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  1. https://www.mouv.fr/mouv-info/cannabis-la-gendarmerie-propose-avec-humour-de-l-aide-pour-evacuer-vos-dechets-verts-363637 Cannabis : la gendarmerie propose avec humour de l’aide pour évacuer vos déchets verts La gendarmerie du Lot se diversifie, les gendarmes proposent leurs services pour l'évacuation des déchets verts, mais pas n'importe lesquels puisqu'ils se spécialisent dans les plantes appartenant à la famille des Cannabaceae... Mar. 29 Septembre 2020 par Team Mouv' Avec l'automne, les feuilles mortes se ramassent à la pelle... Mais pas que, puisque c'est aussi la saison de l’élagage, des récoltes... Et si vous avez besoin d'aide, vous pouvez compter sur la gendarmerie du Lot qui propose ses services en matière de jardinage. Le CM-gendarme de la gendarmerie de Cahors vous explique la démarche dans un post Facebook très drôle : "En ce début d’automne, les gendarmes du #Lot restent à votre disposition pour l’évacuation de vos déchets verts. N’hésitez pas à nous contacter , nous nous occupons du reste, arrachage et destruction…. Pour les grandes quantités nous pouvons également vous héberger jusqu’à 96 heures dans nos locaux !" Depuis plusieurs mois, le confinement aidant certainement, plusieurs découvertes et saisies de pieds de cannabis ont eu lieu. En Ariège, les gendarmes ont découvert chez un maraîcher de la vallée de l’Arize : 50 pieds de cannabis au milieu des légumes et 40 grammes d’herbe séchée prête à la consommation. Tout a été détruit et le maraîcher quinqua a plaidé coupable. Ou encore en Haute-Garonne, plusieurs pieds de cannabis, cultivés indoor (en intérieur), ou dans les jardins ont été aussi détruits par les unités de la compagnie de Villefranche-de-Lauragais. Le message passe souvent mieux avec un trait d'esprit et de l'humour.
  2. La tribune publiée dans le « Journal du dimanche », et soutenue notamment par Bruno Retailleau et Eric Ciotti, se veut une réponse à celle de trois maires du même parti Les Républicains qui réclamaient la légalisation du cannabis. Eric Ciotti et Bruno Retailleau, deux des signataires de la tribune. (Sipa) « Il n’y a pas de “drogue douce”. La drogue est un poison, un fléau que nous devons combattre ! », estiment 80 élus du parti Les Républicains (LR) et apparentés, qui s’opposent à la légalisation du cannabis, dans une tribune publiée par le Journal du dimanche du 4 octobre. « Ces dernières semaines, certains maires ont relancé le débat en se prononçant pour la légalisation de la consommation du cannabis. Nous, députés et sénateurs Les Républicains, voulons rappeler que nous y sommes fermement opposés », écrivent ces élus dont Bruno Retailleau, patron du groupe LR au Sénat, Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes, Gérard Longuet, sénateur de la Meuse, ou encore Philippe Bas, sénateur de la Manche. Cette tribune est une réponse à celle de trois maires du même parti LR qui avaient réclamé la semaine dernière, dans le JDD, la légalisation de la consommation de cannabis, qu’ils estiment être « le meilleur moyen d’en anéantir le trafic et de ruiner les trafiquants ». « Légaliser la vente de cannabis conduira les vendeurs actuels à se tourner vers la vente d’autres substances encore plus dangereuses et nocives ! », leur répondent les 80 parlementaires. Article réservé à nos abonnés En accord avec Gérald Darmanin En outre, « ce n’est pas parce que les forces de l’ordre ont du mal à venir à bout du trafic qu’il faut légaliser la pratique ! », insistent les parlementaires, « sinon il faudrait aussi légaliser le trafic d’armes, la fraude fiscale, la prostitution et ne plus sanctionner les vitesses excessives au volant ! ». « Nous voyons dans nos circonscriptions des parents accablés de voir leur enfant dépendant, et des familles détruites », « des amitiés disparaître à cause de la consommation de drogue, des gens perdre leur emploi et des jeunes tomber dans la délinquance pour se fournir en cannabis », insistent-ils, voyant là la cause de « psychose, schizophrénie, dépression, échec scolaire, déscolarisation, désocialisation… ». « Nous partageons les mots du ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin : “La drogue, c’est de la merde !” » M. Darmanin avait indiqué à la mi-septembre qu’il ne pouvait pas, « en tant que ministre de l’intérieur, en tant qu’homme politique, dire à des parents qui se battent pour que leurs enfants sortent de l’addiction à la drogue, que l’on va légaliser cette merde. Et je dis bien “cette merde” ». Enfin, « même si le cannabis restait théoriquement interdit aux mineurs, on sait que les enfants qui auront vu leurs parents se droguer seront aussi des consommateurs, comme on le constate déjà pour le tabac… », préviennent encore les élus. Source: Le Monde avec AFP vision bien rétrograde des LR on est pas sortis de l'auberge
  3. https://rmc.bfmtv.com/emission/plus-de-200-pv-dresses-chaque-jour-pour-sanctionner-les-fumeurs-de-cannabis-1984569.html Plus de 200 PV dressés chaque jour pour sanctionner les fumeurs de cannabis 01/10/2020 à 10h05 L'étude s'adresse aux consommateurs réguliers de cannabis. - AFP Le premier bilan des amendes forfaitaires pour les fumeurs de cannabis et de drogue. Plus de 200 PV sont dressés chaque jour Un mois après l'arrivée des amendes forfaitaires pour usage de cannabis et consommation d'autres stupéfiants sur la voie publique, un premier bilan fait état de plus de 200 PV dressés chaque jour par les forces de l'ordre, révèle Le Figaro. En tout, ce sont plus de 6000 procès verbaux qui ont été dressés en un mois. La Seine-Saint-Denis est le département où l'on recense le plus de PV avec 678. Viennent ensuite les Bouches-du-Rhône avec 494 PV, le nord (250), le Val-de-Marne (198) et Paris avec 192 amendes. L'amende s'élève à 200 euros si les policiers contrôlent une personne en possession de cannabis. Elle est minorée à 150 euros si elle est réglée sous 15 jours et majorée à 450 euros si elle n'est pas payée dans les 45 jours. Mais cette amende n'est pas appliquée partout et dans les mêmes conditions en fonction des substances et quantités détenues. Certains syndicats de police réclament une harmonisation. Margaux Bourdin (avec Guillaume Dussourt)
  4. Bonjour, Voici un article du Dr Jacques Mabit, du centre Takiwasi ( centre de réhabilitation de toxicomanes et de recherche sur les médecines traditionnelles Tarapoto, Pérou ) Voici une partie de sa conclusion: " Je crains finalement que les principaux défenseurs de l’usage inconditionnel de la marihuana soient ceux qui apportent le plus d’argument à sa prohibition. On doit cela en grande partie à leur attitude irresponsable face aux risques sociaux : on ne peut se cacher qu’un enfant ou un adolescent n’est pas prêt à consommer sans guide une substance susceptible de le rendre confus et toxicomane tout comme le pousser à des dépendances plus grandes. La libre disposition de la marihuana est tout aussi inacceptable que sa prohibition aveugle. Je crains aussi que de nombreux adultes dans nos sociétés modernes n’aient pas plus de 12 ans en termes de maturité psychoaffective. Tout débat sur la légalisation demande une considération en amont des critères de légitimité. " La suite ICI A++
  5. Projet de loi, expérimentation médicale et rapport économique, le débat fait rage. Le cannabis en vente libre en France ? L’idée semble se préciser. Depuis le 19 juin, le sujet fait la une des médias après que soixante-dix personnalités ont appelé les pouvoirs publics « à agir vite » pour autoriser le cannabis au nom du « pragmatisme », dans une tribune publiée en dans L’Obs. Les signataires – Yannick Jadot et Raphaël Glucksmann, le maire (LR) de Châteauroux Gil Avérous, trois députés LREM : François-Michel Lambert (Bouches-du-Rhône), Pierre Person (Paris) et Aurélien Taché (Val-d’Oise), des médecins, des chercheurs… – plaident pour « en finir avec le statu quo » et « légaliser le cannabis, à des fins thérapeutiques ou récréatives, pour les consommateurs de plus de 18 ans ». Suite à cet appel, des députés, dont cinq de la majorité, viennent de déposer une proposition de loi qui prône une « légalisation contrôlée » de cette drogue illicite qui concerne 1,2 million de consommateurs réguliers en France. Une proposition qui tombe à pic, alors que le comité d’experts mandaté par l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé), nommé il y a six mois pour réfléchir à une expérimentation en France dès 2020, a dévoilé son plan d’utilisation de cette drogue à des fins thérapeutiques. Dans le même temps, deux économistes mandatés par le Conseil d’analyse économique, la structure chargée de conseiller le gouvernement, proposent la mise en place de magasins contrôlés par l’État qui permettraient à la fois de lutter contre les trafics et de mieux « restreindre l’accès » du cannabis aux plus jeunes… Enjeux et prospective Que contient ce projet de loi ? L’idée consiste à mettre en place un monopole pour la production et la vente du cannabis par la création d’une société nationale. Cet établissement public, la Seca, pour Société d’exploitation du cannabis, contrôlerait la filière, des semences à la vente de produits dérivés du chanvre indien à des « fins récréatives ». Quelle est la position du gouvernement sur la question ? Son avis est plus tranché. D’après son porte-parole, Sibeth Ndiaye, seul l’usage du cannabis à des fins thérapeutiques est envisagé, indiquant qu’une vraie réflexion sur le sujet s’avère nécessaire. La ministre de la Santé Agnès Buzyn y est favorable. En revanche, en ce qui concerne son usage « récréatif », le rejet semble catégorique. Que dit le plan du comité d’experts consulté par l’ANSM concernant l’utilisation de cette substance à des fins thérapeutiques ? De nombreux pays ont autorisé l’usage médical du cannabis : Mexique, Pérou, Australie, Grèce, Chypre, Angleterre, Italie, Allemagne… L’utilisation de la plante viserait à soulager certaines douleurs neuropathiques, l’épilepsie, la sclérose en plaques, les pathologies du système nerveux… Le produit serait présenté sous forme d’huile et fleur séchées. L’administration en serait soit l’inhalation, la voie orale en solution ou en capsules. L’expérience débutera en 2020, pour deux ans, sous la conduite de médecins volontaires. Que proposent les économistes mandatés par le Conseil d’analyse économique ? Le CAE préconise la légalisation de l’usage récréatif et prévoit une recette minimale pour l’État de 2 milliards d’euros, pour un prix de 9 € le gramme d’herbe. La commercialisation se ferait par le biais de magasins sous contrôle de l’État et proposerait un produit « propre ». L’offre prendrait aussi des formes qui ne se fument pas pour lutter contre le tabagisme. Que dit la loi en matière de drogue douce comme le cannabis pour les consommateurs et les revendeurs ? L’usage de stupéfiants est puni d’une amende forfaitaire de 200 €. En cas de non-paiement, l’auteur s’expose à une peine de 1 an de prison et 3 750 € d’amende, assortis d’une injonction