Ce que nous avons retenu...

Le gouvernement et le cannabis
By Guest,

PARIS (AFP) - Partir en campagne sur les "méfaits" de la consommation de cannabis qu'il n'est pas question de dépénaliser, lutter contre l'alcool au volant, "faire la guerre au tabagisme": le ministre de la Santé a donné mardi sa "feuille de route" au nouveau patron de la lutte anti-drogue.
 
Lors d'une visite dans les locaux de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT), Jean-François Mattei a assuré que "la lutte contre les drogues" représentait "une conviction forte et un de (ses) défis personnels".
 
Il s'est aussi voulu rassurant sur le champ de compétence de la MILDT, présidée par le Dr Didier Jayle, nommé le 23 octobre en remplacement de Nicole Maestracci, qui avait mis l'alcool, le tabac et les drogues illicites sur un même plan.
 
"Je confirme que pour moi, l'alcool, comme le tabac et comme les autres substances (illicites comme le cannabis, la cocäne ou l'héroäne, NDLR) relèvent pleinement de votre mission (...) et que je les considère à l'évidence comme des drogues. Il n'y a aucune ambiguäté", a-t-il dit.
 
L'alcool fait toutefois partie de notre "tradition", a relevé M. Mattei : "Dans certaines circonstances, à des doses modérées, je crois qu'on peut autoriser la consommation d'alcool".
 
Il a en revanche prôné "l'alcoolémie zéro" au volant. "Avant de prendre le volant, c'est vraiment zéro", a-t-il insisté, en se prononçant aussi pour la lutte contre les médicaments psychotropes au volant : "Nous sommes les premiers bouffeurs de psychotropes au monde".
 
Sur le tabac, le ministre s'est dit "scandalisé de voir que la loi Evin n'est pas respectée, souvent dans des établissements de l'Education nationale".
 
"Vous avez là une action majeure, a-t-il dit au Dr Jayle. Les fumeurs commencent à se sentir coupables. Mais il faut aller plus loin. Nous devons faire la guerre au tabagisme", a-t-il lancé, n'excluant pas une nouvelle augmentation des prix des cigarettes, après celle de 8 à 16 % début janvier.
 
M. Jayle a suggéré "un remboursement partiel" des patches à la nicotine pour inciter au sevrage tabagique.
 
Pour le cannabis, M. Mattei a estimé que cela "doit faire partie des sujets dont on parle". "Une campagne (de communication) pour expliquer les raisons pour lesquels le cannabis n'est pas autorisé serait bienvenue".
 
"Ce n'est parce que 80 % d'adolescents, ou 50 ou 60 %, peu importe, fument du cannabis qu'il faut dire que c'est bien et qu'il faut l'autoriser parce qu'on ne peut pas l'empêcher. Ca, ça s'appelle une reculade", a dit M. Mattei.
 
Evoquant "les effets néfastes du cannabis sur la santé", il a évoqué "le principe de précaution" pour "s'interdire d'aller dans le sens de la dépénalisation".
 
Si le ministre se refuse à toute dépénalisation, il juge en revanche "totalement inadaptée" la loi de 1970 qui permet en France d'envoyer en prison un simple fumeur de joints : "On ne peut évidemment pas persister dans l'idée qu'on doit emprisonner le consommateur de cannabis. On doit adapter les peines en fonction de la gravité du délit".
 
source : Yahoo! Actualités du mardi 7 janvier 2003, 17h12
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tous fichés ?
By Guest,
STIC : faites tourner (les données)
 
 
 
Le gouvernement français a couvert, pendant des années, l'utilisation du STIC, un méga-fichier policier... illégal. Adepte de la surenchère et de la démagogie sécuritaire, il cherche aujourd'hui à légaliser la "Big Brotherisation" déclarée des forces de l'ordre.... au nom d'un renforcement de la protection de la vie privée.
 
Lundi 28 janvier 2002 : le gouvernement français obtient le Prix spécial du jury des Big Brother Awards France (BBA-F), "pour l'ensemble de son oeuvre". Et les parlementaires une Mention spéciale, pour avoir massivement soutenu la loi sur la Sécurité quotidienne, au mépris de la démocratie.
 
Mercredi 30 janvier 2002 : le gouvernement français présente le projet de réforme de la loi Informatique et libertés à l'Assemblée Nationale. La législature se clôturant le 22 février, elle ne pourra faire voter la loi avant les présidentielles, ce qui n'empêche pas la presse de faire écho à cet effet d'annonce et de parler d'un renforcement de la protection de la vie privée.
 
Le gouvernement a été primé parce que l'ombre du fichier Stic plane sur la réforme de la Cnil, du titre d'un article paru en juillet 2001 sur zdnet.fr, qui avait été le seul, avec Le Monde, a évoquer la légalisation de ce méga-fichier policier. En plein été, et juste avant la première parution du projet de réforme de la loi Informatique et libertés (pour être plus précis, les 5 et 18 juillet 2001).
 
 
 
Le STIC ? Un fichier policier (et illégal)
 
 
 
Le Système de traitement des infractions constatées (qui avait valu, lors des BBA-F 2000, au ministère de l'Intérieur de recevoir le Prix Orwell de l'administration la plus intrusive), répertorie toutes les procédures de police judiciaire vous ayant concerné. En tant que suspect (et ce, même si vous n'avez pas été condamné, ni même jugé), mais aussi en tant que victime. Si tant est que les procédures concernent "des crimes ou des délits ainsi que certaines contraventions (violences et dégradations légères, provocation non publique à la discrimination, à la haine ou à la violence raciale, racolage, port d'uniforme nazi et intrusion dans les établissements scolaires)". Le STIC peut aussi ficher vos "origines raciales, opinions politiques, philosophiques ou religieuses, appartenances syndicales ou moeurs", et ce, pendant 5, 20, 40 voire 75 ans.
 
Pour mémoire, les délits sont normalement prescrits au bout de trois ans, les contraventions au bout d'un an. Pour information, le fichier STIC est consultable par les policiers, sans autorisation du procureur de la République, "dans le cadre de missions de police administrative ou de sécurité lorsque la nature de ces missions ou les circonstances particulières dans lesquelles elles doivent se dérouler comportent des risques d'atteinte à l'ordre public ou à la sécurité des personnes". Ce qui, selon le Syndicat de la magistrature ? qui a, quant à lui, reçu un Prix Voltaire (gentil) aux Big Brother Awards 2001 ?, est "totalement contraire aux règles prévues par le Code de procédure pénale en ce qui concerne le casier judiciaire", mais qui permet aux policiers de consulter le fichier STIC à l'occasion d'un simple contrôle d'identité.
 
Sans même évoquer le cas des consultations illégales des fichiers : plusieurs affaires ont ainsi déjà mis en évidence que certains représentants des forces de l'ordre se servaient du STIC à des fins personnelles, sinon malveillantes. Un policier qui s'en était servi pour enquêter sur le passé de certains des membres de sa loge maçonnique avança ainsi qu'"aucune note de service ne limite l'accès au STIC... par curiosité malsaine, de nombreux policiers pianotent, passent des noms sans rapport avec les enquêtes" (Nice Matin, 11/11/2000).
 
 
 
La filière -et les méthodes- Pasqua
 
 
 
Mis en place en 1995 par Charles Pasqua, alors ministre de l'Intérieur, sous les bons auspices d'Alain Juppé, alors Premier ministre, le STIC a rapidement rencontré l'opposition du Conseil d'Etat et de la Cnil, suivis par plusieurs associations de défense des droits de l'homme et des libertés, pour qui il ne respectait pas la loi Informatique et libertés, ainsi que les standards de la protection de la vie privée, et ce, d'autant plus qu'il s'agissait d'un fichier policier. Après avoir fonctionné illégalement pendant pas moins de six ans, le STIC a finalement été légalisé parce qu'il prévoit désormais d'intégrer les "décisions définitives de relaxe ou d'acquittement, de non-lieu motivée par l'insuffisance de charges à l'encontre de la personne mise en cause, de classement sans suite motivée par l'insuffisance de charges à l'encontre de la personne mise en cause, de classement sans suite ou de non-lieu motivée par l'amnistie"... si tant est que l'on soit au courant de son existence, et que l'on en fasse la demande auprès du "procureur de la République du tribunal de grande instance, ou du procureur général près la Cour d'appel".
 
Dans son très instructif livret "Vos Papiers ! Que faire face à la police ?", le Syndicat de la magistrature estime "qu'y sont fichées toutes les personnes ayant eu affaire avec la police depuis 1965 ( !) en ce qui concerne Paris et les trois départements de la petite couronne, depuis 1994 pour le reste du territoire". Le STIC était donc non seulement illégal, mais aussi rétroactif, et l'on pouvait y être fiché sans même avoir le droit d'en corriger les données, entre autres violations manifestes de la présomption d'innocence, de la loi Informatique et Libertés, sans même parler de la Convention européenne des droits de l'homme, entre autres traités et codes de procédure (inter)nationaux. Pour le Syndicat de la magistrature, la "légalisation" du STIC "donne non seulement un statut réglementaire à une monstrueuse entreprise de fichage généralisé de la population, mais encore il organise l'opacité de ce fichage". Et le gouvernement l'a légalisé en plein été. Avant que de proposer de s'en servir pour effectuer des "enquêtes administratives" afin, entre autres, de vérifier l'"honorabilité" du "personnel de sécurité", au moment du passage de la loi sur la Sécurité quotidienne (LSQ), et alors même que la CNIL s'était justement opposée à cette possibilité.
 
