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  1. Saisi par une patiente atteinte de cancer et qui se disait soulagée par la consommation de cannabis, le Comité éthique et Cancer n’a pu identifier dans son domaine de compétence de raison de s’opposer dans de tels cas à un usage thérapeutique de ce produit. Considéré par la législation française comme un stupéfiant dont la détention et l’usage sont illicites, le cannabis est néanmoins utilisé par un certain nombre de malades atteints de cancers. Ces malades témoignent d’un bénéfice, variable d’une personne à une autre, à consommer cette substance. Une patiente a saisi le Comité éthique et cancer en l’interrogeant sur le caractère éthique ou non de l’interdiction du cannabis dans un contexte thérapeutique. Elle-même affirme tirer bénéfice de la consommation de ce produit qui la soulagerait de douleurs intenses et chroniques. Elle compare l’interdiction actuelle à une forme de refus de soins et évoque le principe de non-malfaisance qui doit guider les pratiques des professionnels de santé. Le Comité éthique et cancer s’est donc attaché à examiner la question de l’usage du cannabis dans un contexte de soin. Il a constatéque la littérature scientifique sur les effets thérapeutiques du cannabis restait insuffisamment concluante, notamment en raison de défauts méthodologiques des études jusqu’à présent réalisées. Usage du cannabis thérapeutique : recommandations Le Comité recommande de ce fait l’évaluation rigoureuse des différents bénéfices potentiels des substances actives du cannabis. De telles études permettraient seules de préciser les indications et les contre-indications de ces substances, les modalités de leur utilisation (voie d’administration, posologie) et les précautions à respecter. Il revient aux autorités de santé de les diligenter et d’en définir les conditions. Malgré ces données encore insuffisantes, le Comité s’est attaché à déterminer s’il existe des raisons éthiques de s’opposer à la consommation de cannabis par des malades qui s’en disent soulagés. Aucun des arguments possiblement en défaveur d’une telle consommation ne lui est apparu de nature à continuer de l’interdire. En particulier, il n’a pu identifier d’effet néfaste avéré assez sérieux pour s’opposer à une semblable pratique par des personnes adultes atteintes d’une maladie grave, potentiellement mortelle, et qui déclarent en tirer bénéfice. Cependant, les dangers propres des produits fumés améne le Comité à ne pas recommander une telle forme d’administration. Pour le Comité, il conviendrait au total que : – L’accès au cannabis ou à ses substances actives puisse se faire sous une forme permettant d’éviter de fumer le produit, afin de ne pas exposer les personnes malades aux effets délétères de ce mode de consommation. – L’accès au cannabis thérapeutique où à ses dérivés permettrait de plus aux autorités de santé d’apporter aux malades les garanties ne??cessaires quant à la qualité, aux concentrations, ainsi qu’aux modalités d’obtention et d’utilisation optimale. Source: feminactu.com
  2. Faut-il autoriser l’usage de cannabis pour soulager des douleurs chroniques ? Un comité d’experts remettra ses premières conclusions d’ici la fin de l’année. Trois réunions sont prévues. La dernière audition sera retransmise en direct. Le comité d’experts sur le cannabis thérapeutique, réuni par l’Agence nationale de sécurité du médicament (Ansm) a tenu sa première réunion hier, 10 octobre 2018. Deux autres rencontres sont prévues le 12 novembre et le 12 décembre. Cette dernière réunion, au cours de laquelle des représentants d’associations de patients et des professionnels de santé, seront auditionnés sera retransmise en direct sur le site de l’Ansm. Le comité annonce qu’il rendra ses premières conclusions d’ici la fin de l’année et poursuivra ses travaux en 2019. Il s’agit d’évaluer l’intérêt du cannabis thérapeutique, c’est-à-dire destiné à soulager des douleurs chroniques dans des cas de cancer, de sclérose en plaques, de sida, de maladie de Parkinson ou en fin de vie. Le sujet n’a rien à voir avec le cannabis «récréatif». Le cannabis fumé n’est d’ailleurs pas la forme la plus intéressante. Les experts se penchent plutôt sur du cannabis en spray buccal ou en gélules, qui serait plus efficace. Le but de ce comité d’experts, réuni suite à la demande de la ministre de la Santé en mai dernier, est de passer en revue les différentes études scientifiques sur l’efficacité du cannabis thérapeutique. Il fera également le point sur le cadre législatif fixé dans les pays où il est autorisé, comme les Pays-Bas ou le Canada. Pour en savoir plus sur le cannabis thérapeutique : le décryptage de l’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (Anpaa) de septembre 2018. Source: santemagazine.fr
  3. LONDRES, October 9, 2018 /PRNewswire/ -- Cannabis Europa Paris se tiendra le 8 février 2019, à la Maison de la Chimie Cannabis Europa Londres se tiendra les 24 et 25 juin 2019 Cannabis Europa aborde les questions propres à l'Europe auxquelles fait face le secteur médical du cannabis Cannabis Europa Paris mettra en relation les chefs de file du secteur du cannabis médical avec des dirigeants, des patients et des chercheurs européens, en vue de soutenir la croissance d'un secteur européen du cannabis médical, responsable et accessible. L'Europe s'apprête à devenir le plus grand marché du cannabis au monde, le marché du cannabis médical étant estimé à plus de 55 milliards d'euros d'ici à 2028. Le marché européen, qui englobe plus de 50 pays de taille, de caractéristique et de politiques différentes, est nettement plus complexe que tout autre marché du cannabis à usage médical. Cannabis Europa Paris s'attache à trois thèmes essentiels : les marchés francophones, le leadership européen en matière de formulation des politiques et l'analyse du décalage entre le cannabis à usages pharmaceutique et médical. La conférence apportera des réponses concrètes aux obstacles empêchant l'adoption du cannabis médical en Europe, examinera le rôle particulier du secteur pharmaceutique sur les marchés européens du cannabis et donnera un aperçu de ce qui motive le processus réglementaire européen. La conférence se tiendra à la Maison de la Chimie, à deux pas de l'Assemblée nationale, le 8 février prochain. Ce lieu historique abrite justement la Fondation de la Maison de la Chimie, un organisme facilitant le partage des connaissances et de l'expertise entre les corps scientifiques, le secteur scientifique et le grand public, à l'échelon mondial. Cannabis Europa Londres - lundi 24 et mardi 25 juin 2019 Cannabis Europa Londres capitalise sur la dynamique de la conférence inaugurale de Cannabis Europa, en mai 2018. Plus de 500 intervenants et participants du monde entier s'étaient réunis au Barbican Centre de Londres, pour contribuer à façonner le secteur européen du cannabis médical, jeune mais évoluant rapidement. L'année prochaine, la conférence phare de Cannabis Europa reviendra à Londres, les 24 et 25 juin. Cannabis Europa Londres offrira un accès sans équivalent aux personnalités les plus influentes, inspirantes et avant-gardistes du secteur et servira de cadre privilégié pour partager les connaissances et modeler l'avenir du cannabis médical en Europe. Alastair Moore, le directeur général de Cannabis Europa, a déclaré : « J'ai le grand plaisir d'annoncer Cannabis Europa Paris et Londres, suite au très grand succès de notre conférence inaugurale. » « Le secteur européen du cannabis se développe à une vitesse remarquable. En quelques mois seulement, Malte a commencé à commercialiser du cannabis médical, le Royaume-Uni a étendu l'accès aux médicaments à base de cannabis et la France réexamine son système relatif au cannabis médical. » « Cannabis Europa réunit le meilleur des politiques, du secteur et du monde universitaire, afin d'éclairer un panorama européen prometteur, mais souvent complexe et déroutant, et d'aider les entreprises à réussir sur ce marché sans pareil. » Pour de plus amples informations sur Cannabis Europa, rendez-vous sur http://www.cannabis-europa.com À propos de Cannabis Europa : Cannabis Europa organise des conférences en Europe, uniques et incitant à la réflexion, en vue de promouvoir un secteur du cannabis médical européen responsable et accessible. Cannabis Europa est une coentreprise de Hanway Associates et de Prohibition Partners. Note aux rédacteurs : European cannabis market predictions (Prévisions concernant le marché européen du cannabis), The European Cannabis Reporttm, troisième édition, publié par Prohibition Partners. Source: lelezard.com En lire plus: http://www.lelezard.com/communique-18385072.html
  4. Katia Fessart se bat pour que son compagnon, atteint de sclérose en plaques, puisse accéder à un traitement commercialisé au Canada mais interdit en France. Afin de financer leur voyage, elle ouvre une cagnotte Leetchi. La jeune mère de famille se bat pour rendre accessible un traitement interdit en France pour son compagnon. E. V. Voilà deux ans que Katia Fessart consacre chacune de ses minutes au combat contre la maladie. Son mari, Johann, est atteint de sclérose en plaques. Pour s’occuper de lui, elle a quitté son travail. Marre d’être un "cobaye" Parents d’un petit Lukas de 4 ans, tous deux luttent pour retrouver une vie normale, à Beaupuy, où ils résident. Johann écume les traitements, sans succès. Depuis 2016, le trentenaire en a subi trois. Tantôt par voie orale, tantôt par injection. « Cela fait effet une semaine et demie. Pas plus. Mon compagnon, très volontaire, teste sans cesse de nouvelles molécules. En vain. Aujourd’hui, il en a assez de faire le cobaye. » Prête à tout pour changer son quotidien, c’est désormais vers le Canada que cette jeune femme dévouée mise tous ses espoirs. Car outre-Atlantique, on prescrit du Sativex, un médicament interdit en France luttant contre la sclérose en plaques, à base d’extraits de cannabis. Le médicament se présente sous cette forme et est disponible avec une ordonnance au Canada. Crédit photo : AFP PHOTO / ALMIR « Ses effets sont prouvés. Aussi, pourquoi ne légalise-t-on pas le cannabis thérapeutique dans notre pays ? Je parle pour lui, et pour tous les autres », s’indigne Katia, qui pourrait commander ce traitement sur Internet mais elle s’y refuse. Cagnotte en ligne « Je veux une ordonnance. Afin de prouver aux forces de l’ordre locales, si un jour mon compagnon est contrôlé positif au cannabis, que c’est dans le cadre d’un traitement. Et je ne veux pas avoir d’ennuis avec la justice en l’important de façon illégale. » Afin de financer leur voyage au Canada, Katia a ouvert une cagnotte en ligne sur le site Leetchi. par Elodie Viguier Source: sudouest.fr