thérapeutique (L.3412-1 du Code la santé publique). La vente de stupéfiants est, quant à elle, punie de 5 ans de prison et de 75 000 € d’amende. Quel impact aurait la dépénalisation sur les jeunes consommateurs ? On estime à 4 millions le nombre de jeunes qui consomment du cannabis et à 1,2 million les consommateurs réguliers, dont environ 10 % présentent des problèmes de santé ou des addictions. Cet usage s’avère destructeur du système neurologique. Il provoque aussi une accoutumance psychologique plus ou moins importante et a une influence néfaste sur le comportement, notamment au volant. Permettrait-elle de libérer les forces de l’ordre occupées à courir après les petits trafiquants vers d’autres tâches ? Non, pas du tout, la poursuite des trafiquants, même de petite envergure, demeurerait un objectif d’actualité, car il serait illusoire de penser que la dépénalisation amènera la disparition du trafic. Là où le cannabis est légalisé, les trafiquants s’adaptent pour capter leur clientèle avec de nouvelles substances. Le cannabis n’a rien d’inoffensif Cette drogue, qui est bien loin d’être anodine, je le rappelle, touche essentiellement les adolescents et les jeunes adultes. Contrairement à certaines idées reçues selon lesquelles le cannabis ne provoquerait pas d’addiction, la dépendance psychologique peut très vite s’installer. De plus, il suffit de se pencher sur les travaux du Centre européen de surveillance des drogues et de leurs addictions, qui annonce que la teneur en THC de cette plante a triplé depuis 2012, avec pour conséquence une progression exponentielle des prises en charge de jeunes patients pour des troubles psychiatriques graves (schizophrénie, psychoses, perceptions modifiées, etc.). Un autre exemple concerne l’État du Colorado, aux États-Unis, où la consommation récréative a été autorisée en 2012. La prise en charge d’adultes atteints de troubles psychiatriques pour la période 2012-2014 y a augmenté de 20 %, et celle des jeunes a triplé. Mais le trafic illicite n’y a pas baissé, comme ce qui a pu être observé dans les pays européens (Belgique, Allemagne, Espagne, Portugal, Pays-Bas…) qui ont également assoupli leur législation. Source: francedimanche.fr
  6. «Légaliser le cannabis, c’est risquer une catastrophe sanitaire!» FIGAROVOX/TRIBUNE - Alors que la France est le plus grand pays consommateur de cannabis de l’Union européenne, le professeur de biochimie Jean-Pierre Pujol pointe du doigt les dangers que représenterait la légalisation de cette drogue. Par Jean-pierre Pujol Publié le 10/07/2019 à 18:21, mis à jour le 10/07/2019 à 18:21 La France détient le record de consommation de cannabis parmi les pays européens. Sébastien SORIANO/Le Figaro Jean-Pierre Pujol est professeur émérite de biochimie à l’université de Caen. Il est membre du Centre national de Prévention, d’Études et de Recherches sur les Toxicomanies (CNPERT). Nous assistons actuellement à une pression redoublée des partisans de la légalisation du cannabis qui s’exerce sur tous les médias. Les lobbyistes qui mènent cette campagne à grande échelle sont d’une part des capitalistes avides d’exploiter le marché très prometteur du cannabis (la firme Leviathan Cannabis a vu sa côte à la bourse de Toronto augmenter de 13 900 % en un an!), mais aussi quelques députés qui prétendent que la répression n’a pas donné de résultats dans notre pays et que la légalisation permettrait de mieux contrôler l’usage de cette drogue. Selon eux, cette démarche permettrait également de démanteler le trafic maffieux et de fournir des recettes fiscales qui soutiendraient des campagnes de prévention. S’ajoutent à ces lobbies quelques médecins qui voient en cette drogue des vertus thérapeutiques qui soulageraient entre autres les patients souffrant de douleurs chroniques. Les dangers du cannabis La consommation de cannabis conduit souvent vers des drogues plus dures. Face à cette campagne effrénée, il convient de rappeler ce qu’est le cannabis et quels ravages il provoque sur la santé de nos concitoyens, tout particulièrement chez les adolescents. En effet, la France est malheureusement en tête des vingt-huit États européens pour la consommation de cette drogue (1,6 million de consommateurs). Les enfants de 12 à 15 ans ayant déjà expérimenté cette drogue sont au nombre de 300 000. Chez ces jeunes, dont le cerveau est en cours de maturation, le cannabis produit des effets particulièrement néfastes, souvent irréversibles. De nombreux troubles physiques et psychiques sont observés, pouvant mener à la schizophrénie. Le mécanisme d’action du cannabis est bien connu: la substance psychotrope, le tétrahydrocannabinol (THC) est très soluble dans les lipides et, de ce fait se fixe aux membranes cellulaires. Il franchit aisément la barrière hémato-encéphalique et s’accumule dans le cerveau. Il y persiste très longtemps: le THC d’un seul joint demeure plus d’une semaine dans cet organe. Son élimination dans les urines dure huit semaines. Après plusieurs joints, cela peut durer au moins deux mois. Au niveau du cerveau, il provoque de nombreux troubles: perturbation de la mémoire, défocalisation de l’attention, incoordination motrice, désinhinbition conduisant à des prises de risques, potentialisation des effets ébriants ou hallucinogènes, schizophrénie, anxiété et dépression. Les enseignants constatent que les élèves ont des difficultés à ordonner leurs pensées et manquent d’attention pendant les cours. La situation s’est encore aggravée avec l’augmentation constante de la concentration en THC dans les cannabis vendus actuellement: il y a cinquante ans, le joint contenait 2 à 3 % de THC alors qu’aujourd’hui le taux peut atteindre 40 % et devient plus puissant qu’un rail de cocaïne. Un des dangers du cannabis est que son addiction conduit souvent vers la recherche de drogues plus dures, comme la cocaïne. On estime que 10 à 20 % des patients passent à une consommation plus forte et deviennent accros au crack. Le cannabis seul est responsable de 300 morts de la route et les risques d’accidents mortels sont 14 fois plus élevés lorsque l’alcool est associé. » LIRE AUSSI - «Quand le marketing du cannabis vise à faire oublier ses ravages chez nos adolescents» Un des arguments des partisans de la légalisation est de prétendre qu’un contrôle pourra être exercé sur la qualité du cannabis produit légalement, en particulier sa teneur en THC. Ainsi, le marché noir serait appelé à disparaître, faute d’acheteurs. Autrement dit, cela mettrait fin au trafic maffieux. Qui peut croire que les trafiquants vont s’avouer vaincus et vont prendre leur retraite! L’exemple du Colorado démontre le contraire: malgré la légalisation du cannabis dans cet État, il existe toujours un marché noir et le taux de THC n’a pas diminué. Mieux encore, les trafiquants achètent le cannabis produit légalement dans le Colorado et le revendent au prix fort dans les États voisins où il est toujours interdit! Un autre argument invoqué est l’inefficacité de la répression, telle qu’elle est pratiquée en France. En vérité, ceci n’est pas fondé. En effet, d’après le rapport de 2017 de l’Observatoire européen des Drogues et Toxicomanies (OEDT), la loi française semble répressive mais elle n’est pas réellement appliquée, tant pour l’usage simple que pour le trafic. De plus, son application a été encore assouplie par la loi Tubiana et ses décrets d’application. En France, souvent l’aménagement conduit au paiement immédiat d’une amende et éteint l’action publique. La loi de 1970, déjà pas appliquée pour l’usage simple de cannabis, est devenue définitivement inopérante par la loi de 2014 et son décret de 2015. Le cannabis, un médicament? Enfin, certains justifient cette campagne pour la légalisation par la présence de vertus thérapeutiques chez le cannabis et n’hésitent pas à parler de «médicament». Or, en l’état actuel, le cannabis ne répond pas à la définition d’un médicament. À ce stade, il convient de rappeler ce qu’est un médicament et les étapes successives qu’il doit traverser avant d’être mis sur le marché. D’après le Code de la Santé Publique, il s’agit d’une molécule pure possédant des propriétés préventives ou curatives à l’égard des maladies humaines et animales, susceptible de restaurer, corriger ou modifier leurs fonctions organiques. De la découverte de la molécule à l’autorisation à l’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM), un médicament doit franchir avec succès différentes phases, s’étalant sur environ dix ans: phase de recherche et développement, étude de toxicologie, recherche clinique - cette dernière comprenant elle-même une phase 1 (étude de la tolérance), une phase 2 (étude de l’efficacité), une phase 3 (essai comparatif), et une phase 4 (administrative). La mise au point d’une nouvelle spécialité coûte environ 800 millions d’euros. Enfin, pour que le médicament obtienne l’AMM, il doit présenter un bon rapport bénéfices/risques. Aucun individu responsable ne devrait utiliser l’argument du médicament pour justifier la légalisation du cannabis. Environ 75 types de cannabinoïdes ont été identifiés dans la plante, parmi lesquels le THC (Térahydrocannabinol) et le CBD (Cannabidiol) sont les plus documentés. À ce jour, aucun de ces composés d’origine végétale n’a fait l’objet d’un protocole d’étude en vue d’une AMM et donc aucun ne peut être qualifié de médicament. Néanmoins, se basant sur les effets biologiques évidents du THC, certains prétendent utiliser la plante cannabis elle-même. Or, la composition en THC et autres composés est extrêmement variable suivant le plant. Cette variabilité s’oppose à la conception que l’on a d’un médicament, qui doit être une substance pure, agissant à des doses déterminées. De plus, jusqu’à présent, étant donné l’insolubilité du THC, traiter des patients en leur faisant fumer soit la plante elle-même, soit sa résine, reste une méthode peu contrôlable, tant le passage des principes à l’organisme est aléatoire. Enfin, le THC étant essentiellement soluble dans les lipides, sa rémanence et son élimination sont des paramètres difficiles à appréhender: encore une difficulté qui s’oppose à la notion de médicament. Sauver nos enfants du cannabis Comme on le voit, seule une substance issue du cannabis et ayant obtenu une AMM pourrait être qualifiée de «médicament», comme ce fut le cas pour bon nombre de molécules d’origine végétale présentes aujourd’hui dans notre pharmacopée. Ceci n’exclut pas que les recherches puissent se poursuivre pour mieux connaître les mécanismes d’action du cannabis. Pour autant, nul individu responsable ne devrait en conscience utiliser l’argument du «médicament» pour justifier sa légalisation. Légaliser le cannabis serait synonyme de catastrophe sanitaire. Il nous faut sauver nos enfants du cannabis avant qu’il ne soit trop tard. Pour cela il faut que les pouvoirs publics prennent conscience qu’il est indispensable d’appliquer réellement notre arsenal répressif, mais également de mettre en place un plan de prévention destiné à informer nos jeunes élèves, dès l’école primaire, sur les dangers de cette drogue. Inspirons-nous de la Suède, dont la politique affichée en matière de toxicomanie a porté ses fruits. Depuis 1968, le gouvernement suédois a organisé une campagne antidrogue massive dans les écoles et les médias, de sorte qu’une génération a déjà grandi parmi les messages fondés sur la théorie de la drogue d’introduction. La création d’un poste de coordonnateur national antidrogue a permis de coopérer avec les autorités, les conseils municipaux, les conseils de comté, les ONG, etc… et d’influer sur l’opinion publique. La plupart des municipalités ont nommé une personne chargée d’organiser la prévention, auprès des écoliers et des parents. Les programmes commencent dès l’école élémentaire et figurent à tous les niveaux scolaires. Cette politique a l’appui de tous les partis politiques et de 95 % des citoyens (on croit rêver, quand on pense à l’attitude de certains de nos politiciens). Certes cette politique coûte entre 0.2 et 0.4 % du PIB suédois alors que la France n’y consacre que 0.1 % de son PIB. En conclusion, l’expérience vécue par les pays ou les états américains qui ont légalisé le cannabis doit nous inciter à refuser cette éventualité dans notre pays. La logique financière et économique ne doit plus primer sur la santé de notre société. Introduire la légalisation du cannabis serait synonyme d’une catastrophe sanitaire dont nos pouvoirs publics porteraient une lourde responsabilité devant l’histoire et nos générations futures. Le lien: https://amp.lefigaro.fr/vox/societe/legaliser-le-cannabis-c-est-risquer-une-catastrophe-sanitaire-20190710 A +
