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  1. 12 points
    Retour d'expérience du corps expéditionnaire de la team à la Dab a Doo de Barcelone qui n'ont pas ménagé leurs efforts pour vous ramener ces images... Arrivée sur Barcelone aux alentours de 15h, il fait un temps magnifique (22°) alors que j'ai quitté la France sous la neige Oo.. Première étape, récupération de l'appart et de la team. Mercredi 7 mars: Dab a Doo Direction le centre ville et la ADICB où se déroule la Dab a Doo. Située dans le centre ville piéton de Barcelone, l'association ne paye pas de mine extérieurement (comme beaucoup de CSC). Nous rentrons, faisons les papiers histoire d’être en règle (important, vous comprendrez ensuite pourquoi). Nous entrons ensuite dans une grande salle, la salle principale. Un bar avec des tables pour le Dab a Doo, remise des packs etc. Le reste n'est que tables canapés et fauteuils. Arrivant à 16 heures sur place, certains présents depuis l'ouverture à 13h sont déjà bien amochés, affalés dans les canapés, il est dur de trouver une place... Nous récupérons le judge pack et passons au comptoir des weeds / hash. Ici rien de transcendant, c'est bon, pas trop cher mais sans plus. Nous croisons Frenchy ainsi que Mila, avec des petit yeux qui en disaient long ainsi que Fry d'*****, merci pour la torche, super dépannage. Ben oui un peu con d'aller a une cup de dab avec tout sauf la torche..... Nous prenons 4 g chacun (2 de GG4 et 2 d'amnesia pour ma part) (2 g de GG4 aussi avec 2g de lemon white pour l'autre part ) ne trouvant pas de place pour se poser et ne me sentant pas de me mettre des dabs comme ça direct nous préférons repartir à l'appart. Prévoir un sac neutre pour repartir... En effet se promener avec un sac violet marqué Dab a Doo c'est pas le mieux niveau discrétion.... La police tourne, nous les croisons à plusieurs reprises autour de l'association. (j'ai su entre temps que l'asso a été fermée suite à une descente le lendemain, ils ont pris les stocks et embarqué l’équipe et les clients présents.. d’où l’intérêt d’être en règle..) Remarque, j'ai pas encore vu de Dab a Doo espagnole où il n'y a pas eu une descente de flics.. Bref.... Donc retour à l'appart et découverte des "confiseries". J'ai un pressentiment: ça va être dur! En règle générale rien de nouveau, beaucoup de bho/dho tous bien purgées. Quelque Ice o et un budder. Le grand gagnant de la Dab a Doo, Dr Feis de Oil Hunter ici en compagnie de l’équipe Across International (extraction etc) https://www.instagram.com/oil_hunters_710/ https://www.facebook.com/OilHunters/ Il a remporté une bonne quinzaine de cups dont 5 Dab a Doo, les fameuses Dragonball de CBD c'est lui etc etc^^ Arrivée tardive du dernier de la bande, on se met bien avant d'aller dodo. Et on ne s'est pas loupés! Jeudi 8 mars: Atelier Frenchy Cannoli, Musée, Csc Le workshop était prévu à 9h, il est finalement déplacé à 8.30h. Je décide de réveiller la troupe un poil en avance histoire d'avoir de la marge. Petit dej, douche, pétards et là on réalise que malgré l'avance prise il ne nous reste plus que 25min pour faire 6km à pied... On speede comme des dingues et on arrive pile poil! Ouf! On dit bonjour, on s'installe. Et là ça commence, la star du jour arrive sur la scène, projecteurs et musique à la Rocky + Pin-up pour l'accompagner.. Pas crédible? Bon ok il arrive venant de se fumer un pétard avant le grand bain. Après un salut général, on se lance dans l'action, c'est parti pour la projection d'un PDF de 4h.... Histoire du hash selon les différents pays, types d'extraction, un peu de biologie végétale, quelques photos en macro pour illustrer et roulez jeunesse. Il en profite pour parler de sa méthode vs les autres etc. Midi, repas avec buffet de charcuteries, pains, fromages, fruits, etc. Petite photo de la terrasse ou on pouvais fumer Avant de commencer, il faut savoir que sa machine est modifié au niveau de la tuyauterie, les tuyaux blanc avec les bords ondulés sont remplacés par des tuyaux lisse avec des coudes en dur a 90 degré, afin d'avoir aucune perte et aussi pour moins endommager la pellicule du trichome lors de l'écoulement. Ensuite arrive l'heure de l'extraction à proprement parler, ou comme il l'appelle, la séparation. Il prépare l'espace de travail, machine à laver façon bubbleator, sac ice o full mesh etc. Il commence à expliquer le principe du sandwich: glace, herbe, glace. 1/3glace 1/3manuc/herbe 1/3 eau. Visuellement ça donnait plutôt, 2/4 glace 1/4 eau 1/4 herbe.. Le tout le plus pur et froid possible. a titre personnelle Il utilise entre autres des osmoseurs pour avoir l'eau la plus pure possible. Il laisse le tout comme cela afin de réhydrater la matière sans mettre en marche afin que la T° se stabilise et ensuite il lance le premier run. Très rapide il doit faire moins de 30sec de brassage, il travaille à l'oreille. Lorsque le bruit change, il stoppe. En fait au début ça s'entrechoque et ensuite le son se lisse, ça s'entrechoque moins ,ça glisse plus. Là il stoppe le premier run. Il va ainsi continuer une dizaine de fois selon le type de pureté etc. (première passe de 30s) Autre passe de 1 à 2 min Passe en brassant trop longtemps ou trop ''fort'', lorsque ça fais beaucoup de bruit. Erreur volontaire pour démonstration. Il est a noter qu'il travaille avec de la trimm uniquement n'aimant pas les têtes. Et généralement de la belle trimm, la sugar trimm! Il laisse les pâtons comme cela, en carré le temps de les mettre dans un déshydratateur pour retirer le plus gros de l'eau. Il seront ensuite grattés sur une râpe/grille/passoire afin de les réduire en petits morceaux et continuer le séchage étendus sur une grande feuille. Une fois le séchage parfaitement effectué il attaque la phase de pressage. Ici il travaillera sur un morceau déjà travaillé de Nicole Kush, normalement il rassemble les petits morceaux précédemment mis à sécher en fait une première masse afin de la travailler. Il va donc rouler la masse la faisant passer d'une boule a une feuille, ensuite il roule la feuille sur elle même façon cigare et refait une boule. Il fera cela 3 fois de suite. Les boules irons ensuite en affinage. Chez lui il maitrise le processus du début à la fin dans des salles avec gestion climatique etc Ce qui rend le process nettement plus pratique. Il nous parla d'un gars qui bossait en chambre froide à -10° pour faire ses extractions le plus rapidement possible! Pour être honnête je n'ai rien appris de nouveau, la technique de l'ice o lator n'a rien d'une nouveauté, la seule chose, il travaille vite. L’eau ne reste que très peu de temps en contact avec la résine ce qui forcement a un impact sur le gout/odeur. Le traitement à la chaleur est aussi connu et utilisé depuis longtemps. Maintenant il faut replacer l'homme dans le contexte. Aux Etats Unis, le hasch n'existe pas, il y avait très peu de demandes pour du hasch. Lui est arrivé et a su faire le buzz autour de lui, de sa méthode et de son produit. Donc il est là pour vanter son produit et sa méthode, il en vit mais est parfois un peu trop catégorique, genre à une question sur la taille de maillage utilisée au Maroc pour extraire, il a répondu que les habitants prenaient ce qu'il pouvaient et qu'un tee shirt pour eux ça faisait une super toile.. Que le produit pressé en plaquettes c’était dégueux etc etc. Donc bon, on sait qu'il n'y a pas que de la plaquette commerciale au Maroc, qu'heureusement ils ont accès à des méthodes plus évoluées, alors certes ils vont pas acheter des sacs, question de cout et de rentabilité etc mais ils savent se procurer de la toile filtrante en rouleau.... Déçu aussi, vu le cout de l'atelier, je m'attendais à pouvoir presser une petite boulette et à gouter. Que nenni... Il bosse tu regardes et basta.. Et pour la dégustation il donnait rendez vous dans un CSC, et donc inscription supplémentaire etc... Ah le dur bizness de la weed... $$$ En plus nous avions un autre truc de prévu... Le soir c'est musée du cannabis de Barcelone qui est magnifique suivi d'un passage au BackyardBCN. Le Backyard est un CSC tout en longueur, sas d'entrée / inscription, espace bar avec banquette et tabouret pour se poser, bar à weed suivi d'une grande salle de consommation. Le bar à weeds propose des produits à partir de 8€ jusque ... 80/100€. Vous pouvez acheter les weeds au Gr pareil , pour le hash ; ou en boite de 3.5gr (50€ la boite) Y a du beau et du bon au menu, je vois défiler pas mal de produits devant mes yeux, étonné de la qualité. Propres, bien manucurés, très résineux et bien cultivés. Pas coupés trop tôt etc. Je craque sur de la Grease Monkey ( cookiesandcream x gorillaglue ) et de la Agathlan ( purplegojiog x ogkb x wetdream ) Nous trainons un peu sur place mais la fatigue du jour nous pousse à rentrer. De plus le Backyard accueille une soirée et donc il commence à se remplir. Vendredi 9, samedi 10 et dimanche 11 Mars: Spannabis, divers Alors je n’étais pas revenu depuis 2015, préférant Irun. La surpopulation féminine courte vêtue et l'impossibilité de discuter, dialoguer avec les pros rendait l'endroit peu attrayant (à mes yeux, quand y en a trop.. ben y en a trop.) Cet édition, dénote. Moins de filles, plus de mondes aussi bien exposant que visiteurs. Vendredi, jour calme d'habitude, était ici bondé! (J'aimerais bien connaitre les chiffres d'affluences.. ) Nous arrivons, bien fatigués de la marche et du workshop de la veille... et direct dans l'ambiance. Bonnes odeurs, bouffe, musique. La place centrale annonce la couleur. En bon Français qui arrivent du froid nous sommes là chaudement équipés.. mauvaise idée il fait 20° au minimum.. Strip-tease direction le stand Sensi en premier, dire bonjour à Charly bien entendu mais surtout se délester de nos pelures.. C'est donc plus légers que nous repartons faire un premier tour, je ne détaillerais pas tous les stands, les photos le feront mieux que moi. Première rencontre avec l’équipe de Mad Strains, Sam nous fait gouter sa Quality Street ainsi que sa Menace to Society, sympathique, on parle strains, de tout et de rien. S'ensuit l'arrivée de Mr Nicolas Trainerbees, tout sourire comme toujours. Forcement on discute sur ses miels, technique etc Il me tend un pen d'extraction co² d'og kush made in us, premier décollage de la journée... Super kushy, fort en bouche délicieux. J'aurais ça en France j’arrête direct la combustion!! Ça commence fort! Reprise de la ballade, passage sur deux trois stands vite fait, l'heure file, on croise @ZekK toujours présent! Et @Selrac , que l'on perdra ensuite dans la foule Il est 15h nous décidons d'aller grignoter un truc. Après une attente monumentale pour commander une saucisse grillée passée au coté de l’équipe de Perfect Crew, nous décidons de nous asseoir dans un coin pour manger. Jusque là tout va bien... Un groupe s'installe a coté de nous, je vois un des membres sortir des boites..Je le questionne un peu.. Il m'explique faire des bonbons et me montre un premier paquet, une pâte à sucre blanche mélangés avec du rosin à 30% de THC, jusque là tout va bien.. Il sort un deuxième paquet et me montre la même chose mais jaune dosé à 70% de THC, jusque là tout va bien... Là il se tourne reprend le premier et me donne un micro bout. Je le mange... Délicieux, gout pinneapple avec le gout de weed, sucre, c'est bon ça fond sur la langue... première mauvaise idée... Il voit que j'aime ça me donne un bout du second à 70% et pareil je le bouffe... Fruité, sucré, deuxième mauvais idée... Et là après avoir distribué des morceaux aux autres il me sort une bouteille d'huile d'olive, 90% de THC 5% de CBD. N’étant plus a ça prêt... je goute... troisième mauvaise idée. Je sais pas si c'est l'ensemble qui a réagi d'un coup ou le produit , bref je me retrouve avec une explosion dans la tête, un high de malade. Imaginez Homer Simpson qui fait la teuf avec Fry et Bender de Futurama et Stan et Roger d'American Dad tout ça dans ma tête Le feu d'artifice, rire, speed un truc de ouf pendant 2 bonnes heures. Ensuite la descente fut terrible.... Un stone de folie, direct nous décidons de rentrer il est aux alentours de 17h, récupération des manteaux et direction le centre ville via un taxi. Bien entendu, en bon stoner qui se respecte nous nous sommes légèrement assoupis dans le taxi... Le samedi se déroule pépère, on se remet doucement du vendredi et un membre du groupe prend son avion donc nous décidons d'aller trainer vers la Sagrada Familia puis d'aller en centre ville manger quelques Tapas sur une petite place dans le quartier gothique/El Raval . Retour à l'appart pour préparer le départ. Le dimanche commence bien, un marathon ferme complétement Barcelone sur une bonne partie nous enfermant dans un périmètre clos. Seule solution, sortir de la zone bouclé a pied et choper un taxi ensuite.. Arrivée à la Spannabis, rien de changé on reprend le rythme des tours de stands. Ce sera l'occasion de discuter avec Biobizz (Merci Mehdi pour l'accueil!), Metrop et Atami (très speedy de ma part désolé les gars^^), croiser Dinafem aussi mais je courais après Michka.. Abscent avec Maria toujours aussi déjantée. Passage à TH Seeds voir l’équipe et parler de leur TU, et voila la foire qui se vide et commence a fermer. On regrettera les nombreux vols sur le salon.. Sensi c'est fait piquer des hoodies, un exposant c'est fait piquer une colonne d’extraction d'un mètre sur le stand Paradise seeds, j'ai vu en live un mec prendre 2 sacs de 80l de terreaux DNA/Miles et se barrer avec sous le bras en courant! Grass roots qui s'est fait piller par un groupe organisé.. Bref... Un bon voyage, je n’étais pas revenu à la Spannabis, trop commerciale, trop de viande, bref.... Là je fus surpris, les CSC ont vachement évolués en terme de qualité et d'offres produits, la spannabis redevient intéressante essayant de se positionner comme l'une des foires incontournables d’Europe. A voir comment cela va évoluer avec des concurrentes de poids comme Vienne ou Prague. (Prochains voyages pour la team? ) Bref, du bon, à refaire Ps: Pour le fun, mon système de suivit d'activité a relevé plus de 120km de marche durant la période de mercredi à lundi Une galerie viendra compléter les photos présentes ainsi que de la vidéo.
