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  1. Source : https://www.ouest-france.fr/societe/cannabis/cannabis-therapeutique-l-academie-de-pharmacie-craint-un-manque-de-rigueur-scientifique-7061171
  2. https://theconversation.com/la-douleur-chronique-premiere-indication-pour-la-prescription-de-cannabis-medical-147482 La douleur chronique, première indication pour la prescription de cannabis médical November 18, 2020 9.34pm GMT Author Nicolas Authier Médecin psychiatre et pharmacologue, Professeur de médecine, Inserm 1107, Fondation Analgesia, CHU Clermont-Ferrand, Université Clermont Auvergne (UCA) Disclosure statement Nicolas Authier est administrateur de la Fondation de recherche contre la douleur "Institut Analgesia". Il est aussi membre du Collège scientifique de l'OFDT et du Comité Scientifique Permanent Psychotropes, Stupéfiants et Addictions de l'ANSM. Il préside le Comité Scientifique de mise en place de l'expérimentation du cannabis médical en France ainsi qu'un groupe de travail de la Haute Autorité de Santé (HAS) sur le bon usage des médicaments opioïdes et la prévention des surdoses. Partners Université Clermont Auvergne provides funding as a member of The Conversation FR. The Conversation et l’Institut Analgesia vous proposent une série de textes consacrés à la problématique de la douleur. Au programme de ce nouvel article : la prescription de cannabis médical dans les douleurs chroniques. Ou comment le cannabis, considéré comme une substance stupéfiante, pourrait devenir un « médicannabis »… 12 millions de Français au moins souffrent de douleurs chroniques, autrement dit de douleurs permanentes, subies pendant au moins trois mois consécutifs, aux conséquences physiques, morales et sociales importantes. Dans de telles conditions, la douleur devient une maladie à part entière, altérant la qualité de vie des patients de façon durable. Et ce, d’autant plus que chez ces derniers les traitements antidouleur sont souvent insuffisamment efficaces : en France, on estime que plus de 70 % des patients douloureux chroniques ne reçoivent pas de traitement approprié. Cette pathologie induit une forte consommation de soins et un important absentéisme professionnel. Elle constitue donc également un enjeu économique et social majeur. Dans ce contexte, le cannabis médical vient enrichir la palette des produits thérapeutiques disponibles, tout en s’inscrivant dans l’accompagnement global du patient douloureux. En effet, dans les pays ayant légalisé l’accès au cannabis médical, le soulagement de la douleur chronique est la première indication de ces produits fabriqués selon des standards pharmaceutiques. Cannabis et douleur : comment ça marche ? L’être humain possède un système dit « endocannabinoïde », qui joue un rôle important dans la régulation des processus vitaux (homéostasie). Composé d’un ensemble de récepteurs ainsi que de substances endogènes (c’est-à-dire synthétisées par l’organisme lui-même) qui s’y fixent, ce système de signalisation est très ancien dans le règne animal. Il a été bien conservé au cours de l’évolution, puisqu’on le retrouve chez tous les vertébrés. La caractérisation de ce système de neurotransmission au cours des années 1970 et 1980 a initié la recherche sur l’intérêt de le moduler dans des maladies comme la douleur chronique. Cannabis sativa L. Wikimedia -- Prof. Dr. Otto Wilhelm Thomé Flora von Deutschland, Österreich und der Schweiz 1885, Gera, Germany -- Permission Kurt Stueber, CC BY Plusieurs molécules produites par la plante Cannabis sativa L ont une action sur le système endocannabinoïde de l’être humain. C’est notamment le cas du delta-9-tétrahydrocannabinol (plus communément dénommé THC), capable d’activer les récepteurs cannabinoïdes CB1 et CB2 ainsi que d’autres protéines impliquées dans la transmission des messages douloureux jusqu’au cerveau. Le cannabidiol (CBD), l’autre molécule présente dans le cannabis, aurait moins d’affinité pour les récepteurs cannabinoïdes. Il module cependant l’effet du THC sur ses récepteurs et en limite les effets indésirables, notamment neuropsychiatriques (somnolence, anxiété…). Le CBD renforce aussi l’activation du système en inhibant la dégradation d’un endocannabinoïde, l’anandamide. Son action activatrice sur des récepteurs de la sérotonine expliquerait son effet anxiolytique. Enfin, le CBD se fixerait sur de nombreux autres récepteurs impliqués dans l’inflammation et la perception de la douleur. Un début de validation scientifique L’évaluation de l’intérêt du cannabis médical dans de très nombreuses situations cliniques douloureuses a fait l’objet de publications scientifiques, cependant les niveaux de preuve restent souvent modestes, voire faibles, lors des essais cliniques conventionnels qui le comparent à un placebo. De nombreuses études cliniques ont notamment porté sur l’emploi du cannabis médical pour traiter les douleurs musculosquelettiques, en particulier la spasticité, une contraction musculaire douloureuse. Ce trouble concernerait non seulement jusqu’à 25 % des 100 000 Français souffrant de sclérose en plaques, mais aussi ceux présentant une lésion de la moelle épinière ou des séquelles suite à un accident vasculaire cérébral. Le Sativex, un médicament à base d’extrait de cannabis, a obtenu une autorisation de mise sur le marché en 2014 pour cette indication mais n’est toujours pas commercialisé, faute d’accord sur son prix de vente entre les autorités et le laboratoire qui le commercialise. Le bénéfice pour la santé des produits dérivés du cannabis a également été mis en évidence dans la douleur neuropathique. Ce type de douleur, qui concerne 7 % de Français (soit un quart des personnes souffrant de douleur chronique), résulte d’une lésion ou d’une maladie du système somatosensoriel. Il se présente sous la forme d’un ensemble de symptômes douloureux (fourmillements intenses, décharges électriques, sensation d’écrasement, de brûlure ou de coup de couteau…) pour lesquels les traitements médicamenteux recommandés, antidépresseurs ou antiépileptiques, ne sont que très partiellement efficaces et parfois mal tolérés. Ces deux affections sont les principales indications de douleur chronique retenues dans l’expérimentation française qui sera pilotée par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), de 2021 à 2023 : 1500 des 3 000 personnes qui seront traitées pendant l’expérimentation seront concernées. Des patients français sujets à des douleurs très fréquentes expérimenteront également le cannabis médical. C’est en particulier le cas de ceux concernés par les indications en soins palliatifs (500 patients à recruter) et les complications liées au cancer (500 patients à recruter). D’autres douleurs chroniques sont l’objet de travaux de recherche un peu partout dans le monde, avec des résultats parfois encourageants, mais qui doivent encore être scientifiquement confirmés par des études méthodologiquement plus rigoureuses. C’est le cas de l’utilisation thérapeutique du cannabis dans la fibromyalgie, certaines céphalées chroniques, l’endométriose, la drépanocytose ou encore les douleurs ostéo-articulaires. Ni l’alpha ni l’oméga du traitement de la douleur Les médicaments à base de cannabis ne sont en aucun cas la promesse d’une vie sans douleur ; ils doivent s’inscrire dans la prise en charge globale du patient douloureux. L’objectif thérapeutique de leur utilisation pour traiter la douleur chronique dépasse la seule atténuation de l’intensité douloureuse, bien que ce point soit souvent considéré comme l’objectif principal dans les essais cliniques. Le cannabis médical pourrait aussi impacter positivement les troubles associés à la douleur comme la souffrance psychique ou les troubles du sommeil. L’objectif final est bien d’améliorer la qualité de vie d’un patient souffrant d’une affection chronique, de lui permettre de ne plus consacrer son énergie vitale à lutter contre cette douleur. C’est aussi de l’aider à mieux travailler sur l’acceptation de cette « douleur maladie » et à retrouver une activité physique plus régulière, ainsi que des pensées plus positives. Les douleurs chroniques touchent plusieurs millions de personnes en France. Fondation Analgesia, Author provided L’expérimentation française sera l’occasion de déterminer la place potentielle de ces médicaments et leurs modalités de prescription dans les stratégies thérapeutiques proposées pour contrer la douleur chronique. Dans cette optique, le choix des produits selon leur composition, en THC et en CBD notamment, et l’adaptation des posologies doivent encore être précisés. Aller vers une médecine personnalisée Le traitement d’un patient souffrant d’une douleur chronique ne doit pas être centré sur la prescription de médicaments, lesquels ne représentent qu’une partie de la solution. La recherche sur le cannabis médical et la douleur doit, au contraire, s’inscrire dans une médecine de précision. Elle doit viser des objectifs thérapeutiques pertinents, davantage centrés sur le patient douloureux que sur la seule disparition de sa douleur. Pour cela, des approches complémentaires combinant des études en vie réelle et des essais cliniques conventionnels contre placebo ou contre des médicaments de référence doivent être mis en œuvre. Par ailleurs, l’effet d’entourage, selon lequel la combinaison de plusieurs composés contenus dans la plante serait plus efficace que si les cannabinoïdes (THC, CBD…) étaient administrés isolément, devra être mieux étudié. Il est souvent invoqué pour justifier l’administration du totum de la plante (plante entière ou partie de la plante utilisée en l’état, et contenant donc de nombreuses molécules). Les médicaments à base de cannabis sont donc des mélanges complexes de plusieurs dizaines, voire centaines de substances. La part éventuelle d’autres cannabinoïdes et de certains terpènes dans leur efficacité devra être évaluée, pour optimiser leur composition finale. À terme, il s’agira de déterminer plus précisément quel produit à base de cannabis pourra être prescrit à quel patient afin d’avoir le maximum de chances d’atteindre l’objectif thérapeutique. Cela permettra d’améliorer le rapport coût/efficacité de ces médicaments et d’éviter des prescriptions trop hasardeuses, voire trop nombreuses, comme on l’observe parfois chez des patients douloureux surmédiqués et pourtant non soulagés.
