source: blogs.mediapart.fr
 
On en parle sur le forum
 
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By mrpolo,
Il y a quelques semaines, Sam Houston, un amateur de cannabis californien, regardait certaines de ses chaînes préférées sur YouTube lorsqu'il a remarqué une tendance. Un par un, des comptes tels que ceux des utilisateurs "Vader OG" et de l'horticulteur Jorge Cervantes étaient fermés. Tous ont reçu le même message de mauvais augure : Le contenu de la chaîne avait été signalé pour examen et il a été constaté qu'il violait les directives de YouTube.
 
Au cours du dernier mois, la plateforme vidéo mondiale a fermé une large gamme de chaînes de cannabis, souvent avec peu ou pas d'avertissement.
 
Houston, qui travaille comme gestionnaire communautaire à San Francisco, était perplexe. Ces chaînes existent depuis longtemps. Certains montraient ou discutaient des techniques de culture du cannabis ou partageaient les essais et les tribulations de la culture de la plante. La plupart n'étaient que des vidéos d'information, pas sexuellement explicites ou dangereuses de quelque façon que ce soit.
Houston n'était pas seul. Sa frustration a été ressentie par l'ensemble de la communauté des créateurs de contenu YouTube sur le cannabis. Au cours du dernier mois, la plateforme vidéo mondiale a fermé une large gamme de chaînes de cannabis, souvent avec peu ou pas d'avertissement. Il y a deux ans, Facebook a fermé de nombreux comptes liés au cannabis, mais YouTube a toujours été beaucoup plus amical et plus tolérant à l'égard des sujets sur le cannabis.
Le mouvement, qui n'a pas été annoncé publiquement sur YouTube, a déconcerté le monde du cannabis. Il s'agit d'une brusque volte-face à un moment où le cannabis est de plus en plus largement accepté par la société. L'usine demeure illégale au niveau fédéral, mais seule une poignée d'États l'interdit sous toutes ses formes.
 

Au revoir, des années de travail acharné et des milliers d'abonnés.
 
Indicateurs d'avertissement de YouTube
Dylan Osborn est le fondateur de Greenbox Grown. Il s'agit d'un site et d'un canal visant à enseigner aux gens comment cultiver leur propre médecine "sans dépenser trop d'argent ou sans trop de temps ou d'efforts", a-t-il dit à Leafly. YouTube a signalé la chaîne il y a quelques semaines.
Cette chaîne comptait 13 000 abonnés et plus de 200 vidéos. Bon nombre d'entre eux étaient des vidéos d'instruction sur la façon de procéder, ainsi que des revues de la tension. Il y a plusieurs mois, Osborn a commencé à être repéré, la "sixième fois en quatre mois", estime-t-il. Mais il serait toujours réintégré avec un e-mail rapide.
Mais cette fois, ce n'était pas seulement sa chaîne. "On pouvait dire que c'était différent," dit-il. "Beaucoup d'autres chaînes ont été supprimées, des chaînes qui existaient depuis des années."
 
Pourquoi le cannabis ? Pourquoi maintenant ?
M. Osborn a exprimé sa frustration face à l'incapacité de comprendre exactement comment il violait soudainement les règles de la chaîne. "Il y a des tonnes d'autres vidéos qui violent les directives sur le contenu et qui ne sont pas liées au cannabis, a-t-il dit. "Vous pouvez regarder des vidéos sur la fabrication de bombes à partir d'objets ménagers sur YouTube toute la journée."
Depuis, Osborn est passé à l'auto-hébergement de ses vidéos et à des frais d'abonnement mensuel de 14,99 $.
 
D'abord les armes à feu, maintenant le cannabis
L'interdiction de certains contenus de cannabis fait écho à la fermeture récente des chaînes diffusant des vidéos d'armes à feu. Beaucoup de ceux qui avaient du contenu d'armes à feu se sont tournés vers l'auto-hébergement ou ont déplacé leurs vidéos à Pornhub (qui a ensuite mis en œuvre sa propre interdiction). Certains créateurs de contenu sur le cannabis déplacent maintenant leur matériel vers Instagram et d'autres sites de réseautage social.
 
En avril, YouTube a été cité par le New York magazine comme ayant changé ses politiques. Un représentant de YouTube a dit dans une déclaration : "Bien que nous ayons depuis longtemps interdit la vente d'armes à feu, nous avons récemment avisé les créateurs des mises à jour que nous ferons au sujet du contenu faisant la promotion de la vente ou de la fabrication d'armes à feu et de leurs accessoires.
Aujourd'hui, il semble que YouTube adopte une approche similaire au cannabis - avec une interprétation libérale de ce qui pourrait constituer la "promotion" du cannabis.
 
C'est peut-être l'argent de la pub.
Clark et Alice sont des blogueurs vidéo d'Hollywood, Californie. Ils postent sur YouTube sous le nom de "That High Couple". Eux aussi ont été brusquement effacés, perdant plus de 28 000 abonnés.

"Nous avons déterminé qu'il viole nos directives." Ce couple a été condamné à mort sur YouTube pour son contenu et n'a trouvé aucun moyen de faire appel de la décision.
 
"La raison pour laquelle YouTube a suspendu notre chaîne était que nous avons " enfreint les directives de la communauté ", ont-ils dit à Leafly dans un courriel. "Il n'y avait pas de raison spécifique, seulement une liste générique que cela pouvait être parce que nous faisions la promotion de la violence, de l'usage de drogues illégales, de la création de contenu de spam, etc.
Ils supposent que la raison de la fermeture est l'argent de la publicité. "YouTube ne peut pas faire de revenus publicitaires à partir du contenu du cannabis", écrivent-ils. "L'an dernier, YouTube a connu ce que la plupart des gens appellent " l'Adpocalypse ", où de nombreux annonceurs voyaient leurs publicités passer avant le contenu inapproprié et préjudiciable à leur marque. Une fois que l'argent a commencé à partir, YouTube a mis à jour son algorithme pour éviter que le contenu inadapté' ne soit diffusé en fonction de leur contenu et tout le système s'est effondré depuis lors.
 
Mais Alex Jones est d'accord ?
YouTube a fait l'objet d'un examen minutieux pour avoir autorisé un contenu douteusement approprié pour les enfants. Plus récemment, la plate-forme a essuyé des tirs pour avoir permis la diffusion de vidéos par le théoricien de la conspiration Alex Jones attaquant les survivants de Sandy Hook et prétendant que le tournage de masse d'écoliers "n'a pas eu lieu". Entre-temps, YouTube a supprimé un reportage vidéo de Media Matters montrant comment Jones propageait les mensonges. YouTube a également été sévèrement critiqué pour sa gestion de la controverse de Logan Paul, dans laquelle la star de YouTube montrait le corps d'une personne qui s'était pendu dans une forêt japonaise.
"Les annonceurs ont de nouveau fait pression sur YouTube pour qu'il surveille leur contenu, et de nombreux canaux au contenu " douteux " ont ainsi été interrompus ", ont écrit Alice et Clark dans leur courriel.
 
Plus de signal d'avertissement
Un autre créateur de chaîne, Kord Tagley, a également vu sa chaîne fermée le mois dernier. La chaîne de Tagley, GreenGenes Garden, offrait surtout du matériel d'information, comme des émissions sur l'éclairage des cultures et d'autres technologies. La chaîne a commencé il y a six ans en tant qu'outil de marketing pour l'entreprise de Tagley, Pacific Light Concepts, qui vend des lumières LED.
 
Kord Tagley a estimé qu'il a fait tout ce dont il avait besoin pour se conformer aux directives de l'État de Californie en matière de publicité. Mais cela n'a pas empêché YouTube de mettre fin à sa chaîne.
 
La dénonciation soudaine du contenu de cannabis sur YouTube est déroutante pour Tagley. Il estimait avoir fait tout ce qu'il fallait pour se conformer aux lignes directrices de l'État de Californie en matière de publicité, notamment en incluant des mises en garde appropriées à l'âge (21 ans et plus) avant le début de ses vidéos. Il est devenu membre du programme de partenariat Google Adsense après avoir franchi le cap des 10 000 abonnés il y a quelques années (il en avait 43 000 quand il a été fermé) et avait accumulé environ 7 millions de visionnages vidéo au total.
 
Tagley tirait un tout petit profit de ses vidéos YouTube, a-t-il dit, mais ce n'est pas ce qui le dérange. En plus de la perte de téléspectateurs - une fois que YouTube fait d'un canal un partenaire, la plateforme booste ses vues - YouTube a contourné son protocole d'avertissement habituel de trois fausses alertes avant de supprimer son compte.
Après la première grève, "vous ne pouvez plus vivre en rêve pendant les 90 jours à venir", a-t-il dit. "Deux grèves, vous ne pouvez plus télécharger de contenu, et trois grèves, ils supprimeront votre compte."
Il a reçu quelques retraits pour des vidéos datant de cinq ans, a interjeté appel et a gagné - et les retraits ont été annulés. Après avoir reçu des courriels du gouvernement russe "disant qu'ils allaient interdire certaines de mes vidéos dans leur pays et que Google pourrait devoir agir en conséquence", il a dit : "J'ai reçu des courriels de Google ou de YouTube disant qu'il y avait eu une ou plusieurs plaintes légales et qu'ils devaient agir et supprimer mon compte". Il s'était retiré.
Comme alternative, il diffuse maintenant ses vidéos quotidiennes sur TheWeedTube.com, un site vidéo communautaire axé sur le cannabis.
 
Passage à Instagram ou Pornhub
Plusieurs autres créateurs de chaînes sont réapparus sur Instagram. Là, ils ont dirigé les adeptes vers d'autres sites, y compris la plateforme de jeu Twitch, qui s'est récemment ouverte pour permettre le contenu de cannabis pour la diffusion en direct. Les utilisateurs créent également de nouveaux comptes YouTube pour atteindre leurs anciens abonnés. Après qu'une vidéo a été signalée, YouTuber "Vader OG" en a fait une deuxième qui a également été signalée. "YouTube est allé de l'avant et m'a donné deux avertissements", dit-il dans une vidéo sur une deuxième chaîne, qu'il a surnommée son "canot de sauvetage".
"Le premier avertissement était deux vidéos. C'était juste un peu bizarre, mais je n'arrêtais pas de télécharger, bien sûr, et bam, j'ai eu un deuxième avertissement ", poursuit-il. "Je ne peux plus envoyer pendant au moins deux semaines, ce qui gêne la série quotidienne."
 
D'autres ont suivi l'approche de certains créateurs de canaux d'armes à feu, se tournant vers un site avec une tolérance élevée pour le contenu adulte : Pornhub.
Osborn a été en contact avec d'autres créateurs de chaînes YouTube au sujet des prochaines étapes. "Nous essayons tous de trouver une solution ensemble, a-t-il dit.
 
Personne ne peut joindre YouTube
Les motifs de YouTube ne sont pas non plus clairs pour les créateurs de la chaîne. La communication est difficile, voire impossible. "YouTube ne vous donne que 500 caractères, y compris les espaces, pour faire appel à n'importe laquelle de leurs grèves ", dit Tagley. "Il semble que les bots examinent les appels, parce qu'ils sont renvoyés en quelques minutes."
Les messages laissés aux contacts médias de YouTube n'ont pas été immédiatement retournés.
Osborne et les autres créateurs de vidéos sont frustrés par le manque de communication. "Il est malheureux qu'ils ne travaillent pas avec nous sur cette question ", a déclaré M. Osborn. "Ils ferment la porte et c'est tout."
 
Par Tricia Romano
Source: leafly.com
 
 
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By mrpolo,
Eric Correia, élu PS du département rural, a demandé au gouvernement l’autorisation de cultiver et d’exploiter du cannabis à usage thérapeutique. Son argument : la filière pourrait redynamiser la région.
 
Imaginez un peu : des hectares de chanvre sous bonne garde d’agents de sécurité, un laboratoire public d’analyse pour contrôler le niveau de THC (la molécule psychoactive du cannabis classée stupéfiante), des start-uppers du chanvre et des docteurs ès marketing gambadant à travers la Creuse et semant sur leur passage les emplois qui manquent tant à un territoire souvent cité en exemple de la déprise rurale… Tel est le projet formé par Eric Correia, élu du Parti socialiste qui milite pour la réhabilitation d’une autre molécule clé du chanvre et peu connue du grand public : le cannabidiol (CBD).
 
«Obscurantisme»
 
Président de la communauté d’agglomération du Grand Guéret et conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine, Eric Correia s’appuie sur un cadeau fait par le président Macron en octobre : le Plan particulier pour la Creuse (PPC), destiné à faire émerger des solutions innovantes de relance en territoire rural. Son idée : demander un statut dérogatoire pour expérimenter une filière dédiée au cannabis thérapeutique. Chiffres à l’appui, Correia annonce une manne à faire pâlir n’importe quel gestionnaire de collectivité et, partant, jette un pavé dans la mare d’un tabou français embourbé dans le vaste mouvement de dépénalisation européen qui voit une filière émerger. «A-t-on vraiment les moyens de s’en priver ?» interpelle l’élu.
 
La filière est en plein boom depuis la légalisation, aux Etats-Unis et dans plusieurs pays d’Europe, des composés soignants du cannabis, classé au rang de stupéfiant en France. Or «cette plante a accompagné l’humanité depuis des siècles, plaide l’entrepreneur Florent Buffière. Ses effets thérapeutiques ont été décrits très tôt dans les médecines chinoises et indiennes.» Le trentenaire soigne lui-même ses migraines au CBD, et milite à Norml. Antenne française du lobby citoyen américain du même nom, l’association dénonce les mésusages engendrés par la prohibition et œuvre pour une réforme de la loi française «en vue d’une régulation responsable des filières cannabicoles». Un discours qui ne passe pas dans la doxa médicale occidentale, victime selon Florent Buffière d’un certain «obscurantisme» puisque «la loi interdit de fait toute recherche, discussion ou production scientifique en France sur le sujet». Infirmier anesthésiste, formé à la gestion des douleurs chroniques, Eric Correia insiste : «Il faut faire de la pédagogie, aider les décideurs à se départir de l’idée que le consommateur de cannabis est un jeune gauchiste en déprise sociale, coiffé de dreadlocks. La vérité, c’est que j’ai des tonnes de patients et d’amis qui gardent leurs douleurs sous contrôle à l’aide du cannabis. Sclérose, douleurs du membre fantôme, cancers avancés et toutes les pathologies dites "algiques"» sont concernées.
 
En Amérique, le cannabis est désormais délivré aux migraineux et aux épileptiques. En Israël, on l’utilise pour certaines formes de Parkinson, et en Espagne, des chercheurs ont mis en évidence le «système endocannabinoïde» (qui a prouvé une hypothèse israélienne selon laquelle l’être humain est porteur de récepteurs aux CBD puisqu’il fabrique les siens propres) et des effets antitumoraux de certaines molécules du chanvre sur des souris. Eric Correia : «Même la reine Victoria prenait du cannabis pour soigner ses céphalées et ses règles douloureuses.» Et de poursuivre : «Je ne comprends pas que des patients souffrent et qu’on dispose d’une molécule documentée par la littérature médicale internationale, mais qu’on les empêche d’accéder à un soulagement ou même qu’on les poursuive pour s’en être procuré.» Sachant que, partout en Europe, des filières légales s’organisent sous contrôle des Etats. Correia : «En France, on est assez con…servateurs pour louper le train.»
 