 
 
LSQ = présumés coupables
 
 
 
La LSQ criminalise, au nom de la lutte contre le terrorisme, un certain nombre de pratiques qui n'ont rien à voir avec le terrorisme, mais bel et bien avec une stigmatisation de certaines catégories de population : jeunes et reubeus de banlieue, populations "précaires", militants des mouvements sociaux (dont le fichage, à l'échelle européenne, a été lancé suite aux manifestations "anti-mondialisation"), pour ne citer que les principaux "présumés coupables". Elle étend le fichage génétique à toute personne condamnée pour crime (ainsi qu'aux "détenteurs de stupéfiants"...) ? alors qu'il ne s'agissait, de prime abord, que de ficher les délinquants sexuels ?, elle élargit les pouvoirs de fouille et de perquisition, introduit la cybersurveillance systématique, pendant un an, de nos activités sur l'internet, criminalise l'utilisation de la cryptographie (qui est pourtant le seul moyen de protéger sa vie privée sur l'internet)...
 
Pour parfaire le tableau, la LSQ -et plus particulièrement la série d'amendements adoptés dans l'urgence, suite aux attentats et sans réels débats- serait, pour de nombreux observateurs, entâchée d'anticonstitutionnalité. Mais les parlementaires, de droite comme de gauche, se sont justement entendus pour ne pas saisir le Conseil constitutionnel, contrairement à leur habitude, ainsi qu'à l'histoire de nos institutions démocratiques (cf les récentes censures du CC à propos du financement des 35 heures, de la Corse, ou encore l'auto-saisine du CC en vue de légaliser le refus de Jacques Chirac de répondre aux questions des juges à propos des marchés truqués de la Ville de Paris, et du financement occulte du RPR).
 
Et pour cause. Les défenseurs des libertés (dont la LDH, le SM, la Commission nationale consultative des droits de l'homme, ou encore la Cnil) ont tous dénoncé les amendements rajoutés "en urgence" à la LSQ. Pour le MRAP, "les mesures envisagées par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre le terrorisme risquent de porter atteinte à plusieurs libertés et droits fondamentaux constitutionnellement reconnus et protégés, notamment : la liberté individuelle, le respect de la vie privée (qui impliquerait un droit à l'anonymat), l'inviolabilité du domicile, la liberté d'aller et venir, le droit au secret de la correspondance, la liberté d'expression des idées et des opinions, les droits de la défense"... Rien que ça. C'est aussi pour cela que les parlementaires ont obtenu une "mention spéciale" aux BBA-F.
 
 
 
Vie privée : la France est dans l'illégalité depuis 1998
 
 
 
Mais revenons-en au dit "renforcement des pouvoirs de la Cnil". La directive européenne "relative à la protection des personnes physiques à l'égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données", adoptée le 24 octobre 1995, devait être adoptée, au sein de chacun des pays signataires, en 1998. En 2001, elle n'a toujours pas été votée, et le gouvernement la soumet au Parlement sachant qu'il ne pourra pas la voter. Cela fait donc plus de trois ans que la France est dans l'illégalité en matière de protection de la vie privée, après l'avoir été 6 ans durant avec le STIC.
 
Pour parfaire le tableau de ce renforcement caractérisé de la vie privée, le Réseau Voltaire pour la liberté d'expression rapporte que "la documentation, y compris les notes personnelles et documents confidentiels, utilisée à des fins journalistiques ou littéraires sera [désormais] soumise à déclaration [...], en contradiction avec la jurisprudence constante de la Cour européenne des droits de l'homme, [ce qui] constitue un pas de plus dans la violation des sources des journalistes". Et de rajouter que ce projet de loi, qui s'affiche comme un renforcement de la protection de la vie privée, "s'ajoute à des dispositions diverses, éparpillées dans des lois différentes adoptées récemment, qui concourent toutes à décourager la presse de mettre en cause nommément des élus impliqués dans des affaires politico-financières".
 
Mais le gouvernement fait plus, et mieux. La directive précise en effet que "les Etats membres de l'Union restent libres d'inclure ou non [...] les traitements ayant pour objet des activités dites de souveraineté, telles que défense, sûreté de l'Etat, sécurité publique et justice pénale". Alors qu'ils avaient la possibilité de se garder d'ouvrir la voie au fichage policier généralisé, les représentants de notre douce France, patrie des droits de l'homme, ont effectivement décidé de soustraire les fichiers "intéressant la sûreté de l'État, la défense, la sécurité publique ou la répression pénale, ainsi que les fichiers utilisant le numéro d'inscription au répertoire national d'identification des personnes physiques (le NIR, ou n° de sécurité sociale) ou portant sur la quasi-totalité de la population" du contrôle de la CNIL.
 
Son "avis sera publié en même temps que le décret autorisant le traitement, de manière à ce que, le cas échéant, les observations ou les réserves de la Commission soient parfaitement connues", mais, comme le rapporte ZDNet, "cet avis n'aura plus à être pris en compte...". La CNIL pourra de fait « procéder à la destruction des traitements [...] à l'exception de ceux mis en ?uvre par l'Etat en matière de défense, de sécurité ou de sûreté publique". CQFD. Qui plus est, "Tous les traitements croisés d'Europol entrent dans ce cas de figure. Comme le SIS (Système d'informations Schengen), qui traite le point très sensible de l'immigration ; tout comme le système intereuropéen Eurodac, officialisé en décembre 2000, qui enregistre les empreintes digitales de tout candidat étranger à l'asile politique dans un des pays de l'Union".
 
 
 
Qui surveillera ceux qui surveillent ?
 
 
 
La Cnil acquiert des pouvoirs de sanction : elle pourra en effet détruire un fichier, aller vérifier sa conformité directement dans les locaux de l'entité qui fiche, ou encore infliger des amendes pouvant aller jusqu'à 300 000 euros. Sauf qu'elle ne s'est jamais, ou presque, servi de ses pouvoirs de sanction : depuis 1978, la CNIL n'a, en effet, porté à la connaissance du parquet que... 16 affaires, délivrant 47 avertissements, pour plus de 33 000 plaintes (chiffres de 1999). En comparaison, l'équivalent britannique de la CNIL (la DPC) a, quant à elle, instruit 145 dossiers la même année (sur 4 570 plaintes, la CNIL en ayant reçu pour sa part 3 508 sur la même période), 130 d'entre-elles débouchant sur des condamnations. La CNIL préfère régler les affaires à l'amiable, et éviter la publicité, que de porter à la connaissance de la justice et des citoyens les dérives et violations de la vie privée qu'elle a pu constater.
 
Le projet de réforme de la CNIL prévoit aussi un contrôle préalable de tout fichier de données "sensibles" (génétiques, biométriques, de santé, d'incidents bancaires, etc.), mais aussi de simplifier le régime de déclaration préalable de la majeure partie des fichiers, de sorte qu'elle se fasse automatiquement, en ligne, et sans guère de risque de voir les "commissaires" de la CNIL chercher à en vérifier la portée, pas plus que la mise en pratique. Maigres consolations : le droit d'opposition au fichage, ainsi que la demande de radiation d'un fichier, n'auront plus a être motivés, et l'on n'aura plus à payer (le ficheur pouvait en effet, jusque-là, demander à prélever une dîme au fiché qui voulait être radié des fichiers...).
 
De plus, il sera désormais possible de consulter son fichier RG, ou STIC, si la CNIL ? auprès de laquelle il est possible d'en faire la demande ? constate "que cette communication ne met pas en cause ces intérêts publics". Auparavant, seuls les commissaires de la CNIL y avaient accès. Une seule solution, donc : faire usage de ses droits de consultation, de rectification, d'opposition et d'oubli (tous prévus dans la loi Informatique et libertés) de ses fichiers afférants à la "sûreté de l'Etat, la défense et la sécurité publique".
 
Comme le rappelait Marylise Lebranchu, dans son discours de présentation de réforme , "le législateur de 1978 s'était surtout inquiété des menaces résultant des grands ordinateurs d'Etat [...] l'idée même de la loi est née de l'émotion considérable causée par la révélation d'un projet de fichier informatique qui aurait permis de croiser toutes les informations détenues par les administrations publiques sur chaque citoyen". Nous voilà rassurés : ce doit être pour cela qu'elle laissait entendre que le projet de réforme de la CNIL renforce notre droit à la vie privée.
 
Le débat a été repoussé aux calendes grecques pour cause de présidentielles. La protection de la vie privée et ses relents de fichage policier attendront donc que le nouveau gouvernement, et la nouvelle majorité, se ressaisissent du dossier.
 
 
SOURCE : bugbrother.com
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Drogue au volant : Richard Dell'Agnola défend sa proposition de loi
By Guest,
Article du 09-Déc-2002 par Philippe ROY
 
 
Richard Dell'Agnola, député-maire du Val-de-Marne, est l'auteur et le rapporteur de la proposition de loi relative à la conduite sous l'influence de stupéfiants. Il réagit à la demande de la Mutuelle des étudiants d'un moratoire sur ce texte.
 
 
« J'ai lu dans vos colonnes (« le Quotidien » du 2 décembre) que la Mutuelle des étudiants avait demandé un « moratoire » sur la proposition de loi relative à la conduite sous l'influence de stupéfiants. Cette prise de position me semble dangereuse, irresponsable et démagogique, et je tiens à m'en expliquer en quelques mots.
 