  2. 2 points
    Bonjour C'est avec (beaucoup de ) retard que nous publions ce report. Une galerie est en place pour les images diverses, et les report son deja sur les topic des Csc mentionnés. Bonne lecture! Barcelone Mars 2020 Annulation de la Spannabis, visite des csc. Mardi 10 Mars 2020 Arrivé le mardi 10 mars sur Barcelone, il fait beau (pour changer!). (Xtreme: Arrivée a 10h à l'aéroport, direction Locker pour bagage afin de déposer mon bagage pour pouvoir rentrer dans un csc ( les valises sont interdites dans les csc), je fonce direct au backyard, la carte est alléchante et la jolie demoiselle me dis tout de suite qu'il y as des graines dans la weed, par contre les taro sont les même, première déception pour un csc de cette renommée. Bref je prend de la Jet A, elle m'ouvre le sachet, je sens rien du tout, sachant qu'elle venais de gagner une cup, je me suis dis que mon nez me jouais des tours, je roule mon pétard, toujours pas d'odeur, la weed est humide, grosse déception, je prend un grosse tarte mais niveau gout ZERO, je prend un sachet de Peach OZZ et un sachet de gelato45* pour Brag (qui ne sera pas fulgurante non plus ..) en partant en espérant que ce sera un peu mieux.... il est bientôt l'heure de retrouver Indi, complètement défoncé je part a la recherche de ma valise, heureusement j'avais pris plusieurs photos comme repère , je me dirige vers l'appartement en cherchant quelque chose à manger, et PAF je tombe sur Indi et Glass devant la porte de l'appart, coup de bol ) Première difficulté, récupérer GlassBlower... Non pas que ce soit compliqué, mais forcement si je dis à Glass Rdv T2 alors que je suis T1 ça complique directement la chose.. Bref après quelques signaux de fumée et appel tel on se retrouve, taxi direction l'appart. Arrivée pour recup l'appartement, sur qui tombons nous? Un ptit suisse en goguette, à la recherche de nourriture qui passe devant nous comme ca oklm.. Précisions, il est arrivé quelques heures avant nous et ça se voit bien a son regard... ? Appart recup, Braguette arrive, on fait 2/3 courses et on fonce au Selva. Nous faisons quelques achats.. Nous repartons appartement pour récupérer Mr Boogerman qui vient d'arriver à la gare avec un petit arrêt au mac do histoire de reprendre un peu des forces . Après un petit méli mélo grosse inattention malencontreuse dans les stations de métro suivie d'une errance fatidique pour ses petons due à une erreur d'adresse fournie Boog arrive enfin à l'appart (pour ma part je preciserai que je suis parti assez confiant vis à vis du virus mais ça ....l'avenir me mettra me grosse baffe ) Mercredi 11 Mars 2020 Levée vers 9h, petit dej, petit thé et gros pétard . Brag découvre les cookies de Boog , pas très fort (dixit Glass ) 1ere ERREUR ! 2/3 cookies de bon matin , et pfiouuuuuuuu 11h on part en ballade, direction L'arc de triomphe suivi du parc de la ciutadella. De là on se perds un peu et arrivons dans un autre parc celui de les cascades. On se pose et c'est là ou nous apprenons sur les réseau sociaux que beaucoup de gens annulent leur venue à la spannabis, DNA genetics fait une annonce, suivi de plusieurs breeder. Déçu mais quand même motivé, nous poussons la promenade jusqu’à la plage de barceloneta. Nous profitons du sable de la mer et du beau temps. Retour par le quartier gothique, quelques achats de nourriture.. Retour à la maison un peu déçu, mais étant donnée ce qui se passe, fallait s'y attendre. Sieste générale. Mouly + Sayan arrivent à l'appartement . On part directement au Selva pour approvisionner les poumons de ces messieurs ! Retour maison, arrêt pour prendre des pizzas pour tout dévorer à la maison, les pizzas étaient pas ouf , ça fume ça rigole et ça s'endort.... (edit boog: c'est pas ce soir là ou l'on a appris l'augmentation galopante des cas sur la région ?) (edit moul: 13h30 arrivée à la gare de départ pour apprendre via discord la confirmation de l'annulation de la Spannabis… le train part dans quelques minutes, je monte dedans quand même, alea jacta est! 17h45 arrivée à l'appart où Brag et Indi dorment et le reste comate ou émerge (calmez-vous les gars, trop d'ambiance ), j'en roule 2 des stocks ramenés en brisant la glace timidement. 19h00 on décolle vers le Selva (c'est fastidieux et Indi me fait penser à un vieux pote moniteur d'un centre aéré), on est pas du tout à 15 minutes de marche mais un peu plus de 30 minutes, m'en fout j'aime bien marcher même si j'ai du mal à me mettre au rythme général, je ne vise personne (#zombrag'enmodeautomatique). La carte semble pas mal, difficile de choisir mais je me pose sur la Peanut butter breath et la cherry cookies puis fini par prendre ? une autre que j'ai oublié. C'est tellement enfumé et j'ai brag en face et Sayen juste à côté qui me font des souflettes involontaires tout du long, je plane littéralement alors quand le gars du Selva nous propose de Dab à l'oeil… je décide de laisser passer pour tenir la longueur (je regretterai ma décision après l'annonce du confinement Jeudi 12 Mars 2020 Passage dans la matinée au Backyard avec Brag , X et Indi : (Un peu déçu du backyard qui au moins, annonce la couleur des le départ, y a des graines dans la weed. Ils préviennent bien que tu peux en trouver et qu'il vaut mieux effriter a la main.. Pas top pour un Csc du niveau du Backyard, surtout que le prix n'est pas impacté par cela.. Constat général, la weed est pas forcement sèche, des graines etc..) Rencontre avec Bonbol, on en profite pour en fumer un et puis discuter. L’après midi, je suis dans l'attente des news du Dab a Doo et de l'arrivée de Trusty, une fois le Clown arrivé nous décidons de partir en promenade en ayant pour direction finale le Cannabis Museum à 17h30. Nous traversons les Ramblas, passons devant la Cathédral de Barcelone. Nous arrivons tranquillement pour la visite du musée et nous apprenons l'annulation des événements suite aux directives gouvernementale,donc plus d’inauguration de la nouvelle boutique Sensi, plus de lancement pour la nouvelle expo du musée, et bien entendu plus de Spannabis.. Nous faisons la visite du musée, on passe a la nouvelle boutique Sensi bien jolie, de là on va se poser à la Plaça de l'Ictineo, ou nous en grillons un. Bim des news du Dab a Doo, nous repartons donc vers l'appartement, Je quitterais le groupe arrivé au niveau de l'appart pour m’engouffrer dans un taxi direction le dab a doo. La Team part se poser au Selva et y rencontrer divers CannaWeedeur ( Demou Labbe et Selrac ? ) On y passe la soirée à s'enfumer comme cochons pendant que Indi est coincé à la Dab a doo étant obligé de tout tester sur place . Indi rentre à l'appartement exténué, il aura eu la gentillesse de nous ramener des petit échantillons de la Dabadoo, c'est du jolie ! La Team finis par s'endormir après Le(s) joint(s) qui avait clos la soirée (le mien pure Black Bomb: full Weed, dry sift et tartine de DHO le tout de Black bomb) (edit moul: au Back Pienapple Haze pour moi. rentré du musé, on se pose à l'appartement. Je vois la motivation générale qui prends un coup dans l'aile et devant appeler Mme Moule, je me décide à implanter de la motiv et l'idée qu'on devrait pas tarder à aller au Selva. 20 minutes après je reviens dans le salon pour me rendre compte que l'idée a bien germée Au Selva je prends Amnesia Haze, Chocolope et Sorbetto, on y rencontre Dem, Labbe2000 (et un de ses potes) et bonbol.) Vendredi 13 Mars 2020 Nous décidons de partir pour une ballade qui s’avérera épique. Nous partons pour le mont Juic mais par les jardins, pas de transport en commun. Une petite ballade de ~9km, les pieds de Boog me disent encore merci ? Durant la balade plusieurs arrêts, pause pétards, pause GPS, etc. Nous décidons de repartir en direction du Selva, c'est là ou nous apprenons que les Csc (et autres lieux de rassemblements) vont devoir fermer. Nous ne pouvons rester sur place, on peut acheter mais pas rester. Nous partons donc apres quelques achats et tentons rapidement le fire house. La carte est énorme comme d'habitude, par contre cette année, leurs petits pots sont de super qualité, la weed sent bon, beaucoup de saveur etc... les extractions sont sympathique aussi. Retour appartement, nous apprenons qu'une annonce du premier ministre espagnol va avoir lieu, nous tendons l'oreille. Confinement annoncé, pas le droit de sortir sauf pour le minimum vital. Certains commencent a paniquer sur la fumette, les courses et enfin les trains/avions de retour. J'appel R4 lui dire de ne pas venir, cela ne sert a rien si ce n'est a se retrouver bloqué là. (Je reprends de la Peanut butter Breath, de l'Amnesia Haze et de l'IceO de Mac One (je veux être sûr de tenir jusqu'à la fin du Week-end ET de ramener 2-3 trucs. Au Fire on me prends de la Star Killer OG et Sherblato) Samedi 14 mars 2020 / Dimanche 15 mars 2020 Booger part tôt le samedi matin, il préfère ne pas prendre de risque et rentre ,de plus il apprendra en gare que son billet retour pour le lundi est annulé. Il sera suivi dans la soirée par Trusty. Le dimanche sera dédié a finir les restes (et y en a!), ranger un peu l'appartement et préparer les valises du lendemain. Braguette nous quittera en milieu de matinée. Sayan le suivra en soirée. Lundi 16 mars 2020 Dernier préparatif de départ, dernier joint. Nous quittons l'appartement, il reste donc Xtrem, Mouly, Glass et moi même. Mouly part pour la gare et les 3 autres direction l’aéroport. Il est bien vide... on s'en envoi un dernier sur le parking et on se sépare. (Cette fois ci j'y vais à pied: 10 minutes de moins qu'en métro… je cherche la consigne pour poser mes valises et partir à l'aventure chercher mon repas du midi (rien croisé d'autre que des supérettes et des boulangeries (pas de pâtisseries ou sandwiches) sur le trajet pour la gare): consigne ouverte mais ne prends rien cause Corona… je pars donc à l'aventure AVEC ma valise… Début de confinement ou Lundi oblige (les 2 certainement): rien de plus que du pain ou de la supérette... Plus de 2h de marche après je retourne à la gare, une sandwicherie à ouvert entre temps je peux enfin manger avant de monter dans le train. Selon Google, je me suis trainé ma valise à pied sur 19km sur la journée ?) Retrouvez les photos en vrac de l’expédition dans la galerie:
  3. 2 points
    Hypothèses sur l’origine géographique de la plante Cannabis sativa L Par Antoine Carrot via blog cannabis Selon un rapport scientifique, la source originale de la plante de cannabis a été trouvée Les scientifiques viennent peut-être de trouver d’où vient le cannabis. On sait depuis longtemps que les plantes de cannabis sont indigènes à l’Asie centrale, mais une étude récente fournit une nouvelle perspective sur l’endroit exact où ce genre pourrait avoir évolué pour la première fois il y a des millions d’années. Des documents datant du Moyen Âge montrent que l’homme a toujours émis des hypothèses sur l’origine géographique du cannabis. Depuis plus de mille ans, le célèbre polymathe Ibn Wahshiyya avait suggéré l’Inde et peut-être la Chine dès 930 de notre ère. La rareté des fossiles d’estampes (impressions de feuilles faites sur d’autres objets) dans les archives historiques a rendu difficile pour la communauté des chercheurs d’identifier quoi que ce soit de plus spécifique que l’Asie centrale, malgré la popularité croissante du cannabis actuellement en cours dans de nombreux domaines de recherche universitaire et scientifique. Macrofossiles identifiés comme étant du cannabis Etudes sur le pollen fossile “En dépit d’une abondante littérature qui a émergé au cours des trois dernières décennies, la classification du cannabis et de son centre d’origine fait toujours l’objet d’un débat “, explique une équipe dirigée par l’auteur et chercheur médical John McPartland de l’Université du Vermont dans un nouvel article. Pour pallier le manque de fossiles imprimés, les scientifiques se sont tournés vers le pollen de plantes du genre Cannabaceae ; ces pollens ont été étudiés pour la première fois dans les années 30 pour aider à retracer la longue histoire de la plante. De nombreuses études sur le pollen fossile ont été menées, ce qui a permis d’identifier d’anciens signalements de la plante en Asie et ailleurs, notamment là où elle pousse le mieux. “Le cannabis s’épanouit dans la steppe : un habitat ouvert et sans arbres”, écrivent les chercheurs. Dans cette nouvelle étude, McPartland et son équipe ont passé au crible 155 études existantes sur les pollens fossiles en Asie. L’une des difficultés que posent les données est que bon nombre de ces études regroupent les grains de pollen de cannabis avec ceux de plantes du genre Humulus. Ils se ressemblent, étant donné que les deux plantes divergeaient l’une de l’autre il y a environ 28 millions d’années. Artemisia annua Pour contourner les problèmes d’identification, les chercheurs ont utilisé une technique statistique faisant appel à des ” approximations écologiques “, dans laquelle ils ont différencié de façon probabiliste les pollens à partir d’autres plantes communes dans la région, y compris celles appartenant au genre Artemisia. Le centre d’origine et la culture précoce du cannabis en Asie est basé sur une synthèse du pollen subfossile et des études archéobotaniques D’après les preuves que nous avons, les résultats suggèrent quelle est l’origine géographique la plus probable du cannabis, même si c’est une hypothèse qui pourrait être impossible à prouver. “Nous avons comblé l’écart temporel entre la date de divergence et le pollen le plus ancien en cartographiant l’apparition la plus précoce d’Artémisia “, écrit l’équipe. Les chercheurs n’ont trouvé aucun pollen de cannabis datant d’il ya 28 millions d’années mais ils ont trouvé du pollen vieux de 28 millions d’années provenant d’Artemisia. “Ces données convergent vers le plateau tibétain du nord-est que nous déduisons comme centre d’origine du cannabis, dans les environs du lac Qinghai à environ 3700 mètres au-dessus du niveau de la mer.” L’équipe pense que le cannabis s’est répandu vers l’ouest, atteignant la Russie et l’Europe il y a environ 6 millions d’années et vers l’est, pour atteindre la Chine orientale il y a 1,2 million d’années. Ceci co-localise avec la première communauté de steppe qui a évolué en Asie. De là, le cannabis s’est d’abord dispersé vers l’ouest (Europe) puis vers l’est (Chine). Le pollen de cannabis en Inde est apparu il y a 32000 ans. Les premiers vestiges archéologiques ont été trouvés au Japon, 10000 avant Jésus-Christ, suivi de la Chine. lac Qinghai. Cette dissémination a rendu diverses plantes de cannabis facilement disponibles pour la culture humaine dans toute l’Eurasie. Ce n’est pas étonnant que nous ayons rapidement compris les diverses propriétés du chanvre : des médicaments psychotropes aux fibres pour les cordes et les vêtements. Palynologie et Systèmes d’énergie fossile La science qui étudie les palynomorphes fossiles est la paléopalynologie. Les biogéographes attribuent le centre d’origine du cannabis à “l’Asie centrale”, principalement sur la base de données de la répartition des plantes sauvages. De nombreux systèmes d’énergie fossile attribuent du pollen de cannabis ou de houblon (C-H) à des noms collectifs (Cannabis/Humulus ou Cannabaceae). Les courbes de pollen C-H qui se sont développées en même temps que le pollen de culture ont été identifiées comme étant du chanvre cultivé. Les graines sous-fossiles (fruits) sur les sites archéologiques ont également servi de preuve de culture. En utilisant un modèle statistique, les auteurs de l’étude ont estimé que des millions d’années plus tard, l’assemblage de plantes à cet endroit (y compris Artemisia) était associé à du cannabis , il était probable que le cannabis était également présent dans cet écosystème de haute altitude.
  4. 2 points
    Bonjour Ce week-end se tenait la première HempExpo du Luxembourg. A Dudelange pour être précis, ancienne ville métallurgique / sidérurgique. La foire est située dans une friche industrielle. Elle est principalement dédié au CBD, bien être etc... Pas de matériels, trimmer de folie etc ici. La foire a débuté avec une conférence de présentation suivie d'un topo historique de la prohibition et du cannabis par Frenchy Canolli. Le lendemain il animera un de ses ateliers hash (avec pour base du CBD) Un petit tour des stands? Allez zou! Quelques têtes connues..^^ Une partie de l'équipe French Touch Seeds est présente sur la foire avec la petite sœur de FTS, French Flavor. J'ai eu l'occasion de gouter la thin mint.... Miam. Il y avait l'équipe de Weed Paradise aussi, nous avons pu découvrir un distributeur automatique de CBD. L'équipe de Sixty8, des Suisses qui produisent une fleur CBD de grande qualité. J'ai été étonné de retrouver les vrais saveurs de variétés connues comme la JackHerer, la pineapple, la lemon etc Je regrette de ne pas avoir pu en travailler une ou deux en macro.. Une prochaine fois surement Un peu plus loin on retrouve l'équipe de Pop CBD, avec des infusions au chanvre, des miels aromatisés etc. Voila, on est sur un salon bien-être, détente. Il est intéressant de voir des fleurs de qualité aussi à des tarifs plus acceptables allant de 5 à 10€ le gr. Beaucoup de produits corporels, crèmes, pour massages, huiles et alimentaires. Ça se diversifie bien et commence à rentrer dans les mœurs. Un salon qui débute mais avec le changement de législation au Luxembourg, il faut s'attendre à une évolution de celui ci pour coller au plus près des besoins, demandes des consommateurs. Je vous laisse avec un spoiler plein de photos et reste disponible pour répondre à vos questions.
