Search the Community

Showing results for tags 'thérapeutique'.



More search options

  • Search By Tags

    Type tags separated by commas.
  • Search By Author

Content Type


Calendars

There are no results to display.

Forums

  • News / Evènements
    • Les News
    • Cannartistique
  • Débutants
    • Présentations des membres et règles du forum
    • CannaWeed - le site
    • Guides / Tutoriels
    • Variétés, graines & génétiques
    • Engrais , substrats et amendements
    • Méthode de Culture
    • Matériel
  • Cannabicultures
    • Généralités
    • Journaux De Culture - JDC
    • Diagnostic
    • Produits dérivés du cannabis
    • Autres Plantes
  • Cannabis Thérapeutique
    • Vaporizer
    • Science
    • Discussion Thérapeutique
  • Discussions
    • Bla - Bla
    • Report Trip, Voyage
    • Législation et Politique
  • Archive
    • La boîte de Pandore

Blogs

  • Beltaine Blog
  • Cannaweed!
  • wolfen01 Blog
  • le caveau du vampire cannabique
  • Tikiseedbank
  • NoMaD's Blog
  • Team Strainguide Blog
  • Canna-World
  • Sensilia Blog
  • TONTON GATOBLOGSTER
  • azmaster Blog
  • Hquatre Plantation
  • Le Blawg
  • animalxxx Blog
  • rvbob67 Blog
  • Blog de Mescaline Pure
  • Fabisounours : A history of Hemp.
  • Z3N-MAST3R Blog
  • Xx-rvbob67-xX Blog
  • Le coin à Julius
  • Private Bud'z
  • WeedJunk Blog
  • Les sons de la défonce
  • Buddha Sphère
  • Waine Blog
  • Spannabis 2015
  • Les Tuerie
  • Comprendre la prohibition
  • terp's
  • Breed'Blog
  • Le chainon manquant

Categories

  • CannaWeed
  • Associatif
  • Ce que nous avons retenu...
  • Insolite, vidéo, musique
  • Thérapeutique
  • Justice, politique
  • International
  • Evènements / Reportages
  • Articles Prohibitionniste

Categories

  • Engrais pour la culture du cannabis

Categories

  • Marques d'engrais pour la culture du cannabis

Categories

  • Comprendre Cannaweed
    • Charte de Cannaweed
    • Poster sur le forum
    • Pour aller plus loin..
  • Autour du cannabis
    • Législation du Cannabis
    • Risques, Prévention.
  • Avant la culture
    • Choix de variétés, histoire etc
    • Exemples de culture
    • Pour bien démarrer
    • Terre / Coco
    • Hydroponie
    • Aéroponie
    • Outdoor
  • Bricolage DIY
    • Électricité
    • Éclairage
    • Système de culture
    • Ventilation, extraction, filtration
    • Placard de culture
    • Divers
  • La culture
    • Germination
    • Stretch, Sexualité et Floraison
    • Récolte
    • Arrosage: Manuel / Auto
    • Taille(s), Palissage, Pinçage
    • Autres : rempotage, pulvé, greffe...
  • Après la culture
    • Séchage, curring et maturation
    • Hash et skuff
    • Huile et BHO
    • Roulage, collages et matériel
    • Pipes, bangs et chillums
    • Vaporisation
    • Ingestion
    • Recettes avec beurre de Marrakech
    • Recettes sans beurre de Marrakech
  • Techniques de culture avancées
    • Température / Humidité
    • CO2
    • Engraissage et pH
    • Substrat et amendement
    • Culture Organique
    • Germination, bouturage et régénération
    • Sélection et entretien
    • Génétique, Breeding & Homecross
    • La plante et ses éléments
    • Articles scientifiques et publications
  • SoS Culture
    • Carence-Excès
    • Prédateurs
    • Maladies-Moisissures
  • Cannabis thérapeutique
    • Associations et contacts
    • Variétés et applications

Find results in...

Find results that contain...


Date Created

  • Start

    End


Last Updated

  • Start

    End


Filter by number of...

