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Les grandes universités américaines lancent des cursus sur le cannabis
By mrpolo,

L’industrie mondiale du cannabis légal, un marché estimé à près de 14 milliards de dollars, n’est pas confrontée à une pénurie de main d’œuvre, mais bien à une pénurie de candidats qualifiés.

« Ce secteur est l’une des plus grandes industries en développement sans aucun professionnel qualifié », a récemment déclaré Jamie Warm, cofondateur et PDG de Henry’s Original, cultivateur et distributeur de cannabis basé à Mendocino, en Californie.
 
  Programmes universitaires
 
Plusieurs universités américaines ont commencé à proposer des programmes d’études en cannabis. L’Université Cornell d’Ithaca, dans l’Etat de New York, va proposer en automne un cours de premier cycle intitulé « Cannabis: biologie, société et industrie », qui portera sur l’histoire, la culture, la pharmacologie, l’horticulture de la marijuana et sur les défis juridiques associés à la culture du cannabis. En 2020, l’université envisage de lancer une maîtrise en mettant l’accent sur les compétences de communication orale et écrite avec les médias et les parties prenantes de l’industrie.
 
L’Université Cornell n’est pas la seule à avoir remarqué l’essor de l’industrie du cannabis.
En juin, la faculté de pharmacie de l’Université du Maryland a annoncé le lancement d’un programme de maîtrise en sciences et en thérapie du cannabis médical. Au Canada, le deuxième pays au monde à avoir légalisé la marijuana, l’Université McGill prévoit de lancer un diplôme de deuxième cycle en production de cannabis à partir de 2020.
 

 
Candidats qualifiés
 
Un nombre croissant d’universités américaines ajoutent des diplômes et des cours sur le cannabis. Le cannabis est en effet une industrie en plein essor, qui a besoin de compétences de haut niveau et variées, que ce soit en horticulture, en chimie, en entrepreneuriat, en pharmacologie, en politique, en réglementation, en communication ou sur le plan légal, précise le magazine Quartz.
Le marché mondial de la marijuana légale était évalué à 13,8 milliards de dollars l’année dernière.
 
Il devrait atteindre 66,3 milliards de dollars d’ici 2025, selon le cabinet de recherche Grand View Research. Les données du site de recherche d’emploi Indeed ont montré que les offres d’emploi en rapport avec le cannabis avaient plus que quadruplé depuis 2016, passant d’environ 300 postes par million à environ mille postes par million en 2019.
 
Connaissances
 
« Si vous voulez vous lancer dans l’industrie du cannabis, vous devez vraiment connaître tous les aspects de l’industrie », a expliqué Carlyn S. Buckler, professeur agrégé au Collège d’agriculture et des sciences de la vie de l’Université Cornell.
La gamme des offres universitaires reflète également l’usage étendu de la marijuana, légalisée à des fins médicales dans 33 États américains. L’Université de Californie propose maintenant aux étudiants en médecine un cours sur la physiologie de la plante de marijuana et son interaction avec le corps humain.
 
« Les médecins et les pharmaciens doivent comprendre les effets de la marijuana et son utilisation à des fins médicales », a déclaré Yu-Fung Lin, professeur à la Davis School of Medicine de l’Université de Californie .
La société Henry’s Original compte à présent plus de 100 employés et prévoit de doubler son effectif d’ici l’année prochaine. 
« En plus des compétences de gestion et du savoir-faire agricole, il est nécessaire de disposer de personnes expérimentées dans le domaine des start-ups, à l’aise pour s’attaquer aux défis à un niveau plus local », a encore déclaré Jamie Warm.
 
Source: fr.express.live
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By mrpolo,
Neuf mois après la légalisation du cannabis récréatif au Canada, le gouvernement fédéral a annoncé jeudi l'entrée en vigueur d'une loi simplifiant l'obtention d'une amnistie pour les personnes ayant déjà été condamnées pour possession simple de cette drogue.
 

Le ministre canadien de la Justice, David Lametti, se préparant à témoigner devant la commission parlementaire de la Justice, à Ottawa, le 21 février 2019. Photo d'archives REUTERS/Chris Wattie
 
 
Les demandes d'amnistie ou de suspension de casier judiciaire sont désormais gratuites, se font par le biais d'un formulaire en ligne, et leur traitement sera accéléré, a annoncé le ministre canadien de la Justice David Lametti. Une demande d'amnistie coûtait auparavant 631 dollars canadiens (430 euros) et son traitement pouvait prendre de 5 à 10 ans. L'amnistie pourrait concerner 250.000 personnes, a précisé M. Lametti. Elle bénéficiera en particulier aux "communautés marginalisées", a poursuivi le ministre, étant donné que l'ancienne loi "a eu un impact disproportionné sur elles par le passé", en les empêchant souvent d'occuper un emploi ou de trouver un logement.
  Les étrangers condamnés au Canada sont aussi éligibles à cette amnistie.
Avant que le Canada ne devienne le deuxième pays au monde à légaliser le cannabis récréatif le 17 octobre 2018, les personnes arrêtées pour possession simple encouraient jusqu'à six mois de prison et une amende de 1.000 dollars (681 euros). 
L'amnistie "ne garantit pas à une personne le droit d'entrer dans un autre pays ou d'obtenir un visa étant donné que les pays étrangers ne sont pas liés par les lois canadiennes", a cependant souligné de son côté le ministère de la Sécurité publique.
 
Source: lorientlejour.com
 
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By mrpolo,
Des députés britanniques représentant les trois principaux partis politiques du pays appellent leur gouvernement à s’inspirer du modèle canadien pour légaliser le cannabis. Ils estiment que c'est possible « d’ici 5 à 10 ans ».

Le Canada a légalisé le cannabis en octobre 2018.
Photo : AFP / PABLO PORCIUNCULA BRUNE
Les trois députés – David Lammy du Parti travailliste, Jonathan Djanogly du Parti conservateur et le libéral-démocrate Sir Norman Lamb – se sont exprimés en faveur de la légalisation après une mission « exploratoire » effectuée à Toronto dans le cadre d’un documentaire diffusé lundi sur la chaîne BBC.
M. Lammy, qui était un fervent opposant à la légalisation, dit avoir changé d’idée après sa visite au Canada, où il a vu de près le plus grand marché réglementé dans le monde.
Dans une tribune publiée lundi dans le quotidien The Guardian, il fait l’éloge des systèmes de production et de vente du cannabis légal au Canada : Les points de vente autorisés sont protégés par des gardiens de sécurité et ressemblent plus à une pharmacie. Les taux de THC et de CBD sont clairement indiqués sur les étiquettes tout comme l’est l’alcool sur les bouteilles de bière.
Selon lui, la légalisation non seulement permettra de réduire les injustices envers les communautés les plus touchées par la guerre contre la drogue, mais elle permettra aussi de réduire les taux d’hallucinogènes qui sont présentement très élevés dans le cannabis vendu illégalement en Grande-Bretagne.
Seul bémol, selon lui, est la mainmise des grandes entreprises sur le marché canadien.
Sir Norman Lamb, quant à lui, a été filmé en train d’essayer de l’huile de cannabis pour voir si cela l’aidera à s’endormir. Issu du Parti libéral-démocrate et ancien ministre de la Santé, M. Lamb est le premier élu britannique à avoir publiquement consommé du cannabis devant les caméras.
J’ai dormi incroyablement bien, assure-t-il sur Twitter. J’ai pris quelques gouttes et j’ai bien dormi dans l’avion, dit l’élu devant les caméras de la BBC.
Il affirme aussi qu’il trouve « ridicule » le fait qu’il a dû se débarrasser de l’huile de cannabis « dans les toilettes » avant de retourner en Grande-Bretagne, parce que ramener [ce produit] au pays est considéré comme un acte criminel.
Image tirée du documentaire de la BBC montrant le député et ancien ministre de la Santé Sir Norman Lamb essayant l'huile de cannabis devant les caméras.
Photo : BBC
La mission canadienne a été organisée par l’organisme Volte Face, qui mène une campagne en faveur de la légalisation du pot en Grande-Bretagne.
Les trois députés arrivent à la même conclusion à l’issue de leur visite : Londres doit marcher sur les pas d’Ottawa. Ils estiment que la légalisation sera officielle d’ici 5 à 10 ans.
Seul le conservateur Jonathan Djanogly s’est montré plus réticent, affirmant que la route sera longue encore pour la réglementation de l’herbe dans son pays. « Pas avant 10 à 15 ans », selon lui.
Réagissant au documentaire de la BBC, le gouvernement britannique affirme que la légalisation du cannabis n’éliminerait pas le commerce illégal et ne réglera pas les problèmes associés à la dépendance aux drogues.
Rania Massoud
Source:ici.radio-canada.ca
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By mrpolo,
Le Liban a fait un pas supplémentaire en faveur de la dépénalisation de la culture du Cannabis, avec la soumission d’un projet de loi devant une commission parlementaire.

 
Après examen par cette commission et possibles amendements, il reviendra cependant au Parlement d’adopter ou non ces mesures visant à légaliser la culture du cannabis et la vente de cette drogue à usage thérapeutique. En 2018, le Président de la Chambre, Nabih Berri avait déjà évoqué une possible dépénalisation de la culture du cannabis. Il avait alors formé une commission d’experts locaux et internationaux en charge de l’étude.
 
Il s’agira notamment d’étudier les conséquences et l’impact de cette dépénalisation dans les pays ayant déjà adopté des mesures identiques. Cette dépénalisation avait été également l’un des sujets les plus polémiques de la fameuse étude McKinsey visant à relancer l’économie libanaise qui reste très mal-en-point jusqu’à présent.

Source: libnanews.com

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By mrpolo,
La Sûreté du Québec tient à rappeler à la population que malgré la légalisation du cannabis, la culture de cette plante à des fins personnelles ou pour en faire le trafic demeure illégale.

La SQ entend poursuivre ses efforts dans la lutte contre la production illégale de cannabis avec le programme Accès-Cannabis, dont l’équivalent existe déjà pour lutter contre l’économie souterraine de tabac et d’alcool. En cette période de plantation extérieure des boutures de plants de cannabis, des patrouilleurs et enquêteurs effectueront des vigies, seront à l’affût des comportements suspects aux abords des champs et éradiqueront toute plantation illégale de cannabis.
La SQ rappelle que malgré l’entrée en vigueur de la Loi sur le cannabis, certaines activités en dehors du cadre légal demeurent des infractions au Code criminel, comme la production, la possession dans un but de trafic, l’importation et l’exportation.
Elle invite toute personne qui apercevrait des activités illégales liées à la possession, à la production ou à la vente de cannabis à communiquer avec la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec au 1 800 659-4264
Source: ici.radio-canada.ca
Québec interdit la vente de friandises au cannabis

Les Québécois qui espèrent se procurer des chocolats, jujubes et autres friandises au cannabis après leur légalisation au Canada ne pourront pas en trouver sur les tablettes, puisque le gouvernement provincial a décidé d'en interdire la vente.
Jugeant insuffisantes les mesures prévues par Ottawa pour encadrer la légalisation prochaine de la vente de produits comestibles au cannabis, Québec a dévoilé mercredi les règles additionnelles plus strictes qu'il prévoit imposer.
Le gouvernement provincial annonce ainsi qu'il interdira la vente de chocolat, de friandises, de confiseries, de desserts et de tout autre produit attrayant pour les mineurs.
Les produits solides contenant du cannabis ne pourront contenir une quantité de tétrahydrocannabinol (THC) supérieure à 5 mg par unité et à 10 mg par emballage. Pour les liquides, la limite sera de 5 mg par emballage.
Ottawa légalisera les nouveaux produits le 17 octobre prochain, mais calcule qu'il faudra au moins 60 jours après cette date pour que les produits se retrouvent sur les tablettes, ce qui reporte à la mi-décembre la disponibilité de toute une gamme de nouveaux produits contenant du THC

Trois nouvelles catégories de produits seront alors permises au pays : le cannabis comestible, les extraits de cannabis et le cannabis à usage topique.
Québec considère que les mesures d'Ottawa pour encadrer ces nouvelles catégories de produits ne seront pas suffisantes pour permettre à la province d'atteindre ses objectifs en matière de santé et de sécurité publiques.
Le gouvernement provincial souhaite ainsi en faire davantage pour réduire la banalisation du cannabis, son attrait pour les jeunes, les risques d'intoxication involontaire et les risques pour la santé associés aux produits à concentration élevée en THC
.
Parmi les autres mesures imposées par Québec, on note l'interdiction d'ajouter, dans les extraits de cannabis en vente, des additifs ou d'autres substances destinées à modifier l'odeur, la saveur ou la couleur du produit.
Par ailleurs, le gouvernement provincial limite par ailleurs à 30 % la concentration en THC
des produits de cannabis, à l'exception des produits de cannabis comestibles.
Une disposition encadrant l'augmentation du potentiel d'effets psychologiques intoxicants des produits de cannabis par l'ajout de composants, y compris du cannabinoïde, sera aussi ajoutée.
Le cannabis à usage topique ne sera pas autorisé à la vente au Québec pour le moment, note-t-on également.
L'exemple du Colorado