  5. 2 points
    Lucien Anglade (président du comité départemental de pétanque de Haute Loire) ne mâche pas ses mots. Au-delà de l’alcool, il existe un autre fléau dans la pratique de la pétanque en compétition : la drogue et en particulier le cannabis. C’est quelque chose de très pénalisant pour les joueurs qui tombent sur des individus sous l’emprise de produits stupéfiants. Le président du comité départemental de pétanque fait allusion à ce phénomène nouveau, qui voit apparaître des joueurs, fumant de l’herbe ou de la résine de cannabis avant et même pendant une partie. Le règlement de la FFPJP interdit aux joueurs de fumer sur un terrain, pendant la phase de jeu. Mais certains détournent cette contrainte : « ça se voit et ça se sent ». Alors quel est le problème, au-delà de l’aspect légal, moral et de la santé ? Il est de l’ordre de l’équité. Clairement, du dopage. Il n’y a plus de stress « Leur performance est quintuplée par le produit » Lucien Anglade « On est nombreux à avoir fait le même constat. Il n’y a plus de stress. Sur une partie très importante, avec une qualification à la clef ou une victoire en finale, l’enjeu fait monter la pression ». Et d’ajouter, en référence à une partie vécue en observateur averti : « Certaines personnes, excellents tireurs dans un contexte sans enjeu, perdent tous leurs moyens sous l’effet du stress. Ils ne tapent plus une boule ou seulement une sur deux. Alors qu’en fumant du cannabis ou autre chose, ils sont sur un petit nuage et enchaînent les piles. Ça change tout ! » Des contrôles antidopage sont bien organisés par la FFPJP, mais presque exclusivement sur les championnats de France et les plus gros concours nationaux. Cédric Dedieu Source: leveil.fr/puy-en-velay On en parle sur le forum
  6. 2 points
    Alors que le Canada vient de légaliser l'usage récréatif du cannabis, un addictologue et un économiste jugent sur Europe 1 que la France aurait de bonnes raisons de s'en inspirer. Le Canada est devenu mercredi le premier pays du G20 à légaliser le cannabis récréatif. Cette décision historique trouve forcément un écho en France, où l'usage du cannabis, sous n'importe quelle forme et pour n'importe quel motif, est sévèrement puni. Or, pour le docteur William Lowenstein, addictologue et président de SOS Addictions, "la prohibition est une mauvaise politique", car elle n'a jamais prouvé son efficacité sur la baisse du nombre de consommateurs. "Trop de personnes en prison" à cause du cannabis. "La France a l'une des législations les plus strictes. Il y a 2.000 à 3.000 personnes qui, à force de récidives de consommation, sont en prison. C'est beaucoup trop", rappelle l'addictologue au micro de Matthieu Belliard, mercredi soir sur Europe 1. "Dans notre pays, on a voulu mettre en place une 'contraventionnalisation' (remplacement du délit par un simple PV, ndlr), pour alléger les forces de justice et de police. C'est tellement ridicule de monter des populations les unes contre les autres, pour réguler quelque chose qui ne fait qu'enrichir 'mafia sans frontière' depuis 30 ans. Ça n'a été bon ni pour l'individu, ni pour notre société", juge-t-il. "Assécher le marché mafieux". Dès lors, selon le docteur Lowenstein, "l'idée d'assécher le marché mafieux est tout à fait légitime. Est-ce qu'il vaut mieux donner 4 à 5 milliards à des mafieux ou à un État qui régule et s'assure de la bonne qualité des produits ?", interroge-t-il. Là est bien l'un des enjeux d'une légalisation du cannabis médical et récréatif. Selon Christian Ben Lakhdar, économiste et spécialiste des drogues, la France est même potentiellement en train de s'asseoir sur une manne financière. "En France, on estime les recettes entre 1 et 2 milliards pour l'État en fonction du prix qui serait fixé sur le cannabis légal. Et en fonction du niveau de taxation, les recettes fiscales pourraient être énormes", note le professeur d'économie à l'université Lille 2. Et d'ajouter : "Si on légalisait le cannabis en France, on économiserait surtout de la ressource publique, qui est actuellement dédiée à la répression, principalement. Pour l'efficacité que l'on a, on peut considérer que c'est du pur gaspillage." Légaliser, et accentuer la prévention. Toutefois, selon le docteur William Lowenstein, "il ne suffira pas de légaliser le cannabis pour que les choses s'arrangent. Il faut prendre le problème médicalement et socialement". La prévention, a fortiori chez les mineurs, et l'accompagnement des consommateurs accros doivent rester des priorités. "Notre difficulté en santé publique, c'est qu'on ne choisit pas entre le noir et le blanc. On doit choisir entre le gris et le moins gris. (…) Évidemment qu'il y a un idéal : ne fumez pas de cannabis. Mais si vous fumez, commencez à le faire le plus tard possible", concède l'addictologue. Ainsi, "comment retarder les premiers usages de cannabis ?", questionne le président de SOS Addictions. "Le cannabis n'est pas une drogue qui tue, c'est une drogue qui va handicaper le développement cérébral si elle est prise à 13, 14, 15 ans, en abus. On voit des ados qui fument huit à dix joints par jour, donc comment on fait ?", explique docteur Lowenstein, qui martèle : "La prohibition ne les a pas protégés." Source: europe1.fr On en parle sur le forum
  7. 2 points
    Pionnier dans la légalisation de la consommation du cannabis, l'Uruguay a autorisé il y a un an sa vente en pharmacie. D'abord réfractaire, la population y est désormais favorable, et des experts soulignent son impact potentiel sur le commerce illicite. Un homme montre du cannabis qu'il vient d'acheter légalement dans une pharmacie de Montevideo, en Uruguay, le 19 juillet 2017 AFP/Archives - MIGUEL ROJO En décembre 2013, le petit pays d'Amérique latine (3,5 millions d'habitants) attirait les regards du monde entier en devenant le premier de la planète à légaliser la production, la distribution et la consommation du cannabis à des fins récréatives. Le Canada sera le deuxième à partir de mercredi. Trois modes d'accès sont prévus par la loi uruguayenne : la culture à domicile pour consommation personnelle, l'appartenance à un club cannabique ou, depuis le 19 juillet 2017, l'achat en pharmacie d'une production fournie par des entreprises privées, ce dernier volet ayant été le plus difficile et long à mettre en oeuvre. Selon Monitor Cannabis, une équipe d'universitaires qui étudient la mise en pratique de la loi, "trois années après la mise en place de la réglementation, l'évolution de la consommation de cannabis montre une augmentation qui n'est pas spectaculaire par rapport à la tendance" générale, à la hausse depuis le début des années 2000. Autrement dit, la consommation augmente en Uruguay et a continué de progresser après la mise en place de la loi, mais sans connaître d'accélération. L'évolution principale vient du fait que depuis l'entrée en vigueur de la législation, il est possible d'avoir des statistiques provenant du marché officiel. Les quatre variétés disponibles sont en vente dans des petits sachets fermés de cinq grammes, à 1,40 dollar le gramme. Chaque consommateur, dûment enregistré, peut acheter 40 grammes par mois. Seuls les citoyens uruguayens ou ceux qui possèdent un permis de résidence peuvent s'inscrire. Les dernières données fournies par l'Institut de régulation et de contrôle du cannabis (IRCCA) montrent que les consommateurs de marijuana sont déjà 54% à avoir régulièrement recours à une des alternatives proposées dans le cadre légal, alors qu'ils ne pouvaient se fournir jusque-là que sur le marché illicite. - Files d'attente - La mise en place de cette réglementation pionnière a toutefois connu quelques soubresauts : problèmes à la récolte, limitations imposées par les banques, obligées de se conformer à la législation américaine sur les stupéfiants, pour les entreprises travaillant dans ce secteur et souhaitant ouvrir un compte. A ce jour, l'Uruguay compte près de 7.000 cultivateurs à domicile, 107 clubs cannabiques et 28.500 consommateurs légaux, soit six fois plus que le nombre enregistré pour le premier jour de vente, selon des chiffres officiels. En raison des tracasseries bancaires, de la crainte que les magasins vendant du cannabis soient la cible de criminels, ainsi que du rejet de certains pharmaciens, seules 17 officines proposent actuellement la substance. Entre juillet 2017 et juillet 2018, 1.200 kg de marijuana ont été vendus, ce qui signifie que 100% de ce qui a été produit est arrivé jusqu'au consommateur, averti par les pharmaciens d'une nouvelle livraison. Mais le volume de production ne satisfait pas la demande et des files d'attente sont souvent visibles devant les magasins concernés. "La priorité est d'élargir la couverture du système. Si les personnes enregistrées pour une des trois formes d'accès pouvaient recevoir aujourd'hui leurs 40 grammes mensuels, selon les données de Monitor Cannabis, elles enlèveraient au marché illégal 50% de la demande totale de cannabis, soit 22,5 millions de dollars", souligne le sociologue Sebastian Aguiar dans un ouvrage sur le sujet intitulé "Un an de progrès et de possibilités". D'autant que lorsque le projet de loi fut présenté par l'ancien président de gauche José Mujica (2010-2015), l'argument était de combattre le trafic de drogue. Le gouvernement actuel de Tabaré Vazquez, du même parti que José Mujica, aborde une nouvelle étape sur la prévention : le lancement le 1er octobre d'une campagne nationale intitulée "Règlementer, c'est être responsable" qui vise, dans le cadre de la loi, à informer le public sur "les risques, les effets et les potentiels dommages (pour la santé) de la consommation de cannabis". Par AFP Source: sciencesetavenir.fr On en parle sur le forum
  8. 2 points
    L'usage de cannabis ne devrait plus être un délit et une commission parlementaire a entendu les usagers, comme les policiers, les juges ou les parents. Il reste à faire un pas vers la banalisation du pétard. Photo - Capture écran d'un ancien reportage de karl Zéro dans les vosges Une bouteille à moitié pleine, un joint à moitié fumé, les métaphores macroniennes sont de sortie à la lecture du rapport remis par la commission parlementaire chargée d’étudier une procédure d’amende pour le délit d’usage de stupéfiants. C’est également un débat qui exclut toute référence à la motivation essentielle du public, celui du plaisir que l’on a à consommer une substance psychoactive. La question demeure, le plaisir des drogues est-il susceptible de «contravention» ? La sacro-sainte loi de 1970 ampute le débat de son argumentaire le plus efficace : si l’on consomme des drogues c’est d’abord parce que «ça fait du bien». En marche vers la légalisation ? Peut-on aujourd’hui se permettre de tels propos qui valent toujours cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende selon l’article L3421-4 du Code de la santé publique qui criminalise toute présentation des stupéfiants sous un jour favorable ? La réponse est oui, parce que les temps ont changé. Le leader mondial de la prohibition de drogues a tourné casaque. Empêtré dans une effroyable épidémie d’overdoses, l’Amérique ne parle aujourd’hui que traitement médical et prise en charge compassionnelle. Fini l’incarcération de masse des habitants du ghetto, qui fonde l’histoire de la «war on drugs». Même le président Trump, entouré de féroces guerriers antidrogues comme Jeff Session, le ministre de la Justice, ne peut se résoudre à braver son électorat très attaché à la liberté individuelle, aux valeurs du marché, et aux droits des Etats qui libéralisent le cannabis les uns après les autres. Cette Amérique Blanche issue des classes moyennes, prend du cannabis pour se soigner ou pour s’éclater, et elle ne veut plus mourir d’overdoses par voie de prescription. Aujourd’hui les Etats-Unis et bientôt le Canada, donnent le signal du redéploiement international vers les marchés légaux du cannabis, en attendant d’autres substances. Des plaquettes de chocolat à la la marijuana, le 16 janvier, à Oakland, en Californie. L’usage des drogues douces est devenu légal dans cet Etat américain. (Photo Justin Sullivan. Getty. AFP) Le projet de contraventionnalisation si décrié est peut-être la première étape d’En marche vers cette régulation de stupéfiants à but si lucratif. Une contravention c’est avant tout un signe adressé aux consommateurs, aux usagers, interpellés non plus au titre du délinquant ou du malade, mais à celui du contribuable en attendant de pouvoir s’adresser au citoyen. En décidant de l’objet même de la commission parlementaire le gouvernement LREM a conscience du saut qualitatif qu’il accomplit. Jusqu’ici toutes, absolument toutes, les discussions publiques orientées vers une modification de la loi s’adressaient aux policiers, bien sûr, et aux parents. Les consommateurs étant considérés comme d’éternels mineurs. Or parmi les auditionnés figurent des policiers et des juges, certes, mais aussi des associations d’usagers de drogues parmi lesquelles Autosupport des usagers de drogues (Asud) (1). Robin Reda, le flic gentil L’une des curiosités du rapport et non des moindres est de voir Robin Reda, jeune loup LR, plaider pour une simple amende déjudiciarisée, dès lors que le trouble à l’ordre public n’est pas constaté. Le policier, dressé à la chasse aux petits délinquants a tendance à percevoir le trouble à l’ordre public selon une gamme chromatique toute personnelle où l’apparence physique, l’habillement, la coiffure, les mauvaises langues ajoutant l’origine ethnique (2), tiennent une place toute subjective, source de bien des interprétations. Dans un message subliminal adressé aux classes moyennes jeunes et diplômées, la rumba «en même temps» de la commission prend alors tout son sens. Robin Reda, c’est un peu le flic gentil quand son corapporteur, Eric Poulliat, issu lui d’En marche, propose une pénalité financière qui reste inscrite au casier judiciaire. L’apôtre de l’arbitraire policier déguisé en ami des fumeurs de joints. Vous avez dit poudre de perlimpinpin ? A revoir -> le programme de la Mission d’information et les enregistrements vidéos des auditions publiques Eux et nous Revisitons d’autres débats de nature comparable. Le mariage pour tous par exemple. Pour polémique qu’il fut, il a vu s’affronter des associations LGBT et des associations familiales à orientation confessionnelle, sans intermédiaire superflu. Autre sujet sensible, la pénalisation des clients de prostitués. Son arène médiatique fut un tremplin pour des associations de travailleuses et de travailleurs du sexe, comme le Strass. On a même vu des personnalités célèbres endosser le costume particulièrement voyant du client de prostitué.e.s adultes et consentants. Mais pour les drogues, le rituel du «eux» et «nous» reste de mise dans la plupart des grands médias. Eux les «drogués», nous «les parents». Eux les «addicts», nous «les soignants». Eux les «dealers», nous les «policiers». Le débat sur les drogues n’a pas encore atteint son âge sa majorité légale. Nous oublions que ce fut longtemps le cas de la parole homosexuelle coincée entre le témoignage d’un «inverti» et le diagnostic d’un psychiatre. On oublie également que le combat féministe aussi a dû subir aussi ce préjugé de «minorité perpétuelle» qui faisait de l’Eglise catholique le censeur acharné de la sexualité des femmes. Le plaisir des drogues est entravé par ces mêmes dispositions juridiques qui ont si longtemps régi le plaisir des femmes et celui de gays, il est illicite. Alors ayons le courage de dire que le véritable débat devrait nous épargner l’hypocrisie du «eux» et «nous». Une discussion qui mobilise la convivialité, le partage, la découverte, la culture quand elle s’applique au fruit de la vigne et qui devient suspecte quand elle franchit la barrière de l’illicite. Le «plaisir des drogues» est en réalité une simple banalité neurobiologique. Une banalité qui, en l’état de la législation, fait de nous tous les otages potentiels de la police et en même temps des mafias. (1) La «contraventionalisation» de l’usage de stupéfiants : un bâton en forme de carotte. Mediapart (2) La guerre aux drogues : une guerre raciale. Libération Par Fabrice Olivet Directeur de l'association Asud (Autosupport des Usagers de Drogues) Source: liberation.fr
  9. 2 points