«Plante magique»
 
Face au blocage rencontré auprès des huiles locales, sa fiche pourtant bien argumentée ayant été «perdue» par le préfet chargé d’arbitrer et de faire remonter les propositions pour la Creuse auprès des ministères, le président de l’agglomération du Grand Guéret a décidé de porter le fer dans la plaie financière. «1,6 milliard d’euros de recettes fiscales et une baisse de 500 millions annuels de la dépense publique [que coûte la lutte contre la drogue, ndlr], ce sont les chiffres avancés par [le think tank] Terra Nova dans l’hypothèse d’une légalisation sous monopole public en France. 18 000, c’est le nombre d’emplois créés en trois ans au Colorado. 10 % de tout ça me suffirait amplement pour la Creuse !»
 
«Le thérapeutique peut être une porte d’entrée», observe Vincent Turpinat. Par chance, l’attaché parlementaire et suppléant du député LREM de la Creuse Jean-Baptiste Moreau, réputé avoir l’oreille du Président, est addictologue : «En tant que professionnel, je suis convaincu du potentiel santé de la molécule, en tant que politique, je suis convaincu du potentiel économique pour le territoire. Mais je suis convaincu aussi du fait qu’il y a des blocages politiques sur ce sujet en France. Il faudra du temps, de la pédagogie et ne pas mélanger les sujets entre santé et récréatif. Surtout, il faudrait que le dossier soit incarné localement.»
 
«Présents», semblent clamer depuis leurs fermes Jouany Chatoux, Mathieu Couturier et Marien Sablery. Tous trois agriculteurs creusois, ils se sont positionnés comme relais possibles d’expérimentation. Marien Sablery est déjà chanvrier. Depuis trois ans, avec son frère, il cultive une soixantaine d’hectares à destination de filières autorisées : bâtiment, alimentation animale et humaine. Il s’intéresse depuis un an aux débouchés santé de cette «plante magique où tout est valorisable économiquement».
 
«Débouché»
 
«Le cochon vert», comme on l’appelle, retient également l’attention de Jouany Chatoux. «Pour moi, la légalisation n’est pas un sujet, elle se produira. C’est à mon sens un débouché à ne pas négliger pour l’agriculture française qui souffre tant. Avec mes voisins, même si on n’est pas du même bord politique, on soutient l’initiative de M. Correia parce qu’il propose qu’on se positionne rapidement avant de se faire damer le pion par des gros industriels européens qui, eux, n’apportent aucune richesse structurante dans nos territoires.» Galvanisé par les encouragements, Eric Correia promet : «Je ne lâcherai rien.» Le 22 mai, avec l’appui de Norml, il organisera à Guéret une réunion publique sur le sujet. «Nous y serons, assure Vincent Turpinat. Tout comme nous accueillerons M. Correia à la table des discussions sur le Plan particulier pour la Creuse.»
 
Par Julie Carnis Envoyée spéciale à Guéret (Creuse) Photos Thierry Laporte
Source: liberation.fr
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By mrpolo,
Le cannabidiol, molécule dérivée du cannabis commercialisée sous forme de liquide pour cigarette électronique, est désormais disponible en fleurs séchées ou en résine à fumer…
  Un joint de cannabis — Photofusion/REX/REX/SIPA
Le cannabidiol, ou CBD, est une substance extraite du chanvre, mais qui n’a pas les effets psychoactifs du THC. Autorisé à la commercialisation en France sous forme de liquide pour cigarette électronique, le CBD est désormais disponible sous forme d’herbe et de résine, principalement en provenance de Suisse. Ce produit est-il légal ? Peut-il se substituer au cannabis classique pour les plus gros consommateurs ? C’est à voir.  
CBD. Un acronyme qui fait friser l’œil de quelques avertis. Le cannabidiol, de son nom complet, est un cannabis version light et légal. Pourquoi ? Il est dépourvu de sa substance psychoactive, le THC (tétrahydrocannabinol), qui fait planer et dilate les pupilles des yeux rougis de ses utilisateurs.
Arrivé discrètement il y a quelques mois sur le marché français sous forme de liquide à vapoter avec une cigarette électronique, le CBD a vite trouvé son public en France. Et une nouvelle forme de ce produit dérivé du chanvre vient de faire son apparition. A l’instar du cannabis classique, il existe désormais du CBD sous forme d’herbe ou de résine, principalement en provenance de Suisse, à fumer en joint. Quelques boutiques dans l’hexagone commencent à proposer ces produits, comme à Besançon, rapporte L'Est républicain. Est-ce légal ? Quels sont les effets du CBD ? Constitue-t-il un produit de substitution pour les gros consommateurs de cannabis ?
 
Quelle différence y a-t-il entre le CBD et le THC ?
Sous forme de fleurs séchées ou de résine, THC et CBD ont tous deux la forme, le goût et l’odeur du cannabis. Cette plante compte près de 500 cannabinoïdes différents. Mais tous n’ont pas le même effet ni la même intensité. Le plus fort, c’est le THC, « une substance chimique psychoactive qui entraîne un état modifié de conscience », explique le Dr Alain Morel, psychiatre addictologue et directeur général de l’association de prévention et de soin en addictologie OPPELIA. Fumé ou ingéré, le THC entraîne euphorie, sensation de bien-être, réduction du stress et relaxation. Bref, on plane. En deuxième effet kiss (pas) cool, il peut aussi provoquer paranoïa et crise d’anxiété : le fameux bad trip.
 
Avec le CBD, pas de défonce comme avec le cannabis « normal ». Les yeux ne sont pas explosés, on n’est pas stone et il n’y a pas de risque de bad trip. Et selon ses adeptes (et ses vendeurs), le CBD aurait des vertus thérapeutiques : il réduirait l’inflammation, le stress ainsi que les nausées. Grosso modo : il aurait les avantages du cannabis sans ses inconvénients. Mais si plusieurs études scientifiques viennent d’être lancées sur les effets du CBD, « rien ne permet à ce jour de valider les effets thérapeutiques vanter par certains », indique le Dr Alain Morel, psychiatre addictologue et directeur général de l’association de prévention et de soin en addictologie OPPELIA. Mais il y a un engouement certain. « Depuis quelque mois, plusieurs patients m’ont parlé du CBD, m’ont indiqué en prendre ou m’ont interrogé sur ses effets », poursuit le psychiatre spécialiste des addictions.
 
Le CBD est-il une alternative au cannabis classique ?
Pour les gros consommateurs de cannabis, le CBD est parfois envisagé comme une alternative aux produits contenants du THC. Pas sûr pourtant que cette alternative tienne toutes ses promesses. « Le CBD ayant des effets bien moindres que le THC, pour les gros fumeurs, il faudrait de très hautes doses de cannabidiol pour se rapprocher de l’effet relaxant du THC, expose le Dr Morel.
 
Si certains consommateurs de CBD indiquent que ce produit détend et diminue le stress, il n’est pas sûr qu’il puisse répondre aux attentes de ceux qui consomment du cannabis pour réduire leur anxiété ou parvenir à s’endormir et qu’il ne s’agisse pas que d’un simple effet placebo. Sur ce point, il faut attendre des résultats complémentaires ».
 
Selon les témoignages rapportés sur le CBD, « ce produit semble plutôt satisfaire les fumeurs occasionnels, qui ne constituent pas le public ayant le plus besoin d’un produit de substitution au cannabis classique, poursuit le psychiatre. Mais peut-être que des études ultérieures permettront d’en faire un traitement de substitution pour les gros consommateurs ».
 
La commercialisation et la consommation du CBD sont-elles légales en France ?
 
Le CBD est un produit dérivé du cannabis « dépourvu d’effet psychotrope, il n’entraîne a priori pas d’addiction. A ce titre, il ne peut être considéré comme une drogue, sa commercialisation est donc tout à fait légale », répond le Dr Morel. Et sur le plan de la santé publique, le CBD semble plus vertueux que son grand frère, le THC. « Le CBD n’est pas un produit qui doit inquiéter, sa toxicité est extrêmement faible, estime-t-il. Mais c’est un produit à suivre, sur lequel nous manquons aujourd’hui de recul et d’informations ».
 
En novembre dernier, le ministère de la Santé déclarait que le CBD apparaissait « comme légal », autorisant ainsi sa commercialisation en France, qui est toutefois très stricte : « Le taux de THC contenu dans les produits à base de CBD doit être inférieur à 0,2 % », rappelle le spécialiste des addictions. Mais pour fumer le CBD en joint, le cadre n’est plus le même. Les textes français limitent l’utilisation industrielle ou commerciale de certaines variétés de chanvre aux fibres et aux graines. L’utilisation du CBD à fumer n’est donc pas réglementée. Par ailleurs, si nombre de vendeurs aiment vanter les vertus thérapeutiques du cannabidiol, il leur est interdit de vendre le CBD comme un médicament. En janvier dernier, le tribunal correctionnel de Marseille condamnait les deux inventeurs de Kanavape, la première cigarette électronique permettant de consommer du cannabidiol, à une peine de prison avec sursis, pour avoir présenté leur produit comme un médicament.
Anissa Boumediene
Source: 20minutes.fr
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By mrpolo,
Ce n’est pas le cannabis qui encrasse les artères mais bien plus le tabac que bon nombre des fumeurs de cette substance y ajoutent. C’est le constat d’une étude dirigée par l’Université de Berne, publiée dans la revue Addiction.
Illustration ÉdA
Il est connu de longue date que le tabac est responsable de la formation de plaques d’athérome – ou athérosclérose – dans les artères coronaires notamment. Le rôle du cannabis en revanche était encore controversé.
L’équipe de Reto Auer a analysé des données provenant de l’étude CARDIA qui suit depuis 1985 l’évolution de l’athérosclérose chez plus de 5.000 jeunes adultes aux États-Unis. Pour ses recherches, le professeur bernois a retenu 3.498 participants exposés au cannabis et au tabac, interrogés sur leur consommation.
 
Comme attendu, les scientifiques ont constaté un fort lien entre l’exposition au tabac et l’apparition de plaques dans les artères coronaires et abdominales. En revanche, chez les fumeurs de cannabis qui n’avaient jamais touché au tabac, un tel lien n’a pas pu être mis en évidence.
  Selon les auteurs, une consommation fréquente de cannabis n’a qu’une faible influence sur l’athérosclérose. Une précédente étude sur le même collectif avait déjà montré que le cannabis n’est pas associé à l’infarctus.
En revanche, lorsque l’on ajoute du tabac au cannabis, les effets néfastes ne sont pas à sous-estimer, conclut le Pr Auer, cité dans un communiqué de l’Université de Berne.
 
Source: lavenir.net
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By mrpolo,
À Besançon et dans quelques grandes villes en France, il est désormais possible d’acheter de l’herbe et de la résine de cannabis débarrassées de leurs effets psychotropes.
Photo: Le centre Solea, spécialisé dans les addictologies, conseille
à certains gros consommateurs de tester le cannabis CBD pour lutter contre leur addiction.
Archives ER/Anthony LAURENT
 
Acheter du cannabis de façon légale, c’est aujourd’hui possible ! Mais attention, pas le cannabis vendu en Hollande, du côté d’Amsterdam. Un cannabis issu d’une sélection génétique et dénué de sa substance psychoactive, le THC. « Ça fait quelques mois que la législation permet de vendre ce produit de façon légale. Il faut que le taux de THC soit inférieur à 0,2 % », précise Élodie Marchon, propriétaire du magasin Bestown à Besançon qui en propose dans son établissement. « La particularité est qu’il dispose d’une substance, le CBD, qui agit sur le stress, le sommeil et peut soigner ou adoucir la douleur de certains malades. »
 
Ce fameux cannabidiol (CBD) aurait la particularité d’agir sur les convulsions, l’inflammation, l’anxiété, les nausées et d’inhiber la croissance des cellules cancéreuses. D’ailleurs depuis quelques mois, la clientèle ne désemplit pas dans ce commerce, situé dans le quartier Rivotte. « Nous avons tous types de personnes, du professeur de chimie au chef d’entreprise ! On a aussi des malades, des gens qui sont atteints d’un cancer. On ne se rendait pas compte avant de se lancer, mais ça touche un milieu particulier », poursuit la jeune femme.
 
Difficile de reconnaître cannabis « légal » et « illégal »

Le magasin Bestown, dans le quartier Rivotte à Besançon, propose à la vente du cannabis CBD sous la forme de liquide pour e-cigarette, mais aussi dans sa forme naturelle : résine et herbe. Photo Ludovic LAUDE
 
Disponible sous la forme de liquide pour cigarette électronique, il est également vendu sous sa forme originelle : herbe ou résine. « Pour le moment, les fournisseurs de ces produits se trouvent en Suisse », précise Élodie Marchon. Et pour être honnête, difficile de faire la différence entre du cannabis « légal » ou « illégal ». Sur Internet, plusieurs sites spécialisés se sont déjà lancés sur le marché. Mais selon eux, les autorités, par « excès de zèle », bloquent parfois les importations pour vérifier la marchandise. « C’est vrai que ce n’est pas évident de s’approvisionner. Mais tous les produits sont analysés, donc, s’il y a le moindre problème, nous pouvons prouver que ce cannabis contient moins de 0,2 % de THC. »
 
Contrairement au THC, le CBD ne possède pas d’effets psychotropes. Le consommateur a donc des effets très différents après la prise du produit. « On n’a pas l’impression d’être au ralenti, d’être parano. On se sent juste un peu plus relaxé et détendu », précise la commerçante.
Le centre Solea, spécialisé dans les addictologies, conseille même à certains gros consommateurs de cannabis classique, d’essayer cette nouvelle substance. « J’ai eu une cliente, ça fait trois mois qu’elle a réussi à arrêter la cigarette et le cannabis THC, juste par l’intermédiaire du CBD. Même à son travail, elle m’explique qu’elle se sent beaucoup mieux et qu’elle éprouve moins de difficultés pour se concentrer. Quelque part, ça fait plaisir de pouvoir aider, soulager ou apaiser des gens avec quelque chose de naturel. Il faudrait juste que ce soit plus facile pour se fournir et mieux encadré. »
Valentin COLLIN
 
Source: estrepublicain.fr
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By mrpolo,
Le code de ralliement des fumeurs de weed est fêté en fumée aux USA ce 20 avril, une date autrement écrite « 4.20 ».
 