  5. Hey et le voila leur fameux comité scientifique ... Aucune représentation des malades qui utilisent le cannabis à des fins thérapeutique ce qui démontre une volonté de ne faire les choses qu'à moitié, la moitié big pharma évidement vous l'aurez compris. La question du boycott se pose pour l'UFCM-I care .... (heureusement il y a une AG prochainement ou l'association décidera ....) les auditions ou les usagers ne servent que d'alibi pour valider le statut quo décidé par les agences gouvernementale on a déjà donné ... Nos amis de NORML sont bien gentils .... les membres de ce CSST sont peut être des spécialistes dans leurs domaines de compétences, mais ils ne connaissent rien au cannabis thérapeutique, aucun expert ne siègent à cette commission .... @+ https://www.norml.fr/le-comite-scientifique-sur-le-cannabis-medical-est-nomme/ par Béchir Bouderbala | Oct 1, 2018 | Santé & Prévention, Usage Médical | 0 commentaires Ce 28 septembre, l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé a publié sur son site internet la liste des personnalités nommées au sein du Comité Scientifique Spécialisé Temporaire qui sera chargé d’évaluer les perspectives d’évolution de la France en matière de cannabis médical. Un comité avec des usagers-experts Le comité est composé de treize membres presque paritaires (6 femmes, 7 hommes dont un est le Président). Ils sont issus des quatre coins du pays et sont davantage dépeints comme des experts. Les usagers du système de soin sont bien représentés au sein de ce comité qui donne la parole à quatre personnalités issues des associations traditionnelles de représentation des usagers et qui travaillent depuis de nombreuses années sur ces questions. Il s’agit d’abord d’Elodie Bégué, chargée de mission sur les essais cliniques au bénéfice des malades au sein de la Ligue Contre le Cancer. Cette spécialiste du processus d’intégration du médicament est aussi coordinatrice du Comité de Patients pour la Recherche Clinique en Cancérologie. Il y a ensuite Catherine Sebire, Directrice de l’Association Pour Vaincre la Douleur (APVC) qui réunit 150 « adhérents, patients, parents et amis, bénévoles et salariés sur l’ensemble du territoire national« . Enfin, on note la présence d’Annie Le Palec, représentante de Sida Info Service au sein du TRT5 (Groupe inter-associatif traitements et recherche thérapeutique qui réunit notamment des associations comme Aides ou Act-Up Paris). Enfin, on note la nomination du médecin du sport et nutritionniste Pascal Douek, issu des rangs de l’ARSEP, la Fondation pour l’Aide à la Recherche sur la Sclérose en Plaques et lui-même concerné par cette pathologie. Si l’on regrette évidemment l’absence d’une association comme l’Union Francophone pour les Cannabinoïdes en Médecine, force est de reconnaître que les représentants des associations qui ont été nommés semblent incontournables sur leurs indications et qu’ils pourront apporter une expertise et des compétences réelles en la matière. On ne doute pas de la qualité du travail que feront ces quatre représentant.e.s et leurs souhaitons toute réussite dans ce projet ambitieux qui s’engage. Un comité au panel d’expertise large Tel qu’il a été constitué, le comité peut revendiquer une expertise générale et large. Cette flexibilité permet aussi une étude élargie des indications du cannabis. Ainsi, on constate la nomination de Georges Brousse, Professeur d’addictologie et de psychiatrie, il a été pendant plusieurs années responsable de la cellule d’urgence médico-psychologique du CHU de Clermont-Ferrand. On remarque aussi la nomination de Laure Copel, Chef du service de l’Unité de Soins Palliatifs du Groupe Hospitalier Diaconesses Croix Saint-Simon. S’agissant des soins palliatifs et plus globalement de la question d’un traitement compassionnel par le cannabis, elle semble pouvoir apporter une expertise et des compétences très pertinentes en la matière. Les neurologues sont quant à eux bien représentés avec d’une part Gilles Edan (neurologue au CHU de Rennes) et l’incontournable neurochirurgien Béchir Jarraya qui a mené des études sur la Maladie de Parkinson et qui apparaît comme l’une des personnalités marquantes de ce comité. Outre Serge Perrot (qui a étudié la douleur durant de nombreuses années et qui est une figure de l’engagement pour la reconnaissance de la fibromyalgie comme maladie et non comme syndrome), ou Ivan Krakowski (spécialiste en oncologie médicale et en médecine de la douleur), nous constatons la nomination inédite de Marie Jauffret-Roustide, sociologue de renom, personnalité incontournable des sciences humaines. Omniprésente et toujours en action, cette intellectuelle est active depuis de nombreuses années sur les questions relatives à la place des usagers dans la société, elle développe au quotidien des connaissances, des concepts, une expertise qui inspirent et guident la recherche dans de nombreux domaines. Un comité d’experts ambitieux Ce comité est offensif. Les nominations sont symboliques et déterminantes, il réunit un panel large de spécialistes. Si la vitrine semble particulièrement alléchante considérant l’enjeu qui se dessine, on se demande surtout ce qu’il en sera dans la boutique ! Ce comité est ambitieux, ses experts sont indiscutables de neutralité, de compétence, de légitimité. Mais quid de l’engagement ? Quid de l’intérêt supérieur du patient ? Quid de la connaissance de terrain ou de l’expérience de mise en oeuvre d’une véritable autorisation du cannabis médical ? Il y a du travail, car les expertises s’additionnent sur les indications, sur ces nombreuses pathologies que le cannabis médical peut concerner, mais qu’en sera-t-il des résultats concrets pour la révolution attendue depuis de trop nombreuses années ? On s’interroge, mais on reste confiants. Il vaut mieux garder les pieds sur terre. De toute façon, il y a du pain sur la planche, alors allons-y : au travail !
  6. Hey Une commission, espérons que cette fois elle serve à autre chose que se dédouaner en disant : "on a organisé une commission les résultats nous incite à en refaire une autre dont nous attendons les résultats pour peut etre faire une commission ....." @+ https://www.ouest-france.fr/sante/cannabis-therapeutique-un-comite-officiel-va-evaluer-son-interet-5961535 Un comité va être créer dans le but d'évaluer la pertinence de développer en France l'utilisation thérapeutique du cannabis. Aujourd'hui, une trentaine de pays ont légalisé partiellement ou totalement le cannabis à usage médical. L'Agence du médicament ANSM a créé un comité pour « évaluer la pertinence de développer en France l'utilisation thérapeutique du cannabis », et ses premières conclusions seront connues « d'ici la fin de l'année », a-t-elle annoncé lundi. Les propositions de ce comité « seront basées sur l'analyse de l'ensemble des données scientifiques disponibles et l'expérience d'autres pays l'ayant déjà mis en place, en prenant en compte le point de vue des patients », a indiqué l'ANSM dans un communiqué. « Des représentants associatifs, des professionnels en santé et en sciences humaines seront étroitement associés aux travaux de ce Comité, soit en qualité de membres, soit en étant auditionnés », a précisé l'Agence, selon laquelle les membres de cette structure seront nommés « dans les prochaines semaines ». 300 000 patients « Une première réunion se tiendra courant octobre et le Comité remettra ses premières conclusions d'ici la fin de l'année », selon l'ANSM. Nommé pour un an, ce comité scientifique spécialisé temporaire (CSST) devra évaluer « l'intérêt thérapeutique du cannabis pour le traitement de certaines pathologies » et « les modalités de mise à disposition du cannabis dans le cadre d'une utilisation médicale ». Dans une tribune publiée en juillet, plusieurs élus PS, LREM et EELV ont demandé la légalisation du cannabis à usage thérapeutique, qui pourrait selon eux apaiser les souffrances de 300 000 patients, en rappelant qu'une trentaine de pays ont légalisé partiellement ou totalement le cannabis à usage médical. Ces élus et médecins font valoir « l'efficacité du produit dans la gestion de la douleur chronique, les troubles physiques provoqués par les chimiothérapies et les spasmes musculaires liés à la sclérose en plaques ». Médicaments à base de cannabis En France, les médicaments à base de cannabis peuvent faire l'objet d'une Autorisation de mise sur le marché (AMM) depuis 2013. Dans les faits, un seul en a bénéficié: le Sativex, spray destiné à soulager des malades atteints de sclérose en plaques. Il a obtenu cette autorisation en janvier 2014 mais n'est toujours pas commercialisé, en raison d'un désaccord sur son prix de vente. En revanche, la consommation des joints de cannabis est pénalisée quel qu'en soit l'usage: la loi française ne fait pas de distinction entre leur usage récréatif et thérapeutique. En juillet, la ministre de la Santé Agnès Buzyn avait affirmé qu'elle n'excluait pas d'autoriser les cigarettes de cannabis à usage thérapeutique si elles apportent « un plus » par rapport aux médicaments déjà autorisés.
  7. Les chiffres de l'Observatoire français des médicaments antalgiques sont alarmants. En un peu plus de 10 ans, les prescriptions d'opioïdes ont plus que doublé. Ça n'arrive pas qu'aux autres, préviennent les professionnels de santé. Un accident de la route, un mal de dos handicapant, de l'arthrose et en plus des affres de la maladie, vous tombez dans une dépendance mortifère aux opioïdes. Ces antidouleurs puissants sont normalement utilisés pour lutter contre les douleurs chroniques causées par la cancer sont de plus en plus prescrits. L'Observatoire français des médicaments antalgiques (Ofma) produit des chiffres alarmants, regroupés par Le Parisien ce vendredi, qui s'inquiète de voir la crise des opioïdes qui sévit actuellement aux États-Unis être importée jusqu'en France. On compte dans notre pays quelque 12 millions d'accros aux opioïdes (Codéine, Tramadol, Lamaline), dont un million à leurs variantes leurs plus puissantes (Morphine, Fentanyl, Oxycodone, Hydromorphone). C'est une spirale infernale. Pour obtenir le soulagement des débuts, les patients doivent toujours augmenter les doses avec des effets secondaires catastrophiques à long terme sur leur santé. Après tout, les opioïdes sont originairement issus du pavot, comme l'opium ou l'héroïne. Pour les médicaments le plus forts, la prescription d'un laxatif fait d'emblée partie du traitement pour cause de constipation constante, accompagnée dans un tiers des cas de nausées et de vomissements. Des troubles cognitifs accompagnent parfois les prescriptions, avec des états confusionnels voire des hallucinations. Des douleurs abdominales, des insuffisances rénales, des dépressions respiratoires sont aussi répertoriées. Plus de 2.000 décès par overdose par an Las, si la prise d'opioïdes est strictement encadrée en France, les cas de dépendance ne sont pas rares. Par delà la souffrance des malades tombés dans une forme de toxicomanie, ces médicaments font aussi des morts. Les hospitalisations ou décès pour overdose ont en 15 ans quasiment triplé. Le premières sont passées de "881 en 2010 à 2.586 en 2017". Et les morts par overdose ont explosé, "passant de 76 en 2000 à 204 en 2015". Certes on reste très loin des chiffres constatés aux Etats-Unis. Outre-Atlantique le président Trump en a fait urgence de santé publique. En 2016, 60.000 Américains sont morts après une prise de morphine ou de produits apparentés. Mais le plus inquiétant est que cette explosion des cas problématiques résulte d'une hausse des prescriptions d'antalgiques à base opiacée. Le professeur Nicolas Authier, président de l'Ofma, s'alarme dans les colonnes du Parisien d'une "promotion pharmaceutique" à l'effet boomerang dévastateur. "Les opioïdes forts initialement délivrés pour soulager les douleurs du cancer", mais "les indications se sont étendues à d'autres douleurs chroniques", déplore-t-il. S'il n'est pas question d'interdire les opioïdes en dépit des dérives parfois constatées, l'espoir pourrait venir d'antidouleurs de nouvelle génération, tel l'AT-121 en cours de test. Mais si ce médicament fait naître de légitimes espoirs, sa mise sur le marché pourrait prendre encore des années. Source : https://www.bfmtv.com/sante/addiction-aux-opioides-ces-chiffres-montrent-que-lafrance-n-est-pas-epargnee-1514904.html#xtor=AL-68