Jean-Sébastien Fallu-Photo : Radio-Canada
Commentant la décision de Québec, Jean-Sébastien Fallu, professeur agrégé à l’École de psychoéducation de l’Université de Montréal, a donné l’exemple du Colorado où il y a eu une mauvaise préparation de la vente des produits comestibles de cannabis.
Il a indiqué, dans une entrevue à l’émission 24/60, que dans cet État américain, il y avait, par exemple, des produits du cannabis sous forme d’animaux, d’humains ou de fruits qui ont été interdits par la suite. Les autorités ont exigé producteurs des emballages opaques que ne peuvent pas ouvrir les enfants.
L’idée de protéger les enfants est valable, on ne peut pas aller à l’encontre de ça, dit M. Fallu.
Mais en interdisant complètement, je ne suis pas certain qu’on va les protéger [les enfants]. Les gens peuvent s’en acheter par Internet ou s’en faire à la maison avec des taux de THC variable, explique le professeur.
M. Fallu a expliqué que le problème qui s’est posé au Colorado était le manque d’éducation sur le cannabis.
« Une approche paternaliste » 
Le professeur Fallu qualifie l’approche du gouvernement Legault de paternaliste.
En étant trop stricts, les personnes vont peut-être consommer des produits qui ne sont pas contrôlés et acheter ça n’importe où, affirme-t-il.
En étant trop stricts, on maintient les effets pervers de la prohibition : marché illégal. On continue à stigmatiser, pas de contrôle de qualité [en matière de dosage], avance le professeur.
Selon le professeur, le marché illégal est encore très lucratif et risque de se tourner vers les produits comestibles si le marché légal ne l’offre pas. Il ajoute que le marché légal ne représente que 20 à 30 % du marché total du cannabis.
Source: ici.radio-canada.ca
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By mrpolo,
Depuis l'apparition du CBD en Suisse en 2016, des centaines d'entrepreneurs petits et grands se sont lancés dans le commerce de ce nouvel "or vert". Mais, trois ans plus tard, le prix du cannabis légal est en chute libre.

 
 
C'est un peu la fin d'une période d'euphorie, ou en tout cas de développements tous azimuts de ce nouveau marché désormais appelé à évoluer et à se structurer davantage.
Si un kilo de CBD pouvait atteindre jusqu'à 6000 francs en 2017, il ne se négocie plus aujourd'hui qu'entre 1000 et 1500 francs. Car trop d'entrepreneurs se sont rués sur ce nouvel or vert, parfois de façon un peu improvisée, et tous ne survivront pas.
Encore du potentiel à exploiter
"Le marché du cannabis légal à fumer est clairement saturé", explique Michael Mosimann, membre du comité de la communauté d'intérêts Chanvre Suisse, vendredi dans La Matinale. Par contre, précise-t-il, "pour des produits comme les huiles à base de CBD, les cosmétiques ou la nourriture pour animaux, il y a encore beaucoup de potentiel."
Il y a même encore de la place pour de nouveaux acteurs qui sauront faire la différence, estime Michael Mosimann, car c'est un marché qui mûrit et qui tend à se professionnaliser de plus en plus. "Il faut se spécialiser et fournir des produits de très haute qualité, sans pesticides, sans engrais de synthèse", souligne ce spécialiste.
Lorgner vers les marchés étrangers
De nouveaux marchés s'ouvrent par ailleurs, en Europe, en Afrique ou aux Etats-Unis. "Et la Suisse, avec sa capacité d'innovation, a aussi beaucoup de cartes à jouer dans le commerce du CBD à l'étranger."
Mais pour continuer à croître, notamment à l'exportation, la branche considère que la Suisse devrait ouvrir davantage les possibilités: libéraliser encore ce nouveau marché régulé du cannabis légal qui commence à essaimer de plus en plus à l'international.
 
Séverine Ambrus/oang
 
Source: rts.ch
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By mrpolo,
La légalisation de l’usage récréatif du cannabis contrevient à plusieurs traités internationaux. Un obstacle à franchir pour le gouvernement qui a promis un projet de loi à l’automne.

Le Luxembourg sera le troisième pays au monde à légaliser totalement l’usage récréatif du cannabis après l’Uruguay et le Canada. (Photo : Shutterstock)
Déjà évoquée dans l’accord de coalition en 2013, la légalisation du cannabis à usage récréatif semble désormais sur les rails, le projet de loi de la coalition étant prévu pour l’automne, comme l’annonçaient Étienne Schneider et Félix Braz , ministre de la Santé et ministre de la Justice, à l’issue de leur  visite d’étude au Canada au mois de mai .
Un principe qui continue toutefois d’interpeller l’opposition. Le député CSV  Claude Wiseler  a ainsi rédigé une question parlementaire soulignant la contradiction entre les projets du gouvernement et l’adhésion du Luxembourg aux trois grandes conventions internationales de l’Onu sur le contrôle des stupéfiants. Une contradiction qui pourrait amener le Grand-Duché à faire l’objet de sanctions de la part de l’Organe international de contrôle des stupéfiants chargé de surveiller l’application de ces traités.
Des contacts ont également été pris avec le Canada et avec les organisations compétentes au sein du système des Nations unies à Vienne et à Genève, compte tenu notamment des questions qui se posent en termes de droit international. Étienne Schneider, Jean Asselborn et Félix Braz,  ministres de la Santé, des Affaires étrangères et européennes et de la Justice
Dans une réponse laconique, les ministres de la Santé, des Affaires étrangères et européennes et de la Justice évoquent des «discussions interministérielles» au sujet de la compatibilité entre la légalisation du cannabis récréatif et les engagements internationaux du Luxembourg.
«Des contacts ont également été pris au niveau bilatéral, avec le Canada par exemple, et au niveau multilatéral avec les organisations compétentes au sein du système des Nations unies à Vienne et à Genève, compte tenu notamment des questions qui se posent en termes de droit international», indiquent les ministres.
Déjà légalisé dans deux pays et huit États américains
Trois traités des Nations unies régissent les engagements des États en matière de stupéfiants: la Convention unique sur les stupéfiants de 1961, la Convention sur les substances psychotropes de 1971 et la Convention des Nations unies contre le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes de 1988. 185 pays ont signé ces conventions dont l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) surveille l’application.
Ce dernier voit logiquement d’un mauvais œil la tendance actuelle à l’assouplissement de la prohibition du cannabis à usage récréatif. Dépénalisé dans 30 pays, en majorité sud-américains et européens, cet usage a été complètement légalisé par l’Uruguay en 2013, puis par plusieurs États et villes des États-Unis entre 2014 et 2018 (le Colorado et Washington en 2014, Washington DC, l’Oregon et l’Alaska en 2015, le Maine en 2016, le Nevada en 2017 et la Californie en 2018) et enfin par le Canada l’an dernier. Ce qui représente 109,8 millions de personnes dans le monde, en attendant la Nouvelle-Zélande qui compte organiser un référendum sur la question en 2020.
De retour du Canada au printemps, Étienne Schneider et Félix Braz avaient insisté sur la philosophie de la légalisation à la luxembourgeoise. «Il ne s’agit en aucun cas de faire de la promotion pour la consommation de cannabis, mais au contraire, de protéger et d’assurer la santé et la sécurité des citoyens et des jeunes en particulier», assuraient-ils. «Un accent fort sera ainsi mis sur la prévention, l’éducation et la prise en charge de l’addiction, financées en partie par les recettes fiscales générées par la vente de cannabis.»
Les agences de l’Onu en contradiction
Le cannabis à usage thérapeutique a par ailleurs été légalisé dans 24 pays – dont le Luxembourg – et partiellement dans 13 autres. Dans son rapport annuel de 2018 , l’OICS épingle toutefois ce concept. «Dans le cadre des programmes de cannabis médical mis en place au Canada et peut-être dans quelques autres États, ainsi que dans certains États des États-Unis, l’usage médical des cannabinoïdes n’est pas réglementé de façon satisfaisante», estime l’OICS. «Ces programmes ne sont pas conformes aux traités internationaux relatifs au contrôle des drogues, dans la mesure où ils ne permettent pas un contrôle adéquat de la production et de l’offre. Ils ne permettent pas de garantir la délivrance sous surveillance médicale de médicaments de qualité, et ils rendent possible le détournement du cannabis et de ses dérivés à des fins non médicales.»
Une position qui va à l’encontre de deux prises de position marquantes au premier semestre 2019: l’Organisation mondiale de la santé a demandé la reclassification du cannabis dans les traités internationaux dans une catégorie moins restrictive, et le Parlement européen a adopté une  résolution sur l’utilisation du cannabis à des fins médicales  intimant à la Commission et aux États membres de s’accorder sur une définition précise des différents usages du cannabis et de soutenir la recherche concernant les médicaments à base de cannabis.
par Camille Frati
Source: paperjam.lu
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By mrpolo,
Aux USA les fumeurs de cannabis sont plutôt des femmes (53%). Pourtant elles ne représentent que 13% du Top Management des canna-compagnies. Explications.
 

 
En 2016, 36% des postes de management étaient occupés par des femmes dans les l’industrie du cannabis au Colorado. Ce chiffre est tombé à 27% en 2019. A l’identique de la Finance ou de la Tech, l’économie de la Marijuana souffre lui aussi du manque de diversité.
  Le mâle blanc, cette preuve d’une industrie florissante
Tant que la vente de cannabis était prohibée, le marché était tenu par des hommes. Puis au début de la légalisation, de très nombreuses startups ont été créées aussi bien par des femmes que par des hommes. Chacun avait sa petite boutique du coin de la rue, son réseau de producteurs et d’acheteurs, son story-telling.
 
Ainsi Jeannette VanderMarel, canadienne. Après le décès de son fils mort du syndrome de Dravet (épilepsie myoclonique sévère du nourrisson), elle devient une avocate activiste pour la dépénalisation du cannabis à usage thérapeutique. Puis elle crée avec son mari la Green Organic Dutchman (du canna-bio) en 2012. Après la légalisation du cannabis à usage récréatif en 2016, sa petite entreprise prospère (600 millions de $ de CA). Prospère si bien qu’elle fait appel à des investisseurs pour se développer. Et se retrouve finalement débarquée de son poste de Directrice Générale par ces messieurs en col blanc.
 
Car la voilà l’épée de Damoclès des gentils-canna-startups. Nouveau marché – prometteur, concurrence féroce, grandir ou périr, donc investir. Et comme toujours, les Venture Capitalists (VCs), les dollars de Wall Street imposent un management stéréotypé : hommes blancs diplômés des grandes écoles US.
 
Au sein des 20 plus grandes canna-compagnies US et canadiennes, seules deux sont dirigées par une femme. Et pas une seule Directrice Financière. Elles ne représentent que 13% des membres des Comités de Direction (contre 31% dans les 20 plus grandes banques US).
En parallèle, les non-blancs sont ‘sur-représentés’ dans cette nouvelle industrie : aux USA ils détiennent 17% du Top Management du canna-business à comparer aux 13% tous secteurs confondus.
 
Cela est sans doute dû au fait que les Etats ont mis en place des politiques de discrimination positive notamment en obligeant cette industrie à intégrer d’anciens acteurs du temps de la ‘prohibition’ dans les Comités de Direction. Par exemple dans la ville d’Oakland, Californie, la moitié des licences d’exploitation sont légalement attribuées à d’anciens condamnés pour trafic de stupéfiants.
En France le cannabis thérapeutique vient de recevoir un feu vert gouvernemental pour être testé. Première étape vers une légalisation de l’usage récréatif que les français commencent à approuver. Les retours d’expérience du Canada et de certains Etats US seront à prendre en compte le jour où : savoir intégrer les acteurs d’avant la légalisation, assurer aux femmes la place qu’elles méritent. Pas parce qu’elles sont des femmes mais parce qu’elles savent gérer une entreprise aussi bien que les hommes.
 
Par Hugo
 
Source: 45secondes.fr
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By Stranglethorns,
Salutations.
Le 24 avril, la Chambre des représentants du Texas a adopté à l'unanimité la proposition de loi HB 1325. Ce règlement établit le cadre de réglementation et d'octroi de licences pour la culture et la transformation du chanvre industriel, ainsi que des produits à base de cette plante, tels que le cannabidiol (CDB) et a finalement été promulgué après son approbation le lundi 10 juin dernier.

Une fois la loi votée, les étapes suivantes du processus d’adoption du projet seront, premièrement, l’acceptation par la Chambre des représentants des amendements apportés par le Sénat, et deuxièmement, le vote favorable des deux chambres.
Le 16 juin était la date limite prévue pour que le gouverneur du Texas, Gregg Abbott, puisse opposer son veto, bien que cette possibilité soit hautement improbable puisque le projet de loi a été adopté à l'unanimité par les deux chambres. Enfin, grâce à cette initiative législative, les agriculteurs seront autorisés à cultiver du chanvre et à vendre des produits dérivés tels que l'huile de CBD.