Il y a bien plus de mythes et légendes que de faits qui expliquent le choix de ce nombre de 420 et son pendant dans le calendrier, la date du 20 avril, prétexte pour s'enfumer des poumons au cerveau dans plusieurs pays du monde, notamment aux États Unis.
Si les origines de la date sont floues, ce qu'il se passe ce jour-là est en revanche très net : un paquet de gens va se retrouver complètement défoncé.
  Fumer de l'herbe le jour du 20 avril (autrement écrit le 4.20) de préférence à 4h20, ou 16h20 dans d'autres pays à base 24, est devenu une sorte d'Oktoberfest mais pour la marijuana. Un jour de célébration dédié à la consommation de cette substance.
Mais pourquoi cette date a été retenue plus que d'autres pour faire tourner sur toute la planète ? D'où vient cette tradition ? Et surtout, comment la communauté des foncedés a pu retenir un nombre suffisamment longtemps pour que cela devienne une tradition ?
L'origine du 420 a été minutieusement discutée depuis plusieurs années.
 
Le Huffington Post, le Los Angeles Times, High Times, ont tous mis leurs départements de fact-checking sur le coup. Il en ressort que la tradition est née en 1971 avec un groupe d'adolescents connus sous le nom des Waldos, qui ont grandi dans le Marin County, en Calfiornie. Ils ont été appelés les Waldos parce qu'ils aimaient traîner appuyés sur un mur, un « wall », pas loin de la San Rafael High School.
Les Waldos comptaient dans leurs rangs Mark Gravitch, Dave Reddix and Steve Capper. Ils ont d'abord essayé de protéger leur identité, pour préserver leurs vies futures d'adultes responsables.
Ils s'appelaient les uns les autres sur le même mode que celui des Ramones : Waldo Dave, Waldo Steve and Waldo Mark. Aujourd'hui ils assument leur rôle fondateur dans l'histoire de la weed.
Ils ont levé un drapeau 420 datant des années 1970 et on produit des lettres timbrées de la même époque, en guise de preuve. On y lit le fameux nombre utilisé comme code pour désigner la marijuana.
  Pourquoi les Waldos sont-ils sortis de l'ombre pour réclamer la paternité du terme ? Parce que les rumeurs autour des origines de celui-ci ont fait écran de fumée, aussi épais que celui de la plus grasse des hydroponiques.
Par exemple, une liste des fausses origines les plus absurdes du 420 :
420 n'est pas l'identifiant de la police pour signaler des infractions à la législation des produits stupéfiants. 420 ne désigne pas le nombre de principes actifs dans la marijuana. (C'est 315.) 420 est bien une manière de désigner la date d'anniversaire d'Adolf Hitler, mais la tradition ne vient pas de là. 420 est le résultat de la multiplication de 12 par 35. Les nombres que l'on trouve dans la chanson de Bob Dylan « Rainy Day Woman no. 12 and no. 35. » Cette chanson contient bien les paroles « tout le monde doit se défoncer ». Mais encore une fois, ce n'est pas pour ça que 420 est le chiffre préféré des fumeurs de weed.  
La véritable raison c'est que les cinq Waldos des débuts se retrouvaient à 4h20 de l'après-midi chaque jour pour partir à la recherche d'une mythique et légendaire plantation de weed abandonnée non loin de la caserne des gardes-côtes de Point Reyes.
D'après les Waldos, en 1971, ils ressemblaient au parfait cliché du lycéen californien fumeur d'herbe. Ils avaient entendu une histoire selon laquelle un type des gardes-côtes avait été obligé d'abandonner sa plantation de marijuana à Point Reyes. Les Waldos décident alors de partir en quête du champ fabuleux.
 
Ils s'étaient mis d'accord. Tout le monde se retrouvait sous la statue du microbiologiste français Louis Pasteur, à 4h20 de l'après-midi. Avant de partir dans les environs sauvages de Point Reyes ils fumaient un joint ou deux.
Ils ont cherché pendant des semaines. Ils n'ont rien trouvé. Rien qui s'approchait d'un champ plein de plants n'attendant que d'être fauchés et fumés. Mais ils en ont tiré au moins un code qui leur permettrait d'évoquer leur penchant pour l'herbe sans se faire cramer par leurs parents ou leurs enseignants.
 
Le terme 420 aurait dû mourir dans la région avec la fin des Waldo. Sauf que le grand frère de Waldo Dave était un pote de Phil Lesh, le bassiste des Grateful Dead.
  Les Waldo étaient le « patient zero » du 420, Lesh et les Grateful Dead en ont été le vecteur. Ils ont repris le terme et l'ont gardé avec eux pendant 35 années de tournées à travers la planète, pendant lesquelles ils ont fumé des joints, popularisant l'utilisation du terme 420 lorsque l'on parle de weed.
Une fois dans les mains de la communauté fantasque et subversive des fumeurs de joints — qui a toujours adoré le jargon foisonnant attaché à son amour de l'herbe — le 420 a fait son chemin dans plein d'endroits rigolos.
Toutes les horloges du film Pulp Fiction indiquent 4 heures et 20 minutes, il y a une loi 420 qui codifie l'usage de la weed en Californie. Le bornage kilométrique 420 sur une route de Denver a été volé tellement de fois, qu'ils l'ont changé pour un panneau moins habituel qui mentionne « 419,99 ». Internet a également fait exploser la popularité du terme.
 
Chris Connolly
Source: vice.com
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By mrpolo,
La Creuse, nouveau laboratoire de la légalisation du cannabis pour un usage médicinal. C’est en tout cas le projet du président du Grand Guéret Eric Corréia pour redynamiser l’économie locale. Dimanche 18 mars à 11h30. Présentation : Angélique Martinez
 
Photo© ETHAN MILLER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
 
Mais ce sujet de la légalisation du cannabis avec objectif thérapeutique est sensible en France. Cette thématique pose des problèmes de légalité et de volonté politique. Même si la France est régulièrement en tête des classements européens pour la consommation de cannabis.
 
Les invités
- Eric Corréia, président de l'agglomération Grand Guéret et conseiller régional PS qui porte ce projet expérimental de cannabis thérapeutique
- Florent Buffière pour l'association Norml qui milite en faveur du cannabis au niveau national
- Baptiste Nicaud, maître de conférence en droit pénal à l'université de Limoges
- Philippe Nubupko psychiatre responsable du centre Bobillot pole d'addictologie au CH Esquirol
 
(re)voir le débat
 
Source: france3-regions.francetvinfo.fr
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By mrpolo,
Extrêmement appréciée de ses clients pour son professionnalisme et son souci du détail, elle craint depuis toujours de se faire prendre. Et même lorsque les comestibles seront légalisés, elle devra continuer d’œuvrer dans l’ombre.
Photos courtoisie / Betty Cracker
 
Si les produits comestibles à base de cannabis ne seront pas en vente avant un an au moins, après la légalisation, certaines activités connexes ont déjà démarré et continuent de fleurir. C’est du moins ce que nous dit une boulangère bien respectée qui confectionne des desserts spéciaux.
 
On a rencontré « Betty Cracker », 34 ans, la femme derrière la légendaire The Original Betty à Montréal. Au cours des 10 dernières années, elle s’est affairée à produire des desserts infusés de cannabis dans sa propre cuisine. Il va sans dire que tout cela s’éloignait énormément de ses antécédents dans l’industrie de la mode.
 
  Avec une attitude aussi sucrée que ses desserts, Betty s’est gagné une réputation de fournisseuse de confiance, produisant au moins 1000 produits par semaine pour une vaste gamme de clients :de la maman à plein temps cherchant son chill au patient atteint du cancer cherchant à soulager sa douleur. Mais, bien qu’elle soit comblée par son travail, qui consiste à aider les autres à se sentir bien, elle craint toujours de se faire prendre. Même lorsque les comestibles seront légalisés, elle ne pourra pas tenir de boutique privée en raison du strict monopole d’État pour la vente de cannabis et de produits dérivés.
J’ai récemment discuté avec elle des rouages de The Original Betty et de son rêve de voir ses affaires être légitimées, afin qu’elle n’ait plus à restreindre sa passion entre les quatre murs de sa cuisine.
 
VICE : D’où te vient ta passion pour le cannabis?
Betty : Dans ma jeune vingtaine, j’étais barmaid pour aider à payer mes études universitaires. J’étais aux premières loges pour voir les ravages de l’alcool sur mes collègues et les clients. Il faut dire que ça ne m’a jamais vraiment intéressée [l’alcool]; le cannabis changeait mon état d’esprit avec des effets mineurs sur ma vie quotidienne.
  Comment es-tu passée de l’industrie de la mode au marché noir?
J’ai voulu trouver une façon d’accéder de façon sécuritaire au cannabis. J’ai commencé par organiser des événements, comme des ateliers sur le cannabis, pour éduquer la communauté [de consommateurs]. J’ai réalisé que mon objectif était d’aider les gens, plus particulièrement ceux qui sont malades. Le bouche-à-oreille a fait son effet et la demande s’est accrue. Honnêtement, ce n’était pas mon emploi rêvé. Mais étant dans l’industrie de la mode, j’ai toujours été passionnée par les tendances et l’avant-gardisme.
 
Comment obtiens-tu ton herbe?
La première étape a été d’obtenir un permis de possession auprès de Santé Canada, qui m’a fourni un accès sécuritaire – plutôt que de passer par l’industrie clandestine – et la capacité de posséder plus que ce qui est permis par personne avec une prescription du médecin.
 
Quels sont tes meilleurs vendeurs?
Certainement les biscuits parce que j’en ai 20 variétés. Les gens aiment aussi le maïs soufflé au caramel et les brownies, bien sûr. Pour ceux qui sont malades, je fais des desserts sans trop de sucre. Quant aux recettes, j’y vais vraiment avec les tendances, mais j'adore Ricardo! J'ai aussi un herboriste qui me guide.
 
  Donc, tu abuses de ton permis de possession et vends une substance inscrite à l’annexe II de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances . Qu'est-ce qui te différencie des revendeurs?
J’ai toujours vu cette aventure comme une initiative de recherche et de développement. Je me vois comme une activiste tentant de faire progresser les possibilités de transformation du cannabis. Ma philosophie est aussi de traiter les autres de la façon dont je souhaiterais être traitée. Je ne fais que leur offrir le meilleur service qui soit. Chaque produit est fait avec la plus grande attention portée sur les détails : des ingrédients de qualité, de sacs et autocollants « eat me for pleasure ». Souvent, les revendeurs vous traitent like shit. Mais je suis toujours inquiète de l’illégalité.
 
Sur ce point, j’imagine que tu as connu la peur de te faire prendre.
Bien sûr. Certains m’ont décrit comme une « paranoid android ». Bien que The Original Betty soit populaire, mes activités sont toujours clandestines. Par-dessus tout, je m’assure que le tout soit bien contrôlé et confiné pour réduire les risques. Écoute, mon but n’est pas d’avoir de nouveaux clients, mais, quand quelqu’un m’approche, je demande une référence.
  Si tu te faisais prendre, quelles seraient les conséquences?
Je peux compter sur le meilleur avocat criminel qui soit. Il me dit souvent que, si l’on considère que je n’ai pas de dossier criminel, et que la majorité de ma clientèle est composée de patients malades, je devrais être en mesure d’éviter la prison. Les autorités ont mieux à faire que d’essayer de m’attraper. Mais les conséquences pourraient être une résidence surveillée et sans doute quelques amendes. Tout ceci est encore une zone grise pour moi.
 
J’imagine qu’il est possible que tu demeures dans cette zone un certain temps. Pourquoi penses-tu que le gouvernement est si incertain quant aux produits comestibles à base de cannabis?
Contrairement à l’alcool, vous ne pouvez pas toujours mesurer votre tolérance aux comestibles puisque ceux-ci n’affectent pas tout le monde de la même façon. C’est probablement de là que vient la peur : les gens peuvent tomber en « coma vert » lorsqu’ils en mangent trop.
 
Prévois-tu des conséquences majeures à cause de cette décision?
Le gouvernement sait que le marché existera aussi longtemps qu’ils fourniront du cannabis aux gens…
 
Même lorsque les comestibles seront légalisés en 2019, les détaillants privés seront interdits au Québec, car la Société québécoise du cannabis aura le monopole. À quoi ressemblera ton futur?
Je vise la fusion avec un producteur commercial. Cela me donnerait l'opportunité d'appliquer mes connaissances et de donner aux gens ce qu'ils veulent. C’est ce que je dois faire pour survivre. Je suis tout à fait consciente que je n’aurai jamais de boutique : c’est notre réalité. Leave it to Québec to fuck it all up. Les monopoles, ça m’attriste. Ce sont toujours les mêmes familles qui ont tout.
 
Camille Chacra
 
Source: vice.com
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By mrpolo,
Fumer des joints atténuait ses douleurs. Opéré d'un cancer, suivi d'un traitement aux rayons, ce quadragénaire comparaissait mercredi 14 mars à la barre du tribunal correctionnel de Moulins. Les juges ont été cléments. Cannabis. Illustration. © Richard BRUNEL    
  La morphine ne suffisait plus à calmer ses douleurs : « J’en prenais jusqu’à 200 milligrammes par jour mais ça ne me faisait presque plus rien ».
Cet habitant du bocage bourbonnais, près de Moulins, est passé au cannabis. Il s’est mis à en cultiver chez lui : « Je ne voulais pas en acheter à un trafiquant ». 
Mélanome
Dans une brocante, pour 300 euros, il a acquis une chambre de culture pour faire pousser des graines récupérées dans son quartier. Puis il a mis les pieds en pleine terre dans son jardin, entre deux plants de tomates. Il consommait ainsi sa petite production. Poursuivi pour détention et usage de stupéfiant, ce Bourbonnais avait été opéré d’un cancer, un mélanome.
Le cannabis, ça me pose, ça me détend plus que la morphine.
  L’opération puis les séances de rayon qui lui ont abîmé un poumon, ont provoqué de fortes douleurs. Le cannabis le soulageait : « Je fumais un à cinq joints par jour suivant les crises de douleur », a t-il expliqué aux juges. « J’avais conscience que ce n’était pas légal mais le cannabis, ça me pose, ça me détend plus que la morphine. Je ne mettais personne en danger. En arrêtant de cultiver, je suis retourné sur la morphine. C’est une horreur ».
Une amende de 100 euros requise
Suivi par l’hôpital de Villejuif à Paris, le prévenu a fourni tous les justificatifs sur son cancer, ses traitements, l’ablation de trois de ses côtes, les douleurs ressenties. Un cas singulier dont a tenu compte la procureure Audrey Galaud qui a requis a minima en demandant une peine de 100 € d’amende :
« J’entends les justifications données d’un usage du cannabis à but thérapeutique. J’entends aussi votre situation particulière ». Mais en France, a ajouté la procureure, « il n'est pas permis aux personnes atteintes de maladies graves de prendre du cannabis ». 
Le Bourbonnais ne paiera pas les 100 euros d'amende. Les juges l'ont dispensé de peine. 
 
Source: lamontagne.fr
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By mrpolo,
ÉDITO - La marijuana, cette drogue désormais libéralisée dans une trentaine d'États américains, déchaîne un boom économique sans précédent jusqu'à Wall Street. Après la bulle de l'Internet, la bulle de la fumette...
 