 
« Contrairement à ce qui est indiqué, toutes les études scientifiques, menées en France comme à l'étranger depuis dix ans sur cette question, ont montré un lien direct entre consommation de drogues et accidents de la route. Une étude récente réalisée par le Dr Patrick Mura, responsable de la commission drogue et conduite automobile à la Société française de toxicologie, révèle que la prise de cannabis, principal produit utilisé par les jeunes, multiplie par 2,5 la fréquence des accidents chez les conducteurs âgés de moins de 27 ans et par 4,8 lorsqu'elle est associée à la consommation d'alcool.
« Aujourd'hui, environ un quart des accidents mortels sont dus à une consommation de psychotropes illicites, soit 2 000 morts par an. Face à cette réalité préoccupante, la plupart de nos voisins européens ont adopté des législations qui font de la conduite sous l'influence de stupéfiants une infraction spécifique, et qui donnent aux forces de police des pouvoirs de contrôle en la matière. C'est le cas de l'Allemagne, de la Belgique, du Danemark, de l'Espagne, de l'Italie, du Portugal, de la Suède, mais également d'un pays réputé plus permissif, les Pays-Bas.
« La France est restée à l'écart de ce mouvement, à tel point qu'elle n'est toujours pas en mesure de respecter les recommandations européennes en matière de drogues au volant. La proposition, qui a été voté le 8 octobre dernier par les députés de la majorité, mais également par plusieurs députés de l'opposition, doit enfin permettre de combler ce vide juridique et ainsi contribuer à la lutte contre l'insécurité routière, à côté d'autres mesures qui seront annoncées à l'issue du comité interministériel de la sécurité routière du 12 décembre.
« J'espère que la Mutuelle des étudiants prendra toute sa part de responsabilité dans cette lutte contre l'insécurité routière, non pas en menant des combats d'arrière-garde, mais en sensibilisant les étudiants aux dangers réels de la conduite sous l'influence de drogues illicites. » R.D.A
 
 
Trés brèf droit de réponse :
si 1/4 des accidents sont d'aprés vous liés au cannabis... les gens sobres sont donc plus dangeureux car il représentent les autres 3/4 !
Humour fumeux je l'avoue
quoiqu'il en soit, je site encore "le Quotidien du Médecin" s'adressant à Mr Sarkozy:
C'est l'éducation qui se perd, Monsieur le ministre, et l'homme en première ligne, ce n'est pas vous, c'est votre collègue Luc Ferry qui doit imposer dans toutes les écoles l'enseignement civique et moral. C'est ainsi que, jadis, on créait dans la tête des enfants, donc ultérieurement des adultes, ces inhibitions salutaires qui contrôlent les pulsions de meurtres et de dévergondage. Ah oui, il serait bon aussi que les parents s'occupent de leur progéniture. Demandez à M. Fillon de leur trouver du travail.
 
Et toc!
 
 
 
 
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Cannabis et accident de la route : des experts dubitatifs
By Guest,
Le Parlement s'apprête à instituer un délit de conduite sous l'empire de stupéfiants, visant en fait le cannabis, avec l'approbation des académies de médecine et de pharmacie. L'INSERM et divers experts affirment qu'aucune étude n'a établi de corrélation entre usage de haschich seul et accidents de la route à l'échelle d'une population.
 
Le professeur honoraire d'anatomie pathologique Claude Got dénonce comme « pseudo-scientifiques » des travaux, non encore publiés, du toxicologue Patrick Mura, qui sont à l'origine d'une proposition de loi créant un délit de conduite sous l'empire de stupéfiants (« le Quotidien » des 16 septembre et 9 octobre). Cependant, le garde des Sceaux, Dominique Perben, indique que le texte se fonde « sur des études menées à l'étranger ainsi que sur une enquête française (2000-2001) qui a révélé que la fréquence des accidents de la route était multipliée par 2,5 pour les conducteurs de moins de 27 ans ayant consommé du cannabis ».
 
 
Le Pr Got assure, dans le dernier numéro de l'hebdomadaire « Auto-Plus », que « sur les 8 études épidémiologiques réalisées dans le monde sur le sujet, une seule a pu mettre en évidence un lien entre usage de cannabis et risque routier. Encore présentait-elle une marge d'approximation importante en raison d'effectifs faibles », précise le spécialiste pour qui l'enquête française « n'a révélé aucun sur-risque d'accident pour le cannabis seul ».
Une expertise de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), qui a été publiée, souligne que « malgré la présomption de dangerosité du cannabis sur le comportement de conduite, il est encore impossible d'affirmer, faute d'études épidémiologiques fiables, l'existence d'un lien causal entre usage du cannabis et accident de la circulation ». Quant aux « modifications comportementales négatives (elles) n'apparaissent généralement significatives que pour des doses élevées de cannabis ».
Sur le même ton, le Groupe de coopération en matière de lutte contre l'abus et le trafic illicite des stupéfiants (Groupe Pompidou) au Conseil de l'Europe stipule dans son rapport 2002 que, « concernant les doses et/ou les concentrations de substances, illicites ou médicamenteuses, dans le
sang que l'on associe à une norme de conduite admissible ou inadmissible, les experts notent souvent qu'il est quasiment impossible de définir une limite stricte à ne pas dépasser ».
Enfin, Berthe Biecheler-Frétel, chercheuse à l'Institut national de recherches sur les transports et leur sécurité (INRETS), constate que « de nombreux auteurs n'ont pas réussi à démontrer, à l'aide d'études épidémiologiques, l'existence d'une corrélation entre usage de cannabis seul et accidents à l'échelle d'une population ».
 
 
Ph. R
lire l'article sur le Quotidien du médecin
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Un cannabinoäde endogène, cible possible de futurs anxiolytiques
By Guest,
Des chercheurs ont découvert une nouvelle approche de l'anxiété : empêcher la dégradation d'un cannabinoäde endogène, l'anandamide, afin d'amplifier l'effet de ce neurotransmetteur anxiolytique naturel dans le cerveau. Pour cela, ils ont synthétisé des inhibiteurs de la FAAH (fatty acid amide hydrolase), l'enzyme responsable de l'inactivation de l'anandamide. Ces inhibiteurs synthétiques, testés chez le rat, ont un net effet anxiolytique, mais ne présentent pas les effets indésirables du delta-tétrahydrocannabinol, principe actif de la marijuana, ou d'autres agonistes cannabinoädes.
 
 
De notre correspondante
à New York
 
 
Si fumer un joint peut soulager l'anxiété, le delta 9 tétrahydrocannabinol (THC), la substance psychotrope de la marijuana et du cannabis, induit aussi d'autres effets indésirables. Le THC agit en se liant aux récepteurs cannabinoädes CB1 dans le cerveau. Ce qui suggère que les cannabinoädes endogènes qui existent naturellement dans le cerveau pourraient contribuer eux aussi à contrôler l'anxiété et l'émotion.
L'anandamide possède toutes les caractéristiques d'un cannabinoäde endogène : elle est libérée à la demande par des neurones stimulés, elle active les récepteurs cannabinoädes, elle est rapidement éliminée par un processus en deux temps, transport intracellulaire puis hydrolyse intracellulaire. L'hydrolyse de l'anandamine est provoquée par une enzyme, la FAAH (fatty acid amide hydrolase).
Une équipe de chercheurs italiens et américains, dirigée par le Dr Daniele Piomelli, pharmacologue à l'université d'Irvine en Californie, a voulu amplifier l'effet anxiolytique potentiel des cannabinoädes endogènes en empêchant leur dégradation.
Elle a donc cherché à synthétiser des composés qui inhibent l'activité enzymatique de la FAAH. Après avoir testé un certain nombre de composés, les chercheurs ont découvert deux carbamates, URB532 et URB597, qui inhibent sélectivement la dégradation de l'anandamine par la FAAH dans les neurones. Ces deux inhibiteurs de la FAAH ont été évalués chez le rat au cours de deux tests utilisés pour mesurer l'activité des molécules anxiolytiques. Résultat : ces deux inhibiteurs de la FAAH présentent des effets anxiolytiques importants, sans pour autant provoquer de catalepsie, ni réduire la température corporelle, ni stimuler l'appétit, trois symptômes principaux de l'intoxication cannabinoäde chez le rat.
Outre leur effets anxiolytiques, les deux inhibiteurs de la FAAH présentent une légère action analgésique, comme en témoigne une expérience chez la souris soumise à une douleur aiguë. Ces effets, ont vérifié les chercheurs, accompagnent une élévation des taux d'anandamine dans le cerveau et sont annulés par le blocage du récepteur cannabinoäde CB1.
« Le profil comportemental de ces agents - caractérisé par un effet anxiolytique et une légère analgésie - révèle que l'anandamine joue un rôle clé dans la régulation des états émotionnels et indique une nouvelle approche mécanistique du traitement de l'anxiété », concluent les chercheurs.
En définitive, le mécanisme d'action des deux inhibiteurs de la FAAH (URB532 et URB597) est un peu similaire à la façon dont les inhibiteurs spécifiques de la sérotonine agissent sur ce médiateur, à savoir en prolongeant la biodisponibilité de ce neurotransmetteur endogène antidépresseur.
« Bien que les résultats de cette étude soient prometteurs, le chemin à parcourir pour aller de la découverte en laboratoire à la mise sur le marché du médicament prend des années, est souvent tortueux et onéreux », commente le Dr Piomelli.
 
