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Cannabis : cultiver pour soi-même n'est plus illégal en Italie
By mrpolo,

Alors qu’en France la réglementation contre la production et l’usage de cannabis ne semble pas être proche d’un assouplissement quelconque, l’Italie semble se diriger doucement vers une légalisation du produit. Si on n’y est pas encore, une décision de la cour de Cassation du 19 décembre 2019 a légalisé la production pour consommation personnelle.

Pour 83% des Italiens la législation sur la cannabis est inefficace.
Produire du cannabis pour soi-même n’est plus un délit
La décision est historique, surtout dans un pays où la production personnelle est très développée : cultiver du cannabis pour soi-même n’est plus un délit en Italie. Et c’est la notion de « pour soi-même » qui fait toute la différence : pour les juges de la cour de Cassation, réunis en ce qui s’appelle les « Sessioni Unite », sa plus haute juridiction, produire une quantité minime de marijuana dont il peut être établit qu’elle est pour la consommation personnelle ne met pas en danger la santé publique ou l’ordre public.
L’Italie continue donc sur sa lancée qui pourrait voir, dans quelques années, le cannabis être totalement légalisé. Le projet est étudié depuis des années, en 2015 il avait même été tenté sans parvenir à aboutir. Néanmoins, la consommation personnelle n’est pas du ressort pénal mais simplement civil pouvant aboutir à des sanctions administratives.
Il faut établir la production pour usage personnel
La décision de la cour de Cassation italienne permet donc, désormais, une production personnelle de cannabis. Ce seront les quantités produites, l’absence de mise sur le marché, les techniques rudimentaires et artisanales ainsi que le nombre de plants de cannabis découverts, en cas de perquisition, qui permettront d’établir si le producteur produit pour lui-même ou à échelle commerciale.
 
Source: economiematin.fr
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By mrpolo,
La permission d'allumer un petit joint de marijuana légalement à partir de 12h01 sera pour lundi. C'est à ce moment que la loi récemment adoptée pour permettre la possession de petites quantités de marijuana sera proclamée et entrera en vigueur.
 

Flashback octobre 2018 : Un mécène montre son soutien lors d'un rassemblement pour la légalisation du cannabis à Woodford Square, à Port-of-Spain.
NICOLE DRAYTON
 
C'est aussi à ce moment que les personnes condamnées ou en détention préventive pour possession de quantités minimales de marijuana peuvent commencer à se préparer à demander leur libération de prison.
 
Le Premier ministre, le Dr Keith Rowley, a confirmé hier que le Cabinet a approuvé la proclamation du projet de loi sur les drogues dangereuses (amendement) pour la possession légale de 30 à 60 grammes de cannabis/marijuana. La loi a été adoptée par le Parlement récemment. La proclamation de la loi lundi est le dernier pas vers son application.
 
M. Rowley a déclaré que la proclamation de la loi ouvrira la porte à de nombreuses choses.
Le "nouvel état" qui, selon lui, existera, comprendra l'autorisation de libérer les personnes incarcérées pour la quantité minimale de marijuana. Les gens pourront également demander l'effacement de leur dossier de possession. Bien que Rowley ait dit que la loi ne permettrait pas de pardonner en masse, il a assuré que le processus sera " assez rapide ".
 
Le procureur général Faris Al-Rawi, qui a créé l'histoire en poussant le programme de dépénalisation de la marijuana et en pilotant l'adoption de la loi, a déclaré à Guardian Media que la loi entrera en vigueur à 12h01 exactement le 23 décembre.
 
Une fois dépénalisé, certains des avantages comprennent : une personne pourrait posséder 30 grammes de marijuana et moins. Elle pourrait également avoir quatre plants de marijuana - mâle ou femelle - à son domicile par personne.
 
Il a rapidement rappelé : "Mais rappelez-vous, ils ne peuvent fumer que dans les habitations privées ou les structures qui ne sont pas des bâtiments commerciaux. Ils ne peuvent pas s'allumer dans les lieux publics, près des écoles ou autres endroits similaires".
 
Avant lundi, M. Al-Rawi a déclaré qu'il avait pris contact avec l'administration pénitentiaire, le commissaire de police et le pouvoir judiciaire pour mettre en place des systèmes permettant d'appliquer la loi en ce qui concerne la libération des prisonniers et la radiation des dossiers.
 
" L'administration pénitentiaire est en train de confirmer le nombre de personnes en détention provisoire ou qui ont été condamnées pour les quantités minimales de marijuana afin de voir quel sera le nombre potentiel de ceux qui seront libérés. On estime à 8 500 le nombre de personnes accusées de possession de marijuana à Trinité-et-Tobago chaque année, et ce nombre varie en fonction des chiffres relatifs aux condamnations et aux détentions provisoires ", a-t-il dit.
 
Le procureur général a indiqué que les personnes qui bénéficieront de la loi sont notamment
° Ceux qui sont accusés ou condamnés pour 30 grammes : libération automatique.
Ceux qui sont accusés ou condamnés pour 30 à 60 grammes : une peine fixe avec une amende de 2 000 dollars
°Les personnes de cette catégorie qui ne paient pas cette amende doivent effectuer un maximum de 30 heures de travaux d'intérêt général. Sinon, ils sont passibles d'une amende de 50 000 $.
° Ceux qui sont accusés/condamnés pour 60 à 100 grammes sont soumis à un maximum de 50 heures de travail d'intérêt général ou sinon, à une amende de 75 000 $.
M. Al-Rawi a dit qu'une fois que l'administration pénitentiaire aurait confirmé les chiffres en cause, des mesures seraient prises pour demander au tribunal de les faire sortir.
 
nd polo: 1 dollar de Trinidad vaut 0,13€ ce jour^^
 
" J'ai parlé au commissaire de police et les billets à pénalité fixe ont été envoyés à l'imprimerie du gouvernement pour impression. Ils devraient être disponibles à partir du 23 décembre. Les personnes qui souhaitent faire effacer leur dossier peuvent écrire au commissaire de police elles-mêmes. Ils n'auront pas besoin d'un avocat pour faire cette demande. Une fois que les faits seront certifiés, le dossier sera automatiquement effacé ", a-t-il dit.
 
Un certificat de bonne moralité indiquera que le dossier est vierge.
" La police mènera une campagne très agressive pour éduquer le public sur les choses à faire et à ne pas faire en vertu de la loi, comme les endroits où la marijuana peut être utilisée, les lieux, la quantité, etc. J'ai parlé à la magistrature et dès que les choses commenceront à bouger, ils s'en occuperont ", a-t-il dit, ajoutant que les gens peuvent demander que leur dossier soit effacé avant la date de leur détention préventive ou par le biais d'une demande au tribunal.
 
Une fois les dossiers effacés, il sera possible d'obtenir une grâce en s'adressant au Comité de la clémence. Les demandes se feront au cas par cas et leur situation sera vérifiée.
"Nous allons agir rapidement sur ce point ", a déclaré le procureur général lorsqu'on lui a demandé quels étaient les délais.
 
Source: guardian.co.tt & trinidadexpress.com
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By mrpolo,
Cette décision met la Zambie dans le sillage du Lesotho et du Zimbabwe. Au-delà du bénéfice médical, elle pourrait en tirer des avantages économiques.

 
 
Du cannabis pour se soigner ? En Zambie, c'est désormais possible. Le gouvernement a en effet « donné son feu vert de principe à la commission technique pour la culture, le traitement et l'exportation du cannabis à des fins économiques et médicinales », a déclaré la porte-parole du gouvernement Dora Siliya dans un communiqué. Le ministère de la Santé précisera ultérieurement les conditions de délivrance des autorisations nécessaires, a-t-elle fait savoir. Elle n'a, en outre, donné aucun autre détail sur les raisons de cette décision, surprenante dans ce pays où, jusqu'ici, la culture et la possession de marijuana étaient strictement interdites, et même passibles de peines de prison.
 
Mais si la Zambie s'y intéresse désormais, c'est que la manne économique que représente la culture du cannabis est importante. Selon le président du Parti vert de l'opposition zambienne, Peter Sinkamba, qui préconise l'exportation de cannabis depuis 2013, cette décision pourrait rapporter à la Zambie jusqu'à 36 milliards de dollars par an. Et le pays en a besoin, car le fardeau de sa dette extérieure pèse de plus en plus lourd. À 8,74 milliards de dollars fin 2017, elle s'élevait à 10,5 milliards de dollars fin 2018 un an plus tard. À cause des mauvaises récoltes notamment, les prévisions de croissance pour 2019 ont, quant à elles, été revues à la baisse, à 2 % au lieu des 4 % attendus. Des chiffres qui font craindre une crise économique au pays, deuxième producteur de cuivre d'Afrique.
  Lire aussi Zimbabwe : le gouvernement autorise 37 investisseurs à produire du cannabis médical
Une source de ressources en plus
Avec cette initiative, le pays rejoint une mouvance, qui ne voit plus le cannabis comme une drogue mais comme une plante bénéfique à la santé, et au portefeuille national. Selon l'African Cannabis Report, une étude détaillée sur l'industrie légale du cannabis en Afrique, l'industrie africaine du cannabis légal pourrait valoir plus de 7,1 milliards de dollars par an d'ici à 2023 si une législation est introduite sur certains des principaux marchés du continent. Le Lesotho, enclavé au cœur de l'Afrique du Sud, a fait ce choix. Il est ainsi devenu en 2017 le premier pays africain à autoriser la culture du cannabis médicinal. Depuis deux ans, le cannabis CBD (ou thérapeutique), dépourvu de tout agent psychoactif et utilisé par l'industrie pharmaceutique, pousse sur les coteaux de ce royaume aux 2,1 millions d'habitants.
  Lire aussi Exportation du cannabis : l’Afrique se prive de 7 milliards de dollars par an
 
Pour le moment, cette économie profite aux industriels venus s'y installer, et à l'État pour qui la culture du cannabis est devenue la troisième source de revenus, selon l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Mais les agriculteurs locaux, eux, n'en profitent guère. Car cultiver l'or vert a un prix : il faudra ainsi débourser 30 000 euros à verser à l'État, renouvelable chaque année, pour obtenir une licence d'exploitation. Au Zimbabwe voisin, qui a lui aussi légalisé la culture de la plante en 2018, le permis de production est valable cinq ans. Reste à savoir si, là aussi, le cannabis rapportera plus aux investisseurs qu'aux Zimbabwéens.
 
Source: lepoint.fr
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By mrpolo,
Deux années, c’est le temps que se laisse le gouvernement luxembourgeois avant de légaliser le cannabis. Une information confirmée en cette mi-décembre auprès de nos confrères allemands de la Saarländischer Rundfunk.
 

 
 
Le gouvernement luxembourgeois avait annoncé se laisser deux ans pour ficeler le dossier. C’est aujourd’hui quasi-officiel grâce à une précision apportée en cette mi-decembre 2019 auprès du média allemand : Saarländischer Rundfunk. "Le cannabis sera légalisé au Luxembourg dans les deux ans au plus tôt".

Les grands axes de la loi restent encore à définir mais ils devraient se concentrer sur la prévention, l'éducation et la prise en charge de l’addiction. Un contrôle très strict de la qualité sera exercé par l'État. Un groupe de travail du ministère de la Santé et de la Justice planche sur le dossier.
 
Pas de tourisme du cannabis au Luxembourg
La légalisation du cannabis récréatif était une promesse de l’actuelle coalition (Libéraux, Socialistes et Verts) au pouvoir au Grand Duché. Le gouvernement prévoit de "légaliser sous des conditions à définir, la production sur le territoire national, de même que l’achat, la possession et la consommation de cannabis récréatif".

Étienne Schneider, le ministre de la Santé et Félix Braz, ministre de la Justice, avaient récemment réalisé une visite d'étude au Canada, qui a légalisé l’usage du cannabis en octobre 2018. "Tout comme le modèle canadien, le modèle luxembourgeois devra être basé sur une approche globale de santé publique" précise le ministère de la Santé du Luxembourg, "il ne s’agit en aucun cas de faire la promotion pour la consommation de cannabis, mais au contraire, de protéger et d’assurer la santé et la sécurité des citoyens et des jeunes en particulier… La légalisation du cannabis récréatif permettra, bien mieux que la dépénalisation, d’éloigner les consommateurs du marché illicite, de réduire de façon déterminée les dangers psychiques et physiques y liés et de combattre la criminalité au niveau de l'approvisionnement".