Cannabis : "La fumette découvre l'économie de marché", décrypte François Lenglet Crédit Image : RTLnet | Crédit Média : RTLnet | Date : 13/03/201
 
Une révolution capitaliste : c'est ce qu'est en train de connaître le secteur de la fumette, alors que la Californie vient de libéraliser l'achat et la consommation du cannabis pour ce qu'on appelle "l'usage récréatif", et non plus seulement l'usage médical.

Des distributeurs entrent en Bourse. L'un d'entre eux est coté depuis quelques jours au Nasdaq, la Bourse des valeurs technologiques américaines. Les titres qu'il a mis en vente se sont littéralement arrachés, comme au bon vieux temps des valeurs de télécommunications.
Microsoft a même développé un logiciel spécifique pour faciliter la traçabilité des plans. Philip Morris, fabricant de cigarettes, réfléchirait à investir dans ce marché émergent.
Source: rtl.fr
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By mrpolo,
Start-uppers, politiques ou philosophes, ils ont tout prévu : coffee shops dans les cités, agences de pub spécialisées, taux de TVA...
 
Image : Flickr  
Comme il semble loin le temps où le militant pro légalisation se résumait à un rasta blanc originaire de Rennes accompagné de son fidèle djembé et toujours prêt à répondre à « l’appel du 18 Joint » – sorte de 4.20 à la française. Alors que le sens de l’Histoire semble donner raison aux pro-weed (légalisations massives dans les États américains, légalisation thérapeutique en Allemagne…), leur profil a muté en France. Ils ont bien compris qu’ils devaient délaisser le champ de l’hédonisme pour investir celui du réel. Exit le plaisir, place au business.
  Pour preuve, l’association Chanvre et Libertés a récemment changé de nom pour s’appeler… NORML. « Les usagers d’aujourd’hui ne se retrouvaient plus dans ce branding, qui jouait sur les stéréotypes libertaires, hippies, marginaux. Il était important de changer cette image », explique Olivier Hurel de NORML France, la branche française de l’influent réseau pro-légalisation américain. Chez NORML, on sait que le packaging sémantique est primordial. Du coup, on ne parle plus de légalisation – qui « a tendance à faire penser que c’est open bar », explique Hurel – mais de « régulation », un terme plus neutre mais qui revient globalement à la même chose, puisqu’il est question d’« encadrer légalement la production, la distribution et le contrôle des produits ». Usager occasionnel, diplômé en marketing et en ingénierie, Hurel est à l’image de ces nouveaux militants : déjà dans le coup d’après. Car à leurs yeux la légalisation (ou « régulation », donc) est inévitable.
« Le combat mondial est très clairement en passe d’être gagné », abonde Gaspard Koenig, philosophe à tendance libérale, figure médiatique et moderne de la légalisation du cannabis en France (et accessoirement sosie d’un des frères de JFK). « On voit bien que c’est un processus inéluctable. Quand la Californie s’y est mise, on a senti que c’était plié. » Puisque la question n’est plus de savoir si, mais quand cette légalisation aura lieu en France, les militants s’interrogent déjà sur les modalités de celle-ci, comme Koenig, qui ne fume pas de joints, mais vapote sa weed. Contre le monopole d’État, qui « créerait les mêmes défauts que tous les autres monopoles, comme les Télécoms, le tabac, ou la FDJ », Koenig prône la solution du marché et de la libre-concurrence – avec, tout de même, un régulateur qui fixerait des garde-fous. Mais il va falloir s’y mettre rapidement car, selon Koenig, « plus on vient tard, plus on sera soumis à des industries qui existent déjà. »
  « On doit démontrer que c’est un business rentable et créateur d’emplois » - Laure Bouguen, canna-entrepreneuse.
Cette crainte d’arriver après la bataille, Laure Bouguen la connaît bien. Cette jeune entrepreneuse bretonne, dont les grands-parents cultivaient du chanvre, a lancé dès 2015 sa marque de cosmétique, HO KARAN, dont les produits contiennent de l’huile de cannabis, et bientôt du CBD. « En France, on est déjà passé à côté de la vague Internet, et on risque de passer à côté de celle du cannabis », redoute-t-elle. Dans le rôle du méchant briseur de rêves entrepreneuriaux français, on retrouverait une nouvelle fois les États-Unis, qui comptent imposer leurs normes au marché mondial de la weed, comme ils l’ont fait pour Internet. Du coup, pour éviter de se retrouver avec de la weed américaine bourrée aux OGM, il faut faire évoluer la législation. Bouguen est persuadée que cela se fera grâce au business. « On doit démontrer par A + B que c’est un business rentable qui crée de l’emploi. »
D’autant plus que les débouchés économiques potentielles ne manquent pas. C’est ce qu’affirme un autre pionnier du « cannabiz », Antonin Cohen, qui identifie deux secteurs à investir pour les start-ups françaises : les « ancillary businesses » (business auxiliaires), qui ne touchent pas directement à la plante de cannabis (matériel de culture, médias en ligne, agences de marketing spécialisées, voyages à thème…) et le chanvre industriel (une variété de cannabis qui contient moins de 0,2% de THC), dont les débouchées sont nombreuses dans le bâtiment et les compléments alimentaires. « C’est une manière de faire du cannabis sans rentrer dans la complexité réglementaire liée à la présence du THC, » pose l’entrepreneur.
  Vu le labyrinthe légal qui entoure le business du cannabis en France, certains essaient d’envoyer la balle directement dans le camp de l’État. C’est le cas d’Éric Correia, conseiller régional de la Creuse, qui a proposé de faire de son département un laboratoire de la weed médicinale pour relancer l’activité de ce territoire en crise. L’affaire est très sérieuse : le préfet a déposé la demande de Correia au Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) – sans réponse pour le moment. Mais l’idée fait déjà des émules. « On me contacte pour acheter des hectares dans la Creuse et produire du cannabis », se félicite Correia, qui précise que d’autres départements, comme l’Orne, essaient de lui piquer l’idée. « De toute façon, c’est sûr que ça va finir par arriver », assure le conseiller régional. « La question c’est : est-ce qu’on achète ailleurs ou est-ce qu’on le fait chez nous ? Il y a tout ce qu’il faut pour que cela puisse partir d’ici ! On a des organisateurs, des filières, des champs, des serres, et des fermes avec des unités de méthanisation. Ça aura une retombée directe dans l’économie de la région. »
« Les petits dealers deviendraient des vendeurs assermentés, soumis à la TVA » - Gaspard Koening, philosophe et militant pro-weed
Certaines régions particulièrement touchées par les trafics pourraient aussi profiter d’une légalisation pour éviter d’en subir les effets néfastes. C’est la conviction d’Éric Piolle, maire (EELV) de la ville de Grenoble, connue pour être une plaque tournante de la drogue en France. « Cela gangrène les quartiers populaires et pourrit la vie des habitants », explique-t-il. Si l’objectif du maire est clairement sécuritaire, il n’oublie pas les potentielles retombées économiques. « Cela permettrait de faire de la prévention, et du développement économique, dans ces quartiers en proie au trafic », ajoute-t-il.
  Cette visée sociale de la légalisation du cannabis, qui découle directement de la question de l’économie des cités, est un argument de poids. Chez NORML France, on propose par exemple de s’inspirer des Cannabis socials clubs ou bien d’« imaginer des serres municipales dans les quartiers stigmatisés pour créer de nouveaux emplois, récupérer des taxes, et financer des actions de santé publique ou sociale. » Dans la même ligne, Gaspard Koenig regarde du côté de la Californie, qui a décidé de donner des microlicences aux personnes qui avaient été condamnés pour une infraction liée au cannabis. Ainsi, les victimes de la prohibition deviennent les premiers bénéficiaires de la légalisation. « Quand je transpose ça en France, on pourrait faire des petits dealers, des vendeurs assermentés soumis à la TVA », propose le philosophe.
Reste que la paralysie au niveau des autorités françaises reste totale. « En France, le blocage est surtout institutionnel », décrypte Koenig, qui rappelle que dans tous les pays où la législation a évolué, cela s’est fait par un référendum à initiative populaire. Une donnée importante car la France reste le pays d’Europe où l’on fume le plus de cannabis. Les 5 millions de fumeurs de weed tricolores seront-ils autant de militants potentiels ?
 
Source: vice.com
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By mrpolo,
Jacques Weber, acteur et réalisateur de talent, s’est déclaré en faveur de la légalisation du cannabis dans l’émission « Les Terriens du Dimanche » du 25 février.
    Il en a également profité pour pointer du doigt l’absence du cannabis médical en France en dépit des nombreuses études ayant montré son efficacité.  
« D’abord, je voudrais dire qu’il y a des choses qu’on oublie de dire. C’est que dans le milieu hospitalier encore je crois, c’est pas possible, on ne peut pas traiter certains choses avec le cannabis, alors même que tout le monde a constaté que sur certaines maladies graves, c’était un accompagnement qui faisait un bien fou, qui détendait les gens… Mais je crois que la bonne solution c’est de légaliser le cannabis, comme dans beaucoup beaucoup de pays où parait-il ça fonctionne très bien, et moi je pense en effet, ça demande une responsabilité politique extrêmement importante d’accompagnement, c’est très complexe, mais je pense que c’est la bonne et la seule solution. »
 
Mr Weber, invité de l’émission, répondait à une question posée par Thierry Ardisson dans le cadre du sujet « Cannabis : pourquoi faudrait-il légaliser ? » mené par Natacha Polony.
Cette dernière, après avoir rappelé « l’échec absolu » d’une loi très répressive alors même que le pays est un des plus gros consommateurs de cannabis d’Europe, a présenté un reportage sur Thomas Duchêne, fondateur de Plantasur, l’un des plus gros grossistes en grow shops d’Europe.
 
Au terme de ce reportage, Natacha Polony s’est dite elle aussi en faveur d’une légalisation du cannabis avec une filière d’Etat, avec des arguments plutôt véhéments contre le cannabis : « Dieu sait que je ne cautionnerais jamais ça parce que c’est une saloperie qui fait des dégâts énormes. […] C’est pas anodin du tout le cannabis, c’est pas anodin. Ca grille des neurones, ça peut provoquer des dépressions, sur les sujets un tout petit peu fragiles ça amplifie le mal-être, ça peut déclencher des psychoses, des schyzophrénies, donc c’est absolument pas festif comme on le fait croire. »
 
Egalement autour de la table, Franz-Olivier Giesbert ne croit pas à la légalisation du cannabis, tout en précisant qu’il ne croit pas qu’il y ait de solution tout court. Il prédit qu’une légalisation serait une « catastrophe » pour « les banlieues, les quartiers, où ça se passe » et pense qu’il faut d’abord « régler le problème de la jeunesse par l’école, par la formation, par le travail » et « après on peut s’occuper de la drogue ».
Pour Hapsatou Sy, autre animatrice de l’émission, une filière légale du cannabis n’empêcherait pas certains réseaux de coexister et de continuer à vouloir proposer du cannabis moins cher ou à destination des mineurs.
 
Newsweed vous propose de retrouver ces séquences ci-dessous (pour Jacques Weber, à partir de 9’32.

Aurélien BERNARD
Source: newsweed.fr
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By mrpolo,
Que connaît-on de la culture rastafari ? Nous sommes la majorité à penser – mis à part le fait de se laisser pousser des dreadlocks, de fumer du gandia et d’écouter du reggae - qu’il n’y a pas grand-chose à savoir à propos du rastafari.  Mais loin de là. Cette culture dissimule une riche et fascinante histoire qui, jusqu’ici, était impopulaire aux yeux du grand public, mais qui a pourtant tout le mérite d’être dévoilée.
 

 
Retour à l’ère coloniale, où les peuples minoritaires ont été déracinés de leurs terres par les Blancs pour s’embarquer dans les bateaux négriers en direction de la Jamaïque. Ceux en provenance d’Afrique étaient maltraités,  victimes de discrimination. Ils se sentaient déracinés et perdus et avaient un réel besoin d’identité. Il faut dire que l’émergence du Rastafari, initié par Leonard Percival Howell (voir ci-dessous) plus tard dans les années 1930, a su donné sens à leur vie. Le Rastafari représente alors une alternative spirituelle, une tentative d’assurer la survie de la culture africaine, un anti-esclavage initial, anticolonial et une lutte anti-impérialiste.
 
 
 
Les Afro jamaïcains et les Indiens: des peuples réprimés
Les travailleurs importés d’Inde (1845-1917) étaient également un peuple arraché et réprimé. Les Afro-Jamaïcains les ont alors accueillis.  
Un sadhu en pleine méditation Le documentaire dreadlocks story nous raconte – à travers des interviews de jamaïcains, de sadhus entre autres –  comment les liens entre les travailleurs indiens et les Afro Jamaïcains se sont mutuellement tissés au fil des  années. Ils ont partagé leurs états d’esprits et certaines de leurs valeurs communes. Face à l’oppression, ces deux communautés ont – sans le réaliser – choisi de tisser un lien très fort pendant cette période pénible. 
Les sadhus du Népal, avec leurs dreadlocks Une parenté formée d’une souffrance partagée. Les deux communautés enlevées par la force de leur patrie, réprimées par le système colonial britannique. Elles se sont côtoyées, adoptées, absorbées mutuellement. D’où le parallélisme flagrant entre ces deux cultures de nos jours. 
 
Leonard Percival Howell: le premier Rasta - la voix contre l’oppression !
Leonard Percival Howell, est le fondateur du mouvement rasta. Même s’il n'a inventé ni les dreadlocks, ni l'herbe (introduite en Jamaïque par les Indiens) et encore moins le reggae, il a apporté à la Jamaïque une convergence, un ensemble de revendications et d’attitudes. C’était un révolutionnaire, après avoir soutenu les propos de Marcus Garvey et avoir participé avec ferveur à la déification d’Hailie Selassie, Leonard Percival Howell s’est fermement engagé à réunir le peuple jamaïcain contre l’oppression. 
Leonard Percival Howell - l'un des précurseurs du mouvement Rastafari A l’époque, révolté par la domination des blancs dans le pays, en 1934, Howell a clamé la noblesse de la race noire en prônant la marijuana comme sacrement. Jadis, un Noir s'adressait à un Blanc, tête baissée. Et lui n’hésitait pas à crier haut et fort qu'il fallait cesser de verser l'impôt à la Reine d'Angleterre. 
En 1939, Howell est devenu le premier homme noir à acheter et posséder un lopin de terre dans les montagnes de St Andrews, en Jamaïque, appelée le Pinnacle, où il a bâti la première communauté rasta. Il y prêchait des idées d'autonomie, de liberté, de mise en commun des moyens de production, de fraternité entre les hommes et les peuples. Malheureusement,  Howell a été persécuté par le gouvernement de la Jamaïque et son lieu de rassemblement détruit maintes fois, pour finalement être totalement incendié par les colons en 1958.
Surnommé le Gong ou Gangunguru, Howell est considéré comme une personne d’influence, voire un prophète tout comme Marcus Garvey auteur de la fameuse phrase : «Regardez vers l'Afrique, où un roi noir sera couronné, car le jour de la délivrance est proche.»
Howell vivra ses derniers jours dans la réclusion totale – suivant la pression imposée par les forces gouvernementales – après maintes incarcérations et séjours forcés en hôpital psychiatrique. Il rend l’âme le 12 février 1981. Il aura été la voix du peuple.
 