  7. Pour l'Académie nationale de pharmacie, parler de cannabis "thérapeutique" est une dénomination "abusive et dangereuse" qui "trompe les attentes des patients". Sur le site européen de production de cannabis thérapeutique du groupe canadien Tilray, à Cantanhede au Portugal, le 24 avril 2018 AFP/Archives - PATRICIA DE MELO MOREIRA Parler de cannabis "thérapeutique" est une dénomination "abusive et dangereuse" qui "trompe les attentes des patients", dénonce l'Académie nationale de pharmacie, alors qu'une légalisation de cet usage sera expérimentée en France d'ici quelques semaines. Selon l'institution, l'expression même de "cannabis thérapeutique" est à bannir, car elle entraîne "une banalisation de préparations de cannabis" qui comportent des dangers pour la santé et ne présentent pas les mêmes garanties que des médicaments. "Le cannabis dit thérapeutique ne peut apporter les garanties d'un médicament" Un groupe d'experts mis en place par l'Agence du médicament (ANSM) doit se prononcer fin juin sur les contours d'une future expérimentation du cannabis thérapeutique, qui autorisera l'usage de préparations directement issues de la plante dans certaines indications bien définies et en cas d'échec des autres médicaments et thérapies disponibles. "Mélange végétal composé de 200 principes actifs différents, variables en quantités et en proportions en fonction des modalités de culture, de récolte, de conservation, n'étant ni dosé, ni contrôlé, le cannabis dit thérapeutique ne peut apporter les garanties d'un médicament", estime pourtant l'Académie de pharmacie dans un communiqué. Deux molécules contenues dans le cannabis, le tétrahydrocannabinol (THC) et le cannabidiol (CBD) "fournissent les principes actifs de médicaments", de même que "la morphine extraite du pavot", compare-t-elle. "Pour autant, même si la morphine ou la codéine entrent dans la composition de médicaments, l'opium "thérapeutique" n'existe pas". Risques de dépendance L'Académie de médecine souligne encore que le statut de médicament "dépend d'un processus rigoureux de contrôle, d'analyse des risques et de validation" et juge que "toute appellation "médicale" ou "thérapeutique" appliquée à un produit n'ayant pas suivi ce long processus réglementaire, est abusive et illicite". Elle met par ailleurs en garde contre les risques de dépendance, d'ingestion accidentelle par les enfants, d'infarctus et de cancer du poumon liés à l'usage du cannabis. Source: sciencesetavenir.fr
  8. Sauvons nos enfants du cannabis, il y a urgence ! Tribune Pr Jean-Pierre Pujol, Pr émérite de l’université de Caen, membre du Centre national de prévention, d’études et de recherches sur les toxicomanies (C.N.P.E.R.T). La Croix le 06/05/2019 à 14:31 À l’heure où le marché florissant du cannabis suscite la convoitise de lobbys sans scrupule qui prêchent pour sa légalisation, il est urgent de rappeler quelle est la situation de ce fléau dans notre pays et les ravages qu’il génère chez nos ados. Le cannabis n’est pas une « drogue douce », comme certains voudraient le faire croire à notre jeunesse. Déjà 300 000 enfants de 12 à 15 ans ont expérimenté ce produit et souvent son usage est associé au tabac et à l’alcool, ce qui aggrave encore les méfaits sur l’organisme. Il faut savoir que la consommation du cannabis est responsable de 300 morts de la route et que le risque d’accidents mortels est 14 fois plus grand lorsque l’alcool est associé. De plus, les troubles physiques et psychiques sont nombreux, menant souvent à la violence, à une forte tendance suicidaire et parfois même à la schizophrénie. À cet égard une étude Néo-Zélandaise montre que sur 1 000 adolescents qui avaient commencé à consommer au collège, 100 d’entre eux (10 %) étaient devenus schizophrènes à 18 ans. Perte irréversible du Quotient Intellectuel Fumer du cannabis provoque une perte d’attention chez les élèves, une difficulté à suivre les cours, à mémoriser les données, et compromet gravement le parcours scolaire. Les enseignants nous disent qu’ils ont affaire à des individus complètement apathiques, démotivés et parlent de la « drogue de la crétinisation ». Une perte irréversible de 9 points de Quotient Intellectuel (Q.I.) est d’ailleurs observée chez les consommateurs permanents. Ce tableau ne fait que s’assombrir avec l’augmentation du taux de THC (tétrahydrocannabinol) dans les produits actuels. Il faut ajouter que l’addiction au cannabis, surtout lorsqu’elle apparaît très tôt chez les adolescents, conduit parfois à la recherche de drogues encore plus néfastes, comme la cocaïne et l’héroïne. Comment, dès lors, peut-on plaider en toute conscience pour une légalisation du cannabis dans notre pays ? L’argument de certains serait d’invoquer les vertus thérapeutiques potentielles de cette drogue, et c’est le truchement par lequel sont passées les nations qui ont choisi cette option, comme le Canada récemment. Mais les données expérimentales dont nous disposons actuellement ne permettent pas de considérer le cannabis comme un médicament car il se montre très inférieur aux substances déjà mises sur le marché et utilisées dans les pathologies concernées, avec par contre des effets secondaires importants, notamment sur la sphère cardio-vasculaire. On peut admettre que les recherches sur certaines substances présentes dans la feuille de cannabis puissent se poursuivre mais ceci n’implique pas pour autant de passer à la légalisation. Une crise sanitaire nationale Contrairement à des pays comme la Suède, qui a mis en place une politique efficace de lutte contre la toxicomanie, basée à la fois sur la répression et sur la prévention, les pouvoirs publics français ne se montrent pas à la hauteur d’un problème qui s’apparente à une crise sanitaire nationale. D’ailleurs, la France est classée en tête des 28 états européens pour la consommation de cette drogue. Combien de temps faudra-t-il pour que l’on prenne conscience de l’urgence d’intégrer dans les programmes scolaires, et ce dès l’école primaire, une information auprès de nos enfants sur les dangers de cette drogue « lente » ? Il faut absolument que Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse, associé à la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, mette en place de façon urgente un plan scolaire d’information dont l’exécution serait supervisée en région par les recteurs d’académie. Des structures d’accueil pour les parents Enfin, avec la demande pressante de nos concitoyens d’une plus grande proximité des services publics, il serait intéressant de prévoir des structures d’accueil pour les parents touchés par ce problème et qui vivent un drame familial de façon silencieuse. Ces derniers, bien souvent considèrent comme déshonorante la situation de leur enfant atteint par le fléau et refusent d’en parler. Ils ne savent pas à quel service s’adresser pour trouver des spécialistes qui soient à l’écoute et leur permettent de « tirer d’affaire » leur enfant. Seul un soutien médical et familial peut laisser espérer un retour à la normale avant qu’il ne soit trop tard. Pourquoi ne pas prévoir de telles structures au sein des maisons « France Services » proposées par le président de la République ? https://www.la-croix.com/Debats/Forum-et-debats/Sauvons-enfants-cannabis-urgence-2019-05-06-1201019941
  9. FIGAROVOX/TRIBUNE - Alors qu’a eu lieu la «journée internationale du Cannabis» le 20 avril dernier, le professeur Jean Costentin s’interroge sur l’image marketing que nombre d’intérêts privés donnent à cette drogue, et rappelle combien elle est nocive, notamment chez les adolescents. Le professeur Jean Costentin est membre des Académies Nationales de Médecine et de Pharmacie, contributeur du CERU, le labo d’idées universitaire, et président du centre national de prévention d’études et de recherches sur les toxicomanies (CNPERT). Il est l’auteur de «Le désastre des toxicomanies en France» (Éditions Docis, 2018). La journée internationale du Cannabis du 20 avril dernier a tout de l’opération marketing réussie: depuis le nombre de prises de position favorables à la légalisation s’est envolé (députés, associations, journalistes…) et les entreprises qui ont misé sur le commerce légal du cannabis voient le cours de leurs actions s’envoler sur les marchés boursiers. La pression médiatique, alimentée par d’énormes intérêts financiers n’a jamais été aussi forte pour prôner la légalisation du cannabis dans notre pays. Parmi les arguments qui épaulent cette revendication de consommateurs et des «idiots utiles» qu’ils ont subverti, certains doivent être réfutés en priorité. Le tabac et l’alcool, licites, seraient, selon eux, plus dangereux que le cannabis, qui est illicite ; «ne pouvant plus interdire ces premiers, il faut légaliser ce dernier». Ce statut licite du tabac et de l’alcool, a permis de recruter 13 millions de fumeurs, 4 à 5 millions de sujets alcoolo-dépendants et quelques centaines de milliers d’alcooliques. Pour le cannabis, on en est déjà à 1. 