  3. https://www.estrepublicain.fr/sante/2020/11/13/cancer-un-traitement-a-base-de-cannabis-therapeutique-lance-a-angers-en-2021 Cancer : un traitement à base de cannabis thérapeutique lancé à Angers en 2021 Le groupe DelleD lancera à partir de mars 2021 un traitement à base de cannabis thérapeutique sur des patients atteints du cancer. La construction du site production de ce projet, basé à Angers (Maine-et-Loire), sera en revanche terminée à la fin de l'année prochaine. Par L'Est Républicain avec N.G. - 13 nov. 2020 à 11:09 | mis à jour à 13:29 - Temps de lecture : 1 min | | Vu 346 fois Le groupe DelleD, initiateur du projet, avait levé trois millions d'euros en juillet. - Jacqueline Wales / Pixabay Un site de production de cannabis thérapeutique de 10 000 m2 va bientôt voir le jour à Angers (Maine-et-Loire), afin de traiter des patients atteints du cancer, rapporte Le Courrier de l'Ouest. Sa construction a commencé en octobre dernier et devrait être terminée fin 2021. Le groupe DelleD avait levé trois millions d'euros, en juillet, pour financer ce nouveau traitement créé à base du principe actif de la plante. Nommé « LaFleur », ce projet a pour but de , relate le quotidien régional. L'essai thérapeutique concernera 3 000 patients Quelque 3 000 patients seront concernés par cet essai thérapeutique, dans un premier temps. Celui-ci débutera en mars 2021. Une centaine de médecins seront également mobilisés. , tempère le président et fondateur du groupe DelleD, qui ajoute que ce n'est qu'une question de temps, relate également le quotidien régional. Les futurs locaux seront construits à côté de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) et du Technopôle d'Angers et de l'Agrocampus Ouest.
  4. https://www.planetesante.ch/Magazine/Psycho-et-cerveau/Douleurs-chroniques/Du-cannabis-contre-la-douleur-chronique DU CANNABIS CONTRE LA DOULEUR CHRONIQUE? © iStock/FatCamera AUTEURS Anouk Pernet EXPERTS Dre Valérie Piguet Pre Barbara Broers Dresse Marie Besson PARTENAIRE S’il est connu pour être un psychotrope, le cannabis possède également des vertus thérapeutiques. Cette plante est désormais utilisée dans le domaine médical, notamment en cas de douleur chronique. Le saviez-vous? Notre corps produit ses propres cannabinoïdes. Ces molécules, nommées endocannabinoïdes, interviennent dans le fonctionnement de différents organes. Selon certaines études, elles protégeraient le système nerveux central, contribueraient à la régulation de la pression artérielle et agiraient sur la contractibilité cardiaque. Elles posséderaient également une action anti-inflammatoire et empêcheraient la formation de plaques dans les artères. Il s’agirait d’un mécanisme de protection de l’organisme qui rétablirait l’équilibre à la suite d’un stress. Synthétisées à partir des acides gras de notre alimentation, ces molécules restent moins longtemps dans l’organisme que les cannabinoïdes issus du chanvre. Cultivé depuis des millénaires, le chanvre est une plante aux multiples utilisations. Tissus, cosmétiques, papeterie, matériaux d’isolation : il ne se résume de loin pas à son usage «récréatif». Lorsque la plante contient suffisamment de tétrahydrocannabinol (THC) pour avoir un effet sur le psychisme, on la désigne par son nom latin, cannabis, pour la différencier du chanvre industriel. Outre son action psychoactive, le THC possède un effet vasodilatateur, bronchodilatateur et antispasmodique. Il stimule l’appétit et diminue certaines nausées. Quant au cannabidiol (CBD), il agit au niveau du système immunitaire grâce à des propriétés anti-inflammatoires. Il possède un effet calmant et on le suspecte de contrer le caractère psychotique du THC. Si ces deux molécules sont les plus connues, elles ne sont pas les seules substances actives de la plante. Le cannabis contient plusieurs centaines de composants chimiques, dont plus de cent cannabinoïdes, mais aussi d’autres principes actifs comme les terpènes. Le mécanisme thérapeutique de ces substances a interpellé le monde médical. «Ce sont les multi-effets qui sont intéressants dans le cannabis, explique la Pre Barbara Broers, responsable de l’Unité des dépendances aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Prenons un patient avec la maladie d’Alzheimer: il souffre de rigidité musculaire et de démence, mange peu et a des troubles du comportement. Le cannabis va agir sur tous ces symptômes.» En Suisse, le cannabis peut être prescrit par le médecin sur autorisation spéciale de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), sous forme de gélules, de solution alcoolisée ou de spray. Il est principalement utilisé dans le cas de douleurs chroniques, d’effets secondaires d’une chimiothérapie ou de spasmes dus à des maladies neurologiques. Entre espoir et réalité D’après la littérature scientifique, c’est sur les douleurs neuropathiques (à savoir quand les nerfs sont atteints) et les douleurs chroniques que le cannabis est le plus efficace. «Le terme de douleur chronique est utilisé pour désigner des maux réfractaires aux traitements et durant depuis plusieurs mois», définit la Dre Marie Besson, responsable de l’Unité de psychopharmacologie clinique des HUG. Pour les patients concernés, rien ne semble les soulager. Ils sont souvent traités avec des opioïdes, qui entraînent des effets secondaires tels que nausées, vomissements, constipation et cauchemars. «Ces médicaments ont été étudiés pour être utilisés sur un laps de temps restreint, ajoute la Dre Besson. Nous ne connaissons pas les conséquences de leur utilisation sur plusieurs années et leur sécurité sur le long terme est remise en question.» Sans compter que ces substances rendent dépendants les patients qui en prennent régulièrement. Face à cette situation complexe, certains médecins se tournent vers le cannabis pour diminuer la dose d’opioïdes de leurs patients et améliorer leur situation. Victime de son succès, le cannabis est fréquemment abordé en consultation par les patients eux-mêmes. De la femme d’un certain âge au jeune adolescent, la plupart sont en situation d’échec thérapeutique pour leurs douleurs chroniques. «Certains patients envisagent le cannabis comme une solution miracle, sourit la Dre Valérie Piguet, responsable du Centre multidisciplinaire pour l’évaluation et le traitement de la douleur aux HUG. J’essaie de freiner leurs espoirs. Les métanalyses ont montré que seul un patient sur vingt voit ses douleurs diminuer de 50 % avec la prise de cannabis, et un patient sur onze observe une diminution de 30 %.» Impossible donc pour les médecins de garantir le résultat. Le médicament est testé à faible dose, puis augmenté petit à petit. Il n’est toutefois jamais prescrit seul, mais en complément de prises en charge physiques ou psychologiques. Quand les douleurs s’estompent, la dose d’opioïdes peut être diminuée. Si aucun résultat n’est observable au bout de quelques mois, le traitement est interrompu. Cadre légal en évolution Une autre raison d’arrêter le traitement est la manifestation d’effets secondaires. «Chez certains, les effets psychiques induits par le THC sont difficilement supportables, témoigne la Dre Piguet, qui prescrit le cannabis pour le traitement de la douleur chronique depuis deux ans. Les patients peuvent être désorientés, euphoriques ou au contraire dans un état d’anxiété pouvant aller jusqu’à la crise de panique. Quelques-uns ont souhaité arrêter le traitement car ils ne se sentaient plus eux-mêmes.» C’est pour éviter cet écueil que la prise de cannabis à usage thérapeutique est faite de façon progressive et contrôlée. A noter qu’il existe des interactions avec certains médicaments et que les cannabinoïdes sont déconseillés chez les personnes exerçant un métier demandant une forte concentration, comme pilote de ligne ou conducteur de bus. Ce sont ces effets psychoactifs qui classent le cannabis comme une drogue. En Suisse, les préparations contenant plus de 1 % de THC sont soumises à la loi sur les stupéfiants. La seule exception concerne le médicament nommé Sativex lorsqu’il est utilisé contre la spasticité, un des symptômes de la sclérose en plaques. En dehors de cette indication, l’autorisation de l’OFSP est nécessaire pour prescrire le cannabis. Du côté des assurances, certaines acceptent de rembourser, d’autres n’entrent pas en matière. «Beaucoup de médecins ne sont pas à l’aise avec le cannabis en raison du cadre légal, raconte la Pre Broers. Les mentalités sont toutefois en train de changer, car on remarque que cette substance n’entraîne pas de risque d’overdose et a un faible potentiel de dépendance.» Alors que certains demandent d’attendre les preuves scientifiques de l’efficacité du cannabis, d’autres préfèrent accompagner les patients qui le demandent. «Il est mieux de faire un essai cadré que de laisser les patients se fournir sur le marché noir avec des produits non-contrôlés», argumente la Dre Piguet. Cet été, le Conseil fédéral a ouvert un projet de consultation visant à autoriser la commercialisation du cannabis à usage médical. Tout comme pour les médecins et les patients, les mentalités des politiques semblent évoluer vers plus de libéralisation. Paru dans Générations, Hors-série « Se soigner autrement – Gros plan sur la médecine intégrative », Octobre 2019.