Des voyages d’études sont programmés aux Pays-Bas, au Portugal ou encore en Uruguay. "Nous pouvons apprendre des expériences des autres pays et éviter dès le départ des erreurs à ne pas commettre".

Le Luxembourg ne souhaite pas mettre en place un "tourisme du cannabis". La vente sera exclusivement autorisée aux résidents. 
Le gouvernement précise que les recettes fiscales sur la vente de cannabis seront investies dans la prévention et l'éducation.
 
Par Jean-Christophe Panek
Source: francetvinfo.fr
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By mrpolo,
Des produits pourront être vendus librement dans des bureaux de tabac et magasins spécialisés s'ils ne contiennent pas plus de 0,5 % de THC.

 
L'Italie a décidé de franchir un pas dans la légalisation du cannabis. La production et la vente de cannabis light, c'est-à-dire ne contenant pas plus de 0,5 % de THC, a été autorisée par le Parlement italien dans la nuit de jeudi à vendredi. L'amendement au projet de budget 2020 autorise la vente libre dans les bureaux de tabac et magasins spécialisés à partir du 1er janvier. La seule condition à remplir : ces produits ne peuvent pas contenir plus de 0,5 % de THC, la principale substance active à effets psychotropes.
 
En mai 2018, le ministre de l'Intérieur Matteo Salvini, chef de la Ligue, parti d'extrême droite, qui a adopté un discours conservateur sur les mœurs, avait lancé une croisade contre les magasins vendant du cannabis light en vertu d'une loi votée deux ans plus tôt, affirmant qu'il les fermerait les uns après les autres. En mai dernier, la Cour de cassation avait paru lui donner raison, affirmant que la vente ou la culture de cannabis étaient illégales. Mais la haute instance avait confié à l'appréciation de chaque juge, devant s'occuper de cas concrets, de vérifier « l'effet stupéfiant » de la substance détenue par la personne incriminée.
« C'est la fin d'un cauchemar »
Outre ce pouvoir discrétionnaire donné aux juges, la Cour avait rappelé que le Parlement pouvait intervenir dans ce domaine dans le respect des principes constitutionnels. C'est chose faite désormais et les personnes travaillant dans ce secteur ont poussé un soupir de soulagement. « C'est la fin d'un cauchemar. Après la chasse aux sorcières de Salvini, j'ai dû licencier 10 personnes et j'ai perdu 68 % de mon chiffre d'affaires », a déclaré au journal La Stampa Luca Fiorentino, fondateur de la société Cannabidiol Distribution.
  Ce dernier assure qu'une étude de l'université de New York a démontré que la vente légale de cannabis light avait permis de soustraire 200 millions d'euros à la criminalité organisée. Le syndicat des agriculteurs Coldiretti a qualifié d'« opportun » ce geste du législateur italien, assurant que les terres cultivées avec du cannabis en Italie étaient passées de 400 hectares en 2013 à 4 000 hectares en 2018.
 
Source: lepoint.fr
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By mrpolo,
Depuis le 17 octobre 2018, les Canadiens fument en toute légalité du cannabis et l'office fédéral des statistiques du pays vient de publier les premiers chiffres de consommation de cette première année de légalisation. La consommation s'avère bien en deçà de ce qu'attendaient les experts.
 

 
 
Echec ou succès ? Depuis le 17 octobre 2018, les Canadiens fument en toute légalité du cannabis et les chiffres que vient de publier l'office fédéral des statistiques du Canada montrent que si le marché s'est de fait développé, il reste en deçà de ce qu'anticipaient nombre d'analystes. Et a plus profité aux consommateurs qu'aux producteurs.
 
Selon les données publiées par Statistique Canada , entre le 17 octobre et la fin du mois de septembre dernier, quelque 908 millions de dollars canadiens (619 millions d'euros environ) ont été dépensés dans le pays pour l'achat de cannabis à des fins non médicales.
  Ce chiffre s'avère de fait bien inférieur aux projections réalisées lors de cette légalisation. A l'époque, Deloitte estimait que les ventes s'envoleraient pour atteindre 4,3 milliards de dollars. De son côté, Brightfield Group, un autre cabinet d'étude était plus proche de la réalité puisqu'il avançait des ventes de 1,2 milliard de dollars sur les 14 premiers mois de légalisation.
Selon Satistique Canada, rapporté à la population du pays, qui a été le deuxième, après l'Uruguay, à légaliser la drogue, ces 908 millions de dollars canadiens représentent une dépense moyenne de 24 dollars canadiens (16 euros à par habitant). Un chiffre qui recouvre des réalités bien différentes selon les provinces puisqu'un consommateur de Colombie britannique ne dépense que 10 dollars pendant que celui de résidant dans le Yukon voisin en débourse 103.
Deux ans et demi de stocks
Après des débuts difficiles, liés notamment à un risque de pénurie et qui avait conduit à ce que le marché noir reste florissant, la situation est donc mitigée pour les producteurs et les vendeurs qui doivent faire face tout à la fois à une baisse des prix et à des stocks qui s'accumulent. A la fin de l'été les producteurs disposaient de quelque 400 tonnes de stocks soit de quoi répondre sans problème à la demande pendant… deux ans et demi.
 
Et certains acteurs du marché se sont de ce fait retrouvés dans une situation difficile à l'image d'Hexo dont les recettes se sont avérées 40 % plus faibles que prévu et à annoncer la suppression de 200 postes. Ou bien encore Canopy Growth dont le titre a plongé de près de 60 %.
45 % de la population est à moins de 10 km d'un point de vente
  Ce sont donc en grande partie les consommateurs qui ont le plus profité de cette légalisation puisqu'ils peuvent se procurer à moindre coût et plus facilement du fait de la multiplication des points de vente légaux, qu'ils soient publics ou privés. « Le nombre total de magasins de vente au détail de cannabis au Canada est passé de 217 en mars 2019 à 407 en juillet 2019, ce qui représente une augmentation de 88 % », souligne notamment Satistique Canada.
 
Du fait de cette forte progression, le consommateur canadien a de moins en moins de chemin à faire pour aller se procurer son cannabis. En mars dernier un Canadien se trouvait en moyenne à 66 km d'un lieu de vente légal. Désormais il ne doit plus parcourir que la moitié de cette distance (34 km). Et désormais 45 % des Canadiens se trouvent à moins de 10 km d'un magasin de cannabis.
 
Conséquence directe de ces nombreuses ouvertures, la part des achats de cannabis en ligne se réduit comme une peau de chagrin. En septembre dernier, elle ne représentait plus de 5,9 % des ventes. Presque sept fois moins de ce qu'elle représentait au moment de la légalisation (53,4 %).
Claude Fouquet
Source: lesechos.fr
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By mrpolo,
Plusieurs villes pourraient bientôt conduire des tests auprès de leurs citoyens fumeurs de marijuana. Le milieu de la prévention s’en réjouit, mais attend encore une décision finale
 

Une serre de cannabis. © keystone-sda.ch
 
Le parlement devrait bientôt pouvoir se pencher sur les détails entourant la mise en place de tests pilotes de distribution de cannabis. Entré en matière sur le sujet par 100 voix contre 85, le Conseil national ouvre la porte à une réflexion générale dans le domaine de la politique des drogues suisse. Addiction Suisse applaudit, mais demande à voir enfin le projet se réaliser.
Lire aussi: Cannabis: le Conseil fédéral autorise des essais contrôlés
Un premier pas vers la légalisation?
«La situation est la suivante, a synthétisé Alain Berset, le conseiller fédéral chargé du dossier. Plus de 200 000 personnes consomment chaque jour du cannabis en Suisse; tout indique que ce chiffre devrait augmenter, la répression n’est pas efficace et le marché noir prospère. La réponse actuelle n’est donc pas satisfaisante et il faut trouver de nouvelles voies, mais la loi l’empêche. Souhaitons-nous accepter le problème sans rien faire ou engager une réflexion?» La Chambre basse a choisi la deuxième option.
 
Il a cependant fallu marcher sur des œufs pour le Conseil fédéral, soupçonné par la droite traditionnelle de vouloir légaliser la marijuana récréative dans le pays. «Non, a martelé plusieurs fois Alain Berset, ce n’est pas le but recherché ici.» Formulé par le gouvernement après que l’Université de Berne s’est vu refuser la possibilité de conduire des tests sur le sujet en 2017, le projet en question n’autoriserait que des tests scientifiques limités dans le temps (cinq ans) sur un nombre réduit de participants majeurs et déjà consommateurs de cannabis. Le chiffre de 5000 personnes maximum a été évoqué.
 
«Elus pour protéger les Suisses»
Extrêmement méfiantes, la droite dure et économique et une partie du centre religieux ont toutefois refusé de donner leur accord à tout assouplissement de la loi sur les stupéfiants. «La situation n’est pas satisfaisante, a reconnu Benjamin Roduit (PDC/VS). Mais comment empêcher des parents de donner du cannabis à leurs enfants, par exemple?» «Nous avons été élus pour protéger la santé des Suisses», a opiné sa collègue Therese Schläpfer  (UDC/ZH).
 
Les deux élus conservateurs n’auront pas convaincu la majorité, ni même toute la droite, dont une bonne partie des membres s’est ralliée à l’avis d’Alain Berset. «Une décision importante pour une politique des drogues raisonnable», s’est ainsi réjoui le nouveau benjamin du parlement, Andri Silberschmidt (PLR/ZH), une fois le vote terminé.
Un enthousiasme tempéré
Directeur d’Addiction Suisse, Frank Zobel a accueilli cette victoire d’étape avec des pincettes: «Nous sommes en faveur de ce changement depuis vingt ans. La nouvelle composition du parlement nous donnait bon espoir de voir ce dossier avancer, ce qui nous réjouit. Toutefois, des retours en arrière sur le sujet ne sont pas rares.»
 
L'interview de Frank Zobel: «La Suisse n’a pas de véritable politique en matière d’addictions»
 
Alors que la majorité des cantons et des partis politiques s’était déclarée favorable au principe des essais pilotes et que plusieurs villes – dont Genève, Zurich et Bâle – s’étaient déjà montrées intéressées à mener de tels essais, la Commission de santé publique du Conseil national a en effet refusé le projet, raison pour laquelle le Conseil national n’a aujourd’hui pu voter que sur l’entrée en matière.
Son assentiment renvoie le dossier auprès de la nouvelle commission, qui devra le retravailler avant que le plénum n’ait l’occasion de l’étudier article par article. «Tant qu’une décision n’aura pas été prise, on ne sera jamais sûr de rien», constate Frank Zobel. 
 
Source: letemps.ch
 
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By mrpolo,
Sa consommation y est strictement interdite, ce qui n'empêche pas le pays d'investir lourdement dans sa production.
 

Le CBD aiguise tous les appétits, y compris celui de la Chine. | Kimzy Nanney via Unsplash
 
Les autorités chinoises ne plaisantent pas avec la possession ou la consommation de marijuana: l'offense peut mener à la prison à vie, voire à la peine de mort. Cela n'empêche pas pour autant la Chine de scruter avec un œil gourmand l'explosion, dans certains pays occidentaux et en particulier aux États-Unis, du marché du cannabidiol.
 
Principe actif non psychotrope du cannabis, paré d'infinis vertus, le CBD est une nouvelle poudre de perlimpinpin: une molécule miraculeuse mise à toutes les sauces par des petites entreprises spécialisées comme, désormais, par des géants de la grande consommation. Pas un hasard, donc, si les fermier·es américain·es voient dans la culture du très demandé cannabis un moyen d'atténuer leurs grandes souffrances.
  La Chine en masse
Ce ne sont pas les seul·es. Dans certaines provinces chinoises comme le Yunnan ou le Heilongjiang, où la culture du chanvre est un savoir ancestral, les autorités centrales ont quelque peu assoupli leurs règles quant aux espèces cultivées. En ligne de mire: un marché du CBD qui devrait atteindre 21,5 milliards d'euros en 2023 d'après le Brightfield Group.
Investissements et surfaces cultivées sont en forte hausse, et la Chine était en 2018 responsable de 11% d'un marché alors estimé à 730 millions d'euros par le Hemp Business Journal, soit un peu plus de 80 millions d'euros.
 