    Tout le monde le connaît sous le nom de Frenchy Cannoli. Il est devenu en quelques années une légende vivante du haschich … et du hashporn. Après de nombreuses années à découvrir et étudier les anciennes techniques de productions de haschich, il les partage dorénavant avec le reste du monde. C’est une histoire qui commence il y a des milliers d’années, très loin d’ici. On suppose que la plante de cannabis est originaire des vallées himalayennes dans l’extrême nord de l’Inde, près de la frontière pakistanaise. On y trouves des lieux tel que Malana, dans la vallée de Parvati. Ce village isolé de la province de l’Himachal Pradesh à 3000 mètres d’altitude est entouré de champs de cannabis. C’est là que certains des charas les plus prisés d’Asie, appelés crème Malana, sont fabriqués. Vallée de Parvati Ici, les fruits de la récolte ne sont pas coupés et séchés avant d’être fumer comme dans les pays producteurs de haschich et aux Etats-Unis. Au lieu de cela, des bourgeons fraîchement coupés sont roulés dans les mains des moissonneurs, pendant des heures, afin de recueillir la résine collante dans de petites boules. Souvent, le rendement de quelques grammes est le fruit d’une journée de travail. Lorsqu’il y a assez de matière, elle est roulée dans une boule plus grande, ou en forme d’un morceau d’argile. Ce produit s’appelle « charas« . Son utilisation médicale et religieuse remonte à la nuit des temps. Sous pression des américains, le charas a été interdit en Inde dans les années 80. Récolte de la résine de cannabis sur les mains Une vie consacrée au haschich Frenchy Cannoli C’est ainsi que Frenchy a appris au cours de ses voyages au Pakistan, au Népal, en Inde et au Maroc, à fabriquer le haschich, presque par hasard. Lorsqu’il commence à fumé du cannabis à l’âge de 17 ans, Frenchy ne le connais que sous une forme. Il s’agit de blocs de haschich qui arrive en Europe via la contrebande issue du Maroc, de la Syrie, du Liban ou de la Turquie. Contrairement aux USA, le cannabis ne se retrouve que rarement sous sa forme florale. À l’âge de 18 ans, il quitte la France pour faire le tour du monde en tant que fumeur itinérant. «Pendant 20 ans, j’ai voyagé», dit-il. Lors de ses pérégrinations, il s’est retrouvé dans la vallée de Parvati en Inde, non loin de Malana. Le charas l’attirait. «Je n’étais pas là pour apprendre», dit-il. « J’étais là pour faire ma réserve pour l’année. J’étais un clochard. J’y allais pendant quatre mois pour faire ma réserve et ensuite je repartais fumer sur la plage. » Mais après la détente à Goa ou en Thaïlande, Frenchy revenait au froid et à la neige dans les montagnes. Et il y revenait toujours. « Ces gens », dit-il, « ils connaissaient vraiment, vraiment leur boulot. » Il a passé huit saisons dans la vallée de Parvati, vivant dans des grottes et traînant assez longtemps pour que ses hôtes lui fassent confiance et lui montrent leur secret. En réalité leur secret réside en quelques mots: beaucoup de travail. Une expertise unique du haschich Pendant plus de 40 ans il a appris, pratiqué et a presque perfectionné un style de fabrication de haschisch qui est pratiquement inconnu dans le monde actuel. Le tout dans un monde qui s’ouvre à un marché du cannabis de plusieurs milliards de dollars. Un marché, certse petit mais en augmentation, émerge autour d’extraits de cannabis très puissants. Ces derniers reposent sur des solvants comme le butane ou celle bien plus onéreuse, de C02 . Pour Frenchy, tout est naturel, avec de l’eau pour seul solvant, avec une méthode millénaire. Des stages et des conférences Frenchy organise dorénavant des conférences dans le monde entier sous forme de master class. Il déballe le sac et découvre un grand bol de cuisine en métal, un grand cerceau en bois du genre utilisé pour faire des courtepointes et un morceau de filet de nylon tissé finement. « Ceci, » proclame-t-il, « est une usine de haschich. » Pendant quarante minutes, le public va suivre les moindres gestes de Frenchy. Il étale délicatement sur le filet plusieurs sacs de shopping garnis de cannabis et de petits bourgeons. Chez lui, le processus est légèrement plus complexe. Un mélange d’eau, de glace et de cannabis, se brasse dans un vortex. La résine étant collante, elle se manipule lorsqu’elle est froide. Une fois se mélange fait, la plante est à la surface, et la résine tombe au fond. Il n’y a plus qu’à filtrer le tout. Attention, ne surtout pas jeter la plante en surface, car on peut en extraire à nouveau du haschich, en renouvelant le processus de six à dix fois! Ce qu’il reste dans le filtre est la résine qu’il suffit de collecter. Il est à ce moment séché, et ce n’est qu’à cet instant qu’il est possible d’avoir une idée précise de la qualité de la production. Après 10 heures de congélation et 30 heures de séchage, une dernière série de manipulations est nécessaire. Le haschich est alors pressé. Tout est dans le pressage Le secret de sa production réside dans le pressage du haschich. Mis sous un film plastique, on l’aplanit à l’aide d’une bouteille remplie d’eau bouillante. Cependant, il ne s’agit pas simplement d’obtenir ainsi une mélange cireux. A l’instar de ce qu’il se fait à la main en Inde, ce procédé permet d’entamer la décarboxylation, lorsque le cannabis produit ses effets psychoactives sous l’effet de la chaleur. Ainsi, bien plus efficacement que par d’autres méthodes, les deux composants essentiels de la plante de cannabis – les cannabinoïdes et les terpènes – se conservent de cette façon. Après le pressage, les boules , les bâtonnets ou les cannolis vieillissent et se transforment avec l’âge d’une manière similaire au procédé employé pour les vins. La résine pressée est vieillie de quatre à huit semaines, jusqu’à plusieurs années. Le plus vieux hasch que Frenchy ait jamais fumé, dit-il, avait 10 ans. « Il a un corps remplissant votre bouche », dit-il. « Ceci, cette saveur, ça tapit ta bouche. Et puis derrière vous avez tous les niveaux de terpènes. « Faire découvrir le haschich au public américain Les jours d’errance de Frenchy se sont terminés par la naissance de sa fille. En effet, il a déménagé dans la Bay Area à San Francisco, avec sa femme pour que leur fille puisse aller à l’école. De plus, en 1996, la Californie autorisa le cannabis médical. A ce moment, ll fabriquait toujours du haschich de façon traditionnelle, mais le marché du cannabis médical n’y voyait pas le moindre intérêt. « Personne ne voulait mon produit », dit-il. « Personne ne voulait de résine pressée. » Contrairement à ce qui se passe en Europe, où le haschich est la norme, il n’a jamais occupé une grande place sur le marché américain. Finalement, il a fait ce que n’importe quel vendeur confiant dans son produit ferait: il l’a donné. Effectivement, les gens qui l’ont essayé sont revenus le voir pour en reprendre. Dorénavant, certains d’entre eux étaient des acheteurs dans les dispensaires, comme APOTHECARIUM de San Francisco, ELEMENTAL WELLNESS de San Jose, Buds and Roses, Medmen, Junge Boys, etc. à Los Angeles. Lentement mais sûrement, une star du cannabis est née. «Le haschich de Frenchy, en termes de saveur et de nez, n’a pas d’équivalent», explique Nick Smilgys, cofondateur de la startup du cannabis, Flow Kana. « Les notes que ses extractions font ressortir ne ressemblent à rien de ce que vous pourriez sentir ou goûter dans le cannabis. » L’art de Frenchy a fait de lui une célébrité dans le monde du cannabis, grâce à des vidéos pratiques sur YouTube, et son compte Instagram, où il a amassé près de 10.000 adeptes en moins de sept mois. Un héritage à transmettre (Courtesy photo) La production de Frenchy est issue de savoir artisanaux. Ainsi il souhaite pouvoir conserver et transmettre cet héritage, mais aussi le protéger, à l’aide d’un label équivalent à l’AOC. En effet, avec l’arrivée du cannabis récréatif, Frenchy se pose en garant d’un héritage venu de loin, aussi bien géographiquement que temporellement. Cependant il rappelle modestement qu’il n’y est pour rien. « C’est le produit le plus incroyable de tout le royaume des plantes », dit-il. « Et nous avons de la chance de travailler avec. » Source: blog-cannabis.com Pour les accrocs : L'art perdu de l'atelier Hashishin - Par Frenchy Cannoli - Barcelone le Jeudi 8 mars 2018 de 9h à 15h
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    Science/Homme: Les États américains ayant légalisé le cannabis à usage médical ont réduit de 15% leur vente d’alcool La vente d’alcool a diminué dans les États américains qui ont légalisé la consommation de cannabis à usage médical. Ceci est le résultat d’une étude faite par des scientifiques de l’Université du Connecticut et de l’École Andrex Young School of Policy Studies à Atlanta, aux États-Unis. Les chercheurs ont analysé les chiffres de la vente d’alcool dans plus de 2000 régions entre l’année 2006 et 2015. La tendance de la vente d’alcool dans les États qui ont légalisé le cannabis à usage thérapeutique a été comparée à celle des États ou le cannabis reste entièrement illégal. Ils ont trouvé que le cannabis et l’alcool sont des substituts. Lorsqu’il est comparé à la bière et au vin, les chercheurs ont déclaré que la légalisation du cannabis médical a un effet négatif sur la vente de ces produits en diminuant respectivement leur vente de 13.8% et 16.2%. Les auteurs ont écrit que les résultats “abordent les répercussions possibles des lois sur la légalisation du cannabis médical quant à l’utilisation d’autres substances qui peuvent entrainer des conséquences négatives sur la santé ainsi que sur les aspects sociaux. Le rapprochement entre ces différentes substances est un problème de santé publique important à prendre en compte”. ”Baggio M, Chong A, Kwon S. Helping Settle the Marijuana and Alcohol Debate: Evidence from Scanner Data. SSRN. 1er Novembre 2017.” Science/Homme: La consommation de cannabis n’augmente pas le risque athérosclérose Lors d’une étude avec 3498 participants du CARDIA (Risque de Développement d’Artère Coronaire chez les Jeunes Adultes), la consommation de cannabis n’a pas été associée à une augmentation du risque de développement d’athérosclérose. Un groupe de travail composé de chercheurs suisses et américains a publié leurs observations dans le journal Addiction. Les participants étaient âgés de 18 à 30 ans en 1985/1986 au début de l’étude et ont été suivis pendant 25 ans. Parmi ceux qui n’ont jamais fumé de tabac, la consommation de cannabis n’a pas été associée à une augmentation de calcium dans l’aorte abdominale ni dans les artères coronaires. En revanche, le cannabis consommé en association avec du tabac a augmenté le risque de développement d’athérosclérose. Les auteurs ont conclu que “la consommation de marijuana semble être associée à une athérosclérose sub-clinique, mais seulement chez les fumeurs de tabac.” Auer R, Sidney S, Goff D, Vittinghoff E, Pletcher MJ, Allen NB, Reis JP, Lewis CE, Carr J, Rana JS. Lifetime Marijuana Use and Subclinical Atherosclerosis: The Coronary Artery Risk Development in Young Adults (CARDIA) Study. Addiction. 22 Nov 2017. Paraguay: Le Congrès National légalise la culture de cannabis pour un usage médical Le Congrès National du Paraguay a voté une loi ce 5 Décembre créant ainsi un système d’import de graine de cannabis et de culture pour une utilisation médicale. Une décision qui est déjà suivie par plusieurs pays d’Amérique Latine. L’Union des nations Sud-Américaines a autorisé l’importation d’huile de cannabis en Mai 2017, sous le contrôle du ministère de la Santé, et cette décision de rendre le cannabis plus facilement accessible a été célébrée par de nombreux patients. Roberto Cabanas, vice-président de l’association sur le cannabis médical déclare “Nous sommes très heureux, car cette décision va également autoriser l’importation de graine pour la production d’huile”. Sa fille est atteinte du syndrome de Dravet et la famille devait payer 300 dollars américains par mois pour l’importation d’huile afin de pouvoir la traiter. Le Pérou, le Chili, l’Argentine et la Colombie ont déjà légalisé le cannabis à usage médical. L’Uruguay a elle entièrement légalisé toute consommation de cannabis ainsi que sa culture et sa vente. ”Reuters du 5 Décembre 2017” En bref ONU: Aucun rapport n’a déclaré d’abus ou de dépendance au CBD C’est au cours de sa 39e réunion tenue du 6 au 10 Novembre que le comité d’expert sur la dépendance aux drogues de l’OMS a débattu sur le statut du CBD (cannabidiol) en ce qui concerne les mesures de contrôle des traités des Nations Unies. Le rapport déclare « qu’il n’y a aucun cas rapporté d’abus ou de dépendance suite à la consommation de CBD pur. Il n’y a également aucune statistique qui soit publiée sur la consommation non médicale de CBD. » CANNABIDIOL (CBD): Pre-Review Report Science/Homme: Le THC réduit l’urgence d’être physiquement actif chez un patient atteint d’anorexie nerveuse Chez un patient de 27 ans atteint d’anorexie nerveuse, un traitement avec 2 fois 7.5mg de THC a permis de réduire son envie d’être physiquement actif. Aussi, les comportements des symptômes des troubles compulsifs de l’alimentation ont été améliorés. Université de l’Hôpital d’Erlangen, Allemagne. Graap H, et al. Int J Eat Disord. 1 Dec 2017. IACM: Nouvelles publications dans Cannabis and Cannabinoids Research De nouveaux articles ont été publiés dans le CCR, le journal partenaire de l’IACM ”Cannabis et Douleurs: Une Revue Clinique” par Kevin P. Hill, Matthew D. Palastro, Brian Johnson, et Joseph W. Ditre, ” L’Importance Clinique des Endocannabinoïdes dans la Gestion de la Douleur de l’Endométriose” par Jerome Bouaziz, Alexandra Bar On, Daniel S. Seidman, et David Soriano, ” L’utilisation du Cannabis pour les Maux de Tête ” par Bryson C. Lochte, Alexander Beletsky, Nebiyou K. Samuel, et Igor Grant, ” Le Cannabis Comme Substitut à la Médication de la Douleur à Base d’Opioïdes: Self-Report du Patient” par Amanda Reiman, Mark Welty, et Perry Solomon, et ” Racines de Cannabis: une Thérapie Traditionnelle avec un Futur Potentiel pour Traiter l’Inflammation et la Douleur” par Natasha R. Ryz, David J. Remillard, et Ethan B. Russo. Canada: La Chambre des Communes a passé une loi sur la légalisation du cannabis La Chambre des Communes du Canada a voté une loi visant à légaliser l’utilisation récréative du cannabis. Les membres du Parlement ont voté pour à 200 voix contre 82. La proposition a été transmise au Sénat qui a le pouvoir de repousser ou de stopper les plans du gouvernement sur le cannabis, si une majorité décide de voter contre. ”iPolitics du 27 Novembre 2017” États-Unis: Le Minnesota a ajouté l’autisme et l’apnée du sommeil à la liste des conditions pour l’utilisation médicale du cannabis À partir de Juillet prochain, les habitants du Minnesota seront capables d’utiliser du cannabis médical pour traiter l’autisme et l’apnée du sommeil. Le Minnesota autorise désormais l’utilisation du cannabis à usage médical pour 13 conditions de santé, incluant les douleurs chroniques et le syndrome de Tourette. Il est le 4e État à l’autoriser pour traiter l’autisme. ”Star Tribune du 1er Décembre 2017” Science/Animal: L’activation du récepteur CB2 pourrait réduire les lésions rénales Des recherches faites sur les souris démontrent que l’activation du récepteur CB2 peut protéger contre les conséquences d’une réduction de l’apport sanguin aux reins et ainsi prévenir les lésions rénales aiguës. Centre des sciences de la santé de l’Université du Tennessee, États-Unis. Pressly JD, et al. J Pharmacol Exp Ther. 29 Nov 2017. Science/Homme: La consommation de cannabis chez les adolescents peut être associée à un risque élevé d’hypomanie Dans une étude sur 3370 participants contactés à l’âge de 17 ans et testés entre l’âge de 22 à 23 ans, la consommation de cannabis a été associée à un deux fois plus élevé (rapport de cote de 2.21) concernant le développement de l’hypomanie. École de Médecine de Warwick, Université de Warwick, Coventry, Royaume-Uni. Marwaha S, et al. Schizophr Bull. 2017 Nov 28. Science/Animal: L’augmentation de la concentration d’endocannabinoïdes améliore l’état épileptique Chez un modèle de souris atteinte d’épilepsie caractérisé par des crises perpétuelles, l’inhibition de la dégradation de l’endocannabinoïde 2-AG (2-arachidonoylglycerol) à améliorer de manière significative leurs états. IRCCS-Mario Negri Institut pour la Recherche Pharmacologique, Milan, Italie. Terrone G, et al. Epilepsia. 24 Nov 2017. Un coup d’œil sur le passé Il y a un an Science/Homme: La consommation de cannabis des patients présentant un cancer diminue par deux le risque de mourir à l’hôpital Il y a deux ans Science/Homme: Selon une étude clinique, l’extrait de CBD pourrait diminuer par deux le nombre de crises de plus de la moitié des enfants épileptiques Australie: Le gouvernement crée une structure nationale destinée à réguler la culture du cannabis destiné à des fins médicales Bulletin traduit par l’UFCM à partir de la version anglaise du bulletin Posted in Uncategorized Source: ufcmed.org