300.000 usagers réguliers. S’agissant d’une drogue prohibée, cela atteste de son fort pouvoir d’accrochage. Chaque année meurent en France 79.000 victimes du tabac ; il faut y ajouter de multiples handicapés ; l’alcool, lui, tue 49.000 des nôtres. Comparativement, la route, objet de grandes attentions, ne fait que 3.600 morts. Impuissants à arracher les sujets dépendants du tabac et de l’alcool, la folle idée serait d’y ajouter les drames prévisibles de la légalisation du cannabis. Rappelons que le cannabis est plus dangereux que l’alcool ou le tabac, auxquels, en plus, il est souvent associé. Il est toxique pour le corps. Comparé au tabac, sa combustion génère 5 à 7 fois plus d’oxyde de carbone (CO), qui restreint le transport de l’oxygène des poumons aux muscles, dont le cœur. Le cannabis est à l’origine d’artérites, d’accidents vasculaires cérébraux, il est la troisième cause de déclenchement d’infarctus du myocarde. Sa combustion engendre 5 fois plus de goudrons cancérigènes (pour la sphère O.R.L. et broncho-pulmonaire). Par son tétrahydro-cannabinol (THC), il diminue les défenses immunitaires. Il perturbe le déroulement de la grossesse et l’enfant qui en naîtra. Il vient d’être établi que les personnes en âge de procréer consommant du THC confèrent à leur progéniture, par un mécanisme épigénétique, une vive appétence pour les drogues qui s’exprimera dès leur adolescence. La toxicité psychique du cannabis est considérable. Le THC induit une ivresse ; il incite à la consommation d’alcool ; leur association, par une potentialisation mutuelle, s’exprime sur la route et dans diverses activités professionnelles. Perçu dans ses premiers usages comme anxiolytique et/ou antidépresseur, il incite à un abus qui induit une tolérance à ces effets ; alors anxiété et dépression réapparaissent plus intensément qu’à l’origine, avec de fortes tendances suicidaires. Perturbant l’éveil, l’attention, le traitement des informations, la mémoire de travail sans laquelle ne peut se constituer une mémoire à long terme (une culture), suscitant un syndrome amotivationnel, c’est la drogue de la crétinisation: «la fumette ça rend bête» ; «pétard du matin, poil dans la main ; pétard du soir, trou de mémoire». Au long cours, le cannabis fait perdre irréversiblement 9 points de Quotient Intellectuel (Q.I.). Dans la compétition qu’est la mondialisation, à l’inverse du dopage, le cannabis sera un très lourd handicap. Le THC a des liens irréfragables avec la schizophrénie/la folie (au sens commun de ce terme). Ce risque est d’autant plus marqué que sa consommation est plus précoce (dès le collège, 300.000 de nos adolescents s’en sont déjà approchés). Plus tôt l’essayer, c’est plus vite l’adopter et plus intensément se détériorer. Ce risque s’accroît d’autant plus que les doses sont plus élevées (or le taux de THC dans les produits en circulation a augmenté d’un facteur 6,5 au cours de ces 30 dernières années). Dans une étude Néo-Zélandaise, sur 1000 adolescents qui avaient débuté sa consommation au collège, 100 d’entre eux (10%) étaient schizophrènes à 18 ans! Une étude récente montre que 20% des schizophrénies seraient liées à la consommation de cannabis. Tous les États ayant légalisé le cannabis sont passés par la «manip’» du cannabis dit thérapeutique. En l’état présent des connaissances, le rapport bénéfices/risques qui sert à adouber un médicament est très nettement en défaveur du cannabis. Compte tenu de la gravité et du nombre importants de ses méfaits ; qui pourrait, en conscience, se déclarer favorable à sa légalisation? http://www.lefigaro.fr/vox/societe/quand-le-marketing-du-cannabis-vise-a-faire-oublier-ses-ravages-chez-nos-adolescents-20190503 Ola Un petit baroud d'honneur de la part de l'ancien. Sa retraite fera plaisir à tout le monde du moment qu'il se tait à jamais. Peace
  10. Moon Rocks : Une nouvelle drogue avec un taux de THC inquiétant ! Les « moon rocks » et autres « sun rocks » sont en réalité des têtes de plants de cannabis qui ont « mariné » dans de l’huile de hasch, elle-même extraite à base de procédés chimiques. De la même façon que le butane permet d’obtenir de l’huile essentielle de cannabis, plusieurs techniques donnent la possibilité à des chimistes en herbe - pas forcément bien intentionnés - de créer des dérivés ultra-dangereux. L’aspect, aussi, est totalement nouveau. On connaissait le pollen, une résine de cannabis très jaune mais très poudreuse. Là, il s’agit d’une substance très orange, assimilable à du miel séché et qui, également en termes de tarifs, dépasse de loin ce qui se pratiquait jusque-là : en moyenne, 100 € le gramme. Plus cher que la cocaïne. Sur Snapchat, les dealers évoquent un taux de THC de 90%./ Repro DDM (ndpolo: On parle de Moonrocks et on nous présente des extractions type huile niveau concentration en thc pour mieux comparer à le cocaïne et pousser l'amalgame cannabis et drogue dure. Une MoonRock ce n'est rien d'autre qu'un bud trempé dans l'huile et roulé dans du Hasch en poudre... Alors certes l'huile est un produit très concentré mais la puissance est diminuée par l'apport de matière végétale) Des taux de THC jamais atteints et risques accrus d’overdose Sur Snapchat, des dealers de Varèse assurent que ces produits seront « disponibles pour les fêtes » à l’occasion de « ventes flash » organisées à l’abri du regard des forces de l’ordre « que nous respectons », est-il précisé dans le post. Non sans un drôle de déferrement. Toujours d’après ce qui est écrit sur leur compte « Snap », ils annoncent un taux de THC à hauteur de 90 %. Impossible selon certains experts. Alors, publicité mensongère ? (ndpolo: oui) Relativement récente, cette drogue est parfois prescrite, comme au Canada, dans le cadre de thérapies médicales pour des patients souffrant de pathologies très graves. Sur la toile, plusieurs articles alertent sur les risques d’overdose liés aux « moon rocks » et « sun rocks », encore peu connus dans la Ville rose. En 2013, pourtant, une saisie exceptionnelle réalisée par la police a permis de mettre la main sur des produits contenant jusqu’à 70 % de THC. Cet été, une matière « gluante » a été analysée : plus de 50 % de THC. C’est la Wax. Un autre dérivé qui peut être comparé à de l’huile essentielle de cannabis (lire ci-dessous). On n’arrête pas le progrès. Ni ses dangers. (Ndpolo: encore une présentation tendancieuse car la puissance d'une Moonrock dépend de la quantité d'huile absorbée par la weed, le tout sur fond d'abus de langage avec le terme overdose. rien à voir avec la cocaine encore une fois ou l'héroine mais ils ne sont pas à ça près... Des tutoriels d’extraction sur le web Extraction avec ou sans solvant, BHO (« Butane Hash Oil » ou huile de cannabis), « dabbing », « budder », « shatter », « crumble » : le temps de l’herbe disséminée dans un « pétard » est bel et bien révolu. Et fait la part belle à un champ sémantique anglo-saxon limite culinaire qui renvoie en réalité à de nouveaux modes de consommation de la drogue hyperdangereux. (Ndpolo le premier danger du bho est l'extraction au butane qui pollue et risque d'entrainer explosion, incendie si on ne fait pas attention) En effet, l’extraction des terpènes et cannabinoïdes pour les transformer en huile essentielle génère une très grande concentration de THC. La Wax, par exemple, qui ressemble à la cire ou de la sève, peut être fumée en créant un fil qui vient s’enrouler autour du joint ou être vapotée pour la modique somme de 75 € le gramme. Dégâts assurés d’après certains consommateurs. Il est même possible de vapoter l’huile de cannabis avec des cigarettes électroniques./ Photo AFP « Éviter les nuisances de la fumée »… Pour des effets encore plus directs, il est conseillé de « dabber ». C’est-à-dire de vapoter, avec une cigarette électronique ou, plus classique, avec une pipe à eau. Le goût serait plus préservé. « Cela permet d’éviter les nuisances liées à la fumée », lit-on, ahuri, sur le web. Parce que consommer des produits à plus de 50 % de THC n’est pas dangereux ? (Ndpolo: pas de la même façon bien moins de risques sanitaires qu'un fil de wax en joint) Le « budder » est une pâte quand le « shatter » est comparé à du verre brisé. Ce dernier est décrit comme la forme la plus pure de l’huile de marijuana. Et encore une fois, même les sites ayant pignon sur rue pour faire la promotion de ces nouveaux dérivés du cannabis préviennent les lecteurs - éventuels fumeurs - des risques d’overdose. Mais s’il n’y avait que cela. Désormais, de véritables tutoriels de « cuisine » sont à disposition des internautes pour créer de la résine vivante, de l’huile à base de têtes de « beuh » congelés, ou encore du « bublle hash » qui s’obtient avec de l’eau glacée et plusieurs filtres. Ou la Rosin Tech, dernière technique d’extraction sans solvant, qui consiste à créer de l’huile avant de la presser pour obtenir une résine plus compacte. Le « must have » selon les puristes. Oui, ça fait peur. (ndpolo : La Rosin Tech nous vous la présentions il y à déja plus de 2 ans c'est en fait la tête de weed que l'on presse à chaud pour extraire quelques gouttes d'huile) Source: ladepeche.fr Joli ramassis d'amalgames
  11. Sur le plan des principes, il n’y a aucune justification morale à ce que l’État autorise, à des fins de financement, une pratique mauvaise. Faut-il légaliser le cannabis ? Telle était la question posée, ce lundi matin 13 mars, par Le Parisien. Dans cette campagne présidentielle, plus rien n’étonne. Je ne suis donc pas surpris – contrarié, tout au plus – que le seul débat de fond qui ait survécu à la stérilisation médiatique massive à base de « scandales-gate » plus ridicules les uns que les autres soit la légalisation ou non du cannabis. L’immigration, la croissance exponentielle du crime, la politique étrangère, la fiscalité ou le marché du travail attendront : aujourd’hui, on parle d’un truc sérieux, man… L’article en question, qui ne prend pas spécialement position par ailleurs, n’en vante pas moins le « pragmatisme des économistes » et relate le succès commercial de la légalisation au Colorado. Ces arguments peuvent, en général, se résumer ainsi : « On pourra taxer, donc nouvelles recettes pour l’État, et comme ça, on assèche les trafics. » D’une pierre deux coups avec de l’argent en prime, ce qui est quand même le principal. C’est sur cet argument économique que j’aimerais m’arrêter quelques instants. Sur le plan des principes, il n’y a aucune justification morale à ce que l’État autorise, à des fins de financement, une pratique mauvaise, à moins que soit démontré préalablement que la tolérance est, tout compte fait, meilleure pour l’intérêt général que la prohibition pure et simple. Le fait que cet argument économique soit en général le premier à être mis en avant est révélateur de l’importance démesurée qu’a prise l’argent dans notre mode de pensée, dans nos vies, et des extrémités auxquelles cela nous mène. Ce genre d’impératifs était, autrefois, discuté honteusement dans le secret des cabinets et des bureaux, portes closes et rideaux de velours tirés. Aujourd’hui, c’est place publique qu’on veut justifier que ce qui était un délit devienne légal juste par ce que ça rapporte. Taxons l’esclavage ou le contrat d’assassinat : avec cette logique, on va être très riche. En outre, le raisonnement est très vicieux parce qu’il présente la chose comme si nous gagnions de l’argent grâce à la légalisation du cannabis. Mais