Alors, quelle est l'exigence pour la vente de chanvre industriel au Texas? Actuellement, le produit final ne peut dépasser une concentration de THC de 3%.
Le règlement n'affecte pas l’usage du CBD, qui peut être consommé librement, mais limite le tétrahydrocannabinol (THC), principale substance psychoactive du cannabis, qui reste illégale dans cet état. Le Département de l'Agriculture sera chargé de surveiller les cultures et le Département de la Santé et des Services sociaux fera de même pour la transformation et la fabrication de produits dérivés du chanvre.
La priorité la plus immédiate est d’élaborer une règlementation contrôlant la production de chanvre industriel afin que les agriculteurs connaissent les limites à respecter. Si tout se déroule comme prévu, le projet deviendra loi d’ici 2020 dans l'état du Texas, offrant un cadre réglementaire pour la culture, la fabrication et la vente du chanvre.
À la suite de cette nouvelle approche et contexte favorables à l’industrie cannabinoïde après l'adoption du HB 1325, Texas organisera, les 21 et 22 septembre prochains, Lucky Leaf, la première exposition sur le chanvre et le cannabis qui se tiendra dans cet état. Ainsi, dans la description de l'événement on peut lire que...
 
 
Le salon, qui aura lieu au CentreIrvingde Conventions de Dallas, comprendra des conférences et des expositions sur le chanvre, le cannabis et le CBD. Les organisateurs attendent plus de 4.000 participants et plus de 1.000 fournisseurs, avec la participation de 30 intervenants. À ce jour, dix conférenciers ont confirmé leur présence. Un panel des experts du secteur présentera et discutera les dernières tendances et sujets d'actualité liés à l’industrie du cannabis: Chip Paul, cofondateur de l’organisation Oklahomans For Health, le Dr. Carlie Bell-Biggins, PDG de la compagnie Nature Genie LLC, Jerome Chenevert de Green Life Consulting LLCou Brett Strauss, président et co-fondateur de FolioGrow.

De même, on lit sur le site de l’événement que la célébration marquera une étape importante dans cet état: 
 
Cet événement unique permettra de rencontrer de nouveaux exposants: 
 
Et sera également l’occasion parfaite pour participer d’une rencontre de réseautage avec une communauté de professionnels expérimentés et connaisseurs des dernières avancées et tendances de l’industrie. De plus, ces connaissances seront diffusées sur les différents réseaux de communication du salon: page Web, médias sociaux et conférenciers.
 
 
Laura Rueda .
 
@tte
 
 
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By mrpolo,
Le ministre fédéral responsable de la Loi sur le cannabis, Bill Blair, juge que l’alcool est une substance beaucoup plus dangereuse que le pot.
 

photo: Christopher Nardi / JdeM
 
Le cannabis « est une substance qui comporte des risques, mais je crois que l’alcool est de loin plus risqué pour la santé », a indiqué le ministre Blair, lors d’une entrevue qui visait à faire le bilan du dossier de la marijuana, quelque neuf mois après sa légalisation.
Pour lui, la preuve scientifique sur le sujet est « très claire » : « environ 20 000 Canadiens meurent chaque année de la consommation d’alcool », tandis que « le cannabis n’a jamais tué personne ».
« Il y a d’innombrables conséquences sociales liées à la consommation abusive d’alcool dans notre société, beaucoup de violence, notamment, et des conséquences très graves pour la santé », a expliqué l’ex-chef de police de Toronto, rencontré dans un bar de l’ouest du centre-ville de Montréal, mercredi.
  Pas de surdose
La légalisation du pot pourrait-elle mener à une augmentation du nombre de décès liés à sa consommation dans quelques décennies ?
« Il n’existe aucune preuve, peu importe l’endroit, de personnes qui meurent en raison d’une surdose de cannabis. Aucune », a répondu M. Blair.
« Mais je veux être clair : je ne cherche pas du tout ici à faire la promotion de la substance », a tenu à préciser le ministre de la Sécurité frontalière et de la Réduction du crime organisé.
La consommation du pot est cependant « inacceptable » chez les jeunes, notamment parce qu’il faut « protéger le cerveau des adolescents », a dit le député de Scarborough-Sud-Ouest.
Message à Legault
Le libéral s’est gardé de critiquer la décision du gouvernement Legault d’augmenter à 21 ans l’âge légal de consommation de la marijuana, mais il a quand même servi un message au Québec.
« Je partagerais avec eux que l’avertissement que nous avons reçu [des experts] concernant l’interdiction chez les adultes, c’est que ça encourage le marché noir », s’est-il permis de dire.
« Quand tu as la majorité, au Québec, tu peux commander de l’alcool dans un bar », a-t-il ajouté.
Malgré ce commentaire, M. Blair a indiqué que le Québec exerçait sa juridiction dans le dossier et que c’était « son choix ».
Par ailleurs, il prévoit que les Canadiens pourront acheter légalement des aliments qui contiennent du cannabis dès la mi-décembre.
 
Pascal Dugas Bourdon | Le Journal de Québec
Source: tvanouvelles.ca
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By Guest,
Premier bilan mitigé au Canada après dix mois de légalisation du cannabis
Dix mois après, quel est le bilan de la décriminalisation du cannabis au Canada? Forum / 2 min. /mercredi à 18:02 Consommateurs en hausse et marché noir toujours présent: c'est le constat que fait le gouvernement canadien dix mois après la légalisation du cannabis. Selon le spécialiste Tristan Péloquin, il est toutefois trop tôt pour tirer un bilan négatif. En octobre dernier, le Canada est devenu le deuxième pays au monde et le premier du G20 à légaliser le cannabis récréatif. Le but de cette dépénalisation était clairement annoncé par le premier ministre Justin Trudeau: mettre fin au marché noir.
Après 10 mois, les premiers chiffres montrent que cet objectif n'est pas atteint. Et le nombre de consommateurs serait en augmentation, avec 646'000 consommateurs de cannabis en plus à la fin du premier trimestre 2019.
Pas de problèmes sociaux majeurs
Pour le journaliste canadien Tristan Péloquin, auteur du "Petit livre vert du cannabis", il est cependant trop tôt pour tirer un bilan négatif. "Je ne dirais pas que c'est pas un échec. C'est un processus qui va prendre beaucoup de temps", a-t-il réagi dans l'émission Forum. Il explique que la mise à disposition de grandes quantités de cannabis légal n'a pas pu se faire assez vite et a entraîné une pénurie peu propice à assécher le marché noir.
Pour lui, malgré la hausse du nombre de consommateurs déclarés, il n'y a pas lieu de s'inquiéter: "Il faut être prudent par rapport aux chiffres de hausse annoncés. Ce sont des autodéclarations sur un site internet et pas véritablement une enquête. Il est clair que la légalisation a augmenté d'une certaine façon la consommation, mais de manière assez légère. On ne voit pas de problèmes sociaux majeurs apparaître", poursuit Tristan Péloquin, qui se base notamment sur les rapports des directeurs de la santé publique.
Effet nouveauté
"Il y a l'effet nouveauté. Je pense que beaucoup de consommateurs ont voulu participer à ce moment historique", estime pour sa part Barbara Broers, médecin spécialiste des addictions aux HUG et vice-présidente de la commission fédérale qui a recommandé aux Conseil fédéral de légaliser le cannabis en avril dernier. Pour elle, il faudrait obtenir des données supplémentaires avant de s'inquiéter, car les nouveaux fumeurs annoncés pourraient notamment être des gens qui, à l'époque de l'interdiction, n'osaient pas avouer leur consommation. 
>> Ecouter l'interview de Barbara Broers dans Forum:
Forum - Publié mercredi à 18:02  
Le Canada pourrait-il être un exemple à suivre pour la Suisse? "A certains égards, oui, pour la production par exemple. Ici, les fabricants sont soumis à un régime de contrôle comparable à l'industrie pharmaceutique. Les consommateurs peuvent connaître la composition et la puissance de ce qu'ils achètent", avance Tristan Péloquin. Un modèle qui séduit Barbara Broers, notamment parce qu'il est axé sur la prévention, la transparence et parce que le cannabis est vendu dans des magasins bien spécifiques.
Elisabeth Logean, Tania Sazpinar, Davy Bailly-Basin / vic
 
Source: https://amp.rts.ch/info/monde/10565632-premier-bilan-mitige-au-canada-apres-dix-mois-de-legalisation-du-cannabis.html
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By mrpolo,
TORONTO — Statistique Canada estime que le coût moyen d’un gramme de cannabis provenant du marché noir continue de baisser à mesure que les prix du cannabis légal augmentent – les détaillants autorisés facturant jusqu’à 80 % de plus que les petits revendeurs.   Photo @ La Presse canadienne   L’agence gouvernementale a indiqué mercredi que le prix moyen d’un gramme de pot illégal était de 5,93 $ au deuxième trimestre, contre 6,23 $ et 6,51 $ aux deux trimestres précédents. Pendant ce temps, le gramme de cannabis légal se vendait 10,65 $ au deuxième trimestre, contre 10,21 $ au trimestre précédent et 9,82 $ au quatrième trimestre de 2018.
 
À 10,65 $, le cannabis légal se vend donc environ 80% plus cher que le pot illégal, à 5,93 $.
« La proportion de répondants qui ont déclaré avoir acheté du cannabis auprès de sources illégales en indiquant comme raison que «le prix du cannabis réglementé était trop élevé» est passée de 27% au premier trimestre de 2019 à 34% au deuxième trimestre », souligne d’ailleurs Statistique Canada.
 
L’agence a basé ses conclusions sur les données recueillies grâce à l’application StatsCannabis, qui mise sur l’approche participative des consommateurs afin de cerner les changements de comportement attribuables au statut nouvellement légal du cannabis au Canada.
La proportion de répondants de Statistique Canada qui ont acheté du pot illégalement est passée à 59% au cours du trimestre, contre 55% au premier trimestre.
 
Statistique Canada prévient toutefois qu’il faut faire preuve de prudence lors de l’interprétation et de l’utilisation de ces données, car « les estimations sont sujettes à un biais statistique potentiel puisque l’échantillon est autosélectionné et que le nombre de réponses est limité » – même si ces soumissions ont fait l’objet « d’une détection des valeurs aberrantes ».
 
L’agence a également analysé les prix du cannabis obtenus sur les sites internet de détaillants illégaux de cannabis en ligne, en excluant ceux qui ont pignon sur rue. Depuis mai 2018, plus de 423 000 prix ont été recueillis, soit une moyenne de 32 500 prix recueillis chaque mois. Le prix moyen du cannabis séché était de 8,44 $ le gramme au deuxième trimestre de 2019, en baisse par rapport à 8,61 $ au premier trimestre.
 