  8. Le cannabis ne semble pas ni améliorer ni aggraver l'essoufflement pendant l'exercice chez les patients atteints de maladie obstructive chronique des poumons (MPCO), souligne cet essai contrôlé randomisé publié dans les Annals of the American Thoracic Society. Des données favorables ainsi à l’utilisation du cannabis médical qui contribue au soulagement des symptômes de MPCO sans affecter l’essoufflement, mais aussi la fonction cognitive ou l'humeur. De précédentes études, citées par les chercheurs, ont rapporté que fumer du cannabis ouvre les voies respiratoires des adultes avec et sans asthme ou MPCO. Plus récemment, une vaste étude observationnelle a trouvé une association positive entre l'usage de cannabis et le volume expiratoire forcé (la quantité d'air qui peut être expirée avec force en une seconde) et la capacité vitale forcée (la quantité totale d'air pouvant être expirée ou souffle). L’équipe de l'Université McGill rappelle l’impact élevé de l’essoufflement sur la qualité de vie des patients atteints de broncho-pneumopathie obstructive chronique. En dépit de traitements efficaces contre d’autres symptômes, de nombreux patients continuent à souffrir d'essoufflement au repos et tout en effectuant des activités de base de la vie quotidienne. « Nous avons d'abord pris conscience du potentiel thérapeutique du cannabis dans la gestion des symptômes de la MPCO chez les patients eux-mêmes », explique l’auteur principal, Madame Abdallah. « Nous avons décidé de poursuivre la recherche parce que les patients rapportaient un soulagement significatif de leurs symptômes après l'usage de cannabis ». L’étude suit 16 patients atteints de BPCO avancée, tous prenant un traitement par inhalation pour leur maladie pulmonaire. Les participants ont été invités à inhaler une dose unique de cannabis vaporisé ou un placebo avant de faire de l'exercice sur un vélo stationnaire. L’analyse des mesures de capacité respiratoire n’identifie : aucun négatif ou positif cliniquement significatif du cannabis sur l'essoufflement pendant l'exercice ou la performance physique ; une variabilité dans la réponse au cannabis, selon les participants. Précisément, après inhalation de cannabis vaporisé, l'essoufflement pendant l'exercice s'est amélioré chez 4 des 16 patients ; chez les 12 patients restants, l'essoufflement pendant l'exercice n'a pas changé ou s'est aggravé. Dennis Jensen, professeur agrégé de kinésiologie et d'éducation physique et scientifique du programme de recherche translationnelle sur les maladies respiratoires de l'Université McGill, prévient néanmoins que ces résultats pourraient ne pas être généralisables en raison du faible nombre de participants. Cependant, il souligne aussi qu’un certain nombre de facteurs pourraient avoir limité le bénéfice thérapeutique du cannabis. Enfin de compte, ces données, qui viennent s’ajouter à celles de précédentes études, incitent à lancer des recherches plus larges sur le rapport bénéfice-risque du cannabis thérapeutique inhalé chez ce groupe de patients. Source : Annals of the American Thoracic Society July 2018 Effect of Vaporized Cannabis on Exertional Breathlessness and Exercise Endurance in Advanced COPD: A Randomized Controlled Trial https://www.santelog.com/actualites/cannabis-pas-plus-dessoufflement-en-cas-de-maladie-obstructive-des-poumons
  9. Hey Bah ça va finir par bouger .... @+ Paris, le mercredi 22 août 2018 – Tout en se montrant prudente sur le sujet, la ministre de la Santé a récemment indiqué qu’elle n’était pas hostile à l’idée d’une expérimentation de l’utilisation du cannabis à des fins thérapeutiques. Si cette prise de position ministérielle ouvre pour les défenseurs français de cette évolution une nouvelle ère, il est peu probable que les changements s’opèrent aussi rapidement qu’en Grande-Bretagne. Outre-Manche, quelques semaines seulement se sont écoulées entre la constitution de deux groupes d’experts indépendants sur le sujet et la décision du ministre de l’Intérieur (et non de la Santé) d’autoriser l’utilisation du cannabis à des fins thérapeutiques. Des professionnels de santé prêts à franchir le pas S’il ne faut sans doute pas prévoir de modifications aussi soudaines en France, ces derniers mois ont conduit à constater un mouvement d’ampleur en faveur de la libéralisation du cannabis à des fins thérapeutiques. Cette tendance s’observe également chez les professionnels de santé. Un sondage réalisé sur notre site du 10 juillet au 21 août révèle en effet qu’une majorité de nos lecteurs se déclare favorable à la délivrance du cannabis (ou de THC/CBD) sur ordonnance. L’adhésion a une telle idée est assez large sans être plébiscitaire puisqu’elle concerne 56 % des professionnels ayant participé au sondage, tandis que 38 % se montrent totalement réfractaires à une telle option et que 5 % ont considéré difficile de se prononcer. Ces résultats s’inscrivent dans une tendance déjà observée dans ces colonnes en 2003. Des spécialistes conscients des limites des données disponibles Faut-il voir dans ces résultats une conviction solide quant à l’efficacité du cannabis face à différents symptômes ou plutôt une attitude pragmatique pour répondre aux demandes (potentiellement croissantes) des patients ? Plusieurs éléments suggèrent que la seconde interprétation est la plus pertinente. Ainsi, une enquête nationale menée auprès de 400 oncologues américains, dont les résultats ont été publiés début juillet dans le Journal of Clinical Oncology révèle que seuls 30 % d’entre eux considèrent disposer de données suffisantes pour établir des recommandations fiables sur l’utilisation du cannabis. Néanmoins, 67 % de ces praticiens jugent que la marijuana est un traitement adjonctif utile dans la gestion de la douleur. Des preuves restreintes, des effets secondaires redoutés Si les médecins américains n’hésitent pas à admettre les limites des données dont ils disposent, c’est que ces dernières demeurent inégales. Un très large travail d’analyse publié l’année dernière par les académies américaines de Médecine, de Sciences et d’Ingénierie reposant sur plus de 10 700 études avait conduit à conclure que s’il existait des certitudes ou des preuves substantielles de l’efficacité du cannabis sur les douleurs chroniques chez l’adulte, les nausées et les vomissements induits par la chimiothérapie et les spasmes musculaires associés à la sclérose en plaque, il demeure impossible de se prononcer en ce qui concerne les anorexies liées au cancer, le syndrome de l’intestin irritable, l’épilepsie, la SLA ou encore la chorée de Huntington. On relèvera par ailleurs qu’en décembre 2017, le Collège des médecins de l’Alberta a dans trois avis différents invité à la prudence vis-à-vis des effets indésirables du cannabis utilisé à des fins thérapeutiques. D’une manière générale, la recherche manque encore de données robustes. Un encadrement minutieux indispensable Ces lacunes n’ont pas empêché de nombreux pays à franchir le pas, face notamment à la persistance de douleurs réfractaires chez certains patients. Par ailleurs, l’autorisation du cannabis thérapeutique s’inscrit dans une appréciation différente de la notion de soulagement de la douleur. « L’usage du cannabis thérapeutique (…) soulage probablement plus la souffrance dans sa globalité – physique, psychique et sociale – qu’un symptôme spécifique » faisait ainsi remarquer il y a quelques mois sur le site The Conversation le docteur Nicolas Authier (psychiatre et professeur à l’Université Clermont). Mais au-delà de ce positionnement pragmatique et de cette évolution philosophique, la question de l’encadrement est cruciale en cas de libéralisation. Il ne peut probablement s’agir uniquement d’autoriser les médicaments contenant du THC/CBD. De telles dérogations existent déjà : deux traitements sont potentiellement disponibles (mais l’un, le Sativex, faute d’accord concernant son prix ne peut encore être prescrit en France). C’est donc plus probablement une délivrance médicalisée qui doit être mise en place. Sur ce point, Nicolas Authier suggérait « La création d’un dispositif d’accès au cannabis à visée thérapeutique, en dehors de celui des médicaments autorisés, doit être réfléchie avec tous les acteurs concernés. Cela a été fait dans des pays comme le Canada, la Suisse ou l’Allemagne. En France, les professionnels de santé, les institutions qui les représentent, les associations de patients et les autorités sanitaires devront travailler ensemble sur la pertinence et la faisabilité d’un dispositif impliquant des structures agréées et des médecins formés. A la croisée de la recherche et du soin, la mise en place d’un registre français du cannabis thérapeutique serait une première étape pour accompagner les patients concernés. Médecins et patients seraient inscrits sur ce registre piloté par une équipe de recherche rattachée à l’Inserm. Le patient bénéficierait alors d’une délivrance encadrée d’extraits de cannabis standardisés issus d’une production et d’une distribution contrôlée par un monopole d’État. Cela permettrait d’optimiser cet usage avec une supervision médicale pesant le bénéfice et le risque. Enfin, un tel dispositif permettrait aussi d’améliorer les modalités d’administration du cannabis en proposant des alternatives moins toxiques que le fumer sous forme de cigarette roulée – les "joints". Par exemple par la bouche en gélules, ou par voie transmuqueuse en spray. Les patients atteints de maladies chroniques et sévères, réfractaires aux médicaments disponibles (dont les médicaments cannabinoïdes), pourraient ainsi passer d’une pratique d’automédication avec une substance illicite à un encadrement légal, médical et sécurisé » décrivait-il. Reste à savoir si même à travers un tel cadre, ceux qui redoutent fortement une explosion de la consommation et des effets délétères associés se montreraient plus rassurés et plus convaincus. Aurélie Haroche Source: jim.fr
  10. Hey quelle honte ..... @+ https://www.bfmtv.com/police-justice/cinq-mois-de-prison-avec-sursis-pour-un-couple-qui-invoquait-une-utilisation-therapeutique-du-cannabis-1509822.html Ils cultivaient du cannabis dans leur domicile familial. La femme est atteinte d'un syndrome, l'homme l'utilisait pour l'aider à s'endormir. Une femme âgée de 39 ans et son concubin de 41 ans, qui prétendaient cultiver et fumer du cannabis dans la maison familiale à des fins thérapeutiques, ont été condamnés mardi par le tribunal correctionnel de Douai, dans le département du Nord, à cinq mois de prison avec sursis. La prévenue, habitant la ville d'Aniche, dans le Nord, souffre du syndrome "Nail Patella", "maladie génétique qui atteint les ongles, les genoux, les coudes et les ailes iliaques", a avancé l'association qui l'a soutenue "Norml", favorable à la légalisation du cannabis. Aucune ordonnance "Il s'agit d'un couple, dont le compagnon n'a aucun problème de santé" et faisait valoir que la consommation de cannabis l'aidait à dormir, a expliqué le parquet de Douai qui avait requis six mois de prison avec sursis. "Sa compagne a des problèmes de santé effectivement, mais n'a pas d'autorisation, aucune ordonnance qui lui permet de fumer du cannabis", a ajouté le parquet. "Vous ne pouvez pas décréter que vous avez besoin de consommer du cannabis pour pouvoir en consommer, ce serait un peu facile". Culture à domicile En 2015, Prisca arrête son traitement contre le syndrome dont elle souffre, se tourne vers le cannabis qu'elle achète dans une cité voisine puis décide de planter chez elle quatre plants. "Ils cultivaient plusieurs plans dans le domicile, au vu et au su des enfants d'une famille suivie par les services sociaux, qui avaient fait un signalement à la justice", a ajouté le parquet. Le tribunal les a condamnés tous les deux à cinq mois de prison avec sursis pour usage illicite et détention non autorisée de stupéfiants.