il faut bien garder ça en tête : celui qui va gagner de l’argent, dans l’histoire, c’est le même qui vous écrase d’impôts, de droits, de taxes, de timbres, de cotisations, d’amendes et qui, après nous avoir allégés de la moitié de ce qu’on a gagné dans l’année (au bas mot), trouve encore le moyen de vous dealer de la drogue pour se remettre à flot. Vous comprenez, avec 1.200 milliards d’euros de recettes par an, « il ne peut rien mettre de côté », comme disait l’autre. Pour ce qui est d’assécher les trafics, la discussion est plus technique même si, intuitivement, vous et moi savons très bien que, quand bien même les trafiquants perdraient de l’argent – ce qui est loin d’être sûr -, se restructurer n’est pas très difficile pour une entreprise qui n’a à payer aucune indemnité, ni craindre aucune grève ou procédure d’alerte. Et puis, un dealer qui ramassait 10.000 euros par mois en glandouillant au coin de la rue ou en faisant des tours de scooter dans les beaux quartiers va-t-il vraiment, tout d’un coup, pointer chez IKEA à 8 h 30 pour un SMIC ? À cet égard, l’Institut pour la justice a publié une série d’entretiens relativement courts et très intéressants où des intervenants comme Jean-Frédéric Poisson, le professeur Costentin ou Serge Lebigot démontrent bien l’inanité technique de cet argumentaire, et expose l’hypocrisie sous-jacente de ses partisans, ainsi que la complicité d’une partie des pouvoirs publics. On apprend par exemple que, dans les écoles publiques, les associations chargées de faire de la prévention sont, pour la plupart, des associations promouvant la légalisation… Cela fait longtemps qu’on parle de guerre contre la drogue. Une « drôle de guerre », en vérité jusqu’ici. La vraie ne fait que commencer. Charles Rouvier Juriste Source: bvoltaire.fr
  12. En Tunisie, la Zatla (le cannabis) est cultivée incognito dans plusieurs régions humides; elle est transformée dans divers ateliers clandestins; mais elle est commercialisée de plus en plus au grand jour par de vrais criminels dans les lieux publics, ciblant particulièrement des consommateurs vulnérables et très jeunes. Toute une filière économique lucrative, mafieuse et ramifiée autant auprès des producteurs que des dealers et leurs protecteurs nichés dans les écosystèmes politiques, sécuritaires et juridiques. Et cela ne s’arrête pas là, puisque le caractère clandestin et illégal de cette filière finit par engorger les prisons, donner du travail à des centaines de gardiens de prison, des centaines de juges, d’avocats et autres services liés; le tout aux frais des victimes et de leurs familles. Des lourdes peines et parfois de graves sévices sont subits par les jeunes et les moins jeunes détenus en prison pour cause de consommation de la Zatla. À leur libération, certains finissent en djihadistes et d’autres en grands bandits de grands chemins. Il faut dire que les prisons en Tunisie sont conçues, gérées et financées de manière à servir de «camps de concentration» pouvant être utilisés comme levier de pouvoir et de pression politique. La situation des prisons engorgées par des détenus liés à la filière du cannabis a été récupérée par le Président Essibsi, lors de sa dernière campagne électorale, et là revoilà de nouveau instrumentalisée pour affronter les prochaines échéances électorales (élections municipales). L’enjeu de la dépénalisation de la Zatla par le Président de la Tunisie nous rappelle l’Amérique du Sud et ses présidents et hommes de pouvoir ayant eu des proximités complices avec les milieux de la drogue. Plusieurs présidents latino-américains ont été d’ailleurs condamnés pour complicité, collusion ou appui aux cartels de la drogue. Ces cartels très puissants et omniprésents dans les rouages centraux du gouvernement ont toujours eu leurs appuis dans les plus hautes instances de l’État. Le président Noriega fut condamné pour ces complicités à 40 ans de prison ferme, et ce par les Américains, qui ont vu que les administrés sud-américains n’étaient pas capables d’agir contre les cartels et les enjeux de la drogue en présence. Plein d’autres ministres et chefs d’État ont mouillé dans ces activités illégales et dangereuses pour le développement social et ont été condamnés à un moment ou à un autre de leur vie. Le président Essibsi a réuni le Comité de la sécurité nationale pour parapher et mettre sa touche propre au dossier de la dépénalisation de la consommation de la Zatla, avec tous les enjeux liés à cette filière qui pénalise plus le consommateur que le producteur ou le dealer. Ce Comité de sécurité nationale, constitué des ministres les plus puissants dans le gouvernement avait à son ordre du jour les modalités de dépénalisation, avec tout un décorum de signatures de décisions déjà prises, prenant de facto ce Comité comme un écran de fumée, un coupe-vent ou encore un pare-chocs dans le contexte préélectoral des élections municipales. Beaucoup de citoyens peuvent se questionner quant aux vraies raisons de telle précipitation dans la dépénalisation. Il faut gratter un peu plus l’écran de fumée lié à ce processus et à ses graves conséquences sur les jeunes, sur les valeurs de la Tunisie et sur les ambitions collectives issues de la révolte de 2011. Le cannabis : un vicieux dopage pour la croissance Le Président Essibsi s’engage personnellement pour alléger ou pardonner les peines liées à la consommation du Cannabis. Il n’est pas le seul, il fait partie de ceux qui pensent que la prohibition est inefficace et pour plusieurs autres raisons d’État. On le sait, plusieurs pays européens ont introduit dans leur réforme de calcul de la croissance de leur PIB plusieurs activités illégales et informelles comme le commerce du cannabis et la prostitution. Ces activités, une fois légalisées ou à moitié reconnues ont permis de doper la croissance du PIB néerlandais de 0,4 %, de 0,5 % le PIB britannique, de 3% le PIB italien, de 2,56% le PIB de l’Espagne. Plein d’autres pays et gouvernements sont prêts à tout pour des résultats sur le tableau de la croissance du PIB. En Tunisie de 2017, la Zatla peut être envisagée comme ultime facteur de croissance, dans un contexte morose, d’économie stagnante et des acteurs politiques à la recherche de la moindre décimale dans le calcul de la croissance. C’est hallucinant! Selon le prestigieux journal The Economist, le cannabis constitue dans le monde une manne de presque 300 milliards $US de chiffre d’affaires annuel; ce produit intéresse plus de 250 millions de consommateurs illicites. Le journal ajoute le cannabis pourrait constituer un «facteur de compétitivité» pour l’attraction de plus de touristes, particulièrement dans les pays prêts à tout pour promouvoir leur tourisme. Oui, ces pays sont déjà en crise et après avoir fermé l’œil sur la pédophilie des touristes, ils peuvent faire un pas additionnel pour agrémenter le tout avec une consommation de cannabis libre et bénie par l’État. Les Philippines, la Thaïlande et d’autres pays sont cités dans ce cadre. Mais allons-nous jusqu’à mettre la Tunisie, pays déclencheur du Printemps arabe dans ce peloton de la honte, suite aux décisions de Essibsi et de son Conseil de sécurité nationale? Question brulante, s’il en est! Dépénaliser la Zalta en Tunisie va probablement alléger certains excès notamment au regard des jeunes pris en flagrant délit de consommation. Mais, cela ne peut se faire correctement sans accompagnements éducatifs et actions de sevrage, le cas échéant. Je ne suis pas certain que les analyses menées au sein du gouvernement vont jusque-là. Ce n’est pas une mince affaire; dépénaliser, mais encore faut-il que le système public apporte des nouvelles actions et approches pour aider les jeunes à s’en sortir de ce piège et prévenir ses néfastes conséquences sociales. C’est aussi, une question de moyens et d’agenda. L’argument de la légalisation du cannabis en Tunisie peut être porteur de votes lors des élections, mais porteur aussi de troubles dans les modalités de mise en œuvre et de gestion pénale quand il vient le temps pour distinguer entre les divers consommateurs et éventuellement les différentes actions à mener pour bien agir. L’argument de la dépénalisation de la Zatla est certainement très séduisant pour certains conseillers du Président et du Chef du gouvernement actuels. Oui, cela peut augmenter la croissance, doper le tourisme et réduire les dépenses publiques (prisons, tribunaux, agent de gardiennage, autres frais par prisonnier). La Ministre des Finances était présente à la rencontre du Comité de la sécurité nationale, mais on ne sait pas si dans ses dossiers feuilletés lors de la réunion figure une analyse d’impacts du projet présidentiel voulant relaxer et dérèglementer les interdictions au sujet de la filière de la Zatla. La compétence et la fiabilité de la Ministre sont en cause, et pas pour la première fois. On peut avancer sans trop se tromper que le projet présidentiel est financièrement rentable : plus de décimales dans le taux de croissance, moins de dépenses publiques et probablement une meilleure attractivité touristique. Mais, il est certainement déficitaire sur le plan social et stratégique. Une telle mesure ne peut que diviser encore plus la Tunisie, créer de l’extrémisme religieux (par revanche) et générer plus de délinquances des consommateurs et plus de déviances chez leurs protecteurs nichés au cœur de l’État. Dérision du pouvoir et déviance de ses valeurs Nous n’avons pas vu la Ministre de la Santé sur les clichés communiqués de la réunion organisée au Palais de Carthage, à l’initiative du Président. Est-ce par omission, par conviction ou par déni que la Ministre de la Santé a été exclue de la rencontre? On peut se demander si les enjeux de santé publique sont pris en compte dans le cadre des processus de relaxation de la législation régissant la filière du cannabis en Tunisie. Les enjeux et les conséquences sont majeurs pour la santé publique : dépendances, impacts néfastes sur le développement du cerveau des jeunes, maladies liées à la dépendance, dépenses en santé en flèche, santé mentale, etc. Qui a documenté ces impacts? Cela dit, on peut se demander comment ce Comité peut tolérer durant la transition démocratique, une autre transition entre une symbolique d’État-Providence et une symbolique d’État-Délinquance. Le silence assourdissant de certains partis politiques actifs sur la scène politique est de facto, complice dans le contexte préélectoral ambiant. Le paysage politique est changeant et de plus en plus polycentrique (plusieurs centres de décision et de pressions), et on peut s’attendre à un sursaut de conscience la société civile pour condamner sans réserve ce processus et pour savoir un peu plus sur les vraies raisons de l’État. À ce sujet, les observateurs déplorent les décisions prises sans données probantes ni preuves documentées par des évaluations d’impacts sur les équilibres sociaux : la cohésion des ambitions, la confiance interrégionale et intergénérationnelle… sans parler des valeurs de probité et de courage qui ont toujours animé la Tunisie depuis des siècles. L’imminence des élections municipales force le silence des acteurs politiques, et le Président en profite pour forcer le passage institutionnel et décréter son point de vue. On peut s’attendre à ce que la société civile et les organismes communautaires de la Tunisie démocratique s’opposent fermement à ces dérives, par des réactions citoyennes, des pressions de contre-pouvoir, voire même par des plaintes pénales pour préjudice lié à la délinquance de l’État et du gouvernement en cause. Par Asef Ben Ammar, Ph. D. Analyste en économie politique Publié le:2017-03-16 09:02:46 Source: https://www.babnet.net/festivaldetail-139933.asp