Source: ledroit.com
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By mrpolo,
A l’heure où le débat sur le cannabis se banalise en Europe, sa prohibition est toujours d’actualité en Turquie. Mais pour beaucoup, la loi est loin d’être un frein à sa consommation.
« Avant de commencer, je vous rappelle que je ne suis absolument pas responsable des torts que vous pourriez avoir en regardant cette chaîne. C’est précisé partout sur cette vidéo. A partir du moment où vous êtes en Turquie, c’est à vos risques et périls. » Derrière sa caméra, Sağlam Kafa souffle sur son joint. Le visage caché derrière un bec de corbin, celui qui se fait surnommer « Tête Robuste » a pris soin de remonter sa capuche jusqu’au bas de son front. Ses gestes sont ceux d’un habitué : cela fait plusieurs années qu’il s’est lancé sur Youtube. Assis sur son canapé, un décor nu, il s’adresse à sa communauté.
Il y a six ans, alors atteint du syndrome des jambes sans repos (RLS) il allumait son premier joint pour soulager la douleur. Aujourd’hui, il en a fait un usage quotidien qu’il partage avec ses internautes. Car Sağlam Kafa n’est pas que Youtubeur : depuis son compte discord, il préside tout un réseau de Turcs amateurs de cannabis. Ici, on se soutient, on parle affaire, techniques de passe-passe. Mais avec toujours un mot d’ordre : « Dans ce groupe, on parle entre adeptes. On n’incite pas. »
La punition : des tests de dépistage
On s’en doute, la répression du cannabis en Turquie n’empêche pas sa consommation. Historiquement, la caricature du derviche fumant son kenevir tient toujours la route. La loi pourtant est claire : tout achat ou consommation illicite est punissable d’un à deux ans d’emprisonnement. Bonus possible d’un an selon la bonne volonté des tribunaux. En 2014, le parti islamique a augmenté la sentence de prison maximum pour possession de drogue à 5 ans au lieu de 2 auparavant. Quant à la production ou le trafic, elle équivaut à une peine minimale de 10 ans. Mais dans les faits, les consommateurs minimisent les risques. « Je ne savais même pas qu’on pouvait passer autant de temps en prison » s’étonne Emine*. La jeune fille consomme depuis deux ans seulement, jamais en dehors de chez elle. « Personnellement, je n’ai jamais eu de problèmes. Deux de mes amis s’étaient fait prendre avec environ 15 grammes de marijuana et une balance. La seule punition qu’ils ont eue a été de faire des tests de dépistage de drogue régulièrement pendant neuf mois. »
Même son de cloche du côté d'Hassan, un jeune consommateur d'une vingtaine d'années. « En règle générale, être attrapé avec quelques grammes d’herbe sur soi ne mènera pas forcément à la prison. La seule chose qui peut être embêtante, c’est qu’on va t’inscrire sur la liste des addicts à la drogue. Mais je ne crois pas que ça puisse vraiment causer des problèmes. » Si le jeune homme savoure son insouciance, la liste dont il parle est utilisée par les avocats d’entreprise. Elle peut être un frein à la recherche d’emploi. Lui n’en est pas encore là : le joint fait partie de sa vie d’étudiant.
« Ils ont cassé ma porte ! »
« Les trafiquants de drogue devraient être traités de la même manière que s’ils étaient des terroristes. Les forces de sécurité ne doivent pas hésiter à leur casser les jambes. » En 2017, les propos du ministre de l’Intérieur Suleyman Soylu avaient fait polémique. Ils avaient été accompagnés de mesures accrues autour de la consommation de drogues : la même année, la police aurait saisi 217% de cannabis de plus que l’année précédente.
Sağlam Kafa, en a fait les frais. Il y a deux semaines, le youtubeur postait une longue vidéo suite à la descente de la police à son domicile. « Ils ont cassé ma porte ! » répète-t-il plusieurs fois en tapant sa cigarette sur sa table. Lui n’était pas présent à ce moment-là. Il raconte : « C’est ma copine qui était à la maison. Ils sont arrivés en disant qu’ils avaient eu mon nom, que quelqu’un avait senti l’odeur de l’herbe. » Sağlam Kafa éclate de rire en tirant sur son joint : « Ils n’ont trouvé que 10 grammes ! » Son témoignage n’a pas eu l'air d'inquiéter ses abonnés. Le débat qui pointait son nez le lendemain du témoignage a vite été balayé par un internaute : « Il n’y a pas de raisons qu’on se fasse prendre. Il suffit d’être discret et malin. On ne montre pas qu’on fume à tout le monde ! » Il ajoute : « Puis c’est bon, ton cannabis, tu le caches dans un pot de fleurs ! »
#FreeEzhel
Emine considère encore que la consommation de marijuana est un tabou en Turquie. « Par exemple,  on utilise rarement le mot de weed, on emploie des connotations négatives comme esrar et kubar. » L’actualité de ces dernières années a pourtant témoigné d’un revirement sur cette consommation cachée. Et la fin de ce tabou a un visage : celui du chanteur Ezhel. De son vrai nom Sercan İpekçioğluun, le jeune rappeur turc de 28 ans ne se cache pas de chanter les bienfaits du cannabis. En 2017, son nouvel album Müptezhel (stone en argot turc) vogue entre critique du régime autoritaire, sexe, polarisation sociale… et cannabis. Dans ses chansons, il décrit la drogue comme derman, un vieux mot qui vient du farsi, signifiant à la fois « le remède » et « être en bonne santé ». Cerise sur le gâteau, il poste sur Instagram une photo où il apparaît avec une feuille de cannabis. Depuis 2018, le chanteur a été condamné plusieurs fois pour incitation à la consommation de drogue. Le simple fait de se montrer avec du cannabis serait suffisant pour une incarcération, selon İbrahim Seydioğulları, le chef de la police du Bureau des stupéfiants qui avait déclaré que « le partage de photos de drogue est punissable de cinq ans de prison ».
Le soutien du public pour Ezhel ne s’est pas fait attendre. Pendant plusieurs jours, le hashtag  #FreeEzhel est resté dans le top des tendances sur Twitter. Des campagnes de pétition ont été mobilisées, des graffitis sont apparus à plusieurs endroits du pays et les musiciens ont manifesté leur soutien. Amnesty International avait même lancé une campagne en faveur de sa libération. Acquitté en juin 2018, il a été nommé cette année par le New York Times parmi les European Pop Acts que tout le monde devrait connaître.
*Tous les prénoms ont été modifiés
Charlotte Meyer
 
Source: lepetitjournal.com
 
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By mrpolo,
Les règles concernant la vente de cannabis légal (léger) seront harmonisées à partir du 1er juillet. La vente et l’achat en ligne seront notamment interdits. Chaque importateur devra par ailleurs enregistrer son produit et fournir davantage d’informations aux autorités.
 
 
Le SPF Santé publique voit également ses prérogatives renforcées. « Jusqu’à présent, nous ne pouvions que donner un avertissement », rappelle Paul Van den Meerssche, inspecteur en chef du service public fédéral. « Si les règles ne sont pas respectées, le produit pourra être confisqué », ajoute-t-il. « Et ce n’est que lorsque toutes les conditions sont remplies que nous vérifions la teneur en THC. Le maximum de 0,2% du THC, substance psychoactive, n’est pas souvent dépassé, mais cela arrive. »

Ces règles plus strictes s’appliquent déjà aux cigarettes électroniques et aux produits à base de tabac, entre autres. Outre les ventes en ligne, les ventes individuelles sont également interdites: le produit doit être préemballé et doit également porter un timbre fiscal. De plus, aucune publicité annonçant un hypothétique effet positif sur la santé ne sera tolérée.
Cette semaine, le SPF discute avec les parquets afin d’aboutir à une sorte de protocole sur la manière dont les magasins offrant du cannabis légal devraient être traités.
 
Source: Belga via metro
 
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By mrpolo,
Il n’y a pas qu’en France que le dossier fait des vagues ! Le projet de légalisation du cannabis au Luxembourg va à l’encontre de la convention de l’ONU sur les stupéfiants. Le texte limite l’usage à des fins scientifiques et médicales.
Photo d’illustration /Sylvain Muscio
 
L’enthousiasme affiché le 17 mai dernier par le ministre de la Santé, Étienne Schneider, flanqué du ministre de la Justice, Félix Braz, risque de prendre un coup. Tout juste de retour d’un voyage d’études au Canada, les deux membres du gouvernement luxembourgeois ont fièrement confirmé leur volonté d’avancer rapidement sur la légalisation du cannabis. L’exemple canadien, pays où le cannabis est légalisé depuis octobre 2018, doit servir de base pour la réalisation du même projet au Grand-Duché.
 
Il reste toutefois d’importants obstacles juridiques à franchir, qui, jusqu’à présent, ont été passés sous silence par le gouvernement. La Convention unique de l’ONU sur le contrôle des stupéfiants, à laquelle le Luxembourg a adhéré en 1972, est très claire sur l’utilisation des drogues illicites. L’article 4 stipule que les pays signataires « prendront les mesures législatives […] nécessaires […] pour limiter exclusivement à des fins médicales et scientifiques la production, la fabrication, l’exportation, l’importation, la distribution, le commerce, l’emploi et la détention des stupéfiants ». Le cannabis fait partie de la liste des substances placées sous la tutelle de l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS), basé à Vienne.
 
« Aucune dérogation n’est permise »
La volonté du Grand-Duché de légaliser le cannabis récréatif est donc clairement opposée à l’engagement pris pour limiter l’usage de cette substance à des fins médicales ou scientifiques. Contacté par Le Quotidien , l’OICS confirme que « la légalisation du cannabis à des fins non médicales par un État parti à la convention de 1961 constituerait une violation manifeste des obligations juridiques qui lui incombent ». Cette limitation reste « un principe fondamental auquel aucune dérogation n’est permise ».
 
 
Le projet de légaliser le cannabis récréatif au Luxembourg est-il condamné avant même d’avoir vu le jour ? A priori, la réponse est non. Le ministère de la Santé précise que « le Canada a légalisé le cannabis récréatif tout en étant aussi parti de la convention ». Cela ne change pourtant rien au fait que « le gouvernement canadien s’est mis délibérément en situation de faillir à ses obligations internationales », souligne l’OICS.
Au vu du nombre croissant de pays qui décident de passer outre les limitations de la convention, il est peu probable de voir le Luxembourg se faire taper sur les doigts
La tournure diplomatique pour répondre à l’OICS, rédigée par le ministère de la Santé, en étroite concertation avec le ministère des Affaires étrangères, est que « le Luxembourg reste engagé en ce qui concerne la mise en œuvre des conventions et reste ouvert à discuter avec les autres pays et organisations des problèmes qui résulteraient éventuellement de la légalisation nationale ». Le Canada adopte la même position. Cela n’empêche pas que le gouvernement cherche déjà à trouver des solutions pour ne pas figurer sur une liste noire : « La question est actuellement sous étude au sein des différents ministères compétents. »
 
Dans ce contexte, la dernière précision apportée reste un brin contradictoire. « En tout état de cause, le Luxembourg continuera » à porter « un message très fort concernant l’importance de la règle de droit et du respect du droit international », souligne le ministère des Affaires étrangères. Le ministère de la Santé ajoute qu’il compte continuer « à appuyer pleinement l’objectif général des conventions antidrogues et à adopter une approche constructive et transparente avec l’OICS ».
 
Le faible risque de sanctions
À Vienne, on attend de pied ferme de plus amples explications. « L’OICS poursuivra son dialogue avec le gouvernement luxembourgeois dans le but de l’encourager à continuer à respecter ses engagements ».
Le risque de voir le Grand-Duché sanctionné est cependant minime. La convention est en effet assez limitée sur ce point. Le dialogue que compte engager l’OICS est la solution clé reprise dans le texte. L’organe onusien peut ainsi demander au gouvernement de prendre des « mesures correctives ». En cas de refus, l’OICS peut saisir les pays signataires, qui doivent néanmoins adopter par une majorité des deux-tiers d’éventuelles sanctions.
 
Au vu du nombre croissant de pays qui décident de passer outre les limitations de la convention, il est peu probable de voir le Luxembourg se faire taper sur les doigts. Mais en dépit de tout cela, on peut d’ores et déjà affirmer que le Grand-Duché est bien décidé à enfumer l’ONU.
David Marques; Le Quotidien
Source: republicain-lorrain.fr 
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By mrpolo,
Le pays avait été en octobre le deuxième au monde, après l’Uruguay, à autoriser la vente libre de marijuana. Des règles strictes devront être respectées pour limiter l’attractivité des produits à base de cannabis auprès des jeunes.
Photo: Des cookies au cannabis dans un magasin éphèmère de Rome en Italie, le 6 juin. Andrew Medichini / AP
Des produits comestibles à base de cannabis seront vendus au Canada dès la mi-décembre, a annoncé, vendredi 14 juin, le gouvernement, mais les produits susceptibles de plaire aux enfants, comme les bonbons ou les sucettes, ne pourront pas en contenir. Les nouvelles réglementations, qui entreront en vigueur comme prévu un an après la légalisation du cannabis à usage récréatif le 17 octobre 2018, concernent également les extraits de cannabis et les produits à usage dermatologique.
Ces produits ne seront cependant pas disponibles en magasin ou en ligne avant décembre, en raison d’un délai réglementaire de 60 jours pour leur approbation, ont indiqué aux journalistes des responsables gouvernementaux lors d’un briefing téléphonique. Des règles strictes pour limiter l’attractivité des produits dérivés du cannabis auprès des jeunes devront être respectées, parmi lesquelles l’obligation d’adopter des emballages neutres et difficiles à ouvrir, ou encore la restriction de certains ingrédients, colorants et parfums.
Article réservé à nos abonnés « La réglementation modifiée est la prochaine étape visant à réduire les risques pour la santé et la sécurité publiques associés au cannabis comestible, aux extraits de cannabis et au cannabis (à usage dermatologique) et de supplanter le marché illégal de ces produits au Canada », a déclaré dans un communiqué Bill Blair, ministre de la Sécurité frontalière et de la réduction du crime organisé.
Pas de cannabis dans les boissons alcoolisées
Selon cette nouvelle réglementation, les aliments ou boissons infusés au cannabis ne pourront pas contenir plus de 10 milligrammes de THC, principale substance psychoactive de la plante. Pour les extraits de cannabis et les produits à usage dermatologique, la dose maximale autorisée sera de 1 000 milligrammes par emballage. Les autorités recommandent néanmoins aux nouveaux consommateurs de ne pas consommer des aliments ou boissons comportant plus de 2,5 milligrammes de THC.
Les producteurs et distributeurs de ces produits ne pourront pas mettre en avant d’éventuels bénéfices pour la santé ou le régime, et ne pourront pas non plus associer le cannabis à des boissons alcoolisées. Plusieurs entreprises ont déjà commencé à développer de la bière au cannabis, par exemple, mais la nouvelle réglementation en prohibera donc la vente.
Environ 5,4 millions de Canadiens ont acheté du cannabis depuis la légalisation en octobre 2018, dont 600 000 en ayant récemment essayé pour la première fois, selon les chiffres de l’agence fédérale de la statistique.
Source: Le Monde avec AFP
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By mrpolo,
Durban - La concurrence est féroce et les possibilités de créer de nouvelles marques de produits à base de cannabis sont infinies si l'on en croit l'enthousiasme manifesté par la foule à la Cannabis Expo du Sibaya Casino ce week-end.
 