  11. Hey Ahhhhhhh l'Europe ..... @+ 20 août 2018 Camille Lezaun Les membres de la commission sur l’Environnement, la Santé Publique et la Sécurité Alimentaire du Parlement Européen sont en train d’élaborer une proposition de résolution sur le cannabis médical. Bien que le texte ne soit qu’au stade d’ébauche, les conclusions préliminaires de la commission laissent entrevoir une possible législation européenne sur l’usage médical du cannabis. Le texte original, en cours d’amendements, est proposé par les membres de la commission suivants : Dubravka Šuica, Guillaume Balas (cocorico ! un Frenchie membre de Génération.s), Urszula Krupa, Catherine Bearder, Martin Häusling, Estefanía Torres Martínez, Piernicola Pedicini. Reconnaissance de l’état de fait Tout d’abord, le rapport reconnaît que le cannabis est constitué de composés psychoactifs et non-psychoactifs, de composés addictifs et non-addictifs et reconnaît l’existence de vertus thérapeutiques de certains cannabinoïdes sur un large nombre de pathologies. La commission note l’intérêt croissant pour la médication à base de cannabis mais se dit néanmoins préoccupée par la confusion du terme « cannabis médical » et recommande de distinguer le cannabis sous forme de fleur des médicaments à base de cannabis qui ont été testés cliniquement et approuvés par des agences de régulation pharmaceutique. Le rapport précise ensuite que le droit international n’interdit pas l’utilisation des produits à base de cannabis comme thérapie mais que les législations nationales sont très divergentes sur le sujet, ce qui, au sein de l’espace Schengen peut poser problème pour le traitement des patients. En effet, certains patients peuvent être dans la légalité d’un côté de la frontière et des criminels de l’autre. Seul le Sativex a jusqu’ici fait l’objet d’une procédure centralisée, d’où son AMM aux forceps en France puis son blocage, mais pas à l’échelle de la totalité du marché européen. Le rapport fait ensuite état de l’absence ou de la rareté de formation professionnelle du personnel médical sur la question et considère que la recherche scientifique autour du cannabis médical a été sous-financée et devrait être adressée en conséquence pendant le 9e programme-cadre prochain qui détermine les programmes de recherche et d’innovation de l’Union Européenne. Il appelle également les États-membres à entamer des programmes de recherche, à stimuler les innovations autour du cannabis médical et à former du personnel. Pour une solution européenne Les parlementaires envisagent de développer une stratégie européenne qui harmoniserait les standards de recherche, développement, autorisation, marketing, pharmacovigilance et prévention des abus pour les médicaments à base de cannabis. Une législation harmonisée permettrait d’avoir des produits et des régulations uniformisés dans toute l’Union et de proposer ainsi aux patients un médicament vérifié, garant de qualité. Il souligne les effets positifs sur la santé et la sécurité publique qu’un tel cadre légal pourrait apporter : « une réglementation globale du cannabis médical pourrait fournir des ressources supplémentaires aux autorités publiques, limiter le marché noir de la consommation de cannabis médical, contribuer au contrôle des points de vente, restreindre l’accès à cette substance pour les mineurs et donner aux patients un accès sûr et légal à l’utilisation médicale du cannabis – avec des précautions particulières pour les jeunes et les femmes enceintes ». Le texte appelle la Commission européenne à créer un département sur le cannabis thérapeutique pour centraliser les propositions de régulation et avoir un point de vue global sur l’information, les échanges, les études et, de manière générale, tout ce qui a trait au cannabis médical. Sur ce point, il souligne l’importance d’une coopération avec l’OMS, qui travaille actuellement à la révision du statut du cannabis, et suggère la mise en place d’un réseau de coordination : « établir un réseau regroupant l’AEM, l’OEDT et les autorités nationales compétentes dans le but de garantir la mise en œuvre effective de la stratégie relative aux médicaments à base de cannabis ». Les parlementaires européens appellent également les États membres à reconsidérer leur législation actuelle sur la question dès que la recherche scientifique sera assez développée pour prouver avec certitude que la médication cannabique est une nécessité sanitaire et un droit dont les patients disposent à défaut d’autres médications aussi efficaces. Sur ce point, ils établissent le devoir de chaque État d’assurer un accès sûr et légal au médicament, accompagné d’un suivi par des médecins professionnels, pour tous les patients dans le besoin. Pour assurer le droit des patients, les Etats-membres seront requis de mettre en place une production locale ou un système d’importation fiable et d’intégrer le médicament au système de santé social existant. Affaire à suivre Cette proposition de résolution issue de députés, un rapport d’initiative dans le jargon parlementaire européen, émane de la commission parlementaire compétente sur le domaine de la santé. Une fois amendé par les parlementaires, le texte devra être présenté devant la Commission européenne qui devra l’approuver pour qu’il continue le parcours législatif traditionnel, c’est à dire, soit débattu et amendé au Parlement et au Conseil des ministres, soit adopté directement. Si la résolution, au terme d’une longue démarche susceptible de durer plus de huit mois, est adoptée et obtient statut de loi, elle contraindrait alors les États-membres à s’y conformer. https://www.newsweed.fr/parlement-europeen-etudie-cannabis-medical/
  12. Hey En esperant que le parquet ne fasse pas appel comme ils font en général sur les relaxes ..... @+ https://www.lindependant.fr/2018/07/28/elle-fume-des-joints-pour-calmer-larthrose-relaxe,4665384.php Carcassonne-Elle fume des joints pour calmer l’arthrose: relaxe prononcée Rennes-les-Bains. Elle est âgée de 66 ans, touche 750€ de retraite par mois (elle a exercé le métier d’assistante sociale pendant dix-sept ans), et aujourd’hui, elle souffre d’arthrose. Ce vendredi, elle comparaissait devant le tribunal de grande instance, à Carcassonne, pour «refus de se soumettre aux analyses ou examens en vue d’établir si elle conduisait en ayant fait usage de stupéfiants». La présidente lui a demandé de s’expliquer sur les faits. D’une voix posée, très assurée, le regard droit, la dame, au port élégant et altier, a raconté ce contrôle routier du dimanche 7 janvier, à Rennes-les-Bains. «On ne m’a pas informée que refuser de se soumettre aux analyses était un délit alors qu’on m’a dit, lors du contrôle, que j’en avais le droit. Puis j’ai signé un document, sans mes lunettes restées dans la voiture, et donc sans savoir ce que je signais, et le lundi suivant, on m’informait que j’avais commis un délit.» En fait, pendant ce contrôle, les gendarmes ont remarqué que la conductrice avait les pupilles dilatées et des rougeurs oculaires. «Mme la présidente, si je fume des produits cannabiques, c’est dans le but de supprimer les douleurs dont je souffre et qui sont dues à l’arthrose. J’ai essayé les médicaments classiques: ils sont inefficaces.» Puis elle a ajouté, riant à peine, comme pour s’excuser: «Certes, j’aurais pu aller en Belgique ou en Suisse... Je me suis débrouillée autrement. Cela dit, je ne fume un joint que quatre ou cinq fois par mois.» On est à l’âge de pierre Sun-Yung Lazare, la procureure, qui représente la loi et défend la société, a condamné la consommation et l’usage de stupéfiant, rappelant que le cannabis est une plante illégale en France. «Ma cliente est une honnête femme dont la vie a été exemplaire», a lancé Me Sébastien Leguay. Aujourd’hui, elle souffre de terribles douleurs arthrosiques. C’est pourquoi elle consomme du cannabis, mais d’une manière minime, et très sélective...» Selon l’avocat, «on en est à l’âge de pierre» à propos de l’interdiction du cannabis. Dans ses conclusions, le tribunal a estimé que la prévenue n’avait pas eu l’intention de commettre les faits. La relaxe a donc été prononcée. Bruno Coince
  13. Il a fait le buzz avec sa proposition de cultiver du cannabis thérapeutique en Creuse. Eric Correia, le président de l'agglomération du Grand Guéret, donnait une conférence sur le sujet ce mardi soir. Salle comble, certains n'ont pas pu y assister faute de place. Eric Correia, à gauche, entouré des membres de l'association "Norml". © Radio France - Bénédicte Robin. Guéret, France C'est une proposition dont on parle beaucoup ces derniers temps. Celle d'Eric Correia, président de l'agglo du Grand Guéret, qui a demandé au préfet de la Creuse de faire du département un territoire pilote pour la culture du cannabis à visée thérapeutique. "Je trouve ça scandaleux qu'on soit dans l'illégalité pour se soigner" - Eric Corriea. Ce mardi soir au cinéma de Guéret, une conférence-débat était organisée sur le sujet. Plus de 200 personnes y ont assisté, preuve que le sujet intéresse. "On a aussi fait beaucoup de vue sur Facebook, où la conférence était retransmise en direct", a confié Eric Correia sur France Bleu Creuse ce mercredi matin. "L'idée que je défends est avant tout sanitaire. Il y a de plus en plus de patients français qui ont recours au cannabis de manière illégale pour se soigner, et je trouve ça scandaleux qu'on soit dans l'illégalité pour se soigner. " "Il faut arrêter cette hypocrisie et avancer dans la recherche scientifique" Faut-il dépénaliser le cannabis et l'autoriser de manière thérapeutique ? "Ce n'est pas mon combat", a répondu l'infirmier anesthésiste. "Il y a des patients qui sont dans la souffrance, et j'aimerais aujourd'hui qu'on m'explique comment un médecin peut prescrire des médicaments tels que la morphine ou le Tramadol qui sont des médicaments issus de l'opium, et qu'on ne pourrait pas prescrire des médicaments issus du cannabis. Il faut arrêter cette hypocrisie et avancer dans la recherche scientifique." L'interview complète d'Eric Correia est à réécouter ici. Par Tommy Cattaneo, Source: FranceBleu.fr
  14. PHOTOS. Ces sœurs ont trouvé le bon plan : cultiver du cannabis A Merced, en Californie, Sœur Kate et Sœur Darcy cultivent du cannabis dans les murs de leur couvent. S'autoprésentant comme des religieuses – tout en reconnaissant n'être affiliées à aucune église traditionnelle – elles transforment ensuite la plante en toutes sortes de produits anti-douleur qu'elles vendent sur leur site. Lancée il y a six mois, cette boutique en ligne fait florès. Focus sur une activité stupéfiante ! Sœur Darcy au travail. En Californie, l'utilisation du cannabis est autorisée à des fins thérapeutiques. Rappelons qu'en France, son usage quel qu'il soit est prohibé, à une exception : le Sativex. Dérivé de la plante, ce médicament destiné aux seuls malades de la sclérose en plaques est autorisé depuis 2014. Cependant, il n'a toujours pas fait son apparition en pharmacie. Sœur Kate au jardin. Il y a un mois, le pneumologue et tabacologue français Bertrand Dautzenberg s'est prononcé en faveur d'une dépénalisation du cannabis. Le spécialiste ne veut en aucun cas encourager la consommation de cette substance, mais au contraire, la rendre "la moins dangereuse possible" en l'encadrant, rapporte l'AFP. Les sœurs préparant leurs produits. Dans un article paru fin janvier, le journal britannique "The Guardian" fait état des tracasseries réglementaires auxquelles sont actuellement confrontées les deux femmes. Feuilles, onguent, huile : aperçu des produits proposés à la vente par les "Sisters of the Valley", nom de la boutique en ligne de Sœur Kate et Sœur Darcy. Sur cette dernière, un communiqué indique ces derniers jours que "la plupart des articles sont en rupture de stocks". Des fioles d'huile au cannabidiol "Sisters of the Valley". La Califonie n'est pas le seul Etat américain à autoriser l'usage du cannabis comme anti-douleur. Le 23e à avoir franchi le pas est celui de New York, en janvier dernier. Les plants des "Sisters of the Valley". Plus largement, de plus en plus de pays autorisent le cannabis à des fins thérapeutiques. Ce 10 février précisément, le gouvernement australien a présenté un projet de loi pour légaliser la culture de la plante dans ce cadre. Sœur Darcy remplit des boîtes de "têtes" de cannabis. Sœur Darcy conditionne des produits "Sisters of the Valley". Les deux femmes au milieu de leurs plantations, prolongeant, à leur manière, la grande tradition des jardins médicinaux propres aux couvents et monastères. Toutefois, l'habit ne faisant ni le moine ni la nonne, on se demande si les voiles de Sœur Kate et Sœur Darcy ne sont pas, en définitive, qu'une habile stratégie marketing... Source: nouvelobs.com