  13. Le cannabis n’obscurcit pas seulement l’esprit de ses consommateurs, il atteint aussi gravement celui des bigots de sa légalisation. La prohibition de l’usage du cannabis fonctionnant très mal en France, certains candidats à la présidentielle, tout comme le secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, qui relativise ses méfaits sanitaires (ce qui est inattendu, s’agissant d’un médecin), prônent sa dépénalisation – préalable à sa légalisation. En politicien habile, M. Le Guen assortit, d’ailleurs, sa proposition de quelques précautions d’usage pour enfumer le « bigot de la prohibition », selon ses termes. C’est un de ces « bigots » qui lui répond ici. NdPolo: Boulevard Voltaire est un site généraliste d'information, lancé le 1 octobre 2012 par Robert Ménard et Dominique Jamet. Il est classé à l'extrême droite. Si, comme lui, nous constatons que la prohibition du cannabis, instaurée par la loi de 1970, n’a pas empêché les Français d’être, parmi les 28 États membres de l’Union européenne, les recordmen de sa consommation, il faudrait peut-être tenter de comprendre pourquoi et par la faute de qui cette prohibition ne fonctionne pas, avant d’envisager d’y renoncer. La loi de prohibition du cannabis est largement incomprise des adolescents – comme de leurs parents, d’ailleurs. Il faudrait l’expliquer et, encore plus, la justifier à partir des considérations sanitaires qui devraient prévaloir ; si on n’explique pas pourquoi le cannabis est délétère pour la santé physique et pour la santé psychique, la loi apparaît tel un oukase de « papys grognons », conçue pour « emmerbéter les mômes ». Ainsi a-t-on vu croître le nombre des parents qui ignorent cette loi et qui, y contrevenant eux-mêmes, se mettent hors jeu pour en faire la pédagogie. Les enseignants, dont les efforts sont ruinés au quotidien par l’intrusion du cannabis dans le cerveau des élèves avec les catastrophes éducatives corrélatives, ne sont pas formés pour en parler. Dans mes actions pour exposer les méfaits du cannabis, je me suis heurté à la bastille imprenable de l’Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) de mon académie. Cette obstruction à la formation sur ce thème des formateurs de nos jeunes paraît délibérée. NdPolo: big up l'iufm de rouen^^ Ce n’est que depuis peu que les parents prennent conscience de l’envahissement de notre société et de la menace de contamination de leurs enfants par le cannabis, au pays qui compte près de 100.000 dealers de cannabis ; nos jeunes, quant à eux, sont très régulièrement destinataires de messages biaisés, fallacieux, dont certains émanent même de membres du gouvernement ou des assemblées. La Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT) eut pour directrice Nicole Maestracci, puis pour directeur Didier Jayle, qui se démasquèrent prolégalisateurs. Et quand, à un prix exorbitant, la MILDT, alors dirigée par Étienne Apaire, faisait passer un clip de quelques dizaines de secondes fustigeant cette drogue (clip abscons pour des esprits embrumés de cannabis), dans les jours suivants, une chaîne de télévision présentait une émission interminable qui entonnait un hymne au cannabis, sans la moindre allusion à ses méfaits. Dans ce contexte, qui peut raisonnablement s’étonner que la prohibition ne fonctionne pas. La pandémie cannabique est le résultat de manipulations délibérées, entretenues et périodiquement ranimées, la déclaration de Jean-Marie Le Guen ou le programme présidentiel de Benoît Hamon en étant les récents avatars. Cette situation n’est pas irréversible, comme le montre l’exemple suédois, si peu cité qu’il est ignoré. Il devrait, pourtant, inspirer nos politiques publiques. Dans les années 1970, le cannabis (cinq fois moins riche en THC que celui qui circule actuellement) coulait à flot sur la jeunesse suédoise quand fut établie (Sven Andréasson, 1983) sa responsabilité dans la survenue de la schizophrénie (« la folie »). La réponse fut l’adoption d’une loi proche de la loi française, mais que la Suède a su faire respecter. Elle y est parvenue par une pédagogie qui, de la maternelle jusqu’à l’université, comporte une quarantaine d’heures d’enseignement, d’entretiens dirigés, de débats sur les méfaits des drogues. Aujourd’hui, la Suède peut s’enorgueillir de compter (en proportion, bien sûr) dix fois moins de toxicomanes que la moyenne européenne… Le cannabis n’obscurcit pas seulement l’esprit de ses consommateurs, il atteint aussi gravement celui des bigots de sa légalisation. Ceux qui, aujourd’hui, requièrent la légalisation du cannabis ont déjà, pour beaucoup d’entre eux, exprimé leur volonté de voir autoriser toutes les drogues. Ils ont aussi plébiscité les « salles de shoot » qui pourront accueillir les multiples victimes supplémentaires de leurs choix irresponsables. Pr. Jean Costentin Président du Centre National de Prévention d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies (CNPERT). Source: bvoltaire.fr
  14. Interview du Professeur Costentin Comme annoncé dans un article précédent :la contre-attaque ! L’Institut pour la justice interviewe le Président du CNPERT Le Professeur Jean Costentin est un des grands spécialistes français en neuro-psychopharmacologie. Membre de l’Académie nationale de Médecine et l’Académie nationale de Pharmacie, professeur en pharmacie à la faculté de Rouen, il dirige également une unité de recherche en neuro-psychopharmacologie associée au CNRS. Vidéo #1: le cannabis est-il dangereux ? Bientôt l'intégralité de la conférence : Vidéo #2 - Education : les conséquences du cannabis Vidéo #3 - Santé : que penser des médicaments à base de cannabis Vidéo #4 - Justice : les lourdes conséquences d'une dépénalisation Je me suis inscrit pour recevoir les liens des autres vidéos... à suivre! Source: institutpourlajustice.org
  15. Le député socialiste des Bouches-du-Rhône Patrick Mennucci, la psychiatre Béatrice Stambul et 150 autres personnalités marseillaises ont lancé un appel pour la légalisation contrôlée du cannabis. « Marseille souffre des dommages causés par la prohibition du cannabis, assure le texte. Nous voulons porter le changement et appeler à une politique plus efficace et plus humaine. 15ème édition de la Marche mondiale pour la légalisation du cannabis à Lyon, mai 2016. SIPA. 00754620_000006 C’est pourquoi nous lançons de Marseille cet appel à la France, pour que, dans la période électorale qui arrive, le débat sur la légalisation du cannabis soit ouvert. » En somme, plutôt que de financer la guerre, quelquefois bruyante, entre stups et trafiquants, pourquoi ne pas couper l’herbe sous le pieds des dealers et légaliser le cannabis ? La police pourra être utilisée à des tâches plus urgentes comme surveiller les radicalisés et autres djihadistes, quoique ces univers soient, de toute façon, très connexes. Message reçu par Benoît Hamon. Et plutôt bien pensé. Même si un risque demeure: qu’une telle politique fasse monter la consommation dudit cannabis. « Et alors ? », objectera-t-on, fumer un joint ou boire un coup, quelle différence ? Après tout, en Angleterre, les rues, le samedi soir, sont pleines de gens imbibés qui titubent d’un pub à l’autre en gueulant des trucs incompréhensibles (pour un Français). N’aurait-il pas mieux valu fumer un petit pétard au coin du feu ? Le hash, après tout, ça a l’air… cool. Mais en vrai, ça fait quoi ? Certains vantent ses vertus thérapeutiques. D’autres un peu moins : une récente étude menée sur des consommateurs réguliers de cannabis a montré qu’il provoquait une baisse de l’irrigation sanguine du cerveau. Ce qui pourrait causer maladies cardio-vasculaires, AVC et réduction de la matière grise favorisant notamment l’apparition de la maladie d’Alzheimer. Tout est sur internet : je ne vais pas m’y attarder, mais plutôt apporter un témoignage subjectif. L’assèchement des sentiments Être contre la légalisation du cannabis, c’est un peu comme être contre le mariage pour tous : un peu réac, un peu ringard, pas dans le coup. Dans le coup pourtant, je l’ai été. D’accord, c’était il y a quarante ans ! Mais je fumais des pétards et prenais même du LSD… Quand vous prenez une substance hallucinogène (et le cannabis en est une, c’est une question de quantité) vous avez le sentiment d’augmentation de vos perceptions. C’est encore plus marqué avec le LSD où le monde autour de vous commence à ressembler à un tableau hyper réaliste. Mais j’ai eu des expériences similaires avec la marijuana. Au fond, c’est comme ce qu’a écrit Aldous Huxley dans Les Portes de la Perception. Partant du simple hash jusqu’au LSD et à la mescaline, ce sont des substances psychédéliques qui altèrent la conscience. Bon, j’avais la défonce mystico-intello. La plupart de mes compagnons avaient l’air plutôt abrutis, balançant la tête au son de la musique, ricanant bêtement d’une manière soudaine. Je ne sais pas la tête que font les jeunes d’aujourd’hui qui ont fumé un pétard : j’ai lâché l’affaire depuis longtemps. Mais il y a un effet sur lequel je veux insister qui est pour moi la raison pour laquelle il faut impérativement ne jamais toucher à ça, c’est l’assèchement émotionnel. Ça a été décrit par des psychologues, des usagers… En tout cas, pour moi c’était clair et terrible. Une drogue comme une autre Un des plus grands plaisirs que j’avais étant jeune, c’était de humer l’air du temps. Je m’emplissais du monde qui m’entourait et j’en savourais les émotions. Des émotions indescriptibles, liées à des images, des odeurs, qui me donnaient la chair de poule, me faisaient exulter, ressentir une joie interne : remonter une simple rue dans Paris était une aventure enivrante. Si j’ai fumé du cannabis, c’est sans doute parce que tout le monde (autour de moi) en fumait, par conformisme non-conforme. Et un jour, j’ai noté que ces délicieuses perceptions étaient comme mortes. La source de cette félicité s’était tarie. Les émotions étaient au « deuxième degré », distancées. J’essayais de les recréer mais elles ne m’étonnaient plus, ne me surprenaient plus. J’avais un contrôle mental sur les choses, j’éprouvais un sentiment de solidité, j’avais l’impression de m’être refermé. J’ai attribué ça au passage à l’âge adulte. Et un jour, quelqu’un d’autre a partagé avec moi son expérience, il l’attribuait à la prise de drogue. Mais lui, c’était des antidépresseurs. « Mind altering drugs » disent les Américains. Nous vivons dans un monde où beaucoup ont perdu la saveur de la vie à cause de toutes sortes de drogues, illégales ou légales, qui profitent à des dealers de rue ou à des compagnies pharmaceutiques internationales. Doit-on vraiment faciliter l’accès des jeunes aux portes de la non-perception, à la perte de ce qui est le plus précieux : le plaisir de vivre ? Pour faire la guerre aux dealers, légaliser le cannabis n’est pas la solution. Mieux vaut employer des fonds pour faire une vraie campagne de compréhension de ses effets et surtout de son absurdité. Et si vous voulez savoir ce que ça fait, lisez plutôt Aldous Huxley. Patrick Barthelot Source: causeur.fr