Photo: Cannabis Expo a lieu au Casino Sibaya Sun International et le Royaume du divertissement / (Photo : Twitter / Cannabis Expo)
 
Le mouvement mondial croissant en faveur de la légalisation de la consommation de cannabis a suscité un vif intérêt commercial de la part des entreprises qui vendent des produits à base de cannabis, et il en va de même en Afrique du Sud, après que la Cour constitutionnelle a légalisé la possession et la consommation de marijuana par des adultes pour leur consommation personnelle en septembre.
 
Bien que le dagga, appellation locale du cannabis, n'ait pas été en vente à l'exposition, comme beaucoup l'avaient pensé, d'autres produits comme les Bunny Chows, un plat de restauration rapide sud-africain composé d'un pain évidé de pain blanc fourré au curry, les pizzas, les hamburgers végétaliens au cannabis et une variété de cafés et desserts étaient parmi les plus populaires.
La plupart des participants ont dit que c'était l'exposition la plus excitante à laquelle ils avaient participé et qu'ils ne la manqueraient pas la prochaine.
 

La Cannabis Expo est le plus grand salon professionnel et grand public de son genre sur le continent africain et comprend un hall d'exposition, des espaces de réseautage et de divertissement ainsi qu'une scène de la Convention qui accueille des experts de l'industrie. Photo : David Ritchie/Agence de presse africaine (ANA)
 
Se déroulant chaque année à Johannesburg, Cape Town, Pretoria et Durban, la Cannabis Expo est le plus grand salon professionnel et grand public du continent africain et comprend un hall d'exposition, des espaces de réseautage et de divertissement, le Cannabis Food Market, ainsi que la scène du congrès qui accueille des experts.
 
Silas Howarth, l'organisateur du salon, a déclaré qu'il y en avait pour tous les goûts. L'exposition a donné aux visiteurs l'occasion d'apprendre tout ce qu'il y avait à savoir sur le cannabis.
Michael Arendsen de Bio Leaf Technologies, spécialiste des produits de culture du cannabis, a déclaré que la plupart des personnes qui ont participé à l'exposition étaient curieuses d'en apprendre davantage sur les produits du cannabis, qui comprennent la santé, la beauté et l'agriculture. Le fondateur de Canna Coffee, Wayne Farrell, a déclaré : "Ça a attiré beaucoup plus de monde que je ne l'imaginais, c'était un week-end incroyable."
 
Emplois dans le domaine offerts à l'Expo du cannabis à Durban
 

Les occasions d'affaires sont nombreuses dans l'industrie du cannabis
 
La Cannabis Expo à Sibaya était aussi une boîte de rencontre, qui aide les gens à trouver des emplois dans l'industrie du cannabis en expansion rapide.
"Le cannabis, c'est une grosse affaire", dit Silas Howarth, directeur de l'expo. "Il y a tant d'entreprises qui opèrent déjà sur le marché du cannabis, ce qui est une bonne nouvelle pour les demandeurs d'emploi et une excellente nouvelle pour l'économie locale.
"C'est un salon aux multiples facettes ", dit Howarth, " si vous voulez savoir comment devenir un entrepreneur du cannabis ou trouver un emploi dans cette industrie passionnante, ou si vous voulez simplement en savoir plus sur la santé, la culture et même comment obtenir un permis de producteur".
 
KwaZulu-Natal / 10 June 2019 / SNE MASUKU
Sources: iol.co.za  & highalert.co.za
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By mrpolo,
Depuis 2016, l’an­cien cham­pion des poids lourds Mike Tyson s’est lancé dans le busi­ness de la weed. À travers son groupe Tyson Holis­tic Holdings, l’ex-boxeur inves­tit dans toutes sortes de produits déri­vés du canna­bis, dont la pièce maîtresse de cet empire nais­sant est le Tyson Ranch. L’été prochain, ce gigan­tesque village vacances pour fumeurs de joints de 165 hectares sera enfin achevé, révèle Canna­tech Today ce 11 juin.
 
Cons­truit dans le désert de Cali­for­nie du Sud, le gigan­tesque complexe déve­loppé par l’en­tre­prise de Kid Dyna­mite compren­dra un grand hôtel, un terrain de camping de luxe, ainsi qu’un centre de recherche et une petite univer­sité privée centrés autour du canna­bis. « J’ai combattu pendant plus de 20 ans, et mon corps est resté très marqué », explique Tyson. « J’ai subi deux opéra­tions et j’uti­lise la marijuana pour calmer mes nerfs et apai­ser la douleurs… Avant ça, [les méde­cins] m’avaient mis sous opioïdes et ça m’a foutu en l’air. »
Voilà pourquoi il a décidé de construire un vaste centre de relaxa­tion et bien-être au milieu de nulle part pour amateurs de fumette. Soutenu par des parrains du milieu comme Snoop Dogg, Tyson est impa­tient de pouvoir les assom­mer, mais juste avec son herbe.
Crédits : Tyson Ranch
 
On sait que, depuis 2016, l'ancien champion du monde des poids lourds Miky Tyson (52 ans) s'est lancé dans le business du cannabis. Il a en effet ouvert cette année-là le «Tyson Ranch», une ferme dévolue à la culture de la weed, dont la culture et l'usage récréatif ont été légalisés en Californie.
A travers son groupe «Tyson Holistic Holdings», Tyson voit encore plus loin. L'été prochain, il ouvrira ainsi son propre village de vacances pour fumeurs de joints. Ce complexe de 165 hectares comprendra un grand hôtel, un terrain de camping de luxe, de même qu'un centre de recherches et une petite université privée axés sur le cannabis.
«J’ai combattu pendant plus de 20 ans, et mon corps est resté très marqué, a expliqué Tyson dans le magazine «Canna­tech Today». J’ai subi deux opéra­tions et j’uti­lise la marijuana pour calmer mes nerfs et apai­ser la douleurs. Avant cela, les méde­cins m’avaient mis sous opioïdes et ça m’a foutu en l’air.»
 

Crédits : Tyson Ranch
Un festival de musique
 
Voilà pourquoi il a décidé de construire ce vaste village de vacances, qui ressemble à un centre de relaxation pour adeptes de la fumettes. L'endroit sera doté de nombreux espaces destinés au repos et à la relaxation, comme une «Lazy River» (littéralement: «Rivière de paresse») qui va entourer la propriété.
Tyson prévoit aussi d'organiser un festival de musique dans l'enceinte de son village de vacances. Couplée à la présence de 420 jeux et d'une exposition destinée au wellness, cette expérience permettra aux festivaliers - en plus des concerts - d'en apprendre plus sur les nombreux bienfaits du cannabis.
Sur le ring, Mike Tyson envoyait ses adversaires au tapis en quelques secondes. Maintenant qu'il a pris sa retraite, il se bat pour le bien-être de chacun. «Le cannabis, c'est le futur, affirme ainsi Tyson. Tôt ou tard, tout le monde devra bien l'admettre.» (nxp)
 
Sources: lematin.ch & ulyces.co 
 
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By mrpolo,
En dépénalisant la consommation récréative de cannabis fin avril et en donnant le feu vert à l'export, le pays accélère dans sa course à l'or vert. Objectif : devenir producteur mondial.
Photo: La société Breath of Life est la seule à avoir décroché tous les permis pour exploiter le cannabis du champ à la vente. (Photo Jack Guez, AFP)
Une terre de lait, de miel et de cannabis. Le rêve de l’élite du chanvre israélien, à l’heure où une partie du monde occidental se tourne vers cette plante autrefois si taboue. Début avril, l’Etat hébreu a officiellement dépénalisé la consommation récréative de cannabis et, surtout, autorisé la vente des cannabinoïdes médicaux à l’export. A l’échelle mondiale, la normalisation est en marche, vers une légalisation à la californienne. De quoi aiguiser maints appétits capitalistes, d’autant qu’en la matière Israël a toujours été un pionnier. L’histoire moderne de la plante aux fines feuilles crénelées commence à Jérusalem en 1964, lorsque dans son labo de l’université hébraïque, le chimiste Raphael Mechoulam est le premier à isoler, parmi la centaine de molécules qui composent le cannabis, le THC (principal composant psychoactif) et le CBD (efficace antidouleur).
Depuis, et particulièrement durant les deux dernières décennies, Israël s’est positionné en leader de la recherche et des usages en la matière. Et cherche désormais à passer le braquet suivant : celui de producteur mondial. Mais le milieu reste un écosystème encore trouble, entre hype fumeuse et ruée vers l’or vert, où tout le monde bluffe et se toise, d'un ex-Premier ministre reconverti aux pionniers à l’idéal libertaire dépassé, des requins de la finance flairant un nouvel eldorado aux régulateurs étatiques velléitaires, sans compter un marché noir increvable. Plongée en trois actes au cœur de l’économie de l’Etat de la beuh.
Un militant du parti Zéhout, pro-légalisation, à Tel-Aviv le 2 avril.
«Le nouveau Cohiba cubain»
A la tribune, l’ancien Premier ministre Ehud Barak étouffe une quinte de toux. Nous sommes le 1er avril à Tel-Aviv, à dix jours des élections législatives. Ici, point de come back politique : dans cet auditorium sur la marina de Tel-Aviv, l’ancien général est venu évoquer son étonnante reconversion. Après avoir placé ses billes dans diverses firmes de cybersécurité, l’ancienne gloire des commandos s’est lancée à l’automne dans la dernière fièvre entrepreneuriale made in Israël : le cannabis thérapeutique. L’Etat hébreu se rêve désormais en pays où l’herbe est plus verte, ou, pour citer Ehud Barak, en «terre du lait, du miel… et du cannabis».
 
Le public au look de start-uppers – hommes en chemise slim, femmes en tailleurs – soupire d’aise. Nous sommes au très chic salon CannaTech, et la date ne doit rien au hasard. Depuis l’aube, le cannabis médical est autorisé à la vente en pharmacie (avant limitée aux dispensaires spécialisés), et surtout à l’export, qui pourrait générer, selon le Parlement israélien, des profits approchant le milliard de shekels par an, soit 230 millions d’euros. Dans l’air flotte non pas des effluves de chanvre (un panneau indique que la légalisation n’est pas encore à l’ordre du jour et que mieux vaut s'abstenir de fumer son trois-feuilles à l’intérieur), mais une atmosphère de coup d’envoi. L’ivresse d’une conquête à venir.
 
A l’instar d’une industrie qui veut ériger une muraille de Chine entre la défonce et la médecine, Ehud Barak, 77 ans, tient à maintenir des airs de respectabilité : «Je n’ai jamais inhalé de fumée, jamais mis un joint sur mes lèvres, jamais soufflé dans un bang. Mais je suis le président d’une grande société cannabique.» Il s’agit d’InterCure, compagnie montée sur une paire de fusions-acquisitions et encore déficitaire, mais déjà cotée en bourse à Tel-Aviv, avec une capitalisation autour de 1,15 milliard de shekels (environ 285 millions d’euros), en attendant une introduction au Nasdaq.
 
Ehud Barak à la tribune de CannaTech. (photo Brian Blum)
Malgré ses ambitions globales (une expansion dans une dizaine de pays est annoncée), InterCure est encore un nain : ses champs dans le nord d’Israël n’ont pour l’instant produit qu’une tonne de marijuana, chiffre que la boîte entend multiplier par cent d’ici 2020.
 
Au micro, Barak en met plein les mirettes à coups de prédictions enflammées, estimant que ce marché pèsera bientôt 150 milliards de dollars par an à l’échelle planétaire, soit trois fois ce que les experts les plus optimistes anticipent pour 2030. Limite ésotérique, il parle de «génomes cannabinoïdes protégés par blockchain», de la classe moyenne indienne «prête à payer cher», de la crise des opioïdes («les Américains font des overdoses pour soigner leur mal de dos, on peut sûrement faire mieux !») et de «produits récréationnels premium» : «Faisons du cannabis israélien le nouveau Cohiba cubain !» Puis il laisse la scène à une adolescente américaine, dont la tumeur osseuse qui rongeait le visage aurait été guérie par de l’huile de cannabis.
 
«Un premier ministre qui crapotte ah, ah...»
Peu après, l’ex-dirigeant israélien rejoint Saul Kaye, le directeur du salon, pour un briefing presse. Avec sa kippa siglée «CannaTech» et son veston argenté, Kaye ne boude pas son plaisir de voir l’ancien chef de Tsahal, la légende des forces spéciales, légitimer son business. «Autour de cette table, il n’y pas de criminels, mais des entrepreneurs, des cultivateurs… et un Premier ministre qui crapotte, haha !»
 
Barak en rajoute une couche, évoquant «nos prophètes» qui utilisaient «très probablement» des produits à base de chanvre. «On redonne vie à une vieille tradition !» assure-t-il, avant d’étreindre un représentant de Shavit Capital, l’un des plus gros fonds d’investissement du pays. Selon la presse spécialisée, les actions de l’ancien militaire dans InterCure lui aurait virtuellement rapporté 21 millions de shekels (plus de cinq millions d’euros) depuis sa prise de fonction en septembre.
A ses côtés, Yona Levy, PDG d’Alvit Pharma, autre prétendant au titre de futur géant de ce qu’on nomme ici l’«high-tech agromédicale», ose une comparaison plus contemporaine : «Le cannabis, c’est le nouvel Internet. On ne sait pas où ça va nous mener mais on sent que c’est the next big thing.
 