 
Dr Véronique NGUYEN
 
 
« Nature Medicine », 2décembre 2002,
 
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Rapport Européen sur la consomation des drogues
By Guest,
Pour les autres produits, les taux de consommation se révèlent « bien inférieurs ». S'ils atteignent 10 % de consommateurs au Royaume-Uni pour les amphétamines, la moyenne est de l'ordre de 1 à 4 %. L'ecstasy, ou « pilule d'amour », a été essayée par 0,5 à 4 % et la cocäne par 0,5 à 3 %. Et moins de 1 % des personnes concernées par l'enquête déclarent avoir pris de l'héroäne, « ce qui contraste avec l'importance qui lui est accordée par les indicateurs des problèmes de drogues », commente l'OEDT. En effet, dans la plupart des pays, la majorité des patients sont admis en traitement pour consommation d'opiacés, en particulier d'héroäne. Cela va de 22,4 % en Finlande à 84,2 % en Grèce, avec une moyenne de 50 à 70 %. Toutefois, le cannabis intervient pour plus de 15 % des prises en charge en Belgique, au Danemark, en Irlande et en Finlande, et la cocäne pour 15,4 % aux Pays-Bas et 17 % en Espagne, tandis que l'ecstasy atteint 8,9 % en Irlande. Entre 7 000 et 8 000 morts par an Au chapitre des maladies infectieuses, le VIH touche 32 % des Espagnols usagers de drogues par voie intraveineuse, contre 1 % des Britanniques ; le VHC de 40 à 90 % des Européens selon les pays et le VHB de 20 à 60 %. Le nombre de décès par surdose ou empoisonnement oscille dans l'Union européenne, qui compte 376 millions d'habitants, entre 7 000 et 8 000 par an, sur la période 1994-1999. Aux Etats-Unis (270 millions habitants), le nombre de morts, à la même époque, était de 13 000 à 16 000. Bien entendu, en matière d'infractions liées aux stupéfiants, le cannabis se place en tête, là encore, avec 45 % des arrestations en Italie et 85 % en France. Cependant, au Luxembourg, au Portugal et aux Pays-Bas,
Le cannabis reste, au fil des ans, la substance illicite la plus communément utilisée au sein des Quinze, souligne le dernier rapport annuel de l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT). Il est consommé par 10 % des 15-64 ans en Finlande et 20 ou 25 % au Danemark, en Espagne, en France, en Irlande, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni.
 
 
Pour les autres produits, les taux de consommation se révèlent « bien inférieurs ». S'ils atteignent 10 % de consommateurs au Royaume-Uni pour les amphétamines, la moyenne est de l'ordre de 1 à 4 %.
 
L'ecstasy, ou « pilule d'amour », a été essayée par 0,5 à 4 % et la cocäne par 0,5 à 3 %.
 
Seulement 1 % des personnes concernées par l'enquête déclarent avoir pris de l'héroäne, « ce qui contraste avec l'importance qui lui est accordée par les indicateurs des problèmes de drogues », commente l'OEDT.
 
En effet, dans la plupart des pays, la majorité des patients sont admis en traitement pour consommation d'opiacés, en particulier d'héroäne. Cela va de 22,4 % en Finlande à 84,2 % en Grèce, avec une moyenne de 50 à 70 %. Toutefois, le cannabis intervient pour plus de 15 % des prises en charge en Belgique, au Danemark, en Irlande et en Finlande, et la cocäne pour 15,4 % aux Pays-Bas et 17 % en Espagne, tandis que l'ecstasy atteint 8,9 % en Irlande.
 
 
Au chapitre des maladies infectieuses, le VIH touche 32 % des Espagnols usagers de drogues par voie intraveineuse, contre 1 % des Britanniques ; le VHC de 40 à 90 % des Européens selon les pays et le VHB de 20 à 60 %. Le nombre de décès par surdose ou empoisonnement oscille dans l'Union européenne, qui compte 376 millions d'habitants, entre 7 000 et 8 000 par an, sur la période 1994-1999 Deux fois moins que les États-Unis (270 millions d'habitants).
En matière d'infractions liées aux stupéfiants, le cannabis se place en tête, là encore, avec 45 % des arrestations en Italie et 85 % en France.
 
Cependant, au Luxembourg, au Portugal et aux Pays-Bas, les « drogues dures » sont prédominantes. Dans la population carcérale, jusqu'à 90 % des détenus indiquent avoir consommé un produit illicite au cours de leur vie.
Enfin, dans les politiques visant à agir sur la réduction de la demande, la police s'intéresse de plus en plus à la prévention primaire de la toxicomanie en milieu scolaire, comme cela se fait en France, en Belgique, en Autriche, en Suède et aux Pays-Bas.
 
URL QUOTIDIEN DU MEDECIN
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Les interdits artificiels
By Guest,
Sur les drogues, les Français sont en avance sur les pouvoirs publics et la plupart des politiques. Une majorité d'entre eux considèrent que l'alcool est une drogue, que la prise en charge sanitaire des usagers est préférable à leur criminalisation, que l'interdit n'est guère efficace, et que la délivrance sous contrôle médical de l'héroäne ne devrait plus être un tabou. Dévoilé aujourd'hui, le rapport de l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) sur l'état des drogues et des dépendances en 2002, illustre ce fossé entre les pratiques et leur cadre légal.
 
«Bible»
 
Le cas du cannabis est le plus édifiant. D'un côté, l'Observatoire constate sa banalisation: la moitié des adolescents l'ont expérimenté et la population considère sa dangerosité inférieure à celle de l'alcool (lire infographie ci-dessous). Mais il note d'autre part une véritable «explosion» des interpellations de fumeurs de joints dans le cadre de la loi de 1970, qui en proscrit toujours le simple usage. A trois mois des élections présidentielles, la quatrième édition de cette «bible» produite par un organisme oeuvrant sous le seul contrôle de son collège scientifique, devrait alimenter le débat. Sauf que pour l'instant les tabous ont la vie dure dans la classe politique.
 
«La surprise, c'est le positionnement des Français, souligne le directeur de l'OFDT, Jean-Michel Costes. «Par exemple, dans cette enquête (1), ils mettent déjà sur le même plan les drogues licites et illicites, au moment où les pouvoirs publics adoptent cette nouvelle orientation. Quand on leur demande de classer les produits selon leur dangerosité, ils citent d'abord l'héroäne, puis la cocäne, l'ecstasy, l'alcool, le cannabis et le tabac.»
 
Drogues légales
 
Un tiers des Français de 15 à 75 ans estiment par ailleurs qu'une consommation régulière de cannabis est sans danger. Et la même proportion se dit favorable à une dépénalisation via une «réglementation» de son usage: interdiction de la vente aux mineurs, de la consommation au volant ou dans les lieux publics. Seuls 17 % se prononcent pour sa mise en vente libre. «Ils sont encore deux tiers à vouloir le maintien du statut illicite du cannabis. Mais d'un point de vue moral. Car ils sont une majorité à reconnaître que l'interdit n'est pas efficace en terme de prévention chez les jeunes», précise Jean-Michel Costes.
 
Plus les Français sont jeunes ou en situation de proximité avec ces produits, plus ils penchent pour une réforme. En février 2001 (2), un sondage exclusif Libération-CSA confirmait cette tendance: ils étaient 52 % chez les 18-24 ans, 54 % chez les 25-34 ans, contre 34 % sur l'ensemble de la population, à se déclarer «plutôt favorables» à la dépénalisation. Si les Français évoluent sur les drogues douces, ils restent de grands consommateurs de drogues légales. Ils sont les premiers buveurs mondiaux d'alcool, même si les plus jeunes sont moins ivres que leurs homologues d'Europe du Nord. Ils fument toujours autant de tabac. Et dévorent les médicaments psychotropes arrivés dans les pharmacies dans les années 90.
 
«Entonnoir»
 
Pourtant, hormis de rares expériences novatrices, la réponse de la police et de la justice reste largement axée sur la répression. Du petit consommateur et non du gros trafiquant. En 1999, 400 usagers ont été incarcérés. L'Observatoire chiffre ainsi à 94 300 le nombre d'interpellations pour usage ou usage-revente de stupéfiants en 2000. Et «neuf fois sur dix», il s'agit de fumeurs de joints. «Les interpellations pour usage de cannabis ont quadruplé depuis 1990 [...] et constituent désormais un des grands contentieux de masse, quasiment au même niveau que celles pour coups et blessures volontaires», note l'Observatoire, qui s'interroge sur les suites données par la justice, mal mesurées, et sur leur utilité sociale. Car, dans une grande majorité des cas, ces procédures se soldent par une absence de poursuites. L'OFDT parle même d'«effet d'entonnoir»: ces dossiers encombrent les commissariats et les palais de justice pour pas grand-chose.
 
(1) Enquête téléphonique en population générale réalisée en avril 1999 auprès de 2 000 personnes âgées de 15 à 75 ans.
 
(2) Réalisé du 20 au 22 février sur un échantillon représentatif de 1 000 personnes âgées de 18 ans et plus.
 
issu du quotidien le Libération en 2001
 
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Le Kana, un obstacle majeur au sevrage tabagique…
By Guest,
https://t.h.c.free.fr/cw/article/cigarette.gif[/img]D'après une étude américaine, la consommation de cannabis est un facteur d'échec très important du sevrage tabagique.
 
Une équipe de l'Université Johns Hopkins, de Baltimore, a analysé les habitudes tabagiques de 431 adultes de moins de 45 ans. Au départ de cette étude il y a… 13 ans, 41% avaient déclaré n'avoir jamais fumé de cannabis, mais 27% étaient des fumeurs occasionnels. Enfin, 9% de ces candidats au sevrage tabagique ont fait état d'une consommation quotidienne de cannabis.
 