  16. La famille constitue l'un des principaux piliers de la prévention contre la consommation de drogues et d'alcool chez les jeunes Islandais. Atlantico : Depuis la fin des années 1990, l'Islande a mis en place tout un ensemble de mesures visant à réduire la consommation de drogues, mais aussi d'alcool et de cigarettes chez les jeunes : développement des activités en groupe, fréquence augmentée du temps passé avec les parents, interdiction de sortie au-delà d'une certaine heure, etc. Ainsi, alors que 17% des jeunes Islandais âgés de 15 à 16 ans affirmaient en 1998 fumer du cannabis, ils ne sont plus que 7% en 2016. La baisse est tout aussi significative pour la consommation d’alcool (42% en 1998 Vs 5% en 2016) et de tabac (23% en 1998 Vs. 3% en 2016). Quel impact positif peuvent effectivement avoir ce type de mesures prises par le gouvernement islandais pour lutter contre la consommation de drogues et d’alcool chez les jeunes ? Serge Lebigot Président de l’Association Parents contre la Drogue Serge Lebigot : Je suis tout à fait pour ce genre d’initiatives. A l’heure actuelle – et c’est mon expérience qui me le fait dire – la famille est l’un des plus gros problèmes lié à la consommation de stupéfiants chez les plus jeunes. Contrairement à ce que l’on croit, il y a beaucoup d’enfants qui ont peu de lien avec leurs parents, qui généralement rentrent tard, ne participant pas à la réalisation des devoirs notamment ; parfois aussi, certains enfants se retrouvent seuls le week-end. Dans ces conditions, à un moment donné, l’enfant fait une ou plusieurs rencontres avec des camarades dans une situation familiale similaire, qui, eux, ont déjà commencé à consommer de la drogue, et c’est comme cela que l’engrenage s'instaure. Quant à l’interdiction de sortie (le gouvernement islandais interdit aux jeunes de 13 à 16 ans de sortir après 22h l’hiver, et après minuit l’été – ndlr), ce que l’on peut dire, c’est qu’effectivement, ce cadre de sortie entre jeunes collégiens ou lycées, au cours de soirées, peut être un facteur de consommation de drogues et/ou d’alcool. De plus, dans ces soirées, l’effet de groupe joue un rôle dans cette consommation : ainsi, un jeune qui n’a jamais consommé de drogues ou d’alcool peut se voir inciter à franchir le pas sous la "pression" de ses camarades. En France, l’Ecole se dégrade de jour en jour malheureusement. Il n’y a pas de programmes similaires mis en place, qui pourraient ainsi permettre la constitution de groupes de paroles entre jeunes, mais aussi de sports, etc. : en somme, tout un ensemble d’activités que les jeunes font de moins en moins. En Islande, les organisations parentales mises en place au sein des écoles (cette mesure a été instituée par la législation islandaise en vue de renforcer le dialogue entre l’établissement et les parents – ndlr) ne pourraient pas être reproduites à l’identique en France dans la mesure où les syndicats de parents d’élèves sont trop politisés dans notre pays. Comment expliquer qu’aucun autre pays, et notamment la France, ne se soit inspiré de ce type de solutions pour lutter contre la consommation de drogues et d’alcool chez les jeunes ? A chaque fois qu’une élection est sur le point de survenir, un ensemble de Français partent dans les pays nordiques afin de prendre connaissance des modalités et des effets des politiques sociales, de santé, etc. mises en place. A leur retour, c’est comme s’ils n’avaient rien retenu. C’est assez surprenant, d’autant plus que ces modèles – dont le modèle islandais évoqué – ont prouvé leur efficacité. Pour ce qui est de la consommation de drogues chez les jeunes, les pays du Nord de l’Europe sont ceux qui affichent les chiffres les plus bas. La France, en revanche, est le premier pays européen en termes de consommation de drogues chez les jeunes. Depuis vingt-cinq ans, nous ne faisons absolument rien ; pire que cela : la situation se dégrade d’année en année. C’est comme s’il y avait une volonté, de la part de nos élus, tous bords confondus, de laisser faire. Ceci est inquiétant, d’autant plus que le rôle du politique est de protéger les plus faibles ; et les plus faibles, selon moi, ce sont les jeunes. En France, on ne copie jamais ce qui marche. On l’a encore vu récemment avec les débats de la primaire de gauche où il était notamment question de la dépénalisation du cannabis plutôt que de mettre en œuvre véritablement des solutions qui permettraient aux jeunes d’éviter la consommation de stupéfiants. Le modèle islandais témoigne du rôle important joué par les établissements scolaires, l’Etat, et les parents dans la prévention contre la consommation de drogues et d’alcool chez les jeunes. Pourrait-on envisager une telle implication de ces mêmes acteurs en France ? Sous quelles formes ? L’Etat a une grande responsabilité. En France, chaque année au moment de l’été, certains maires décident d’interdire les sorties pour les jeunes après minuit ; et à chaque fois, les politiques crient au scandale au nom de la bien-pensance, alors que les maires ont raison : un enfant de 13 ans n’a rien à faire dans la rue l’été après minuit, et après 21h/22h l’hiver. Quant à l’alcool, sa vente est normalement interdite aux mineurs en France. Or la loi n’est aucunement observée, il n’y aucun contrôle. La situation est identique – si ce n’est pire – pour la vente de tabac. Pour ce qui est de l’Education nationale, je pense que celle-ci a baissé les bras depuis de nombreuses années. Avant, les jeunes allaient à l’école avec un certain plaisir, les enseignants étaient motivés et avaient envie d’apprendre aux enfants ; aujourd’hui, c’est tout le contraire. L’Etat est le véritable responsable selon moi. Si l’on prend le cas de la prévention en France, il faut savoir que celle-ci est confiée depuis plusieurs dizaines d’années à des associations qui militent pour la dépénalisation des drogues, ce qui est scandaleux. Afin de lutter efficacement contre la consommation de drogues et d’alcool chez les jeunes Français, que conviendrait-il de faire ? Pour commencer, il faut que les familles parlent des drogues avec leurs enfants. Je fais de la prévention dans des établissements privés, et en décembre dernier, lorsque j’ai demandé aux élèves d’un collège parisien à qui on avait déjà proposé de la drogue à la sortie de l’établissement, 40% ont répondu par l’affirmative dans chaque classe. Quant au dialogue avec les parents au sujet des drogues, on n’était même pas à 1%. Par ailleurs, dans la mesure où l’Etat ne cesse de parler de projet de dépénalisation, les parents sont désormais perdus; ils sont, eux aussi, désinformés sur les drogues. Il faut donc envisager la formation des parents au problème de la drogue. Cette formation permettrait de recréer un tissu, du lien avec les enfants, empêchant ces derniers de tomber dans les drogues. Source: atlantico.fr Ndpolo: Cannabis: L’Islande explose tous les records avec une hallucinante proportion de 18,3 % de fumeurs réguliers, soit environ 60 000 personnes sur 323 000 habitants.
  17. Email de l'Institut pour la justice Par Laurence Havel L’Institut pour la justice est un think tank et une association française loi de 1901 qui préconise des réformes dans le système judiciaire français. Fondé en 2007 Chère Madame, cher Monsieur, La nouvelle a défrayé la chronique. 150 personnalités marseillaises, dont des députés, ont lancé une pétition pour demander la légalisation du cannabis. Les raisons évoquées sont les suivantes : #1 la criminalité endémique de Marseille serait dûe principalement au trafic de drogue. #2 la guerre contre la drogue coûte cher. Il vaut mieux abandonner. #3 la répression empêche de considérer les toxicomanes comme des malades. #4 la prohibition génère l’exclusion sociale des toxicomanes. Les raisons sont louables… mais de l’ordre du sophisme. Ndpolo:Un sophisme est une argumentation à la logique fallacieuse. C'est un raisonnement qui cherche à paraître rigoureux mais qui n'est en réalité pas valide au sens de la logique (quand bien même sa conclusion serait pourtant la « vraie »). D’ailleurs, les Français ne semblent pas favorables à une telle légalisation. Malgré un soutien médiatique tonitruant, et tout le poids des influents lobbies pro-drogues… … la pétition pour la légalisation du cannabis est un flop sans nom. Si l’Institut pour la Justice osait communiquer sur une pétition avec si peu de résultats, nul doute que certains journalistes bien intentionnés en profiteraient pour nous calomnier. Le flop est une bonne nouvelle… mais j’ai encore mieux. Je vais avoir besoin de vous dès la semaine prochaine. Il faut mobiliser la France entière pour faire connaître les réalités du cannabis en France. Et elles sont très éloignées de celles vantées par les lobbies pro-drogues. 