Joined

  • Start

    End


Group


Centres d'intérêt


favorite varieties


Your mother plant

Found 426 results

  1. Hey ITW du Professeur Christian Muller Pole scientifique UFCM-I Care @+ Cette année le huitième colloque sur les Avancées Pharmacologiques et les utilisations thérapeutiques des cannabinoïdes organisé par l’association UFCM I-Care se tiendra à la faculté de pharmacie de Strasbourg le 28 Juin prochain. L’enjeu est simple : Informer pour soutenir, informer pour réguler, informer pour convaincre, informer pour discuter du Cannabis médical. A cet effet, nous recevons aujourd’hui le Dr Christian D. Muller de l’UFCM I-Care sur Le Cannabiste. * * * L’association UFCM I-Care a été fondée en 2013 à la suite de la fusion de deux associations : I Care en 1996 spécialisée dans l’auto support des drogues pour la réduction des risques, fondée par Bertrand Rambaud, et UFCM Luxembourg en 2009, spécialisée dans l’usage thérapeutique des cannabinoïdes, fondée par le Dr. Colombera, Sébastien Béguerie et des associations de parent d’enfants présentant des symptômes d’autisme. Chaque année l’association organise un colloque qui est devenu incontournable pour de nombreux acteurs du droit de la médecine et de l’économie, mais aussi et surtout, un rendez-vous essentiel pour de nombreux patients. État des lieux et présentation du colloque avec le Dr Christian D. Muller, représentant du pôle scientifique pour l’association. LC: Bonjour Docteur, sur le site on vous présente comme porte parole du pôle scientifique de l’UFCM mais il est aussi écrit CRHC au CNRS. Qu’est ce que c’est un ‘CRHC au CNRS’, vous voulez bien nous expliquer rapidement qui vous êtes et ce qui vous a conduit vers cette association? CRHC c’est pour Chargé de Recherches Hors Classe au CNRS, ça signifie un gars qui passé 2 thèses, pharmacologie puis docteur ès Sciences et ensuite 36 années comme chercheur au CNRS. Durant ce temps il a encadré une petite dizaine de thèse durant sa carrière. Ainsi pendant presque 30 ans j’ai travaillé sur les Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin les MICI, en cherchant à expliquer les mécanismes associés à cette inflammation chronique intestinale Les MICI font partie des maladies longtemps considérées comme ‘maladies rares’ en raison du diagnostic difficile par le passé, si elles ne sont pas mortelles, elles induisent un inconfort de vie insupportable. Avec les nouveaux médicament dit ‘biotechnologiques’ qui sont des anticorps humanisés, l’inflammation est assez bien maîtrisée, en capturant la molécule en cause: le ‘TNF-alpha‘. * * * Cependant cette molécules inflammatoires, que notre corps sécrète naturellement, nous protège également de nos cellules cancéreuses en formation car le TNF est un facteur nécrosant des tumeurs. Il restait donc important pour nous de trouver des molécules anti-inflammatoires d’un côté mais aussi et surtout anti cancéreuses de l’autre. Induire le ‘suicide naturel’ des cellules cancéreuses en formation ou en dormance protégées à l’intérieur des tumeurs, les cellules souches cancéreuses, c’est la voie que nous avions choisie. Depuis une quinzaines d’années je me suis tourné vers les extraits naturels de plantes terrestres (pomme myrtille) ou marines (algues), afin de trouver des molécules anti-inflammatoires naturelles. Cette recherche de molécules naturelles fait partie de la ‘Pharmacognosie’, on extrait les plantes à l’aide de différents solvants: eau, éthanol, heptane. Ensuite on teste ces extraits bruts puis purifiés en fraction de molécules séparées, sur des cultures de cellules cancéreuses humaines. * * * Pour éviter tout utilisation d’un modèle animal nous cultivons actuellement ces cellules cancéreuse en 3 dimensions (sous forme sphéroïde) dans des plaques 96 puits (équivalents à 96 souris), nous testons ainsi plusieurs extraits et fractions par semaine. Au Comité de Direction de l’association j’ai remplacé mon regretté neveu Alexandre, décédé à la suite d’un cancer des cellules’ NK’ : les cellules immunitaires censées nous protéger du cancer, un comble ! Ainsi, depuis 4 ans, depuis la faculté de Pharmacie de l’Université de Strasbourg j’ai tout naturellement aidé à l’organisation du congrès annuel de l’UFCM. Depuis le mois de février dernier nous avons même commencé un travail de recherche sur des extraits de chanvre enrichi en CBD en collaboration avec un laboratoire de référence parisien. Ce travail, initié par la société Auxine et l’UFCM, a trouvé un financement pour un post-doc grâce à la société DELLED qui a cru en notre projet et je tenais tout particulièrement à les en remercier tous ici. LC: Quand il voit marqué ‘Colloque’ le commun des lecteurs sent venir une migraine teintée d’un vague sentiment d’exclusion. Qu’est ce qui peut pousser un ‘stoner moyen’ parfaitement au fait de l’aspect thérapeutique de sa consommation à venir partager vos stances Cannabiques? Ce colloque n’a pas pour but d’attirer le ‘stoner moyen’ mais d’aider les patients qui souffrent de douleur persistantes comme la Sclérose en plaque, les MICI, le mal de dos, les cancers en traitement ou en rémission. Il s’agit de trouver des traitements naturels qui fonctionnent, sans rendre dépendant de molécules légales certes et parfois inefficaces, mais certaines très addictives ! Ce qui je le rappelle, n’est absolument pas le cas du Cannabis médical. * * * LC: Changement de date, changement de lieu, en quoi consiste le programme de cette année? La dernière édition à Paris a remporté un vif succès, mais les coûts exorbitants de la capitale n’étaient pas nécessairement en adéquation avec davantage de retombées. Nous avons donc décidé de revenir dans la capitale Européenne d’où les premiers colloques avaient vu le jour. Le programme se veut large comme chaque année : production, qualité, l’usage et le coté légal seront également abordés. Le programme se trouve ici. Attention si l’inscription sur le site web est reste gratuite pour les patients et les étudiants, elle est obligatoire pour des raisons de sécurité liées à l’accès aux bâtiments de la faculté. Sur place chacun portera un badge nominatif que l’UFCM fournira au moment de l’inscription. LC: Est-ce que parmi les élus, les partis les décideurs politiques il y aurait des soutiens ou des représentants à vos côtés? Nous sommes indépendants et souhaitons le rester, défendre les patients est notre but fondamental. Alors oui, les promesses politiques ça existe et souvent elles demeurent… en fait oui elles demeurent sous forme de promesses … * * * A mon avis cela fait au moins 4 années que la légalisation de l’usage du Cannabis médical devrait être effective en France… Mais nos politiques tergiversent encore ! Entre temps en Suisse, bien sûr que c’est devenu légal. Pourtant ils sont très conservateurs de leurs traditions nos amis suisses non? Cependant lorsqu’il s’agit de compassion avec ceux qui souffrent, ils savent se bouger chez eux visiblement, tandis que nous ‘envisageons une expérimentation‘ quelle belle hypocrisie! LC: L’association s’inscrit aux côtés des patients dans une forme de lutte? En marge du colloque quelles sont vos actions. Je crois que le plus simple c’est de venir voir nos actions au jour le jour sur notre site web LC : Entre répression renforcée, lobbyisme et opportunités industrielles, le chanvre bien-être et le Cannabis médical naissants ont parfois des contours mal définis. Mais les patients, demeurent. C’est une question qu’un patient ou une patiente pourrait vous poser Docteur : « En matière de Cannabis thérapeutique et médical : Est-ce que vous voyez la lumière au bout du tunnel? » Comme je l’ai dit précédemment, au niveau des décisions politiques dans notre pays, nous nous tenons encore et toujours sur des promesses. Alors je crois qu’il faut comprendre les attentes et les impatiences qui émanent de ceux qui sont malades. Vous savez quand on souffre et qu’on vous conteste le droit légal de vous soigner, les promesses hélas, ne valent pas grand-chose … LC: Quelles sont à votre connaissance les variétés de Cannabis les plus employées pas les patients autour de vous …. Kush, Haze … ? Je ne suis qu’un simple chercheur vous savez, ni un utilisateur ni un patient ;). Alors je serais bien en peine de répondre à cette question … par contre ça vous fait au moins une bonne raison de venir nous rejoindre le 28 juin à Strasbourg et de la poser aux spécialistes qui seront présents ! https://lecannabiste.com/colloque-ufcm-i-care-interview-du-dr-christian-muller/?fbclid=IwAR1GO9U_rRJFbFxcDOa7xTzlZ-BKIM9Sv5ndsLazqh6LjmwlQFPI3KoHU0g
  2. Hey pffff il y a du positif dans ce projet d'experimentation surtout si on regarde d'ou on par mais ..... @+ http://www.lefigaro.fr/flash-actu/cannabis-therapeutique-seuls-certains-medecins-devraient-prescrire-20190619?fbclid=IwAR2lrlh11gR4Roi9FfoRrAS-pMx5G8cWVsBkq0oq2akSafRQ8BhR_9vt61s Seuls certains médecins spécialistes volontaires devraient pouvoir prescrire du cannabis thérapeutique dans le cadre de l'expérimentation qui commencera début 2020, selon les conclusions d'un groupe d'experts dévoilées mercredi. Ces préconisations, encore provisoires, ont aussitôt été saluées comme une «avancée importante» par plusieurs associations, même si elles jugent le cadre proposé trop restrictif. «Alors qu'ils sont tout à fait formés et compétents, certains médecins généralistes sont de fait exclus de l'expérimentation», a regretté dans un communiqué Bertrand Rambaud, coprésident du collectif Alternative pour le cannabis à visée thérapeutique (ACT), qui regroupe trois associations de patients et de médecins. Le comité d'experts mis en place par l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) échangera sur ce projet mercredi prochain avec les professionnels de santé et les associations de patients, avant de remettre son avis définitif. L'ANSM se prononcera ensuite à son tour, avant une phase de «mise en place» des détails pratiques de l'expérimentation, qui pourrait durer six mois, pour un démarrage effectif de l'inclusion des patients début 2020. Le comité de treize spécialistes, présidé par le psychiatre et pharmacologue Nicolas Authier, recommande ensuite six autres mois de «suivi des patients» puis «six mois d'analyse des données» par un comité scientifique créé pour l'occasion. Le cadre qui sera choisi pour l'expérimentation ne préjuge pas des règles qui seront décidées en cas de généralisation du cannabis thérapeutique, a souligné l'ANSM. Pour ce test «en situation réelle», le comité préconise que la «prescription initiale» de produits à base de cannabis ne puisse être faite que par certains médecins: ceux qui sont spécialistes des cinq indications concernées par l'expérimentation et qui exercent dans des centres de référence (centres anti-douleur, centres experts sclérose en plaques, etc.). La «participation à l'expérimentation, des centres et des médecins», devrait se faire «sur la base du volontariat» et après une «formation préalable obligatoire», recommande également le comité. «Une fois le traitement du patient stabilisé» (notamment pour obtenir la «dose minimale efficace»), le médecin traitant du patient pourra alors prendre le relais.
  3. Hey Dans les DNA ... @+ https://www.dna.fr/sante/2019/06/05/bientot-une-utilisation-medicale-du-chanvre?fbclid=IwAR0RRPEo7bIJTmy9QjnLMGrzuVX5uKAbju6WU5ZethKtCZWv80JfSJ0QFXI À nouveau, Strasbourg sera bientôt au cœur du long débat sur les avancées pharmacologiques et les utilisations thérapeutiques des cannabinoïdes, toujours taboues en France mais reconnues dans d’autres pays. Pour la huitième année, et à Strasbourg cette fois encore, une question médicale restée en suspens fera l’objet d’un colloque international. À l’initiative de l’Union francophone pour les cannabinoïdes en médecine (UFCM), des praticiens et des experts, des patients et des témoins s’interrogeront sur ce paradoxe propre à certaines substances contenues dans le cannabis : alors que les études scientifiques se succèdent pour accréditer leur apport sur certaines pathologies chroniques invalidantes sévères, alors qu’un nombre grandissant de pays dans le monde organise l’accès à ces composants sans équivalents dans la pharmacopée, en France il reste impossible de se soigner concrètement et légalement avec des dérivés du chanvre, appelés cannabinoïdes. Selon Christian Muller, chercheur en pharmacologie à l’Institut pluridisciplinaire Hubert Curien de Strasbourg (CNRS-Unistra), la diabolisation dont fait preuve l’usage du cannabis, et l’interdiction qui l’accompagne, empêchent de considérer à sa juste mesure la portée de cet outil thérapeutique sur des pathologies aussi sérieuses que la sclérose en plaques ou les affections rhumatologiques graves, ainsi que par exemple sur les effets secondaires de chimiothérapie. Un retard par rapport à d’autres pays Alors que son laboratoire accueille une étude in vitro sur l’usage d’un principe appelé CBD sur des cancers colorectaux, notamment, il lui apparaît que la France souffre d’un retard par rapport aux pratiques désormais certifiées aux États-Unis, en Israël, au Canada, au Luxembourg, en Grande-Bretagne ou dans la toute proche Suisse. Pour certains scientifiques, il y a là les signes d’un lobbying d’une industrie pharmaceutique productrice de ces anti-inflammatoires opiacés, des « concurrents » qui développent notamment des addictions, « contrairement aux cannabinoïdes ». Résultat, les patients souhaitant accéder à ces principes extraits de la plante les produisent eux-mêmes, de manière souvent peu satisfaisante, ou se les font livrer après les avoir commandés sur Internet. Le tout à leurs risques et périls, des condamnations pouvant être prononcées. Les conditions d’une autorisation de mise sur le marché avaient été avancées il y a quelques années en France mais, malgré un débat récent en France, un vide persiste au détriment de l’intérêt médical des malades demandeurs de cette alternative. Le colloque réunira à nouveau de nombreuses personnalités engagées sur ces questions, dont Marie Jauffret-Roustide, membre du comité scientifique spécialisé temporaire sur la question du cannabis à usage thérapeutique en France et Bertrand Lebeau-Leibovici, médecin addictologue. Ils ouvriront ce symposium accessible au grand public en compagnie de Christian Muller, responsable du pôle scientifique et de Bertrand Rambaud responsable du pôle patient de l’association UFCM I Care. Le 28 juin à la faculté de pharmacie de Strasbourg, ouvert au public sur inscription préalable sur : ufcmed.org