Cette industrie chinoise naissante du CBD est néanmoins étroitement surveillée par les autorités. La teneur en THC des plants cultivés est régulièrement testée, et les usines procédant à l'extraction du cannabidiol le font sous la supervision de la police locale.
Des start-ups cherchent à inventer un système permettant de contrôler l'intégralité du processus, de la culture au produit final en passant par la destruction du THC honni –le tout informatiquement lié aux autorités compétentes.
 
L'appétit du pays pour le CBD n'est pas sans risque. Sous l'influence d'une production en croissance rapide, les prix de vente du cannabinoïde sur le marché américain se sont effondrés ces dernières années. Un kilo de la substance s'échangeait contre 45.000 euros en 2013, montant passé à 5.500 euros en 2018.
Interrogé par le Wall Street Journal, l'un des plus gros producteurs chinois estime que ce prix ne sera plus que de 900 euros l'année prochaine.
  Selon lui, la Chine conserve un avantage compétitif majeur sur les autres pays producteurs, notamment grâce à une main-d'œuvre à faible coût. Il suppose que sa firme restera profitable tant que le kilo se vendra plus de 270 euros –mais l'arrivée massive du pays sur le marché mondial ne risque pas de freiner cette chute.
 
Repéré par Thomas Burgel sur The Wall Street Journal
Source: korii.slate.fr
 
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By UFCM-I Care,
Est-ce que Luxembourg deviendra le paradis du cannabis ?
 
D'ici 2020, le Ministère de la santé au Luxembourg aura décidé de dépénaliser (ou non) l'usage du cannabis. Quelles sont les réactions dans le milieu de la prévention ?
 
En France en Allemagne et en Belgique, on scrute attentivement la décision du Grand-Duché de légaliser le cannabis récréatif. Même si la production nationale si attendue, sera estampillée “Made in Luxembourg”, pour les consommateurs de drogue douce, le territoire va devenir très attractif.
Le développement (inévitable) du marché noir
Joint à la main, Paolo, 23 ans, originaire de Namur, fume tous les jours. Pour le moment, il se cache plus ou moins  : « C’est l’odeur qui trompe » avoue-t-il sans ambages. Selon lui, la légalisation du cannabis dans le pays où il travaille, c’est l’idéal : « Je devrais trouver facilement un résident luxembourgeois qui me vendra quelques grammes. Mieux, je pense que ce sera le développement du marché noir. Même si c’est très contrôlé, on trouve toujours le moyen de s’en procurer. Ce n’est pas une question de… légal ou pas légal ? » 
THC plus élevé, un cannabis de mauvaise qualité
Est-ce que l’accès libre au cannabis est bien accueillie dans le monde associatif luxembourgeois ? René Meneghetti, directeur de l’association Impuls – aide aux jeunes consommateurs de drogue – et Carlos Paulos, de 4motion sont catégoriques : la légalisation du cannabis à des fins récréatifs, oui… mais sous certaines conditions. Pour eux, sans contrôle strict, c’est la porte ouverte au marché noir et surtout à la vente d’un cannabis de mauvaise qualité.
Les deux responsables travaillent au quotidien avec des consommateurs de drogue. L’un, en les accueillant dans un centre. L’autre, en intervenant dans les milieux festifs. Cependant, ils sont unanimes sur le sujet : « Les jeunes fument dès 13 ans, le taux de THC est de plus en plus élevé les rendant vite dépendants et malades. Devant cette jeunesse luxembourgeoise et étrangère qui se détruisent à petit feu, le Gouvernement a enfin pris le sujet à bras le corps. » confirment-ils. 
Les deux hommes participeront, dans quelques semaines, à la prochaine réunion proposée par le Ministère de la santé luxembourgeois.
Le seul interlocuteur non consulté pour le moment
A Kalborn, une commune située dans le nord du pays, Norbert Eilenbecker de la ferme Cannad’Our produit, depuis huit ans, son propre chanvre à des fins médicinales. Il n’a pas été convié aux réunions de concertation du Ministère de la santé. D’ailleurs, nous leur avons posé la question par mail. Leur réponse est claire : « Actuellement, les consultations au sein du groupe de travail se font sur niveau interministériel et se limitent dans un premier temps aux acteurs n’ayant pas d’intérêt financier . » Le seul producteur en Europe, implanté au Luxembourg, serait donc pour le moment écarté de toute discussion constructive ? Norbert Eilenbecker devra donc patienter.
D’ici la fin de cette année : le projet de légalisation sera soumis au gouvernement pour approbation. Ensuite, il sera élaboré suivant une base légale, c’est-à-dire, en projet de loi.
 
source:
https://www.lesfrontaliers.lu/sante/est-ce-que-luxembourg-deviendra-le-paradis-du-cannabis/
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By mrpolo,
Alors que la consommation du cannabis est progressivement dépénalisée un peu partout dans le monde, l’Afrique est l’un des derniers bastions de la résistance à sa légalisation. Plusieurs facteurs sont à la base de cette situation, dont le plus important est religieux. Mais bien qu’il soit illégal, le produit a, depuis des lustres, été cultivé et consommé notamment dans le cadre du traitement d’une large palette de maladies. Selon une étude de Prohibition Partners, une société britannique spécialisée dans le consulting pour le marché du cannabis, d’ici les quatre prochaines années, le marché africain du cannabis aura une valeur marchande de 7,1 milliards de dollars.

Introduit en Afrique orientale au début des années 1500, à partir de l’Asie du Sud, le cannabis s’est très vite propagé à travers le continent pendant le XVIe siècle. Les Africains subsahariens le fumaient alors dans des pipes, une pratique locale qui s’est répandue partout dans le monde et qui est encore en vigueur aujourd’hui. Outre son usage récréatif, il était initialement utilisé dans la guérison de plusieurs maladies. Cependant, dans les années 1920, la plante de cannabis a été interdite sur tout le continent, en raison principalement de ses effets psychoactifs.

 
Dans les années 1920, la plante de cannabis a été interdite sur tout le continent, en raison principalement de ses effets psychoactifs.
 
Mais dans l’intervalle, la consommation du cannabis via des canaux illégaux n’a jamais régressé à travers le continent, ni dans le reste du monde. Certains pays ayant compris les opportunités que le secteur peut offrir, ont tôt fait de le dépénaliser. Ainsi, L’Uruguay est devenu, en 2013, le premier pays au monde à légaliser la production et la distribution du cannabis. Ces cinq dernières années ont vu une vague d'assouplissement de la législation en Belgique, en Allemagne, en Espagne, au Portugal, aux Pays-Bas, au Canada, aux Etats-Unis, etc. Ces pays perçoivent des recettes publiques supplémentaires en encadrant la chaîne de valeur du cannabis. Un autre type de tourisme lié à la légalisation du cannabis a également vu le jour dans ces pays.
 Ces cinq dernières années ont vu une vague d'assouplissement de la législation en Belgique, en Allemagne, en Espagne, au Portugal, aux Pays-Bas, au Canada, aux Etats-Unis, etc. Ces pays perçoivent des recettes publiques supplémentaires en encadrant la chaîne de valeur du cannabis.
En juin dernier, 70 personnalités françaises : médecins, élus et économistes ont signé une déclaration dans laquelle elles évoquent l’échec de la politique d’interdiction du cannabis. Elles ont appelé le pouvoir à légaliser la marie-jeanne et exhorté l’Etat à créer un « monopole public de production et de distribution ».
 
L’Afrique produit au moins 38 000 tonnes de cannabis par an
Aujourd’hui, on estime à au moins 38 000 tonnes, la production annuelle de cannabis en Afrique. Un rendement a priori improbable dans un contexte marqué par une grande répression de l’activité de production en amont jusqu’à la consommation en aval.
Selon un rapport de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), les zones de forte production sont marquées par des taux de chômage élevés. Les principaux producteurs africains sont le Nigeria, le Ghana, l’Eswatini, le Mozambique, le Zimbabwe, le Malawi, l’Afrique du Sud et le Lesotho. 
Les principaux producteurs africains sont le Nigeria, le Ghana, l’Eswatini, le Mozambique, le Zimbabwe, le Malawi, l’Afrique du Sud et le Lesotho.
La production est généralement assurée par des paysans qui ont trouvé dans le cannabis le seul moyen de gagner suffisamment d'argent pour subvenir aux besoins fondamentaux de leur famille. La culture du cannabis, qui a profité de la baisse de la demande de tabac, s’est avérée beaucoup plus lucrative que d'autres cultures comme le maïs et la canne à sucre, selon l’ONUDC. Il faut souligner que la plante est généralement cultivée dans les champs de maïs pour détourner l’attention.

Dans les pays africains en général, la production interne est quasiment consommée au niveau local.
 
Une opportunité pour dynamiser les économies africaines
Selon une estimation du cabinet spécialisé Arcview, en partenariat avec BDS Analytics, le marché américain du cannabis légal devrait générer 40 milliards de dollars et plus de 400 000 emplois, d’ici 2021. Cela correspond à des recettes fiscales de 4 milliards de dollars. Au Canada voisin, la région d’Ottawa s’attend à des recettes fiscales de 186 millions de dollars, à la fin de cette année, dans le secteur. Les pays ayant légalisé la chaîne de valeur du cannabis ont gonflé leurs recettes publiques, ces dernières années. Les entrées enregistrées permettent de développer de nouveaux projets socio-communautaires.
Pour certains analystes, l’Afrique qui a un potentiel plus important que ces pays, dans ce domaine, devrait songer à changer de paradigme. Pour les pays africains qui manquent de ressources pour financer leurs projets de développement, le cannabis se présente désormais comme une opportunité, tant pour les travailleurs agricoles que pour les caisses publiques.
Pour les pays africains qui manquent de ressources pour financer leurs projets de développement, le cannabis se présente désormais comme une opportunité, tant pour les travailleurs agricoles que pour les caisses publiques.
D’après une étude de l’agence de presse Inter Press Service datant de 2008, alors que les cultures vivrières ne génèrent qu’entre 25 et 30 dollars l’acre, une récolte de cannabis peut rapporter jusqu’à 200 dollars par saison. Cela devrait permettre d’améliorer les conditions de vie des agriculteurs qui, un peu partout en Afrique, vivent sous le seuil de la pauvreté. Les perspectives dans le secteur sont telles qu’en cas de légalisation du cannabis, les Etats africains pourraient profiter d’une manne précieuse qui représentera une importante bouffée d’oxygène dans les projets de diversification économique. Prohibition Partners ajoute que « le cannabis serait une importante culture de rente pour l’Afrique ».

A l’horizon 2023, le continent comptera 76 millions de consommateurs.
 
Des données de l'ONUDC datant de 2016, montrent que l'Afrique compte cinq des trente premiers pays du monde pour la prévalence de consommation du cannabis. Cela parmi les populations adultes de la tranche d’âge comprise entre 15 et 64 ans. Il s’agit du Nigeria (14,3 millions de consommateurs), l’Egypte (3,8 millions), Madagascar (1,3 million), la Zambie (880 000) et la Sierra Leone (222 000). A l’horizon 2023, le continent comptera 76 millions de consommateurs, ce qui générera 7,1 milliards de dollars dont 6,3 milliards $ pour l’usage récréatif et 800 millions pour la consommation à usage médical.
 
Le Nigeria comme moteur de la croissance du cannabis à usage médical
Parallèlement à ces données, le marché des produits pharmaceutiques en Afrique devrait atteindre une opportunité commerciale de 45 milliards de dollars en 2020, stimulé par l'urbanisation rapide, l'augmentation des dépenses de santé et l'incidence croissante des maladies chroniques. D’après l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI), le Nigéria a le potentiel pour devenir un pays clé pour le cannabis à usage médical, en raison de sa forte dépendance à l'égard des produits pharmaceutiques importés. Le pays compte environ 120 fabricants locaux de médicaments et la capacité du secteur manufacturier est gravement sous-utilisée à seulement 40%.
 

 
L’Afrique peut produire du cannabis d’excellente qualité
 
Selon Nathan Emery, PDG de Precision Cannabis Therapeutics Zimbabwe (PCT-Z), le cannabis en tant que médicament est très bien accepté en Afrique australe et orientale et son usage médical se répandra rapidement s'il démontre son succès thérapeutique. Emery soutient qu'avec un marketing suffisamment ciblé, le cannabis pourrait connaître un énorme succès, mais seulement si les prix sont conformes aux dépenses de santé des pays africains.
 