  15. Dans une tribune au Parisien - Aujourd’hui en France, des élus, des médecins et des écrivains s’adressent à Agnès Buzyn, déplorant que la production de cannabis médical soit toujours interdite en France. Une feuille de cannabis. Elene Usdin Eric CORREIA, président PS de l’agglomération du Grand Guéret, conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine ; Rachid TEMAL, sénateur PS du Val-d’Oise, vice-président du groupe socialiste et républicain ; Sonia KRIMI, députée LREM de la Manche ; Jean-Baptiste MOREAU, député LREM de la Creuse ; Roland RIES, maire PS de Strasbourg ; Eric PIOLLE, maire EELV de Grenoble ; Daniel VAILLANT, ancien ministre, conseiller municipal PS de Paris XVIIIe ; François VINCENT, professeur de pneumologie au CHU de Limoges, conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine ; Amine BENYAMINA, psychiatre, professeur des universités, chef de service addictologie hôpital Paul-Brousse Villejuif ; William LOWENSTEIN, spécialiste en médecine interne, addictologue ; Gaspard KOENIG, professeur de philosophie, écrivain, président de Génération libre ; Fabienne CABY, médecin, Inserm Institut Pierre-Louis d’épidémiologie et de santé publique, unité VIH, centre hospitalier Victor-Dupouy, Argenteuil ; Marlène AMILHAUD, médecin addictologue, hôpital de Guéret ; Stéphane DELPEYRAT-VINCENT, conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine, président du groupe Generation·s ; Alexandre FELTZ, médecin, adjoint au maire de Strasbourg ; Florent BOUDIE, député LREM de Gironde, conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine ; Isabelle BOUDINEAU, vice-présidente du conseil régional Nouvelle-Aquitaine ; Nathalie DELCOUDERC-JUILLARD, maire PS de Bort-les-Orgues, conseillère régionale de Nouvelle-Aquitaine ; Françoise JEANSON, médecin, conseillère régionale PS de Nouvelle-Aquitaine ; Jean-Louis PAGÈS, éditeur, conseiller régional EELV de Nouvelle-Aquitaine ; Benjamin DELRIEU, conseiller régional PS de Nouvelle-Aquitaine ; Pierre JOUVET, président PS de la communauté de communes Porte DrômArdèche ; Jacques BOUTAULT, maire EELV du IIe arrondissement de Paris ; Bruno BOUTLEUX, directeur général de l’Adami, président d’Alca Nouvelle-Aquitaine ; David ANGEVIN, écrivain ; Olivier Bertrand, médecin généraliste, addictologue ; Jean-Paul Besset, ancien député européen. Produire du cannabis pour un usage thérapeutique en France n’est plus une option mais une nécessité. Comment ne pas déplorer le statu quo national sur cette question de santé publique ? Pourquoi maintenir le sceau de l’interdit et l’arsenal législatif et réglementaire qui l’accompagne à l’égard de plus de 300 000 patients français qui pourraient apaiser leur souffrance autrement ? Trente-trois pays ont légalisé partiellement ou totalement le cannabis à usage thérapeutique. Parmi eux, quatorze Etats d’Amérique du Nord, Israël, le Portugal, l’Italie, la Roumanie, l’Espagne, la Pologne, le Royaume-Uni, l’Autriche, la Belgique, la Finlande, les Pays-Bas, l’Irlande, la Suisse, l’Allemagne, la Thaïlande et très prochainement le Canada ont entendu les souffrances de millions de malades qui sont désormais apaisés sereinement, en toute légalité. Pourquoi une minorité de réfractaires persistent-ils à considérer l’usage du produit comme dangereux, en le réduisant à la catégorie des substances prohibées ? Puisent-ils leur opposition dans l’observation concrète d’une patientèle utilisatrice où subissent-ils les affres d’influences spéculatives ? La question ainsi posée se heurte désormais au rapport très complet des effets du cannabis sur la santé que les académies américaines des sciences, d’ingénierie et de médecine ont publié en 2017. Des certitudes et preuves substantielles y sont révélées. Elles confirment l’efficacité du produit dans la gestion de la douleur chronique, les troubles physiques provoqués par les chimiothérapies et les spasmes musculaires liés à la sclérose en plaques. Sans pour autant s’opposer à la pharmacopée française usuelle qui repose sur différentes classes médicamenteuses dont les opiacées et ses dérivés tels que la morphine, le Tramadol, l’Efferalgan codéiné, l’Oxycontin, etc., utilisés pour le traitement de la douleur, il s’agit d’autoriser l’usage d’un produit alternatif, dont le mode d’action et le mode d’administration tel que la vaporisation n’entraînent quasiment aucun effet secondaire. Combien de temps la France va-t-elle persister à cultiver son retard ? Le 24 mai 2018, Mme Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, a déclaré vouloir ouvrir le débat national sur le cannabis à usage thérapeutique qu’elle souhaite enrichi d’études approfondies, précisant le retard évident que la France avait pris sur cette opportunité. « Il n’y a aucune raison d’exclure, sous prétexte que c’est du cannabis, une molécule qui peut être intéressante pour le traitement de certaines douleurs très invalidantes », a-t-elle ajouté… Il y a assurément matière à distinguer les molécules de la plante en faisant preuve de pédagogie auprès du public et des élus. Certains d’entre eux se contentent encore d’observer le cannabis sous le prisme de ses effets récréatifs et de l’économie délictuelle qu’il génère. Selon la récente enquête de l’Ifop (pour Terra Nova - EchoCitoyen, publiée le 11 juin 2018)*, 82 % des sondés sont favorables à l’usage du cannabis sur prescription médicale, 73 % sont convaincus du devoir de l’Etat dans le financement de la recherche sur les usages thérapeutiques du cannabis, et 62 % considèrent que le cannabis médical doit être enfin accessible sous toutes ses formes voire même remboursable par la Sécurité sociale. Cette enquête souligne le retard pris par la France et démontre l’urgence de mettre un terme à la culture du tabou sur le cannabis. L’efficacité thérapeutique d’une de ses molécules (le CBD) est désormais avérée et pleinement exploitée hors de nos frontières. Par ailleurs, et d’un point de vue social et économique, les pays ayant légiféré et encadré la production de cannabis thérapeutique constatent la création d’emplois directs et induits, preuve de l’émergence d’une filière économique prometteuse. Persister à entretenir le flou juridique sur le CBD contenu dans la plante, molécule médicinale et non psychotrope du cannabis, entretien une ambiguïté favorable à l’émergence de commerces opportuns qui jouent sur la crédulité d’un public en attente d’une réglementation claire, favorable à leur usage médical et médicinal. Les producteurs de chanvre et/ou les agriculteurs qui souhaitent diversifier leur culture déplorent quant à eux ce déficit persistant de réglementation qui les exposerait comme de potentiels justiciables pour trafic de stupéfiants… Dans l’intérêt général, la situation doit évoluer par des directives clarifiées. Allons plus vite, madame la ministre ! Avec le plan particulier de dynamisation du département de la Creuse décrété par le président , saisissez l’occasion d’instaurer la réglementation d’une filière économique florissante pour un territoire qui en a fort besoin. Solidaires, nous soutenons la démarche des élus creusois qui revendiquent l’octroi des autorisations nécessaires à expérimenter la production et la transformation d’un cannabis cultivé, conditionné et commercialisé localement, exclusivement à des fins thérapeutiques. Tous les acteurs de la filière sont prêts et attendent du gouvernement un acte fort pour avancer et réguler cette nouvelle activité. * Sondage réalisé sur un panel de 2 016 personnes âgées de 18 ans et plus, suivant la méthode des quotas Source: leparisien.fr
  16. Hey des news des dom ... @++ La Réunion veut son zamal à usage médical 1 juil 2018, 07h00 SANTÉ. La France se dit ouverte à la recherche et au développement du cannabis thérapeutique. À la Réunion où le zamal pousse bien malgré les interdits, la production de CBD (Cannabidiol), THC (Tétrahydrocannabinol) et de dérivés cannabinoïdes offre des perspectives intéressantes. Le JIR ouvre le débat. Le zamal, ça guérit ! L’usage médical du cannabis a été discuté le 12 avril dernier à l’Assemblée nationale... Une séance d’auditions a permis d'entendre des pro-cannabis médical en France. « C'est une ouverture intéressante car jusqu'à présent il existait en France un refus d'envisager les perspectives thérapeutiques du cannabis et la recherche sur ce sujet était presque impossible en raison de son caractère illégal », fait d'emblée remarquer l'addictologue David Mété, chef de service au CHU Félix Guyon à Saint-Denis. POUR UNE RECONNAISSANCE DE L'USAGE MÉDICAL DU CANNABIS Parmi les associations auditionnées, UFCM I-Care dont l'ambition est de sensibiliser le public, les professionnels de santé ainsi que la communauté politique afin de faire avancer le plaidoyer pour la légalisation du cannabis. Sébastien Beguerie, son co-fondateur est expert en phyto-cannabinoïdes en France depuis une dizaine d’années. « Nous préconisons un accès aux traitements à bases de cannabis et ses dérivés, mais également la formation des professionnels de santé qui les accompagnent. Un accès à l’autoculture des fleurs de cannabis est également le souhait des patients », a-t-il indiqué aux journalistes à l'issue de son audition. « Toutes les formes galéniques, de la fleur à la phytothérapie jusqu’aux molécules et aux extractions des laboratoires pharmaceutiques doivent être considérées. Plus il y a de choix et d’options possibles, plus les patients pourront s’affranchir de leurs douleurs en adaptant les dosages et formes de prise de cannabis ». L'association estime que l’usage médical du cannabis est une urgence. En France, les cannabinoïdes pourraient soulager plus de 276 000 patients . « Le sujet est donc devenu incontournable considérant les nombreux travaux scientifiques sur la question. Nous regrettons d’ailleurs que la France reste à la traine sur ce sujet à l’heure où l’ensemble des pays voisins ont pris des dispositions législatives pour ouvrir un accès sécurisé aux patients.La loi doit venir constater et encadrer une réalité, celle des dizaines de milliers de patients qui sont aujourd’hui considérés comme hors-la-loi. Nous ne pouvons plus accepter que des citoyens soient marginalisés alors que l’Etat devrait les protéger. L’évolution de la législation ne peut être permise qu’à la condition d’une reconnaissance d’un usage médical du cannabis », soutient UFCM I-Care. Médecin dionysien, Jean-Claude estime également que les perspectives sont intéressantes mais il met en garde contre les dérives (voir encadré). Actuellement, un seul médicament cannabinoïde possède une autorisation de mise sur le marché français. Il s'agit du Sativex, recommandé contre la