 
 
Le rastafarisme: une religion ?
 
Alors que certains parlent de religion, d’autres parlent plutôt d’une réalité. Une culture. D’ailleurs, certains préceptes rastafari varient selon les individus et les communautés. Ils sont nombreux à éviter l'alcool, la consommation de la chair, la violence, la politique, fument de l'«herbe sacrée» et se laissent pousser les cheveux, tout ceci dans le respect de la nature et de l’évolution vertueuse de l’être humain – sans les artifices du monde occidental.  Mais chaque individu est libre d'élaborer ses propres règles, puisqu'il est en contact direct avec son créateur.
Réunion spirituelle, connue comme le nyabinghi, à Tranquebar, le 15 mai 2016.
 
 
Même la divinité de l'empereur d'Ethiopie Haïlie Sélassie n'est pas reconnue parmi tous les rastas: certains reconnaissent Jésus en tant que Messie, d'autres préfèrent la notion d'une «mystique naturelle» qui habite toute chose et fait de nous des êtres divins.
Le rastafarisme est une anarchie totale, sans chefs où rien n’a été établi. Le mouvement abrite différentes branches, séparées par de subtiles différences, allant des plus libres aux plus rigoureuses, comme le groupe appelé «les douze tribus d’Israël» et dont l’un des plus célèbres adeptes était Bob Marley.
Bob Marley, le messager de paix 
 
 
La popularisation du mouvement Rastafari
Aurions-nous connu la culture rastafari si Bob Marley n’était pas devenu aussi populaire ? A travers ses messages conscients d’unité et d’amour, Bob Marley était l’un des premiers à toucher le cœur de plusieurs milliers de personnes, des différentes couches sociales, à travers tout le globe. Fort de son succès planétaire, l’auparavant méconnu Jah Rastafari a commencé à retentir un peu partout dans le monde, à la radio, en disque vinyle ou en cassettes. Ces messages relatant – la discrimination des Blancs envers les Noirs, les conditions de vie misérables, la décadence politique, les messages d’unité, d'autosuffisance et d'autonomisation ou encore la vision positive du changement – ont été perpétués de génération en génération et continuent de l’être, grâce au reggae. Tel est l’héritage que laisse Bob Marley 35 ans après sa mort. Une popularisation du reggae, mais bien plus encore, du rastafarisme.
 
 
Retrouvez l'une de nos anciennes vidéos sur la culture Rastafari à Maurice (en vo créole):
 
 
Source: lexpress.mu
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By mrpolo,
Un nouveau dispositif, en Israël, permet de vérifier les pourcentages de cannabinoïdes dans son cannabis.
 
 
 
Faire sa propre analyse de cannabis à la maison est maintenant possible sans détruire ou endommager le cannabis, cet appareil permet de déterminer les taux de THC et CBD. Cependant, son prix est de 3 999 $ et il n’est vendu qu’aux États-Unis.
 

Au cours des dernières années, des sociétés du monde entier ont essayé de trouver une solution qui permettrait aux consommateurs de cannabis, y compris médical, de savoir exactement ce que leur cannabis contient en termes de quantités d’ingrédients actifs.
 
En effet, le THC est une substance ayant un effet psychoactif relativement important. Plus le cannabis en contient et plus le produit sera puissant.
Tout aussi important est le rapport entre le THC et le CBD. Le second composant équilibre les effets du THC.
Après quelques tentatives infructueuses de la part d’entreprises du monde entier, vient maintenant le produit qui, pour la première fois, va pouvoir relever ce défi.
Cette société propose une vidéo expliquant le fonctionnement de son système.
 
 
Cet appareil se nomme GemmaCert. Il sort des laboratoires de la société Cannabi-Tech, créée en 2015 par le Prof. Oded Shoseyev et le Dr. Guy Setton de la Faculté d’Agriculture de Rehovot.
GemmaCert devrait identifier les taux de THC et de CBD dans chaque fleur de cannabis introduite et le ferait selon l’entreprise en 30 à 60 secondes.
Comment ça fonctionne?
Après avoir inséré la fleur dans l’appareil, des techniques d’analyse d’images et de spectroscopie dans l’infrarouge compare avec la base de données des analyses précédentes.
Les résultats sont affichés sur l’écran de l’appareil mobile, dans une application dédiée fournie avec l’appareil et nécessite un abonnement mensuel.
 

 
À ce jour, le produit est testé aux États-Unis seulement. En été seulement, il devrait être vendu dans les magasins.
Récemment, Cannabi-Tech a annoncé qu’elle avait recolté 1 million de dollars d’investissement. Ainsi, ce montant se rajoute aux 2,25 millions qu’elle avait déjà récolté.
À l’avenir, la société prévoit de produire des mises à jour de l’appareil afin qu’il puisse également vérifier les taux de CBG, CBC, CBN et X8 THC.

 
Gemmacert permet de tester le cannabis L’appareil se branche avec une connexion USB.
Le prix est pour le moment de 3 999 $ et ne convient donc qu’aux grandes entreprises ou aux professionnels de vente au détail. Cependant l’entreprise estime que le coût diminuera à mesure que la production augmentera.
 
Source: blog-cannabis.com
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By mrpolo,
Une série de données scientifiques récentes laissent penser que le cannabis pourrait protéger les vieux cerveaux de la sénescence. À quand des joints dans les Ehpad?
Photo - Bonne nouvelle | Johann Walter Bantz via UnsplashLicense by
 
Nous sommes encore bien loin d’en avoir fini avec le cannabis. En France, plus gros consommateur européen, le gouvernement refuse d’envisager sa dépénalisation et se borne à de prochains aménagements dans les sanctions policières frappant les usagers les moins chanceux –ou les plus défavorisés. Quant à son usage thérapeutique, il est toujours invraisemblablement interdit.
 
Dans le même temps, de nouvelles perspectives scientifiques se dégagent, laissant augurer de nouvelles indications médicales. Une possible révolution scientifique, médicale et pharmaceutique. Le dernier point des travaux sur le sujet vient d’être fait dans la revue Médecine/Sciences sous la signature d’Hélène Gilgenkrantz(1).
Aucune plaisanterie, ici. Comme son nom l’indique, ce mensuel indexé dans PubMed/Medline n’est pas du genre à militer pour les causes libertariennes. On ne l’achète pas en kiosque et sa lecture est souvent ardue, réservée aux spécialistes de la biologie moléculaire contemporaine qui œuvrent à notre avenir modifié. Quant à l’auteure, elle présente toutes les garanties que peuvent offrir les institutions scientifiques françaises: «Centre de recherche sur l'inflammation, Inserm-U1149, université Paris Diderot, Sorbonne Paris Cité, Faculté de médecine Bichat, Paris».
Indispensable système endocannabinoïde
Pour autant la livraison de janvier de Médecine/Sciences ne manque pas d’étonner. Tout ou presque se passe ici au sein du «système endocannabinoïde». Les cannabinoïdes sont un groupe de substances chimiques qui activent dans le corps humain et chez les mammifères des récepteurs éponymes. Le plus connu des cannabinoïdes est le tétrahydrocannabinol (THC), l’un des principes psychoactifs de la plante cannabis.
 
Le système endocannabinoïde est quant à lui constitué de l’ensemble des récepteurs cannabinoïdes (classés en deux catégories: CB1, présent dans le système nerveux central et CB2, en différents endroits de l’organisme), auxquels se lient des molécules spécifiques produites au sein de l’organisme ou apportées de l’extérieur –notamment le THC du cannabis.
Au-delà de cette action, le système endocannabinoïde semble directement impliqué dans de nombreuses fonctions essentielles à l’homéostasie de l’organisme dans son ensemble. Bien des éléments laissent penser que les données actuelles ne sont que fragmentaires, préfigurant une prochaine lecture du vivant humain –comme en témoigne L'Ordre étrange des choses, le dernier ouvrage du neuroscientifique Antonio Damasio.
 
On sait que l’activité du système endocannabinoïde diminue avec l’âge, de même que l’expression du récepteur CB1, qui relaie ses principaux effets. «Existe-t-il pour autant un lien direct entre cette baisse d’activité du système endocannabinoïde et la diminution des capacités cognitives associées au vieillissement?», demande d’Hélène Gilgenkrantz.
 
Tests chez la souris
En cherchant à répondre à cette question, une équipe germano-israélienne a obtenu des résultats étonnants permettant de revisiter la chanson de Georges Brassens «Le temps ne fait rien à l’affaire».
Pour déterminer si une exposition chronique à de faibles doses de THC avait des effets comparables sur les performances de mémorisation, les auteurs ont implanté une pompe dans le cerveau –précisément l’hippocampe– de souris jeunes ou âgées. Cette pompe a délivré pendant quatre semaines une dose quotidienne soit de de THC à 3mg/kg, soit un substrat neutre servant de contrôle. Ils ont ensuite soumis les souris traitées au test dit «de la piscine de Morris».
Il est alors apparu que si le traitement par le THC aggravait les capacités cognitives des jeunes animaux, l’administration chronique de la substance permettait à la souris âgée (12 à 18 mois) de retrouver une capacité de mémorisation comparable à celle de la souris jeune non traitée.
Hélène Gilgenkrantz explique que les améliorations cognitives induites par le THC chez la souris âgée sont confirmées par des données génétiques impliquées dans la durée de vie:
Plus récemment, son effet neuroprotecteur in vitro sur les plaques amyloïdes observées dans la maladie d’Alzheimer a ouvert de nouvelles pistes.
Le Sativex® toujours absent des pharmacies françaises
Cette somme de résultats permettent d’avancer des arguments scientifiques justifiant de continuer à proscrire le cannabis pour les plus jeunes, mais de le proposer désormais aux plus âgés pour améliorer leurs performances mnésiques, cognitives et intellectuelles. À quand un essai clinique dans quelques Ehpad sélectionnés?
Pour l’heure, les formulations pharmaceutiques du cannabis –commercialisées dans quelques pays seulement– ont un usage limité aux soins antalgiques, en particulier pour soulager les douleurs de la sclérose en plaques ou les nausées induites par certaines chimiothérapies.
 
La situation est tout particulièrement ubuesque en France, où l’une de ces formulations pharmaceutiques, le Sativex®, est autorisée depuis quatre ans à être mise sur le marché, mais ne l’est toujours pas faute d’accord sur le prix.
Commercialisée par le laboratoire Almirall, le Sativex® est une association de deux extraits de feuilles et de fleurs de cannabis utilisée, chez certains malades, «dans le traitement des symptômes liés à une spasticité due à une sclérose en plaques».
Son autorisation de mise sur le marché (AMM) en France, au début de l’année 2014, a été saluée par Marisol Touraine, alors ministre des Affaires sociales et de la Santé. Elle rappelait que c’était elle qui avait ouvert la possibilité, par un décret du 5 juin 2013, que des médicaments dérivés du cannabis puisse solliciter une AMM en France.
Il y a quatre ans, tout était prêt: «Nous allons mettre en place un suivi en matière de pharmacovigilance et d’addictovigilance», expliquait Nathalie Richard, de la direction des stupéfiants à l'Agence nationale de sécurité du médicament.
 
Les chiffres de vente seraient surveillés de près et on ferait tout pour éviter les abus et les prescriptions hors AMM.
«C’est une bonne nouvelle pour les patients français, qui étaient quasiment les derniers en Europe à ne pas pouvoir bénéficier du Sativex®, se réjouissait Christophe Vandeputte, directeur de la filiale française d’Almirall. Cette AMM est l’aboutissement de trois ans de discussions. C’était un dossier délicat dans un environnement explosif, mais l’issue est très positive.»
Quatre ans plus tard, le Sativex® n’est toujours pas dans les pharmacies françaises.   
Rien, depuis n'a changé. Les choses évolueront-elles lorsque les consommateurs de cannabis récréatif feront l'objet de simples contraventions et que des essais cliniques seront menés chez les plus âgés?
1 — Gilgenkrantz H., «Effets paradoxaux du cannabis sur la mémoire. Une question d'âge!», Med Sci (Paris) 2018; 34: 15–16.
Jean-Yves Nau
Journaliste   Source: slate.fr  
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By mrpolo,
C’est la Saint-Valentin, et qui dit Saint-Valentin, dit évidemment contexte idéal pour parler de sexe et de cannabis.
 
 Pour rappel: Selon une étude américaine, les consommateurs ont un nombre de rapports sexuels 20% plus élevé.
"L'étude ne dit pas que si vous fumez davantage, vous aurez plus de rapports sexuels", nuance le médecin. Mais elle vient certainement infirmer l'hypothèse selon laquelle la consommation de cette drogue diminuerait la ou augmenterait les problèmes d'érection. 
A l’approche de la Saint-Valentin, comment planifier la journée cannabique parfaite avec la personne qui vous est chère ? Voyons ici certains des produits et idées les plus répandus !
 