  5. En parallèle des élections parlementaires et de la présidentielle, les électeurs américains étaient invités à se prononcer sur des référendums locaux plus ou moins insolites. Illustration. Les électeurs américains étaient également invités à se prononcer sur des sujets de société pour faire évoluer la législation des Etats. AFP/Mario Tama Par Damien Licata Caruso Le 4 novembre 2020 à 06h36, modifié le 4 novembre 2020 à 09h17 Une myriade de petits scrutins au milieu des grandes élections. Les bulletins de vote des électeurs ne comportaient pas seulement des cases à cocher pour choisir leurs élus au Congrès ou à la Maison blanche. Plusieurs amendements pour réformer la législation des Etats étaient soumis au vote démocratique. Voici un résumé des choix de société issus des urnes. Légalisation de la marijuana Interdite au niveau fédéral, la consommation légale de cannabis gagne du terrain à la faveur de référendums locaux. Le New Jersey, le Montana et l'Arizona rejoignent les 11 Etats qui ont déjà légalisé un usage récréatif du cannabis. Le Dakota du Sud votait pour la légalisation du cannabis récréatif et médical et les électeurs ont approuvé les deux usages. Le très conservateur Etat du Mississippi a, lui, légalisé l'usage thérapeutique du cannabis pour certains patients. Champignons hallucinogènes Déjà pionnier dans la légalisation du cannabis en 2014, l'Oregon a soumis au vote une initiative citoyenne, la Measure 109. Elle prévoit la consommation légale de psilocybine, un champignon aux propriétés hallucinogènes… comme thérapie pour la santé mentale. Cette expérience, réservée aux adultes de plus de 21 ans, sera même facilitée par un agent officiel dans un centre spécialisé. L'Autorité de santé de l'Etat devrait être chargée de mettre en place les régulations et les critères pour la mise en place des centres de consommation qui n'ouvriront pas leurs portes avant janvier 2023. Un autre référendum dans ce même Etat de la côte Ouest a approuvé la dépénalisation de toute possession de stupéfiants, y compris des drogues dites « dures » comme l'héroïne ou de la cocaïne, dès lors qu'il s'agit d'une faible quantité destinée à un usage personnel. Discrimination positive Soumise au vote en Californie, la Proposition 16 a été rejetée. Elle visait à suspendre l'interdiction de la discrimination positive (« affirmative action ») inscrite dans la Constitution de l'Etat en 1996. À l'époque, la Proposition 209 stipulait que la discrimination et un traitement préférentiel, en fonction de la race, du sexe ou de l'origine d'une personne, étaient interdits dans la fonction publique, l'éducation et les appels d'offres publics. Ubérisation Poussée par un lobbying intense des plateformes Uber, Lyft ou Doordash, la proposition 22 a été approuvée par les électeurs californiens. Elle clarifie la législation californienne et assure que les chauffeurs ou les livreurs des plateformes sont bien des travailleurs indépendants et non pas des employés. Cela exempte donc les acteurs de la « gig economy » de leur fournir une assurance ou un salaire minimum. Source : https://www.leparisien.fr/international/cannabis-uberisation-discrimination-positive-ces-autres-votes-qui-faconnent-l-amerique-en-2020-04-11-2020-8406504.php
  6. http://leparticulier.lefigaro.fr/article/le-cannabis-therapeutique-sera-prescrit-sous-5-formes/ Le cannabis thérapeutique sera prescrit sous 5 formes C’est officiel, le recours au cannabis thérapeutique sera effectif au plus tard le 31 mars 2021, pour une durée de deux ans. La liste des médicaments à base de cannabis et des pathologies pour lesquelles ces produits seront prescrits vient d’être définie. 3 000 personnes devraient bénéficier, à titre expérimental, d’un traitement à base de cannabis thérapeutique en France. Si l’on savait déjà que ce test fixé pour une durée de deux ans devait commencer avant mars 2021, les modalités de l’expérimentation n’avaient pas encore été dévoilées. C’est désormais chose faite, puisque le cahier des charges des médicaments concernés par cette expérimentation vient d’être publié au Journal officiel. Des comprimés, des huiles et des fleurs séchées Les médicaments à base de cannabis utilisés pendant l’expérimentation sont des produits finis qui contiennent du delta-9-tétrahydrocannabinol (THC) et du cannabidiol (CBD). Ils peuvent se présenter sous trois formes pharmaceutiques, à savoir des capsules, des comprimés, des fleurs séchées, des granulés à vaporiser ou des huiles. Sans surprise, la possibilité de consommer le cannabis thérapeutique en le fumant n’a pas été retenue. Ces médicaments sont fabriqués « dans le respect des bonnes pratiques de fabrication », et doivent, en particulier, répondre aux critères de qualité pharmaceutique fixés par le cahier des charges défini par le ministre de la Santé. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), qui est en charge de sélectionner les prestataires pour la fourniture et la distribution de médicaments à base de cannabis, peut conduire des contrôles aléatoires avant la mise en œuvre de l’expérimentation et pendant toute sa durée. Réservés aux patients atteints de pathologies graves Conformément à ce qu’avait indiqué le comité d’experts ayant validé cette thérapie, les médicaments contenant du cannabis peuvent être utilisé pour : - les douleurs réfractaires aux thérapies (médicamenteuses ou non) accessibles ; - certaines formes d’épilepsie sévères et pharmacorésistantes ; - les soins de support en oncologie (cancer) ; - les soins palliatifs ; - la sclérose en plaques ou des autres pathologies du système nerveux central. Textes de lois et jurisprudence Arrêté du 16/10/2020 fixant les spécifications des médicaments à base de cannabis utilisés pendant l'expérimentation prévue à l'article 43 de la loi n° 2019-1446 du 24 décembre 2019 de financement de la sécurité sociale pour 2020, les conditions de leur mise à disposition ainsi que les indications thérapeutiques ou situations cliniques dans lesquelles ils seront utilisés, JO du 18 (cannabis médical)
  7. https://lanouvelletribune.info/2020/10/covid-19-le-cannabis-pourrait-avoir-des-effets-benefiques-sur-les-poumons/ Covid-19 : Le cannabis pourrait avoir des effets bénéfiques sur les poumons Par Florian Guénet il y a 4 jours 2 mn de lecture (très populaire) Le CBD, molécule non-psychoactive du cannabis, pourrait agir positivement chez les personnes les plus gravement touchées par le nouveau coronavirus. Sa prise soulagerait les lésions dans les poumons et permettrait à l’ensemble des personnes touchées par des cas relativement graves, de mieux respirer. Cette étude a été réalisée par un groupe d’experts du Dental College of Georgia (Etats-Unis) a effectivement découvert que la prise de CBD entraîne une augmentation du niveau d’apeline dans l’organisme. Cette substance est une hormone fabriquée par les cellules du cœur, du cerveau, du sang et des poumons. Elle permet de réguler la tension artérielle et de réduire les douleurs liées aux inflammations. Le CBD, utile contre le covid-19 ? Chez les personnes touchées par une forme très grave du covid-19, une tempête de cytokine, hormone responsable de l’inflammation et des douleurs, se déclare causant par la même occasion de graves lésions, notamment aux poumons. Cette « agression » entraîne une hausse des taux d’apeline, entraînant par la même occasion, une augmentation des risques d’inflammations. Une première étude publiée au mois de mai La prise de CBD entraînerait selon cette étude, une multiplication par vingt des quantités d’apeline dans l’organisme. Les résultats de cette étude ont été publiés dans le Journal of Cellular and Molecular Medicine. Une annonce qui intervient alors que des scientifiques canadiens ont confirmé, au mois de mai dernier, que la prise de CBD aidait à limiter la prolifération du SARS-CoV-2 dans les poumons.
  8. Source : https://www.lefigaro.fr/flash-eco/le-rwanda-veut-tirer-profit-de-la-production-de-cannabis-a-usage-therapeutique-20201014
  9. https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/medecins-suisses-pourraient-bientot-prescrire-du-cannabis-therapeutique-autorisation-1882444.html Les médecins suisses pourraient bientôt prescrire du cannabis thérapeutique sans autorisation La commission de la sécurité sociale et de la santé publique du conseil national suisse a approuvé une modification de la loi levant l'interdiction de commercialiser du cannabis à des fins médicales. Les médecins suisses pourraient donc bientôt en prescrire librement à leur patients. Publié le 09/10/2020 à 18h20 Un plant de cannabis. • © MLADEN ANTONOV / AFP Interdit depuis 1951, le cannabis thérapeutique ou récréatif n'avait jusqu'alors pas droit de cité en Suisse. Pourtant, ce vendredi, il pourrait bien avoir entrebaîllé la porte de nos voisins helvètes. En effet, la commission de la sécurité sociale et de la santé publique du conseil national a approuvé, à 22 voix contre 3, une modification de la loi sur les stupéfiants, selon le journal le Matin, citant un communiqué du Parlement. Les médecins suisses pourraient donc bientôt pouvoir prescrire à leurs patients malades chroniques des médicaments à base de cannabis. Actuellement, l'utilisation de cette plante à usage médical nécessite une autorisation exceptionnelle de l'Office fédéral de la santé publique. "Le système en vigueur n’est plus adapté" 3 000 autorisations ont été délivrées en 2019, selon une information du Matin. Elles étaient essentiellement destinées à des malades souffrant de cancers, de scléroses en plaque ou de pathologies neurologiques. "Eu égard au nombre élevé de demandes relatives à ce type d’autorisation, la commission et le Conseil fédéral considèrent que le système en vigueur n’est plus adapté. Il arrive en effet que des patients souffrant de maladies chroniques doivent supporter une longue attente, un point fâcheux que la CSSS-N a déjà déploré dans une motion", précise le communiqué. Un partage des données La culture de cannabis à des fins médicales, tout comme sa fabrication, sa préparation et le commerce de médicaments utilisant cette plante sera possible, "moyennant l’autorisation de Swissmedic". Les médecins devront toutefois transmettre leurs données sur cet usage, et notamment sur les potentiels effets secondaires, afin de permettre un contrôle des pratiques. Le remboursement de ces traitements n'a pas été évoqué par la commission de sécurité sociale du conseil national. En France, si l'usage du cannabis à des fins thérapeutiques est toujours officiellement interdit, un décret, publié ce vendredi au Journal officiel, autorise toutefois une expérimentation de ce traitement sur 3 000 personnes ayant des douleurs réfractaires aux autres thérapies. Celle-ci débutera, au plus tard, le 31 mars prochain.