Un potentiel agricole immense, en cas de légalisation
Pour Prohibition Partners, grâce à sa géographie et à la qualité toute particulière de ses sols, l’Afrique peut produire du cannabis d’excellente qualité. Au Lesotho, où seule la production à usage personnel est tolérée, la culture dans les régions montagneuses de haute altitude bénéficie d’une source d’eau abondante ainsi que d'un sol riche et fertile. Le pays travaille actuellement à dépénaliser totalement la chaîne de valeur du cannabis et compte développer une industrie du cannabis capable de doper les recettes publiques. Une politique agricole spéciale sera mise en branle à cet effet, assurent les autorités. Elles ont déclaré vouloir attirer des investissements pour industrialiser la production de cannabis. Des terres seront aménagées à cet effet pour favoriser une production massive.
Inspirés par l'exemple du petit royaume, d'autres pays de la région prépareraient des politiques publiques dans ce sens. Avec une demande internationale en plein essor, les pays africains pourraient récolter les fruits de la légalisation du cannabis, en commençant par offrir les outils adéquats aux travailleurs agricoles. Mais cela ne sera possible que si le cannabis en provenance d'Afrique peut répondre aux normes internationales, tempère la société britannique.
 

Près de la moitié des oncologues nigérians ont révélé qu’ils recommanderaient le cannabis à leurs patients.
 
En outre, à cause des mauvaises conditions économiques auxquelles sont confrontés de nombreux pays africains, toute légalisation du cannabis dans la région aura le devoir de sauvegarder les intérêts locaux, avertit l'ONUDC.
A cet égard, le Zimbabwe pourrait devenir un modèle régional. Depuis quelques mois, les autorités travaillent sur les conditions d’attribution de licences de production.
A cet égard, le Zimbabwe pourrait devenir un modèle régional. Depuis quelques mois, les autorités travaillent sur les conditions d’attribution de licences de production. Selon des sources législatives, les licences ne seront offertes qu’à ceux qui auront prouvé leur citoyenneté ou leur résidence. Toutefois, le ministre de la Santé se réservera le droit d'accorder des exemptions.
 
« Legalize It »
Si le plus important blocage à l’éclosion de ce secteur est la légalisation, des voix s’élèvent de plus en plus à travers le continent pour soutenir la dépénalisation du cannabis.
Au Ghana, l'Agence de sécurité sanitaire des aliments et la Standards Authority (GSA), organisme d’Etat chargé du respect des normes acceptables pour les produits et services, font campagne pour la légalisation du cannabis. Les deux organisations suggèrent que la culture du cannabis pourrait générer des revenus importants pour les caisses publiques et permettre de mieux contrôler la consommation du produit.
En Eswatini, le parlement a récemment mis en place un comité chargé d’étudier les mécanismes de la dépénalisation du cannabis. Le royaume espère en tirer jusqu’à 1,63 milliard de dollars par an de recettes publiques.
En mars 2018, Harsheth Kaur Virk, chef de projet à l’UNODC, a exhorté le Nigeria à envisager la légalisation du cannabis à usage médical. Plus tard, en septembre 2018, le journal local The Guardian a rapporté que près de la moitié des oncologues nigérians ont révélé qu’ils recommanderaient le cannabis à leurs patients.
En mars 2018, Harsheth Kaur Virk, chef de projet à l’UNODC, a exhorté le Nigeria à envisager la légalisation du cannabis à usage médical.
Mais dans certains pays comme la Zambie ou l'Ouganda, le secteur souffre d’un manque de clarté du droit positif, ce qui permet la production sans l’attribution de licence préalable.
Ailleurs, la pauvreté pourrait être le moteur de la légalisation du cannabis. La baisse de la demande pour les principales cultures commerciales, comme le tabac, pousse les gouvernements à rechercher d'autres sources de revenus. Etant donné que le cannabis est déjà cultivé illégalement en grandes quantités, une législation et une réglementation complètes pourraient libérer le potentiel de revenus. Ceci, en particulier dans les principaux pays producteurs de tabac comme le Zimbabwe et le Malawi.
Quoi qu'il en soit, de nombreux acteurs pro-légalisation du cannabis craignent une réticence des consommateurs subsahariens à en adopter les dérivés en cas de légalisation. La région compte plus de 60% de chrétiens, dont plus de la moitié sont catholiques. Or, l’Eglise catholique estime que « l'usage du cannabis est un péché ».
 
Le Maroc reste le pilier du marché africain du cannabis
 
Si en Afrique au Sud du Sahara, le secteur est en plein essor avec des perspectives flatteuses, le Maroc en est, dans ce secteur, depuis plusieurs décennies, un acteur de premier plan. La production et la consommation ont débuté au milieu du VIIe siècle avec l'arrivée des immigrants arabes. En 1932, la culture du cannabis devient illégale, en vertu d'un accord international sur les stupéfiants. Mais face au caractère traditionnel du cannabis, et les risques que peuvent comporter une interdicition aussi brusque, les autorités tolèrent un mélange de tabac et de haschich, qui est de la résine de cannabis.
Plus tard en 1954, la production du cannabis est interdite. Mais dans les faits, elle se poursuit et atteint de tels niveaux que le pays devient, dans les années 1950, la terre promise pour les consommateurs européens.
 

 
Aujourd'hui, le Maroc est le premier exportateur mondial de haschich devant le Liban, l’Inde et le Népal, selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime qui admet néanmoins que la production globale est peu étudiée et mal connue. Les superficies de production sont estimées à près de 100 000 hectares, soit environ 2% des terres cultivables du pays.
 
Selon des chiffres du département d'Etat américain, en 2016  la production s'est élevée à 700 tonnes métriques, ce qui équivaudrait, en valeur à la vente, à 23% du PIB marocain.
Mais ce succès n'est pas sans revers. Il y a trois ans, le département d'Etat américain a révélé que le pays est devenu un important pays de transit de cocaïne et d'héroïne, provenant de l'Amérique du sud en direction de l'Europe. En 2016, les autorités en ont saisi plus de 1600 kg de stupéfiants et 19 000 personnes sont en détention dans le pays pour trafic ou détention illégale de drogues. Le gouvernement a, alors reconnu ses limites dans la lutte contre le trafic de drogues.
 
Olivier de Souza
Source: Ecofin Hebdo
 
 
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By mrpolo,
Le ministère de la Santé a confirmé ce vendredi qu'une «chaîne de production et de vente nationale sera instaurée sous contrôle de l'Etat», dans la future loi légalisant le cannabis sur le territoire.
Lokales, Cannad’Our, einziger Lieferant von Cannabis in Luxemburg, Norbert Eilenbecker, Foto: Lex Kleren/Luxemburger Wort Lex Kleren   Le Luxembourg met toutes les chances de son côté pour devenir l'un des pionniers européens en matière de cannabis. Si la légalisation de l'usage récréatif de cette drogue était connue de longue date, le ministère a bien confirmé ce vendredi qu'une chaîne de production nationale allait également voir le jour.
Bien évidemment, cette production sera soumise à «des procédures très strictes, garantissant la qualité du produit», a souligné une porte-parole, contactée par la rédaction.
Actuellement, plusieurs pays d'Europe autorisent déjà la culture de cannabis, sous certaines conditions. C'est notamment le cas de l'Autriche, la Grèce ou encore de l'Espagne.
 

Plusieurs granges servent à dépoussiérer les grains du chanvre puis à les stocker dans des silos tout au long de l'année. Photos: Lex Kleren
Du chanvre local déjà existant
Si la ferme Cannad'Our, située à Kalborn, dans le nord du pays, produit déjà son propre chanvre médicinal depuis des années et était en contact avec le gouvernement afin de proposer un cannabis local, son directeur, Norbert Eilenbecker, s'est étonné de la nouvelle ce vendredi matin.
  Le chanvre est distillé avec de l'alcool: c'est à Norbert et ses cultivateurs de régler la variation de cannabis et «ThC» dans leurs huiles. Photos: Chris Karaba   «J'ai entendu cette information à la radio, mais je n'en sais pas plus. Personne ne nous a contactés. Je vais me renseigner pour en savoir plus, mais nous ne sommes pas concernés pour l'instant», a-t-il expliqué brièvement.
Pour rappel, Etienne Schneider et Félix Braz se sont rendus en mai dernier, au Canada, afin de se faire une idée du modèle local de consommation de cannabis légalisée. Un modèle qu'ils semblent visiblement vouloir importer directement au Luxembourg.
 
Toujours en discussion avec les pays limitrophes
En attendant, les grandes lignes du modèle réglementaire du projet de loi seront présentées «avant Noël au conseil de gouvernement, sous la forme d'un concept», a expliqué le ministère de la Santé.
Après approbation, les travaux autour du projet de loi pourront alors être mis en route. Par ailleurs, le Luxembourg est en contact avec les pays limitrophes et certaines institutions internationales pour leur exposer les grandes lignes de son «concept».
Depuis neuf mois, c'est le cannabis médical qui est disponible au Luxembourg, et porte ses fruits. En effet, le pays souffre depuis le 9 juillet dernier, d'une pénurie de cannabis médicinal, à laquelle doit répondre une société canadienne.
 
Par Sophie WIESSLER
Source: wort.lu
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By mrpolo,
La "beldia", le cannabis "terroir" qui a fait la réputation du Maroc auprès des consommateurs de cette drogue, disparaît progressivement des champs dans le nord du royaume, remplacée au nom du rendement par des plants hybrides importés de l'étranger.
 

Au Maroc, le cannabis "terroir" supplanté par les hybrides © AFP / FADEL SENNA
 
Dans la région montagneuse de Ketama (nord), considérée comme "la Mecque" du kif - nom local donné au cannabis -, la "Critikal" fait un tabac. Cette variété produite en laboratoire est pourtant beaucoup plus nocive, se vend moins cher et consomme plus d'eau que la "traditionnelle", selon des études.
  Hicham, un "kifficulteur" de 27 ans, s'est lancé dans la culture de "Critikal" parce que "les nouvelles graines importées offrent un rendement beaucoup plus important". Mais il "ne fume que la +beldia+: la moderne est médiocre", dit-il.
"L'une donne de l'imagination, l'autre génère l'angoisse", renchérit Mohamed, un de ses amis.
  La "Critikal" est la dernière des plantes importées et la plus en vogue, après la "Pakistana" et la "Khardela", devant d'autres hybrides comme l'"Amnésia" ou la "Gorilla".
Toutes proviennent "de laboratoires en Europe ou en Amérique du Nord (...). Critikal a été inventée aux Pays-Bas", dit l'anthropologue marocain Khalid Mouna.
Importées par des grands producteurs, ces variétés hybrides sont devenues "un marché à part entière", selon ce spécialiste, auteur d'une thèse sur "Le bled du kif: économie et pouvoir chez les Ketama du Rif".
  La culture, la vente ou la consommation de drogue sont strictement interdites au Maroc. Ce qui n'empêche pas le royaume de figurer parmi les principaux producteurs et exportateurs de haschich dans le monde, selon l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC).
 
Alors que les cultures auraient été réduites de 134.000 ha à 47.500 ha entre 2003 et 2011 dans le cadre d'un grand programme de reconversion, "la substitution d'hybrides au kif peut expliquer pourquoi la production de haschich marocain aurait peu baissé", selon une étude publiée en 2015 par l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT).
 
Un quintal (100 kilos) donne un rendement de 5 à 10 kilos pour les hybrides, contre un kilo pour la "locale". La Critikal se vend 2.500 dirhams le kilo (230 euros), la "beldia" jusqu'à 10.000 dirhams (environ 950 euros) le kilo, selon des témoignages recueillis par l'AFP sur place.
  "Economie et pouvoir"
Dans le nord du Maroc, le kif fait partie du patrimoine local: sa consommation est largement tolérée par les autorités et la société, tout comme sa production qui fait selon des estimations vivre entre 90.000 et 140.000 personnes, de la culture à la revente, dans cette région aux reliefs accidentés et au sol pauvre.
Hicham passe son temps entre son champ et un café du coin, où il regarde des films sur des chaînes satellitaires en fumant des joints avec ses amis, pour "oublier le chômage".
 