 
Treize ans plus tard, les résultats obtenus sont particulièrement parlants. Les fumeurs qui avaient déclaré être également consommateurs de cannabis sont en effet trois fois plus nombreux à être, aujourd'hui encore, fumeurs de cigarettes. Les auteurs considèrent ainsi que les difficultés à rompre définitivement avec le tabac pourraient être l'un des principaux effets secondaires de la consommation de cannabis. Voilà en tout cas un travail qui devrait contribuer à sensibiliser celles et ceux qui ont tendance à banaliser les uns comme les autres au risque représenté par les intoxications croisées ou multiples : tabac-cannabis, tabac-alcool, cannabis-alcool-tabac…
 
Source : Yahou!Actualités du jeudi 28 novembre 2002, 11h00, Cliquez ici , pour aller à la source
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Le cannabis soigne en douce
By Guest,
https://www.ulg.ac.be/intranet/graphisme/pictos/medecine/medecine.gris.72.gif[/img]«Connaissez-vous beaucoup de myopathes qui peuvent se déplacer sans canne ni siège roulant?» Jérôme Tétaz, 27 ans, est décharné par la maladie. Mais, depuis qu'il consomme du cannabis, il dit revivre: 100 grammes par mois, en cigarettes et infusions, lui permettent d'apaiser les douleurs provoquées par sa myopathie, une thrombose oculaire et un foie détraqué. «Mon foie ne supportait plus la morphine, explique-t-il, alors que les vertus analgésiques du chanvre ne sont pas accompagnées d'effets secondaires indésirables.» Problème: en France, le cannabis a disparu de la pharmacopée en 1953 et la loi de 1970 lui a donné le statut d'une drogue, au même rang que la cocäne ou l'héroäne. Jérôme Tétaz a finalement trouvé la parade: une lettre de son médecin traitant, lui recommandant l'usage thérapeutique du cannabis, l'a conduit en Suisse, chez un naturopathe. Depuis, Jérôme Tétaz se fait légalement prescrire du chanvre, qu'il achète à un producteur bio de l'autre côté des Alpes avant de repasser la frontière. En mai dernier, le jeune myopathe a fondé Prisam (Patients et réseau d'information sur les alternatives médicales) pour faire bénéficier d'autres malades de son expérience; 22 d'entre eux, souvent des personnes âgées, ont déjà adhéré afin d'être mis en contact avec des médecins capables de leur prescrire du chanvre.
 
En France, la loi ne distingue pas cannabis thérapeutique et récréatif
 
Pourquoi le cannabis plutôt que d'autres médicaments sur le marché? Antinauséeux puissant pour les cancéreux en chimiothérapie, stimulant de l'appétit chez les malades du sida, propre à apaiser les spasmes musculaires dans les cas de sclérose en plaques, le cannabis permettrait d'accompagner les traitements les plus lourds. Il est autorisé pour cet usage en Suisse, en Australie, au Canada, aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne et dans 35 Etats américains. En France, la loi ne distingue pas cannabis thérapeutique et récréatif. En 1998, l'avocat Francis Caballero, président du Mouvement de légalisation contrôlée (MLC), avait fait une demande d'importation de 10 kilos de cannabis en provenance de Suisse, pour 10 patients incurables. Une requête rejetée à ce jour par trois des cinq juridictions administratives appelées à statuer. «Les tribunaux de Paris, de Toulouse et de Grenoble ont refusé l'opération lors de jugements rendus en 2001 et 2002, en vertu de l'absence d'application thérapeutique avérée du cannabis», explique Me Caballero. Le 13 septembre, un Marseillais de 50 ans, séropositif, a été condamné à dix mois de prison pour «détention de stupéfiants»: il disait fumer du cannabis «pour retrouver l'appétit»...
 
Jérôme Tétaz sait qu'il risque gros avec son association. En théorie, un an d'emprisonnement pour usage de cannabis, dix ans assortis d'une amende de près de 9 000 euros pour importation ou incitation à la consommation. «Pour se couvrir, j'ai conseillé à mon client de toujours garder sur lui sa prescription médicale», explique son avocate, Me Pascale Torgemène. Une précaution inutile d'un strict point de vue légal. Pourquoi, dès lors, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) délivre-t-elle des autorisations nominatives d'utilisation temporaire de THC, le principe actif le plus important du cannabis? «Peu de praticiens utilisent cette possibilité, par méconnaissance, conviction ou en raison de la procédure très lourde pour le médecin, qui doit justifier sa prescription», relativise toutefois le Dr Bertrand Lebeau. Attaché à l'hôpital parisien Saint-Antoine, dans le service des maladies infectieuses, il avoue avoir déjà eu recours à ce procédé pour soulager l'un de ses patients atteint de sclérose en plaques. Une démarche qui restera marginale tant que l'intérêt thérapeutique du cannabis n'aura pas été validé scientifiquement.
 
En juin 2001, Bernard Kouchner, alors ministre délégué à la Santé, avait annoncé des expérimentations thérapeutiques sur le cannabis en France. Un an après, les programmes hospitaliers de recherche clinique (PHRC) ont été attribués à deux établissements, le service de médecine interne du centre Monte-Cristo (Hôpital européen Georges-Pompidou), dirigé par le Pr Le Jeune, et le service de neurologie de la Pr Catherine Lubetzki à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Après des essais en Grande-Bretagne et au Canada, un spray composé de THC et d'autres cannabinoädes actifs sera testé pour la première fois sur des patients français. En cas d'expérimentation concluante, le laboratoire britannique GW Pharmaceuticals pourrait commercialiser le médicament dès 2003.
 
Source : L'Express
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la route du rhum ?
By Guest,
Opération anti-drogue dans le port de Lorient
[23/12/2002 18:12]
 
RENNES (AP) -- Une information judiciaire pour «importation de produits stupéfiants» devrait être ouverte, sans doute mardi, après l'importante saisie de drogue réalisée dans le port de Lorient (Morbihan), a-t-on appris auprès de la substitut du procureur de la République Marie-Annick Rossignol.
Les douanes n'ont pas démenti les informations parues dans la presse régionale lundi. «Ouest France» et «Le Télégramme» ont rapporté lundi que 900 kilos de cocäne avaient été saisis dimanche......à bord d'un voilier de plaisance que transportait une barge battant pavillon des Pays-Bas arrivée samedi soir de Martinique.
Outre le voilier «Planet», la barge «DockExpress» ramenait quatre multicoques qui avaient participé à la Route du Rhum.
De la drogue aurait été aussi découverte lundi à bord d'un autre voilier transporté par «DockExpress», a-t-on appris de sources policières.
Selon «Ouest France», la barge spécialisée dans le transport de yachts, devait, après l'escale de Lorient, se rendre à La Spezia en Italie ou à Rotterdam, aux Pays-Bas. Les enquêteurs ont commencé à entendre l'équipage, en partie philippin, avec l'aide d'un interprète. AP
 
 
Voilà donc l'envers du décors, les coulisses de la route du ruhm... vous savez, la course sponsorisée à grands coups de millions par de grandes multinationales ! Tout comme pour le pétrole, la sous traitance à l'air donc de se situer dans les Phillipines (pays des plus réglos s'il en est ! MDR) et comme par hasard on y découvre presque 1 tonne de coke (drogue de merde, s'il en est !). Je trouve ça un peu gros .
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las copas cannabicas
By Guest,
Y'a pas que la hollande en europe !!!
La suisse, l'angleterre, la belgique, certains land allemands, l'italie sont assez cool avec la weed.
Bien sur, nos amis espagnols ne sont pas de reste, à condition de ne pas fumer en lieu public...
sauf pour les nombreuses coupes qui auront lieu prochainnement:
 
COPAS CANNABICAS: CONVOCATORIAS
SABADO 21 DICIEMBRE 2002
IV COPA DE LA MOTA DE PAMPLONA
Llega a Pamplona la IV Copa Cannabica. Sabado 21 a las 18 h. En el Gaztetxe de Pamplona. Reunión de cultivadores navarros para catar las propias variedades cultivadas en exterior.
 
 
 
 
17, 18 y 19 ENERO 2003
III COPA DE LA MOTA DE LEON
¡Ya está aquí la cata de la cosecha ! y la esperada III Copa de la Mota de León. Este año esperamos mejor humo que nunca y a más gente , (44 en la II Copa), más aún después de haber vivido un verano negro de persecuciones a los cultivadores y acoso a los grow shops. Animamos pues a todos los supervivientes de esta "campaña de verano" a que participen demostrando una vez más que, por mucha caña que nos den Robles y sus secuaces, no podrán con el derecho al autocultivo. Plantar marihuana para el autoconsumo es un acto de insumisión ante la guerra contra las drogas que demuestra la inutilidad de la prohibición.
 
 
II COPA DE LA AMA DE ALBACETE
La asociación Manchega Antiprohibicionista (AMA) ha aprobado en su asamblea general, recientemente celebrada, la convocatoria de la segunda copa cannábica, que tendrá lugar los dias 17, 18 y 19 de enero del 2003, compuesta por un completo programa de actividades, en las que se incluye un sistema de cata de cánnabis.
más información : legalizaccion@hotmail.com
 
 
 
I COPA DE LA MARIHUANA EN VALENCIA.
Los próximos días 17, 18 y 19 de enero se celebrará la primera Copa de la Marihuana de la Barraca de María.
Ya llevamos más de un año en marcha y ya toca celebrar nuestra primera copa. A pesar de la prohibición, y según nuestros datos, parece ser que este año la cosecha ha sido bastante buena, por lo que esperamos disfrutar de los mejores aromas, sabores, curados y colocones durante unos días que trataremos de convertir en fiesta.
Los miércoles y los viernes de 8 a 10 estamos en nuestro local preparando la copa y más actividades, no te lo pierdas y participa.
Actualizaremos la información en www.cannabiscafe.net
 
A.C.C.V.,Asociación de la cultura Cannábica de Valencia, La Barraca de María,
C/ Pedro Monsoriu,6-B , Valencia. Tel 620.462.249.
barracademaria@hotmail.com
 
sources : canamo
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Le cannabis au volant
By Guest,
https://eur.news1.yimg.com/eur.yimg.com/xp/afpji/20021219/021219163353.bxg0wzto0a.jpg[/img]
PARIS (AFP) - Les sénateurs ont renforcé la proposition de loi sur la drogue au volant, déjà adoptée par les députés, qui créée une nouvelle infraction spécifique au Code de la route comportant une sanction de deux ans d'emprisonnement et 4.500 euros d'amende.
 
La droite UMP-UC a voté en faveur du texte, examiné en première lecture, alors que la gauche PS-PCF s'est abstenue. La proposition de loi UMP fera à présent l'objet d'une seconde lecture à l'Assemblée nationale vraisemblablement en janvier.
 