  10. https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/creuse/creuse-recolte-cannabis-cbd-faire-evoluer-legislation-1879020.html Creuse : une récolte de cannabis CBD pour faire évoluer la législation Le chanvrier creusois Jouanny Chatoux a entamé, ce mardi 29 septembre, sa deuxième récolte de cannabis CBD. Alors qu'une mission d'information sur les différents usages du cannabis est en cours, il espère que cette récolte puisse faire évoluer l'idée d'une filière française. Publié le 29/09/2020 à 19h42 Jouanny Chatoux, chanvrier en Creuse, cultive sa deuxième récolte de cannabis CBD. • © Thomas Milon/France3 Limousin Pour sa deuxième année de test, Jouanny Chatoux a vu grand : 15 hectares de chanvre, dont 3 sont récoltés à la main spécialement pour la fleur. Mais sur son terrain de Pigerolles, dans la Creuse, le cannabis est 100 % sans THC (tétrahydrocannabinol) une substance psychotrope interdite à la vente et à la consommation en France, mais riche en CBD (cannabidiol) une autre substance présence dans le cannabis, mais qui elle n’est pas interdite. Les aléas climatiques n'ont pas eu d'effet sur la récolte : "Nous en sommes à 25 kilogrammes par hectare", précise-t-il. En tout, il espère récolter entre 200 et 300 kilogrammes de fleurs à haute valeur. Le tout pour "la beauté du geste"... Pour l'instant, s'il a le droit de produire, Jouanny Chatoux ne peut ni vendre la fleur, ni la transformer. Il ne peut que l'exporter. Mais ce serait à perte. Malgré deux ans d'investissement matériel et humain, il stocke, et ne voit rien venir du côté de la législation. Une mission d'information sur la réglementation et l’impact des différents usages du cannabis a rendu, mi-septembre, un rapport d'étape concernant l’usage thérapeutique. Un des volets concerne la filière de production : "les conditions de développement d'une filière française". Un bon accueil à l'Assemblée mais pas d'action Co-présenté mercredi dernier par le chanvrier et le président de l'agglomération du Grand Guéret, Eric Corréia, ce projet de filière française bien-être et thérapeutique a reçu à l'Assemblée un accueil très favorable. "L'audience à l'Assemblée s'est très bien passée car nous étions devant des députés qui défendent l'idée du cannabis thérapeutique", revient l'élu local avant de déplorer l'immobilisme parlementaire : "Malgré la force de ces députés, rien ne bouge. On peut se poser des questions. Même le président de la République a dit, il y a un an, être en faveur de l'usage médical mais également pour ouvrir des filières de production locales à la Réunion et en Creuse." Sept emplois potentiels Avec Jouanny Chantoux, il veut agir vite pour développer une filière 100 % locale. La crainte est de voir cette manne, comme aux Etats-Unis, récupérée par l'industrie et échapper aux agriculteurs. Le chanvrier espère créer 7 emplois à temps plein et plus d'une quinzaine sur les 3 mois de récolte, si une filière française était autorisée. Mais, aujourd'hui, il en est à craindre pour l'avenir de son exploitation. Antoine Belhassen
  11. https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/33950-Cannabis-plus-de-femmes-en-consomment-gerer-symptomes-de-menopause Ménopause : de plus en plus de femmes consomment du cannabis pour gérer les symptômes Par Charlotte Arce Dans une étude présentée à la réunion virtuelle 2020 de la Société nord-américaine de la ménopause (NAMS), près d’une femme sur deux déclare consommer du cannabis pour gérer les symptômes gênants de la ménopause. PRIMORAC91/ISTOCK Publié le 29.09.2020 à 12h00 L'ESSENTIEL Plus d'une femme ménopausée sur quatre (27%) dit avoir consommé ou consommer du cannabis pour gérer les symptômes comme les bouffées de chaleur ou les sueurs nocturnes. Tournant majeur dans la vie d’une femme, la ménopause s’accompagne généralement de symptômes désagréables dus aux bouleversements hormonaux. Bouffées de chaleur, sécheresse vaginale, troubles du sommeil, sautes d’humeur, prise de poids sont autant de symptômes avec lesquels il peut être difficile de composer au quotidien. Selon une nouvelle étude, dont les résultats sont présentés durant la réunion virtuelle 2020 de la Société nord-américaine de la ménopause (NAMS), de plus en plus de femmes consomment ou sont tentées de consommer du cannabis pour supporter les symptômes gênants de la ménopause. Une femme ménopausée sur quatre consommatrice Ces travaux ont porté sur 232 femmes (âge moyen de 55,95 ans) résidant en Californie du Nord. Plus de la moitié d’entre elles a déclaré avoir des symptômes gênants dus à l’apparition de la ménopause : des bouffées de chaleur et des suées nocturnes (54%), des insomnies (27%) et des symptômes génito-urinaires (69%). Parmi les femmes interrogées, 27% ont déclaré avoir consommé ou consommer actuellement du cannabis pour gérer leurs symptômes. Trente-sept pour cent des participantes ont quant à elles déclaré être intéressées par le cannabis pour mieux gérer leurs symptômes à l’avenir. En revanche, seulement 19 % ont déclaré avoir utilisé un type plus traditionnel de gestion des symptômes de la ménopause, comme l'hormonothérapie. D’après les résultats, le cannabis est principalement utilisé par les femmes qui avaient signalé des bouffées de chaleur et des sueurs nocturnes. Fait intéressant, cette utilisation ne diffère pas selon l'âge, l’ethnicité, le statut socio-économique ou les conditions de santé mentale. “Ces résultats suggèrent que la consommation de cannabis pour gérer les symptômes de la ménopause peut être relativement courante”, analyse Carolyn Gibson, psychologue et autrice principale des travaux. Toutefois, tempère-t-elle, “nous ne savons pas si la consommation de cannabis est sûre ou efficace pour la gestion des symptômes de la ménopause ou si les femmes discutent de ces décisions avec leurs prestataires de soins de santé”. Il est pourtant nécessaire d’en discuter avec son médecin mais aussi de “poursuivre les recherches dans ce domaine”. “Cette étude met en évidence une tendance quelque peu alarmante et la nécessité de mener davantage de recherches sur les risques et les avantages potentiels de la consommation de cannabis pour la gestion des symptômes gênants de la ménopause", conclut la docteure Stéphanie Faubion, directrice médicale du NAMS.
  12. https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/creuse/visite-ministerielle-suivre-plan-particulier-creuse-1879884.html Visite de Jacqueline Gourault dans la Creuse : des rencontres mais peu d'annonces En visite dans la Creuse, ce 2 octobre, la ministre de la Cohésion des Territoires et des relations avec les collectivités territoriales a confirmé la création d'un centre d'entraînement VTT pour les JO de 2024 à Guéret. Peu d'autres annonces sur le Plan particulier dont bénéficie le département. Publié le 02/10/2020 à 07h31 La ministre de la Cohésion des Territoires Jacqueline Gourault se rend notamment, ce vendredi 2 octobre, dans les thermes d’Evaux-les-Bains. • © Vincent Isore/MaxPPP Creuse La ministre de la Cohésion des Territoires, Jacqueline Gourault, était en visite dans la Creuse, ce vendredi 2 octobre, pour un assister à un "comité de suivi autour du Plan particulier", dont bénéficie le département depuis 2019. Le PPC : un plan de 80 millions d'euros Le programme initié en 2019, prévoit 80 millions d'euros mobilisés par l'Etat et 118 projets concrets pour redynamiser le territoire. La liste des projets est longue. Les déserts médicaux, la culture, l'emploi sont des sujets brûlants pour le département. Beaucoup de ces enjeux devraient être tournés vers la nature et la forêt, seconde filière du département après l'agriculture. Parmi les axes de travail figurent l'amélioration des conditions du bien vivre en Creuse mais aussi le soutien aux "entreprises innovantes, créer, développer et conforter les activités productrices de valeur ajoutée et d’emploi sur le territoire". Il était supposément évident d'évoquer la culture du cannabis CBD. Plusieurs acteurs locaux espèrent l'autorisation d'une filière de production 100% locale de cannabis dit "thérapeutique". La Creuse veut aller vite sur le sujet et ne pas laisser ce nouveau marché potentiel aux seuls industriels. À ce sujet, la rédaction vous recommande Cannabis thérapeutique : la mission d'information rappelle la nécessité d'une filière de production française Une mission d'information parlementaire sur la réglementation et l’impact des différents usages du cannabis a rendu, mi-septembre, un rapport d'étape concernant l’usage thérapeutique. Un des volets concerne la filière de production. Mais sur ce point, Jacqueline Gourault s'est montrée très prudente : "Je ne peux pas répondre sur un sujet que je ne connais pas. Le député [Jean-Baptiste Moreau, NDLR] est le plus à même de répondre sur l'avancée du dossier qui ne relève pas de mon ministère." Jacqueline Gourault en visite dans la Creuse • ©France Télévisions La ministre de la Cohésion des Territoires a même été plus franche que cela, au micro de France 3 Limousin : "Le député n'a pas permis que je vienne en Creuse sans faire un petit tour sur un certain nombre de dossiers concernant le plan particulier pour la Creuse. J'ai découvert la station thermale d'Evaux-lès-Bains que je connaissais pas, mais je viens d'abord pour remettre la Légion d'honneur à la présidente du département." La ministre a tout de même annoncé l'implantation d’un centre de préparation aux Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 dans la discipline du VTT à Guéret. Si l'on en croit le PPC (plan particulier pour la Creuse), l'État devrait aider à la réalisation de ce centre avec un financement pouvant aller jusqu’à 1,45 millions d’euros, dont 75 000 euros pour la création de la piste de VTT. Il s'agit de la concrétisation d'un projet déjà évoqué par Jacqueline Gourault le 5 avril 2019. La ministre est en déplacement jusqu'à demain, 3 octobre. Au programme de ce samedi : la visite du Château de Vauchaussade, le dévoilement d’une plaque commémorative au tombeau du Comte de Durat, et effectivement, la remise des insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur à Valérie Simonet. Antoine Belhassen / Hélène Abalo