Tous ont quitté l'école très jeunes pour aider leurs parents. Certains de leurs amis ont migré vers le continent européen, fuyant une région où les perspectives d'emplois sont rares et le chômage touche un jeune sur quatre, selon les chiffres officiels.
"Extrêmement dangereuse"
La plupart des amis de Hicham travaillent en saison pour des gros producteurs de cannabis, pour environ 100 dirhams par jour (9 euros) pendant un mois ou deux. Ils n'ont pas les moyens d'acheter les semences, ni d'investir dans les systèmes d'irrigation ou d'obtenir les "protections" nécessaires dans le milieu pour se mettre à leur compte.
 
Non loin de leur café, une immense plantation en terrasses s'étale jusqu'au sommet de la montagne voisine. Un réseau de tuyaux reliés à un réservoir y arrose au goutte-à-goutte les plants soigneusement entretenus.
La "Critikal" exige de grandes quantités d'eau. Elle est cultivée en été, quand les pluies se font rares, tandis que la "beldia" est cultivée en hiver grâce aux pluies.
Cet hybride est planté partout, même dans les sites les plus arides, "car les trafiquants l'imposent et les gens ici n'ont pas d'autres choix", s'insurge Mohamed Benyahya, un acteur associatif local.
"Outre l'épuisement et la pollution des sols, aggravés par les hybrides gourmands en intrants chimiques, ce sont les ressources en eau de la région que la culture des hybrides risque d'épuiser rapidement", selon le rapport de l'OFDT.
 
En outre, la Critikal contient un taux très élevé de THC, la principale molécule psychoactive du cannabis. Pour l'OFDT, "le recours aux hybrides explique la hausse rapide et importante du taux moyen de THC de la résine marocaine observée (lors des) saisies".
"Les consommateurs européens ne veulent plus de cannabis hybride à cause du taux élevé de THC" et tendent à le délaisser, assure Khalid Mouna.
En revanche, "le cannabis marocain traditionnel reste très convoité" selon lui, surtout par ceux qui "plaident pour la légalisation".
 
Pour l'anthropologue, "la légalisation peut être un moyen de contrôler la consommation, mais aussi de sauver la +beldia+, à travers une vraie politique (encadrée) de production et de transformation".
Les propositions de légalisation se sont jusqu'à présent heurtées à une farouche opposition politique dans le royaume. Cependant, une étude officielle sur les atouts du cannabis thérapeutique vient d'être confiée à des scientifiques locaux, selon les médias.
 
AFP
Source : lepoint.fr
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By mrpolo,
Un texte de loi visant à légaliser la consommation et la vente de cannabis fait son chemin au parlement. Le projet s’accompagne d’un contrôle strict du marché par l’État, qui espère ainsi juguler, au moins en partie, la violence générée par le trafic de drogue dans le pays.
 

Lors d’une manifestation en faveur de la légalisation du cannabis, à Mexico, en novembre 2015. PHOTO / REUTERS / Edgard Garrido
 
Légaliser le cannabis. L’idée était en germe depuis des années au Mexique, où le trafic de drogue provoque chaque année, des milliers de morts ou de disparitions dans les affrontements entre cartels, ou entre ces mafias et les autorités. Le gouvernement pourrait ainsi espérer rayer d’un trait de plume une partie au moins de ces violences, tout en ramenant à lui “le juteux marché qui lui file entre les doigts chaque jour faute d’un cadre légal de commercialisation du cannabis”, rapporte El País.
Un texte dit de “régulation et de contrôle du cannabis”, élaboré en novembre 2018, quelques semaines avant la prise de fonctions du président López Obrador, est actuellement présenté à la chambre des députés, poursuit le journal.
  Dans ce projet soutenu par le parti Morena du président López Obrador, l’achat et la vente du cannabis seraient administrées par l’entreprise publique Cannsalud (Santé cannabis), qui vendrait la production aux entreprises agréées par cet organisme. “L’État s’implique au titre de superviseur permanent et de contrôleur de l’activité dans son cadre légal”, indique le texte remis aux députés et cité par El País.
La culture à usage personnel autorisée
Cannsalud aurait la haute main sur la commercialisation du cannabis, et les consommateurs auraient le droit de fumer librement leur joint, mais en privé. Les amateurs pourraient aussi cultiver leur carré de marihuana à usage personnel.
Cannsalud aura également un rôle prospectif afin d’“identifier et de gérer les risques potentiels d’un nouveau marché“, cette phrase évoquant par exemple la forte demande qui pourrait émaner d’acheteurs internationaux trop gourmands, sans considérations sanitaires, ou de groupes industriels désireux de concentrer l’offre du produit entre leurs mains.
Il appartiendra au Sénat de trancher la question, mais le vote en faveur du texte ne fait guère de doute compte tenu de la majorité dont dispose Morena dans les deux chambres du parlement.
 
Source: courrierinternational.com
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By mrpolo,
Dans la localité de la Békaa, au Liban, les producteurs de haschich se retrouvent avec plus de quantité sans un marché d’écoulement suffisant. L’orient le Jour a fait une immersion dans le monde de ces producteurs.
 

© Copyright : DR
 
« Ça va de plus en plus mal », confie Ali au journal. Venu superviser le travail dans son champ, il affirme ne pas avoir le cœur à l’ouvrage. « L’année dernière, nous n’avons presque rien vendu et cette année s’annonce encore pire car les prix se sont effondrés », poursuit-il.
 
Ali, père de trois enfants et producteur de haschich depuis de nombreuses années, affirme qu’ils seront obligés de céder le kilo à un prix de 80 à 100 dollars. Dans les colonnes du journal, Tony, originaire de Deir el-Ahmar où le cannabis est également cultivé, comme dans toutes les localités de la région de Baalbeck-Hermel, pense que « ce sera une aubaine » s’ils parviennent à vendre un seul kilo.
 
Il paraît bien loin, selon les producteurs, le temps où le kilo s’écoulait à 1.200 voire à 1.500 dollars. Selon L’Orient le Jour, la surproduction est telle qu’ils en viennent à regretter le temps où l’État libanais luttait contre la culture du chanvre indien, en en brûlant des champs entiers.
 
L’Etat a dû s’assagir avec l’arrivée des réfugiés syriens dans la Békaa, une façon d’accompagner des gens venus de loin dans un état de précarité avancée. L’offre est devenue plus importante que la demande et les prix du cannabis dont 80 % est destiné à l’exportation ont chuté pour atteindre l’an dernier 150 dollars le kilo.
 
De plus, la marchandise de l’année dernière, tout comme celle de 2016, n’a pas encore été écoulée et attend dans les granges des agriculteurs. Comme tout bien périssable, la résine de cannabis ne peut pas être stockée éternellement. Au bout de quatre ou cinq ans, elle devient non consommable, reconnaît Tony avec mélancolie.
Alors, pourquoi persister à produire un bien qui perd de la valeur ? Selon les confidences d’Ali au journal, il n’y a que le cannabis qui pousse dans la région. « Que voulez-vous qu’on fasse ? », a-t-il demandé.
 
L’année dernière, le Président du Parlement, Nabih Berry, avait évoqué la possibilité de légaliser la vente de cannabis à des fins médicinales. Mais, depuis, le projet est resté dans la théorie. Les producteurs ne demandent qu’à se débarrasser de leurs stocks et, pour cela, les autorités libanaises sont invitées à voter des lois pour la sécurisation du secteur.
 
Source: bladi.net
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By mrpolo,
Le Territoire de la capitale australienne (ACT), Canberra, a légalisé ce mercredi 25 septembre 2019, la possession et la culture de petites quantités de cannabis pour les particuliers, une mesure qui devrait entrer en vigueur au début de l’année prochaine.
 
 
Si la possession de petites quantités de cannabis est autorisée dans certaines parties du pays, l’ACT va plus loin en légalisant l’usage personnel. Les personnes âgées de plus de 18 ans seront autorisées à posséder jusqu’à 50 grammes de cannabis et à cultiver deux plantes, ou un maximum de quatre par foyer.
 
L’interdiction jugée inefficace
Le chef du gouvernement de l’ACT, Andrew Barre, a affirmé que bien que son gouvernement « ne tolère ni n’encourage l’usage récréatif de cannabis ou d’autres drogues illicites », il était temps de reconnaître que la prohibition pure et simple n’était plus efficace.
 
« La réforme de la réglementation concernant l’usage de la drogue à travers la planète montre qu’une approche visant à minimiser les infractions permet d’obtenir de meilleurs résultats, aussi bien au niveau des individus que de la société », a-t-il déclaré dans un communiqué.
 
La balle dans le camp du gouvernement fédéral
Le gouvernement fédéral a le pouvoir d’annuler cette loi, comme il l’avait fait avec la légalisation de l’euthanasie volontaire adoptée par des Territoires et États australiens. Par ailleurs, cette loi doit encore obtenir l’approbation du ministre de la Santé du Territoire.
 
Des avocats ont estimé que cette nouvelle législation est contraire à la loi fédérale, affirmant qu’un policier peut toujours inculper des personnes pour possession de cannabis. « Cela crée un vide juridique, alors que nous ne connaissons pas la position officielle de la police », a expliqué l’avocat pénaliste Michael Kukulies-Smith au quotidien Canberra Times.
 
En 2016, l’Australie avait légalisé l’usage du cannabis thérapeutique, avant d’autoriser en 2018 son exportation afin d’accroître les débouchés pour ses producteurs nationaux.
AFP   Source: lafranceagricole.fr
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By mrpolo,
Un parti de la coalition au pouvoir en Thaïlande a proposé un projet de loi en vertu duquel les Thaïlandais seraient autorisés à cultiver chez eux du cannabis en quantité limitée. La proposition intervient moins d'un an après que le royaume a légalisé l’exploitation de la plante à des fins médicinales et de recherche.
 

Marijuana cultivée à Chiang Mai, Thaïlande, où son utilisation médicale a été approuvée.
 
Selon la loi sur les drogues en vigueur en Thaïlande, l’usage du cannabis à des fins récréatives est puni par des peines sévères, la simple possession pouvant notamment entrainer jusqu’à 10 ans d'emprisonnement et de lourdes amendes.
 
Un député du parti Bhumjaithai, troisième partenaire de la coalition ayant en charge le ministère de la Santé, a indiqué que le projet de loi autoriserait jusqu'à six plants de marijuana par ménage. Le cannabis est toujours considéré comme une drogue au regard de la loi thaïlandaise.
 
"Le principe est qu’il s’agit d’un usage médical, vous pouvez l'avoir chez vous pour soulager des troubles, mais vous ne pouvez pas la fumer dans la rue", a déclaré Supachai Jaisamut à Reuters.
Le texte devrait également autoriser la vente de plants à des institutions agréées sous la supervision d'un institut prévu à cet effet, a-t-il ajouté.
 
Ledit institut aurait autorité pour acheter, extraire et exporter du cannabidiol (CBD), composé organique dérivé du cannabis, toujours selon Supachai Jaisamut, qui le compare au modèle californien.
Il estime que la loi pourrait être adoptée en six mois à partir du mois de novembre, lorsque le Parlement rouvrira, si le soutien du gouvernement est suffisant.
Ce projet de loi serait la concrétisation de la principale promesse électorale du parti Bhumjaithai, qui a fait campagne pour une politique autorisant les Thaïlandais à cultiver du cannabis.
Ses partisans estiment que le projet de loi est conçu pour développer la nouvelle industrie légale du cannabis médical en Thaïlande.
 
L'Agence nationale thaïlandaise de contrôle des produits alimentaires et pharmaceutiques (FDA) a annoncé ce mois-ci la tenue d'un atelier sur le cannabis, alors que l'intérêt du public et des investisseurs ne fait que croître depuis le lancement de la mesure.
 
Source: lepetitjournal.com
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By ZooLe,
Enquête sur la mystérieuse maladie pulmonaire aux USA. 
 
Le CDC, The Centers for Disease Control and Prevention, ainsi que de nombreux autres organismes de santé américains ont récemment informé le public qu’une nouvelle et mystérieuse maladie pulmonaire grave était due à l’utilisation de cigarettes électroniques. La presse s’est ainsi emparée de cette information pour en faire de gros titres effrayants. Toutefois, avec les premiers résultats d’analyse qui viennent de tomber, la vérité éclate et tout commence à prendre sens.
 