  4. Alors que le débat organisé le 28 mai au Sénat s’est conclu à la quasi-unanimité des parlementaires en faveur de l’usage du cannabis médical, ce dernier sera expérimenté pendant "environ deux ans" dès que le ministère de la Santé l’aura validé. Photo d'un magasin vendant du cannabis à usage thérapeutique dans une boutique spécialisée à Annœullin, près de Lille, le 30 mai 2018. Philippe Huguen, AFP Expérimentation imminente. L’usage thérapeutique du cannabis pourrait bientôt devenir une réalité légalement encadrée pour des centaines de milliers de patients français souffrant de fortes douleurs à cause d’une maladie. Selon les chiffres généralement avancés par les associations de patients, ils pourraient être entre 300 000 et 1 million dans ce cas. "Il y aura environ deux ans d’expérimentation du cannabis à usage thérapeutique à partir du moment où on aura le feu vert et les financements du ministère de la Santé", explique le professeur Nicolas Authier, chef du service de pharmacologie médicale et du centre de la douleur au CHU de Clermont-Ferrand, contacté par France 24. Ce dernier préside depuis plusieurs mois le comité d’experts, créé par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), chargé d’évaluer “les modalités de mise à disposition” du cannabis thérapeutique et dont le rapport est attendu le 26 juin. Cette expérimentation "va être mise en place assez rapidement, dans les prochaines semaines", affirme Jean-Baptiste Moreau, député (LREM) de la Creuse contacté par France 24, qui voit d’un bon œil le cannabis à usage thérapeutique. Il explique : "L’enjeu, c’est d’arriver à ce que la production [de ces produits pharmaceutiques, NDLR] soit assurée par une filière franco-française". De préférence dans son département, en quête d’un nouveau souffle économique, et dont certains élus ont déjà demandé, en 2018, au gouvernement l’autorisation d’y cultiver et d’y exploiter du cannabis à usage thérapeutique. Une expérimentation sous conditions Mais les conséquences économiques attendues d’une telle expérimentation ne sont pas encore à l’ordre du jour. "Pour l’instant, il n’y a pas d’autorisation de produire du cannabis thérapeutique en France", rappelle Nicolas Authier, qui poursuit : "[Les cultures] se feront en champ fermé, sous serre, et nécessiteront des investissements importants. De plus, il va falloir maîtriser leur température, leur humidité et leur ensoleillement, ce ne sera pas de l’agriculture conventionnelle". Pendant l’expérimentation, qui pourrait durer théoriquement jusqu’au deuxième trimestre 2021, "il est probable qu’on soit obligé d’importer des préparations pharmaceutiques [de pays où le cannabis thérapeutique est légalisé, NDLR] le temps que la filière franco-française se structure", explique le président du comité d’experts de l’ANSM. Deux impératifs devront être respectés pour ces productions médicales : la maîtrise des cultures, d'abord, et le respect des règles européennes pour la production de médicaments à qualité constante ensuite. L’usage de cannabis thérapeutique sera par ailleurs strictement encadré. Les médecins traitants ne le prescriront "qu’en dernière intention, quand les autres traitements thérapeutiques [à base d’antalgiques par exemple, NDLR] déjà disponibles auront été expérimentés", précise le Pr Authier. L’ANSM a aussi ciblé, dès décembre 2018, le public qui pourra recourir au cannabis thérapeutique : les personnes atteintes de cancers, de certaines formes d’épilepsie, de scléroses en plaque, en soins palliatifs ou encore "ayant des douleurs réfractaires aux thérapies accessibles". "Il faudrait probablement élargir par la suite le spectre des maladies ciblées", estime Esther Benbassa, sénatrice EELV à l’initiative du débat sur le cannabis thérapeutique cette semaine au Sénat, contactée par France 24. Mais augmenter le nombre de personnes pouvant expérimenter le cannabis thérapeutique pourrait-il avoir comme conséquence d’ouvrir la voie à un détournement de l'objectif initial ? "Le risque que le cannabis thérapeutique soit détourné pour un usage récréatif est extrêmement faible", estime Nicolas Authier, le chef de service du centre de la douleur au CHU de Clermont-Ferrand. Pas question de légaliser le cannabis à usage récréatif Au-delà de soulager de leurs souffrances des personnes touchées par la maladie, le cannabis thérapeutique pourrait être la porte d’entrée, le "cheval de Troie" devant ensuite servir à la légalisation du cannabis à usage récréatif, comme s’en inquiétaient le 28 mai des sénateurs Les Républicains. "Ce ne sont pas les mêmes usagers et pas les mêmes finalités. Ceux qui prennent de la codéine pour des douleurs, et ceux qui fument de l’opium consomment la même substance, mais n’en ont pas le même usage. Dans le même sens, la qualité du cannabis thérapeutique n’est pas la même que celle des personnes cherchant à avoir des effets psychoactifs", prévient le Pr Authier. Il y aura par exemple moins de THC [Tétrahydrocannabinol]– le cannabinoïde le plus abondant et le plus présent dans la plante de cannabis – dans le cannabis médical que dans celui qui est fumé régulièrement par 11 % des Français âgés de 18 à 64 ans, selon l’OFDT. Les modifications réglementaires à venir – quand le ministère de la Santé aura donné le feu vert – ne permettront qu’une expérimentation médicale, qui n’a pas vocation à être généralisée à tous les usages. "Le cannabis thérapeutique n’est pas une drogue, ce sont des médicaments, précise Nicolas Authier. La question de sa légalisation ne se posera pas avant 2021, dans la continuité de cette expérimentation". Rien à voir, donc, avec une éventuelle légalisation du cannabis à usage récréatif, pour lequel le législateur gardera toute latitude. Le député Jean-Baptiste Moreau demandera "bientôt" une mission d’information sur les différents usages du cannabis en France. "On parle de cannabis thérapeutique pour le moment, mais à terme, il faudra aller vers le cannabis bien-être [des huiles, compléments alimentaires... avec un taux de THC très faible, NDLR]”, explique-t-il. Source: france24.com
  5. À la veille d’un débat sans vote au Sénat sur le cannabis thérapeutique demandé par le groupe CRCE, la sénatrice EELV Esther Benbassa a invité scientifiques et représentants associatifs devant la presse. Pour eux, il y a urgence. La France est aujourd’hui l’un des rares pays européens à ne pas avoir légalisé le cannabis thérapeutique. Pourtant, il pourrait concerner entre 300 000 et 1 million de patients. Des scientifiques et représentants d’associations de malades étaient invités par la sénatrice EELV du Val-de-Marne Esther Benbassa à témoigner devant la presse avant le débat sans vote dans l’hémicycle mardi 29 mai sur « le cannabis thérapeutique, un enjeu majeur de santé publique ». « Le cannabis m’a permis de reprendre une vie sociale ». Les malades aujourd’hui ne peuvent pas utiliser du cannabis à visée thérapeutique. Il est pourtant essentiel dans l’atténuation des douleurs de certaines maladies, qui n’arrivent pas à être apaisées par la médecine traditionnelle. Mado Gilanton, porte-parole d’Espoir Imminent et présidente d’Apaiser S&C, expliquait que dans son association, trois malades s’étaient suicidés en avril à cause des douleurs. Elle-même souffrante d’une lésion de la moelle épinière, est revenue très émue sur son histoire, et comment le cannabis a été un moyen efficace de calmer ses souffrances. « Le cannabis m’a permis de reprendre une vie sociale ». Elle s’est indignée du tabou qui règne sur le cannabis dans le milieu médical. « On sait qu’il y a des livraisons dans les services de chimio thérapie. On le sait. On sait que des médecins recommandent aux patients en phase terminale de prendre du cannabis. Les politiques doivent prendre leurs responsabilités », a-t-elle lancé. Le Docteur Olivier Heinzlef, par ailleurs président de la Ligue contre la sclérose en plaques, a expliqué que ses patients aussi se soulageaient grâce au cannabis de leurs douleurs. « Les patients utilisent le cannabis, mais en réalité, on a très peu d’études sur les risques d’effets secondaires. Il faut une expérimentation », a-t-il expliqué. Un argument de santé publique également avancé par Mado Gilanton. Olivier Heinzlef a été rejoint par l’addictologue Didier Joyle : « C’est incroyable qu’il n’y ait pas eu d’expérimentation et de recherche sur le sujet. » « L’état doit protéger les plus faibles. Aujourd’hui, il les condamne » Bechir Bouderbala, du collectif Alternative pour le Cannabis à visée Thérapeutique (CACT) qui regroupe plusieurs associations, dont Act-up et AIDES, s’est lui insurgé sur la situation des consommateurs à visée médicale, qui sont considérés comme des délinquants. « La légalisation du cannabis n’est pas un débat de société. L’état doit protéger les plus faibles. Aujourd’hui, il les condamne », a-t-il lancé, prenant pour exemple une mère de famille malade qui aurait perdu l’autorité parentale parce qu’elle possédait des plants de chanvre utilisés à visée thérapeutique. Le représentant associatif plaide pour la mise en place d’une circulaire de dépénalisation du cannabis dans ces cas précis, sur le modèle de la « circulaire Guigou ». « Il faut cesser la répression et le désordre social qu’elle provoque », explique Bechir Bouderbala. Néanmoins, Esther Benbassa concentrera son intervention dans le débat de mardi sur la molécule du cannabis dans son usage pharmaceutique, et donc plus encadré. « Certains médecins sont frileux, car ils considèrent que la législation à visée thérapeutique serait un cheval de Troie pour la législation globale » a souligné Didier Joyle, addictologue. Le Professeur Amine Benyamina a dénoncé quant à lui les médecins qui « n’agissent pas comme des scientifiques, mais comme des citoyens ». Une expérimentation à grande échelle annoncée Pourtant, il y a un peu plus d’un an, la ministre de la Santé Agnès Buzyn ouvrait la voie au cannabis thérapeutique (voir notre article). À l’époque, Alain Milon, président LR de la commission des affaires sociales, estimait également qu’il n’y avait « aucune raison de s’opposer à un progrès thérapeutique dès lors que l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et la Haute autorité de Santé donnent leur accord. Mais les problèmes tournent toujours autour des questions de dosage et de prescription » rappelait-il. Depuis ces deux déclarations, les choses ont légèrement avancé. Puisque l’ANSM a mis en place un comité dédié à la question du cannabis thérapeutique, qui a jugé début décembre 2018 qu’il était « pertinent d'autoriser l'usage du cannabis à visée thérapeutique (...) dans certaines situations cliniques et en cas de soulagement insuffisant ou d'une mauvaise tolérance » des traitements existants ». « Nous avons une fenêtre de tir pour faire avancer les choses » C’était la première étape dans l’agenda voulu par la ministre Agnès Buzyn. Le comité de l’ANSM se réunit désormais jusqu’à juin afin d’étudier les modalités de mises à disposition dans le cadre de la phase expérimentale du cannabis en France. Le 28 du mois, il lancera selon Didier Joyle une grande expérimentation du cannabis thérapeutique sous différentes formes. « C’est un premier grand pas, souligne l’addictologue. Nous avons une fenêtre de tir pour faire avancer les choses ». Même s’il n’y aura aucun vote demain, Esther Benbassa est confiante sur les débouchés politiques du dossier. Elle a reconnu les avancées faites avec la ministre de la Santé, et voit le débat de demain comme « le moment pour donner un coup de pouce supplémentaire ». « On est dans l’urgence », s’alarme quant à elle Mado Gilanton, et alerte : « Si cette expérimentation n’est pas mise en place, c’est l’ouverture totale aux marchés parallèles qui risque de se produire ». Par Ariel Guez Source: publicsenat.fr