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    Dans une tribune que nous dévoilons, médecins, sociétés savantes, associations demandent au gouvernement de tenir ses engagements en mettant en place dès janvier l’expérimentation du cannabis à usage médical. Prévu pour janvier 2021, le début de l’expérimentation du cannabis thérapeutique a déjà été repoussé à plusieurs reprises. ISTOCK Par Florence Méréo Le cri d'alerte est porté par 51 des principaux acteurs de la mise en place de l'expérimentation du cannabis à usage médical en France. Ceux qui y travaillent depuis deux ans. Les membres du comité scientifique dédié à l'Agence du médicament, parmi lesquels des neurologues, des oncologues, des pharmacologues. Les sociétés savantes (soins palliatifs, traitement de la douleur…), mais aussi les associations de patients, dont la plus puissante, France Asso Santé. Craignant un nouveau report de la mesure et « face à la souffrance des patients », écrivent-ils, ils interpellent le gouvernement. « Nous attendons des décisions politiques fortes et rapides, des engagements tenus. » Cannabis médical, ne vois-tu rien venir ? « Deux ans déjà, pas même un décret en conseil d’État ni de financement qui verdoie, aurait pu écrire Charles Perrault. Deux ans déjà que la réflexion a officiellement commencé au sein de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) à la demande de la précédente ministre de la Santé, Agnès Buzyn. Depuis septembre 2018, des travaux ont alors été initiés au sein d’un comité scientifique pluridisciplinaire de l’ANSM. Ils ont évalué la pertinence scientifique de donner accès à des produits aux standards pharmaceutiques à base de cannabis pour des malades chroniques peu ou pas soulagés de leurs souffrances par leurs traitements. En octobre, cela fera un an déjà, que le député, et actuel ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, présentait devant l’Assemblée nationale ce qui est devenu l’article 43 de la loi N°2019-1446 du 24 décembre 2019 de financement de la Sécurité sociale pour 2020. Un article donnant la possibilité à l’Etat d’autoriser, dans le cadre d’une expérimentation de politique publique, l’usage médical du cannabis sous la forme de produits répondant aux standards pharmaceutiques. Cela concernera a minima 3000 patients souffrant de douleurs chroniques neuropathiques, de contractions musculaires douloureuses chez des patients atteints de sclérose en plaques ou avec des lésions médullaires, d’épilepsies résistantes, de complications liées aux cancers et aux chimiothérapies et de patients en situation palliative. Mais pour cela, encore faudrait-il que l’expérimentation puisse avoir lieu ! Le décret d’application de cet article 43 est attendu depuis plusieurs mois. Sans ce décret, il est impossible de mettre en œuvre cette expérimentation, car l’étape cruciale de la sélection et de l’autorisation de ces médicaments qui seront prescrits aux patients ne peut être réalisée. Par ailleurs, nous ne pouvons que regretter un arbitrage à zéro euro concernant le financement de cette expérimentation qui doit mobiliser pendant deux années sur tout le territoire français plusieurs milliers de professionnels de santé volontaires. Cela met aussi la France en situation de dépendance face à des acteurs privés étrangers et de leur bon vouloir de fournir gracieusement leurs produits et dispositifs médicaux. Nous rappelons que l’accès à ces médicaments a été jugé scientifiquement pertinent dès décembre 2018 par le premier comité scientifique de l’ANSM. L’objectif principal de cette expérimentation n’est autre que de valider le circuit de prescription et de dispensation de ces médicaments. Rien d’exceptionnel pour des professionnels de santé qui manient d’autres médicaments stupéfiants au quotidien, dont certains plus à risque de dépendance, voire de surdose. Mais ce serait aussi l’occasion, avant une possible généralisation, de former à ces traitements un grand nombre de médecins et pharmaciens, même hors expérimentation, et d’en avoir une évaluation scientifique complémentaire. Le report répété du début de cette expérimentation, faute de décret d’application, suscite actuellement un questionnement sur la volonté politique de le mettre réellement en place. Cela crée de l’anxiété voire de la colère chez des patients déjà en souffrance physique et psychique et en attente de solutions complémentaires. Cela met aussi les professionnels de santé en difficulté dans la gestion des demandes grandissantes et légitimes des patients et de leur entourage, suite à l’annonce de cette expérimentation qui ne vient pas. Face à la souffrance des patients, nous attendons des décisions politiques fortes et rapides, des engagements tenus, un financement adapté aux objectifs, en commençant par la publication du décret dans les plus brefs délais pour proposer aux patients ces traitements dès le premier trimestre 2021. » Liste des 51 signataires : Nicolas Authier, professeur des universités, médecin psychiatre et pharmacologue, CETD, Inserm 1107, université Clermont-Auvergne, CHU, Clermont-Ferrand ; Mado Gilanton, patiente experte, présidente Apaiser S&C ; Bechir Jarraya, neurochirurgien, hôpital Foch, Suresnes ; Philippe Andrieux, patient expert, association Principes actifs ; Nadine Attal, professeure des universités, médecin neurologue, Inserm U 987, CETD, CHU Ambroise-Paré, Boulogne-Billancourt ; Carole Demulatier, patiente experte, UniSEP ; Laure Copel, médecin oncologue et soins palliatifs, groupe hospitalier Diaconesses Croix Saint-Simon, Paris ; Yannick Frelat, représentant territorial d’Epilepsie France ; Antoine Dupuy, Société française de pharmacie clinique, pharmacien hospitalier, professeur des universités, CHU, Poitiers ; Catherine Sebire, représentante de l’Association francophone pour vaincre la douleur (AFVD) ; René Maarek, pharmacien d’officine, Paris ; Bertrand Rambaud, représentant du pôle « patients », Union francophone des cannabinoïdes en médecine ; Samira Djezzar, médecin pharmacologue, Centre addictovigilance, Paris ; Serge Perrot, professeur de thérapeutique, centre de la douleur, hôpital Cochin, université de Paris, ancien président de la SFETD (Société française d’étude et de traitement de la douleur) ; Alexandre Maciuk, enseignant-chercheur, faculté de pharmacie, université Paris-Saclay ; Vera Dinkelacker, médecin neurologue, CHU, Strasbourg ; Marie Lanta, chargée de mission information des personnes malades et des proches, Ligue nationale contre le cancer ; Françoise Durand-Dubief, neurologue, présidente du CLUD groupement hospitalier Est, CHU de Lyon ; Marie Jauffret-Roustide, sociologue, Inserm, Paris ; Georges Brousse, professeur des universités, psychiatre, addictologue, université Clermont-Auvergne, service d’addictologie et pathologies duelles, CHU Clermont-Ferrand ; Pascal Douek, médecin, patient et représentant de patients, Unisep ; Gilles Edan, professeur des universités, médecin neurologue, Inserm, CHU, Rennes ; Rachida Badaoui, patiente experte en oncologie ; Pierre Champy, professeur de pharmacognosie, université Paris-Saclay, Association francophone pour l’enseignement et la recherche en pharmacognosie (AFERP) ; Annie Le Palec, anthropologue, membre du TRT-5 CHV (interassociatif Traitement recherche VIH, hépatites virales) ; Sophie Crozier, médecin neurologue, groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière, Paris ; Mariannick Le Bot, présidente du Conseil national professionnel de pharmacie officinale et hospitalière ; Raymond Souqui, président de CSC - connaître les syndromes cérébelleux ; Catherine Mallevaës, présidente de l’association Aramise (atrophie multisystématisée) ; Jean Benard, président de l’ASL-HSP France (Association Strümpel Lorrain) ; Martine Libany, présidente association CMT-France (Charcot-Marie-Tooth) ; Juliette Dieusaert, présidente AFAF (Association française de l’ataxie de Friedreich) ; Jean-Philippe Plançon, président Association française contre les neuropathies périphériques ; Françoise Tissot, vice-présidente AMMi, Association contre les maladies mitochondriales ; Coralie Marjollet, Sandrine Taourirt et Anne Draeger, association IMAGYN, Paris ; Edwige Ponseel, présidente AMADYS et vice-présidente Dystonia Europe ; Cécile Foujols, présidente de l’Association française du syndrome de Klippel-Feil ; Sophie Lecommandoux, présidente de l’APASC - Association des personnes atteintes du syndrome de Currarino ; Fabienne Lopez, présidente de l’Association Principes actifs ; Ivan Krakowski, oncologue médical, professeur des universités, médecin de la douleur, président de l’Association francophone pour les soins oncologiques de support (AFSOS) ; Frédéric Aubrun, médecin anesthésiste-réanimateur, professeur des universités, président de la Société française d’étude et de traitement de la douleur (SFETD) ; Eric Thouvenot, médecin neurologue, professeur des universités, président de la Société francophone de la sclérose en plaques ; Béatrice Clairaz-Mahiou, pharmacienne d’officine, présidente de la Société francophone des sciences pharmaceutiques officinales (SFSPO) ; Sophie Dupont, médecin neurologue, professeure des universités, présidente de la Ligue française contre l’épilepsie (LFCE) ; Paul Frappé, médecin généraliste, professeur des universités, président du collège de la médecine générale ; Claire Fourcade, médecin, présidente de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) ; Frédéric Guirimand, médecin, professeur associé de médecine palliative, université de Versailles Saint-Quentin, maison médicale Jean-Garnier, Paris ; Gérard Raymond, président de France Asso Santé ; Axel Kahn, médecin généticien, directeur de recherche à l’Inserm et président de la Ligue nationale contre le cancer. Source: leparisien.fr
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    Adapter la culture du kif à l’environnement Face à la diversification des variétés de chanvre et même le recours à des types génétiquement modifiés, la réflexion sur la réadaptation de cette culture à son environnement d’origine au Maroc se pose. Cet axe a fait partie d’un atelier de travail de la Commission spéciale sur le modèle de développement (CSMD). Photo d'illustration / Ph. Tom Perry - AFP Photo d'illustration / Ph. Tom Perry - AFP Le chanvre est-il l’enfant mal-aimé d’une agriculture génératrice de revenus pour plusieurs ménages, mais otage d’un tiraillement législatif ? La question sur la structuration de cette activité plutôt que son impossible éradication se pose, surtout dans la région du Rif. Tenu jeudi par la Commission spéciale sur le modèle de développement (CSMD), un atelier de travail consacré au cannabis a abordé ce point. Ingénieur agronome, Kamal Kacimi a notamment abordé cet axe, prônant un accompagnement pour renforcer les savoir-faire locaux, plutôt qu’un investissement dans une culture alternative qui a montré ses limites. Un revirement législatif contraignant Lors de son intervention, le spécialiste a rappelé que sous le Protectorat, cette activité a été organisée par un Dahir. Au lendemain de l’Indépendance en 1956, le Maroc a rapidement adhéré à la Convention de Genève, ainsi qu’à la législation onusienne de lutte contre les drogues, ce qui a bouleversé une activité agricole jusque-là normalisée. Le cannabis fait désormais partie de la liste IV, qui regroupe la catégorie des substances les plus prohibées selon la Convention unique des Nations unies sur les stupéfiants de 1961. Pourtant, cette culture a un rôle important dans la sédentarisation d’une grande partie de villageois et de familles rurales dans le Rif, selon Kamal Kacimi. Il rappelle qu’elle a même donné lieu à une migration inverse, de la ville vers la campagne, devenant «un secteur fortement employeur». C’est également «une culture dont la valeur reste supérieure à la culture régulée», d’où une importante partie de reconversion en culture alternative échoue souvent. Cependant, les entrées les plus importantes de cette activité reviennent aux réseaux de narcotrafic. Malgré la mainmise des trafiquants qui s’enrichissent largement plus que les agriculteurs eux-mêmes, «50% des revenus des ménages» dans les zones cultivées vient du cannabis. En tout, le kif permet jusqu’à 80 000 DH d’entrées annuelles par famille, ce qui reste supérieur à la moyenne des gains des cultures alternatives. «Il faut tenir compte de ces considérations pour élaborer un modèle qui soit accepté par les agriculteurs», recommande Kamal Kacimi, prônant un encadrement de l’Etat pour lutter contre l’exploitation par les trafiquants, tout en préservant les habitants locaux. Capitaliser sur les savoir-faire familiaux pour industrialiser le secteur Dans un autre registre, cet accompagnement structuré permettra de limiter les impacts environnementaux de l’utilisation de plantations génétiquement modifiées. Sur le plan agronomique, ces variétés sont exigeantes et encouragent une monoculture dévastatrice, à long terme, souligne Kamal Kacimi. Pour cause, ces nouveaux types de chanvre demandent l’utilisation de fertilisants en nombre (6 à 7 quintaux par hectare), renchérissant le coût de la culture et accélérant la détérioration des sols. Ces variétés modifiées pour contenir un taux élevé en THC sont également gourmandes en eau. Pour un hectare, il faudra compter 10 000 mètres cubes, soit presque la quantité nécessaire à l’entretien du gazon. Le souci devient ainsi celui de «contourner les narcotrafiquants et de conserver la sédentarisation» des habitants, tout en luttant contre l’épuisement des ressources naturelles. Pour ce faire, Kamal Kacimi propose d’ouvrir l’exploitation du kif à d’autres secteurs (textile, aliments de bétail, cosmétique, pharmacie). Il s’agit de réfléchir à «un modèle de développement qui reconfigure la place du haschisch», pour asseoir un cadre légal conciliant intérêts des agriculteurs et émergence de l’économie nationale. «Il faut sauvegarder les actifs financiers des exploitants terriens et créer de nouveaux métiers, sans verser dans une forme de désapprentissage», analyse Kamal Kacimi.Par GHITA ZINE Par : GHITA ZINE Source: yabiladi.com
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    Créé en 2018, le collectif composé d'anciens et d'actuels agents des forces de l'ordre milite pour une nouvelle politique des drogues. Des policiers, gendarmes, et anciens membres des forces de l'ordre luttent pour "réformer la politique des drogues en France". Photo d'illustration • © Alexandre Marchi / Maxppp "Vous voulez vraiment savoir comment on est perçus ? sourit Bénédicte Desforges. Gauchos, collabos, toxicos. Il ne vous aura pas échappé que mes confrères mâchent rarement leurs mots." L'ex-lieutenant de police est volontiers un peu provocatrice, mais jamais méchante. L'habitude, peut-être, de manier un discours à contre-courant. ->Police Contre la Prohibition: le manifeste En 2018, elle a fondé avec un capitaine de police à la retraite, Thierry Tintoni, le collectif Police contre la Prohibition (PCP). "Moi et mon collègue, nous pouvons donner nos noms car nous ne faisons plus partie de la police. Nos collègues en activité restent discrets, vous ne pourrez pas les identifier en tant que tels. Notre position est assez marginale, mais on n'est pas tout seul. En général, on ne devient pas flic en rêvant de courir après les fumeurs de cannabis..." ironise-t-elle. "A la fois malade et délinquant" : en France, la vieille école En France, le texte qui encadre l'usage de drogues est la "loi du du 31 décembre 1970". Elle "considère l'usager de drogues comme un individu à la fois malade et délinquant. Délinquant puisqu'elle incrimine spécifiquement l'usage solitaire et prévoit une peine d'emprisonnement ferme. Malade puisqu'elle prévoit une exemption de poursuites pénales pour les toxicomanes usagers " simples " qui acceptent de se soumettre à une cure de désintoxication" décrit sur son site internet la Mission interministérielle de lutte contre les drogues (Mildeca). Pour le PCP, la formule est à la fois liberticide, et inutile. Inutile, d'abord, parce qu'elle n'a jamais fait baisser ni le trafic, ni la consommation de drogues. En Europe, la France est l'un des pays qui mène l'une des politiques les plus répressives sur l'usage des drogues. C'est aussi le pays où les jeunes de 15 à 34 ans consomment le plus de cannabis, et le troisième pays où ils consomment le plus de cocaïne. © EMCDDA © EMCDDA Drogues légales, le vrai fléau Pour le PCP, la diabolisation des usagers de drogues ne fait pas sens non plus sur un plan philosophique. "On les considère comme des gens qui font valoir une liberté, assume Bénédicte Desforges. L'immense majorité des usagers de drogues n'ont aucun problème avec leur consommation. Comme certaines personnes sont alcooliques et d'autres boivent un verre de Saint Emilion le weekend entre amis. On est attachés à la liberté parce qu'on sait ce que c'est que d'en priver les gens." Même si l'immense majorité du trafic français concerne le cannabis, le PCP ne veut pas limiter son combat à la légalisation de cette substance. "On veut se garder d'être des "cannactivistes" : pour nous, ce serait un mauvais calcul de faire une partition entre le cannabis, qui serait une drogue vertueuse, et le reste. Cette opposition drogue dure / drogue douce ne fonctionne pas. Il y a des usages durs et des usages doux. Il y a des drogués heureux, qui à côté de ça sont des citoyens comme les autres, avec un travail, et qui passent inaperçus. Ils ne sont pas plus délinquants que les gens qui prennent de l'alcool ou du tabac." Car ce sont bien les drogues légales qui font le plus de dégâts en France. La consommation d'alcool est tenue responsable de plus de 40 000 morts par an, le tabac 75 000. Bien loin des 44 morts imputés à l'usage de cocaïne en 2015. Concernant le cannabis, les données sont peu nombreuses, et anciennes. Sur France Culture, la chercheuse Marie Jauffret-Roustide déclarait en 2019 : "Il y a une étude anglaise qui a montré que la mortalité liée au cannabis était 200 fois moins importante que la mortalité liée au tabac ou à l’alcool." Pendant ce temps, selon la députée Caroline Janvier, "la dépense publique française destinée à lutter contre le cannabis est évaluée à 568 millions d’euros, dont 90 % sont liés aux actions policières et judiciaires". La répression des stups, bras armé de la politique du chiffre Pour le PCP, la politique française en matière de drogues est hypocrite, et en fait tourner une autre : la politique du chiffre. L'obsession du résultat et de la bonne statistique est dénoncée par plusieurs syndicats de police depuis sa mise en place, dans les années Sarkozy. Officiellement enterrée, elle semble pourtant couler de beaux jours à l'ombre. Car les commissaires peuvent encore toucher ce qu'on appelle une "indemnité de responsabilité et de performance". La partie responsabilité, elle, va de soi. En revanche, la prime de performance n'est attribuée qu'à un tiers des commissaires. Pour la fonction la plus récompensée, commissaire général de police occupant un poste "très difficile", cette prime peut atteindre plus de 1100 euros. "Résultat, tous les coups sont permis" soupire Bénédicte Desforges. Et pour faire du chiffre, la répression des drogues, c'est la baguette magique. "C'est est un délit qui est résolu dès qu'il est constaté, c'est du 100% de taux d'élucidation, et ça c'est très précieux pour les chiffres de la délinquance. 