Liquides illégaux au THC incriminés
 
Ce jeudi 5 septembre 2019, le Dr. Siegel, professeur de sciences en matière de santé communautaire, a publié les premiers résultats d’analyses faites sur les liquides ayant été vapotés par les patients atteints de cette mystérieuse maladie. 
Des bouteilles de THC illicites provenant de plusieurs de ces patients ont été testées dans différents laboratoires fédéraux ou d’états. Elles se sont révélées positives à l'acétate de vitamine E. Il s'agit d'une huile qui a commencé à être utilisée tardivement l'année dernière, en tant qu'agent épaississant dans les liquides de THC à vapoter.
 
Dans l'État de New York, cette substance a ainsi été trouvée dans au moins une des bouteilles utilisées par chaque patient. Presque simultanément, des tests effectués par la FDA, la Food and Drug Administration américaine, ont révélé la présence d'acétate de vitamine E dans 10 parmi les 18 échantillons testés. Fait important, la FDA a indiqué qu’elle n’avait trouvé aucune contamination dans les tests d’e-liquides à la nicotine. 
Pour rappel, le THC est du tétrahydrocannabinol, le cannabinoïde le plus abondant et le plus présent dans la plante de cannabis, et qui possède notamment des propriétés psychoactives. 
Avancée majeure dans l'enquête sur l’éclosion d’une mystérieuse maladie pulmonaire aux Etats-Unis nous attendons encore les résultats d’analyse des autres états.Cependant, l’on sait déjà qu’à travers la Californie, le Nouveau Mexique et le Wisconsin 54 des 57 cas reportés jusqu’à la semaine dernière, ont confirmé avoir consommé de l’huile de THC dans leur cigarette électronique.
 
Le trafic de drogue en cause
 
Bien qu'il y ait encore beaucoup d'inconnues, les pièces du puzzle commencent peu à peu à s'assembler. Les e-liquides à la nicotine sont sur le marché depuis de nombreuses années et utilisés par des millions de vapoteurs, sans qu’il n'y ait eu de problème à ce jour. 
Toutefois, il s’avère qu’un changement majeur a été apporté à l’industrie du trafic de drogue dans le commerce illégal du THC, sous forme de e-liquides à vapoter à la fin de l’année dernière. Il semble donc qu'un nouvel agent épaississant ait commencé à être utilisé et, manifestement, ce nouvel agent serait l'acétate de vitamine E.
 
Cet acétate, également connu sous le nom de tocophérol, est donc un agent épaississant généralement utilisé dans les cosmétiques, les nettoyants pour la peau notamment. Mais, selon le Dr. Siegel, à la fin de l’année dernière, il a apparemment commencé à être utilisé pour épaissir l’huile de THC. Une première hypothèse serait que cet épaississant était probablement employé pour masquer le fait que le mélange avait été fortement dilué. Réduisant ainsi la quantité de THC réel dans le produit acheté. 
 
La présence de l'acétate de tocophérol aiderait à expliquer pourquoi les maladies pulmonaires observées sont si graves, et pourquoi les poumons des patients ne fonctionnent plus à la suite d'une telle ingestion. 
 
Dans les faits

Comme expliqué dans le Washington Post : « L'acétate de vitamine E est essentiellement de la graisse », a déclaré Michelle Francl, professeure de chimie au Bryn Mawr College. « Sa structure moléculaire implique qu'il faille le chauffer à haute température pour qu'il se vaporise.
Son point d'ébullition est de 363 degrés Fahrenheit (184°C), ce qui est bien au-dessus du point d'ébullition de l'eau à 212 degrés Fah (100°C), et près de quatre fois plus élevé que la température corporelle normale. Une fois que l'huile est suffisamment chauffée pour se vaporiser, elle peut potentiellement se décomposer et ainsi, vous respirez Dieu sait quoi. Lorsque cette vapeur se refroidit dans les poumons, elle revient à son état d'origine à cette température et pression, ce qui implique qu’elle recouvre alors l'intérieur de vos poumons avec cette huile ».
 
Il n’est pas difficile d’imaginer pourquoi les poumons cesseraient de fonctionner s’ils étaient recouverts de graisse ou d’huile. 
 
Là où la situation est grave, c’est que les autorités sanitaires elles-mêmes n’avertissent pas le public en termes clairs et précis. Au lieu de diaboliser les cigartettes électroniques et le vapotage, qui restent un formidable outil pour arrêter le tabac à combustion, ces mêmes autorités feraient mieux de faire la guerre au cannabis illégal et aux liquides pour cigarette électronique non conformes. 
 
Cette affaire montre à nouveau l’importance de ne pas mettre n’importe quoi dans vos cigarettes électroniques. Ainsi que de vous fournir en e-liquides certifiés conformes et de prendre conseil auprès de professionnels.
 
La récente épidémie de maladies pulmonaires aux Etats-Unis qui a affolé la presse internationale s’est faite le messager d’un discours effrayant à l’intention des cigarettes électroniques. Mais après avoir reçu les premiers résultats d’analyse, il s’avère que les patients en question ont vapoté de l’acétate de vitamine E, une huile utilisée comme agent épaississant dans les liquides de THC illégaux. Donc, non la cigarette électronique ne tue pas lorsqu'elle est utilisée correctement.
 
Ce que l'on met dedans, par contre, est à surveiller étroitement et nécessite la plus grande vigilance et le plus grand respect des consignes de sécurité. 
 
Le Dr Siegel est professeur au Département des Sciences de la Santé Communautaire de l'école de santé publique de l'Université de Boston. Il a 32 ans d'expérience dans le domaine de la lutte antitabac. Auparavant, il avait travaillé deux ans au CDC, où il avait mené des recherches sur la publicité pour la fumée passive et la cigarette. Il a publié près de 70 articles sur le tabac. Il a témoigné dans le procès historique Engle contre les compagnies de tabac, qui a abouti à un verdict sans précédent de 145 milliards de dollars contre l'industrie. Il enseigne les sciences sociales et du comportement, la communication de masse et la santé publique ainsi que la défense des intérêts de la santé publique dans le cadre du programme « Maîtrise en Santé Publique ».
 
Source sweetch.ch
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By drdooom,
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1285240/jugement-culture-cannabis-marijuana-domicile-quebec


 
Un tribunal invalide l'interdiction de la culture du cannabis à domicile au Québec
   
 
Des plants de cannabis pourront être cultivés à la maison au Québec, après un jugement de la Cour supérieure.
Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz
 
 
 
   
 
 
           
Radio-Canada 2019-09-03 | Mis à jour le 4 septembre 2019  
 
 
La Cour supérieure du Québec invalide les deux articles de la loi provinciale qui interdisaient la culture de cannabis à domicile à des fins personnelles.
 
 
 
La juge Manon Lavoie donne raison à Janick Murray Hall, qui contestait devant les tribunaux la loi québécoise plus restrictive que la réglementation fédérale.
 
 
 
Le résident de Québec faisait valoir que la province ne pouvait pas interdire la culture à domicile, puisque la loi fédérale permet de faire pousser jusqu'à quatre plants à la maison. Au Québec, la possession d’une plante et sa culture était plutôt proscrite par la loi.
 
 
 
Selon la juge Manon Lavoie, les articles 5 et 10 de la Loi encadrant le cannabis au Québec, adoptée avant sa légalisation en octobre 2018, contreviennent au champ de compétence fédérale en matière criminelle.
 
 
 
 
 
 
Les articles contestés ne viennent pas restreindre [...], mais posent une interdiction totale, écrit Manon Lavoie, ce qui laisse entendre, selon elle, que la province cherche en réalité à pallier l’abrogation des anciennes dispositions rendant la culture personnelle et la possession de plante de cannabis criminelles.
 
 
 
En d'autres mots, le Québec ne vient pas compléter la loi fédérale, mais empiète de façon importante sur les articles 8 et 10 de la réglementation adoptée par Ottawa.
 
 
 
Le Tribunal est donc d'avis que les dispositions en cause ont été adoptées afin de réprimer la production personnelle de cannabis, et ce, afin de restreindre l'accessibilité à ce produit et de renforcer son contrôle, poursuit la juge Lavoie.
 
 
 
Or, les provinces ne peuvent pas réécrire à leur guise les lois adoptées au niveau fédéral, explique Line Beauchesne, professeure de criminologie à l'Université d'Ottawa.
 
 
 
Quand il y a une loi criminelle qui est écrite, tu ne peux pas dire : "Je prends seulement les articles 1, 7, 9, 12, mais pas les autres", a-t-elle illustré mardi au micro de l'émission Le 15-18.
 
 
 
Une application immédiate
 
 
 
L'invalidation des deux articles de la loi québécoise permet donc à partir de maintenant, et jusqu'à nouvel ordre, la culture de cannabis à domicile à des fins personnelles, selon la professeure Beauchesne.
 
 
 
L'avocat qui a mené le dossier, Julien Fortier, souligne toutefois qu'il ne faut pas s'emballer trop vite, puisque les avocats du gouvernement du Québec peuvent en appeler et demander que la loi demeure valide pendant l'appel.
 
 
 
Mais le gouvernement Legault n'a pas encore montré son jeu. Nous prenons acte du jugement rendu ce matin concernant la culture du cannabis à domicile, a fait savoir le cabinet de la ministre de la Justice, Sonia LeBel, dans une déclaration transmise à Radio-Canada. Nous prendrons le temps de l’analyser avant de commenter davantage le dossier.
 
 
 
Pascal Bérubé, chef intérimaire du Parti québécois, estime pour sa part que la décision de la Cour supérieure démontre encore une fois que le Québec ne peut pas décider seul. Il y voit un test pour le gouvernement Legault.
 
 
 
Que prévoit la loi?
Canada
Il est interdit à tout individu d’avoir en sa possession plus de quatre plants de cannabis qui ne sont pas en train de bourgeonner ou de fleurir.
Québec
Il était interdit, jusqu'au jugement de mardi, de posséder un plant de cannabis et de cultiver du cannabis à des fins personnelles.
Le Manitoba est la seule autre province canadienne à interdire la culture du cannabis à domicile.
 
 
 
La loi québécoise sur le cannabis a été pilotée par le gouvernement libéral, avant l’arrivée au pouvoir de la Coalition avenir Québec.
 
 
 
Tout en maintenant le cap de l'interdiction, l'ancienne ministre responsable du dossier à l'époque, Lucie Charlebois, n'avait pas écarté la possibilité de modifier la loi « à moyen terme » pour permettre la culture à domicile.
 
 
 
Pour sa part, le gouvernement caquiste souhaite plutôt renforcer la loi en rehaussant de 18 à 21 ans l'âge légal pour consommer la substance.
 
 
 
Le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, a toutefois renoncé, dans son projet de loi, à interdire la consommation dans des lieux publics.
 
 
 
Une fois adopté, le projet de loi ferait du Québec la province avec les règles sur la vente du cannabis les plus strictes du pays.
 
 
 
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By mrpolo,
Pionnière dans l'exportation de cannabis de contrebande dans les années 1960-1970, elle entend désormais s'emparer du marché légal.

Un plant de cannabis destiné à un usage thérapeutique | Miguel Medina / AFP
 
Dans les serres de Clever Leaves, vêtu·es de blouses et de gants en caoutchouc, une casquette vissée sur la tête, les employé·es s'affairent: elles arrosent, taillent et coupent des plants de cannabis, qui atteignent généralement une hauteur d'un mètre cinquante avant la récolte. Les fleurs seront par la suite séchées puis broyées, afin de donner une poudre qui sera transformée dans un laboratoire en huiles, en essences ou en cristaux.
Depuis 2016, le gouvernement colombien a légalisé la marijuana à des fins médicales, et les entreprises comme Clever Leaves (« Feuilles intelligentes ») fleurissent sur le marché. Avec seize hectares de plantations de cannabis dont elle entend étendre la superficie jusqu'à quatre-vingt d'ici 2021, la jeune compagnie cherche à se tailler une place sur le marché mondial.
De la contrebande aux industries pharmaceutiques
Si l'exportation de produits vers les États-Unis reste illégale, le Canada ou la Grande-Bretagne sont des destinations de choix. Surtout, la Colombie est un terrain propice pour la culture de cannabis, et ce pour des raisons aussi bien historiques que géographiques.
 