Le Sénat, à l'initiative du rapporteur de la Commission des lois Lucien Lanier (UMP, Val-de-Marne), a aggravé la sanction pour les conducteurs, à la fois sous l'emprise de la drogue et de l'alcool: trois ans d'emprisonnement et 9.000 euros d'amende.
 
"Une telle aggravation me paraît à l'évidence justifiée, car le double usage des produits stupéfiants et de l'alcool génère des comportements particulièrement dangereux, notamment chez les usagers de cannabis", a souligné le Secrétaire d'Etat aux Programmes immobiliers de la justice Pierre Bedier.
 
Les sénateurs ont également corrigé les conditions de dépistage prévues par les députés qui étaient systématiques pour tous accidents de la route. "Le dépistage des stupéfiants est plus compliqué et beaucoup plus onéreux", a souligné M. Lanier qui a affirmé qu'il faudrait chaque année "effectuer obligatoirement" plus de 232.000 dépistages. "Cet objectif est inapplicable", a-t-il lancé en proposant "une graduation" du dépistage.
 
Selon, un amendement de la Commission des lois, voté par le Sénat, le dépistage des stupéfiants sera obligatoire en cas d'accident mortel ou corporel lorsqu'il existe à l'encontre du conducteur "une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu'il fait usage de stupéfiants". "Par contre, le dépistage sera facultatif lorsqu'il s'agira d'un accident quelconque de la circulation", a affirmé M. Lanier partisan "de laisser aux officiers ou agents de police judiciaire un minimum d'appréciation".
 
Le Secrétaire d'Etat a donné son accord à la rédaction du Sénat en notant "une approche pragmatique et raisonnée du problème du dépistage systématique de l'usage des produits stupéfiants". "Le gouvernement s'engage à dégager les moyens financiers et humains nécessaires à la mise en oeuvre de cette disposition", a-t-il souligné en ajoutant que le texte de la Commission des lois constitue "un sage compromis tout à fait réaliste".
 
La présidente du groupe communiste, républicain et citoyen Nicole Borvo a estimé "qu'il apparaît prématuré de légiférer aujourd'hui sur cette question, sans données scientifiques fiables permettant de connaître précisément l'incidence de l'absorption de stupéfiants sur le comportement des conducteurs". "Nous sommes dans l'incapacité de dire, pour l'instant, combien de temps le cannabis, ou tout autre stupéfiant, laisse des traces dans l'organisme", a-t-elle déclaré.
 
Dans le même sens, Jacques Mahéas (PS, Seine-Saint-Denis) a affirmé "qu'il n'y a aucun consensus scientifique sur la question des seuils pour l'usage des stupéfiants". "Nos connaissances sur l'action des stupéfiants restent trop approximatives", a-t-il dit en évoquant "un effet d'annonce".
 

 
Source : Yahoo!Actualités du jeudi 19 décembre 2002 à 17h33
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Le cannabis plus nocif pour les poumons que le tabac
By Guest,
LONDRES (AFP) - Le cannabis est plus dangereux que le tabac et fumer trois joints de cannabis pur est aussi nocif aujourd'hui pour les poumons que fumer 20 cigarettes, affirme une étude médicale britannique publiée lundi.
 
Lorsque le cannabis est mélangé au tabac, les effets sont bien pires, ajoute l'étude de la British Lung Foundation (Fondation britannique du poumon) intitulée "A smoking Gun" (une arme fumante).
 
Le goudron contenu dans le cannabis contient 50% de plus de carcinogènes (agents susceptibles de provoquer un cancer) que le tabac.
 
L'étude montre que les dangers liés à la consommation de cannabis sont plus élevés aujourd'hui que dans les années 1960, le cannabis étant "15 fois plus fort" qu'à cette époque avec un taux de plus en plus important de THC (tetrahydrocanabinol), substance psychoactive du cannabis. Conséquence, selon les auteurs du rapport, les études menées dans les années 1960 ne sont plus applicables aujourd'hui.
 
"Ces statistiques seront une surprise pour beaucoup de gens, en particulier ceux qui ont choisi de fumer du cannabis plutôt que du tabac pensant que le cannabis est moins dangereux pour eux", a commenté le docteur Mark Britton, président de la fondation.
 
"Il est vital que les gens soient totalement informés des dangers afin de pouvoir prendre leur décision en conscience et connaître les dommages que cela peut causer", a-t-il ajouté.
 
"Ce rapport ne porte pas sur l'aspect moral du bien et du mal concernant l'usage de cannabis mais est simplement destiné à s'assurer que chacun comprend clairement les risques respiratoires que cela comporte", a-t-il souligné.
 
"Les bouffées et volume d'inhalation avec le cannabis sont jusqu'à quatre fois plus importants qu'avec le tabac", a expliqué pour sa part la directrice de la fondation Helena Shovelton.
 
"En d'autres termes, vous inhalez plus profondément et retenez votre respiration avec la fumée plus longtemps avant de souffler" l'air resté dans les poumons. Le résultat, a-t-elle conclu, "est que plus de monoxyde de carbone et de goudron entrent dans vos poumons".
 
Source : Yahoo!Actualité du lundi 11 novembre 2002, 8h59
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Quand l'herbe est blanchie
By Guest,
Voici un article, pas tout récent je l'admet , trouvé sur le site du Nouvel Obs, il date du 29/11/2001, qui correspond à l'édition papier N° 1934.
Ma politique sur le chanvre s'approche de celle exprimée dans l'extrait suivant :
 
1200 études scientifiques viennent d'être passées au crible pour aboutir à la conclusion suivante: les produits tirés du chanvre indien sont des drogues vraiment très, très douces...
 
Aucun décès par overdose n'a jamais été signalé. Cette drogue détermine bien une certaine dépendance, mais qui n'est pas de nature physique, et dont le syndrome de sevrage reste «de faible intensité».
Du reste, dans l'immense majorité des cas, cette dépendance s'avère «spontanément résolutive»: lorsque, au tournant de la trentaine, arrive l'âge de la vraie vie active et des responsabilités, on abandonne l'herbe sans même s'en apercevoir.
L'«ivresse cannabique» – qui concerne essentiellement, en proportion croissante il est vrai, les jeunes de 15 à 19 ans – se caractérise par la somnolence, l'euphorie, une sensation de bien-être et une «détérioration de la perception temporelle», mais ces symptômes sont toujours réversibles, n'entraînent aucune séquelle.
Les molécules actives «inhibent l'excitabilité neuronale», mais ne pénètrent pas le système nerveux central, et ne laissent donc aucune trace dans les synapses une fois l'intoxication passée. Certes, chez les consommateurs intensifs, on note une altération de la mémoire à court terme, mais «les recherches n'ont pas apporté la démonstration d'une persistance dans le temps de cette perturbation».
Enfin, l'usage du cannabis ne prédispose nullement au passage à l'héroäne, à la cocäne, au crack ou autres drogues dures.
Bref, c'est un authentique «brevet de drogue douce» que viennent de décerner les chercheurs de l'Inserm aux dérivés de cannabis sativa indica, alias chanvre indien, en publiant la semaine dernière une monumentale «expertise collective» intitulée: «cannabis, quels effets sur le comportement et la santé?» (1), commandée par la mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT). Pour faire le tour de la question, et «dire la vérité aux jeunes, ce qu'on sait et ce qu'on ne sait pas», comme promis par Nicole Maestracci, présidente de la MILDT, une quinzaine de spécialistes de haut niveau ont épluché et synthétisé pas moins de 1 200 études scientifiques.
Sans réussir à y débusquer quoi que ce soit de vraiment très affolant pour les millions de jeunes consommateurs plus ou moins occasionnels d'herbe ou d'un des produits issus du chanvre, haschisch, skunk, pollen – leur point commun étant de contenir à des taux variables une soixantaine de cannabinoädes, dont surtout le delta-9-tétrahydrocannabinol, principale molécule active.On ne peut certes pas en conclure que l'usage du cannabis constitue une pratique tout à fait anodine.
Les auteurs de l'expertise collective affirment la nécessité de développer des études sur les effets à long terme de ces subs-tances complexes, dont la provenance clandestine empêche en outre de connaître la composition précise.
En effet, constatent les chercheurs, «peu de données existent dans la littérature sur les produits associés provenant du mode de culture (pesticides par exemple) ou du mode de préparation (colorants, paraffine, excréments d'animaux, huile de vidange...), dont la toxicité pourrait ne pas être négligeable». D'autre part, les produits de la combustion du cannabis sont indiscutablement cancérogènes, mais il est très difficile d'en distinguer les effets de ceux du tabac, habituellement fumé avec les feuilles de chanvre, et en quantité souvent plus importante, les adeptes de la marijuana cumulant souvent les deux «vices».
Autre sujet d'incertitude: les données épidémiologiques montrent que «les patients présentant certains troubles mentaux sont plus fréquemment consommateurs excessifs de cannabis». Par exemple, on trouve davantage de schizophrènes parmi les usagers du chanvre. Mais, comme pour l'Å“uf et la poule, où est la cause, où est l'effet? On ne sait pas si le cannabis entraîne (chez une très faible minorité de toute façon) ces troubles mentaux. Ou si, au contraire, la drogue constitue une sorte d'automédication spontanée de la part de ces patients.
Quant aux «effets cognitifs persistants chez les usagers chroniques», même si «la recherche n'a pas apporté jusqu'ici de résultats convaincants», les experts estiment indispensable de poursuivre les travaux. Pour voir si le fait de passer une partie de son temps dans les brumes cannabiques à l'âge de la scolarité et des apprentissages ne serait pas tout de même un peu préjudiciable.
Mais ces experts ne semblent pas trop y croire, estimant que de telles études devraient se faire «sur des populations particulièrement importantes», afin de pouvoir discerner «des effets limités».Il sera, de même, bien difficile de mettre en évidence d'autres effets du cannabis, allégués par de rares études, et sur les fumeurs très intensifs.
Comme «une diminution de la production des spermatozoädes et la présence de cycles sans ovulation chez la femme». On aura aussi le plus grand mal à percer le mystère d'une spectaculaire «psychose cannabique», avec «bouffées délirantes aiguës» et «hallucinations non verbales», qu'une équipe suédoise pense avoir caractérisée chez... 0,1% des gros consommateurs de cannabis.
En revanche, il est tout à fait avéré que, chez la femme enceinte, «les taux de cannabinols dans le sang fÅ“tal sont au moins égaux à ceux présents dans le sang maternel».
Le cannabis franchit la barrière, ce qui contrarie la croissance du bébé chez les consommatrices régulières, avec une diminution moyenne d'environ 100 grammes du poids à la naissance. Il paraît donc raisonnable de conseiller l'abstinence aux futures mamans. Et encore plus aux automobilistes: «Temps de réaction allongé, capacité amoindrie de contrôle de trajectoire, mauvaise appréciation du temps et de l'espace, réponses perturbées en situation d'urgence...» La conduite est évidemment aussi incompatible avec l'ivresse cannabique qu'avec l'ébriété ordinaire.
Et, pour confondre les coupables, les auteurs du rapport recommandent la mise au point de moyens de détection standardisés: à quand le cannabinotest?Reste un volet très important, à peine effleuré par le rapport de l'Inserm: les bénéfices thérapeutiques à attendre du cannabis. Plusieurs des travaux recensés ont consisté à faire souffrir un animal de laboratoire – par la chaleur, l'électricité, l'induction chimique de crampes abdominales –, puis à apprécier le soulagement apporté par une drogue. Or pour certains types de douleurs, illustrés par exemple par le «test de retrait de la queue» (soumise à une plaque chauffante), «le cannabis est trois fois plus puissant que la morphine». Une piste passionnante, à explorer d'urgence.
 