L’an passé, 20% de la population mondiale a pris du cannabis sous une forme ou une autre. Il y a dix ans, on parlait de dépénalisation en Israël : on y est quasiment. Cette année, durant les élections, la légalisation était au cœur du débat. Ça va vite...»
 
Au salon CannaTech
Dans les travées du salon, entre stands dédiés aux purificateurs d’airs, semences, huiles, gélules antidouleurs et autres cosmétiques, on s’échange des cartes de visite entre juristes et «responsables des investissements». «Regardez les gens autour de vous, l’arrivée de Barak dans le secteur a été un énorme signal», glisse une avocate au sourire bright. Son patron, Amir Goldstein, vétéran de la téléphonie mobile désormais à la tête d’International Medical Cannabis (IMC), numéro 2 du secteur, y voit l’héritage d’un savoir-faire typiquement israélien. Voire du «génie juif», de la tradition agronomique des pionniers sionistes (l’invention des tomates cerises…) aux start-ups des années 2000 : «On est à la pointe parce qu’on a le timing et le talent, martèle-t-il. Avec nos patients bien réels, la décennie de recherche et développement derrière nous nous donne une avance unique sur l’Amérique du Nord et l’Europe, en plus d’une compétence agricole et biochimique.»
 
Et puis surtout, comme le rappelle Kaye, le kilo de cannabis légal s’apprécie autour de 100 000 dollars. «C’est autre chose que le kilo de tomates ou d’avocat !» rugit l'entrepreneur. En quittant le salon, on croise devant l’entrée une quinqua avec des lunettes aux montures en forme de feuilles de ganja, gros pétard au lèvres – mais c’est elle qui détonne ici.
Des plants de marijuana au laboratoire de Breath of Life près de Kfar Pines, en mars 2016.
Business juteux
Dans les bars de Tel-Aviv, les effluves de weed font partie de l’ambiance. Selon une étude réalisée en 2017, les Israéliens entre 18 et 65 ans auraient le taux annuel de consommation de cannabis le plus haut du monde, autour de 27% de la population. Au-delà de l’usage thérapeutique, strictement encadré, la consommation récréative de cannabis s’y est largement banalisée ces dernières années, désormais seulement sujette à des amendes.
 
Les policiers ont désormais consigne de se concentrer sur les cultivateurs et dealers, et de n’agir sur les fumeurs que lorsqu’ils tirent sur leur joint dans des «lieux publics exposés». Néanmoins, la question de la légalisation, notamment pour la culture à usage privé, reste primordiale pour une partie des aficionados de la plante, représenté par le parti Feuille verte. Lequel a jeté l’éponge lors des dernières élections, laissant le fantasque et inquiétant Moshe Feiglin s’emparer de cette revendication. Son parti Zéhout, mélange de messianisme antiarabe forcené et de libertarianisme californien, a jeté le trouble dans les sondages, poussant même le Premier ministre Benyamin Nétanyahou à concéder «réfléchir à la légalisation». Depuis, le soufflet est retombé : annoncé faiseur de roi, Feiglin n’a pas réussi à franchir le seuil d'éligibilité.
 
Mais pour les grosses firmes, telles celles réunies à CannaTech, c’est du côté de l’étranger que les fortunes sont à faire, le marché israélien étant destiné à rester confidentiel face aux Etats-Unis, où le cannabis est partiellement ou entièrement légal dans trente Etats sur cinquante, ainsi qu’au Canada, qui a sauté le pas fin 2018 sur le récréationnel. En attendant l’Europe… Pour Shmuel Ben Arie, chef des investissements israéliens pour le fonds Pioneer Wealth, «il suffit de prendre une carte et regarder les pays dont les dirigeants sont nés après 1965 : c’est là que ça va bouger».
 
Depuis les années 2000, le ministère de la Santé israélien investit dans la recherche et autorise le traitement de certaines maladies à base de cannabinoïdes. Aujourd’hui, environ 38 000 Israéliens sont traités ainsi (nombre qui devrait quadrupler dans les prochaines années), pour des maladies allant de Parkinson à l'épilepsie et la maladie de Crohn, ainsi que les douleurs chroniques, liés aux chimiothérapies ou les soins palliatifs. Des tests prometteurs sur l’autisme et l’Alzheimer sont en cours, Israël restant le leader incontesté dans le domaine de la recherche cannabique, grâce à une législation très progressiste sur les essais cliniques.
 
Braquage
Cependant, l’idée qu’Israël va inonder le monde de ses cannabinoïdes ultrasophistiqués pourrait n’être qu’un mirage. Plusieurs pays ont pris le parti de développer leur propre marché, à l’échelle industrielle au Canada ou plus embryonnaire en Scandinavie. Et s’il ne s’agit pas d’une simple «bulle», il y aura peu d’élus, met en garde Ben Arie. En effet, en ne donnant le feu vert à l’export que fin janvier après avoir traîné des pieds – Nétanyahou et son ministre de l’Intérieur y ont longtemps été opposés – le gouvernement a instauré une série de régulations draconiennes, qui ont privé plusieurs acteurs historiques de permis et devraient repousser les premières livraisons à l’étranger, au mieux, à la fin de l’année.
  Tamir Gedo, le directeur-général de Breath of life
Désormais, l’exploitation «verticale» du cannabis, des champs à la vente, nécessite quatre homologations : une pour l’agriculture, une pour la transformation, une pour la distribution et une dernière pour la sécurité des installations. Fin mars, le premier braquage d’une ferme de cannabis médical a eu lieu dans le nord d’Israël, des assaillants masqués parvenant à neutraliser les gardes. Un scénario que redoutait le ministère de l’Intérieur et qui pourrait se reproduire avec la production exponentielle des années à venir. Pour l’heure, seule une société israélienne a réussi à décrocher tous les permis, Breath of Life.
 
Son directeur-général, Tamir Gedo, qui aime faire précéder son patronyme du titre «Docteur» (bien que celui-ci soit docteur en «économie comportementale» plutôt qu’en sciences), fait figure d’oracle sur la question cannabique. Lui aussi est dubitatif face à la multiplication des acteurs. «Tout à coup, on voit arriver beaucoup de coquilles vides avec des noms ronflants, assène le patron. Le monde de la finance a enfin compris qu’il y a là un business réglo et c’est la course à la levée de fond et aux promesses intenables. Mais je dis aux investisseurs : si vous voyez des politiciens à la tête d’une boîte qui ne produit quasi rien mais fait du bruit, passez votre chemin…»
 

A Tikun Olam, l'un des pionniers du cannabis israélien. Le gouvernement l'a fermé en novembre pour cause d'«infrastructure inadaptée».
Jusqu’à l’instauration des nouvelles règles, huit cultivateurs avaient reçu l’aval de l’Etat, et vendaient directement aux consommateurs. «Le temps des fleuristes romantiques qui voulaient changer le monde, c’est fini, lâche Gedo. La barrière est plus haute, il s’agit maintenant d’une branche de l’industrie pharmaceutique. On doit vendre des produits stables, raffinés, pas de simples plantes. Il y aura toujours des boutiques de niche pour faire du récréatif, mais pour le reste, c’est comme la révolution industrielle, ceux qui durent sont ceux qui évoluent.» Ainsi, Tikun Olam, l’un des pionniers et plus gros fournisseur du pays, a vu son exploitation fermée par le gouvernement en novembre pour cause d’«infrastructure inadaptée». De retour d’Europe, Gedo considère que le marché du cannabis médical est encore «à ses balbutiements». Mais que d’ici trente ans, «le monde occidental finira par s’y résoudre». Il s’y voit déjà.
 
A Tikkun Olam, en 2012. (Photo Menahem Kahana, AFP)
Micmacs, crime et botanique
Le «fleuriste romantique», c’est lui. Agé de 70 ans, la peau mate creusée par des rides profondes, Nissim Krispil est un botaniste reconnu en Israël, ainsi qu’un ancien taulard. Lorsqu’on le rencontre en banlieue de Tel-Aviv, dans un café au pied d’une déprimante cité de béton, il est sorti de prison depuis presque six mois, et vit «chez une copine». Trois ans plus tôt, Krispil recevait un prix de l’université Ben Gourion, l’une des plus prestigieuses du pays, pour ses travaux sur la flore locale. Autodidacte et parfaitement arabophone (il est né au Maroc), Krispil, qui se définit comme un «ethno-botaniste», a consacré vingt ans au recensement des plantes d’Israël et de Palestine, archivant les connaissances «des guérisseurs, marabouts, fermiers et autres médecins palestiniens» sur leur usage. «Quinze livres et une encyclopédie en cinq volumes», revendique-t-il.
 
Mais en novembre 2016, c’est à un autre type d’honneur qu’il a droit : au petit matin, une quarantaine de policiers en Hummer déboule dans son torpide moshav (une communauté agricole) du centre d’Israël. Deux chiens sont lâchés, mais Krispil sait ce qu’ils cherchent et conduit les officiers sur son toit. C’est là qu’il fait pousser un millier de plants de cannabis, destinés, insiste-t-il, à ses recherches. Sans avoir averti les autorités ni mis au point de protocole scientifique. En toute illégalité donc. «Ils ont tout embarqué et pesé : il paraît qu’il y’en avait pour 90 kilos, raconte-t-il. Pour eux, c’était un vrai laboratoire criminel, et j’ai été directement mis en prison.»
 
Préparation de cannabis thérapeutique à Breath of life.
Très zen, Krispil prend l’expérience à l’ombre comme celle du mektoub (le destin, en arabe), en plus d’«une opportunité de faire de l'anthropologie in situ». Ça ne l’empêche pas de trouver l’addition salée. Après un mois sous les verrous, douze autres avec bracelet électronique en attendant le procès pour être finalement condamné, fin 2017, à un an de prison ferme et une amende d’un million de shekels (250 000 euros). Ses deux voitures sont saisies, ainsi que sa maison. «La juge a été très dure. On a fait de moi un trafiquant alors que je n’ai pas vendu un gramme, un criminel alors que la moitié de la population [en réalité, plutôt un quart, ndlr] fume tous les jours, et que des milliers de personnes se soignent au cannabis ! Que je sache, je n’ai pas fait plus de mal que si j’avais des tomates sur mon toit.»
 
«On vous met en taule pour un peu de jardinage»
Krispil raconte que ses «recherches» portaient sur une variété de cannabis ramenée du Maroc, où pendant une dizaine d’années, il a cherché à retrouver les derniers Juifs vivant dans les villages agricoles du Rif. «C’est là que j’ai découvert que les Juifs ont grosso modo organisé le commerce de la marijuana au XVIIe siècle. Il y avait même des avis rabbiniques sur que faire avec les Arabes qui n’ont pas payé leur cannabis…» De ses pérégrinations dans les années 90, il revient avec des graines «rares et anciennes», qu’il conserve soigneusement et décide de mettre en culture, vingt ans plus tard, après s'être documenté sur Internet à propos des «effets miracles» du cannabis sur certains cancers. Ses contacts dans le milieu de la médecine alternative lui envoient leurs cas les plus désespérés, pendant qu’il met au point un «thé médicinal». En tout, plus d’une trentaine de personnes auraient bénéficié de ses plantes et de ses soins, sans contrepartie. «Les résultats étaient très positifs», assure-t-il.
 
Mais dans sa volonté de «professionnaliser» le milieu pour en faire un business aussi lucratif que présentable, l'Etat israélien fait montre de la même sévérité pour les cercles organisés de deal (comme le réseau Telegrass, où les commandes se passaient sur l’appli chiffrée Telegram jusqu’à son démantèlement en avril) que les amateurs un peu idéalistes comme Krispil. «C’est idiot, poursuit-il. D’un côté, Israël veut devenir le plus grand dealer de cannabis du monde, de l’autre, on vous met en taule pour un peu de jardinage. Dans un futur proche, des milliers de gens feront comme moi, tout le monde le sait. Mais l’Etat ne veut pas de la légalisation qui ferait baisser les prix et rendrait les médicaments plus accessibles.
 
Ce qui se joue aujourd’hui c’est la création d’un quasi-monopole pour une poignée de firmes, qui ne fera que renforcer le marché noir.» Et de se réjouir, goguenard, que son «prestige» nouvellement acquis lui vaut désormais d’être courtisé par plusieurs compagnies pour travailler comme consultant. «L’Etat va finalement faire de moi un plus gros producteur de cannabis que s’il m’avait laissé tranquille. Mais mon rêve, c’est de retourner au Maroc, où j’ai la citoyenneté. Je déteste ce que devient ce pays…» Quitte à tourner le dos aux fourmis industrieuses de l'or vert, à la recherche d'un illusoire pays de Cocagne enfumé.
 