  13. Dans une tribune que nous dévoilons, médecins, sociétés savantes, associations demandent au gouvernement de tenir ses engagements en mettant en place dès janvier l’expérimentation du cannabis à usage médical. Prévu pour janvier 2021, le début de l’expérimentation du cannabis thérapeutique a déjà été repoussé à plusieurs reprises. ISTOCK Par Florence Méréo Le cri d'alerte est porté par 51 des principaux acteurs de la mise en place de l'expérimentation du cannabis à usage médical en France. Ceux qui y travaillent depuis deux ans. Les membres du comité scientifique dédié à l'Agence du médicament, parmi lesquels des neurologues, des oncologues, des pharmacologues. Les sociétés savantes (soins palliatifs, traitement de la douleur…), mais aussi les associations de patients, dont la plus puissante, France Asso Santé. Craignant un nouveau report de la mesure et « face à la souffrance des patients », écrivent-ils, ils interpellent le gouvernement. « Nous attendons des décisions politiques fortes et rapides, des engagements tenus. » Cannabis médical, ne vois-tu rien venir ? « Deux ans déjà, pas même un décret en conseil d’État ni de financement qui verdoie, aurait pu écrire Charles Perrault. Deux ans déjà que la réflexion a officiellement commencé au sein de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) à la demande de la précédente ministre de la Santé, Agnès Buzyn. Depuis septembre 2018, des travaux ont alors été initiés au sein d’un comité scientifique pluridisciplinaire de l’ANSM. Ils ont évalué la pertinence scientifique de donner accès à des produits aux standards pharmaceutiques à base de cannabis pour des malades chroniques peu ou pas soulagés de leurs souffrances par leurs traitements. En octobre, cela fera un an déjà, que le député, et actuel ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, présentait devant l’Assemblée nationale ce qui est devenu l’article 43 de la loi N°2019-1446 du 24 décembre 2019 de financement de la Sécurité sociale pour 2020. Un article donnant la possibilité à l’Etat d’autoriser, dans le cadre d’une expérimentation de politique publique, l’usage médical du cannabis sous la forme de produits répondant aux standards pharmaceutiques. Cela concernera a minima 3000 patients souffrant de douleurs chroniques neuropathiques, de contractions musculaires douloureuses chez des patients atteints de sclérose en plaques ou avec des lésions médullaires, d’épilepsies résistantes, de complications liées aux cancers et aux chimiothérapies et de patients en situation palliative. Mais pour cela, encore faudrait-il que l’expérimentation puisse avoir lieu ! Le décret d’application de cet article 43 est attendu depuis plusieurs mois. Sans ce décret, il est impossible de mettre en œuvre cette expérimentation, car l’étape cruciale de la sélection et de l’autorisation de ces médicaments qui seront prescrits aux patients ne peut être réalisée. Par ailleurs, nous ne pouvons que regretter un arbitrage à zéro euro concernant le financement de cette expérimentation qui doit mobiliser pendant deux années sur tout le territoire français plusieurs milliers de professionnels de santé volontaires. Cela met aussi la France en situation de dépendance face à des acteurs privés étrangers et de leur bon vouloir de fournir gracieusement leurs produits et dispositifs médicaux. Nous rappelons que l’accès à ces médicaments a été jugé scientifiquement pertinent dès décembre 2018 par le premier comité scientifique de l’ANSM. L’objectif principal de cette expérimentation n’est autre que de valider le circuit de prescription et de dispensation de ces médicaments. Rien d’exceptionnel pour des professionnels de santé qui manient d’autres médicaments stupéfiants au quotidien, dont certains plus à risque de dépendance, voire de surdose. Mais ce serait aussi l’occasion, avant une possible généralisation, de former à ces traitements un grand nombre de médecins et pharmaciens, même hors expérimentation, et d’en avoir une évaluation scientifique complémentaire. Le report répété du début de cette expérimentation, faute de décret d’application, suscite actuellement un questionnement sur la volonté politique de le mettre réellement en place. Cela crée de l’anxiété voire de la colère chez des patients déjà en souffrance physique et psychique et en attente de solutions complémentaires. Cela met aussi les professionnels de santé en difficulté dans la gestion des demandes grandissantes et légitimes des patients et de leur entourage, suite à l’annonce de cette expérimentation qui ne vient pas. Face à la souffrance des patients, nous attendons des décisions politiques fortes et rapides, des engagements tenus, un financement adapté aux objectifs, en commençant par la publication du décret dans les plus brefs délais pour proposer aux patients ces traitements dès le premier trimestre 2021. » Liste des 51 signataires : Nicolas Authier, professeur des universités, médecin psychiatre et pharmacologue, CETD, Inserm 1107, université Clermont-Auvergne, CHU, Clermont-Ferrand ; Mado Gilanton, patiente experte, présidente Apaiser S&C ; Bechir Jarraya, neurochirurgien, hôpital Foch, Suresnes ; Philippe Andrieux, patient expert, association Principes actifs ; Nadine Attal, professeure des universités, médecin neurologue, Inserm U 987, CETD, CHU Ambroise-Paré, Boulogne-Billancourt ; Carole Demulatier, patiente experte, UniSEP ; Laure Copel, médecin oncologue et soins palliatifs, groupe hospitalier Diaconesses Croix Saint-Simon, Paris ; Yannick Frelat, représentant territorial d’Epilepsie France ; Antoine Dupuy, Société française de pharmacie clinique, pharmacien hospitalier, professeur des universités, CHU, Poitiers ; Catherine Sebire, représentante de l’Association francophone pour vaincre la douleur (AFVD) ; René Maarek, pharmacien d’officine, Paris ; Bertrand Rambaud, représentant du pôle « patients », Union francophone des cannabinoïdes en médecine ; Samira Djezzar, médecin pharmacologue, Centre addictovigilance, Paris ; Serge Perrot, professeur de thérapeutique, centre de la douleur, hôpital Cochin, université de Paris, ancien président de la SFETD (Société française d’étude et de traitement de la douleur) ; Alexandre Maciuk, enseignant-chercheur, faculté de pharmacie, université Paris-Saclay ; Vera Dinkelacker, médecin neurologue, CHU, Strasbourg ; Marie Lanta, chargée de mission information des personnes malades et des proches, Ligue nationale contre le cancer ; Françoise Durand-Dubief, neurologue, présidente du CLUD groupement hospitalier Est, CHU de Lyon ; Marie Jauffret-Roustide, sociologue, Inserm, Paris ; Georges Brousse, professeur des universités, psychiatre, addictologue, université Clermont-Auvergne, service d’addictologie et pathologies duelles, CHU Clermont-Ferrand ; Pascal Douek, médecin, patient et représentant de patients, Unisep ; Gilles Edan, professeur des universités, médecin neurologue, Inserm, CHU, Rennes ; Rachida Badaoui, patiente experte en oncologie ; Pierre Champy, professeur de pharmacognosie, université Paris-Saclay, Association francophone pour l’enseignement et la recherche en pharmacognosie (AFERP) ; Annie Le Palec, anthropologue, membre du TRT-5 CHV (interassociatif Traitement recherche VIH, hépatites virales) ; Sophie Crozier, médecin neurologue, groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière, Paris ; Mariannick Le Bot, présidente du Conseil national professionnel de pharmacie officinale et hospitalière ; Raymond Souqui, président de CSC - connaître les syndromes cérébelleux ; Catherine Mallevaës, présidente de l’association Aramise (atrophie multisystématisée) ; Jean Benard, président de l’ASL-HSP France (Association Strümpel Lorrain) ; Martine Libany, présidente association CMT-France (Charcot-Marie-Tooth) ; Juliette Dieusaert, présidente AFAF (Association française de l’ataxie de Friedreich) ; Jean-Philippe Plançon, président Association française contre les neuropathies périphériques ; Françoise Tissot, vice-présidente AMMi, Association contre les maladies mitochondriales ; Coralie Marjollet, Sandrine Taourirt et Anne Draeger, association IMAGYN, Paris ; Edwige Ponseel, présidente AMADYS et vice-présidente Dystonia Europe ; Cécile Foujols, présidente de l’Association française du syndrome de Klippel-Feil ; Sophie Lecommandoux, présidente de l’APASC - Association des personnes atteintes du syndrome de Currarino ; Fabienne Lopez, présidente de l’Association Principes actifs ; Ivan Krakowski, oncologue médical, professeur des universités, médecin de la douleur, président de l’Association francophone pour les soins oncologiques de support (AFSOS) ; Frédéric Aubrun, médecin anesthésiste-réanimateur, professeur des universités, président de la Société française d’étude et de traitement de la douleur (SFETD) ; Eric Thouvenot, médecin neurologue, professeur des universités, président de la Société francophone de la sclérose en plaques ; Béatrice Clairaz-Mahiou, pharmacienne d’officine, présidente de la Société francophone des sciences pharmaceutiques officinales (SFSPO) ; Sophie Dupont, médecin neurologue, professeure des universités, présidente de la Ligue française contre l’épilepsie (LFCE) ; Paul Frappé, médecin généraliste, professeur des universités, président du collège de la médecine générale ; Claire Fourcade, médecin, présidente de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) ; Frédéric Guirimand, médecin, professeur associé de médecine palliative, université de Versailles Saint-Quentin, maison médicale Jean-Garnier, Paris ; Gérard Raymond, président de France Asso Santé ; Axel Kahn, médecin généticien, directeur de recherche à l’Inserm et président de la Ligue nationale contre le cancer. Source: leparisien.fr
  14. https://www.magicmaman.com/cannabis-medical-bientot-utilise-pour-soigner-les-enfants,3662422.asp Cannabis médical : bientôt utilisé pour soigner les enfants ? Par Isabelle Blin Mis à jour le 26/08/2020 à 17:28 Associer les mots « cannabis » et « enfants » a de quoi surprendre ! Et pourtant, cette plante pourrait prochainement soulager des centaines d’enfants, atteints de troubles sévères. Explications. Tout le monde a entendu parler du cannabis récréatif, peu de personnes savent en revanche que le chanvre est une plante aux vertus médicinales. Les fleurs de cannabis sativa renferment en effet deux molécules intéressantes pour la santé : le THC (delta-9-tétrahydrocannabinol), antalgique et antinauséeux, et le CBD (cannabidiol), relaxant. Selon la variété de la plante, ces deux molécules sont présentes en quantité plus ou moins importante, donc leur action diffère. Cannabis médical, quelle est la situation en France ? Trois médicaments à base de cannabis ont déjà une autorisation de mise sur le marché (AMM). Le seul destiné aux enfants est l’Epidyolex®, un extrait végétal concentré de CBD pur, indiqué pour diminuer le nombre et l’intensité des crises dans deux formes sévères d’épilepsie, à partir de l’âge de 2 ans. « Toutes les études réalisées dans le cadre du développement de ce médicament ont démontré une diminution significative du nombre de crises », souligne Pascal Douek, médecin et patient expert du Comité scientifique spécialisé temporaire (CSST) sur le cannabis thérapeutique. En dehors de ces médicaments, le cannabis médical qui utilise l’ensemble des actifs de la plante (près de 500) pourra bientôt être prescrit dans des indications précises, avec l’espoir d’une meilleure efficacité. Bientôt une expérimentation Plusieurs pays comme le Canada, l‘Angleterre, les Pays-Bas, l’Allemagne ou certains états américains autorisent déjà le cannabis médical dans le traitement de diverses pathologies. La France est donc en retard mais dès janvier prochain, une expérimentation débutera auprès de 3 000 personnes souffrant de troubles précis. Toutes se verront proposer un traitement à base de cannabis (sous forme de fleurs séchées, d’huile ou de capsules) par des médecins volontaires et formés à cette prescription. « Des enfants pourront y être intégrés, si leur médecin estime que le bénéfice sera supérieur aux effets indésirables », précise le Dr Douek. Chez les enfants, le cannabis médical pourra ainsi être prescrit pour soulager les effets secondaires importants d’une chimiothérapie (nausées, vomissements, perte d’appétit) et pour réduire le nombre de crises (sortes de court-circuit cérébral) dans certaines formes sévères d’épilepsie actuellement résistantes à tout traitement médicamenteux. Des résultats prometteurs aux USA « Le syndrome de Dravet qui se manifeste en général avant l’âge de 12 mois et le syndrome de Lennox-Gastaut qui survient entre l’âge de 2 et 6 ans sont des épilepsies rares mais graves, très invalidantes qui ralentissent le développement cérébral des enfants », souligne le Dr Douek. Il cite ainsi le cas de Charlotte, petite Américaine tombée malade à l’âge de 3 mois et qui a fait jusqu’à 300 crises hebdomadaires. La prescription de cannabis médical a permis de réduire ses crises à 2 ou 3 par semaine et la fillette a pu recommencer à parler, marcher… D’ailleurs, la variété de cannabis qui l’a améliorée (fort pourcentage de CBD et très peu de THC) porte désormais son nom (Charlotte’s web). A l’issue de cette expérimentation française qui durera un an, l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament) remettra un rapport au Parlement qui se prononcera alors sur l’intérêt du cannabis médical en complément ou comme alternative quand les autres traitements existants sont inefficaces.