spasticité et la sclérose en plaques. Le dronabinol et le cannabidiol sont utilisés pour des patients atteints de douleurs neuropathiques réfractaires aux traitements classiques ou des épilepsies sont accessibles. Mais cette utilisation bénéficie d'une autorisation temporaire nominative. Le débat est complexe, d’autant que les données scientifiques manquent sur l’usage thérapeutique du cannabis. « À ce jour, nous disposons de peu d'études scientifiques pertinentes concernant l'usage thérapeutique du cannabis », indique le docteur Mété. EFFICACE CONTRE LES DOULEURS L’usage médical de cannabis est légal dans certains pays comme l’Allemagne, l’Autriche, l’Espagne, la Finlande, Israël, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal la République Tchèque. Lecanada , 23 Etats aux USA, le Chili, l’Argentine, la Colombie En France, certains ont décidé d'exploiter l'ambiguïté de la loi qui encadre la consommation de cannabidiol (CBD). Acheter de la weed ou du cannabis CBD légalement en boutique est possible en Ile-de-France. (voir encadré) Ce 13 juin, c'est au tour de la région Est de se lancer dans la vente légale de cannabis CBD, avec l'ouverture de deux boutiques à Nancy et à Metz. "Tout est issu du bio, la législation est très stricte. Les producteurs suisses se sont adaptés aux législations de chaque pays, qui varient énormément", explique Baptiste De Luca, propriétaire des lieux au quotidien l'Est Républicain. Ce jeune entrepreneur de 23 ans possède déjà une boutique à Épinal, ouverte en mai dernier. Il assure défendre les bienfaits du cannabis médical. Le zamal thérapeutique a-t-il un bel avenir ? Pour l'économiste Jean-Yves Rochoux, cela provoquera des coûts supplémentaires... Mais le cannabis soigne déjà beaucoup de monde dans plusieurs pays... «Les indications les plus intéressantes et scientifiquement les mieux établies sont : les douleurs chroniques, les nausées induites par les chimiothérapies et les raideurs (spasticité) dans la sclérose en plaques. Il existe dans le cannabis de nombreux alcaloïdes qui, en dehors du THC (tétrahydrocannabinol), présentent d'intéressantes propriétés, comme par exemple le cannabidiol dans l'épilepsie», fait encore remarquer l'addictologue réunionnais. «Pour les autres indications, les données scientifiques sont considérées comme non probantes ou insuffisantes à ce jour; d'où l'intérêt de favoriser la recherche». Wait and see, donc ! Juliane Ponin-Ballom Le point sur la recherche Publiée dans The European Journal of Internal Medicine, une étude a démontré que le cannabis thérapeutique serait effectivement probant pour soigner les douleurs chez les personnes âgées. 901 patients de plus de 65 ans avaient été questionnés dans le cadre de cette recherche. Tous souffraient de douleurs liées au cancer, à une colite ulcéreuse (maladie inflammatoire de l'intestin), à la maladie de Parkinson, à la maladie de Crohn ou encore au stress post-traumatique. Au terme de six mois de traitement à base de cannabis thérapeutique, plus de 93% des participants ont déclaré que leur douleur avait diminué de 4 à 8 points sur une échelle allant de 1 à 10. Plus de 70% des patients ont également affirmé qu’ils ressentaient une amélioration globale de leur état. Aux Etats-Unis, 80% des oncologues interrogés ont déclaré avoir déjà abordé la question du cannabis thérapeutique avec leurs patients, mais moins de 30% d’entre eux ont estimé avoir suffisamment de données scientifiques pour faire de telles recommandations. "Les preuves scientifiques appuyant l'utilisation de la marijuana médicale en oncologie sont encore très minces, ce qui place les médecins dans une position très inconfortable", rappelle le Dana-Farber Institute of Adult Psychosocial Oncology. Des coffee-shops à Paris Après Besançon et Annoeullin, des "coffee-shops" ont ouvert à Puteaux (Hauts-de-Seine) et dans le 11e arrondissement de Paris. Officiellement, le CBD (cannabidiol) présent dans le cannabis (mais dépourvu des effets psychoactifs du THC) n'est pas interdit en France tant que le taux de THC (Tétrahydrocannabinol) ne dépasse pas 0,2%. Il est d'ailleurs possible de s'en procurer légalement sur internet sous forme de cristaux, de sirops, d'huiles, de tisanes, de crèmes ou encore de bonbons. Ses vertus médicinales sont parfois utilisées pour traiter les convulsions, l'inflammation, l'anxiété ou encore les nausées. Agnès Buzyn a ouvert le débat Agnès Buzyn, la ministre de la Santé a demandé aux différentes institutions qui évaluent les médicaments de lui faire remonter l’état des connaissances sur le sujet, “parce qu’il n’y a aucune raison d’exclure, sous prétexte que c’est du cannabis, une molécule qui peut être intéressante pour le traitement de certaines douleurs très invalidantes”, a-t-elle expliqué. "Je ne peux pas vous dire à quelle vitesse nous allons le développer mais en tous les cas, j’ouvre le débat avec les institutions responsables de ce développement". Cette annonce ministérielle intervient après la saisine récente d’une patiente sur le caractère "inéthique" de l’interdiction du cannabis dans un contexte thérapeutique. Le comité éthique et cancer devrait aussi bientôt examiner cette question. https://www.clicanoo.re/Le-cannabis-usage-medical/Societe/Article/2018/07/01/La-Reunion-veut-son-zamal-usage-medical_535100
  17. Il est destiné à traiter des cas sévères d'épilepsie chez les plus jeunes. Epidiolex, médicament fabriqué à partir du cannabis, a été autorisé par la Food and Drug Administration. - Kathy Young/AP/SIPA SANTÉ - Les autorités sanitaires américaines ont autorisé pour la première fois lundi 25 juin la mise sur le marché d'un médicament dérivé du cannabis, l'Epidiolex, destiné à traiter deux types sévères d'épilepsie chez les enfants. Le médicament est à base de cannabidiol purifié (CBD), l'un des 80 éléments actifs du cannabis. "Cette avancée médicale est importante", a déclaré le responsable de l'agence fédérale des médicaments, la FDA, Scott Gottlieb. "Mais il faut également souligner qu'il ne s'agit pas d'une autorisation du cannabis ou de l'ensemble de ses composants. L'autorisation concerne un médicament particulier au CBD, pour une utilisation particulière". L'autorisation s'est fondée sur des essais cliniques, a-t-il ajouté. Pas d'euphorisant dans le dérivé utilisé L'Epidiolex pourra être prescrit contre deux syndromes touchant les enfants à partir de deux ans, et qui peuvent provoquer des crises d'épilepsie: les syndromes de Lennox-Gastaut et de Dravet. Le CBD ne provoque pas d'euphorie: c'est le THC, un autre élément actif du cannabis, qui procure cette sensation. Le cannabis reste interdit aux États-Unis au niveau fédéral, bien qu'il ait été autorisé localement par plus de la moitié des États fédérés pour une utilisation thérapeutique, et par neuf États dont la Californie et le Colorado pour un usage récréatif. Source: Le HuffPost avec AFP×
  18. Bonsoir, ca y est, on avance en France... ou pas ! Le premier coffee-shop de Paris a ouvert ses porte dans le 11ème ! Uniquement du CBD bien-sûr, mais c'est déjà ca. Et pour nous cultivateur, cela pourrait nous ouvrir des portes sur la culture du CBD ! Articles du Parisien: Cette boutique de cannabis légal fait fureur à Paris / Cannabis : c’est la ruée sur les coffee-shops Pour info, la personne qui a ouvert ce coffee-shop ( Joaquim Lousquy) est la même qui à ouvert la maison close avec les poupées gonflable, toujours à Paris ! Il surf sur l'illégalité tout en respectant les lois @+
  19. "Je travaille de façon 100% légale" : un producteur de cannabis thérapeutique du Vaucluse réclame une loi De plus en plus de magasins français vendent du CBD, une molécule extraite de la plante de chanvre et qui aurait des vertus thérapeutiques. Dans le Vaucluse, où nous nous sommes rendus, Yohan déplore le vide juridique qui entoure sa production. Au pied du massif du Luberon, sous un soleil de plomb, deux amis de Yohan sont venus lui donner un coup de main. Ce vendredi 1er juin, dans sa ferme du Vaucluse, cet agriculteur de 39 ans ne sait plus où donner de la tête. Quand il parle du succès grandissant des produits à base de cannabidiol, plus connu sous le nom de CBD, ce producteur de chanvre est soudain ému. "On l'avait rêvé", lâche-t-il, le sourire jusqu'aux oreilles. Un aboutissement pour cet ancien Parisien, ex-commercial dans de grandes entreprises, qui a effectué son "retour à la nature" il y a quatre ans, en reprenant les terres familliales. Mais il déplore aussi le flou qui encadre sa production, que beaucoup confondent encore avec le THC, la substance psychotrope également contenue dans le cannabis. Si la consommation du CBD n'est pas interdite, aucun cadre légal ne précise les conditions de son utilisation. Une situation "intenable", selon plusieurs producteurs de chanvre interrogés par franceinfo. Mais depuis que la ministre de la Santé Agnès Buzyn s'est exprimée en faveur de recherches sur le sujet, l'espoir de voir une évolution à moyen terme renaît. D'autant que l'opinion publique semble favorable à une évolution de la loi sur le sujet. Selon une étude* révelée par franceinfo, 82% des sondés seraient favorables à une régulation du cannabis afin de permettre un "usage médical encadré". "J'ai retrouvé le sommeil" Si Yohan refuse de révéler les chiffres de ventes de son site internet, il affirme avoir du mal à faire face à la demande. Son amie Jade, atteinte de spondylarthrite ankylosante, une maladie douloureuse des articulations, est venue lui rendre visite pour acheter une fiole d'huile de CBD, à 39 euros les 20 ml. Le cannabidiol aurait des propriétés anti-inflammatoires et des effets antidépresseurs, selon des "preuves préliminaires" d'études "très sérieuses", rapporte L'Express. "Les médicaments que je prenais contre la douleur n'étaient pas satisfaisants, affirme Jade. Lorsque j'ai commencé à prendre du CBD, j'ai retrouvé le sommeil et une vie sociale presque normale". Des plants de chanvre en période de floraison poussent sur la parcelle de Yohan, un producteur d'huiles de CBD et de fibres de chanvre, dans le Vaucluse, pendant l'été 2017. (Canebounes / Franceinfo) Yohan hoche la tête. "C'est aussi pour eux que je fais ça, ajoute l'agriculteur. J'ai de la compassion pour les gens". L'ancien commercial déplore le vide juridique autour de la molécule, qui empêche selon lui les médecins de profiter du CBD pour "soigner les gens". Il espère que des cliniques pourront prochainement "se spécialiser autour du cannabis". Le nom botanique du chanvre est Cannabis sativa L, d'où la confusion qui existe parfois entre la plante aux effets psychoactifs, habituellement appelée "cannabis", et la production de chanvre industriel, qui est utilisé dans le bâtiment, le textile, etc. Il s'agit de variétés différentes de la même plante. La loi française interdit la culture et l'utilisation industrielle de cannabis à fort taux de THC, considéré comme stupéfiant. La "culture, l'importation, l'exportation et l'utilisation industrielle et commerciale" de la plante sont autorisées, à condition que le taux de THC, une molécule psychotrope, soit inférieur à 0,2%, précise l'arrêté du 22 août 1990. "On travaille avec les gendarmes" Autre condition édictée par le texte : seule l'exploitation des fibres et des graines est autorisée, ce qui pose problème pour l'extraction du CBD. Les fleurs contiennent plus de molécules actives que la tige et les graines. Yohan, lui, l'assure : "Je travaille de façon 100% légale", précisant même qu'il "travaille avec les gendarmes". "On veut travailler la plante légalement dans son intégralité", ajoute-t-il. Pour ce qui est des fleurs, il élude : "On ne va pas les jeter". D'autres producteurs ont eu plus de mal à s'entendre