Texte : Guillaume Gendron, à Tel-Aviv
Photos : Jack Guez (AFP) sauf mention contraire.
Production : Libé Labo
 
Source: liberation.fr
 
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By mrpolo,
Une ganja suprême, fumée par les rastas et Bob Marley lui-même dans les années 1970? Ce fantasme de tout amateur de cannabis qui se respecte est en phase de (re)devenir une réalité grâce aux talents d'horticulteur d'un scientifique en Jamaïque.
 
photo: Le docteur Machel Emanuel annalyse des plantes de cannabis sur le campus de l'université des Indes occidentales de Kingston, le 18 mai 2019  - afp.com - Angela Weiss  
Au milieu des manguiers, litchis et autres jacquiers, le docteur Machel Emanuel présente des dizaines de mètres carrés de plants de cannabis, cultivés en plein air, en serre ou dans son labo du jardin botanique du département de Biologie de l'université des Indes occidentales de Kingston.
Sa spécificité: le cannabis landrace, qui a poussé naturellement en Jamaïque avant de disparaître à cause des interventions de l'homme.
"Dans les années 1950, 60 et 70, la Jamaïque était connue pour ses variétés cultivées de landrace", explique à l'AFP le docteur rasta, longues dreadlocks dans le dos.
 
Une plante adaptée à son environnement et "aux caractéristiques assez uniques, en raison de sa fleur, de son odeur, de son goût et même de l'euphorie", qu'elle provoque chez son consommateur, décrit-il.
Bob Marley, Peter Tosh et Bunny Wailer (les membres fondateurs du célèbre groupe de reggae The Wailers) consommaient cette variété moins forte que le cannabis moderne créé artificiellement, en raison d'un taux de THC moins élevé, assure-t-il dans l'ambiance apaisée et tropicale de son petit jardin d'Eden -- ou de Jah, pour les amateurs de clichés.
Mais dans les années 1980, en raison de la lutte contre la drogue soutenue par le gouvernement américain, cette plante plus facilement repérable en raison de sa grande taille est détruite et sa culture abandonnée. Progressivement, ce sont des plantes hybrides, plus facilement dissimulables, qui la remplacent.
 
Le docteur Machel Emanuel dans un champs de cannabis du département de Biologie de l'université des Indes occidentales de Kingston afp.com - Angela Weiss  
- Viens voir le docteur -
 
Intervient alors le docteur Emanuel. Ce Dominiquais de 35 ans cultive du cannabis depuis 2001 et s'est installé en Jamaïque pour ses études en 2007. Sa spécialité: l'horticulture et l'adaptation des plantes à leur climat.
Lui-même amateur de ganja -- qu'il ne fume pas mais consomme par vaporisation ou aromathérapie --, il s'est mis en tête de retrouver cette variété landrace et de la reproduire dans son labo, où trônent des photos de l'empereur éthiopien Haïlé Sélassié, considéré comme un messie par les rastas.
 
La quête ne fut pas aisée: des graines de landrace ont été disséminées aux quatre coins des Caraïbes pendant des années. Ses recherches l'ont notamment amené en Guadeloupe, à la Trinité et en Dominique, à la rencontre de rastas vivant à la campagne et possédant des restes de ces plantes.
Le bon docteur se souvient notamment d'avoir trouvé dans une montagne un homme "qui n'avait pas eu de contact avec la civilisation depuis 40 ans. J'ai marché six heures pour arriver jusqu'à lui". Et repartir avec le précieux sésame.
 
Une fleur séchée ("tête") de cannabis afp.com - Angela Weiss  
- Du monde sur la corde à linge -
 
Ses recherches ne sont pas uniquement faites par amour de l'horticulture. Le scientifique a développé tout un plan marketing pour les accompagner.
Une herbe "pure" et ancienne, consommée par Bob Marley, référence s'il en est en la matière... Le tableau a de quoi séduire les amateurs de fumette dans les pays et régions qui l'ont légalisée, comme au Canada ou certains Etats américains.
"Il y a un intérêt nostalgique qui pourrait être ajouté grâce au marketing", détaille le biologiste. "La réputation de la Jamaïque s'est faite sur ces plantes".
"On pourrait avoir un produit unique basé sur une indication géographique, comme le champagne en France, pour vendre le cannabis jamaïcain", envisage-t-il même.
En attendant, affirme-t-il, entreprises et particuliers, par l'odeur alléchés, tapent à sa porte.
 
Du cannabis cultivé par aéroponie dans le département de Biologie de l'université des Indes occidentales de Kingston afp.com - Angela Weiss  
Mais le scientifique reste prudent, notamment en raison des droits de propriété intellectuelle: "Comment l'université (qui finance ses recherches, ndlr) ou les agriculteurs qui ont préservé ces graines seraient crédités?"
Car son créneau, en adéquation avec l'idéologie rastafarienne, est celui du commerce équitable.
"Le consommateur sera prêt à acheter des produits respectant une morale, une éthique, et un processus de culture, biologique ou végétarien", énumère-t-il, en mettant en avant les "connotations naturelles" de son produit.
Outre ces considérations, "il pourrait y avoir un avantage économique à cultiver ces plantes" dans leur habitat naturel, où elles sont "plus résistantes et poussent plus facilement".
"On n'achète pas le bonheur", résume-t-il. "Mais on peut acheter de l'herbe".
  Par Leo MOUREN © 2019 AFP   Source: tv5monde.com   On en parle sur le forum
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By mrpolo,
Depuis que le cannabis "récréatif" sans substance hallucinogène est toléré, les magasins se sont multipliés dans le centre-ville de Bruxelles. Pourtant, jusqu'ici, tous travaillaient sans cadre légal.
 
 
Photo: Les boutiques qui vendent du cannabis récréatif perdent des clients - © RTBF
 
Une législation flambant neuve
Depuis le mois d’avril une nouvelle législation considère le cannabis récréatif CBD comme un produit à tabac. Il est donc soumis aux mêmes accises et contrôles. Au centre de Bruxelles, Green Day est l’un des rares commerces du quartier à se conformer au nouveau dispositif légal. Michaël Dunod, le gérant, explique : "On n’est plus dans un flou juridique, l’Etat nous met en cadre et il faut travailler en conséquence."
 
Sur tous les produits à fumer vendus dans ce magasin est collée une vignette fiscale.
Tout est déclaré, le prix est fixe et qualité contrôlée. "Le client connaît désormais la provenance du produit et il sait qu’il subit des contrôles, sur l’étiquette on retrouve le taux de CDB qui doit être inférieur à 7%."
 
Un impact sur les ventes
Mais pour l’instant, le chiffre d’affaires du magasin est en chute libre. La quinzaine de concurrents du quartier vend encore des produits détaxés. En suisse ou un système identique fonctionne 90% des commerces de départ ont disparu. Seuls les magasins à la gamme de produits diversifiés ont atteint un seuil de rentabilité.
 
Source: rtbf.be
 
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By mrpolo,
La légalisation du cannabis thérapeutique en Thaïlande tranche avec les politiques répressives anti-drogues des autres pays de l’ASEAN.
 
 
La légalisation du cannabis a récemment constitué un nouvel enjeu politique en Thaïlande.
Le parti Bhumjaithai, dirigé par Anutin Bhumjaithai, a fait de son usage thérapeutique son principal message de campagne lors des élections législatives du 24 mars.
Le petit parti de centre droit s’était retrouvé en position d’arbitre pour former une majorité au Parlement : Anutin Bhumjathai s’était déclaré prêt à rejoindre la coalition qui acceptera sa politique “free kanja”, de légalisation du cannabis.
La société thaïlandaise plutôt conservatrice et assez répressive en ce qui concerne la consommation de stupéfiants, a récemment évolué vers une position plus conciliante.
Un sondage effectué le mois dernier démontre que 86% des Thaïlandais sont favorables à une légalisation du cannabis pour un usage médical.
La légalisation du cannabis thérapeutique en Thaïlande tranche  avec les politiques répressives anti-drogues des autres pays de l’ASEAN.
 
Jusqu’à 15 ans d’emprisonnement
En décembre 2018, la Thaïlande a légalisé l’usage de la marijuana à des fins médicales, de recherche et d’activités industrielle.
Le projet de loi autorise l’utilisation du cannabis ou de la marijuana et du kratom, une plante locale aux propriétés opioïdes originaire d’Asie du Sud-Est.
Six mois après le début de la nouvelle loi, le nombre de patients ayant demandé l’amnistie pour l’usage de marijuana thérapeutique devrait dépasser les  50 000.
L’ancienne loi de 1979 sur les drogues narcotiques définit la marijuana comme un stupéfiant de classe 5, interdisant son utilisation et sa possession. Les personnes voulant tirer profit de la culture ou du commerce du cannabis peuvent encourir de lourdes amendes et une peine allant jusqu’à 15 ans d’emprisonnement.
  La marijuana était omniprésente en Thaïlande avant l’interdiction de 1934, mais la criminalisation accrue a donné un statut tabou à cette plante.
 
Une culture du cannabis très strictement encadrée
   
La première installation de culture a été ouverte en février dans la province de Panthum Thani, au nord de Bangkok, à l’initiative de l’Organisation Pharmaceutique du Gouvernement (GPO), pour un coût de 100 millions de bahts (2,8 millions d’euros).
 

 
Les cultures couvertes s’étendent sur plus de 100 mètres carrés et sont équipées de systèmes aéroponiques, de scanners et gadgets, le tout sous haute sécurité.
Les agences gouvernementales thaïlandaises surveillent et contrôlent la production et la culture du cannabis dans tout le pays. Seules les agences officielles agréées sont autorisées à cultiver du chanvre dans les zones de développement des tribus des provinces de Chiang Mai, Chiang Rai, Nan, Tak, Mae Hong Son et Phetchabun.
La réglementation stricte en matière de culture a finalement entraîné une augmentation des coûts du traitement thérapeutique.
 
Début mai, le Dr Surachoke Tangwiwat, secrétaire général adjoint de l’administration de la Nourriture et de la Drogue (FDA), a autorisé 175 équipes médicales supplémentaires à prescrire des médicaments à base de marijuana.
Le premier lot de 2500 bouteilles de gouttes d’allergie sublinguales contient cinq millilitres d’huile médicinale de cannabis et sera distribué aux patients dès le mois de juillet.
Le potentiel de la légalisation de la marijuana en Thaïlande est très étendu , du développement d’un commerce d’exportation jusqu’à celui du tourisme médical : le marché du cannabis a été évalué à 21 milliards de bahts.
 
Politiques anti-drogues de l’ASEAN
Les pays de l’ASEAN sont parmi les plus sévères au monde : en Malaisie et à Singapour, les consommateurs ou détenteurs de cannabis risquent une peine allant jusqu’à 10 ans d’emprisonnement. En Indonésie, les passeurs sont exécutés.
Un sondage mené en 2018 par yougov.com a révélé que la majorité des Singapouriens et des Malaisiens considéraient la marijuana comme une plante à valeur médicinale, mais moins de la moitié était en faveur de sa légalisation.
En Malaisie, le gouvernement mène des études sur les propriétés réelles du cannabis. Singapour a autorisé l’utilisation de produits pharmaceutiques cannabinoïdes pour des  potentiels traitements thérapeutiques contre les crises épileptiques, mais uniquement dans le cadre de réglementations très strictes.
 
Néanmoins, le pays reste ferme sur sa position selon laquelle le cannabis devrait rester une drogue illicite.
Au début de cette année, les Philippines ont reconnu les avantages de la marijuana à des fins médicinales pour traiter les maladies chroniques ou débilitantes telles que l’arthrite, l’épilepsie et la sclérose en plaques.
En Thaïlande, la marijuana ne peut pas encore être vendue en vente libre ni administrée sous sa forme brute.
 
Débat sur les bienfaits réels du cannabis
La marijuana médicinale aurait des bienfaits thérapeutiques pour des maladies telles que la maladie de Parkinson, l’asthme, l’insomnie, l’autisme et le cancer.
La validité de ces revendications est cependant contestée. Le débat porte généralement sur les deux principaux ingrédients de la marijuana : le tétrahydrocannabinol (THC) et le cannabidiol (CBD). Les deux substances interagissent avec les récepteurs aux cannabinoïdes présents dans le corps humain et le cerveau, mais leurs effets diffèrent considérablement.
Le THC est le principal constituant psychoactif produisant le facteur de drogue, alors que le CBD est prometteur à des fins médicinales. Son utilisation soulage la gêne ressentie par les patients sans augmenter leur niveau de consommation.
Le THC est également connu pour détendre les vaisseaux sanguins et traiter les douleurs chroniques, les lésions de la colonne vertébrale et la sclérose en plaques. La marijuana thaïlandaise est mondialement connue pour sa haute teneur en THC.
 