  15. https://www.lejdd.fr/Societe/pourquoi-le-cannabis-medical-prend-du-retard-3988428 Pourquoi le cannabis médical prend du retard Pierre Bafoil Il y a 3 heures Plusieurs acteurs de l'expérimentation du cannabis médical craignent un énième report dans sa mise en œuvre. L'expérimentation du cannabis thérapeutique en France serait-elle en train de virer à l'arlésienne? C'est la crainte de nombreux ­acteurs de cet ambitieux projet qui devrait durer dix-huit mois et concerner 3.000 patients, avant une éventuelle généralisation à visée médicale d'un ­produit ­aujourd'hui prohibé. Lancé en grande pompe il y a deux ans et autorisé par l'Assemblée nationale en décembre dernier, il est sans cesse retardé depuis. En juin dernier, à cause de l'épidémie, les autorités sanitaires ont repoussé son démarrage à janvier 2021. Mais seul un décret d'application permettra à l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et au comité scientifique temporaire (CST) de débuter l'expérimentation. La direction générale de la santé a fait savoir qu'il devrait être publié en septembre, sans plus de précision. Sollicitée, elle n'a pas donné suite. Le projet n'a reçu aucune dotation budgétaire Si l'ANSM concède que "le calendrier est serré", elle reste optimiste. C'est bien la seule. "Ça n'engage que moi, mais je pense que janvier n'est pas tenable", soupire le président du CST, Nicolas ­Authier. Le cadre de l'expérimentation et le cahier des charges ont beau être prêts, même si le décret était publié en septembre, procéder en quatre mois à la formation des médecins, à la sélection des fournisseurs et au contrôle des produits, relève de la gageure. "Il reste encore quelques détails qu'il ne faut pas bâcler", confirme le docteur Authier. Autre inquiétude : le projet n'a reçu aucune dotation budgétaire. Comme le révélait le JDD il y a quelques mois, les fournisseurs sélectionnés délivreront donc gracieusement le cannabis. Ce qui pourrait poser des questions juridiques. "Un concurrent débouté risque d'obtenir la caducité du contrat du fait de ­l'absence de contrepartie financière", s'alarme Bechir Saket, porte-parole du collectif ACT, qui réunit une centaine patients concernés. Car l'ANSM l'assure, il n'y aura aucune compensation de la part de l'État. Beaucoup ­d'observateurs craignent ainsi que la France soit dans une "situation délicate". "Les fournisseurs étrangers pourraient avoir certaines demandes pour rester sur le marché français s'il y a une généralisation post-expérimentation", estime Nicolas Authier. Ce qui amène à un autre frein, politique cette fois : la volonté des agriculteurs français, creusois en tête, de concourir à l'expérimentation et donc de pouvoir cultiver la plante interdite. Ce dernier point devrait, lui aussi, être éclairci par un décret visant à délivrer ou non cette autorisation. Et peut-être, encore, retarder l'expérimentation.
  16. A Féniers dans la Creuse, les promoteurs du projet de cannabis thérapeutique Cannapôle23 souhaitent lancer une production dans un ancien centre informatique de l’Armée de terre. Publié le 21/08/2020 | Par France3 Nouvelle-Aquitaine Jouany Chatoux, Président de Cannapôle 23, souhaite cultiver du cannabis sans THC dans un ancien bâtiment militaire. • © Thomas Milon Imaginez une production de cannabis made in Creuse dans un ancien bâtiment militaire… Et si cette idée devenait possible ? A Féniers, au cœur du Plateau de Millevaches, un ancien centre informatique de l’armée de Terre est sur le point de connaître une seconde vie. Les promoteurs du projet de cannabis thérapeutique Cannapôle23 s’apprêtent à signer dans quelques semaines un bail avec la communauté de communes « Haute Corrèze communauté », le propriétaire des lieux. Entre les murs de ce bunker, pour l’instant abandonné, des plantes seraient cultivées en intérieur et proposées uniquement à des personnes malades. Au-delà de la production, Jouany Chatoux, agriculteur creusois et Président de Cannapôle23 souhaite aller encore plus loin : “C’est ce site là qu’on a choisi pour monter le futur pôle d’excellence autour du cannabis thérapeutique […] Les bâtiments seront utilisés pour faire de la formation, de la recherche et développement et une pépinière d’entreprises.” Cannapôle23 souhaite développer une production de cannabis thérapeutique dans un ancien bâtiment militaire. • © Cécile Descubes Cet ancien centre informatique de l’armée de terre à Féniers est pour l’instant abandonné. • © Cécile Descubes 5 à 6 récoltes par an A l’intérieur du bâtiment militaire, dont une partie est enterrée sous terre, la stabilité thermique devrait engranger 5 à 6 récoltes par an. “L’été, on aura moins à rafraîchir les pièces puisque les lampes chauffent énormément.” explique Jérémy Gaillard, Responsable production de Cannapôle23 “L’hiver, on aura beaucoup moins de chauffage à utiliser. Et en plus de cela, on est vraiment sécurisé.” La filière française de cannabis thérapeutique a également pour ambition de produire des plantes sans THC. Par conséquent, elles ne pourront pas être assimilées à une drogue, contrairement au cannabis dit récréatif. Le cannabis serait cultivé à l’intérieur du bunker. • © Cécile Descubes Où en est la culture du cannabis dans la Creuse ? En 2019, le principe de la filière du cannabis thérapeutique avait été acté dans le Plan particulier pour la Creuse, un projet resté pour l’instant au point mort. Face à cette situation, Jouany Chatoux, Président de Cannapôle23 demande au Chef d’Etat de tenir ses promesses. “Je pense que ça serait à lui si on veut accélérer les choses de donner le feu vert.” avance l’agriculteur creusois “A un moment donné, il faut qu’il y ait un patron qui prenne une décision. Actuellement, personne ne prend de décision.” Pour Pierre Chevalier, Président de Haute Corrèze Communauté, la France a déjà perdu trop de temps : “C’est un appel du pied pour dire : décidez-vous vite ! La France ne peut pas être à la traîne sur ce type de production.” Selon lui, la France doit se mettre en conformité législative avec l’Europe. A ses côtés, Eric Correia, Président de la Communauté d’Agglomération du Grand Guéret se bat également pour la création d’une filière de cannabis thérapeutique en Creuse. “ça suffit ! Il faut maintenant avancer sur ce dossier là, qui est à la fois un dossier sanitaire pour qu’un certain nombre de gens ne souffrent plus et un dossier économique” s’agace le conseiller régional DVG. Nous avons besoin de créer de l’emploi. Que fait ce gouvernement ? C’est la question que je pose. Eric Correia, Président de la Communauté d’Agglomération du Grand Guéret. A Féniers, le projet de cannabis thérapeutique devrait développer une centaine d’emplois. Une commission parlementaire présidée par Jean-Baptiste Moreau, député de la Creuse, doit rendre son rapport mi-septembre. Source : https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/creuse/cannabis-therapeutique-creuse-production-devrait-voir-jour-ancien-terrain-militaire-1864754.html?fbclid=IwAR3k5vIz8HPC9D6n5D3FXTcYJETV7G7gOgQlNypU6-cWOwSKvcL5uT-jo-c
  17. Des tests en laboratoire menés à l’Université de Newcastle et au Hunter Medical Research Institute ont montré qu’une forme modifiée de cannabis médicinal peut tuer ou inhiber les cellules cancéreuses sans affecter les cellules normales, révélant son potentiel en tant que traitement plutôt que simplement comme médicament de soulagement. Il est bien connu que les composés chimiques présents dans le cannabis, en particulier le cannabidiol (CBD), sont efficaces pour traiter les symptômes de nombreuses formes de cancer. Il est maintenant prouvé qu’il pourrait potentiellement guérir la maladie en attaquant les cellules cancéreuses. Le chercheur en cancérologie Matt Dun, de l’université de Newcastle en Australie, a récemment terminé une étude de trois ans indiquant qu’une souche modifiée spécifique de cannabis est destructrice pour certains types de cellules cancéreuses tout en restant inoffensive pour les propres cellules du corps humain. Selon un communiqué de presse de l’Université de Newcastle : Les tests de laboratoire menés à l’Université de Newcastle et à l’Institut de recherche médicale Hunter ont montré qu’une forme modifiée de cannabis médicinal peut tuer ou inhiber les cellules cancéreuses sans avoir d’impact sur les cellules normales, révélant ainsi son potentiel en tant que traitement plutôt que simple médicament de secours. La souche en question, nommée Eve, a été modifiée pour contenir moins de 1% de la quantité attendue de THC , tout en ayant une quantité très élevée de CBD. Dun et son équipe ont travaillé avec l’Australian Natural Therapies Group (ANTG) pour développer la souche et effectuer les tests nécessaires afin de déterminer son potentiel en tant qu’intervention contre le cancer. Selon