Bouquet de buds
Pour choyer la personne qui leur est chère à la Saint-Valentin, les résidents de Los Angeles peuvent opter cette année pour quelque chose de vraiment spectaculaire ! Un cadeau qui impressionnera certainement le plus raffiné des stoners – un magnifique bouquet de buds composé d’une once de marijuana biologique Purple Princess, agrémenté de fleurs sauvages et d’herbes aromatiques, dont l’eucalyptus, cueillies à la main. A 400 $, ce formidable cadeau n’est pas peu cher, mais il remporte assurément la palme pour sa créativité et sa singularité.
Les soupirants stoners souhaitant courtiser l’être aimé avec ces bouquets impressionnants doivent faire vite puisque le fabriquant, Lowell Farms, a limité la production à seulement 500 bouquets. Il faut noter que cette offre est exclusive aux utilisateurs médicaux enregistrés.
Bouquet de buds de Lowell Farms Le CannaHeart
Vous préférez peut-être offrir quelque chose d’un peu plus durable le jour de la Saint-Valentin. De Manchester, au Royaume-Uni, le créateur artisanal CannaBuy offre de fantastiques boîtiers pour fumeurs, des plateaux et des accessoires en bois fabriqués à la main – et notre produit préféré parmi tous ceux offerts est sans contredit le CannaHeart.
Cet accessoire utile et attrayant est un merveilleux cadeau et il peut être personnalisé spécifiquement pour ce cher stoner qui est dans votre vie grâce à une inscription de votre choix. Par ailleurs, vous pouvez le rendre encore plus spécial en remplissant la boîte de petits cadeaux pour stoners, ou même de buds fraîchement manucurés de votre sélection !
Commandez dès que possible pour obtenir une livraison avant la Saint-Valentin – si vous êtes rapide, CannaBuy peut expédier partout au Royaume-Uni dans un délai de 2 à 4 jours et partout ailleurs dans le monde dans un délai de 7 à 10 jours.
Vous pouvez aussi économiser en cultivant votre propre bouquet de buds pour l’année prochaine!
CannaHeart de CannaBuy Lingerie en chanvre
La Saint-Valentin parfaite devrait évidemment comprendre de nouveaux sous-vêtements sexy. C’est dommage qu’il y ait encore si peu de lingerie en chanvre de grande qualité, car ce textile est vraiment exceptionnel (mais vraiment coûteux !). Une entreprise britannique, Enamore, a produit une magnifique gamme de lingerie de style vintage en chanvre avant, semble-t-il, qu’elle ne disparaisse mystérieusement autour de 2012. Toutefois, Natural Store UK et Polyvore ont encore une ou deux de leurs adorables camisoles, lesquelles sont fortement recommandées !
Hormis ces produits, nous avons découvert qu’Etsy est l’une des meilleures sources de lingerie en chanvre, rassemblant une fabuleuse variété de choix pour hommes et femmes, de même que des créateurs artisanaux de plusieurs pays. Il est donc possible que vous trouviez près de chez vous un créateur de mode fabriquant des vêtements en chanvre à la main. Jusqu’à maintenant, nos préférés comprennent ce string scandaleux du créateur de mode bulgare Karsona11 et cette belle brassière en chanvre crocheté du créateur de mode américain DarbyandCitiky – alors pourquoi ne pas se glisser dans quelque chose de plus confortable à la Saint-Valentin ?
Huile à massage Cannalife
Alors que votre parfaite soirée de Saint-Valentin progresse, avec son ambiance sensuelle et voluptueuse, quoi de mieux qu’un massage luxueux et langoureux par la personne qui vous est chère ? Un massage est d’ailleurs un merveilleux cadeau, mais lorsqu’il est associé au cannabis, la possibilité d’un plaisir pur est fortement exacerbée ! Mieux encore, l’huile à massage au cannabis est très simple et rapide à préparer à la maison si vous avez en main les bons ingrédients.
Bien entendu, si la fabrication maison n’est pas pour vous, il y a de nombreuses entreprises qui offrent divers types d’huiles à massage au cannabis – certaines peuvent contenir plus ou moins de THC, d’autres peuvent contenir des cannabinoïdes, comme le CBD par exemple. Evidemment, ces dernières ne sont pas toutes disponibles pour tous et partout – par exemple, cette merveilleuse et sensuelle huile à massage à base de cannabis contient 492 mg de THC par 120 ml et est disponible au Canada seulement.
Chandelles Kushed
Mais le massage le plus sensuel se doit d’être donné dans une ambiance parfaite. Vous souhaitez peut-être aussi vous faire plaisir avec une musique de flûte de pan réconfortante, des chants de baleines ou peut-être, si vous êtes vraiment sérieux dans vos intentions, du Barry White. Mais pour réellement préparer le terrain de façon mémorable et ajouter une dimension de décadence supplémentaire aux préliminaires, pourquoi ne pas allumer quelques chandelles parfumées au cannabis ?
De pareilles circonstances paroxysmales appellent les flammes des chandelles Kushed ! Cette entreprise établie aux Etats-Unis produit une gamme de chandelles infusées de délicieux terpènes de cannabis – lesquels ne sont pas psychoactifs et ne contiennent pas de cannabinoïdes, et peuvent donc être expédiés à travers le monde !
Chandelle « White Witch » de Kushed, infusée au chèvrefeuille, jasmin et cannabis Chandelles WOW et Kings of Kush
A l’instar de Kushed, WOW Candles est un autre fabricant de chandelles au cannabis qu’il vaut la peine de connaître. La disponibilité des produits WOW est limitée : ils ne se retrouvent que dans un nombre restreint de dispensaires du sud de la Californie. Si vous avez la chance d’être dans la région, passez les voir ! Elles ne sont pas que des chandelles : la « cire » (en réalité un mélange de gras et d’huiles) fondue sert d’huile à massage parfumée au cannabis.
Enfin, n’oublions pas de mentionner un autre fabriquant de chandelles au cannabis, Kings of Kush, dont les chandelles contiennent des profils de terpènes similaires à ceux de variétés populaires comme la Pineapple Express, la White Widow, la Blue Dream et la Maui Waui.
Ganja Vibes
Ganja Vibes, une entreprise établie à Denver et dirigée par des femmes, a créé tout un engouement dans le cercle des stoners ces dernières années, alors que la nouvelle se répand concernant l’existence de ses jouets sexuels amusants, fantastiques et étranges sur le thème du cannabis. Bien qu’ils ne contiennent pas de cannabis, ils ont été conçus par des stoners et pour des stoners, et leur incroyable esthétisme en fait des accessoires indispensables pour quiconque souhaite sérieusement être high et s’envoyer en l’air (préférablement les deux en même temps !).
Aussi, –
“Roses are red
Mary Jane is green
We like to get off
If you know what we mean”
– doit sûrement être l’un des meilleurs slogans publicitaires que nous ayons vus dans l’industrie jusqu’à présent !

Vibrateur Mary Jane de Ganja Vibes Foria Pleasure
Maintenant qu’on peut rayer de la liste les jouets de Ganja Vibes, il est judicieux de tenir compte des accessoires qui pourraient rendre l’utilisation de votre nouveau jouet encore plus amusante et agréable pour votre Valentin et vous ! Alors, que pensez-vous d’un lubrifiant infusé au cannabis ? Oui, c’est exact – l’entreprise Foria, établie en Californie, offre un lubrifiant au cannabis infusé au THC « inspiré par la tradition ancestrale de l’utilisation du cannabis comme aphrodisiaque naturel ». Toutefois, les produits de Foria sont (tragiquement !) disponibles seulement pour les patients médicaux enregistrés en Californie.
Quoi qu’il arrive, le THC et d’autres composés présents dans le cannabis peuvent augmenter la circulation sanguine et la lubrification naturelle, alors ajouter plus de lubrifiant produira certainement un effet assez bonifié ! Par souci de sécurité, il peut être prudent de mettre quelques serviettes dans votre sac de nuit…
Foria Pleasure de Foria Draps en chanvre
… Puisqu’après tout, il serait dommage de souiller ces magnifiques draps en chanvre de l’entreprise française La Redoute. Si vous recherchez purement et sensuellement le meilleur, alors vous être à la bonne place – ces draps somptueux sont composés à 100 % de textile de chanvre lavé et sont merveilleusement doux au toucher. Au prix de 160 € chacun, ces draps sont chers – tout comme la personne qui reposera sur eux !
 
Source: SensiSeeds
 
Mais encore...
Le préservatif Cannabis

Cannadom - Le préservatif saveur cannabis.

Je vous laisse découvrir la présentation du produit
 
Bonne St Valentin à tous les Canaweedeurs...
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By mrpolo,
Neurologie - Dans un contexte mondial actuel où la question de la légalisation du cannabis se pose de plus en plus, une nouvelle étude américaine suggère qu’en termes de "santé cérébrale" l’alcool serait plus dangereux que la marijuana.
Image - belchonock/Epictura
 
La problématique de la légalisation du cannabis conduit la communauté scientifique à mener de plus en plus d’études portant sur les dangers et les bénéfices de cette substance. Une équipe de chercheurs de l’Université du Colorado aux Etats-Unis a passé en revue l’ensemble des données d’imagerie existantes permettant d’analyser les effets de l’alcool et du cannabis sur le cerveau. Leurs résultats suggèrent qu’en termes de  "santé cérébrale", l’alcool provoque plus de dégâts que la marijuana. Ces derniers ont été publiés dans la revue Addiction en Août 2017.

Comparaison des effets sur le cerveau
 
Dans leur étude, les chercheurs américains mettent en évidence le lien entre la consommation d’alcool et les modifications à long terme de la structure des matières blanche et grise du cerveau. En revanche, en ce qui concerne la consommation de marijuana, aucun effet significatif à long terme n’est constaté sur la structure cérébrale. Aux États-Unis, le nombre de personnes ayant consommé de la marijuana le mois dernier est estimé à 22,2 millions, faisant de cette substance encore illicite dans la majorité des états, la drogue la plus couramment consommée.

Des résultats controversés
 
Aux Etats-Unis, la légalisation pour usage médical et récréatif a été étendue de par des modifications de la législation, ce qui permet aux chercheurs de réaliser des études plus larges sur les effets de la marijuana sur la santé, qu’ils soient dommageables ou bénéfiques. Cependant, les résultats rapportés par diverses études divergent : l’une établit le lien entre consommation de marijuana et risque accru de psychose chez les adolescents, une autre relate de la prévention possible de la migraine par les cannabinoïdes, tandis qu’une troisième met en évidence un lien entre consommation de marijuana et diminution du volume de l’hippocampe.

Il n’existe donc actuellement aucune cohérence en termes d’effets sur les structures cérébrales dans ces études. Cependant, les chercheurs de l’Université du Colorado précisent tout de même que toute réduction du volume des matières blanche ou grise du cerveau peut entraîner des altérations du fonctionnement cérébral.
Alcool versus cannabis : les chiffres-clés en France
L’observatoire français des drogues et toxicomanies a publié en Juin 2017 la 7ème édition de "Drogues, chiffres-clés". En ce qui concerne l’alcool, on dénombre 47 millions d’expérimentateurs dont 43 millions dans l’année, au sein desquels on retrouve 9 millions d’usagers réguliers, dont 5 millions d’usagers quotidiens.
Les chiffres du cannabis demeurent moindres : "seulement" 17 millions d’expérimentateurs dont 5 millions d’usagers dans l’année, avec 1,4 million d’usagers réguliers dont 700 000 usagers quotidiens.
En pratique, en termes de consommation d’alcool cela se traduit par une ingestion de 11,9 litres d’alcool pur par habitant de 15 ans ou plus. Le pourcentage de consommateurs quotidiens parmi les 18-75 ans s’élève à 10%, celui des consommateurs réguliers parmi les jeunes de 17 ans, à 12%. Par ailleurs, 49 000 décès par an sont imputables à l’alcool et le coût social atteint 120 milliards d’euros. Du côté du cannabis, 42 % des 18-64 ans l’ont déjà expérimenté contre 48% des jeunes de 17 ans. 9% de ces derniers sont des fumeurs réguliers.
 
Par Camille Boivigny
 
Source: Pourquoidocteur.fr
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By mrpolo,
À l’automne, l’injection de 245 M$ de Constellation Brands, l’un des plus gros producteurs et distributeurs de bière et vin au monde, chez un producteur de cannabis canadien, Canopy Growth, n’est certes pas passée inaperçue. Un investissement stratégique apparemment dans le but d’élaborer et commercialiser des boissons à base de cannabis.
 
 
À l’aube de la légalisation de la marijuana au Canada, cette action sous-tend-elle des avenues possibles pour les producteurs d’alcool en lien avec l’industrie du cannabis ? On le saura bien assez vite.
Il est difficile actuellement de s’avancer sur l’impact réel qu’aura l’arrivée de ce nouveau joueur dans l’arène de la consommation. En effet, nombre de questions demeurent sans réponses, ne serait-ce que de savoir de quel gouvernement, municipal, provincial ou fédéral retournera chacune des responsabilités… Au Québec, c’est à la Société des alcools du Québec (SAQ) que revient le mandat d’encadrer sa légalisation. « La Société québécoise du cannabis sera une filiale de la SAQ, un réseau distinct ayant pour mission d’assurer la distribution et la vente au détail du cannabis dans une perspective de protection de la santé, afin d’intégrer les consommateurs au marché licite du cannabis et de les y maintenir, sans pour autant favoriser sa consommation. Le gouvernement du Québec travaille présentement à préciser un projet de loi », précise Linda Bouchard, agente d’information pour la société d’État.
 
Encadrer la consommation légale de cannabis 
« La légalisation du cannabis est une décision qui relève du gouvernement fédéral et au gouvernement du Québec, nous souhaitons que cela soit accompagné d’un cadre réglementaire rigoureux », exprime Alexandra Régis, attachée de presse de la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie, Lucie Charlebois. Déposé en novembre, le Projet de loi 157 – loi constituant la Société québécoise du cannabis, édictant la Loi encadrant le cannabis et modifiant diverses dispositions en matière de sécurité routière – prévoit donner au Québec les moyens d’encadrer la vente, la distribution et la consommation de cannabis et nous serons prêts au plus tard le 1er juillet. » Rappelons que le Projet de loi a été élaboré à la suite d’un forum réunissant plus de 200 experts internationaux, de différentes consultations publiques et d’une consultation auprès des communautés autochtones, tenus quelques mois auparavant.
 
Maintenant, pourra-t-on cuisiner le cannabis et vendre ensuite ces produits transformés ou brasser de la bière avec du cannabis ? « Les produits dérivés relèvent du gouvernement fédéral. Dans le projet de loi C-45, il n’est pas prévu de les légaliser avant 2019. Au Québec, nous aurons un pouvoir réglementaire pour encadrer ces produits s’ils deviennent légaux », termine-t-elle.
 

Photo@Newsweed
Les premières impressions des brasseurs 
Difficile d’évaluer quel effet aura ce dérivé du houblon dans l’industrie et sur nos consommateurs une fois légalisé, répondent respectivement la directrice générale de l’Association des Microbrasseries du Québec (AMBQ), Marie-Eve Myrand et le directeur général de l’Association des Brasseurs du Québec (ABQ), Patrice Léger-Bourgoin. « À l’AMBQ, on est plutôt en mode wait and see.
« On comprend qu’il s’agissait d’un enjeu électoral pour Justin Trudeau et on espère que ce sera une occasion pour le gouvernement d’aller voir ailleurs pour récupérer de l’argent avec des taxes », explique celle qui se souvient avoir vu passer au dernier Craft Brewers Conference l’annonce d’une conférence sur la mesure d’un impact anticipé de la bière au pot. À l’ABQ, bien que l’on trouve prématuré d’envisager la question du brassage avec du cannabis, on suit la situation de près. « D’une part, pour observer comment les réflexions des différentes parties, dont le législateur et les autorités de santé publique, vont progresser. D’autre part, dès juillet, nous porterons une attention particulière au développement du marché », admet M. Léger-Bourgoin.
 
L’ABQ profite de cette tribune pour passer un message au gouvernement provincial. « Il serait logique et équitable que les revenus découlant de la commercialisation à venir du cannabis soient assujettis à des prélèvements fiscaux issus d’une taxe spécifique. La taxe spécifique sur l’alcool servant notamment à la protection de la santé et au financement du fonds des générations, il va de soi que le commerce de la marijuana, puisqu’il ne s’agit pas d’un produit banal, soit traité de la même façon que l’alcool. Surtout que le cannabis sera lui aussi vendu par une société d’État à vocation commerciale calquée sur la SAQ », dépeint M. Léger-Bourgoin.
 
Par Valérie R Carbonneau  
Source: bieresetplaisirs.com
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By mrpolo,
La banque d'affaires Bryan, Garnier & Co a publié une étude sur le développement possible du marché (officiel) du cannabis dans monde. Le mouvement de légalisation créé de nouvelles opportunités dans lesquelles les épargnants peuvent s'engouffrer.  
Le marché du cannabis légal va être multiplié par 12 en une décennie selon la banque.
© Fabrice COFFRINI / AFP  
Si le cannabis n'est toujours pas légalisé en France et que sa détention ou sa consommation vous expose (théoriquement…) à des poursuites pénales, rien ne vous interdit d'investir dans ce secteur d'activité dans les pays où il est légal. Ou, plus précisément, de placer une partie de votre épargne sur des titres d'entreprises exploitant la plante.
 