avec les gendarmes. En février dernier, deux tonnes d'huile de CBD étaient saisies dans les Alpes-de-Haute-Provence. Dans une autre exploitation du sud-est de la France, deux propriétaires d'une exploitation de chanvre ont vu leur production saisie et ont été placés en garde à vue pour fabrication illicite de stupéfiants en bande organisée. La justice leur reproche d'avoir dépassé le taux légal. Si la procédure est toujours en cours, un employé contacté par franceinfo affirme avoir vécu "un traumatisme" lorsqu'il est emmené "pour la première fois de sa vie" à la gendarmerie, en décembre 2017. "Ils nous ont reproché de produire des plants avec un taux supérieur à 0,2% et de vendre des fleurs", rapporte-t-il à franceinfo. Briser la barrière psychologique Pour briser la barrière psychologique que constitue encore le travail du cannabis, qui peut traîner une image liée de près ou de loin à la drogue, les associations veulent surtout informer. Pour ces organisations, le succès du CBD prouve que les idées évoluent de jour en jour, surtout dans les régions où le cannabis thérapeutique apparaît comme une aubaine économique. Le 23 mai dernier, l'association NormL organisait une réunion publique à Guéret, dans la Creuse. L'événement a fait salle comble. Leurs efforts semblent porter ses fruits. A l'Assemblée, de plus en plus de parlementaires s'intéressent à la question. Le député du Vaucluse Jean-Claude Bouchet, "pas spécialiste de la question", affirme à franceinfo être en train de rédiger "une question écrite" au gouvernement sur le sujet. "On est entre deux univers, déplore-t-il. A la fois on peut commercialiser le CBD et, d'un autre côté, ce n'est pas considéré comme un médicament. Il faut donc alouer des moyens de recherche pour évoluer sur la question". Yohan envisage quant à lui de s'associer avec d'autres producteurs et de convaincre des amis agriculteurs de se lancer dans la production de chanvre, "qui fait tout mieux que les autres plantes", répète-t-il, en bon commercial. Source : francetvinfo.fr
  20. Le Comité ethique et cancer examinera bientôt la question de la marijuana médicale après la saisine récente d’une patiente sur le caractère "inéthique" de l’interdiction du cannabis dans un contexte thérapeutique. La France est en pleine réflexion. Alors que l’usage médical du cannabis a été discuté le 12 avril dernier à l’Assemblée nationale, le Comité ethique et cancer examinera aussi bientôt cette question après la saisine récente d’une patiente sur le caractère "inéthique" de l’interdiction du cannabis dans un contexte thérapeutique. Les données scientifiques manquent Actuellement, un seul médicament cannabinoïde possède une autorisation de mise sur le marché français : le Sativex, recommandé contre la spasticité et la sclérose en plaques. Le dronabinol et le cannabidiol, utilisés pour des patients atteints de douleurs neuropathiques réfractaires aux traitements classiques ou des épilepsies sont accessibles, mais seulement avec une autorisation temporaire nominative (procédure permettant de mettre à disposition de certains patients un médicament n’ayant pas d’autorisation de mise sur le marché et ne faisant pas l’objet d’un essai clinique dans cette indication). Le débat est complexe, d’autant que les données scientifiques manquent sur l’usage thérapeutique du cannabis. Aux Etats-Unis, où son usage est autorisé dans certains Etat, près de la moitié des oncologues parlent de la consommation de marijuana à des fins thérapeutiques à leurs patients sans être suffisamment informés sur le sujet, selon une nouvelle étude publiée dans le Journal of Clinical Oncology. 80% des oncologues interrogés ont déclaré avoir déjà abordé la question du cannabis thérapeutique avec leurs patients, mais moins de 30% d’entre eux ont estimé avoir suffisamment de données scientifiques pour faire de telles recommandations. "Les preuves scientifiques appuyant l'utilisation de la marijuana médicale en oncologie sont encore très minces, ce qui place les médecins dans une position très inconfortable", rappelle le docteur Ilana Braun, du Dana-Farber Institute of Adult Psychosocial Oncology. Jusqu'à présent, aucun essai clinique randomisé ne s’est penché sur les effets de la marijuana médicale chez les patients atteints de cancer, en dehors de ses effets sur les nausées, de sorte que les oncologues ne se fient qu’aux recherches sur l'utilisation du cannabis à des fins médicales dans le traitement de maladies autres que le cancer. Un complément efficace au traitement standard de la douleur Deux tiers des oncologistes interrogés pensent pourtant que la marijuana médicale est un complément efficace au traitement standard de la douleur. Une autre étude publiée dans The European Journal of Internal Medicine a démontré que le cannabis thérapeutique serait effectivement probant pour soigner les douleurs chez les personnes âgées. 901 patients de plus de 65 ans ont participé à cette recherche. Tous souffraient de douleurs liées soit au cancer, à la maladie de Parkinson, au stress post-traumatique, à une colite ulcéreuse (maladie inflammatoire de l'intestin), ou encore à la maladie de Crohn. Après six mois de traitement à base de cannabis thérapeutique, plus de 93% des participants ont déclaré que leur douleur avait diminué de 4 à 8 points sur une échelle allant de 1 à 10. Plus de 70% des patients ont affirmé qu’ils ressentaient une amélioration globale de leur état. Source: Pourquoidocteur.fr
  21. Hey Bah c'est pas gagné au regard de cette publication de l'ANSM qui ne presgae rien de bon .... Attention que certaines boutiques ne donnent pas au gouvernement et à l'agence du médicament la trop belle occasion ..... (On pourrait presque croire, si on etait parano, que c'est fait pour ça ce laisser faire ....) allez à plus faut que j'aille en toucher deux mots à mon diffuseur d'huiles essentielles et aussi à mon mighty qui s’inquiète .... @+ Qu'est ce que les huiles essentielles ? Les huiles essentielles sont considérées comme des "préparations" à base de plantes. (Article R5121 du CSP) Ce sont des "produits odorants, généralement de composition complexe, obtenus à partir d’une matière première végétale botaniquement définie, soit par entraînement par la vapeur d’eau, soit par distillation sèche, ou par un procédé mécanique du approprié sans chauffage". Une huile essentielle est le plus souvent séparée de la phase aqueuse par un procédé physique n’entraînant pas de changement significatif de sa composition (définition de la Pharmacopée européenne). Selon leur utilisation et leur revendication, les huiles essentielles sont soumises à la réglementation des produits cosmétiques, des biocides (sprays assainissants), ou des médicaments à base de plantes. Une huile essentielle est considérée comme un médicament si elle est présentée comme ayant des propriétés pour soigner ou prévenir des maladies humaines ou lorsqu’elle a une action pharmacologique, immunologique ou métabolique. Elle peut également être utilisée comme excipient (aromatisant par exemple) dans la formule d’un médicament. En pharmacie, les huiles essentielles peuvent être délivrées sous forme de préparations magistrales ou telles quelles. Comment utiliser sans risque des huiles essentielles ? Les substances actives des huiles essentielles peuvent induire un risque d’effets indésirables graves consécutifs à une utilisation non adaptée et non contrôlée. Il est recommandé de demander conseil au pharmacien l’utilisation des huiles essentielles chez la femme enceinte et chez l’enfant nécessite un avis médical préalable particulièrement lorsqu’elles sont utilisées par voie orale. les huiles essentielles présentent un risque accru de toxicité en cas de mésusage : respectez les consignes d’utilisation. les huiles essentielles ne doivent pas être utilisées de façon prolongée (au-delà de quelques jours) sans avis médical. Si aucune amélioration n’est observée après quelques jours d’utilisation, il convient de consulter un médecin. Lire aussi Produits cosmétiques à base de terpénoïdes : camphre, eucalyptol, menthol - Recommandations (05/08/2008) (74 ko) Contre-indication des suppositoires contenant des dérivés terpéniques chez les enfants de moins de 30 mois et les enfants ayant des antécédents d’épilepsie ou de convulsion fébrile (14/11/2011) - Lettre aux professionnels de santé (14/11/2011) (95 ko) Recommandations relatives aux critères de qualité des huiles essentielles (21/05/2008) (291 ko) Huiles essentielles dont la vente est réservée aux pharmaciens Les huiles essentielles délivrées uniquement en pharmacie doivent être conformes à la qualité pharmaceutique décrite dans la Pharmacopée européenne ou dans la Pharmacopée française. Ce référentiel décrit la dénomination scientifique exacte de l’huile essentielle, son chimiotype le cas échéant et sa composition chimique. Ces quinze huiles essentielles sont identifiées comme ayant un rapport bénéfice/risque négatif ; il est préférable de ne pas les délivrer. Elles ne sont disponibles que dans le circuit pharmaceutique en raison de leurs propriétés neurotoxique (absinthe, thuya, sauge officinale), irritante (sabine, moutarde), phototoxique (rue) ou cancérigène (sassafras) : Grande absinthe (Artemisia absinthium L.) Petite absinthe (Artemisia pontica L.) Armoise commune (Artemisia vulgaris L.) Armoise blanche (Artemisia herba alba Asso L.) Armoise arborescente (Artemisia arborescens L.) Thuya du Canada ou cèdre blanc (Thuya occidentalis L.) - cèdre de Corée (Thuya Koraenensis Nakai), dits "cèdre feuille" Hysope (Hyssopus officinalis L.) Sauge officinale (Salvia officinalis L.) Tanaisie (Tanacetum vulgare L.)Thuya (Thuya plicata Donn ex D. Don.) Sassafras (Sassafras albidum [Nutt.] Nees) Sabine (Juniperus sabina L.) Rue (Ruta graveolens L.) Chénopode vermifuge (Chenopodium ambrosioides et Chenopodium anthelminticum L.) Moutarde jonciforme (Brassica juncea [L.] Czernj. et Cosson). (Décret n° 2007-1198 du 3 août 2007 ) Les huiles essentielles qui ne relèvent pas du monopole pharmaceutique Les huiles essentielles qui ne relèvent pas du monopole pharmaceutique sont en vente libre et distribuées par différents circuits (pharmacien, magasins spécialisés, …). Elles ne doivent pas revendiquer d'indications thérapeutiques des lors que leur composition n’est pas garantie au regard de leur effet thérapeutique potentiel. Ici la mise à jour de novembre 2017 en PDF http://ansm.sante.fr/var/ansm_site/storage/original/application/7d1481c7a96895b10b5fcec533f191cd.pdf http://ansm.sante.fr/var/ansm_site/storage/original/application/db0566e3b2a9ab8aac2a545f190d2795.pdf