Dun : L’ANTG voulait que je la teste contre le cancer, alors nous avons d’abord utilisé des cellules de leucémie et nous avons été vraiment surpris par leur sensibilité. En même temps, le cannabis n’a pas tué les cellules normales de la moelle osseuse, ni les neutrophiles normaux et sains [globules blancs]. Nous avons alors réalisé qu’un mécanisme de sélection du cancer était en jeu, et nous avons passé les deux dernières années à essayer de trouver la réponse. Les prochaines étapes consisteront à tester la souche sur d’autres types de cellules cancéreuses et, espérons-le, à convaincre les organismes de réglementation du monde entier de prendre au sérieux les tests sur le cannabis. Des études telles que celle menée par Dun sont difficiles à mener dans des endroits où le cannabis est toujours considéré comme une drogue dangereuse et illégale, comme aux États-Unis où il reste classé comme substance du tableau 1, à côté de l’héroïne. Nous savons depuis longtemps que le cannabis est efficace pour traiter de nombreux symptômes du cancer, mais c’est l’une des premières preuves irréfutables que le CBD peut tuer les cellules cancéreuses. Si cette recherche s’avère concluante, nous pourrions envisager une intervention pour certaines formes de cancer dans quelques décennies. Mieux encore, le cannabis à faible teneur en THC présente très peu de risques d’effets secondaires par rapport à presque toutes les autres interventions prometteuses actuelles ou expérimentales contre le cancer. Une étude de trois ans ne suffit pas pour déclarer que la guerre contre le cancer est gagnée. Il faudra un examen par les pairs et une myriade d’études futures pour confirmer les résultats et déterminer exactement pourquoi la souche Eve est efficace. EVE CANNABIS Eve est notre souche dominante de CBD, exclusive à l’ANTG. CBD 11-17% THC <0,1 Dans un récent article intitulé « Can Hemp Help », publié par la revue internationale Cancers, le Dr Dun et son équipe ont également entrepris une analyse documentaire de plus de 150 articles universitaires qui examinent les avantages pour la santé, les effets secondaires et les éventuels avantages anticancéreux du CBD et du THC. « Il existe des essais dans le monde entier qui testent des formulations de cannabis contenant du THC comme traitement contre le cancer, mais si vous suivez cette thérapie, votre qualité de vie s’en ressent », explique le Dr Dun. « Vous ne pouvez pas conduire, par exemple, et les cliniciens sont à juste titre réticents à prescrire à un enfant quelque chose qui pourrait provoquer des hallucinations ou d’autres effets secondaires. « La variété CBD semble avoir une plus grande efficacité, une faible toxicité et moins d’effets secondaires, ce qui en fait potentiellement une thérapie complémentaire idéale à combiner avec d’autres composés anticancéreux ». La prochaine phase de l’étude consiste à étudier ce qui rend les cellules cancéreuses sensibles et les cellules normales non sensibles, si cela est cliniquement pertinent et si divers cancers réagissent. « Nous devons comprendre le mécanisme afin de trouver des moyens d’ajouter d’autres médicaments qui amplifient l’effet, et de semaine en semaine, nous obtenons de plus en plus d’indices. C’est vraiment passionnant et important si nous voulons passer à un usage thérapeutique », ajoute le Dr Dun, en soulignant que le cannabis enrichi en CBD n’est pas encore prêt à être utilisé cliniquement comme agent anticancéreux. « Nous espérons que notre travail contribuera à réduire la stigmatisation liée à la prescription de cannabis, en particulier les variétés qui ont des effets secondaires minimes, surtout si elles sont utilisées en combinaison avec les thérapies standard actuelles et la radiothérapie. D’ici là, cependant, les gens devraient continuer à consulter leur médecin traitant habituel ». L’étude a été financée par l’ANTG et l’HMRI par l’intermédiaire de la Fondation Sandi Rose. Le Dr Matt Dun est de l’Université de Newcastle, et effectue ses recherches en collaboration avec le programme de lutte contre le cancer du Hunter Medical Research Institute (HMRI). L’HMRI est un partenariat entre l’Université de Newcastle, Hunter New England Health et la communauté. Source : https://www.blog-cannabis.com/souche-cbd-pour-tuer-les-cellules-cancereuses/
  18. Source : https://lepetitjournal.com/bangkok/cannabis-medical-la-thailande-sur-le-point-delargir-la-legalisation-285687
  19. Source : https://www.newsweed.fr/thailandais-hopitaux-produire-medicaments-cannabis/
  20. Source : https://www.newsweed.fr/etats-unis-7-etats-voter-cannabis-novembre-2020/
  21. Les patients attendront, la compassion attendra. Cet été, la sagesse républicaine semble avoir laissé place à un lavage de cerveau collectif. Mains propres, tête haute, biscoteau saillant tout en tenant discrètement, sa botte sur la tête d’un manifestant. Commentaires, réactions: Le Cannabiste sur Facebook / Twitter Sources : Prohibition Partners /// Gendarmerie Nationale sur Twitter – Jean-pierre Ceccaldi pour The Blinc Group – Le Cannabiste 2018 Tous droits réservés – Source : https://lecannabiste.com/rep-tcheque-400-de-patients-du-cannabis-medical/
  22. Publié le 24 juillet 2020 par Mélanie R. Mike Tyson, impression 3D et cannabis : c’est à priori une drôle d’association et pourtant c’est une nouvelle qui a fait pas mal de bruit sur le marché de la fabrication additive. En réalité, ce n’est pas vraiment ce qu’on pense – l’ancien boxeur Mike Tyson ne va pas imprimer en 3D du cannabis. Son entreprise, The Ranch Companies, a en fait obtenu une licence mondiale pour imprimer en 3D des produits comestibles à base de cannabis, permettant ainsi un meilleur dosage de la plante utilisée dans de nombreux médicaments. Elle travaille main dans la main avec Smart Cups, une société américaine qui propose des boissons aromatisés conçues en partie grâce aux technologies 3D. Basée en Californie, Smart Cups propose différents arômes enfermés dans de petites capsules imprimées en 3D qui se placent dans n’importe quel récipient – elle utilise elle, des gobelets en plastique. Placées au fond du verre, les capsules s’éclatent au contact d’un liquide (eau, soda, salive) et les arômes sont alors “libérés”, permettant d’obtenir une boisson à son goût, plus ou moins sucrée. Pour la startup, c’est une façon de réduire les coûts de stockage, les flux de transport mais aussi de proposer des goûts originaux et sur-mesure. Jusqu’ici la startup se concentrait sur le développement de poudres de protéines à faible teneur en matières grasses et enrichies en caféine. Avec ce partenariat avec The Ranch Companies, elle se penche désormais sur des produits à base de cannabis. Les arômes sont placés dans des capsules imprimées en 3D (crédits photo : Smart Cups) Pour Mike Tyson, l’objectif est de mieux contrôler le dosage médicamenteux aujourd’hui réalisé par l’industrie pharmaceutique, un point de vue partagé par Smart Cups. Son CEO, Chris Kanik, explique : “Pour l’instant, l’industrie manque de cohérence. Lorsqu’un individu consomme 100 mg d’aspirine, où qu’il soit dans le monde, il est sûr de consommer la bonne dose. La technologie de Smart Cups peut apporter cette même confiance aux consommateurs. Dans le cadre du partenariat avec The Ranch, nous utilisons des cannabinoïdes solubles dans l’eau et sommes capables de les imprimer avec précision sur pratiquement n’importe quelle surface. Les actifs et les arômes imprimés sont libérés lorsqu’ils entrent en contact avec un liquide.” Concrètement, au lieu d’avoir des arômes à base de citron, de framboise ou de thé vert, certaines capsules imprimées en 3D contiendront un dosage très précis de cannabis, une alternative peut-être plus intelligente pour les consommateurs. Rob Hickman, PDG de The Ranch Companies, ajoute : “Nous nous sommes associés avec les meilleures universités de recherche pour collecter des données cliniques essentielles à l’appui de la CBD à des fins médicales et pour le soulagement de la douleur. La technologie des « Smart Cups » est un nouveau système d’administration qui, nous le pensons, établira de nouvelles normes dans cette industrie.” Pour l’instant, ils attendent l’autorisation de commercialisation de leurs produits dans les Etats où le cannabis pour un usage thérapeutique est légal. Cela pourrait peut-être faire réfléchir certains dirigeants, au moins dans un but médical. Vous pouvez retrouver davantage d’informations ICI. Que pensez-vous du nouveau partenariat entre Mike Tyson et Smart Cups ? N’hésitez pas à partager votre avis dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives. Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne YouTube ou suivez-nous sur Facebook ou Twitter ! Source : https://www.3dnatives.com/mike-tyson-cannabis-impression-3d-24072020/#!