  6. Hey prochaine audition le 26 Juin avec de nouveau les asso ... @+ À quoi ressemblera la future expérimentation du cannabis thérapeutique en France? Après avoir entendu patients, médecins et pharmaciens, le comité d'experts chargé d'en définir les contours a auditionné mercredi les acteurs étrangers de ce marché en pleine expansion. Au fil des auditions menées depuis janvier, les membres du comité mis en place par l'Agence du médicament (ANSM) ont pu mesurer les attentes autour de leur futur avis, prévu fin juin, mais aussi de la complexité des questions auxquelles ils doivent répondre. Il s'agit en effet de traiter le cannabis thérapeutique comme un "nouveau médicament" en dépit de son statut particulier de préparation à base de plantes, dans un domaine en pleine expérimentation où les preuves d'efficacité ne sont pas encore toujours établies. Il faut également répondre à l'impatience des patients, qui veulent disposer d'un produit sûr et à la qualité constante au lieu de devoir se fournir sur le marché noir, tout en tenant compte de la diversité de leurs besoins et des craintes de certains médecins d'envoyer un "signal" de laxisme envers l'usage récréatif du cannabis. Le principal enjeu est donc de savoir si les 13 experts, avec à leur tête le psychiatre et pharmacologue Nicolas Authier, recommanderont une expérimentation largement ouverte ou plus restreinte. En avril, les auditions portant sur le cadre de prescription avaient fait émerger le souhait des associations de patients d'une mise à disposition la plus large possible, permettant notamment aux médecins généralistes de prescrire du cannabis thérapeutique et pas seulement aux spécialistes tels que les neurologues ou les centres de la douleur. L'analyse des expériences dans les pays étrangers montre que "plus ils cadrent l'utilisation, plus il y a une adhésion des profesionnels de santé à le prescrire", souligne toutefois Nathalie Richard, directrice adjointe des antalgiques et des stupéfiants à l'ANSM. Elle cite l'expérience du Canada où les prescriptions ne décollaient pas au départ, car aucune instruction n'était disponible pour les médecins. "Maintenant que c'est plus cadré, ça marche mieux", assure-t-elle. - Fleurs, huile ou gélules - Inversement, les représentantes du producteur canadien Tilray, auditionnées mercredi, ont mis en garde contre un régime trop strict: en Australie et au Royaume-Uni, où le cannabis thérapeutique devait dans un premier temps faire l'objet d'une autorisation nominative d'utilisation pour chaque patient pour être importé, cela s'est traduit par des coûts et des délais très importants pour les malades. Ces deux pays ont par la suite autorisé Tilray à importer ses produits à base de cannabis "en vrac" et à les stocker sur place. Le représentant d'une autre société canadienne, Canopy Growth, a aussi plaidé pour qu'un "large portefeuille" de produits soit autorisé d'emblée, afin de "couvrir les besoins divers des patients": selon les pathologies et les symptômes, certains vont se tourner plutôt vers les fleurs séchées en inhalation, qui ont un effet rapide, tandis que d'autres préféreront les huiles ou les extraits en gélules, d'action plus lente. De même, ils n'auront pas besoin des mêmes dosages des deux principes actifs du cannabis, le THC et le CBD, pour obtenir un soulagement, a-t-il expliqué. L'ANSM s'est prononcée en décembre 2018 en faveur du cannabis thérapeutique pour les douleurs non soulagées par d'autres thérapies, les épilepsies résistantes aux traitements, les effets secondaires des chimiothérapies ou encore pour les soins palliatifs et les contractions musculaires incontrôlées de la sclérose en plaques. Si l'expérimentation devrait commencer "avant la fin 2019", on n'en connaît pas encore la durée. On peut tabler sur "un temps relativement limité", souligne Nathalie Richard, car "il faut qu'elle donne lieu rapidement à un bilan", pour voir si des ajustements sont nécessaires. Le champ géographique reste aussi "à définir": France entière ou seulement certaines régions, comme cela avait été le cas pour l'expérimentation de la vaccination en pharmacie. Avant de rendre son avis, le comité mènera une dernière série d'auditions le 26 juin, pour entendre les potentiels acteurs français de cette filière. La Creuse, traditionnel producteur de chanvre, compte s'appuyer sur la culture et la transformation du cannabis thérapeutique pour redynamiser son territoire. Dans un premier temps, pour démarrer l'expérimentation dans le calendrier prévu, il est toutefois probable qu'il sera fait appel à des produits importés, souligne l'ANSM. https://www.sciencesetavenir.fr/sante/cannabis-therapeutique-la-future-experimentation-prend-forme_133679?fbclid=IwAR2rTK6uiUYZrMMPN6NUMTKNGnJCi_om18sKLgseh7kmUiK20Ao2veSUcQw
  7. Dans la perspective de l'expérimentation du cannabis thérapeutique en France, les experts auditionnent mercredi les producteurs étrangers déjà présents sur ce marché. Le comité de 13 experts se réunira le 26 juin pour étudier comment pourraient s'organiser la production et la mise à disposition du cannabis thérapeutique dans le cadre français. © JAN WOITAS / DPA / AFP Après les médecins, les patients et les pharmaciens, le comité d'experts chargé de définir les contours de la future expérimentation du cannabis thérapeutique en France auditionne mercredi les producteurs étrangers déjà présents sur ce marché, avant un avis attendu fin juin. "Lors de cette séance, le comité s'intéressera d'une part, aux formes et dosages disponibles à l'étranger et d'autre part, aux coûts des traitements", a indiqué l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), qui a mis en place ce comité. Sept entreprises auditionnées Les sept entreprises auditionnées sont les canadiens Aurora Cannabis, Canopy Growth et Tilray, le néerlandais Bedrocan, l'américain Columbia Care, le colombien Clever Leaves et le britannique Emmac Life Sciences. Les auditions seront retransmises en direct sur la chaîne Youtube de l'ANSM à partir de 9h30. Le comité de 13 experts, présidé par le psychiatre et pharmacologue Nicolas Authier, se réunira ensuite le 26 juin pour étudier comment pourraient s'organiser la production et la mise à disposition du cannabis thérapeutique dans le cadre français. "A l'issue de cette séance, les experts du comité remettront leur avis à l'ANSM sur les propositions de modalités de mise à disposition dans le cadre de la phase expérimentale qu'il a été proposée de mettre en oeuvre". L'agence sanitaire devrait ensuite rendre ses propres conclusions dans les jours qui suivent, avant un début de l'expérimentation avant la fin de l'année. Source: europe1.fr
  8. L'Agence nationale de la sécurité du médicament doit rendre un avis avant l'été sur les modalités de distribution du cannabis thérapeutique. Entre 300 000 et un million de personnes pourraient être concernées. Ceux qui l'utilisent déjà font comme ils peuvent, dans l'illégalité, pour soulager leurs douleurs. Franceinfo a interrogé des malades ayant recours au cannabis thérapeutique, sur lequel l'Agence nationale de la sécurité du médicament doit bientôt rendre un avis. (AWA SANE / BAPTISTE BOYER / FRANCEINFO) "Ma vie s'est considérablement améliorée." Atteint d'une myopathie depuis plus de quarante ans, Jean est invalide à 80%. "J'ai une rétraction des jambes, les miennes sont toujours pliées, même la nuit. Mais avec le cannabis, je dors très bien, les douleurs musculaires s'apaisent", confie cet homme de 52 ans. "Je ne vais pas me relever sur mes jambes, relativise-t-il, en fauteuil roulant depuis dix ans, mais j'ai le moral. Je vais de l'avant". Le cannabis a favorisé un retour de son appétit et du sommeil, ce qui, selon lui, réduit les risques de voir sa maladie progresser. Comme Jean, ils seraient entre 300 000 et un million de Français à consommer du cannabis thérapeutique, selon les informations du Parisien. La consommation du chanvre, l'autre nom de la plante, est pourtant illégale en France car les molécules de delta-9-tétrahydrocannabinol (THC) qu'elle contient sont inscrites dans la liste des stupéfiants. Néanmoins, en décembre 2018, un comité scientifique nommé par l'Agence nationale de la sécurité du médicament (ANSM) a validé sa pertinence médicale : la plante a, entre autres, des vertus antalgiques, antiépileptiques, antispasmodiques et de décontractant musculaire. L'ANSM se dit d'ailleurs favorable à son utilisation lorsque les thérapies classiques ne viennent plus à bout des douleurs. Quelques centaines de patients ont déjà pu bénéficier, à titre exceptionnel, d'autorisations pour pouvoir consommer des médicaments à base de cannabis thérapeutique. D'autres pourraient suivre puisque l'ANSM évalue actuellement les modalités de mise à disposition sur le marché d'autres traitements à base de cannabis thérapeutique. La piste peu fructueuse du cannabis classique Certains médecins sont conscients depuis longtemps de son utilité. Ce sont parfois eux qui, à court de solutions, font germer l'idée chez leurs patients. C'est ce qu'il s'est passé pour Frédéric, atteint d'une maladie orpheline qui se manifeste sous la forme d'une pancréatite chronique. "Drogué sans en avoir conscience" à la morphine, cet ancien chef d'entreprise raconte s'être habitué à ce puissant dérivé de l'opium... jusqu'à un arrêt cardiaque en 2007. Quelques mois plus tard, son spécialiste lui lance : "Ce serait peut-être bien, Fred, que tu essaies le cannabis thérapeutique. Ca peut fonctionner." Sans son médecin, ce patient assure qu'il n'y "aurait jamais pensé". Lui qui se rappelle avoir "détesté le joint" lors d'une soirée étudiante, se met désormais à faire des recherches sur internet pour se procurer du cannabis. En attendant l'avis définitif de l'ANSM, qui doit être rendu courant 2019, les malades glanent des informations où ils le peuvent et s'essayent à différentes méthodes de consommation. La première expérience consiste souvent à fumer du cannabis coupé avec du tabac, et trouvé grâce au "trafic de rue". Françoise Maillard a ainsi demandé à son fils de lui faire fumer un joint pour lutter contre la spasticité (contractures imprévisibles des muscles), conséquence de sa sclérose en plaques. En vain : "Il m'a dit 'Maman, ce n'est pas la peine, tu crapotes, tu n'avales pas la fumée'." D'autres ont renoncé à cette solution à cause de l'effet psychotrope provoqué par une part trop importante de THC dans le cannabis vendu illégalement. "J'ai essayé d'acheter pendant un temps dans la rue mais c'est coupé avec n'importe quoi." Jean, atteint d'une myopathie, à franceinfo "Sur le marché noir, c'est du cannabis récréatif avec une dose très importante de THC, ce qui provoque une ivresse et qui n'est pas adapté pour les malades", explique Fabienne Lopez, de l'association Principes Actifs, qui regroupe des "citoyens concernés qui ont pour seul délit la production minimaliste [de cannabis] pour se soulager". A l'inverse du cannabis "récréatif", le cannabis thérapeutique repose sur un "équilibre" entre les molécules de THC et de CBD. Le psychiatre et président de la Fédération Française d'Addictologie, Amine Benyamina, millite depuis quinze ans pour "pour la libération du cannabis thérapeutique afin de le distinguer du festif et afin que ses détracteurs cessent d'empêcher sa préscription chez des gens qui en ont vraiment besoin." Après s'être détournés du cannabis récréatif, les consommateurs malades essaient parfois des produits à base de molécules de cannabidiol (CBD). La loi française l'interdit, mais pas la loi européenne, ce qui a permis à des boutiques d'ouvrir en France, à condition de vendre des produits avec un taux de THC inférieur à 0,2%. Mais, à en croire Eva et d'autres malades interrogés, les effets ne sont pas suffisants pour apaiser leurs douleurs. La jeune femme de 20 ans, atteinte d'une fibromyalgie, une maladie auto-immune qui exacerbe chaque douleur quotidienne, s'est laissée tenter par des bonbons et des gélules au CBD. Leur "goût infect" et la persistance de ses douleurs l'ont convaincue de ne pas renouveler l'expérience. Sa seule alternative reste des produits avec du THC, disponibles "en deux clics" sur internet. "Mais qu'est-ce qu'on me vend vraiment ?", s'inquiète-t-elle. "Au cinquième morceau, j'ai décollé" Isolés, les malades cherchent donc leurs propres solutions. Revenue du joint, Françoise a ainsi tenté la piste du gâteau au chocolat au cannabis. "Un super goût, se remémore-t-elle, mais le problème, c'est qu'on ne connaît pas les quantités qu'on met... Au cinquième morceau, j'ai décollé, décrit l'ancienne médecin pour l'industrie pharmaceutique. Je planais dans un état secondaire, un peu comme une anesthésie générale. C'est ingérable." Au fil des années et des expériences décevantes, la majorité des malades consommateurs interrogés par franceinfo se sont donc mis à cultiver leurs propres plants de cannabis. Beaucoup ont consulté des livres et des vidéos en ligne pour devenir de vrais experts. Comme les taux de CBD et de THC ne sont pas les mêmes selon les variétés, il faut parvenir à déterminer quel mélange va soulager au mieux ses symptômes. Pour les tester, ces chimistes en herbe se font parvenir par voie postale des boutures de différentes variétés. Séropositif depuis trente ans, Bertrand Rambaud ne supporte pas ses traitements antirétroviraux. "Le cannabis me permet de les prendre, les effets secondaires me pourrissent trop la vie sinon", explique le président de l'association UFCM I Care, sujet aux douleurs digestives, à une perte d'appétit et à plusieurs troubles du sommeil. Il a fini par trouver le dosage qui lui convient : moins de THC le matin pour ne pas "ressentir dès le matin l'ivresse du cannabis" ; davantage le soir, "quand les douleurs commençent à se réveiller" et "pour ouvrir l'appétit". Des expérimentations "maison" Ensuite, à chacun sa méthode pour s'administrer la substance. "Je fais des gélules, à placer sous la langue, ou des liquides pour e-cigarette, grâce à un extracteur d'huile", détaille Bertrand Rambaud. "Pour moi, c'est [une tisane] avec du lait entier ou de la crème car le THC se fixe avec de la graisse", explique Mado, atteinte d'une syringomélie qui lui donne des "symptômes étranges". Par exemple "une sensation de brûlure sur la main alors qu'on n'est pas près d'un feu". A 64 ans, elle a mis au point une recette d'infusion à base de fleurs de cannabis, pour ne pas aggraver son état en fumant. "Des malades atteints de syringomélie