1 600 000 Français consomment régulièrement du cannabis. Sans s’en rendre compte, ils sont dépendants d’une drogue lente, très lente ; vicieuse dans son fonctionnement neurologique. Sans vous en rendre compte, vous rentrez dans un engrenage terrible. Vous ne vous en rendez pas compte. Et quand vous le voyez, il est déjà trop tard. Vous et moi allons avoir une mission : rétablir la vérité face à l’hégémonie médiatique en la faveur de ces lobbies. Quand vous entendez parler du cannabis dans les médias, c’est pour apprendre que la marijuana est une drogue douce. Qu’elle ne présente aucun risque pour la santé… et même mieux : elle permettrait de soulager des maladies là où les médicaments ne font pas effet. Nous avons demandé l’avis du Professeur Jean Costentin, membre de l'Académie nationale de Médecine et de l'Académie nationale de Pharmacie. Il a publié de nombreuses études considérées comme des références dans le domaine des addictions. Excusez du peu. Il ne s’agit pas là de l’avis de quelques béats fumeurs de « joints » - mais d’un des plus grands spécialistes français de l’addictologie. Pour mettre fin à la désinformation qui règne en maître sur le sujet, il a accepté de réaliser un série de vidéos sur le cannabis. Ce dernier sortira la semaine prochaine en exclusivité sur le site de l’Institut pour la Justice ! Vous devez être au courant des effets du cannabis, tout comme vos enfants et vos petits-enfants. C’est pourquoi nous sommes allés encore plus loin : nous avons réalisé un guide spécial pour savoir que faire face au cannabis. Mieux encore : nous avons travaillé avec le professeur Costentin à la réalisation d’une étude complète et circonstanciée sur le sujet. Vous y trouverez tout. Pourquoi le cannabis est un produit hautement toxique ; comment il reste dans le cerveau pendant des semaines … et comment il favorise la schizophrénie chez nos jeunes. Je peux vous dévoiler un chiffre en avant-première. Un chiffre : « Le cannabis est actif à de très faibles concentrations. Alors que l’activité psychotrope de l’alcool se manifeste au-delà de 500mg/l de sang, pour la morphine, c’est de l’ordre de 5mg/l (soit cent fois moins), et pour le cannabis, c’est pour des concentrations ENCORE CENT FOIS MOINDRES (50µg/l). » Vous découvrirez cela dès la semaine prochaine. Néanmoins, j’ai besoin de votre soutien dès aujourd’hui. Voyez-vous, il va falloir diffuser le plus largement possible tous ces travaux. Cela va nécessiter d’acheter des espaces publicitaires sur Internet ; de rémunérer un attaché de presse pour faire parler de ces travaux dans les médias ; de mettre des moyens pour être entendu par les Français et les décideurs. Vous pouvez m’aider à faire cela en faisant aujourd’hui un don à l’Institut pour la Justice. L’impact de cette campagne dépend uniquement de votre soutien. Nous ne touchons aucune subvention, contrairement aux organisations pro-drogues. C’est à vous de choisir : le cannabis est bien souvent le premier échelon vers des drogues plus dures, comme la cocaïne ou l’héroïne. Il est temps de lancer une grande campagne pour dénoncer les sophismes sur le cannabis. Allez-vous m’y aider ? S’il vous plaît, faites le don le plus généreux possible en cliquant ici dès maintenant. Avec tout mon dévouement, Laurence Havel Pour être sûr(e) de recevoir nos prochains emailings, ajoutez l'adresse de l'Institut pour la Justice "contact@s.institutpourlajustice.org"
  18. Avec les élections à venir, les libertaires de service relancent le débat sur la libéralisation du cannabis, en évoquant la lutte contre les trafics, comme l’ont fait quelques Marseillais. Pourtant, plus le temps passe, plus des preuves solides démontrent la folie d’une telle idée, entre les dommages faits à la santé ou l’évolution de la situation dans les pays qui légalisent depuis quelques années. La légalisation : une démission libertaire mortelle Bien sûr, l’argument de la lutte contre les trafics peut sembler intéressant. Mais, d’abord, les trafics peuvent aussi porter sur d’autres drogues, et le cannabis légalisé, ils ajusteraient juste leur portefeuille de produits toxiques. Pire, à moins que cette légalisation concerne absolument tout type de cannabis, s’il y avait, assez logiquement, des normes de composition, alors, le trafic se déplacerait vers du cannabis plus fort que celui non autorisé. En clair, l’argument de la réduction des trafics est totalement bancal. Et puis, après le cannabis, l’héroïne, la cocaïne ? Bien sûr, beaucoup en consomment, mais ne risque-t-on pas d’en avoir encore plus qui le feront si on légalise sa consommation ? Qui plus est, cela pose un immense problème de santé publique. Bien des études ont démontré l’effet dévastateur du cannabis, sur le QI, la croissance ou la propension à développer des maladies mentales. Le cas des Etats-Unis est particulièrement parlant, puisque la légalisation avance, avec plus de la moitié des Etats qui en acceptent l’usage médical et un nombre grandissant l’usage récréatif. Mais au Colorado, elle a été suivie par une augmentation de la délinquance de 15%, relativisant les arguments de ceux qui disent que cela permet de combattre les trafics… Mais il y a un argument fatal pour la légalisation du cannabis, qui est l’impact sur la consommation de drogues dures et les overdoses. En effet, comme le rapporte The Economist, la légalisation progressive outre-Atlantique s’accompagne d’une hausse de la consommation : 13% de la population globale contre 11% en 2010, et 20% dans les Etats qui l'ont autorisé. Problème, le nombre d’overdoses s’est aussi envolé, de 10 000 en 2005 à plus de 40 000 aujourd’hui, avec une envolée des décès dus à l’usage de l’héroïne et des opioïdes synthétiques à usage médical, passés de 6 000 en 2010 à environ 23 000 en 2015. Tout ceci semble indiquer que la légalisation du cannabis favorise la croissance de la consommation des drogues dures, avec son cortège funèbre : aux Etats-Unis, on meurt plus par overdose que par accident de la route. Cela est confirmé à l’échelle européenne. L’ancienne Tchécoslovaquie est intéressante puisque la Slovaquie continue à interdire le cannabis, alors que la République Tchèque a adopté une attitude plus laxiste. Résultat : 27,9% des 15-64 ans consomment du cannabis dans la seconde, contre 10,5% dans la première. Et cela semble aussi favoriser la consommation des drogues dures, 2 à 5 fois plus importante en République Tchèque. Paradoxalement, cela ne semble pas avoir d’effet sur le nombre d’overdose, alors qu’ailleurs, le lien semble clair : le modèle français d’interdiction du cannabis, c’est aussi un peu plus de 300 morts par overdose par an, bien moins que chez nos voisins plus laxistes. Bien évidemment, une partie de la gauche va défendre la légalisation. Mais les arguments avancés sont infirmés par la réalité : légaliser le cannabis, c’est la porte ouverte à des drogues plus dures, plus de morts par overdose, des conséquences néfastes pour la santé sans réduire les trafics. N’y-a-t-il pas qu’un esprit ultra-libertaire pour vouloir légaliser une substance aussi dangereuse ? par Laurent Herblay (son site) Laurent Herblay Passionné de politique depuis tout jeune, gaulliste avant tout, appréciant Philippe Séguin et Jean Pierre Chevènement. J'ai milité au sein de Debout la République. Je tiens un blog politique quasi journalier depuis janvier 2007. Source: agoravox.fr
  19. Mise en garde aux lecteurs: Cet article est un exemple frappant de la pensée prohibitionniste conservatrice voir rétrograde Un nouveau étienne Apaire ou professeur Costentin en puissance nous créerons peut être une section des "Perles Prohibitionnistes" en section news, espérons le un musée des horreurs pour les générations futures... Mrpolo C'est Halloween c'est pour vous faire peur... Madame Marisol Touraine, supposée être ministre de la santé, après avoir ouvert les salles de shoot, véritables encouragement à l’usage de la drogue, voudrait relancer la question du cannabis. Elle serait bien inspirée de se renseigner au lieu de mettre en danger la santé des Français. Depuis 2013, les médecins savent qu’il existe une relation entre les AVC (accidents vasculaires cérébraux) et l’usage récréatif du cannabis. Oui, la « fumette » détruit les artères du cerveau ! Or plusieurs études récentes montrent que les AVC sont devenus très nombreux chez les jeunes ; il faut impliquer principalement la consommation de tabac et surtout du cannabis. Beaucoup de facteurs sont impliqués, notamment la chute du taux d’oxygène dans le sang et des poussées d’hypertension. Autre nouvelle intéressante. Pour la première fois, une équipe de l’université d’Édimbourg (Royaume-Uni) met en évidence un impact sur la santé osseuse. Les consommateurs réguliers ont un risque de fractures sur le long terme. Voilà ce que démontre une étude parue dans l’American Journal of Medicine de juillet dernier. La densité osseuse de ceux qui pratiquent la « fumette » est diminuée au niveau des lombaires, des hanches et du col du fémur. Bien sûr il y a un effet consommation-dose. Plus la consommation est forte plus les risques sont grands de voir apparaître une ostéoporose. Le 11/10/2016, le professeur Patrice Tran Ba Huy, membre de l’Académie nationale de Médecine, est professeur de Médecine à la Faculté Saint-Louis-Lariboisière et président de la Société française d’ORL. Il dénonce « l’irresponsabilité politique » face au cannabis. Certes, cette irresponsabilité ne s’exerce pas que dans ce domaine… Pour lui « le cannabis, qui constitue la première marche vers les drogues dures, dégrade, avilit et tue ». Il explique ce qu’il nomme « cette descente aux enfers ». Il détaille les effets sur les fonctions cognitives et motrices, responsable de centaines d’accidents mortels par an sur les routes de France ; mais aussi de comportements agressifs, d’agressions sexuelles, de l’accroissement du taux de suicide chez les adolescents. C’est « un voyage sans retour ». Le cannabis se fixe en effet de manière définitive sur les graisses notamment celles du cerveau. Ce qui entraîne une dépendance tendant à s’accroître et menant à la déchéance mentale et physique, un esclavage, puis la mort. L’addiction au cannabis entraîne le décrochage scolaire en raison principalement des troubles de l’attention et de la mémoire ; des troubles psychiatriques qui apparaissent tôt ou tard si un jeune de moins de 18 ans a déjà fumé 50 joints. Le risque de cancer du poumon est beaucoup plus important qu’avec le tabac, car la concentration des goudrons du cannabis est de six à huit fois supérieure à celle du tabac. Bref, l’usage de cette drogue est « la peine de mort différée ». Le professeur va plus loin encore : même pour des raisons médicales de suppression de la douleur, l’usage du cannabis ne se justifie pas. Il est intéressant de voir la question posée par deux pages entières du Quotidien du Médecin (27/10/2016). Trois pays (Etats-Unis, Canada, Allemagne) ont à ce jour autorisé le « cannabis thérapeutique » de manière temporaire ad expérimentum et pour un seul cannabinoïde de synthèse : il ne s’agit donc pas d’un dérivé de la feuille de cannabis. En effet, rien ne prouve qu’un tel produit soit plus utile que les antalgiques connus. C’est du moins la position de l’Organisation mondiale de la santé. Quant à nos (certes rarissimes !) lecteurs qui continuent d’user du cannabis, le « pétard » va leurs « péter » tôt ou tard en pleine figure. S’ils ont encore de la mémoire, ils penseront aux articles que ce site a publiés sur la question. Quant à Touraine, autant s’adresser à un âne : elle va toujours à l’inverse du bon sens. par Jean-Pierre Dickès Source: medias-presse.info Jean-Pierre Dickès est un écrivain français né en 1942. Spécialiste du Picart, il a écrit plusieurs ouvrages dans le domaine éthique et médical. Image Gloria.tv Diplômé médecin en 1971, après son service militaire comme médecin parachutiste, il participe en 1981 à la création de la clinique d'Opale tout en étant expert à la Cour d'Appel de Douai notamment lors du Procès d'Outreau. Il prend ensuite la direction de l'Association catholique des Infirmières et Médecins en 1998 et des Cahiers Saint Raphaël, revue trimestrielle traitant de tous les problèmes liés à l'éthique médicale selon la doctrine catholique. Ce type de publication est unique en Europe dans la mesure où c'est un véritable compendium de réflexion sur la médecine dans l'optique chrétienne. Jean-Pierre Dickès anime un Libre journal sur Radio Courtoisie tous les quatre dimanches à 12h. Source: wikipedia.org Du même auteur: Comment s’expliquent les dangers du cannabis