56% de l'activité d'initiative des flics, c'est la répression de l'usage de drogues, faire vider les poches et mettre en garde-à-vue pour le quart de gramme de shit qu'on a au fond de la poche." Le circuit se vide peut-être de quelques consommateurs, mais bien moins des gros trafiquants. "On ne va pas faire ces contrôles à la sortie du lycée Henri IV" Récemment, le PCP a pris la parole sur un sujet où on l'attendait moins : le racisme dans la police. Le ton tranche avec celui des syndicats de la profession. "Tous mes collègues qui ont une audience hautement supérieure à la nôtre et qui parlent d'une petite minorité... Dans ce cas, comment peuvent-elles être là depuis si longtemps ? Si les autres brebis ne disent rien, est-ce qu'elles ne sont pas galeuses, elles aussi ? Je ne voulais pas parler de tout ça, mais on ne pouvait plus faire autrement, on ne supporte pas ce qu'on voit." Pour le collectif, le lien entre répression des stup' et violences racistes est plus qu'existant : il est intime. "Le prétexte des contrôles d'identité, souvent, c'est la répression de l'usage de drogue. Et on ne va pas faire ces contrôles à la sortie du lycée Henri IV, on le sait ! On va au pied des tours, et au bout d'un moment, il y aura un loulou qui aura un pétard dans la poche, ça commence toujours comme ça", regrette la représentante du collectif. Pour elle, qui connaît bien son Histoire, le procédé a même un goût de déjà-vu. "La répression des drogues est un vrai vecteur de discrimination. Ça l'a été aux Etats Unis quand ils ont commencé à employer le mot marijuana, dans le but de faire directement référence aux mexicains. Le combat contre le LSD ciblait les anti-guerre du Vietnâm. Nous n'échappons pas à la règle." Dépénalisation, légalisation : ce qui marche à l'étranger En Europe, les anti-prohibition se tournent comme un seul homme vers le Portugal. En 2000, le pays a décidé de dépénaliser l'usage de toutes les drogues, pour des résultats spectaculaires. "Il semblerait que quand on supprime l'interdit, la chose devienne tout de suite moins séduisante, notamment pour les jeunes" analyse Bénédicte Desforges. Pragmatique, le PCP milite "dans un premier temps" pour la dépénalisation, plus audible auprès du grand public et du politique, et pour la légalisation du cannabis en tant que processus déjà enclenché. Va-t-elle entraîner une disparition du marché noir ? Bénédicte Desforges n'y croit pas. "Le marché noir ne disparaîtra jamais complètement, parce que les mineurs ne pourront pas s'approvisionner en cannabis légal, et certains voudront rester sous le radar, estime-t-elle. Le grand discours des idéologues, c'est de "recycler les acteurs du marché". Si vous me trouvez un seul dealer qui a envie de bosser à des horaires fixes et de payer l'URSSAF et des impôts, vous me le présentez !" Peut-être la bonne idée est-elle Outre-Atlantique : en légalisant, le Canada et certains états américains ont entrepris d'effacer les casiers judiciaires pour possession de cannabis. Un marché qui pourrait intéresser les actuels commerçants. "L'usage de stupéfiants, c'est 68 000 inscriptions au casier judiciaire par an. Il suffit que vous soyez un peu jeune, un peu pas blanc, c'est pas terrible pour trouver un premier boulot avec ce casier. Est-ce que ça va marcher sur le long terme ? Je n'en sais rien." Le collectif Police contre la Prohibition n'est de toute façon pas là pour pondre des solutions miracle. "On a souvent le sentiment de faire du Don Quichotisme, mais on ne peut pas taire la voix du flic dans ce débat. Elle est très importante. Qui mieux que nous peut en parler ?" Source: france3-regions - centre-val-de-loire
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    En France, les aprioris autour de la consommation du cannabis sont toujours très présents. La loi prévoyant une peine de prison ferme pour les fumeurs de joints est par exemple toujours en vigueur. Pour tenter de lever les tabous, Michka, consommatrice et spécialiste de cette plante, nous raconte son quotidien de femme peu ordinaire et nous livre les secrets de son mode de vie inspirant. "Le premier message de prévention, à mon sens, porterait sur l’importance de séparer le cannabis et le tabac" © Mama Editions Michka a été une pionnière du bio, de la spiruline, du chanvre. Ses positions sur le cannabis sont en phase avec les États américains qui ont légalisé la marijuana, et particulièrement avec la Californie, où le cannabis médical est légal depuis vingt-cinq ans. Ses écrits lui ont valu de comparaître devant un tribunal dans les années 1990, lors d’un procès parisien qui a trouvé écho dans divers pays, et qui l’a transformée en guerrière pacifique. Ainsi est-elle devenue une égérie du cannabis, au point qu’une variété officielle porte aujourd’hui son nom : la «Michka ». FemininBio : Vous êtes une pionnière du chanvre, une "grande dame" comme nous pouvons le lire sur la couverture de votre prochain livre, comment s'est éveillée cette prise de conscience pour le cannabis et quelles ont été vos principales actions ? Michka : En 1970, après un an de croisière sur un vieux voilier, j’ai quitté l’Europe pour le Canada. Je suis arrivée en Colombie-Britannique, non loin de Vancouver, et j’ai trouvé un poste de prof de français dans un lycée au nord de la province. Et un soir, lors d’une réunion avec d’autres profs, on m’a passé un joint… ou plutôt un stick, comme cela se pratiquait là-bas, c’est-à-dire une mince cigarette ne contenant que du cannabis, sans tabac. Je n’avais jamais été confrontée à cette plante et j’ai été très décontenancée. J’ai fait semblant de tirer une bouffée et, bien sûr, je n’ai rien senti. C’est seulement à la troisième occasion que je me suis laissé aller suffisamment pour sentir quelque chose. Là, j’ai su très vite qu’avec l’Herbe, comme j’aime l’appeler, j’avais trouvé une amie. Soudain, je découvrais un nouveau continent. Aux antipodes de l’image que ma culture en donnait. Non sans une certaine naïveté, j’ai voulu faire savoir au monde que nous avions des idées fausses sur la question. Cela a pris la forme d'un livre, co-écrit avec Hugo Verlomme, Le Dossier vert d’une drogue douce, paru chez Robert Laffont en 1978. Mais c’est seulement quinze ans plus tard que mon rôle d’écrivain allait me précipiter dans l’arène… Un jour de 1994, je crois, la moutarde nous est montée au nez, au docteur Bertrand Lebeau et moi-même, en découvrant qu’un professeur de médecine, conseiller de l’OMS et de différents chefs d'État, mettait en avant des « études scientifiques » menées en dépit du bon sens, dans le but d’alimenter sa croisade anti cannabis. Nous avons écrit deux articles incisifs… et le croisé en question nous a poursuivis en justice. Il en est résulté un procès qui fit un certain bruit. Il faut rappeler qu’en France, la loi votée en 1970, toujours en vigueur, prévoit une peine de prison pour les fumeurs de cannabis. Dans les années 1990, les forces de police réprimaient jusqu’à la représentation de sa feuille, allant jusqu’à faire pression sur les libraires pour qu’ils cachent les livres non conformes. Au tout début des années 2000, j’ai pris plaisir à braver cet interdit en présentant, au salon de l’Agriculture de Paris, un petit livre intitulé Pourquoi et comment cultiver du chanvre... avec, en couverture, une gracieuse Ève voilant sa nudité derrière une feuille de chanvre. Ce qui me valut d’être embarquée manu militari au quai des Orfèvres pour y être interrogée. Les Verts m’apportèrent leur soutien, le Journal de 20 heures sur Canal+ présenta « le livre que l’on n’a pas le droit de montrer », et il en résulta une certaine commotion. Fondamentalement, je m’exprime par ma plume ; mais j’ai le goût de l’aventure… On vante de plus en plus les bienfaits du chanvre ou du CBD, mais vous militez depuis des années pour la légalisation du cannabis. Comment expliquer les bienfaits d'une plante qui, avec sa teneur en THC, possède des effets psychotropes parfois risqués (bad trip, etc.) ? Je vois là deux sujets différents : les éventuels bienfaits du cannabis d’une part et, de l’autre, sa légalisation. S’il faut le légaliser, ce n’est pas en vertu d’éventuels bienfaits, mais parce que la prohibition elle-même entraîne des effets pervers. On l’a vu avec la prohibition de l’alcool aux États-Unis qui, pendant la quinzaine d’années qu’elle a duré, a eu des conséquences dévastatrices sur la santé publique et la société en général. Il faudrait légaliser le cannabis quand bien même il serait dangereux. Car la prohibition crée de nouveaux risques. Un peu comme pour l’avortement, qui était dangereux tant qu’il était clandestin. Personnellement, je suis prête à aller plus loin : l’individu n’est-il pas souverain quant à ce qu’il souhaite introduire dans son propre corps ? Et même : en tant qu’êtres humains, ne recevons-nous pas, à la naissance, le droit d’utiliser à notre guise toutes les plantes qui poussent sur notre belle planète ? Oui, le THC possède des effets psychotropes, c’est ce qui fait sa beauté. À condition de l’honorer et de respecter un code des bons usages qui, justement, n’a pas encore eu la possibilité de voir le jour chez nous du fait de sa prohibition ! Pour quelle(s) pathologie(s) le cannabis thérapeutique a-t-il fait le plus ses preuves ? La recherche sur les aspects thérapeutiques du cannabis a longtemps été bannie, car les gouvernements craignaient que des résultats favorables affaiblissent leur position prohibitionniste. C’est donc par la bouche des malades eux-mêmes qu’on a commencé à savoir, dès le début des années 1970, que les troubles de la vision liés au glaucome disparaissent chez ceux qui en fument, ou qu’il supprime les redoutables nausées des chimiothérapies. Les recherches ont enfin repris il y a quelques années et, depuis, c’est une avalanche de nouvelles pistes de guérison. Les chercheurs ont découvert que notre corps produit des « endocannabinoïdes », substances très proches des principes actifs du cannabis, ce qui explique l'incroyable diversité de ses effets thérapeutiques. Dans votre ouvrage, vous parlez de "dimension sacrée" du cannabis. Quelle est-elle et où est-elle la plus répandue ? Le cannabis est originaire des contreforts de l’Himalaya. Il demeure sacré en Inde, où il est lié au dieu Shiva et où des ascètes qui ont fait vœu de renoncement, les Sâdhus, le fument rituellement, au moyen de longues pipes non coudées, les shiloms. Par ailleurs, sur le continent indien, la boisson alcoolisée est considérée comme sale, impure. Un membre de la caste sacerdotale des brahmanes qui en a absorbé doit se purifier avant d’entrer dans un temple. On touche là aux racines cachées de la prohibition du cannabis : un clash culturel entre l’Est et l’Ouest. Car, chez nous, c’est le vin qui est sacré. Il est le sang du Christ lorsqu’un fidèle le porte à sa bouche dans le rituel de la Sainte communion. Et il faut une bouteille (au moins !) pour consacrer toute célébration, qu’il s’agisse de l’obtention d’un diplôme, d’un mariage ou du lancement d’un navire. Ce sont les Hippies qui ont fait passer la marijuana, comme on disait alors, du ghetto où elle inspira les premiers joueurs de jazz jusqu'aux familles blanches bourgeoises des États-Unis, puis d'Europe. Pour les flower children des années 1960-70, qui incitaient à « faire l’amour, pas la guerre », le cannabis était le vaisseau qui allait transformer la société. En ouvrant les consciences, il allait permettre que la violence et la compétition soient remplacées par une coopération bienveillante. Une variété de graines porte votre nom. Comment est-ce arrivé et quelles sont les particularités de la Michka ? C’est la banque de graines Sensi Seeds qui a créé la Michka. Quand ils m’ont contactée pour me faire savoir qu’ils souhaitaient m’honorer pour ma « contribution exceptionnelle à la connaissance du cannabis » en donnant mon nom à une nouvelle variété, j’ai été très claire : à condition qu’elle me plaise. J’aime les variétés qui stimulent la créativité, qui me mettent en contact avec mon intuition – avec cette partie de nous qui est connectée à plus grand que nous. Donc j’ai demandé que ce soit une sativa, et si possible une Haze. Or les variétés de type sativa sont de plus en plus rares, parce qu’elles mettent plus longtemps à atteindre leur maturité et qu’aujourd’hui tout le monde est pressé. Mais j’ai été exaucée : la Michka est claire et lumineuse. Parfaite pour se livrer à une activité artistique comme l’écriture ! Comment devrait être abordée la question du cannabis en France, de son utilisation et de sa régulation (pour limiter les addictions) ? Comme chacun sait, prévenir est plus facile que guérir. On aurait pu prévenir en le traitant comme on traite le vin ou le tabac. Au lieu de cela, on l’a prohibé, ce qui l’a fait passer aux mains d’organisations en marge de la loi, et a dressé la jeunesse contre les forces de l’ordre. Les messages de prévention ne peuvent pas être entendus par des jeunes qui savent pertinemment que « l’information » institutionnelle est biaisée. Pour avoir une chance d’être entendu, il faut parler vrai. Le premier message de prévention, à mon sens, porterait sur l’importance de séparer le cannabis et le tabac, comme cela se pratique depuis le début sur le continent américain. En Europe, il est traditionnel de les fumer mélangés. Et cela complique tout, car le tabac est tellement accrochant ! Un manuel du bon usage pourrait suggérer qu’avant d’allumer un joint, on se donne une seconde de réflexion pour s’assurer que c’est une bonne idée, là, maintenant. Et, si la réponse est oui, que l’on prenne une autre seconde pour poser une intention, pour énoncer mentalement ce que l’on souhaite favoriser, par exemple la créativité, la convivialité ou, au contraire, l’intimité, ou encore le sentiment d’union avec la nature… Le cannabis ne convient pas à tout le monde. On en revient à l’éternelle question d’être attentif aux messages de son corps, d’identifier ce qui nous sert et ce qui nous entrave, et d’en tenir compte. D’agir en conscience. Notre experte Michka partage actuellement son temps entre Paris et la Colombie Britannique, entre sa maison d’édition et l’écriture de la série autobiographique dont ce livre, La grande dame du cannabis se dévoile aux Editions MAMA, est le nouvel épisode. Par Adèle Gireau Source: femininbio.com
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    Des cultivateurs de cannabis pourront postuler en juillet auprès du gouvernement néerlandais pour approvisionner légalement certains des célèbres coffee shops du pays, a annoncé ce mardi le ministère de la Santé. Le gouvernement avait donné son feu vert en 2018 à une expérimentation à grande échelle, autorisant dix municipalités à cultiver légalement le cannabis. Le but de l'expérience est de mesurer les effets de la culture du cannabis sur la criminalité, la sécurité, les troubles à l'ordre public et la santé. « Les producteurs candidats qui souhaitent participer à l'expérience sur le cannabis peuvent postuler à partir du 1er juillet 2020, et ce jusqu'au 28 », a déclaré le ministère de la Santé dans un communiqué. Le gouvernement prévoit environ six mois pour sélectionner dix producteurs selon des critères précis: le projet d'un candidat doit notamment prévoir la production d'au minimum 6 500 kg de chanvre sec et un éventail de dix variétés différentes de chanvre ou de haschich. Cinq plants de cannabis pour chaque citoyen Selon ce plan du gouvernement, qui a reçu l'aval du Conseil d'État, les municipalités concernées vont superviser sur plusieurs années la culture de cannabis et sa distribution aux coffee shops, qui pourront le vendre aux clients. Les Pays-Bas ont décriminalisé la vente de petites quantités de cannabis - moins de cinq grammes - en 1976 et la loi autorise chaque citoyen à cultiver légalement cinq plants de cannabis pour son usage personnel. Mais la culture et la vente en gros de marijuana demeurent interdites, ce qui incite les centaines de propriétaires des coffee shops à s'approvisionner auprès du crime organisé pour satisfaire la demande. Source: rfi.fr & capital.fr
  16. 1 point
    Des habitants aussi stupéfaits qu’amusés ont vu arriver des masques commandés par la ville avec des motifs végétaux très… particuliers. Le Vésinet a acheté un lot de masques au milieu duquel se trouvaient des exemplaires représentant des feuilles de cannabis. DR Par Sébastien Birden et Maxime Fieschi Tout jaunes avec des feuilles de cannabis… Des collectors qui s'échangeront peut-être sous le manteau dans quelque temps. Ces masques de protection lavables font beaucoup parler d'eux au Vésinet. On n'en compte pourtant pas plus de 300 ou 500 selon la mairie, qui les a commandés auprès d'un intermédiaire qui les achète en Chine. « On avait passé commande de 15 000 masques avec des tissus à motifs, explique le maire (DVD) Bernard Grouchko, qui prend la chose avec humour. Il y avait des dizaines de décors différents : des oiseaux, des arbres, des cerises, des étoiles… Et parmi eux, sans que nous n'ayons été informés, figurait ce dessin avec des feuilles de cannabis. Certains préféraient y voir une feuille d'érable, mais il faut se rendre à l'évidence : c'est bel et bien du cannabis ! » Dans la ville, certains ne prennent pas la chose de manière aussi détendue et accusent la ville de légèreté. Sur les réseaux sociaux, des habitants mettent en avant le fait que la représentation de produits stupéfiants est illégale et que ceux qui portent ces masques risquent gros. Les porter peut être assimilé à une publicité aux produits stupéfiants, punie par la loi Effectivement, quel que soit le support (vêtements, bijoux, livres, etc.), la publicité, l'incitation ou la présentation sous un jour favorable des produits classés stupéfiants est punie, selon l'article L3421-4 du Code de la santé publique. DR La peine maximale encourue est de 5 ans d'emprisonnement et 75 000 € d'amende, même si les forces de l'ordre ne verbalisent rarement des particuliers pour ce genre de délit. « Puisqu'ils sont illégaux, nous les retirerons des lots et nous demanderons aux gens de ne pas les porter », réagit Bernard Grouchko, qui souhaite en rester là. « Il n'y a pas matière à polémiquer, insiste l'élu, candidat à un deuxième mandat le 28 juin prochain. Il s'agit d'une petite quantité de masques et je vais alerter le vendeur pour lui demander de ne plus nous livrer ce genre de tissu, si nous devions en commander à l'avenir. » Source: leparisien.fr