  23. Par Jean-Guillaume Bayard Le cannabis apparaît comme un traitement efficace pour soulager la douleur chronique des personnes atteintes de drépanocytose. Yarygin/iStock La drépanocytose est peu connue, bien qu'elle soit la première maladie génétique en France. Elle concerne 400 000 naissances par an dans le monde et 400 nouveaux-nés dans notre territoire. Cette maladie génétique héréditaire du sang se matérialise par une mutation dans notre ADN conduisant notre organisme à fabriquer une hémoglobine anormale qui déforme les globules rouges, les rendant “plus rigides et plus fragiles”, a précisé Jacques Elion à Pourquoi docteur à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre cette pathologie. Pour l’heure, il n’existe aucun traitement capable de la soigner, bien que des greffes de moelle osseuse et la thérapie génique apportent leurs lots d’espoir. L’efficacité du cannabis pour réduire les douleurs augmente avec le temps Des chercheurs américains ont découvert que le cannabis peut soulager les patients des douleurs chroniques qu’entraîne la drépanocytose. “Ces résultats d'essai montrent que le cannabis vaporisé semble être généralement sans danger, se réjouit Kalpna Gupta, professeur à l’université de Californie à San Francisco, qui a codirigé l’étude. Ils suggèrent également que les patients drépanocytaires peuvent être en mesure d'atténuer leur douleur avec le cannabis.” Les résultats de cette étude ont été publiés dans la revue Jama Network Open. Actuellement, les traitements principaux pour atténuer les douleurs des patients sont à base d’opioïdes. L’augmentation des décès liés à une surconsommation des opioïdes a conduit les médecins à les prescrire moins fréquemment, laissant les patients drépanocytaires avec moins d’options. “Le cannabis pourrait aider la société à faire face à la crise de santé publique liée aux opioïdes”, appuie Kalpna Gupta. Les résultats ont montré que l’efficacité du cannabis augmente avec le temps pour réduire les douleurs des volontaires souffrant de drépanocytose. Ces derniers ont décrit moins souffrir pendant qu’ils marchent et mieux dormir. Il y a également eu une baisse statistiquement significative de l'ampleur de la douleur affectant leur humeur. Pour cela, les chercheurs ont réalisé par un essai randomisé en double aveugle, avec l’utilisation d’un placebo. Il s’agit du premier essai à utiliser cette méthode de référence pour évaluer le potentiel de soulagement de la douleur du cannabis chez les personnes atteintes de drépanocytose. Le cannabis utilisé pour l’expérience contenait, à parts égales, du THC et du CBD, deux principes actifs de la plante. Vingt-trois patients souffrant de douleurs liées à la drépanocytose ont inhalé du cannabis vaporisé, ou son placebo, pendant deux séances d'hospitalisation de cinq jours, séparées d'au moins 30 jours pendant lesquels les chercheurs ont évalué les niveaux de douleur des participants. Une alternative aux opioïdes Cette étude offre une option supplémentaire aux médecins pour soigner les douleurs chroniques. “Nous avons encore besoin d'études plus large avec plus de participants pour nous donner une meilleure image de la façon dont le cannabis pourrait bénéficier aux personnes souffrant de douleur chronique”, tempère le chercheur. Les résultats ont montré les effets du cannabis pris sous forme vaporisée sans identifier les autres manières de consommer cette plante comme efficaces. “La douleur pousse de nombreuses personnes à se tourner vers le cannabis et est, en fait, la principale raison invoquée par les gens pour chercher du cannabis dans les dispensaires. Nous ne savons pas si toutes les formes de produits à base de cannabis auront un effet similaire sur la douleur chronique. Le cannabis vaporisé, que nous avons utilisé, peut être plus sûr que d'autres formes car de plus faibles quantités atteignent la circulation du corps. Cet essai ouvre la porte pour tester différentes formes de cannabis médical pour traiter la douleur chronique”, a conclu Kalpna Gupta. Source : https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/33299-Le-cannabis-efficace-soulager-douleur-liee-la-drepanocytose
  24. Cannabis et sociabilité : le métabolisme du glucose mis en cause Publié le 10 juillet 2020 ParAurélien BERNARD Une récente étude de l’Inserm en collaboration avec l’Université espagnole de Salamanque montre que l’exposition au cannabis altère le métabolisme du glucose dans le cerveau, ce qui entraînerait des changements de comportement liés à la sociabilité. Des récepteurs cannabinoïdes spécifiques, situés dans des cellules en forme d’étoile du système nerveux central appelées astrocytes, seraient notamment à l’origine de cette relation. L’étude publiée dans la revue Nature fait suite à la découverte, en 2012, de récepteurs endocannabinoïdes situés sur la membrane des mitochondries, les organites intracellulaires dont le rôle est de fournir aux cellules l’énergie dont elles ont besoin. Entre autres fonctions, ces cellules jouent un rôle très important dans le métabolisme énergétique du cerveau. « Etant donné l’importance des astrocytes et de l’utilisation de l’énergie pour le fonctionnement cérébral, nous avons voulu comprendre le rôle de ces récepteurs cannabinoïdes bien particuliers, et les conséquences sur le cerveau et sur le comportement lorsqu’ils sont exposés au cannabis », explique Giovanni Marsicano. Les chercheurs ont ensuite donné du THC à des souris, puis observé que l’activation persistante des récepteurs cannabinoïdes mitochondriaux situés dans les astrocytes entraînait une cascade de processus moléculaires conduisant à un dysfonctionnement du métabolisme du glucose dans les astrocytes. ELa capacité des astrocytes à transformer le glucose en « nourriture » pour les neurones était alors réduite. En l’absence d’apport énergétique supplémentaire, le fonctionnement des neurones a été compromis chez les animaux, avec un impact néfaste sur le comportement. En particulier, les interactions sociales ont diminué jusqu’à 24 heures après l’exposition au THC. « Notre étude est la première à montrer que la baisse de la sociabilité parfois associée à la consommation de cannabis est le résultat d’une altération du métabolisme du glucose dans le cerveau. Elle ouvre également de nouvelles voies de recherche pour trouver des solutions thérapeutiques pour atténuer certains des problèmes de comportement résultant de l’exposition au cannabis. En outre, elle révèle l’impact direct du métabolisme énergétique des astrocytes sur le comportement « , explique Marsicano. source : https://www.newsweed.fr/cannabis-sociabilite-metabolisme-glucose-cause/ PS : Un autre article plus détaillé sur la meme chose https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/gironde/bordeaux/cannabis-chercheurs-bordeaux-font-lien-entre-consommation-diminution-sociabilite-1851864.html A++
  25. Initialement prévue en septembre 2019 puis en janvier 2020, l’expérimentation du cannabis thérapeutique en France va être repoussé Coronavirus, telle est l’excuse avancée par l’Assemblé Nationale au cour des discutions concernant le budget de la sécurité sociale, Une modification a été soumise dans l’article 1 du projet de loi et prévoit le report de certaines expérimentations afin de faire face aux conséquences de la crise actuelle. Malgré une demande d’amendement passé a la trappe , menée par la député Mme Fontaine-Domeizel et son équipe, l’expérimentation du cannabis sera sans doute retardée. Conduite par un Comité Scientifique Temporaire (CST), crée par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM), cette expérimentation inclut 3000 patients et pour une durée de deux ans. Elle a notamment pour objectif d’évaluer la faisabilité d’un circuit de mise à disposition (prescription, délivrance, formation, approvisionnement) du cannabis à usage médical en France, pour des pathologies listées. Pour rappel cette expérimentation ne concernera pas les 200000 malades désirant se soigner avec du cannabis thérapeutique pour les autres pathologies (non listées). Théoriquement cela devrait durée 24 mois diviser en 4 étapes : six mois pour la mise en place, six mois d’intégration des patients, six mois de suivi et six mois d’analyse des données. A l’issu de ces deux ans, un comité scientifique va se réunir pour rédiger un rapport définitif sur les effets du cannabis médical. Néanmoins, le présent amendement a pour objet d’exclure du champ l’expérimentation en cours et a été déclaré irrecevable après sa diffusion en application de l’article 98 du règlement de l’Assemblée nationale. Cette expérimentation, introduite grâce à un amendement transpartisan du Rapporteur général lors de l’examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2020, avait fait consensus lors du vote à l’Assemblée nationale. Elle doit rester une priorité pour apporter une réponse rapide aux souffrances de milliers de patients, se trouvant dans une impasse et confrontés à de nombreux risques sur le plan pénal mais également sanitaire. Cette situation pose de nombreux problèmes aux patients , toujours plus nombreux, outre le fait de n’avoir toujours pas accès aux médicaments comme l’epidiolex , le sativex , l’attente devient insupportable pour bon nombre et leur seule option est l’automédication , avec l’œil bienveillant de certains praticiens et surtout, quand c’est possible. De plus il reste trop de zones d’ombre , financement , formation des médecins prescripteurs , zone de production , pour espérer que la date de septembre 2020 soit réaliste . En attendant des jours meilleurs la situation des patients français se dégrade, ils n’en peuvent plus d’attendre et cela résume ainsi : souffrances pour certains, illégalité pour les autres . Combien de temps la France devra attendre pour solutionner cette situation alors que bons nombres d’autres pays européens ont franchi le cap . Ne serait-il pas temps d’arrêter les poursuites judiciaire pour les malades ? Espérons que cette dernière question puisse trouver une oreille attentive de la part des décideurs car cela permettrai sans doute aux malades d’attendre plus sereinement l’ouverture de cette expérimentation. Rédigé par une malade impatiente Source: blog-cannabis.com