Source : FABIEN GRUHIER (1) Inserm, 430 p., 200 F (30,49 €); www.inserm.fr
Nouvel Observateur N° 1934 - 29/11/2001
 
Url de l'article Nouvel Observateur
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Cultiver avec la lune ?
By Guest,
Certain trouve que c'est utile de planifier ses plantations, recoltes avec la lune, d'autres pas, à vous de jugez
 
Lamainverte.be propose un calendrier gratuitement, ca vaut le coup d'oeil
 
https://www.lamainverte.be/index.php3?page=lune
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Le canna, légalisé ou pas ?
By Guest,
BON ! Rentrons directement dans le vif du sujet. Trêves de n'importe quoi, ça devient vraiment guignolesque la... Entre les fou furieux anticanna qui se déchaînent comme si l'on traitait là de la pédophilie ou de la criminalité grave, arguant tout et son contraire sans même savoir de quoi ils parlent, entre les soutiens a la dope ou la légalisation qui malheureusement ne s'expriment pas toujours comme il le faudrait, entre les forces fascisantes de notre pays qui profitent de tout et n'importe quel prétexte pour brandir des vrais mensonges et continuer leur propagande..., au milieu de tout ce "brouhaha" je ne vois pas comment une personne en quêtes de renseignements pourrait en retirer quoi que ce soit de constructif. Dommage, parce que je salue la personne qui tient ce site (ndla : aucun-tabou.com) pour offrir une tribune un peu plus objective a la base que pas mal d'autre. Néanmoins il semblerait que le débat sur le cannabis soit totalement faussé par d'une part l'aspect passionnel de ce débat a l'heure actuelle, d'autre part, le fait que finalement, la personne de la rue, l'individu lambda, lui n' en a rien a cirer du canna, qu'il soit en vente libre ou pas, tout simplement parce qu'il voit ni intérêt ni inconvénient... Bon courage en tout cas aux responsables de ce site. (Je voudrais rappeler que notre "ami" de anticannabis.truc.chose n'a pas trouve d'autre solution que de se faire épauler par sos-racaille.machin pour pouvoir "continuer son projet"... Ma foi, ce COMBAT si vital pour toi nécessitait certainement l'adhésion a un ensemble d'idées fascistes toutes plus vomitives les une que les autre, tu n'avais SUREMENT pas d'autre choix... Tu es pathétique…) En ce qui concerne cette soi-disante « drogue », je pense qu'il faut arrêter de dramatiser. La consommation de cannabis n'est pas plus dangereuse que la consommation d'alcool ou de tabac (au contraire). Pourquoi donc l'une serait autorisée et l'autre interdite ? L'homme de tout temps a eu besoin d'absorber des plantes, pas seulement pour fuir un quotidien mais aussi dans le but d'une recherche spirituelle. Je pense que chacun est libre de pouvoir décider de sa vie. La légalisation du cannabis serait utile pour la santé publique : la jeunesse consomme ce qu'on lui propose. Et on lui propose malheureusement toute une liste de produits, plus chimiques les uns que les autres. J'ai d'ailleurs constaté que dans les rave-parties beaucoup de jeunes cherchent un peu de "ganja" pour passer la soirée. Mais c'est souvent introuvable. Alors ils achètent ce qu'ils trouvent: amphétamines, ecstasy, simili cocäne, acides amphétaminés, haschich sur-coupé, et toutes sortes de produits plus nocifs les uns que les autres. Protégeons la jeunesse. J'ai rencontré il y a peu une personne hyper intéressante malheureusement atteinte de maladies graves. Les thérapies très lourdes qu'il doit subir ont d'énormes effets secondaires (perte d'appétit et grosses nausées). La consommation de cannabis non seulement lui enlève les nausées mais en plus lui permet de retrouver l'appétit. La légalisation du cannabis est pour lui un problème capital. Je suis d'accord que les drogues restent une plaie pour le déroulement « catholique » de notre société. Mais regardons ce « problème » comme il le faudrait : L'usage du cannabis est à présent plus que répendu en France. Il est temps que nos dirigeants politiques regardent la réalité en face et agissent en conséquence ! Assez des personne « saines », faites-vous violence ! Je vous rappelle au passage que le chanvre est un produit naturel ! Alors comme ça vous êtes contre le développement de la nature ? La prohibition du cannabis est en effet un frein au déroulement de la vie. Je vous trouve bien orgueilleux de vous battre contre la consommation de produits 100% naturels alors que vous consommez jours après jours de la bouffe OGMisé et fabriquée en permanence chimiquement, bourrée de pesticides et autres salopries inconnues des braves gens. Votre site devrait-il s'appeler : anti-nature.com ? Attention néanmoins a ne pas confondre : le cannabis, entendons-nous bien, est une plante. Que vous soyez contre les salopries chimiques, créées dans le seul but de se détruire les neurones, est une chose, mais que vous soyez contre la consommation d'herbe en est une autre. Moi-même cannabiculteur, je revendique le droit de fumer mon jardin ! Etant un fumeur occasionnel, je ne comprends pas le lourd fardeau que vous mettez sur le dos du cannabis en disant qu'il est déclencheur de toxicomanies graves. Il est bien évident que l'homme « normal » est capable de se freiner. J'ai juré ne jamais tomber dans la dépendance. Car il est clair qu'avec un ou deux joints par semaines, l'on ne devient pas indépendant ! Un réél toxicomane ne peut pas être un fumeur. Il est certain que le cannabis en lui-même, et je vous parle de la plante, (beuh) n'entraîne pas vers la dépendance et la toxicomanie. Pour ma part, je suis pour la légalisation du cannabis pur et simple mais contre les produit dérivés du cannabis et autres « cachous hallucinogènes ». J'ai beau lire et relire vos textes, je n'arrive pas a visualiser le mal qu'il y a à faire ce que je fais chaque semaine : récolter, sécher, et fumer. Je vous rappelle que la Jamäque, par exemple, est un des premiers états a avoir fait fumé du cannabis a ses soldats, leur permettant ainsi de gagner bien des batailles. Il faut arrêter d'être aussi pessimiste. Que vous ne fumiez pas, est bien. Mais que vous empêchiez de fumer les autres est mal. Attention toutefois (amis fumeurs du lycée dessaignes – ils se reconnaitrons…), forcer a fumer est encore plus mal ! La France dit : Liberté, Egalité, Fraternité. La liberté, vous êtes contre. L'égalité, aussi puisque vous considérez un fumeur de chanvre comme une personne inférieure (je cite : « le fumeur devient une véritable loque humaine ». Phrase trouvée sur votre site, sans noté que la plupart des anticanna font partis du « le pen fan club »). Et la fraternité, n'en parlons pas car vous êtes apparemment loin d'imaginer la compréhension du bien-être que le cannabis procure. Il n'y a pas de mal a se faire du bien. Pour votre rubrique « Effets du cannabis au volant », je vous rappelle qu'un docteur (hé ben dis donc !) déclarait que l'usage de cannabis en conduisant était extrêmement dangereux (doux jésus marie joseph !). Par exemple, il citait qu'un automobiliste, après avoir fumé, étant arrêté a un feu rouge, voyait les poubelles traverser la route toutes seules devant lui. Mais où va-t-on dans le délire ? L'automobiliste cité avait du oublié de dire au toubib qu'avant de fumer un pète, il avait du gober un ou deux acides ! J'ai eu peine à le croire, mais c'est maintenant une évidence : tous les moyens sont bons pour faire peur aux fumeurs. Vous n'avez qu'a dire aussi qu'un terrible massacre a été réalisé au couteau par un fumeur de cannabis qui venait d'en absorber la fumée. Et puis, vous mettrez devant cet amas de mensonges pitoyables, que cette pseudo-vérité, a été prouvée « scientifiquement », et cela passera. Les fumeurs réagiront. Et pour certains d'entre eux, il arrêteront complètement, apeurés par l'illusion du danger. La science n'est pas une science exacte. Et c'est cette réalité que vous avez tendance à masquer par des hommes en blouse blanche… Il y a donc décalage entre vos informations et la réalité quotidienne du consommateur. Bref, un vrai débat se mérite et je ne peux malheureusement pas le faire tout seul. N'hésitez pas donc a me contacter pour me faire partager vos idées !! Il est vrai, et je le reconnais (a la différence de vous) qu'il y a des « pour » et des « contre »â€¦ Je suis vraiment désolé de vous avoir offensé si c'est le cas, ou de vous avoir vexé. Croyez bien que je ne suis pas votre ennemi, je suis juste un adolescent qui essaye de rassembler tous les points de vue pour se faire une idée du monde dans lequel il vit.
 