Proche de l'Équateur, le pays bénéficie de douze heures de soleil par jour, ce qui allège considérablement les charges en matière d'éclairage artificiel que doivent assumer les autres pays producteurs. La terre coûte peu cher, de même que la main d'œuvre, et celle-ci est encore abondante en travailleur·euses agricoles qualifié·es –culture des drogues oblige.
Dans les années 1960-1970, le cannabis de contrebande, principalement cultivé dans les montagnes de la Sierra Nevada, près de la côte des Caraïbes, était exporté par tonnes aux États-Unis. Les années 1980 et 1990 lui avaient préféré la cocaïne, Pablo Escobar changeant son fusil d'épaule, mais avec la légalisation du cannabis à usage thérapeutique, un nouveau marché, cette fois-ci bien légal, s'est ouvert.
Investissement et exportation
Au sein de l'Association colombienne des industriels du cannabis, Asocolcanna, vingt-neuf sociétés ont déjà investi plus de 600 millions de dollars (environ 540 millions d'euros) pour construire des infrastructures liées à culture du cannabis à fins médicales.
Cette situation attire également des investisseurs étrangers, comme Khiron, une entreprise canadienne fondée en 2017 et basée à Bogota, qui possède également des plantations au Chili et en Uruguay. La bureaucratie colombienne demeure néanmoins un obstacle non négligeable, l'obtention des permis et des licences appropriées pouvant prendre des mois voire des années.
 
Pour Julián Wilches, cofondateur de Clever Leaves, ce nouveau rayonnement mondial de la Colombie en matière de drogues médicales et légales change les modèles habituels, selon lesquels «les produits pharmaceutiques venaient toujours du Nord, pour aller vers l'Amérique du Sud, l'Afrique et l'Asie». Avant 2016, il travaillait pour le ministère de la Justice, dans la lutte contre l'industrie des stupéfiants illégaux.
 
Source slate.fr
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By mrpolo,
Le conseil de la région du Nord a donné cet été son aval au lancement d'une nouvelle étude sur l'opportunité de légaliser la culture du cannabis, dont les revenus pourraient se chiffrer en centaines de millions d'euros pour cette zone d'importante production. Jeune Afrique analyse les enjeux d'une telle mesure.

Des plants de cannabis dans les montagnes du Rif, au Maroc (image d'illustration). © Abdeljalil Bounhar/AP/SIPA
Au début de l’été, le conseil de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma a voté en faveur de la commande d’une étude sur les opportunités de cultiver du cannabis dans la région. Le rapport serait confié à l’Institut scientifique de l’Université Mohammed V à Rabat, pour un coût avoisinant le million de dirhams (plus de 90 000 euros), mais le ministère de l’Intérieur doit encore donner son feu vert.
 
« Même les élus du PJD (parti islamiste au gouvernement à l’échelle nationale, mais dans l’opposition au sein du conseil régional) ont voté en faveur de la proposition du président de région, Ilyas El Omari », se réjouit Abdelmonaim Elbarri, figure du Parti authenticité et modernité (PAM) dans le Nord. La production de cannabis marocain est quasi exclusivement réalisée dans le Rif, dont Al Hoceima est l’une des principales villes. Selon le ministère de l’Intérieur, au moins 90 000 ménages vivent de la production de cannabis dans la région. Un certain nombre d’analystes avancent des chiffres encore plus importants.
 
Par Arianna Poletti et Jules Crétois
Source: jeuneafrique.com
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By mrpolo,
Longtemps connus pour leur attitude détendue à l'égard de la consommation de drogues douces, les Pays-Bas prennent actuellement des mesures expérimentales pour légaliser la production de cannabis.
 
 

 Actuellement, les coffeeshops néerlandais achètent auprès de fournisseurs illégaux ; le gouvernement veut maintenant éliminer la criminalité dans le commerce
Crédit : Robin Van Lonkhuijsen/AFP
 
Dix municipalités participeront à un essai de quatre ans où tous leurs coffeeshops - où la drogue peut être achetée et fumée - seront fournis uniquement par des producteurs réglementés.
Actuellement, à la frustration des forces de l'ordre et des autorités locales, l'usage personnel de cannabis est toléré mais la culture commerciale de cannabis est illégale. Plus de 550 coffeeshops dans tout le pays sont obligés d'opérer dans une "zone grise", en achetant à une chaîne d'approvisionnement criminelle.
 
Cette semaine, le ministre de la Justice Ferdinand Grapperhaus et le ministre de la Santé Bruno Bruins ont annoncé que les 79 coffeeshops d'Arnhem, Almere, Breda, Groningen, Heerlen, Hellevoetsluis, Maastricht, Nijmegen, Tilburg et Zaanstad vont commencer "l'expérience du cannabis en circuit fermé" en 2021.
L'expérience vise à contrôler la puissance de la drogue et à réduire la criminalité qui y est associée - ce qui, selon un rapport publié plus tôt cette semaine, s'est révélé hors de contrôle et a "sapé" Amsterdam. "La protection de la santé des consommateurs et des groupes vulnérables est une priorité absolue, et l'expérience portera une attention particulière à la prévention et à l'information ", ont écrit Grapperhaus et Bruins dans un exposé aux députés.
 
Paul Depla, maire de Breda, a déclaré au Telegraph qu'il était grand temps que les Pays-Bas mettent au point des lois antidrogue cohérentes. "Nous sommes très heureux que Breda puisse participer à l'essai sur le cannabis", a-t-il déclaré.
"Plus important encore, après des années passées à frapper à huis clos à La Haye, nous pouvons laisser derrière nous sa politique de tolérance à moitié mise en œuvre. C'est une politique qui fait dépendre les coffeeshops d'un marché illégal dominé par les criminels, où le consommateur ne sait absolument rien de la qualité du cannabis et de comment il est cultivé."
 
Peter Schouten, un avocat spécialisé en droit pénal de Breda, a lancé le projet C Holding BV avec un médecin généraliste, un politicien socialiste et un spécialiste des serres, et vise à cultiver 12 tonnes de cannabis par an pour ce projet.
"Nous avons commencé parce que nous ne pensions pas que la politique néerlandaise de vente légale par la porte d'entrée et de vente illégale par la porte arrière était une bonne chose ", a-t-il déclaré au Telegraph.
"Jusqu'à présent, il n'y a eu aucun contrôle gouvernemental et un million de consommateurs n'ont pas su ce qu'ils fumaient ou ce qu'ils vantaient. Le plus important, c'est que nous allons faire de l'herbe propre, le prix restera le même... et 30% de notre bénéfice net ira à des projets de traitement de la dépendance, à la recherche médicale et à une chaire universitaire sur l'herbe.'"
 
Bien que l'universitaire de l'académie de police néerlandaise Pieter Tops, qui s'est rendu au Canada pour tirer les leçons de la légalisation du cannabis, ait averti que cela n'a pas éliminé le crime organisé, certains experts en toxicomanie accueillent avec prudence cette expérience.
Tom Bart, un agent principal de prévention de l'organisme caritatif de lutte contre la toxicomanie Jellinek, a déclaré au Daily Telegraph : "L'avantage, c'est que la culture peut être réglementée et que les pesticides, les moisissures et la puissance des drogues peuvent être contrôlés, tandis que des fonds supplémentaires sont collectés pour prévenir et informer les utilisateurs des risques.
"Le risque est qu'il contribue à une plus grande consommation, mais je ne pense pas que ce soit trop important car le cannabis a été toléré depuis un moment déjà."
 
Amsterdam, Rotterdam, La Haye et Utrecht ne participent cependant pas à l'essai parce qu'il a été jugé trop difficile de faire participer tous les coffeeshops à ce projet.
 
Source: telegraph.co.uk
 
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By mrpolo,
Alors que l’utilisation de la marijuana à des fins récréatives est légale au Canada depuis octobre dernier, et que de plus en plus d’États américains adoptent également des projets de loi en ce sens, les craintes se multiplient lorsque vient le temps d’envisager des solutions pour faire respecter les règles en matière de conduite avec les facultés affaiblies. De nouveaux travaux de recherche de l’Université de Pittsburgh pourraient toutefois changer la donne.
 

 
Une équipe interdisciplinaire du département de chimie et de la Swanson School of Engineering a mis au point un appareil, similaire à l’alcotest, qui peut mesurer la concentration de THC, l’agent psychoactif du cannabis, dans l’haleine de l’utilisateur. Les méthodes de détection actuelles s’appuient sur des échantillons de sang, d’urine ou de cheveux, et les tests ne peuvent donc pas être effectués sur le terrain. Ceux-ci ne peuvent également que révéler que l’utilisateur a récemment inhalé la drogue, pas qu’il se trouve sous son influence.
 
L’appareil a été développé à l’aide de nanotubes de carbone, des tubes 100 000 fois plus petits qu’un cheveu. La molécule de THC, ainsi que d’autres molécules présentes dans l’haleine, s’attachent à la surface des nanotubes et modifient leurs propriétés électriques. La vitesse à laquelle les courants électriques reviennent à la normale signale ensuite si du THC est présent. Des senseurs s’appuyant sur la nanotechnologie peuvent ainsi détecter du THC à des concentrations comparables ou plus basses que la spectrométrie de masse, qui est considérée comme la référence lorsque vient le temps de détecter cette molécule.
 
« Les nanotubes de carbone semiconducteurs que nous utilisons n’étaient pas disponibles il y a quelques années », mentionne Sean Hwang, principal auteur de l’étude. « Nous avons utilisé l’apprentissage machine pour « apprendre » au détecteur à reconnaître la présence de THC en s’appuyant sur le délai de retour à la normale des courants électriques, même lorsque d’autres substances sont présentes dans l’haleine, comme l’alcool. »
 
Lors de la mise à l’essai du prototype de l’équipe, qui ressemble fortement à un alcotest traditionnel, avec un boîtier en plastique et un endroit où souffler, l’appareil a été en mesure de détecter du THC dans un échantillon qui contenait aussi du dioxyde de carbone, de l’eau, de l’éthanol, du méthanol et de l’acétone. Les scientifiques vont poursuivre leurs essais, mais espèrent pouvoir rapidement passer à l’étape de la fabrication et de la mise en marché.
Les résultats des travaux ont été publiés dans ACS Sensors.
 
Source: pieuvre.ca
 
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By mrpolo,
Lompoc (United States) (AFP) - Agriculteurs traditionnels et producteurs de cannabis sont à couteaux tirés dans l'un des vignobles réputés du sud de la Californie, où la ruée vers l'herbe déclenchée par la légalisation de cette drogue laisse un parfum d'amertume, notamment chez les viticulteurs.
 

Les gigantesques serres abritant des exploitations de cannabis ont été construites en mars 2019 au beau milieu des vignobles de la vallée de Santa Ynez, dans le comté de Santa Barbara (Californie) ((c) Afp)
 
Depuis novembre 2016 et la loi autorisant l'usage récréatif de marijuana dans toute la Californie, les vignerons et de nombreux habitants du comté de Santa Barbara se plaignent d'être envahis par des voisins indésirables, dont le cannabis empuantirait non seulement l'atmosphère mais bouleverserait aussi leur mode de vie.
  "C'est la plus importante menace pour le secteur viticole que j'ai vue depuis que je suis arrivé ici voici 25 ans", déclare à l'AFP Stephen Janes, gérant des vignobles Pence Vineyards, à environ 200 km au nord-ouest de Los Angeles.
En cause: le développement fulgurant des exploitations cultivant du cannabis, qui ont déjà colonisé plusieurs centaines d'hectares à la faveur d'une réglementation particulièrement souple dans ce comté.
 
Des millions de plants de marijuana, dont chaque hectare peut valoir plusieurs millions de dollars, ont ainsi littéralement fleuri sur les coteaux des vallées de Santa Ynez et Santa Maria, aux côtés des pieds de vigne.
Plus au sud, dans la petite ville côtière de Carpinteria, les serres jusqu'alors consacrées à l'horticulture abritent désormais du cannabis, au grand dam de certains riverains.
 
"Maintenant, je dois porter un masque quand je sors dans mon jardin et mes petits-enfants ne me rendent plus visite à cause de l'odeur", soupire Joan Esposito, arrivée voici 36 ans dans la ville.
 

Les serres horticoles qui se dressent à Carpinteria, en bordure de zones résidentielles, ont été reconverties pour abriter des plants de cannabis afp.com - DAVID MCNEW  
- "Le cannabis domine le marché" -
 
Dans les collines de Santa Rita, réputées pour leur pinot noir, une enfilade d'arceaux recouverts de bâches blanches s'étend à perte de vue parmi les vignobles. Il s'agit là encore du précieux cannabis.
 