  22. Hey ah bah dis donc .... On attend la reponse du gouvernement aux propositions qui ont été faite par la commission .... On saura à quelle sauce on va etre bouffé à la fin du mois .... @+ Débat : Pourquoi nous devrions expérimenter le cannabis thérapeutique en France Le cannabis, ou des extraits de cannabis, pourraient soulager les patients dans certaines maladies chroniques. Ces effets restent à prouver, mais de nombreuses études cliniques en cours dans le monde visent à les tester. Elles portent sur son utilisation dans la douleur, la sclérose en plaque, l’épilepsie, les nausées induites par les chimiothérapies dans le cancer, les troubles du sommeil, la cachexie (dénutrition très importante), le glaucome et certains troubles psychiques comme l’anxiété chronique. La France réfléchit actuellement aux modalités d’une expérimentation nationale de l’utilisation à visée thérapeutique du cannabis, voire de certains cannabinoïdes – les substances extraites du cannabis. Des auditions d’experts cliniciens, patients et autorités sanitaires se sont tenues à ce sujet le 12 avril à l’Assemblée nationale, à l’initiative du député et médecin neurologue Olivier Veran. Le Comité ethique et cancer, dispositif consultatif collégial qui émet des avis publics, examinera aussi cette question après la saisine récente d’une patiente sur le caractère « inéthique » de l’interdiction du cannabis dans un contexte thérapeutique. En avril, l’agglomération de Guéret dans la Creuse s’est proposée, avec des motivations d’abord économiques, pour tester la culture du cannabis à visée thérapeutique sur son territoire. Le principe d’une expérimentation nationale fait débat, avec parmi ses contradicteurs les académies de médecine et de pharmacie. Elle pourrait pourtant permettre de mieux accompagner des patients qui utilisent actuellement le cannabis sans contrôle médical, et d’évaluer les bénéfices et les risques de cet usage. Un médicament autorisé dans la sclérose en plaques Des médicaments cannabinoïdes sont déjà disponibles en France. Un seul possède une autorisation de mise sur le marché en France. Il s’agit du Sativex, autorisé depuis 2014. Il est composé de delta-9-tétrahydrocannabinol (THC) et de cannabidiol (CBD). Il est indiqué dans les raideurs et contractures musculaires, appelées spasticité, de la sclérose en plaques (SEP), en dernière intention. Néanmoins, ce médicament n’est toujours pas commercialisé en France faute d’accord sur le prix avec le laboratoire pharmaceutique. D’autres médicaments sont accessibles, mais seulement avec une autorisation temporaire nominative (ATU). Il s’agit d’une procédure permettant de mettre à disposition de certains patients un médicament n’ayant pas d’autorisation de mise sur le marché (AMM) et ne faisant pas l’objet d’un essai clinique dans cette indication. C’est le cas du dronabinol ou THC synthétique (Marinol) pour des patients atteints de douleurs neuropathiques réfractaires aux traitements classiques, et du cannabidiol (CBD) dans les épilepsies réfractaires. Pour ce dernier médicament, une autorisation européenne est en cours d’évaluation. Enfin, un médicament à base de nabilone, cannabinoïde synthétique indiqué dans les nausées et vomissements induites par la chimiothérapie chez les patients cancéreux adultes, fait l’objet d’une demande récente d’autorisation de mise sur le marché. Une prescription et une délivrance difficile à encadrer actuellement Hormis les formes pharmaceutiques autorisées déjà évoquées, en spray ou comprimés, la prescription de cannabis à visée thérapeutique s’avère difficile à encadrer. La manière de le prescrire ne peut être copiée sur le modèle des médicaments classiques. Les indications et les dosages ne sont pas encore assez standardisés. Actuellement en France, la pratique demeure très individualisée. Cela avec des produits dont les caractéristiques physiques, qualitatives varient beaucoup selon l’origine et le mode de consommation. Chaque usager expérimente les effets sur lui même et fixe ainsi sa bonne posologie. Les médecins sont sollicités par des patients pour rédiger des certificats indiquant l’intérêt possible pour ces derniers de bénéficier d’un usage thérapeutique de cannabis. Le plus souvent, pour prévenir ou répondre à des démêlées judiciaires en lien avec cet usage. Certains, plus rares, prescrivent même du cannabis à des patients qui vont le chercher dans des pays frontaliers. L’absence de cadre réglementaire, tant juridique que médical, mais aussi de formation et de produits standardisés contrôlés, ne permet pas actuellement aux patients de bénéficier en toute sécurité d’une telle thérapeutique. Des dérogations au principe d’interdiction du cannabis Si l’on veut pouvoir expérimenter l’utilisation du cannabis pour soigner (en dehors d’un médicament ayant une AMM), la réglementation devra probablement évoluer. L’utilisation thérapeutique du cannabis, quelle que soit la teneur en THC, sous forme de plante ou de préparation magistrale à base de cannabis ou d’extrait de cannabis, est interdite actuellement en France. Des dérogations à ce principe d’interdiction en France peuvent être octroyées par l’Agence Nationales de Sécurité du Médicament et des produits de santé, uniquement pour utilisation du cannabis à des fins de recherche, de contrôle ou de fabrication de dérivés autorisés. Ce type de dérogation est accordé notamment dans le cadre d’essais cliniques. Concernant les médicaments, une modification de la réglementation sur le cannabis intervenue en 2013 permet que ceux contenant du cannabis puissent être utilisés, mais uniquement s’ils possèdent une autorisation de mise sur le marché délivrée par la France ou l’Union européenne. L’effet psychoactif du cannabis, considéré comme thérapeutique ? Faut-il accepter l’effet psychoactif du cannabis comme un effet thérapeutique ? L’usage du cannabis à visée thérapeutique vient en effet remettre en cause la manière de prendre en charge certaines maladies chroniques. Il soulage probablement plus la souffrance dans sa globalité – physique, psychique et sociale – qu’un symptôme spécifique. En cela il peut participer à améliorer la qualité de vie de certains patients. De par ses effets psychoactifs, le cannabis entraîne une diminution de la perception de certains symptômes dans des maladies chroniques, voire une meilleure acceptation de la maladie. Cela nous oblige, nous chercheurs, à repenser ce que doit être un traitement efficace dans des pathologies réfractaires aux thérapeutiques autorisées. En revanche, il ne faudrait pas attendre du cannabis thérapeutique une réponse unique et définitive aux nombreuses maladies concernées par son usage. Par ailleurs, les extraits de cannabis et cannabinoïdes sont aussi potentiellement pourvoyeur d’effets indésirables comme une dépendance, des troubles psychiques, des troubles de la mémoire ou du sommeil. Récemment une étude américaine a aussi rapporté des risques cardio-vasculaires accrus chez les usagers de cannabis médical aux États-Unis. Pour cette raison, ses nombreuses contre-indications devront être précisées et respectées, comme pour un médicament. Vers un futur registre français du cannabis thérapeutique La création d’un dispositif d’accès au cannabis à visée thérapeutique, en dehors de celui des médicaments autorisés, doit être réfléchie avec tous les acteurs concernés. Cela a été fait dans des pays comme le Canada, la Suisse ou l’Allemagne. En France, les professionnels de santé, les institutions qui les représentent, les associations de patients et les autorités sanitaires devront travailler ensemble sur la pertinence et la faisabilité d’un dispositif impliquant des structures agréées et des médecins formés. A la croisée de la recherche et du soin, la mise en place d’un registre français du cannabis thérapeutique serait une première étape pour accompagner les patients concernés. Médecins et patients seraient inscrits sur ce registre piloté par une équipe de recherche rattachée à l’Inserm. Le patient bénéficierait alors d’une délivrance encadrée d’extraits de cannabis standardisés issus d’une production et d’une distribution contrôlées par un monopole d’État. Cela permettrait d’optimiser cet usage avec une supervision médicale pesant le bénéfice et le risque. Enfin, un tel dispositif permettrait aussi d’améliorer les modalités d’administration du cannabis en proposant des alternatives moins toxiques que le fumer sous forme de cigarette roulée – les « joints ». Par exemple par la bouche en gélules, ou par voie transmuqueuse en spray. Les patients atteints de maladies chroniques et sévères, réfractaires aux médicaments disponibles (dont les médicaments cannabinoïdes), pourraient ainsi passer d’une pratique d’automédication avec une substance illicite à un encadrement légal, médical et sécurisé. Différencier la question du cannabis médical de l’usage récréatif Il est utile de rappeler que cannabis et cannabinoïdes médicaux n’ont pas de finalité récréative (c’est-à-dire de procurer du plaisir). Aussi faudra-t-il tirer les enseignements, en France, de l’expérience américaine. Et éviter, comme outre-Atlantique, que du cannabis dispensé pour raison médicale alimente le marché de l’usage récréatif, notamment chez les adultes comme évoqué dans le récent rapport Canalex de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) et de l’ institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ). La mise en place d’un dispositif d’accès à l’usage thérapeutique de cannabis ou cannabinoïdes ne doit pas constituer une première étape vers une légalisation de son usage récréatif, sujet très discuté comme le montre le récent rapport du think tank Génération libre. Ce sont deux questions différentes qui ne doivent pas être confondues. https://theconversation.com/debat-pourquoi-nous-devrions-experimenter-le-cannabis-therapeutique-en-france-95027
  23. En Belgique, une société vient d’introduire une demande a leur gouvernement pour la mise en production d’une plantation à usage médicale pour le marché voisin Allemand.
  24. Un reportage de 25 minutes sur le Cannabis en Israël, (trop) court mais il y a des choses intéressantes dont une interview du professeur Raphael Mechoulam. La course au « green rush » est lancée : plus de 200 fermes ont demandé des licences pour produire et exporter. Des partenariats avec de grandes entreprises canadiennes ont été noués dans l’attente d’alimenter le marché mondial. Tous les producteurs espèrent qu'un jour le label cannabis médical « made in Israël » aura le même le succès que l'appellation « Oranges de Jaffa ». Réalisation : Alexandra Kogan et Thomas Dandois Auteur : Alexandra Kogan et Thomas Dandois Pays : France Année : 2018 Source: https://www.arte.tv/fr/videos/082015-000-A/israel-cannabis-la-terre-promise/ *************************************************************** Par contre, je n'ai pas réussi à incruster la video... Edit Polo: c'est fait, merci la copie sur youteub Bon visionnage, ++
  25. C'est un sujet sensible, pour ne pas dire tabou en France : le cannabis thérapeutique. Cette fois, c'est la Creuse qui demande à l'État de pouvoir faire pousser ce type de plantes, comme cela se fait dans une quarantaine de pays. "Il est intéressant de pouvoir bénéficier du cannabis thérapeutique et médicinal", explique le professeur Michel Raynaud, chef du service addictologie à l'hôpital Paul Brousse de Villejuif près de Paris. Professeur Michel Reynaud, psychiatre, addictologue président du Fonds Actions Addictions "Le cannabis médicinal est censé être tout à fait encadré", précise-t-il toutefois. Pour Michel Raynaud, il faut effectivement "voir qu'est-ce qu'il peut y avoir d'utile" et "de positif" à la plantation de cannabis en Creuse, mais aussi "quels sont les méfaits et "les dommages" de cette plante. Une "réflexion complexe" explique le professeur, qui "devrait être abordée sereinement". Toutefois, il est scientifiquement prouvé que l'une des molécules du cannabis est utile pour soulager certains patients. "Il n'y a aucun doute, le cannabis, au-delà de ses effets psychotropes qui peuvent poser des problèmes, amener une dépendance (...), a d'autres molécules et ces autres molécules peuvent avoir des effets thérapeutiques", confirme Michel Raynaud. Ces molécules peuvent notamment être "utiles dans les contractures de la sclérose en plaques, dans les amaigrissements du Sida ou du cancer, comme antalgique dans les douleurs terminales, mais aussi plus banalement dans les douleurs de l'arthrose, qu'il peut ouvrir l'appétit. On a montré qu'il était efficace dans certaines formes d'épilepsie", détaille le professeur. Et de conclure : "c'est souvent un produit qui accompagne, qui est utile et qui soulage un certain nombre de symptômes". Source: rtl.fr Retrouvez aussi son intervention sur RMC