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    PIB Lire la suite: https://libnanews.com/liban-adoption-de-la-loi-legalisant-la-culture-du-cannabis-a-usage-medical/ Réunis exceptionnellement au Palais de l’UNESCO au lieu du bâtiment du Parlement, les parlementaires libanais ont adopté le projet de loi légalisant la culture du cannabis à usage médical en dépit des objections de plusieurs députés dont certains appartiennent au bloc du Hezbollah qui s’interrogeaient notamment sur les garanties offertes pour contrôler la filière. Ce projet de loi avait déjà été préalablement approuvé par la commission interparlementaire en février dernier. Cette dépénalisation avait été également l’un des sujets les plus polémiques de la fameuse étude McKinsey visant à relancer l’économie libanaise qui reste très mal-en-point jusqu’à présent. La culture légale du Cannabis, entre 1 à 4 milliards de revenus supplémentaires pour le PIB Ainsi, selon le rapport du cabinet McKinsey à l’époque, la légalisation du cannabis pourrait engendrer la création d’un secteur économique dont le chiffre d’affaire est estimé à 1 milliard de dollars. Le Ministre de l’économie de l’époque, Raëd Khoury, de son côté, estimait que ce dernier pourrait atteindre 4 milliards de dollars. Il s’agira notamment d’inclure dans le PIB ce secteur qui reste pour l’heure illégal. Depuis la fin des années de guerre civile, les autorités libanaises combattaient la culture du hachisch, qui servaient précédemment notamment au financement de milices et cela, conformément à des engagements internationaux. En contrepartie de l’abandon de cette culture, les autorités libanaises s’étaient engagées à verser des indemnités aux agriculteurs. Face à l’absence de ces compensations et à la destruction de leurs cultures, les fermiers se sont engagées dans un bras de fer avec l’état, notamment dans la Békaa, jusqu’à des affrontements en 2012 avec l’Armée Libanaise et les Forces de Sécurité Intérieure, provoquant la suspension du programme d’éradication et l’explosion de la production locale. Lors des dernières élections législatives de mai 2018, des producteurs locaux, faisant l’objet de plus de 40 000 mandats d’arrestations ont manifesté appelant à obtenir une amnistie, une amnistie jamais adoptée au final parce qu’elle concernait également des dispositions visant à absoudre les crimes concernant le détournement de fonds public alors que d’importantes manifestations, qui avaient débuté dans la nuit du 17 au 18 octobre, dénonçaient la corruption qui ravage la classe politique au Liban. Source: libnanews.com
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    Tabac, alcool et produits de vapotage n'ont heureusement pas été interdits. Mais il va falloir compter avec les multiples conséquences de la pénurie en cannabis. «Une dépendance grave à une substance licite vaut toujours mieux qu'une dépendance de moindre gravité à une substance interdite», déplore le Dr William Lowenstein, président de SOS Addictions. | realworkhard, ponce_photography et gjbmiller via Pixabay Il croyait très bien faire. Lundi 23 mars, Ziad Khoury, préfet de l'Aisne, prenait un arrêté interdisant toutes les ventes d'alcool à emporter dans l'ensemble du département. Objectif: réduire les risques de violences intra-familiales inhérentes aux imprégnations alcooliques dont il pensait qu'elles seraient plus fréquentes durant la longue période de confinement. Las, devant les réactions de plusieurs spécialistes de la prise en charge des addictions le préfet faisait, dès le lendemain, marche arrière. Il n'avait pas saisi que, dans ce domaine aussi, le mieux peut vite se révéler l'ennemi du bien. «À part promouvoir, dans ce département, la distillation au domicile et surcharger les urgences et services hospitalier pour delirium tremens, je ne voyais guère l'intérêt de cette mesure préfectorale», explique le Dr William Lowenstein, président de SOS Addictions. Les spécialistes des addictions n'ont pas su se faire entendre en Polynésie française, où cette interdiction a été imposée. Idem au Groenland où le gouvernement a, le 28 mars, annoncé l'interdiction de la vente d'alcool dans la capitale Nuuk et sa région pendant le confinement qui doit durer, au minimum, jusqu'au 15 avril. Là aussi, l'objectif affiché est de limiter les violences domestiques. «Dans une situation aussi particulière, nous devons prendre de nombreuses précautions pour éviter l'infection. Mais le cœur de ma décision est de protéger les enfants, ils doivent avoir un foyer sûr», a expliqué le chef du gouvernement groenlandais. L'alcool, une «première nécessité» paradoxale Comment comprendre que l'interdiction de pouvoir acheter un produit potentiellement toxique ne soit pas une priorité de santé publique? Car il ne fait aucun doute que les contraintes inhérentes au confinement et à son prolongement dans la durée augmentent les incitations à consommer –certain·es avançant que l'alcool peut être considéré comme «un achat de première nécessité». «On ne va pas forcément développer une dépendance, mais l'effet de groupe des apéros par vidéo par exemple peut créer une habitude et une propension à consommer tous les jours. Cependant, une personne qui ne buvait pas avant ne va pas s'y mettre», explique Selma Archier, psychologue addictologue dans une association à Montreuil. «En réalité, c'est la peur, l'anxiété, le fait de ne pas voir de fin à ce confinement qui augmente le stress et peut créer un besoin d'alcool autant que sa surconsommation. Dans ce contexte, les gens qui sont seuls sont des personnes encore plus à risque, pour gérer ces émotions négatives qui peuvent pousser à boire.» Dès lors, en quoi interdire la vente pourrait-elle être une mesure contre-productive? «La décision du préfet de l'Aisne, qui partait d'une bonne intention, n'était pourtant pas aussi pertinente qu'on pourrait le penser a priori, explique, au risque de surprendre, l'Association nationale française de prévention en alcoologie et en addictologie (Anpaa). En effet, si l'alcool est souvent impliqué dans la survenue de violences familiales, comme facteur favorisant ou causal, cela ne saurait justifier l'interdiction totale à l'ensemble d'une population.» Fédération Addiction Pour l'Anpaa comme pour tou·tes les spécialistes, les contraintes nées du confinement peuvent générer ou exacerber les violences dans certains couples. Pour autant l'arrêt de toutes les ventes d'alcool entraînerait immanquablement chez nombre de personnes dépendantes des phénomènes de sevrage aigu aux conséquences immédiates plus graves que le maintien de la consommation, même excessive. L'initiative du préfet de l'Aisne a aussi alimenté une réflexion plus large au sein de la Fédération Addiction sur le thème des usages et addictions en temps de confinement. Elle a ainsi permis de rappeler que, pour les personnes qui en souffrent, l'addiction «est un enfermement, une prison dont elles peinent à s'extraire alors même que leur vie en devient impossible». La Fédération rappelle aussi qu'on a longtemps cru les aider en les enfermant dans des hôpitaux ou des asiles avant d'en reconnaître l'échec. «Aujourd'hui, pour les millions de Français dépendants de substances, légales ou non, le confinement pose avec une nouvelle acuité l'éternel problème de gérer une dépendance dans un contexte de crainte de pénurie.» Parer à l'angoisse du manque Ceci est lié à un phénomène bien connu des soignant·es comme de leurs patient·es: l'angoisse cardinale de l'addict est celle du manque. Et l'angoisse, le stress sont les moteurs essentiels du besoin irrépressible de consommer, du craving. Cette situation d'angoisse du manque doit donc non seulement être prise en charge, pour apaiser, mais aussi pour réduire les risques de débordements, d'agressivité, de troubles du comportement, de violences, de prises de risques, d'overdoses, etc. Les personnes qui ignorent ces réalités pathologiques ont pu voir dans l'instauration du confinement une chance à saisir pour que «les addicts arrêtent de consommer». C'est ainsi que certain·es se sont étonné·es de voir que les accès au tabac et aux boissons alcooliques avait d'emblée été préservés par le pouvoir exécutif. On vit ainsi, aussitôt réactivé, le mythe du «ce n'est qu'une histoire de volonté» et celui de la prohibition décrétée comme solution unique et définitive. «Le confinement deviendrait un instrument, une sorte d'abstinence obligée grâce à une claustration salvatrice, observe la Fédération Addiction. Or c'est l'inverse qui nous semble être nécessaire: il faut assurer une garantie absolue d'approvisionnement en produits de dépendance, pour pouvoir ensuite aider ceux qui le souhaiteront à réduire ou à arrêter.» Garantir l'accès en tabac et en alcool, certes mais ce n'était pas suffisant. C'est pourquoi plusieurs associations spécialisées (comme la Fédération Addiction ou #sovape) ont très vite réclamé la réouverture des boutiques de vape. Une demande très rapidement entendue et accordée par Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, qui s'était déjà prononcé, avant d'être à ce poste, en faveur de cette méthode de réduction des risques tabagiques. Il en fut de même pour la facilitation de la délivrance des traitements de substitution aux opaciés (TSO) aux personnes souffrant de formes graves de toxicomanies. Et les mêmes questions se posent, avec une plus grande complexité, pour les personnes dépendantes vivant dans le dénuement et, elles aussi, soumises au confinement. Au risque de heurter il faut, du moins si l'on veut que les sans-abri se rendent dans les «centres d'hébergement spécialisés», leur garantir l'approvisionnement en tabac, en alcool, en benzodiazépines et autres TSO. «C'est une condition sine qua non pour qu'ils acceptent d'y entrer et d'y rester –et pour que les troubles du comportement soient limités», expliquent les spécialistes de la Fédération Addiction. On pourrait même imaginer, autre paradoxe, que dans ce cadre une prise en charge fondée sur la réductions des risques pourrait aider certain·es à souhaiter aller plus loin et à décrocher. Toujours selon la Fédération Addiction, quelques premières observations faites pendant le confinement dans certains centres de soins d'accompagnement et de préventions des addictions (CSAPA) sont encourageantes: les niveaux de consommation d'alcool baissent, malgré le stress, beaucoup de résident·es confiné·es expliquant que «c'est l'occasion ou jamais d'arrêter». L'hypocrisie concernant le cannabis Mais tout, ici, n'est pas dit par les canaux officiels. Car s'intéresser au confinement et aux addictions c'est, aussi et, traiter des drogues illicites. On vit ainsi des messages sanitaires interministériels mettre en garde contre «la consommation régulière de produits inhalés (tabac, cannabis, cocaïne, crack, etc.)», car de nature à augmenter le risque d'infection et de forme sévère de Covid-19. «Or chez certains, de telles consommations sont responsables d'une toux qui par elle-même favorise la transmission du virus à son entourage, y compris en cas d'infection sans symptôme», ajoutaient ces mêmes messages. «Pour ne parler que du cannabis, l'actuel confinement va conduire à bien malaises individuels, à bien des impasses sociales, nous explique le Dr William Lowenstein. Les mesures de confinement font qu'il nous faut aujourd'hui compter avec les fermetures des frontières et toutes leurs conséquences en matière d'approvisionnement. Elles vont ainsi peut-être réussir là où la prohibition aveugle avait lamentablement échoué: ralentir les trafics et réduire massivement le volume des consommations.» Une situation qui n'a rien de rassurant, selon l'addictologue: «Certains s'en réjouiront, mais ce n'est pas notre cas. Ce ne sera pas le cas non plus des personnes souffrant de maladies chroniques qui s'auto-médiquent avec les principes actifs du cannabis. Ce ne sera pas non plus le cas des policiers ou des pompiers œuvrant dans les cités. Et ce sera encore moins les cas des prisonniers et de l'administration pénitentiaire puisque que l'annulation des parloirs signifie tout simplement, aussi, la fin des approvisionnements.» Dr William Lowenstein, président de SOS Addictions À l'annonce du confinement plus d'un million de Français·es se sont, selon le Dr Lowenstein, précipité·es dans les lieux de deal pour faire des provisions. Mais ces dernières se tariront bientôt. Or la dépendance au cannabis existe bel et bien avec, corollaire, un syndrome de sevrage (troubles de l'humeur, du sommeil, de l'appétit, irritabilité) qui ne présage rien de bon pour l'équilibre individuel et familial, pas plus que pour l'apaisement carcéral. «Mais voilà, notre pays a sagement décidé de laisser ouverts les débits de tabacs, les magasins des cavistes ou les boutiques de vape. En revanche il ne peut laisser ouverts ses coffee shops puisque nous n'en avons toujours pas, observe le président de SOS Addictions. Nous sommes rattrapés par l'hypocrisie récurrente de nos responsables politiques puisque nous avons opté depuis bien longtemps déjà pour une économie parallèle teintée de violences. Une politique qui aujourd'hui ne nous permet pas de déclarer un plan de soutien pour assurer la continuité de la consommation devenue primordiale pour des centaines de milliers de personnes. Comment pourrions-nous soutenir le commerce des “mafias sans frontières” alors que nous sommes officiellement en guerre contre elles?» Une substance illicite mais aux moindres conséquences Comment la France, plus grosse consommatrice de cannabis au sein de l'Union européenne, pourra-t-elle assumer les conséquences de ses ambivalences, de ses errances, faute de vouloir avancer vers une dépénalisation assumée, préalable à une légalisation encadrée et taxée? «Cela tombe vraiment mal, ajoute, provocateur, le Dr Lowenstein. Car pour tuer le temps douloureux ou anxieux, pour aider à ne rien faire, le cannabis, ce dopant du presque rien, est une substance psychoactive très efficace. Verra-t-on sous peu des livraisons de pochons via Amazon? L'Agence française du médicament va-t-elle accorder des “autorisation temporaires d'utilisation thérapeutique” de cannabis à aller chercher sans encombre dans les cités? Non, bien sûr.» Alors? «La réponse est connue, dit-il. En confinement urbain comme dans les prisons, ce sera la substitution par les médicaments anxiolytiques à moyennes ou fortes doses, et peu importe que leur indice addictogène soit trois à quatre fois supérieur à celui du cannabis; peu importe que le sevrage brutal des benzodiazépines soit (avec celui de l'alcool) le seul sevrage aux risques mortels (état de mal comitial). C'est tristement ainsi: en 2020, dans une France confinée, une dépendance grave à une substance licite vaut toujours mieux qu'une dépendance de moindre gravité à une substance interdite.» Par Jean-Yves Nau Source: slate.fr