qui sont vegan font 'ma' tisane avec du lait d'amandes et de la noix de coco." Mado, atteinte d'une syringomélie, à franceinfo Une recette aussi appliquée par Catherine pour sa fille atteinte d'une neurofibromatose. Cette dernière lutte contre des tumeurs présentes dans tout son corps mais aussi sur son système nerveux, ce qui provoque des "souffrances terribles". Catherine stocke pour elle la tisane dans un bac à glaçons et un cube suffit, tous les quinze jours. "Je [la] revois sourire. Elle était éteinte et d'une tristesse à pleurer toute la journée", souffle cette mère. Elle assure que sa fille a réussi à diminuer d'un tiers sa dose quotidienne de morphine. "Elle n'ose pas en prendre davantage car elle ne sait pas ce que ça pourrait donner, avec le cocktail de traitements qu'elle prend". En effet, ces expérimentations "maison" des malades avec le cannabis sont loin d'être sans danger sans le suivi d'un médecin. "La manière avec laquelle le produit est préparé dans les pays où il est légalisé n'entraîne aucun risque. En tout cas, cela n'a pas plus d'effets qu'avec les opiacés et les benzodiazépines", rappelle quant à lui le docteur Amine Benyamina. Face à des témoignages de patients sans "recours" et "isolés", l'addictologue souhaite que le corps médical sorte "des postures idéologiques" vis-à-vis du cannabis thérapeutique, ce qui limite les études scientifiques sur ses effets. Des solutions coûteuses En l'absence de régulation, ces expérimentations représentent aussi un certain coût pour ces patients. "Je dois investir dans des graines mais sinon je fais des boutures", raconte Jean. "Ca me coûte bien moins cher que si c'était dans la rue", assure-t-il, et ce malgré le coût des éclairages nécessaires, qui font gonfler sa facture d'éléctricité. De son côté, Frédéric chiffre "en milliers d'euros" les dépenses consenties. "J'essaie de faire en bio pour m'intoxiquer le moins possible, mais c'est vrai que ça me revient assez cher." Et la facture peut vite monter lorsqu'on décide de s'approvisionner à l'étranger en médicaments à base de cannabis, plutôt que de cultiver ses propres plants. Ainsi, un médicament agit sur la spasticité de Françoise : le Sativex. Ce spray buccal a obtenu une autorisation de mise sur le marché français en 2014. Mais faute de consensus sur le prix, il n'est toujours pas disponible dans nos pharmacies. Depuis la région parisienne, Françoise a donc décidé d'aller jusqu'en Suisse, où le médicament est autorisé, moyennant 300 euros par mois, sans compter les frais de déplacement. "Ça fait trois ans que je fais ça (...) j'étais désespérée de voir que le [Sativex] n'arrivait pas en France, je me suis résolue à trouver des alternatives." Pour ne pas alourdir la facture, cette dynamique soixantenaire étale sur deux mois son traitement prévu pour un mois. Vivre avec la maladie, l'illégalité et la "parano" Si la prise de cannabis thérapeutique adoucit le quotidien des malades interrogés, cette consommation, pour l'heure encore illégale, inquiète souvent leurs proches. "Mon entourage me dit que je vais avoir une descente de la police chez moi", confie Françoise. Les malades qui produisent leurs propres plants, comme ceux qui recourent à d'autres méthodes pour s'en procurer, vivent dans l'illégalité. Plusieurs confient qu'il est difficile de ne pas "virer parano". Ceux qui s'approvisionnent à l'étranger doivent passer les douanes. Il y a quelques années, Jean s'est fait arrêter à la frontière en possession de cannabis. L'amende de 80 euros qu'il a dû régler l'a décidé à faire pousser du cannabis chez lui. "Je ne me sens pas délinquante. Parce que, pour moi, je ne ramène pas du cannabis mais je ramène un médicament avec du cannabinoïde." Françoise, qui souffre d'une sclérose en plaques, à franceinfo Pressés de sortir de l'illégalité, les consommateurs de cannabis thérapeutique guettent l'avis de l'ANSM et la moindre avancée vers la mise sur le marché de nouveaux traitements. "Depuis 2013, on attend toujours. L'Etat traîne les pieds. C'est presque de la non-assistance à personne en danger", témoigne Jean. Selon ce père de famille, aucun traitement existant ne le soulage de sa myopathie, excepté le cannabis. "On empêche les gens d'accéder aux soins alors que nos voisins européens le font !", tonne-t-il. Une incompréhension que partage également Frédéric, atteint d'une maladie orpheline qui le clouait quotidiennement au lit jusqu'à ce qu'il se décide à prendre du cannabis thérapeutique. Depuis, ce quinquagénaire revit : "Avant, quand je faisais simplement quatre cents mètres, j'étais trop content. Aujourd'hui, je me remets au VTT !" Mais cette nouvelle vie ne l'apaise pas totalement, dans l'attente d'une vraie solution, légale : "Je n'ai aucune culpabilité à rester en vie. Par contre, la vie est assez compliquée comme ça, donc si on peut éviter de rajouter des ennuis judiciaires, ce serait pas mal." Source: francetvinfo.fr
  9. Il pourrait être prescrit, dans un futur proche, aux personnes souffrant de cancers, de douleurs chroniques, de maladies neurologiques… Mais de nombreuses questions se posent encore, notamment en termes de posologie. LP/Olivier Corsan L’avenir du cannabis en France est encore incertain. Commercialisés depuis plusieurs mois dans l’Hexagone, les produits à base de cannabidiol (CBD), l’une des molécules de la plante, profitent actuellement d’un flou juridique. Mais les vertus thérapeutiques dont ils peuvent se parer – ils réduiraient l’anxiété, les inflammations… – sont contestables. En dehors du circuit médical, rien ne garantit en effet leur efficacité, ni même la qualité de ces produits. Surtout, une utilisation non encadrée augmente le risque d’addiction et d’effets indésirables, comme des nausées, des vertiges, des maux de tête… LIRE AUSSI >Cannabis thérapeutique : une première avancée vers le joint sur ordonnance Dans un cadre médical, en revanche, le cannabis thérapeutique prouve son utilité. Il se présente sous forme de spray, d’huile ou de gélules. « Il peut aussi être inhalé, mais uniquement sous forme de vapeur. Il n’est pas question de passer par la combustion (NDLR : comme c’est le cas avec un joint), qui augmenterait le risque de cancer du poumon », insiste le Pr Serge Perrot, membre du comité scientifique qui a rendu, fin 2018, ses premières recommandations pour faciliter et encadrer les expérimentations. Une formule pharmaceutique efficace et sûre à établir Les experts, qui vont poursuivre leurs réunions de travail tout au long de l’année, ont déjà listé les indications pour lesquelles l’usage du cannabis thérapeutique peut être pertinent : l’épilepsie, la sclérose en plaques, les cancers, certaines maladies neurologiques et les douleurs chroniques. Si l’intérêt des chercheurs est réel, leurs ambitions sont mesurées. « Il y a une demande pressante du public pour autoriser l’usage médical du cannabis. Mais pour suivre certains patients qui l’expérimentent, je dois dire qu’il ne permet pas toujours de résoudre des situations complexes. Il ne faut pas attendre de révolution. Toutefois, il peut effectivement aider. Alors, pourquoi ne pas l’utiliser ? » avance le Pr Perrot. LIRE AUSSI >Cannabis thérapeutique : « Allons plus vite, madame la ministre ! » Argument supplémentaire : il a été montré aux Etats-Unis que, lorsque le cannabis est prescrit pour réduire les douleurs, il permet de diminuer la prise d’opioïdes et ses risques. Même démonstration en Israël, où il entraîne une réduction de la polyconsommation d’anti-inflammatoires, d’antalgiques, de somnifères et de tranquillisants chez les seniors. Il reste toutefois à établir la formule pharmaceutique la plus efficace et la plus sûre. L’équation est complexe. L’herbe ne contient pas moins de 70 substances plus ou moins actives. Deux sont au centre des attentions : le THC et le CBD. Reste à trouver la posologie la plus adaptée à chaque indication, peut-être même à chaque patient. Un enjeu essentiel pour limiter les effets secondaires. En ce qui concerne le risque addictif, et contrairement à ce que l’on pourrait craindre, « il est plutôt faible », conclut le Pr Serge Perrot. Alain Ducardonnet Source: leparisien.fr
  10. Une femme a été arrêtée lors d'un contrôle routier, en septembre 2018. Une odeur de cannabis avait été détectée dans son habitacle. Une Soleuroise s'est vu retirer son permis de conduire à titre de précaution, bien que l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) l'ait autorisée à prendre du cannabis sur prescription de son médecin. Le Tribunal fédéral a confirmé la décision cantonale. La femme a été arrêtée en septembre 2018 lors d'un contrôle routier. Les policiers soleurois ont détecté une odeur de cannabis dans l'habitacle et constaté que la conductrice présentait des signes de consommation de stupéfiants. Le test de détection rapide s'avérant positif, le permis de conduire de la femme a été retiré sur-le-champ. Parmi ses affaires, les agents ont également découvert un joint. Les analyses de sang et d'urine menées à l'hôpital ont indiqué un taux de tétrahydrocannabinol (THC) d'au moins 7,7 grammes par litre (g/l), très supérieur à la valeur-limite de 1,5 g/l. En conséquence, le Service des automobiles du canton de Soleure a retiré le permis à titre de précaution et ordonné une expertise de médecine du trafic. Prescription médicale La conductrice s'est opposée en vain à cette mesure. Son recours a été rejeté par le Tribunal fédéral dans un arrêt publié mardi. Elle argumentait que son comportement sur la route était irréprochable et qu'elle avait besoin de son véhicule. En outre, le joint trouvé par la police appartenait à son fils. Et elle disposait d'une autorisation officielle pour prendre de l'huile de cannabis afin de calmer ses douleurs chroniques. Son médecin avait confirmé que la dose prescrite de gouttes d'huile n'entravait pas son aptitude à la conduite. Dans ces conditions, le retrait de permis était, selon elle, disproportionné et injustifié. Aptitude réduite Comme les instances précédentes, le Tribunal fédéral n'a pas suivi ce point de vue. Vu le taux de THC mesuré dans le sang de la recourante, il n'est pas exclu que son aptitude à la conduite soit effectivement diminuée. La recourante avançait que les signes de fatigue et les yeux rougis constatés par les policiers lors du contrôle étaient une conséquence de sa maladie. Or, soulignent les juges de Mon Repos, ces symptômes avaient disparu une heure et demi plus tard lors des examens à l'hôpital. (arrêt 1C_41/2019 du 4 avril 2019) https://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/Autorisee-a-prendre-du-cannabis--elle-est-punie-14917745
  11. La maladie affecte 10 % des femmes en âge de procréer et qui peut entraîner des douleurs aiguës et des saignements Un plant de cannabis a été amené à la Knesset en 2009 pour le comité travailliste de la Santé, qui abordait la question du cannabis médical. (Kobi Gideon/Flash 90) Des chercheurs israéliens ont lancé des essais pré-cliniques pour examiner l’impact du cannabis médical dans le traitement de l’endométriose, une pathologie médicale qui affecte une femme sur 10 en âge de procréer. La recherche médicale est conduite par Gynica, qui a une licence du ministère de la Santé pour développer des produits à base de cannabis pour les femmes, en coopération avec Lumir Lab, un centre de recherche sur le cannabis au parc biotechnologie, à Hadassah Ein Karem, Jérusalem. L’endométriose affecte environ 176 millions de femmes dans le monde. Chez les femmes atteintes, des tissus utérins se développent en dehors de l’utérus, dans le tube utérin, les ovaires, d’autres zones de la cavité abdominale et dans le pelvis. Les femmes souffrent de douleurs aiguës avant et pendant les règles, les saignements et la douleur restent pendant et après les rapports sexuels, elles souffrent de dyspepsie et de miction fréquente et douloureuse. Des cas ont montré que des femmes qui fument du cannabis médical sont soulagées de leur douleur, a déclaré le Dr Sari Sagiv, vice-présidente de la recherche et du développement chez Gynica. Les chercheurs veulent déterminer quel substance ou quelle combinaison de substances du cannabis peut potentiellement régler le problème. « L’endométriose est une maladie complexe », a-t-elle déclaré, puisqu’il y a un nombre important de facteurs agissant ensemble qui doivent être traités. « Je pense que le cannabis a assez de substances qui peuvent affecter un certain nombre des facteurs » de la maladie, a-t-elle déclaré, dont le fait de réduire la douleur, l’inflammation et le risque de rechute. Les chercheurs ont déjà testé plusieurs substances issues du cannabis sur des cellules de l’endométriose in vitro pour voir comment elles réagissent aux substances. « Nous avons essayé des substances seules ou combinées sur ces cellules » pour voir s’il y avait un impact et quel impact, a-t-elle expliqué. Nous avons déjà vu qu’il y a plusieurs substances qui ont un fort impact ». Les chercheurs réduisent maintenant la liste des substances pour trouver le « candidat idéal », avec lequel ils commenceront des essais cliniques. « Nous avons déjà une idée des propriétés que le candidat idéal devrait avoir pour traiter un certain nombre de facteurs pouvant soigner l’endométriose », a déclaré Sagiv – et pas seulement traiter la douleur. Mais elle a refusé de donner plus de détails jusqu’à ce qu’un brevet soit déposé. « Nous voulons commencer des essais cliniques dans le troisième trimestre de cette année », a-t-elle déclaré. En parallèle avec le processus de recherche conduit par Lumir Lab, Gynica collabore avec l’entreprise canadienne Strainprint, une entreprise qui se spécialise dans la collecte des données et l’analyse des effets du cannabis sur différentes maladies. Les entreprises travaillent conjointement pour créer la plus grande plateforme mondiale de données visant à analyser les effets du cannabis sur les femmes. Lumir Lab est dirigé par le professeur Lumir Hanush, un chercheur en pointe dans le domaine du cannabis médical, qui est responsable des plus importantes découvertes dans le domaine des substances actives du cannabis. Gynica est dirigé par le professeur Moshe Hod, gynécologue et président de l’Association européenne des Obstétriciens. L’entreprise mène des recherches et du développement spécialisé dans les produits issus du cannabis pour le domaine gynécologique. Source: timesofisrael.com