S’il existe des exemples concrets des effets thérapeutiques de cette plante, les preuves concluantes manquent pour soutenir l’efficacité du cannabis.
À ce jour, aucune étude n’a validé les affirmations selon lesquelles la marijuana brute peut être utilisée dans des conditions médicales.
https://theaseanpost.com/article/medical-marijuana-thailand-leads-way
 
Source: thailande-fr
 
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By mrpolo,
De retour de leur visite « d’études » au Canada, où ils se sont vus décrypter le modèle en vigueur dans cet État par les autorités locales, les ministres de la Santé et de la Justice, Étienne Schneider et Félix Braz, ont fait le point, vendredi matin, sur le modèle luxembourgeois qu’ils comptent instaurer avant la fin de la législature en cours.
Photo: La vente de cannabis ne sera qu'autorisée aux personnes majeures et résidentes, afin notamment d'éviter toute situation de narco-tourisme. (illustration François Aussems)
 
La fumette légale récréative, ce ne sera pas pour tout de suite : les deux ministres, au sein d’une « task force » interministérielle, poursuivront leurs discussions avec toutes les parties concernées (police, justice etc.), avant de présenter un concept précisément défini en Conseil de gouvernement à l’automne, ont-ils fait savoir. De là devra ensuite être déposé un projet de loi à la Chambre, à une date qui reste encore à définir, avant que le texte ne suive l’intégralité d’une processus législatif.
 
Des détails, dont certains calqués sur le modèle canadien pourraient effectivement être intégrés au texte légal, « qui ne vise pas à promouvoir sa consommation, mais à assurer la production de cannabis de qualité dans une optique de garantie de la santé publique, ainsi qu’à contrer le marché noir » (ont martelé les deux ministres), ont d’ores et déjà été annoncés :
 
– le cannabis sera décriminalisé dans le code pénal
 
– des licences très strictes seront octroyées par l’État aux producteurs – par le biais d’appels d’offres – qui seront archi-contrôlées, de même que le taux de THC contenu dans le cannabis produit (autour de 5%); d’autres licences très strictement encadrées seront également délivrées aux boutiques qui le vendront.
 
– la vente de cannabis ne sera qu’autorisée aux personnes majeures et résidentes, afin notamment d’éviter toute situation de narco-tourisme par rapport aux pays voisins (entre autres), mais aussi vis-à-vis des travailleurs frontaliers. « Un dialogue avec les autorités des pays voisins sera mené en ce sens », a indiqué Étienne Schneider.
 
– la détention de cannabis sera dépénalisée (et non légalisée) pour les mineurs pour des quantités n’excédant pas 5 grammes.
 
– les majeurs pourront se procurer 30 grammes au maximum. Il sera par contre interdit de détenir plus de 30 grammes sur la voie publique.
 
Claude Damiani
Source: lequotidien.lu
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By Guest,
Un peu plus de la moitié des habitants de Denver (Colorado) ayant voté mercredi, lors d'un référendum sur le sujet, ont voté en faveur de cette dépénalisation. La vente de champignons hallucinogènes restera toutefois illégale. 
 
 
Ils ont dit "oui" à 50,56%, contre 49,44% de "non". Les habitants de Denver, dans le Colorado (Etats-Unis), se sont prononcés en faveur de la dépénalisation de l'usage des champignons hallucinogènes dans la ville, lors d'un référendum organisé mercredi 8 mai. 
 
Au total, plus de 176 000 électeurs se sont exprimés sur cette "initiative 301". Celle-ci vise à ce que l'arrestation pour possession et consommation de champignons à psilocybine – pour les personnes majeures et à titre personnel – devienne "la moindre des priorités des forces de l'ordre dans la ville et le comté de Denver". Les champignons resteront toutefois techniquement "illégaux" et leur vente constituera toujours un crime.
 
Denver pionnière sur l'usage récréatif de cannabis
 
Selon diverses études, la psilocybine, principe actif des "champignons magiques", n'est pas considérée comme addictive. Elle peut également permettre de lutter contre la dépression et la dépendance aux opiacés, ces antidouleurs à l'origine de milliers de morts par overdose, chaque année aux Etats-Unis.
"Les êtres humains utilisent ces champignons depuis des milliers d'années comme traitement, rite de passage, vecteur d'élévation spirituelle", affirme sur son site le groupe Decriminalize Denver, qui avait annoncé en janvier avoir recueilli suffisamment de signatures pour que son initiative fasse l'objet d'un référendum.
 
"Denver est en train de devenir la capitale mondiale de la drogue", avait alors regretté auprès de CNN Jeff Hunt, un responsable de l'université catholique du Colorado. "Nous n'avons à vrai dire aucune idée de l'effet à long terme de ces drogues sur les habitants du Colorado."
 
Denver est en effet devenue, en 2005, la première grande ville américaine à légaliser, déjà par référendum, la possession de petites quantités de cannabis. L'usage récréatif de cannabis est légal depuis 2014 dans l'ensemble de l'Etat du Colorado, l'un des pionniers en la matière avec ceux de Washington et de l'Oregon, sur la côte Pacifique. Le cannabis est aujourd'hui légal à titre récréatif dans dix Etats américains, dont la Californie, et dans plus de 30 Etats (sur 50) à titre médical.
 
https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/apres-le-cannabis-denver-devient-la-premiere-ville-des-etats-unis-a-depenaliser-l-usage-de-champignons-hallucinogenes_3435205.html
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By mrpolo,
Considéré comme un produit du tabac, le cannabis light va être très lourdement taxé. Les centaines de shops apparus comme des champignons risquent de disparaître aussi rapidement.
 
 
On vous en parlait récemment dans Moustique. Depuis quelques mois, on assiste en Belgique à un déploiement commercial sans précédent. Une explosion d’enseignes spécialisées en cannabidiol, cet extrait de cannabis aux vertus (entre autres) relaxantes – mais non planantes. Lesquelles poussent comme des champignons dans tout le pays et se payent même le luxe de s’intercaler entre les chocolatiers et les boutiques de luxe du centre de Bruxelles. Un tsunami motivé par un certain militantisme, certes, mais aussi par l’appât du gain. Nous vous révélions d’ailleurs la très forte rentabilité de ce business qui achète sa ganja légale en Suisse à environ 3.000 euros le kilo et la revend trois à quatre fois plus cher au détail.
 
Tranquille. Sauf que l’État compte bien se réserver une grosse part de ce space cake… Après avoir aligné les descentes dans ces commerces pour s’assurer de leur légalité, les services publics fédéraux annoncent que le cannabis CBD sera désormais considéré comme un “autre tabac à fumer” et… donc soumis à de fortes accises. À ce titre, les fleurs de cannabis CBD seront taxées lourdement. Outre les 21% de TVA, elles seront soumises à 31.5 % d’accises en plus d’un droit d’accise spécial spécifique de 48 euros par kg. Sans compter les droits à l’importation.
 
Dans ces shops spécialisés, c’est la douche froide. “On va tous vers la faillite!, s’insurge le gérant d’une enseigne wavrienne. Je suis tout à fait d’accord de payer des taxes, mais là, c’est du racket. Je ne pourrai plus payer mon loyer et mes charges.” Et de confier que pour pouvoir distiller ce chanvre comme un produit du tabac en Belgique, son principal fournisseur doit désormais s’acquitter d’une licence de 200.000 euros.
 
Incompréhension générale. D’autant plus sur cet amalgame qui est fait entre cannabis CBD et tabac. Rappelons que cette herbe ne contient ni tabac ni nicotine et que si elle est bien fumée par certains, de nombreux consommateurs la vaporisent ou l’ingèrent sous forme de tisanes. “Nous sommes satisfaits que l’administration réagisse par rapport à ce nouveau marché, remarque Vincent Borrel de la Fédération du cannabis belge (FeCaB) mais ce nouveau cadre légal pose de nombreux problèmes. Nous forcer à vendre ce cannabis comme un produit du tabac revient en effet à inciter les consommateurs à le fumer. Ce qui est de loin le mode de consommation le plus nocif pour la santé.
 
Cette taxation met ensuite le couteau sous la gorge de nombreux entrepreneurs qui ont contracté de gros emprunts.” Et de prédire, lui-aussi, une vague imminente de faillites. “Tous ces petits commerces vont fermer boutique et ce cannabis sera donc vendu dans les librairies, les night shops ou les pompes à essence. Ce qui va à l’encontre des politiques de prévention mises en place. Alors que ce produit était jusqu’ici commercialisé dans des magasins spécialisés gérés par des vendeurs très bien informés, il va dorénavant être à la portée de tous. Avec les dérives que l’on rencontre fréquemment dans ces points de distribution de tabac: ventes aux mineurs, produits issus du marché noir, etc.”
 
Commerçants, pas dealers
Des professionnels du secteur qui n’ont jamais été consultés dans l’élaboration de cette nouvelle législation. “Tout a été fait dans notre dos et nous l’avons appris via une correspondance du SPF Finances aux Douanes, déplore encore Vincent Borrel, par ailleurs gérant du premier CBD shop de la capitale. Alors que nous avons toujours travaillé en toute transparence depuis le premier jour. Je rappelle que nous ne sommes pas des dealers mais bien des commerçants. Désormais, nous devrons préparer des packagings spéciaux avec le timbre de l’administration fiscale. C’est un travail monstre car il va notamment falloir ouvrir des entrepôts fiscaux. Et une nouvelle charge pour les commerçants qui vont devoir débourser des milliers d’euros en frais d’avocat pour se conformer à la nouvelle législation. Avant qu’elle ne rechange sous la prochaine législature dans quelques semaines?”
 
Une chute de la rentabilité que les commerçants pourraient compenser en augmentant leurs tarifs. C’est du moins ce que d’aucuns leur rétorquent. Rien n’est moins sûr. Commercialisés jusqu’ici à 10 ou 12 euros le gramme, ce cannabis légal n’est déjà pas accessible à toutes les bourses. Surtout celles des personnes qui l’utilisent massivement pour ses effets thérapeutiques. Lesquelles représentent désormais, selon ce gérant d’une enseigne située à Wavre, 30% de ses clients. Principalement des personnes souffrant de fibromyalgie ou de douleurs chroniques. Les autres acheteurs étant pour la plupart des amateurs de cannabis illégal désireux de freiner leur consommation.
 
Ce qui est donc aussi un usage “thérapeutique”. Sans compter que si ce CBD est commercialisé à 14 ou 15 euros le gramme, il sera alors quasiment deux fois plus cher que le cannabis clandestin. “Je prédis la faillite de 80% des magasins spécialisés”, enchérit Mario Calandra, gérant de deux CBD shops dans le Brabant wallon. “En Suisse, par exemple, il y avait 400 enseignes. Après taxation, il n’en restait plus que 60. Nous, on a la chance d’être déjà bien implanté et donc de bénéficier d’une bonne marge de négociation avec nos fournisseurs. On a d’ailleurs déjà convenu avec eux de se partager les accises. Mais la rentabilité va être très très faible. Avec ce modèle, on achètera ce cannabis en sachet de 2 grammes à 17 euros pour le revendre à 20 euros. Après avoir payé notre part des taxes, il nous restera 1,5 euro de bénéfice…”
 
D’après nos infos, si le cannabis CBD sera taxé comme le tabac, à 31.5% donc, il se pourrait bien qu’une nouvelle catégorie de produits à fumer, moins taxée, voit le jour. À l’image de ce qui se fait pour les “blunt” (ces feuilles de cigares utilisées par les fumeurs de joints à la place du papier à rouler). C’est évidemment le souhait de tous ces commerçants
 
Mets de l’huile?
Et qu’en est-il de l’huile de CBD ? Moins chère et beaucoup plus efficace que les fleurs de cannabis, elle est naturellement le mode de consommation le plus utilisé à des fins thérapeutiques. Non considérée comme un “autre produit du tabac”, l’huile ne sera pas soumise aux accises. Fausse bonne nouvelle puisqu’elle est totalement interdite en Belgique. Une interdiction qui pourrait être levée si elle était considérée comme une denrée alimentaire.
 
Mais pour l’instant, les autorités européennes classent le CBD comme un “nouvel aliment” et ne l’ont pas autorisé. Une autre voie légale serait de considérer le cannabis light comme un médicament. À condition, bien sûr, qu’il fasse l’objet d’une autorisation de mise sur le marché délivrée par l’Agence fédérale des médicaments. À ce jour, seul le spray Sativex contenant du CBD est autorisé à la vente. Au prix prohibitif de 466 euros (!) les 30 ml. Seuls les patients atteints de sclérose en plaque pouvant se le faire rembourser. Ceci dit, ce nouveau marché aiguise d’autant les appétits que les labos pharmaceutiques pourront commercialiser des médicaments au CBD sans s’acquitter d’accises. On apprend d’ailleurs que Perrigo (le groupe américano-irlandais détenu en partie par Marc Coucke) a décidé de se lancer lui-aussi dans le business du cannabis thérapeutique. “On ne peut donc plus vendre aucun produit cosmétique ou alimentaire au CBD en Belgique.
 
Et les fleurs sont très lourdement taxées, conclut la FeCaB. Cela va évidemment profiter aux sites web étrangers, qui le commercialisent sans payer de taxes, et au marché noir.” Ce qui se confirme déjà aujourd’hui. Qu’il s’agisse de sites de e-commerce (voir encadré) ou des enseignes physiques, cette interdiction est loin d’être respectée. Les premiers se gardant bien de mentionner “CBD” sur les étiquettes de leurs produits tandis que les seconds vendent régulièrement de l’huile sous le comptoir.
 
Source: moustique.be
 
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