Selon un rapport de la banque d'affaires Bryan, Garnier & Co publié en janvier, le marché mondial légalisé (donc ouvert à l'investissement) pourrait représenter 140 milliards de dollars en 2027 contre "seulement" 12 milliards en 2017. Soit une croissance multipliée par 12 en 10 ans. Croissance "officielle" faut-il le rappeler, car la banque estime que le marché réel du cannabis représente aujourd'hui 177 milliards de dollars, donc que pas moins de 93% du marché est encore occulte.
 
Il n'y a pour l'instant que 25 pays qui ont légalisé le produit soit pour des usages médicaux, soit pour des usages récréatifs. Et parmi eux le Canada et les Etats-Unis (neuf Etats autorisent la consommation récréative) qui sont, sans surprise, à la pointe pour les entreprises exploitantes et les produits financiers liés à ce marché.
Bryan, Garnier & Co vous suggère en effet de s'intéresser soit à des sociétés grossistes ou détaillantes (avec trois sociétés canadiennes ayant pris une certaine avance dans le marché: Canopy Growth, Aurora Cannabis, Aphria), soit des entreprises des biotechs qui œuvrent en partie sur le cannabis, soit sur les sociétés qui commercialisent les accessoires accompagnant la consommation.
 
En tout pas moins de 200 entreprises cotées peuvent vous permettre de placer une partie de votre épargne. Aux Etats-Unis, il existe même quatre trackers (ETF) dédiés à ce secteur de marché dont les noms sont évocateurs: Horizons Marijuana Life Sciences Index ETF, ETFMG Alternative Harvest ETF, Junior Marijuana Growers Index ETF et The Marijuana ETF.
 
Si les perspectives sur ce secteur sont encore loin d'être visibles avec certitude, le cannabis s'annonce comme le futur paradoxe pour l'investisseur français: vous pourriez encaisser des gains en épargnant… que vous perdriez en amendes en consommant!
Par La rédaction de FranceSoir.fr
 
Source: francesoir.fr
 
 
 
Aux Etats-Unis, la Bourse se déride
Par Marjorie Encelot | investir.fr Les Millenials investissent enfin les marchés financiers. Aux Etats-Unis, selon un courtier, les clients de moins de 35 ans ont augmenté de plus de 70% sur un an, attirés fin 2017 par des placements un peu particuliers, loin des investissements à la papa.
 
 
Crédits photo : Canopy Growth
 
La Bourse a trouvé son élixir de jouvence. De la blockchain, de la « weed », soudain l’investisseur individuel a vingt ans de moins. C’est aux Etats-Unis, où pourtant le cannabis est interdit au niveau fédéral, que la machine à coup de jeune s’est mise en branle. Là-bas, les courtiers proposent à leurs clients d’investir sur les actions des producteurs de cannabis, soit directement là où elles sont cotées, sur les Bourses canadienne et australienne, soit sur le marché américain, mais de gré à gré, pour les valeurs qui ont également un ticker américain.
 
TD Ameritrade « observe une augmentation des nouveaux clients dans toutes les tranches d’âge mais la croissance de ceux de moins de 35 ans est considérable, en progression de 72% sur un an. » Au moment de présenter ses comptes du dernier trimestre de 2017, la semaine dernière, celui qui a été l’un des premiers à proposer au négoce les futures sur bitcoin rapportait un « intérêt grandissant », depuis la fin d’année dernière, pour les actions des producteurs de cannabis, pour celles liées à la blockchain et pour les cryptomonnaies en général.
10 % des ordres
Avec tout le battage médiatique qu’il y a autour de ces sujets, le PDG Timothy Hockey n’est « pas surpris » de ce nouvel engouement qu’il voit comme une belle opportunité de diversification de la clientèle. Parce que ce sont les Millenials, jusque-là absents de la Bourse, qui s’intéressent le plus à ces thèmes d’investissement. L’idée, c’est maintenant de les éduquer, de leur proposer gratuitement des fiches pédagogiques et des webcasts, de leur faire prendre conscience du risque et rendre cette « expérience d’investissement » la plus positive possible pour qu’ils aient envie d’aller au-delà de la blockchain, du bitcoin et des valeurs cannabis (dont les groupes pharmaceutiques qui proposent des traitements cannabinoïdes) qui, bien que tendances, ne représentaient que 10% du million d’ordres enregistrés début janvier, un record.
Chez TD Ameritrade, le négoce des futures sur bitcoin - trop volatils, trop dangereux - reste réservé à un nombre limité de « traders » qui ont l’expérience des contrats à terme. Le courtier réfléchit « à les populariser, mais doucement », assure-t-il. Même attitude prudente chez son concurrent ETrade. « Il s’agit vraiment de définir les exigences en matière de risque et de marge [dépôt de garantie], d’être proactif et de les revoir quotidiennement », a expliqué son PDG Karl Roessner à l’occasion de la grand-messe des trimestriels. Que ce soit pour les futures du CBoE ou du CME, les deux Bourses de Chicago qui ont lancé des produits sur le bitcoin, la marge chez ETrade a été fixée au niveau dissuasif de 80% là où, par exemple, elle n’est actuellement que d’environ 30% pour les futures sur le Cac 40.
 
 
Qu'est-ce qu'une marge ?
Les futures sont des produits à effet de levier ; votre courtier va financer une partie de votre investissement. Admettons qu’un contrat future sur le bitcoin vaille actuellement 10.000 dollars, que vous vouliez miser dessus mais que vous n’ayez pas l’intégralité de la somme, eh bien c’est possible ! En quelque sorte, le courtier va vous faire crédit. Mais dans le cas où celui-ci exigerait une marge de 80%, il vous faudra toutefois déposer sur votre compte le montant de 8.000 dollars pour pouvoir acheter un future sur bitcoin. Si le sous-jacent gagne 10%, le gain sera de 1.000 dollars qui, rapporté à votre mise de fonds, sera de 12,5%. 
 
 
Si ETrade freine volontairement le trading sur futures bitcoin, il croit en revanche beaucoup au potentiel des valeurs cannabis « qui représentent bien sûr un nouveau type de marché aux perspectives carrément planantes. »  L’un des fers de lance du secteur, le producteur Canopy Growth, coté à Toronto, a atteint des sommets en Bourse début janvier, à 44 dollars canadiens l’action, en hausse de 600% en sept mois (x7). Le cours a été multiplié par près de 1.800 en un peu moins de cinq ans !
  @marjoriencelot
Source: investir.lesechos.fr
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By mrpolo,
Suite et fin de la démonstration d’Éric, incarcéré pour trafic de cannabis. Celui-ci considère que donner des amendes aux consommateurs de stupéfiants n’enrayera en rien les pratiques addictives. Il faut à son sens débattre collectivement d’un projet de légalisation responsable.
  (© Laurent Grey/Konbini)
Donner des contraventions aux clients des dealers ? En plus du jugement moral que le projet de loi porte sur la drogue, il y a le problème de son manichéisme. En effet, cette vision binaire des choses consiste finalement à opposer des dealers à des consommateurs sur fond d’origine sociale.
 
C’est tout aussi réducteur que le discours qui consiste à opposer les méchants dealers agresseurs du quartier aux gentils consommateurs-victimes de la ville, sauf que cette fois, la rhétorique consiste à considérer que les méchants, ce sont les consommateurs qui se droguent sur le dos des habitants des quartiers moins favorisés.
Ensuite, la mise en place d’une telle mesure, dans les faits, se manifesterait par la contraventionnalisation des personnes qui subissent des contrôles, et on ne peut que se rendre compte, aujourd’hui, que ceux qui paieraient seraient encore et toujours les mêmes. Ainsi, une mesure qui, en théorie, vise à rétablir un équilibre, serait en fait, dans la pratique, source d’inégalités encore plus importantes. La pénalisation, là encore, est vouée à l’échec.
 
Il est temps de se rendre compte que le message gouvernemental, l’interdiction pure et simple, entre en contradiction avec la réalité sociétale, qui ne nie pas les dangers de l’addiction, mais considère que consommer des stupéfiants (si tu n’es pas dépassé·e par cette consommation et que tu respectes certaines règles), n’est pas un problème mais un choix que tu es libre de faire.
L’hypocrisie, c’est d’interpréter la volonté d’organiser la vente comme une incitation à la consommation des jeunes, quand on sait que le trafic fonctionne sur ses propres lois, se moque de l’âge de la clientèle, de son addiction éventuelle, de la qualité des produits vendus, et a pour seul et unique objectif la maximisation des profits.
 
Pour autant, il est réducteur, mais également dangereux, de n’évoquer la question des stupéfiants qu’à travers les prismes de la toxicomanie ou de la violence liée au trafic. La typologie des consommateurs de stupéfiants est aussi diverse que celle des consommateurs d’alcool, et pourtant on continue de parler d’eux comme s’ils étaient tous des toxicomanes victimes de leur consommation et des méchants dealers profitant de leur détresse émotionnelle.
Si l’on en faisait de même pour l’alcool, que nous ne l’évoquions que pour parler de l’addiction que sa consommation crée et des accidents dont elle est à l’origine, alors il faudrait interdire la vente d’alcool dès hier. Plutôt que d’opter pour cette solution unilatérale liberticide, faisons le choix de la responsabilisation, de la prévention.
 
Une politique de réduction des risques s’impose
Certains pensent que la légalisation du cannabis n’éradiquerait pas le trafic. Ils ont très certainement raison, mais je ne vois pas en quoi c’est un argument contre cette légalisation.
D’ailleurs, loin de moi l’idée de faire l’apologie de la consommation. Je suis plutôt pour une véritable politique de réduction des risques : il s’agit de mettre l’accent sur la prévention et non la répression, en encadrant la consommation de toutes les drogues. Cet encadrement de la vente permettrait de véritables dispositifs de prévention et de traitement des addictions.
Je suis loin d’être le premier à en défendre la légitimité et l’importance : le journal Dedans dehors, édité par la section française de l’Observatoire international des prisons, milite pour qu’en France, les pouvoirs publics fassent "tomber les œillères" quant à l’impasse de la guerre contre la drogue.
 
Car oui, il y aura peut-être toujours du trafic de stupéfiants, au même titre qu’il y a du trafic de cigarettes, d’alcool, de matériaux de construction, etc. Mais si la part de la vente clandestine de stupéfiants est réduite à ce qu’elle représente dans la vente de ces produits en vente libre, alors l’opération sera déjà un succès, non ?
Aujourd’hui, nous en sommes encore à nous demander quel message ce serait pour notre jeunesse que d’assouplir la législation sur le cannabis, alors que de plus en plus de gens en font pousser chez eux et que nous devons faire face à l’inévitable démocratisation de la vente de drogues de synthèse sur Internet.
Il y a une vingtaine d’années, Tryo parlait déjà du sujet :

Cette chanson prônait déjà une légalisation responsable du cannabis, pour que l’on puisse avoir une visibilité sur les produits que nous consommons, et réduire autant que possible leur toxicité.
Elle proposait également de prélever une taxe sur les ventes pour financer la prévention et le traitement des addictions ("Boucher le trou d’la sécu, en fumant mon tarpé"), de soulager la police d’un travail dont on voit aujourd’hui qu’il est contre-productif ("Ne plus transpirer à chaque contrôle d’identité"), mais aussi d’épargner aux consommateurs un jugement moral toujours présent aujourd’hui ("Qu’on arrête de me considérer comme un drogué").
À l’époque, en chantant cette chanson avec mes camarades d’école, j’étais loin de me douter qu’elle évoquait un problème qui, parce qu’il ne serait pas réglé vingt ans plus tard, m’amènerait en prison…


Bien sûr, étant donné la situation que nous avons créée et le nombre de gens qui vivent aujourd’hui de ces trafics, il serait naïf de croire qu’un changement de législation, sans la mise en place de dispositifs réels d’accompagnement des populations vivant de ce trafic vers des activités légales (liées au cannabis mais pas seulement), pourrait fonctionner.
Aussi, je pense qu’il faut inclure les acteurs du trafic à ce changement de législation, afin que le maximum d’entre eux puisse opérer une migration vers des activités diverses, avec l’aide de l’État. C’est seulement comme ça, et/ou en considérant toutes les drogues (car je ne dis pas qu’elles doivent être traitées de la même manière, surtout celles qui, comme l’héroïne ou le crack, génèrent une dépendance physique et nous exposent à d’autres dangers), que l’on pourra obtenir le débat le plus transparent et donc le plus efficace qui soit.
 
Pour un vrai projet collectif
Bien évidemment, il ne s’agirait pas ici d’exempter de poursuites judiciaires des personnes ayant eu d’autres activités illégales, des liens avérés avec le grand banditisme ou pire, avec le terrorisme. Ce serait plutôt bel et bien de permettre à des personnes ayant eu exclusivement des activités dans les stupéfiants d’intégrer ce processus qui inscrira notre société dans une démarche plus responsable quant au traitement de la question des drogues, et financera la redynamisation économique de quartiers et de villes par leurs habitants.
 
Dans cette perspective, il me semblerait donc logique que les revenus générés par une activité devenue légale deviennent eux aussi légaux, qu’ils soient taxés et qu’ils viennent alimenter notre économie, plutôt que l’économie parallèle.
Je pense que si l’on discute réellement, nous pouvons nous retrouver dans un projet collectif qui permettra de réhabiliter une partie de notre société et protégera toute la société bien plus qu’elle ne l’est aujourd’hui sur ces questions de drogues. D’autant que plus on attend, plus la situation s’aggrave, plus les fractures de notre société se creusent et plus il sera périlleux de mettre en place un changement de législation.
 
Nous avons attendu suffisamment longtemps, laissé d’autres pays prendre les devants. L’avantage, c’est que nous pouvons étudier ce qui se passe ailleurs, pour ne pas reproduire les mêmes erreurs et faire en sorte que cette opération, ce changement de législation, soit réellement une transition qui permette à terme à chacun d’être libre de ses choix de consommation tant qu’il ne remet pas en cause l’ordre public, et d’être protégé face aux dangers de l’addiction.
 
Débattons-en, en société adulte et consciente
Si, à mon sens, c’est en nous, consommateurs et dealers responsables, premiers concernés, que se trouvent les solutions aux problèmes liés à la drogue, nous ne pourrons rien faire sans le soutien de l’État, sans l’ouverture de ce débat sérieux qui permettra de tout mettre à plat, sans faire craindre aux uns et aux autres d’être jugés moralement pour leurs positions, ou d’être poursuivis judiciairement pour leurs actions.
Alors débattons-en, parce qu’une société adulte, consciente, ouverte, qui en appelle de ses vœux à plus de transparence et à plus de démocratie, ne peut fonctionner avec la seule répression et exclure de la réflexion les millions de citoyens auxquels elle impose de vivre dans le mensonge et l’illégalité.
 