  12. Hey Ah bah on y vient petit à petit .... c'est comme un orgasme, plus c'est long plus c'est bon .... (ils doivent espérer calmer Gill et John) @+ https://www.huffingtonpost.fr/entry/cannabis-therapeutique-edouard-philippe-estime-quil-serait-absurde-de-ne-pas-y-reflechir_fr_5ca731f7e4b0dca032ffe1e0?ncid=other_facebook_eucluwzme5k&utm_campaign=share_facebook&fbclid=IwAR0aUPlnAYInDH0dWtRQbLfy_N8QSm1lrpe8wWT40exACQp6noBZNGI4IPE Le premier ministre dit vouloir étudier les possibilités du cannabis thérapeutique "de façon très encadrée". POLITIQUE - Le premier ministre Édouard Philippe a estimé ce vendredi 5 avril qu’il serait “absurde” de s’interdire d’étudier les possibilités du cannabis thérapeutique, lors d’un voyage en Creuse où une culture de cette plante à des fins médicales fait partie des projets de développement envisagés. “Il y a beaucoup de pays qui travaillent là-dessus, beaucoup de pays qui le permettent. Il serait absurde de ne pas se poser la question et c’est dans cet esprit que nous voulons travailler avec les porteurs du projet”, a-t-il expliqué à la presse. Aujourd’hui, 21 pays de l’Union européenne autorisent le cannabis à usage thérapeutique, mais pas la France. “Ce qu’ont dit les porteurs de ce projet est qu’il ne fallait pas s’interdire d’imaginer l’utilisation à des fins thérapeutiques des molécules qui sont contenues par cette plante”, a poursuivi Édouard Philippe. “Donc évidemment, on doit pouvoir réfléchir à innover, à expérimenter en le faisant de façon très encadrée. Il ne s’agit pas du tout de mettre en péril la santé publique (...) Nous souhaitons effectuer les choses de façon très encadrée”, a-t-il insisté, “vous pensez bien que l’avis des plus hautes autorités qui encadrent l’utilisation des médicaments est indispensable”. Ce projet de cannabis thérapeutique, comme l’un des axes de développement d’un des départements les plus pauvres de France, est emmené par Éric Corréia, président du Grand Guéret. Cet infirmier anesthésiste, formé à la prise en charge des douleurs, a rallié à sa cause d’autres élus locaux. Édouard Philippe était en Creuse pour signer avec les élus locaux un plan pour la revitalisation du bassin d’emploi de la Creuse, initié par Emmanuel Macron en octobre 2017. Ce “plan particulier pour la Creuse” comprend ainsi la possibilité d’une “création d’une filière chanvre thérapeutique”.
  13. https://www.francetvinfo.fr/sante/drogue-addictions/cannabis/cannabis-therapeutique-il-nest-pas-concevable-que-des-patients-se-mettent-dans-lillegalite-pour-pouvoir-se-soigner_3267589.html?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&Echobox=1554495843#xtor=CS1-746 "Plus de 300 000 patients sont en attente" pour expérimenter le cannabis thérapeutique, a constaté Éric Correia, président de la communauté d’agglomération du Grand Guéret et conseiller régional PS de Nouvelle-Aquitaine sur franceinfo vendredi 5 avril. La Creuse est un département où la culture du cannabis à des fins médicales est envisagée comme un moyen de développer l'emploi et l'économie. "Pour moi, en tant que soignant, il n’est pas concevable que des patients se mettent dans l’illégalité pour pouvoir se soigner", a poursuivi ce porteur du projet, infirmier anesthésiste, formé à la prise en charge des douleurs. Et au-delà de l'aspect santé, il y a un intérêt économique, "c’est 200 à 300 emplois qui pourraient être créés dans un premier temps", a-t-il assuré. franceinfo : Etes-vous satisfait d’entendre le Premier ministre ouvrir la porte aujourd’hui au cannabis thérapeutique ? Éric Correia : La porte avait déjà été un peu entrouverte par la ministre de la Santé au mois de mai, car cela fait plus d’un an que j’ai fait cette proposition au président de la République en disant qu’on avait besoin de ces molécules pour soigner un certain nombre de pathologies en France. Plus de 300 000 patients sont en attente de cela. Pour moi, en tant que soignant, il n’est pas concevable que des patients se mettent dans l’illégalité pour pouvoir se soigner. D’autres pays - 24 pays européens sur 28 - l’autorisent déjà ce cannabis à usage thérapeutique. Je me dis 'mais que fait la France' ?, car nos patients attendent. Comment justifier aujourd’hui de faire des médicaments à partir de molécules telles que l’opium, (et ne pas pouvoir) en faire à partir du cannabis ? Cela a des vertus. L’ANSM reconnaît que c’est efficace, notamment pour certaines douleurs chroniques qui passent difficilement comme dans la sclérose en plaques. On ne peut pas laisser nos patients au bord de la route. Nous sommes au 21e siècle et il est grand temps d’utiliser ces molécules. Pourquoi la France est si frileuse et pourquoi les responsables politiques semblent progressivement convaincus par l’idée de s’y mettre ? La France est frileuse, je ne suis pas sûr que les Français le soient. Un sondage de mai 2018 montre que 85% des Français sont pour l’utilisation du cannabis thérapeutique. La frilosité est au niveau des élus. On a l’impression d’être un pays très conservateur. Nous avons des actions de pédagogie. Il faut expliquer aux gens qu‘à partir du cannabis on peut faire des médicaments de manière très encadrée. Je crois fortement à l’utilisation de ces molécules. Plus de 300 000 patients attendent. La Suisse l’utilise depuis de nombreuses années, notamment dans le traitement de la chimiothérapie. Quand vous souffrez d’un cancer, et que vous avez des médicaments qui vont font vomir toute la journée, ils utilisent le cannabis pour redonner l’appétit et stopper les vomissements. Cela a déjà fait ses effets ailleurs, (dans) 24 pays européens sur 28, aux Etats-Unis, au Canada. Et au-delà de ça, je vois pour la Creuse une vraie filière économique, avec la création d’emplois. Et aujourd’hui, tous les acteurs sont prêts en Creuse pour le faire. Il me manque juste les autorisations. Et c’est la seule mesure qui ne réclame pas d’argent. Quelle est votre idée pour le département ? En 2017, la Creuse a perdu plus de 150 emplois dans l’industrie autour de la pièce automobile. Pour nous, 150 emplois, c’est énorme rapporté à un bassin de population de 3 000 habitants. Et d’un département de 120 000 habitants. Chaque emploi compte. Il faut avancer là-dessus. Sur les emplois en Creuse, on fait des projections : c’est 200 à 300 emplois qui pourraient être créés dans un premier temps.
  14. VIDÉO. Encore interdit en France, le cannabis thérapeutique permettrait pourtant de soulager des personnes souffrant de pathologies lourdes. Par Thibaut Déléaz Et si le cannabis pouvait sinon soigner, du moins soulager des malades ? Envoyé spécial s'interroge dans un reportage diffusé sur France 2 ce jeudi 28 février à 21 heures. On y suit Kaylah, 9 ans, atteinte depuis sa naissance du syndrome de Dravet, une forme sévère d'épilepsie. Ses deux parents et sa sœur vivent au rythme de sa maladie : pas de bruit ou de lumière agressive, qui pourraient déclencher une crise. Depuis ses quatre mois et les premiers symptômes, Kaylah doit prendre un lourd traitement médical, qui occasionne beaucoup d'effets secondaires : troubles du sommeil, de la parole, perte d'appétit… Ses parents se sont donc tournés vers le cannabis thérapeutique, découvert en lisant sur Internet l'histoire d'une petite Américaine sauvée par ce traitement, qui a également changé la vie de la famille de Kaylah et leur a redonné de l'espoir. Médecine à deux vitesses À travers l'histoire touchante de Kaylah, Envoyé spécial déconstruit les clichés sur le cannabis thérapeutique – qui utilise le CBD de la plante, et pas le THC qui produit les effets psychotropes. Autorisé chez nos voisins européens, mais toujours interdit en France, le cannabis thérapeutique permettrait pourtant d'aider de nombreux malades, selon les médecins interrogés dans le documentaire. Cette spécificité française fait naître une médecine « à deux vitesses », dénoncent les protagonistes interrogés par Envoyé spécial, où ceux qui sont informés et ont les moyens d'aller à l'étranger s'en procurer sont mieux soignés que les autres. Une incongruité qui pourrait bientôt prendre fin : l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) s'est dite fin 2018 favorable à une expérimentation du cannabis thérapeutique qui devrait débuter dans l'année. Envoyé spécial – « L'autre visage du cannabis » Jeudi 28 février à 21 heures sur France 2 https://www.lepoint.fr/medias/envoye-special-kaylah-9-ans-soignee-grace-au-cannabis-therapeutique-28-02-2019-2297144_260.php#xtor=CS3-190
  15. Débordé par les demandes, le gouvernement zimbabwéen vient d’accorder à 37 investisseurs l’autorisation de produire du cannabis médical, tout en rappelant qu’il resterait vigilant sur le trafic illicite. Moins d’un an après être devenu le deuxième Etat africain à légaliser la culture du cannabis, le gouvernement zimbabwéen commence, selon le site allAfrica, à accorder les autorisations aux investisseurs qui se pressent au portillon. Des licences de douze mois renouvelables Devant des chefs d’entreprises réunis pour le 6e forum de la Table ronde africaine à Victoria Falls, le vice-ministre zimbabwéen de l’Agriculture a indiqué que le gouvernement s’employait à accorder des licences aux investisseurs sélectionnés conformément au règlement N°62 de 2018 qui auront acquitté les 50 000 dollars nécessaires à son obtention. "Au cours des derniers mois, plus de 200 sociétés locales et étrangères ont manifesté leur intérêt pour la production de cannabis à des fins médicales. Le Cabinet en a approuvé environ 37 et des licences leur seront attribuées. Pour l'instant, nous sommes en train de les enregistrer", a déclaré Vangelis Haritatos. Il a précisé que les investisseurs se verraient attribuer des licences d’une durée de 12 mois renouvelables, mais que le gouvernement s’opposerait fermement à tout trafic illicite de cannabis. Rappelant que le commerce mondial de cette substance, longtemps considérée comme un stupéfiant, rapportait 24 milliards de dollars par an, il a déclaré que son ministère, dit également de la Terre, l’eau, le climat et la réinstallation rurale, travaillerait en étroite collaboration avec celui de la Santé et de la protection de l’enfance et en partenariat avec les investisseurs. De solides preuves des avantages médicinaux du cannabis "Laissons une chance aux investisseurs, a encore dit le vice-ministre Haritatos. Il y a beaucoup d'enthousiasme qui apportera beaucoup d'investissement et aidera les gens à produire des huiles pour le cancer et à d'autres fins médicinales", a-t-il ajouté. AllAfrica rappelle au passage qu’il existe "de solides preuves des avantages médicinaux du cannabis, dans le traitement des nausées et vomissement consécutifs aux chimiothérapies contre le cancer, aux douleurs neurologiques, à la spasticité dans la sclérose en plaque et aux lésions de la moelle épinière, entre autres." Précédé par le Lesotho, qui a accordé en septembre 2018 ses premières licences pour la production de marijuana, l’autre nom du cannabis, le Zimbabwe n’en a toutefois pas légalisé l’usage récréatif. En revanche dans l’Afrique du sud voisine, après des années de bataille judiciaire, le plus haut tribunal du pays a statué en septembre 2018 que la consommation du cannabis par des adultes en privé était un droit constitutionnel. https://mobile.francetvinfo.fr/sante/drogue-addictions/cannabis/zimbabwe-le-gouvernement-autorise-37-investisseurs-a-produire-du-cannabis-medical_3211443.html
  16. Alors que le cannabis thérapeutique va être expérimenté à l'hôpital de la Timone à Marseille, il est déjà autorisé en Suisse. Le cannabis thérapeutique va faire ses premiers pas à l'hôpital. Le CHU de la Timone, à Marseille, va effectuer des tests sur des patients atteints de troubles moteurs, comme la maladie de Parkinson. Mais pour le moment, les malades qui souhaitent obtenir du cannabis à des fins thérapeutiques sont obligés de se fournir à l'étranger, notamment en Suisse. Dans ce pays, on commence même à expérimenter le cannabis dans les maisons de retraite. C'est le cas à Genève, aux "Tilleuls". Dans cet établissement, on soigne les résidents avec de la teinture et de l'huile de cannabis. Roland et Claude viennent presque tous les jours rendre visite à leurs épouses. Ils ont tout de suite vu les effets positifs du traitement. "Je n'ai pas hésité une seconde. Cela l'a calmée, parce que de temps en temps elle s'énervait. Je trouve ça génial", s'enthousiaste Roland. "Pour ma femme, ça a été formidable, renchérit Claude. Elle se remet à gazouiller un petit peu, alors qu'elle ne disait plus rien du tout." Même s'il est autorisé en Suisse, le cannabis à usage thérapeutique ne fait pourtant pas l'unanimité chez les médecins, déplore le docteur de la maison de retraite Christian de Saussure. "On en est aujourd'hui avec le cannabis comme on l'était il y a trente ans avec la morphine, explique-t-il. Je me rappelle de congrès en France où on était hués par des confrères qui pensaient qu'on était des dealers. Aujourd'hui c'est pratiquement généralisé partout et ce sera certainement la même chose avec le cannabis." De douze personnes au départ, le test devrait être élargi à 24 résidents des "Tilleuls", toujours sous le contrôle des autorités. https://mobile.francetvinfo.fr/sante/drogue-addictions/cannabis/ma-femme-se-remet-a-gazouiller-en-suisse-le-cannabis-therapeutique-arrive-dans-les-maisons-de-retraite_3216187.amp