Allez, sans rancunes !
Freedom for King Kong
 
:-D
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Le cannabis favoriserait schizophrénie et dépression
By Guest,
Jusqu'ici, on avait mis en évidence le lien entre le fait de consommer ou d'avoir consommé du cannabis et celui de présenter une psychose. De même, une corrélation avec la dépression avait été rapportée.En effet, jusqu'ici, les études ne permettaient pas de savoir si la consommation de cannabis déclenchait la maladie ou si les utilisateurs pratiquaient une sorte d'automédication, en essayant d'alléger leurs symptômes. De plus, la fréquence de la prise concomitante d'autres substances ne permettait pas d'imputer au seul cannabis des effets psychiatriques.Après 27 années de suivi, les auteurs affirment que la consommation de cannabis est associée à un risque accru de développer une schizophrénie, et que ce risque dépend de la dose : plus la consommation est élevée, plus celui-ci est grand.
Cela s'applique aussi bien à l'ensemble des personnes ayant déjà consommé du cannabis et éventuellement d'autres produits – le risque croît alors de 20 % – que pour celles n'ayant consommé que cette drogue – risque accru de 30 %. Au sein de ce dernier groupe, les sujets ayant consommé plus de cinquante fois du cannabis avaient un risque 6,7 fois plus grand que la moyenne de développer par la suite une schizophrénie.
 
De plus ... il paraitrait que la dose consommée, entre le cannabis et l'anxiété ou la dépression ets proportionnelle
 
et pour finir que les personnes ayant consommé au moins trois fois du cannabis entre 15 et 18 ans n'avaient pas de risque accru d'avoir des troubles psychiatriques apparentés à la schizophrénie à l'âge de 26 ans. Seuls des "symptômes de schizophrénie" (sans plus de précision) seraient plus fréquents chez ces sujets.
 
 
source:LE MONDE
Auteur:Paul Benkimoun
 
enquetes parues le 26.11.02
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A Paris, un Salon du chanvre sous étroite surveillance policière
By Guest,
Les visiteurs se sont bousculés pour découvrir les produits dérivés de la forme légale du cannabis.
 
 
Ils disposaient déjà de plusieurs manuels d'horticulture, de revues, de sites Internet et d'une soixantaine de boutiques spécialisées sur tout le territoire. Les cultivateurs de cannabis français ont aussi leur salon international, qui s'est tenu pour la troisième année consécutive à l'Espace Austerlitz de Paris, du 29 novembre au 1er décembre, sous l'étroite surveillance de la préfecture de police.
A l'exception d'une odeur un peu suspecte à l'entrée, il n'y avait pourtant pas grand-chose à verbaliser dans les allées bondées de ce festival officiellement consacré au chanvre, la forme légale du cannabis dénuée de substance psychoactive. Les policiers n'ont ainsi rien trouvé à redire à la gamme sans cesse grandissante des produits dérivés de cette plante, qui vont de la bière aux chaussettes importées de République tchèque, des sucettes toulousaines aux pâtes alimentaires, du shampoing aux briques de protection phonique...
 
La plupart des visiteurs, rarement âgés de plus de 35 ans, n'avaient toutefois pas payé 8 euros pour découvrir de nouveaux matériaux de construction. Les plus militants se sont bousculés autour du stand du Collectif d'informations et de recherches cannabiques (CIRC), qui se bat pour la légalisation des drogues douces et dont le fondateur, Jean-Pierre Galland, ancien "candidat en herbe" des Verts aux dernières élections européennes, doit encore 22 000 euros à la justice pour avoir trop souvent présenté le cannabis "sous un jour favorable".
 
D'autres, les plus nombreux, étaient surtout venus chercher "du bon engrais" ou des conseils auprès de la vingtaine de stands français, hollandais, suisses ou allemands consacrés à la culture sous toutes ses formes de l'herbe prohibée. "C'est juste une plante sauvage", proteste Sébastien, cheveux rastas et yeux embués, qui s'est déplacé du sud de la France pour "se renseigner". "Je vois pas pourquoi on devrait s'interdire d'en faire pousser", poursuit-il, indigné qu'une telle forme de jardinage soit assimilée à un crime, celui de la production de stupéfiants, puni de vingt années de prison.
 
GRAINES À OISEAUX DE COMPÉTITION
 
Lampes "turbo-néon", extracteurs d'air, substrats... le fumeur de cannabis français n'a en tout cas plus besoin d'aller en Hollande pour trouver tout le matériel nécessaire à l'auto-production de sa drogue, qui pousse aussi bien dans un placard en ville qu'à l'abri des regards dans un jardin de campagne. Là encore, la police n'a semble-t-il rien trouvé d'illégal dans ces outils de jardinage très sophistiqués dont les étiquettes publicitaires sont ornées de jolies fraises ou de tomates rutilantes.
 
Au final, très peu d'exposants avaient d'ailleurs pris le risque d'afficher sur leurs produits la célèbre feuille verte aux sept branches. Manuel Rubio est l'un des rares à avoir bravé l'interdit. "Je ne risque rien, explique ce détaillant toulousain. Je suis déjà passé deux fois en procès pour incitation à la consommation, et j'ai toujours été relaxé. Je peux afficher des feuilles de cannabis immenses, on ne peut rien me dire !" D'autres n'ont pas eu ce privilège.
 
Quelques articles ont ainsi mérité un examen très attentif de la part du commandant de la brigade des stupéfiants dépêché sur place. Il y a d'abord eu ce Pollinator, une petite machine dispendieuse (450 euros) qui permet de fabriquer soi-même du haschich à partir des fleurs de cannabis, et dont on voit mal à quoi elle pourrait servir d'autre. Le fonctionnaire n'a aussi pas tellement apprécié les brochures explicites et très demandées de la Sensi Seed Bank, première boutique de semences et de culture de cannabis en Hollande qui a remporté plusieurs trophées pour la qualité de ses produits. Légal, pas légal ? Sur le stand, on ne trouve que les adresses des boutiques aux Pays-Bas, seul endroit où le client peut, en théorie, venir s'approvisionner. Mais en pratique, il est déjà très facile de se procurer en France des "graines à oiseaux de compétition", qui "mettent un coup de turbo dans vot' moineau", comme l'explique la notice gracieusement remise à l'inspecteur de police à l'entrée du salon.
 
Sa ronde terminée, l'officier de la brigade des stupéfiants a été assailli par les organisateurs, ravis de lui exposer leurs points de vue sur les "ravages de la prohibition" ou les bienfaits du chanvre thérapeutique. Le fonctionnaire n'a pas cherché à polémiquer. La seule chose qu'il a demandée à ses interlocuteurs, c'était de lui fournir un catalogue de l'exposition "pour avoir la liste des invités". "Ça m'évite de prendre des notes", a-t-il soupiré avant de rentrer rédiger son rapport.
 
Source : LeMonde - ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 04.12.02Alexandre Garcia
 
 
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Des Sons 'cannabiques' à télécharger librement :)
By Guest,
https://www.cannabistrot.net/images/getfree.jpg[/img]Voici quelques interview du site Cannabistrot.net , c'est sons appartiennent donc à Canabistrot.net !
 
C'était 'la journée du Chanvre' du 2 & 3 décembre 2000 Espace Confluences à Paris. << 30 ans, ça suffit !!!>> Interview de :
 
J-P Galland - 3'30 (Auteur de l'excelent livre 'J'attend une récolte')
 
Anne Coppel
- 5'18 (Asso Française de Réduction des Risques)
 
Bernard Rappaz
- 2'34 (Valchanvre)
Bernard Rappaz #2
- 3'28 (Valchanvre)
 
Militant Belge
- 5'32 (Anonyme)
 
Docteur Lebeau #1
- 4'54 (Médecins du monde)
Docteur Lebeau #2
- 4'10 (Médecins du monde)
Docteur Lebeau #3
- 3'40 (Médecins du monde)
Docteur Lebeau #4
- 3'40 (Médecins du monde)
 
Michka
- 4'15
 
 
 
 
 
 
 
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43 pieds de cannabis dans son grenier
By Guest,
ALENCON (AP) - La brigade de gendarmerie de Courtomer (Orne) vient de saisir chez un jeune homme de 28 ans 43 pieds de cannabis que ce dernier cultivait "artisanalement" dans son grenier.
 
Semés il y a trois mois, les pieds de cannabis avaient atteint une belle hauteur grâce au système de chauffage, de ventilation et d'éclairage de près de 1.200W que le jeune homme avait installé dans le grenier de sa maison en location.
 
Interpellé, le jardinier un peu particulier a été placé en garde à vue et sera poursuivi en février prochain devant le tribunal correctionnel d'Alençon pour "détention et usage de produits stupéfiants".
 
Les gendarmes de la brigade de Courtomer ont procédé lundi après-midi à la destruction des 43 pieds de cannabis.
 
Source : Yahoo!Actualités (AFP) mardi 3 décembre 2002, 10h38
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