"Ca ne ressemble à rien de ce qu'on a connu et c'est arrivé très vite. Personne n'avait anticipé l'impact visuel", souligne Kathy Joseph, propriétaire des caves Fiddlehead et des vignobles Fiddlestix. "Maintenant, c'est le cannabis qui domine le marché, de plus d'une façon", estime-t-elle.
Viticulteurs, producteurs d'avocats et autres agriculteurs traditionnels se plaignent d'être obligés d'adapter leurs pratiques aux exigences du cannabis, notamment incompatible avec l'utilisation de pesticides chimiques.
 
"C'est un vrai cauchemar", déplore Mme Joseph, contre laquelle un voisin a porté plainte, l'accusant de mettre en danger son herbe par les traitements qu'elle pulvérise sur ses vignes.
"Ca fait 40 ans que je me consacre à faire du vin, et en tant que viticulteurs, nous sommes soumis à des contrôles stricts", insiste-t-elle. "Mais cette année, je vais probablement perdre ma récolte de chardonnay, d'une valeur de 50.000 dollars, car j'ai dû employer un pesticide qui n'est pas aussi efficace contre le mildiou".
Sollicitée par l'AFP, l'organisation représentant les quelque 900 cultivateurs de cannabis du comté n'a pas réagi.
 
 

Kathy Joseph, viticultrice exploitant les vignobles Fiddlestix, désigne une ferme de cannabis qui jouxte ses pieds de vigne depuis mars dernier afp.com - DAVID MCNEW  
Des responsables du comté de Santa Barbara, qui fixe la réglementation régissant la culture de la drogue douce, ont pour leur part reconnu que les autorités locales auraient dû mieux encadrer le développement de ce marché.
"Je suis très soucieuse de l'impact des exploitations de cannabis à l'air libre dans la vallée de Santa Ynez", a déclaré à l'AFP l'une d'entre elles, Joan Hartmann, qui assure travailler à des mesures correctives.
 
- Contrôle des odeurs ? -
 
Graham Farrar, président de l'Association des producteurs de cannabis responsables, jure que ses collègues font tout ce qu'ils peuvent pour entretenir des relations de bon voisinage. Ils installent des systèmes de contrôle des odeurs et contribuent à l'économie locale, affirme-t-il à l'AFP.
"La communauté soutient le cannabis" et l'odeur n'est pas un problème, balaye-t-il d'un revers de main. "Beaucoup de ceux qui parlent de l'odeur n'aiment pas ça (...) parce qu'ils pensent que le cannabis est immoral", fait valoir M. Farrar.
 
 

Une exploitation de cannabis de la vallée de Santa Ynez, dans le comté de Santa Barbara (Californie), photographiée le 6 août 2019 afp.com - DAVID MCNEW  
L'argument a du mal à passer chez Stephen Janes, qui dément toute opposition de principe au cannabis. Comme ses collègues, il veut juste pouvoir poursuivre son activité sans qu'un parfum de chanvre ne vienne polluer les salles de dégustation.
"L'industrie (viticole) est ici depuis 40 ou 45 ans et contribue pour 1,8 milliard de dollars à l'économie locale (...) Je ne pense pas que ce soit juste qu'une autre industrie débarque et nous oblige à changer nos façons de faire", plaide-t-il.
 

Maureen Foley Claffey montre les nouvelles fermes de cannabis situées juste de l'autre côté de sa clôture, dans la petite ville côtière de Carpinteria (Californie), le 6 août 2019 afp.com - DAVID MCNEW  
D'autres préfèrent partir sans attendre de voir si la situation va s'améliorer. C'est le cas de Maureen Foley Claffey, qui a grandi à Carpinteria et dont la maison est désormais cernée par du cannabis.
"Tout ça a dressé les voisins les uns contre les autres. J'ai déjà perdu des amis, et maintenant je perds ma maison".
 
Par Jocelyne ZABLIT - AFP
 
Source: tv5monde.com
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By mrpolo,
Les Etats américains où le cannabis à usage récréatif est légal ont observé une réduction d'au moins 20% des décès par overdose d'opiacés, affirme une étude publiée mercredi.

Dans un dispensaire en Californie, où le cannabis à usage récréatif est autorisé, le 1er janvier 2018. (ROBYN BECK / AFP)
 
Les opiacés ont provoqué la mort de 47.600 personnes en 2017 aux Etats-Unis, selon les Centres de contrôle des maladies (CDC). Cette année-là, l'épidémie a été déclarée «urgence de santé publique» par le président Donald Trump. La marijuana, légale dans 34 Etats et à Washington pour usage thérapeutique, l'est de manière récréative dans dix de ces Etats, ainsi que dans la capitale américaine (et en janvier dans l'Illinois).
 
En comparant les taux de décès par overdose avant et après la légalisation et entre les Etats à différents stades du processus de légalisation, les auteurs de cette étude publiée dans le journal Economic Inquiry, ont déterminé un effet de causalité «très solide» dans la réduction de la mortalité liée aux opiacés.
 
Cette baisse est comprise entre 20 et 35 %
Cette baisse est comprise entre 20 et 35%, selon leur analyse économétrique, avec un effet particulièrement marqué pour les morts provoquées par la consommation d'opiacés comme le fentanyl, la drogue la plus meurtrière aux Etats-Unis, selon les derniers chiffres officiels. Tous les Etats sont affectés par la hausse de l'épidémie des opiacés, explique à l'AFP Nathan Chan, économiste à l'université Amherst et auteur principal de l'étude. «C'est juste que ces Etats qui ont légalisé ne sont pas aussi défavorablement affectés que ceux qui n'ont pas légalisé», poursuit-il. Les Etats qui ont un accès légal à la marijuana via des dispensaires ont assisté à une plus importante baisse de mortalité que les autres, notent ces auteurs.
 
L'étude ne s'est pas penchée sur les facteurs en jeu mais Nathan Chan suggère que ces différences pourraient être liées au nombre croissant de personnes qui s'auto-soignent et «soulagent la douleur par la consommation de marijuana et sont ainsi moins susceptibles de devenir accro aux opiacés». Certains travaux précédents étaient toutefois parvenus aux conclusions inverses: selon eux, le recours au cannabis augmente l'utilisation d'opiacés non prescrits par ordonnance.
  CONTENUS SPONSORISÉS   Occitanie : Combien coûtera l'installation de panneaux solaires ?Électricité gratuite       par Taboola     Source: Le Figaro avec AFP
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By mrpolo,
Les petits entrepreneurs de cannabis peinent à se tailler une place au sein de l'industrie même si elle est en pleine effervescence. Plusieurs déplorent un trajet semé d'embûches et des régulations qui avantagent les entreprises mieux nanties.

L'entrepreneure Josée Duranleau souhaite ajouter du cannabis à ses produits, mais le processus pour y arriver n'est pas sans embûche.
Photo : iStock
Il n'est pas facile de se lancer en affaires dans le marché du cannabis, croit l’entrepreneure Josée Duranleau.
Depuis trois ans, elle produit des crèmes et des huiles à base de chanvre.
Elle souhaite bientôt pouvoir y ajouter de la marijuana, après la légalisation des produits topiques du cannabis au mois d’octobre.
L'entrepreneure Josée Duranleau devra probablement s’associer avec un gros joueur de l'industrie du cannabis si elle souhaite « percer » le marché des produits topiques.
Photo : Martine Côté
Pour y parvenir, Josée Duranleau devra d’abord solliciter une licence de microtransformation, un processus « complexe et coûteux » depuis que Santé Canada a changé ses procédures au printemps.
Dans l’optique de réduire le nombre de demandes, tous les demandeurs doivent d’abord avoir leurs installations entièrement aménagées avant de pouvoir demander une licence.
Il en coûterait entre 500 000 et 1 million de dollars, estime Josée Duranleau, en plus des frais de consultation moyennant 50 000 dollars.
La consultante en cannabis Lisa Campbell explique pour sa part que ces changements de Santé Canada sont entrés en vigueur pour réduire les temps d’attente et désengorger le système de traitement de licences.
Au lieu d'examiner plusieurs demandes qui vont échouer, la majorité d’entre elles sont susceptibles d’être acceptées, explique-t-elle.
D’un autre côté, pour un petit producteur, ça devient presque impossible de pénétrer le marché, ajoute-t-elle.

Les friandises au cannabis seront très bientôt légalisées au Canada, sauf au Québec.
Photo : Reuters / Rick Wilking
Josée Duranleau se dit découragée. Elle sait qu’elle devra probablement s’associer avec une entreprise qui possède déjà sa licence de transformation et souhaite élargir son marché aux produits topiques.
Elle pense toutefois que son expertise pourrait être un atout aux yeux de certains grands noms établis.
Ça va être un marché énorme. Est-ce que les compagnies de cannabis savent comment fabriquer ces produits? Les miens sont déjà prêts, souligne-t-elle.
Un parcours du combattant
L’ancienne consultante en cannabis Selina Jane Eckersall souhaite quant à elle se lancer dans la production de cannabis artisanal.
Depuis trois ans, son mari et elle rencontrent néanmoins des obstacles.


Selina Jane Eckersall et Dean McCall, les fondateurs de Casual Friday Cannabis Ltd.
Photo : Photo remise
La licence de microculture qu’ils convoitent coûte entre 800 000 dollars et 1, 5 million de dollars.
Même s’ils ont amassé les fonds nécessaires grâce à des investisseurs, d’autres obstacles se dessinent au fur et à mesure.
Par exemple, pendant près de deux mois, ils n'ont pas été en mesure d'encaisser l’argent de leurs investisseurs.
Aucune grosse banque ne voulait de notre argent, parce que nous ne disposions pas encore de licence, déplore Selina Jane Eckersall.
À cela, s’ajoutent les difficultés à commercialiser les produits du cannabis qui font face à de nombreuses restrictions au niveau du marketing.
Comment commercialiser un produit que vous n'êtes même pas autorisé à commercialiser, se demande Abi Roach, présidente de Norml Cannabis et PDG de Hot Box.
Selon elle, il s’agit d’une contrainte importante, même pour les sociétés établies comme la sienne.

Le Canada a légalisé le cannabis en octobre 2018.
Photo : AFP / PABLO PORCIUNCULA BRUNE
Selon Selina Jane Eckersall, les petits entrepreneurs sont régulièrement pris au dépourvu.
Les seules personnes capables de naviguer l'interdiction de marketing très stricte sont ces énormes compagnies de cannabis qui disposent d’équipes juridiques et d'importants budgets de marketing. Elles peuvent faire des choses que les autres compagnies ne peuvent pas faire, dit-elle.
Josée Duranleau abonde dans le même sens. Il faut être très créatif dans le marketing de ces produits-là, renchérit-elle.
Un marché qui prend de l'essor
Lisa Campbell concède qu’au sein de l’industrie canadienne du cannabis, les plus gros joueurs sont avantagés.
Dans n'importe quelle industrie, si vous avez de l'argent, vous êtes susceptibles de recevoir un meilleur traitement, indique-t-elle.
Elle estime toutefois que les possibilités pour l'avenir sont florissantes pour les plus petits producteurs.
Cannabis comestible
Photo : Unsplash / Justin Aikin
À l'heure actuelle, les premiers microproducteurs sont en cours d'approbation. [...] C’est encore lent au démarrage, mais le nombre de microproducteurs va exploser au cours de l'année prochaine, assure Mme Campbell.
Elle ajoute qu'encore 60 % des consommateurs canadiens se procurent leur cannabis sur le marché noir.
Pour changer ça, nous avons besoin d'une diversité de producteurs, d'une diversité de produits et Santé Canada est conscient de ça, dit-elle.
Les entrepreneurs du cannabis restent d'ailleurs optimistes.
Les petits entrepreneurs auront un rôle énorme à jouer dans l'avenir du cannabis au Canada, croit Selina Jane Eckersall.
Malgré les frustrations, Josée Duranleau considère qu’il s’agit d’une aventure fort stimulante.
De dire que j’embarque avec d’autres pionniers, c’est excitant, c’est motivant, conclut-elle.
  Par Charlotte Mondoux-Fournier Source: ici.radio-canada.ca
 
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