  17. La commission de la Santé de la Chambre a adopté mardi une proposition de loi qui permet la création d'une agence du cannabis permettant d'en contrôler la production à des fins médicales. Le cannabis pourrait être prescrit à des patients pour lesquels les médicaments ne sont quasi plus d'aucune utilité. Une telle prescription doit passer par la création d'une agence spécifique. De plus en plus de pays autorisent le cannabis à des fins thérapeutiques. Il permet notamment de soulager des malades de la sclérose en plaques, de la sclérose latérale amyotrophique (SLA) ou souffrant de douleurs ou de spasmes. L'agence du cannabis travaillerait sous contrôle de l'agence fédérale du médicament. Elle sera habilitée à fournir les autorisations pour les futures plantations et aux producteurs, et gèrera les récoltes. Elle assurera le monopole sur l'importation et l'exportation de cannabis. L'agence mettra le cannabis à disposition des pharmaciens et hôpitaux. La proposition de loi a bénéficié mardi du soutien de l'ensemble des groupes politiques à l'exception de la N-VA qui s'est abstenue. La Chambre doit encore se saisir du texte en séance plénière. Source: levif.be
  18. Elle a pour but d'étudier les effets de l'inhalation de cannabis sur les troubles moteurs provoqués par la maladie, mais aussi l'anxiété et la dépression qu'elle peut provoquer. Le cannabis thérapeutique, qui gagne du terrain aux Etats-Unis, sera-t-il un jour autorisé en France ? Une étude sur ses effets va en tout cas être menée par les hôpitaux marseillais auprès de malades de Parkinson, explique dans La Provence un des médecins qui mènera cette étude, mardi 19 février. Selon le quotidien régional, une trentaine de patients vont être recrutés pour participer à cette étude, qui doit durer un an. Ils seront suivis à l'hôpital de La Timone, et testeront les effets du cannabis thérapeutique par inhalation. "Dans un premier temps, nous allons étudier les principes actifs du produit (THC et CBD) afin de trouver sa combinaison optimale, à partir de cannabis de synthèse", explique Olivier Blin, chef du service de pharmacologie clinique de l'hôpital. Une première étape vers une prescription ? Les médecins se pencheront ensuite sur l'effet du cannabis sur les effets moteurs de la maladie de Parkinson, ainsi que pour d'autres troubles liés à la maladie, comme l'anxiété et la dépression qu'elle provoque chez les malades. "On va enfin dans le bon sens. Les médecins et la population commencent à comprendre que s'il est bien encadré et suivi, il n'y a pas de raison de priver les patients d'un produit qui améliorerait leur vie". Olivier Blindans "La Provence" L'étude doit encore être validée par l'Agence nationale de sécurité du médicament. Si ses résultats sont concluants, le médecin pense qu'elle pourrait ouvrir la voie à l'autorisation de prescrire du cannabis aux malades français de Parkinson. "Si les effets observés sont majeurs, ça ira très vite. Mais nos résultats devront être validés par de nouvelles études", explique-t-il à La Provence. Source: https://www.francetvinfo.fr/sante/drogue-addictions/cannabis/cannabis-therapeutique-une-etude-sur-des-malades-de-parkinson-va-etre-menee-a-marseille_3198795.html
  19. L'île rejoint la vingtaine de pays de l'Union européenne à avoir changé sa législation en matière de cannabis thérapeutique. Un pays européen de plus. Le Parlement chypriote a voté, vendredi 15 février, en faveur de la légalisation de la culture et de l'usage du cannabis à des fins médicales. Chypre rejoint ainsi les nombreux pays de l'Union européenne à avoir assoupli leur législation en la matière. Un amendement à la loi nationale sur les drogues et les substances psychotropes autorise désormais l'importation de graines et de plants de cannabis destinés à la culture à des fins thérapeutiques. La loi encadre la délivrance des permis de cultiver du cannabis à usage médical, qui seront d'abord accordés à seulement trois sociétés pendant les 15 premières années, notamment pour éviter que le cannabis ne se retrouve sur le marché noir. Une production annuelle estimée à 180 millions L'usage de cannabis médical sera notamment accordé sur ordonnance aux personnes souffrant de douleurs chroniques en raison d'un cancer, du sida, de rhumatisme ou d'un glaucome. Selon des estimations officielles, la production annuelle de cannabis médical pourrait s'élever à 180 millions d'euros et la majorité des retombées bénéficiera à l'Etat. La loi doit encore être publiée au journal officiel. Une trentaine de pays dans le monde, dont une vingtaine au sein de l'UE, autorisent le cannabis thérapeutique. En novembre, la Grèce a délivré ses premiers permis pour cultiver du cannabis à usage médical. Par franceinfo avec AFP https://mobile.francetvinfo.fr/sante/drogue-addictions/cannabis/chypre-legalise-a-son-tour-le-cannabis-a-usage-medical_3192357.amp
  20. Faut-il autoriser le cannabidiol (CBD) de manière médicale pour les patients qui subissent des traitements lourds ? Oui, selon l’eurodéputée Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, qui participera aujourd’hui au vote d'une résolution sur l’autorisation de l’usage médical du cannabis. Les députés européens votent mercredi 13 février une résolution sur les moyens de combler les lacunes en matière de recherche sur le cannabis médical. Pour l’eurodéputée socialiste (PS - S & D) Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, il faut sortir de la vision d’un cannabis uniquement « récréatif » alors que cette plante a des vertus pour accompagner les patients qui subissent des traitements lourds. La résolution demande de soutenir une recherche de qualité sur les médicaments à base de cannabis et établir des normes pour le cannabis médical non pharmaceutique afin de garantir la sécurité des consommateurs. Surtout, les eurodéputés estiment nécessaire d’établir une distinction claire entre le cannabis médical et les autres usages du cannabis. Plusieurs États européens autorisent le cannabis médical, comme la Lituanie, qui a légiféré sur le sujet en octobre 2018. En Allemagne, la réglementation sur l’usage médical du cannabis a été assouplie pour permettre son accès aux malades pour lesquels aucun autre traitement n’est disponible. Entretien avec Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, eurodéputée socialiste. Pourquoi soutenez-vous ce texte ? On s’intéresse à une plante qui a beaucoup de composés chimiques, dont le « CBD », le cannabidiol. Ce dernier a des vertus thérapeutiques démontrées par les chercheurs et déjà utilisées par un certain nombre d’États. Il a une efficacité certaine chez des patients qui avaient des thérapies lourdes. Avec ce vote, on montre qu’on n’est pas juste fermé aux produits chimiques (perturbateurs endocriniens ou pesticides), mais on est aussi ouvert à ce qui pourrait être une valeur ajoutée pour traiter et soulager les patients qui souffrent de sclérose en plaques ou subissent des chimiothérapies lourdes. Plusieurs pays l’ont déjà autorisé au niveau national… Nous voulons une législation pour faire en sorte qu’on puisse bénéficier du CBD partout en Europe. En France, quand on parle de cannabis, on pense souvent à la partie dite « récréative »… Ce mot cache en fait le THC, tout ce qui concerne les psychotropes. Ce qui nous intéresse, c’est la partie CBD qui a été largement diffusée dans un certain nombre de pays et interdits dans d’autres. Il faut sortir de ces idées préconçues et cela n’avancera pas sans l’échelle européenne. Vous voulez à terme tordre le bras aux États membres ? C’est un peu ça, surtout leur faire accélérer leur processus d’autorisation. On a eu plein de débats contradictoires en France sur les boutiques qui proposaient du CBD et non pas du THC. Là, c’est un cadre médical, un accompagnement des pathologies lourdes. Il faut qu’il y ait un estampillage « produit pharmaceutique » pour ce cannabis médicinal. Ainsi, il pourra bénéficier de programmes de financements européens de recherche. On est très en retard par rapport à nos concurrents en la matière, comme les Américains. Il y a de nombreux intérêts à développer cette filière : pour nos patients, notre secteur de recherche, notre secteur économique et agricole. Vous lancez un appel à la Commission pour légiférer… C’est un premier signal. Après, j’espère que la Commission l’entendra et voudra avancer davantage. On est très en retard sur l’accompagnement de la souffrance des patients. Pendant très longtemps, on n’en parlait même pas. Si on pouvait avoir une législation un peu progressiste et moderne, cela ne nous ferait pas de mal et surtout ferait beaucoup de bien aux patients. https://www.ouest-france.fr/europe/ue/vote-au-parlement-europeen-le-cannabis-medical-peut-aider-soulager-les-patients-6222326
  21. Le "parrain" de la science du cannabis fait équipe avec le géant britannique du cannabis, GW Pharmaceuticals, qui est le plus grand exportateur mondial de cannabis thérapeutique. Parmi les masses d'informations en provenance d'Amérique du Nord qui défilent avec la légalisation du récréatif, le géant pharmaceutique GW Pharmaceuticals n'a pratiquement pas été contesté au Royaume-Uni, malgré les rumeurs selon lesquelles des fermes de cannabis secrètes seraient créées au Royaume-Uni. Il semble maintenant que GW entreprend de grands changements pour assurer sa réputation et son avenir dans le secteur en tant que leader. Pour beaucoup, cela sera un choc, mais pour d'autres qui ont suivi la façon dont l'industrie est découpée, achetée, vendue et absorbée dans un espace aussi court, cela semble tout à fait logique pour le producteur de bourgeon britannique. Raphael Mechoulam est mondialement connu pour ses recherches sur le cannabis. Il a inventé le terme cannabinoïde, synthétisé le THC et donné à son homologue endocannabinoïde son nom «anandamide», qui signifie «bonheur» en sanscrit. En vertu de l’accord signé avec Yissum, la société de développement de la recherche de l’Université hébraïque de Jérusalem, GW a acquis les droits d’un certain nombre de brevets importants sur les cannabinoïdes inventés par le professeur Mechoulam. La société travaillera en étroite collaboration avec lui et son équipe au cours des trois prochaines années pour développer ces nouvelles opportunités dans la poursuite de ses activités scientifiques et commerciales. Les brevets incluent des inventions relatives au cannabidiol (CBD), l’un des cannabinoïdes sur lequel la recherche de GW est axée, et aux endocannabinoïdes (cannabinoïdes trouvés dans le corps humain). Après vingt ans dans le jeu de la recherche et du développement de préparations normalisées à base de cannabinoïdes, sans avoir à s’inquiéter du fait que la police se présente avec le bélier rouge, leur a permis de commercialiser un certain nombre de produits. Le Sativex est homologué pour la spacticité dans la sclérose en plaques et la douleur chronique, tandis que l'Epidiolex est actuellement commercialisé à un rythme lent et, parfois, très lent. Au Pays de Galles, seuls les patients atteints de sclérose en plaques semblent avoir reçu une ordonnance pour le vaporisateur buccal contenant de l’alcool et un grand nombre de patients ont été obligés de cultiver leur propre herbe ou de devenir membre d’un club social du cannabis s’ils ne souhaitaient pas utiliser la rue comme option. Au cours de l'été 2018, New Scientist a rapporté que GW Pharmaceuticals cultivait la souche Skunk # 1, qui est la méchante souches des médias britanniques chaque fois que le cannabis est mentionné. Bien que la force de cannabis de rue au Royaume-Uni ne représente en moyenne que 14% de THC, elle fait partie d'un certain nombre de souches cultivées par des sociétés de cannabis médicinal titulaires de licences. Si la Skunk est super puissante et dangereuse, pourquoi est-elle utilisée comme médicament? Mais il semble que les phytocannabinoïdes pourraient ne pas être les seuls composés que GW examine actuellement. En collaboration avec GW, le professeur Mechoulam étudiera la pharmacologie des phytocannabinoïdes et du système cannabinoïde chez l'homme. Il agira également en tant que consultant dans les recherches de GW sur les cannabinoïdes synthétiques (les cannabinoïdes créés au laboratoire). Le Dr Geoffrey Guy, président exécutif de GW, a déclaré: «Les connaissances du professeur Mechoulam sur les cannabinoïdes sont sans pareil et nous sommes ravis de construire cette relation avec lui et son équipe. Nous attendons avec impatience une collaboration passionnante et fructueuse. " GW Pharma a également joué un rôle actif dans la mise en place d'un nouvel organisme appelé l'Institut de recherche du cannabis dans une nouvelle tentative pour marquer le territoire du cannabis comme le leur. L'année dernière, GW a créé le Cannabinoid Research Institute (CRI) sous la direction du Dr Philip Robson. Le CRI vise à consolider la position de la société en tant que leader mondial dans le développement de médicaments à base de cannabinoïdes. Outre le professeur Roger Pertwee, directeur de la pharmacologie de GW, le professeur Mechoulam deviendra un membre à part entière de la première équipe de recherche de GW au CRI. Source: https://ukcsc.co.uk/raphael-mechoulam-joins-gw-pharma-hoping-for-a-fruitful-collaboration/