Je le demande au nom de ces nombreux consommateurs et dealers silencieux, qui n’ont jamais souhaité être considérés comme des ennemis de la société et qui ne demandent rien d’autre qu’un cadre légal qui leur garantira notamment information et prévention, contrôle sur les produits, traitement des addictions et assurance de ne pas financer des activités criminelles.
Je le demande au nom de cette jeunesse que l’on expose au trafic de stupéfiants en voulant l’en protéger, et au nom de ces policiers, gendarmes et surveillants de prison soumis au devoir de réserve, et dont la dégradation des conditions de travail est notamment liée à cette question.
 
Au nom de ces habitants de quartiers stigmatisés, aussi, je lance, avec la plus grande humilité mais très solennellement, un appel pour que ce débat ouvert et serein sur un changement de législation puisse avoir lieu.
 
Propos recueillis par Mélissa Perraudeau
 
Source: konbini.com
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By mrpolo,
Pourquoi les théories de conspiration contre le cannabis sont-elles absurdes ?
THÉORIES DE CONSPIRATION
 
Les rumeurs voulant que des forces obscures se cachent derrière la prohibition mondiale du cannabis persistent. Aucune preuve n’appuie une conspiration mondiale contre le cannabis. La prohibition est maintenue en vertu d’un racisme latent européen et nord-américain, et non à cause d’intérêts économiques comme le prétendent certains activistes tel Jack Herer.
  Afin de justifier et de maintenir la prohibition du cannabis, plusieurs mensonges ont été propagés au cours du dernier siècle. Graduellement, la vérité est exposée. Les gens dont l’expérience personnelle leur permet de voir à travers ce tissu de mensonges se méfient des autorités politiques et médiatiques, même les plus respectés, chaque fois que le sujet est à mis l’ordre du jour.
 
Comme aucune raison rationnelle ou logique ne semble appuyer la prohibition, celle-ci étant plutôt basée sur une série de circonstances inhabituelles, certains croient qu’elle est maintenue en place par une conspiration fabriquée par de grandes entreprises, des politiciens puissants ou d’autres groupes intéressés.
 
Aucun fait
A l’image d’autres théories de conspiration – la présence de soucoupes volantes nazies dans l’Arctique, la théorie de la Terre creuse ou encore, cette machine à tremblements de terre américaine au Japon – la conspiration mondiale contre le cannabis ne s’appuie sur aucun fait.
 
Toutes les théories de conspiration concernant le cannabis suivent cette logique obscure : une minorité – qu’il s’agisse de riches, de pauvres, de partisans religieux, de libéraux, de politiciens, de partis politiques, de gais ou de lesbiennes, de défendeurs de l’avortement – fomente un complot contre l’humanité. Tous ceux qui n’y croient pas vivent dans un monde factice et se font manipuler sans le savoir.
 
La prohibition du cannabis peut être perçue comme l’une des plus graves erreurs du dernier siècle, mais malgré ce qu’écrivait Jack Herer dans son livre The Emperor Wears No Clothes,  aucune preuve n’appuie une telle conspiration.
 
Démystifier la théorie de la conspiration contre le cannabis de Jack Herer

 
 
Selon Herer, ce serait les grosses corporations telles DuPont ou encore, le magnat des médias William R. Hearst qui auraient mis en place la prohibition pour des raisons économiques. En 2008, Dr Dale Gieringer, membre de la NORML défendant la légalisation de la marijuana, a démystifié la théorie de Herer selon laquelle les grosses corporations et les politiciens auraient des ententes secrètes.
 
Malheureusement, bien des gens croient encore partiellement à certaines affirmations douteuses faites par Herer. Après avoir posé un regard critique sur les sources de Herer, Dr Gieringer est d’avis que la prohibition mondiale contre le cannabis est véritablement justifiée par le racisme.
 
« Herer, un ancien vendeur de pipes pour le cannabis plutôt hostile, mérite la reconnaissance à titre de militant pro-cannabis. A la fin des années 1980, époque moderne durant laquelle il y a probablement eu le plus de haine contre le cannabis, il était un fervent militant du milieu populaire défendant la légalisation du cannabis… Malheureusement, sur la question de la conspiration, il était complètement sur la mauvaise voie. Les preuves pour justifier une « conspiration contre la marijuana » sont difficiles à amasser. Il est beaucoup plus probable que le cannabis ait été banni sur des bases racistes liées à la supériorité culturelle ».
 
Dr Gieringer cite un grand nombre d’articles de journaux des années 1930 et 1940 qui exposent la nature essentiellement raciste des campagnes anti-cannabis. Il démontre de manière convaincante et logique que des intérêts politiques nationaux et internationaux étaient derrière la prohibition.
 
Harry J. Anslinger, un homme politique qui est passé à l’histoire comme le premier « tsar des drogues », confirme cette hypothèse. Dans son autobiographie The Murderers ainsi que dans plusieurs interviews, il a avoué que son attitude haineuse envers le cannabis servait effectivement des intérêts politiques d’extrême droite.
 
La prohibition du cannabis – une rétrospective

 
En 1925, avec le soutien de l’Afrique du Sud et de la Turquie, l’Egypte a transmis une requête à la Conférence sur l’opium qui se tenait à Genève demandant que le cannabis soit inclus à la liste des substances contrôlées. L’auteur allemand Tilmann Holzer explique dans son livre Birth of Drug Policy in the Spirit of Eugenics qu’à l’époque, l’économie entourant le cannabis était beaucoup trop insignifiante pour motiver une conspiration internationale.
 
L’Egypte et l’Afrique du Sud défendaient effectivement des intérêts racistes dans leur quête d’interdire le cannabis au niveau international aussi, puisqu’il était déjà banni dans les deux pays au niveau national. Le Reich allemand a d’abord hésité avant de finalement donner son accord à ce que le « chanvre indien » soit interdit, sous condition que l’Allemagne puisse continuer à exporter de l’héroïne en Egypte à des fins « médicales ».
 
Deux ans après la Conférence sur l’opium, Anslinger a lancé sa campagne nommée Reefer Madness, exploitant la fibre raciste de ses compatriotes, bien que d’autres pays avaient déjà mis en œuvre l’interdiction sur des bases plus logiques. Lorsque les Etats-Unis ont introduit la Marihuana Tax Act en 1935 à la suite de laquelle le cannabis a disparu des tablettes des pharmacies, plusieurs pays européens, et plus tard leurs colonies, s’en étaient déjà débarrassé depuis longtemps dans le but d’exercer un contrôle sur les minorités ethniques et leurs habitudes.
 
La Grèce a banni le cannabis bien avant cela : en 1890, avec une avance de près de 25 ans sur la toute première interdiction internationale suivant la Conférence sur l’opium de Genève. Lorsque les Grecs orthodoxes ont fui l’Empire ottoman durant la guerre d’indépendance au tournant du 19e siècle, ils ont introduit dans la nouvelle Grèce leur tradition de fumer du hachisch. En raison « de la menace directe que le (chanvre) représente pour la société », la tradition ottomane détestée a été déclarée illégale. Une fois encore, on constate que ce ne sont pas des intérêts internationaux ou économiques qui ont été déterminants, mais bien un nationalisme politico-culturel et le rejet total de toute influence turque.
 
Le Reefer Madness

 
Du côté américain, la campagne nommée Reefer Madness a été portée par des enjeux politiques, racistes et culturels, comme le sont d’autres interdictions contemporaines dans d’autres pays. Les intérêts économiques ont joué un rôle secondaire, et encore.
 
A quelques exceptions près, l’économie libre des temps modernes peut très bien s’ajuster au marché du cannabis légal. Devant l’éventuelle ouverture d’un marché des plus lucratifs, les entreprises internationales se frottent joyeusement les mains.
Circonstances complexes, tout n’est pas noir ou blanc
Le cas de l’Allemagne montre bien que le racisme et le nationalisme radical, les cartels, peuvent être canalisés à l’extérieur de toute conspiration internationale. Nous savons aussi qu’ils peuvent ensuite être mobilisés contre les soi-disant ennemis du peuple. De nombreuses sources historiques illustrent comment l’interdiction mondiale du cannabis, dissimulée sous le couvert de la guerre contre les drogues, est motivée par des raisons racistes et n’est pas la manifestation d’une conspiration.
 
Le racisme envers les consommateurs de cannabis est toujours bien vivant. La présence disproportionnelle de minorités ethniques en milieu carcéral en procure une preuve indéniable. Au UK, les personnes noires ont huit fois plus de chances de se faire fouiller par les policiers pour le cannabis que toute autre ethnie.
 
Même si pour plusieurs la prohibition du cannabis qui sévit depuis presque un siècle semble relever d’une conspiration élaborée par les grosses entreprises productrices de médicaments, de papier et d’alcool, les preuves à cet effet demeurent insuffisantes. Elles sont également insuffisantes pour justifier quelques raisons politiques, et un lobby anti-cannabis servant des intérêts économiques n’a jusqu’à aujourd’hui jamais été constitué avec succès, pas même aux Etats-Unis. Depuis le boom pétrolier du 20e siècle, le chanvre a tout simplement été délaissé.
 
De plus, l’idée d’une conspiration contre le chanvre détourne l’attention des véritables motifs politiques et racistes derrière la guerre contre les drogues. Un scénario de type « le héros et le vilain » camoufle bien les facteurs qui sous-tendent la prohibition et la complexité de leur évolution historique. Le système politique n’est pas en cause dans l’instauration de la prohibition, mais bien une attitude ouvertement raciste provenant de la société occidentale.
 
Depuis cent ans maintenant, la peur de tout ce qui est étranger, inconnu et nouveau a empêché l’apparition de politiques en matière de cannabis basées sur des faits.
 
by Micha on 26/01/2018
Source: sensiseeds.com
 
Et je rajouterais juste une vidéo que j'avais vu il y a un moment, désolé c'est en anglais , mais en gros elle explique pourquoi les drogues sont devenues illégales au états-unis. Pour faire court, quand les chinois sont arrivé aux états unis, il ont ramené l'opium qu'ils consommaient beaucoup, il ont bosser dur etc, ''voler'' le travail des blancs, alors pour les mettre en prison et ainsi se débarrasser des ''chinois'' , il ont décidé de rendre illégal l'opium, comme ça, tout les chinois qui fumaient, prison, il ont fais pareil avec les afro américain pour la cocaïne, ainsi que pour les mexicain avec le cannabis, toujours une histoire de racisme!
 
 
 
 
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By mrpolo,
Comprendre l'usage du cannabis en cinq graphes
Par Helene GullyEtienne Combier  
 
Plusieurs Etats ont légalisé le cannabis dont le dernier en date, la Californie,
le 1er janvier dernier. - Noah Berger/AP/SIPA
    Illégal dans la majorité des pays, le cannabis reste cependant fortement consommé. Mais pas forcément là où il est le moins cher. Etat des lieux.
L'étau répressif autour du cannabis se desserre lentement. A commencer par l'Hexagone, où le nouvel exécutif a décidé, fin janvier, d'instaurer  une simple amende pour sanctionner les usagers de cannabis.
Un premier assouplissement des sanctions, qui ouvre - tout doucement - la voie à une dépénalisation de cette drogue douce, en lui retirant le risque d'écoper d'une peine de prison pour sa consommation.
Cette direction, une douzaine de pays européens l'a déjà prise, tels que le Portugal, l'Italie, le Danemark ou encore l'Allemagne. D'autres Etats sont même allés plus loin en légalisant complètement l'herbe taboue. Dernier en date : la Californie, le 1er janvier dernier. Le Canada, lui, s'y prépare pour juillet prochain.
Pour comprendre le phénomène et en estimer le potentiel, Seedo, une entreprise commercialisant des appareils de culture de cannabis, a étudié pour la première fois le coût et les revenus potentiels que pourrait générer la légalisation de la plante. Etat des lieux.
  Le cannabis encore largement illégal... mais consommé
    Si l'interdiction du cannabis est encore très répandue dans le monde, elle n'en régule pas l'usage. Loin de là. Même avec des politiques extrêmement punitives, allant jusqu'à la peine de mort comme en Egypte ou au Pakistan, les pouvoirs publics ne parviennent pas à dissuader les clients.
 
À lire aussi - Chronique : La dangereuse prohibition du cannabis  
Selon les estimations de Seedo, la ville pakistanaise de Karachi ou encore Le Caire font même partie des villes les plus grosses consommatrices de cannabis, avec respectivement 41,95 tonnes et 32,59 tonnes parties en fumée chaque année.
« Que la consommation illégale de cannabis soit si élevée même dans des pays qui imposent la peine de mort, comme le Pakistan ou l'Egypte, prouve que ceux au pouvoir ont [...] besoin de comprendre que de nouvelles lois sont nécessaires », commente Uri Zeevi, directeur de marketing à Seedo.
Peu de corrélation entre prix et niveau de consommation
    Le prix ne semble pas non plus avoir d'incidence sur le niveau de consommation de cannabis. Les New Yorkais par exemple consument 77,4 tonnes de cannabis par an, bien que le prix y soit de 8,61 euros le gramme. Soit quarante centimes de plus que la moyenne des 120 villes étudiées. Et plus d'un euro plus cher que le prix médian, à 7,17 euros.
Seul bémol : Seedo évalue le niveau de consommation par ville. Il est donc logique qu'à New Delhi, peuplée de 22 millions d'habitants, on consomme presque trois fois plus qu'à Philadelphie, comptant 2 millions d'habitants. Cela dit, la moyenne atteint 7,31 tonnes annuelles et la médiane : 2,92 tonnes. Le nombre d'habitants n'explique donc pas tout.
    D'alléchantes recettes fiscales
Lorsque le débat sur la légalisation du cannabis ressurgit, à intervalles réguliers, un argument est plus audible que les autres :  les recettes fiscales potentielles. Seedo a, là aussi, choisi d'en estimer les revenus en appliquant au cannabis le même taux que la taxe locale imposée à la cigarette.
Et les chiffres sont parlants. Au Caire par exemple, le revenu potentiel s'élèverait à 307,9 millions d'euros annuels. A New York, environ 284 millions d'euros pourraient directement aller dans les caisses de la municipalité.
Si on ne regarde que la France, Montpellier en tirerait 9,77 millions d'euros par an, Marseille 29 millions d'euros, et Paris, 82 millions. Une manne, pour des collectivités en mal de ressources budgétaires.
    Dans son rapport « Contrôler le marché légalisé du cannabis en France », le think tank Terra Nova avait relevé un autre argument en faveur d'un assouplissement. 
En France, la hausse progressive des taxes a bien infléchi la courbe de vente des cigarettes durant les quinze dernières années. En 2015, 4.000 tonnes de cigarettes étaient écoulées par trimestre contre plus de 7.000 tonnes dans les années 2000. L'OMS « reconnaît que l'un des outils les plus efficaces pour lutter contre la consommation de tabac est l'augmentation des taxes », abondait l'institut.
 
Hélène Gully et Etienne Combier @Gullylen - @etiennecombier   Source: lesechos.fr
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