  22. Les modalités pratiques de la culture et de la distribution du cannabis doivent être définies pour permettre une expérimentation fin 2019. Des comprimés de cannabis, dans un dispensaire, en Israël, le 2 mars 2016. (JACK GUEZ / AFP) Plutôt en gélules ou en patchs que sous forme de joints : une expérimentation du cannabis thérapeutique en France devrait être mise en place avant la fin de l’année prochaine. C’est ce que souhaite l’Agence du médicament (ANSM), deux semaines après l’avis positif d’un comité d’experts. Le 13 décembre, des spécialistes indépendants avaient ainsi jugé « pertinent d’autoriser l’usage du cannabis à visée thérapeutique […] dans certaines situations cliniques et en cas de soulagement insuffisant ou d’une mauvaise tolérance » des traitements existants. Cinq réunions de ce comité d’experts entre le 30 janvier et juin 2019 permettront de lancer concrètement l’opération à la fin de l’année. En juillet, élus, médecins et écrivains s’étaient adressés à la ministre de la Santé dans une tribune publiée par Le Parisien-Aujourd’hui en France pour lui demander d’« aller plus vite » dans la légalisation de l’usage médical du cannabis, notamment pour calmer la douleur. Des modalités à définir Selon le directeur général de l’ANSM, Dominique Martin, cette expérimentation vise à répondre à ces questions : « Où le cannabis thérapeutique va-t-il être produit, sera-t-il importé ou pas, quel circuit de distribution, quel mode de délivrance (pharmacie, etc.) ? ». Le cadre de « l’expérimentation permettrait de gagner du temps », car elle se ferait dans un cadre juridique « plus léger » qu’une généralisation immédiate, explique-t-il, interrogé par l’AFP. Dans la Creuse, des agriculteurs se sont déjà lancés dans la production de chanvre pour un usage médicinal. En spray, en gouttes ou en inhalation ? Le cannabis thérapeutique tel qu’envisagé par l’ANSM ne concerne pas les formes fumées, dont le joint : le comité d’experts a écarté ce mode d’administration à cause des effets nocifs de la combustion pour la santé. Il s’agit plutôt des préparations faites directement à partir de la plante de cannabis, avec plusieurs voies d’administration à l’étude : sprays, inhalation, gélules, gouttes, suppositoires, huiles, voie sublinguale, patchs… Éviter le marché clandestin Les patients français qui sont soulagés par le cannabis thérapeutique sont jusqu’à présent contraints de se fournir sur le marché illégal, sans garantie sur la qualité des produits, ou d’aller dans des pays où le cannabis médical est autorisé, comme la Suisse. Une trentaine de pays dans le monde autorisent le cannabis thérapeutique : de nombreux États américains, le Canada, 21 pays de l’Union européenne ainsi que la Suisse, la Norvège, Israël et la Turquie. Source: leparisien.fr
  23. Hey le progrès en marche (oui je sais mais non rien à voir avec le parti politok en place qui lui a embrayé la marche arriere ....) @+ https://www.leclaireurprogres.ca/usine-de-production-de-cannabis-medical-verra-jour-a-guadeloupe/ Une usine de production de cannabis médical verra le jour à La Guadeloupe Le président d'Uforika, Massimo Cicirello, le maire de La Guadeloupe, Carl Boilard, et le vice-président de l'entreprise, Fabio Cicirello. Crédit photo : L'Éclaireur-Progrès - Sébastien Roy L’entreprise Uforika bio médical, qui se spécialise le cannabis médical, ouvrira un premier lieu de production dans la bâtisse qui abritait auparavant le moulin à carde, à La Guadeloupe. Il est impossible de connaître avec précision le montant investi pour un tel projet. Cependant, les président et vice-président de l’entreprise, respectivement Massimo et Fabio Cicirello, estiment que la somme pourrait avoisiner les 50 M$, ce qui comprend la construction de l’usine de 134 000 pieds carrés, dont le début des travaux est prévu pour la fin de l’année en cours. «Si tout se passe bien, nous prévoyons commencer la production vers la fin de l’année 2019», ont-ils précisé. Ceux-ci ont mentionné avoir choisi La Guadeloupe à la suite de leurs recherches dans plusieurs régions de la province. «Tous les éléments étaient parfaits pour la construction de notre usine», a affirmé Fabio Cicirello. «Nous envisageons d’embaucher entre 40 et 50 personnes de La Guadeloupe dans divers domaines, tels que l’administration, technique de laboratoire et l’horticulture», a-t-il poursuivi. Ces derniers ont joué cartes sur table en présentant leur projet aux résidents de la municipalité le 14 juillet qui ont répondu à l’appel alors que plusieurs dizaines de citoyens étaient présents. «Je suis venue pour m’informer. Le cannabis va être légal d’une façon ou d’une autre, alors pourquoi pas chez nous ?», a mentionné une résidente. Pas à des fins récréatives Les entrepreneurs ont toutefois clarifié un point. Malgré l’arrivée de la légalisation du cannabis à des fins récréatives, ils ne visent pas ce marché. «Nous ne sommes pas un revendeur de cannabis au public. Uforika sera une entreprise spécialisée dans la production de cannabis à des fins médicales», a déclaré Fabio Cicirello. Ce dernier a ajouté qu’une grande partie de la production, soit environ 85 %, sera utilisée pour extraire l’huile de cannabis pour l’industrie médicale et pharmaceutique. De son côté, le maire de La Guadeloupe, Carl Boilard, estime qu’il s’agit d’un beau projet. «Le cannabis, c’est un peu comme l’alcool. Si c’est bien géré, ça va bien. S’il y a de l’abus, ça ira moins bien. C’est la responsabilité de tout adulte de bien s’informer et d’informer les enfants. De plus, dans le cas du projet d’Uforika, ce n’est pas pour la vente aux particuliers, mais pour des fins médicales», a-t-il commenté. «Nous déploierons les efforts nécessaires afin de parler que la consommation de cannabis n’est pas banale et qu’il est important de connaître les effets et les conséquences qu’elle peut entraîner», a assuré M. Cicirello. Le vice-président a présenté les mesures de sécurité qui seront prises pour protéger les installations, notamment avec la présence d’une barrière physique et de caméras qui enregistreront 24 heures sur 24. Précisons que d’autres normes doivent également être respectées.
  24. Hey malgré un titre fort mal choisi il semble qu'un petit pas soit franchi ... @+ Source : http://www.leparisien.fr/societe/sante/cannabis-therapeutique-un-premier-pas-vers-le-joint-sur-ordonnance-12-12-2018-7967280.php?fbclid=IwAR09KWM12s6e68SmSDh_5iktluI5NmuckS7zu6j8SkFsJz9bB6hIen0TT5E Selon nos informations, un comité d’experts s’est prononcé ce mercredi soir en faveur de la consommation d’herbe dans un but médical. Nous avons rencontré des malades contraints d’en fumer illégalement. Ce sont des malades qui doivent se cacher pour soulager leurs maux, vivre dans l’illégalité. Les patients souffrant de douleurs chroniques, d’épilepsie sévère, de sclérose en plaques et d’autres pathologies, seront-ils bientôt autorisés à fumer ou vaporiser du cannabis en France ? Ce jeudi, un comité d’experts, mandaté par l’Agence du médicament, va annoncer s’il juge pertinent de développer l’utilisation de cette plante dans un cadre médical. Une étape fondamentale et très attendue par les malades qui pourraient être entre 300 000 et 1 million à en bénéficier. Selon nos informations, un « oui sous conditions » l’a emporté. D’autres travaux devront être menés pour déterminer sous quelle forme et pour quelles maladies il sera indiqué. «Ça me redonne l’envie de vivre» « Il faut faire bouger les lignes, exhorte, Franck 27 ans, consommateur de cannabis atteint d’une sclérose en plaques, diagnostiquée à ses 18 ans. Beaucoup d’études montrent son efficacité, il doit être accessible, de manière sécurisée, pour ceux qui en ont besoin. » Cette plante, c’est sa bouée de sauvetage. À peine majeur, Franck est victime « d’une crise neurologique » en se couchant. Il ne tient plus debout, des migraines saisissent son crâne, sa mâchoire fait mal. Le diagnostic tombe mais cet épisode lui a laissé des séquelles. « Les nuits suivantes, mon cerveau ne s’éteignait plus, je n’arrivais pas à dormir. » Des somnifères lui sont prescrits, les réveils sont brumeux, douloureux. Franck, 27 ans, mange des petites doses d’herbe toutes les quatre heures./DR Pourquoi ne pas tester le cannabis, qu’il prenait, de façon récréative, plus jeune ? Franck a trouvé son médicament. Il délaisse vite le joint pour passer à la vaporisation, « plus saine », et mange aussi de petites doses d’herbe, toutes les quatre heures en journée. « Le cannabis me redonne l’envie de vivre », confie ce gérant d’entreprise qui vit au Plessis-Trévise (Val-de-Marne). Le cannabis atténue la douleur de ses spasmes musculaires et la fatigue, qu’il compare à une déprime permanente. Lorsqu’on l’interroge sur les risques, il répond par une question. « La prise d’antidouleur n’est-elle pas plus risquée ? » lance-t-il, en référence au nombre croissant de morts par overdoses médicamenteuses. Condamnée à cinq mois de prison avec sursis Prisca, 39 ans, fume quatre joints chaque jour./DR Dans la petite ville d’Aniche (Nord), Prisca, 39 ans, partage le combat de Franck. Cette mère de quatre enfants a développé un glaucome, une maladie de l’œil causée par la grave pathologie congénitale dont elle souffre. Le matin, elle fume deux joints qui lui permettent « d’être bien en journée, de faire ses petites courses et de s’occuper de ses enfants », et deux le soir « pour détendre ses muscles, passer une bonne nuit ». Car sa maladie atrophie ses bras et crible son corps de douleurs. « Parfois, je mets de l’huile de cannabis dans mes plats, ça m’apaise beaucoup, c’est un petit miracle. » Mais il y a pile un an, Prisca a été condamnée à cinq mois de prison avec sursis. Les policiers ont découvert chez elle quatre plants de cannabis qu’elle faisait pousser. « C’est vraiment injuste de me punir. Je ne vais pas en cultiver des hectares, j’ai juste besoin de quelques plantes que j’ai moi-même choisies, qui me font du bien, je ne suis pas un dealer, lance-t-elle. Juste une maman qui essaye de vivre comme les autres. » «Je suis très vieille et très angoissée» Même Janine, une Parisienne de 95 ans, utilise de l’huile de CBD, une des molécules du cannabis. Tous les matins, cette ancienne chirurgienne-dentiste met quelques gouttes sous sa langue. « Vous savez, je suis très vieille et très angoissée, j’ai beaucoup de problèmes de santé et je suis contractée en permanence, lâche-t-elle, d’une voix chevrotante. C’est peut-être une hallucination mais je me trouve bien plus détendue. » L’illégalité du cannabis à visée médical ? Janine s’en offusque. « Je trouve ça aberrant, je suis complètement pour son autorisation officielle. Vous savez, mon corps est handicapé mais j’ai toute ma tête. » Des législations très différentes selon les pays Dans le monde, 67 États ont légalisé le cannabis thérapeutique dont une trentaine aux États-Unis. Il peut s’agir de l’utilisation de la fleur dans un cadre thérapeutique ou de médicaments, parfois les deux. Le Canada a été le premier en 2001. Aujourd’hui la Jamaïque, la Colombie, le Mexique mais aussi le Lesotho, le seul d’Afrique, l’autorisent. « En tout, 1,4 milliard de personnes vivent dans un État où ils ont accès à un médicament à base de cannabis », explique Béchir Bouderbala, de NORML, une association militant pour l’évolution de son statut légal. En Europe, 22 l’ont autorisé. Plus précisément, 15 ont dit oui à l’utilisation de sa fleur, dans un cadre thérapeutique. C’est le cas de l’Allemagne, de l’Italie, des Pays-Bas ou de la Macédoine. Et 6 ont dit non au cannabis médical ou ont voté une loi, en sa faveur, qui n’est pas appliquée. C’est le cas de la France, la commercialisation de médicaments à base de cannabis a été autorisée. Mais jamais aucun n’a été commercialisé.
  25. Un comité d'experts de l'Agence du médicament va rendre un avis favorable sur la consommation de cannabis thérapeutique. Ce qui devrait ouvrir la voie à sa légalisation. Le cannabis a des vertus apaisantes qui permet de lutter contre certaines douleurs ou fatigues. Photo Don MacKinnon / AFP Sclérose en plaque, épilepsie sévère, douleurs chroniques... Pour soulager ces maux, le cannabis thérapeutique pourrait être légalisé. Le comité d'experts de l'Agence du médicament (ANSM) y est favorable, selon Le Parisien. Leur avis est officiellement attendu pour ce jeudi. Ces experts - treize personnalités du monde de la santé - ont repris l'ensemble des études sur le sujet, entendu des malades, mais aussi des médecins sur le sujet. Pas de joints Il semble que le comité ait été convaincu de son utilité. Mais pas question pour autant d'autoriser la fumette, fut-elle thérapeutique. Ce qui pourrait être légalisé, assure Europe 1, ce sont des gélules ou des tisanes, voire des inhalations. Les experts doivent ensuite déterminer une liste des pathologies "éligibles". Outre celles citées plus haut, on peut penser à certaines maladies neurologies ou encore aux soins palliatifs. À noter que la ministre de la Santé, Agnès Buzyn s'y est déclarée favorable par le passé ( le 24 mai 2018 ). Comme l'a rappelé la ministre, la France ne serait pas la seule à autoriser le cannabis thérapeutique. En Europe, 22 pays autorisent le cannabis, dont 15 pour un strict usage thérapeutique. C'est notamment le cas de l'Allemagne ou de l'Italie. Source: estrepublicain.fr