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    Pour produire du cannabis thérapeutique "made in France", "on a tout ce qu'il faut, il faut juste avoir les autorisations pour démarrer": au salon de l'agriculture, l'impatience des professionnels est palpable, à quelques mois d'une première expérimentation sur 3.000 patients dans le pays. Les premiers traitements sous forme d'huile de cannabis ou fleurs séchées doivent être distribués dès septembre à 3.000 patients souffrant de cinq types de maladies ou d'affections graves Tinnakorn Jorruang / IStock.com Au sein du "village" des semenciers, certains acteurs profitent du salon pour une opération séduction. Confiture au chanvre, dégustation de graines vantant leur apport protéiné, lait relaxant au CBD (cannabidiol, la molécule non psychotrope du cannabis, ndlr): loin des volutes de fumée, les projecteurs sont braqués sur les utilisations très variées de la plante. Mais hormis ces applications "bien-être", c'est surtout l'usage médical qui intéresse. Les premiers traitements sous forme d'huile de cannabis ou fleurs séchées doivent être distribués dès septembre à 3.000 patients souffrant de cinq types de maladies ou d'affections graves - certaines formes d'épilepsies, de douleurs neuropathiques, d'effets secondaires de chimiothérapie, de soins palliatifs ou de scléroses en plaques. Mais la production sera, dans un premier temps au moins, étrangère: de quoi frustrer le monde agricole. "Il faut absolument qu'on soit en capacité au niveau français de mettre en place cette nouvelle filière" thérapeutique, martèle le député LREM de la Creuse Jean-Baptiste Moreau, en visite sous sa nouvelle casquette de rapporteur général de la mission parlementaire sur les usages du cannabis, lancée fin janvier. A l'heure actuelle, la loi française empêche toute production médicale. Impossible de cultiver des plants de cannabis contenant plus de 0,2% de THC - tétrahydrocannabinol, molécule psychotrope du cannabis, à l'effet planant, ndlr - et d'en récolter les fleurs. Une interdiction dont InVivo, l'un des premiers groupes coopératifs agricoles français, espère s'extraire: il a déposé une demande d'autorisation à l'Agence du médicament (ANSM) depuis deux semaines, pour bénéficier d'une exception à titre expérimental. "Globalement, il va nous falloir 18 mois pour s'assurer que la plante a une composition standardisée et qu'on a un médicament au sens pharmaceutique du terme", assure Yves Christol, directeur général d'InVivo Food & Tech. Il est prêt à investir 10 millions d'euros et compte développer une variété spécifique pour chaque pathologie ouverte à la prescription. - Retard français - Le groupe souhaite "prendre le relais des importations dans deux ans", lorsque l'expérimentation du cannabis thérapeutique prendra fin, puis conquérir le marché mondial grâce au développement génétique de variétés à usage médical, une innovation qui garantit le caractère identique des plantes. A terme, les cinq indications thérapeutiques autorisées par l'ANSM représentent "environ 300.000 patients" en France, selon le groupe. Pour leur assurer une production d'environ un gramme par jour, "on a besoin de sept hectares, soit un seul centre commercial", assure M. Christol. InVivo souhaite former pour cela "un consortium qui va de la graine au patient", rassemblant divers acteurs publics et privés, dont l'Institut national de la recherche agronomique (Inrae). Les cultures, ne seraient pas menées sous serre ou en plein champ, mais "uniquement en bâtiments". Et le groupe n'est pas le seul sur les rangs: le département de la Creuse veut également devenir un "pôle d'excellence", capable de fournir du cannabis thérapeutique. Mais au sein de la filière, la modification indispensable du cadre légal fait figure d'arlésienne. En Maine-et-Loire, le semencier Hemp It compte déjà dans son catalogue des graines permettant de faire pousser des plants de cannabis illégaux. Depuis deux ans, il réclame d'expérimenter, "sans aucun retour" des autorités, soupire son président, Jacques Martin. Après avoir fait voter l'expérimentation du cannabis thérapeutique en tant que député, "Olivier Véran est aujourd'hui ministre de la Santé, donc normalement cela devrait aider", espère Nathalie Fichaux, directrice d'InterChanvre, l'interprofession qui rassemble les 1.500 producteurs de chanvre. Les acteurs français s'impatientent, d'autant que la concurrence internationale a plusieurs longueurs d'avance. Soumis à une législation plus souple, l'américain Tilray et les groupes canadiens comme Canopy Growth et Aurora ont des années de savoir-faire. D'autres challengers, comme le hollandais Bedrocan ou le britannique Emmac Life Sciences, ont également des vues sur le marché hexagonal. Face à ces offres, une production française garantirait "un prix accessible", avance M. Christol, en pointant les écueils des cas allemands et italiens. Après une phase d'expérimentation comme en France, les producteurs étrangers ont avalé le marché thérapeutique de ces pays et ont fortement relevé leurs tarifs. Source: laprovence.com
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    L’Agence du médicament a donné son feu vert en juillet à l'expérimentation de cannabis thérapeutique. L’Agence du médicament (ANSM) a donné son feu vert en juillet à l'expérimentation de cannabis thérapeutique. - AFP SANTÉ - Le député LREM Olivier Veran a annoncé ce mercredi 9 octobre qu’il défendrait un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) autorisant une expérimentation pour deux ans de l’usage médical du cannabis à partir de janvier prochain. “Parce qu’il y a des malades qui en ont besoin et parce que la France est l’un des derniers pays de l’Union européenne à ne pas l’avoir autorisé”, a justifié mercredi sur RTL ce médecin neurologue, évoquant la situation de “milliers de malades” souffrant de “maladies graves”, pour lesquels “les dérivés du cannabis peuvent constituer un apport thérapeutique supplémentaire”. L’Agence du médicament (ANSM) a donné son feu vert en juillet à cette expérimentation, selon le cadre proposé par un groupe d’experts, mais on ne savait pas encore quel véhicule serait utilisé pour son lancement. L’expérimentation se déroulera dès “début 2020” et “sur deux ans”, “avec des médecins formés à la prescription” et un “vrai suivi scientifique”, a rappelé le député de l’Isère, rapporteur général du PLFSS, dont l’amendement a de grandes chances d’être adopté. Elle devrait concerner “environ 3.000 malades”, a-t-il précisé. Le fait que cette expérimentation soit probablement incluse dans le budget de la sécurité sociale est un “symbole fort”, a commenté le collectif Alternative pour le cannabis à visé thérapeutique (ACT), qui rassemble plusieurs associations de patients. Il y voit en effet la garantie qu’il y aura “les crédits nécessaires à la mise en place de la future expérimentation” et “l’assurance que les patients seront entièrement pris en charge”. Au terme des deux ans d’expérimentation, une évaluation sera menée, qui servira de base pour juger de la pertinence d’une légalisation du cannabis à visée médicale. Début avril, le Premier ministre Edouard Philippe avait estimé qu’il serait “absurde” de s’interdire d’étudier les possibilités du cannabis thérapeutique. Mais “il ne s’agit en aucun cas d’une légalisation de la vente de cannabis” à usage récréatif, avait précisé Matignon. Les produits “pourront être délivrés en pharmacie hospitalière, puis en pharmacie de ville” sous forme “d’huiles, de tisanes, également des fleurs séchées de cannabis que les malades ne fumeront pas” mais ils “pourront être équipés d’un vaporisateur pour vaporiser le cannabis”, rappelle aussi Olivier Véran dans un communiqué, évoquant une prise en charge par la Sécurité sociale. “L’Organisation mondiale de la Santé vient de déclassifier le cannabis qui ne faisait plus partie de la pharmacopée mondiale et vient de reconnaître l’utilité thérapeutique potentielle de cette molécule”, a souligné l’élu, établissant un distingo avec le “cannabis récréatif”. “On n’est pas en train de s’adresser à un ado de 16 ans qui part en soirée avec de la résine de cannabis, va fumer et flinguer son système de mémoire et prendre le risque de présenter des troubles psychiques”, a-t-il lancé. “On est en train de parler d’un malade qui a un cancer ou une douleur neuropathique, qui est en impasse thérapeutique, ne vit plus, ne mange plus, ne dort plus, ne s’occupe plus de ses enfants, n’a plus de qualité de vie et vous dit: ça fait un an que je m’automédique comme ça et que je vais mieux. Accompagnez-moi, plutôt que de me laisser dans l’illégalité”, a plaidé Olivier Véran. Source: huffingtonpost.fr
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    Alors que l’utilisation de la marijuana à des fins récréatives est légale au Canada depuis octobre dernier, et que de plus en plus d’États américains adoptent également des projets de loi en ce sens, les craintes se multiplient lorsque vient le temps d’envisager des solutions pour faire respecter les règles en matière de conduite avec les facultés affaiblies. De nouveaux travaux de recherche de l’Université de Pittsburgh pourraient toutefois changer la donne. Une équipe interdisciplinaire du département de chimie et de la Swanson School of Engineering a mis au point un appareil, similaire à l’alcotest, qui peut mesurer la concentration de THC, l’agent psychoactif du cannabis, dans l’haleine de l’utilisateur. Les méthodes de détection actuelles s’appuient sur des échantillons de sang, d’urine ou de cheveux, et les tests ne peuvent donc pas être effectués sur le terrain. Ceux-ci ne peuvent également que révéler que l’utilisateur a récemment inhalé la drogue, pas qu’il se trouve sous son influence. L’appareil a été développé à l’aide de nanotubes de carbone, des tubes 100 000 fois plus petits qu’un cheveu. La molécule de THC, ainsi que d’autres molécules présentes dans l’haleine, s’attachent à la surface des nanotubes et modifient leurs propriétés électriques. La vitesse à laquelle les courants électriques reviennent à la normale signale ensuite si du THC est présent. Des senseurs s’appuyant sur la nanotechnologie peuvent ainsi détecter du THC à des concentrations comparables ou plus basses que la spectrométrie de masse, qui est considérée comme la référence lorsque vient le temps de détecter cette molécule. « Les nanotubes de carbone semiconducteurs que nous utilisons n’étaient pas disponibles il y a quelques années », mentionne Sean Hwang, principal auteur de l’étude. « Nous avons utilisé l’apprentissage machine pour « apprendre » au détecteur à reconnaître la présence de THC en s’appuyant sur le délai de retour à la normale des courants électriques, même lorsque d’autres substances sont présentes dans l’haleine, comme l’alcool. » Lors de la mise à l’essai du prototype de l’équipe, qui ressemble fortement à un alcotest traditionnel, avec un boîtier en plastique et un endroit où souffler, l’appareil a été en mesure de détecter du THC dans un échantillon qui contenait aussi du dioxyde de carbone, de l’eau, de l’éthanol, du méthanol et de l’acétone. Les scientifiques vont poursuivre leurs essais, mais espèrent pouvoir rapidement passer à l’étape de la fabrication et de la mise en marché. Les résultats des travaux ont été publiés dans ACS Sensors. Source: pieuvre.ca
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    L'héritage d'une Légende Le 1er Avril, je me suis réveillé avec le son de mon téléphone qui m’annonçai un message de Ben Dronkers, quand j'ai vu le message m'apprenant la mort de notre vieil ami Nevil, je me suis levé, attrapé mon joint de la veille, et versé une larme quand j'ai commencé à penser à comment j'ai entendu parler de lui la 1ère fois dans les pages du magazine High Times. Pour ceux qui ont grandis dans les années 80, la publicité de High Times pour des graines de grande qualité de "The Seed Bank" semblait trop belle pour être vrai. L'homme derrière The Seed Bank est devenu un mystère pour nous jusqu'à ce qu'il laisse l'éditeur de High Times écrire une article sur lui le 6 novembre 1986, et changera sa vie pour toujours. Nevil Martin Schoenmakers est né le 2 février 1957 de parents néerlandais à Perth, en Australie occidentale. Quand il était adolescent, Nevil acheta avec ses potes d'importante quantité d'herbe indonésienne importé comme il l'appelait, et il l'aimait, Il a été cité dans le High Times : "… Nous avons été vraiment déchirés, j'ai vraiment aimé le sens de la distorsion du temps, et tout se passe si lentement." Avec ses parents qui le pousse à devenir un jeune travailleur, on lui proposa un travail en tant qu'assistant de laboratoire à l'université local. Il accepta le poste, ce qui constituera plus un fardeau qu'une bénédiction. Nevil était si bon dans son travail qu'on lui a confié le poste de chef par intérim du laboratoire d'anatomie, chargé de la salle d'opération, de l'animalerie et du bureau. Ses tâches consistent notamment à administrer des médicaments aux animaux. Il a reçu un jeu de clés du placard à médicaments et a été mis dans la position de commander des médicaments lorsque les stocks étaient bas, ce qui finira par être sa perte. Étant curieux de nature, et sentant qu'on lui mentait à propos du Cannabis, il décida d'essayer toute sorte de drogue à sa disposition et développa un gout prononcé pour la morphine. Comme beaucoup d'histoire de toxicomanie, Nevil perdit son travail après s'être fait arrêté pour possession (de drogue), et la police n'a pas mis longtemps à comprendre ou il se fournissait. Il a été forcé d'aller en cure de désintoxication et environ au même moment, une des filles à qui il avait vendu de la drogue s'est faite arrêtée, l'a identifié comme son vendeur et il a été arrêté de nouveau et inculpé de revendeur. À ce moment-là, il était complètement dépendant de l'héroïne et s'était inscrit à un programme de traitement à la méthadone qu'il avait trouvé très déshumanisant, affirmant qu'ils l'avaient fait «quémander de la drogue». Faisant face à une peine de prison éminente en Australie, il a fui le pays pour la Thaïlande, ou il restait dans les hôtels à se shooter jusqu’à ce qu'il ait épuisé tout son argent. Il a ensuite déménagé dans un autre hôtel, a vendu ses affaires et a commencé à vivre comme un junkie jusqu'à ce qu'il se rende compte que son séjour en Thaïlande était terminé et que toutes ses ressources étaient épuisées. Il téléphona à ses parents en Australie, seulement pour se faire avertir que les autorités ont déjà perquisitionné la maison avec un mandat d'arrêt. Au lieu de retourner en Australie, il décida d'aller chez son oncle, en Hollande. À son arrivée aux Pays-Bas, il s’est inscrit à un programme de traitement à la méthadone et s’est efforcé de renoncer à son habitude, mais cela n’a malheureusement pas fonctionné. Nevil quitta la maison de son oncle pour s'installer dans une ville des Pays-Bas appelée Tilbourg, qui était à l'époque un paradis pour les drogués. L'épidémie d'héroïne s'est généralisé et Nevil est retombé dedans, comme il le dit dans l'interview de Steve Hager en 1986 "La came était vendu partout sous le comptoir, c'était une maison de fou. Apparemment la police ne voulait ou ne pouvait rien faire à ce sujet. C'était comme ça pendant un petit moment. Quand la police fermait un endroit, tout le monde bougeait dans un autre bar. C'était une ville assez agitée et j'ai traversé une période difficile. Je n'avais pas d'argent à part l'aide sociale, j'avais une addiction violente, je vivais dans une ville connue pour sa dureté et sa criminalité, et je coutais à l'état un paquet d'argent vu que j'allais de cure de désintox' en cure de désintox'. Après avoir échoué à de nombreuses reprises, j'ai décidé que personne ne pourrait m'aider. Ce qui est vrai. Personne ne peut aider un junkie. Il ne peut que s'aider lui-même. J'ai donc décidé de décrocher de l'héro par moi-même. J'ai convaincu un docteur de me donner des cachetons pour dormir et de des opiacés synthétiques, ce qui n'a probablement rien fait. Je suis resté à la maison et j'ai souffert pendant 6 semaines jusqu'au point où je puisse gérer le manque. Puis j'ai commencé à boire tout les jours, une demi bouteille de Scotch le matin, et une entière le soir. J'utilisais les somnifères pour dormir, donc j'avais la tête dans le cul toute la journée. Finalement, j'en ai eu marre de la gueule de bois et je me suis tourné vers l'herbe. J'ai décidé que c'était probablement le seul médicament acceptable. " Pendant qu'il essayait de se débarrasser de son addiction dans les années 80, Nevil mit la main sur une copie du livre de Mel Frank et Ed Rosenthal "Marijuana Growers Guide", qui relança son intérêt pour la culture de cannabis. En Australie, il cultivait un peu de cannabis en extérieur et il aimait vraiment ça. Et aussi fou que ça puisse paraitre, le programme de drogue dans lequel il était inscrit accordait des subventions aux toxicomanes pour les aider à commencer à faire quelque chose d'utile de leur vie, alors Nevil demanda un prêt pour construire une culture en intérieur afin de produire des graines, qu'on lui a accordé. Comme Nevil l'a dit dans High Times : " Je leur ai dit que je voulais faire pousser de la weed en intérieur. Ils n'étaient pas ravis de l'idée, mais ils m'ont donné l'argent. Il y avait un terrain libre derrière chez moi que j'ai remplis d'herbe. J'avais de la nigériane, colombienne et mexicaine. La mexi' était la meilleure, j'ai toujours cette variété, mes naines viennent de là. Avec le prêt du gouvernement hollandais, Nevil est devenu un vendeur de graine et le monde du cannabis ne sera plus jamais le même. Mais comme il n’y avait pas beaucoup de marché pour la 'Naderweed' , comme on l’appelle en Hollande, Nevil se mis à faire de l'huile de cannabis, utilisant de l'éther de pétrole qui est extrêmement inflammable qui l'a brulé. Nevil à souffert des brulures sur tout le corps et eu les cheveux brulés, il finit à l'hôpital où il reçut de la morphine, mais au lieu de continuer le traitement, il le refusa car il savait qu'il redeviendrait un junkie. Après cette expérience douloureuse avec l'incendie, il a cessé de fabriquer de l'huile de cannabis avec un alcool inflammable et s'est concentré sur la vente de graines. Le 1er catalogue de The Holland Seed Bank fut imprimé en Juillet 1984, bien que ce n'était pas vraiment un catalogue, plus des feuilles de papier avec une liste des génétiques disponible, vendu à 0.25$ la graine. Nevil avait récupéré des variétés dans les coffee shops qui importer du cannabis de différent pays. Dans son 1er catalogue il indique qu'il ne peut garantir la provenance, vu que ce n'était pas lui qui les avait breeder/croisé. Ce catalogue incluait des variétés venant de Jamaïque, Colombie, Indonésie, Inde, Malawi, Mexique et d'autre encore. Mais il découvrit rapidement qu'un grand nombre de ces variétés équatoriales ne rendait pas bien en intérieur ou dans le climat 'nordique' de la Hollande. Heureusement pour The Seed Bank, et honnêtement, pour la scène hollandaise, un américain nommé David Watson est arrivé en Hollande en amenant avec lui des variétés de cannabis précieuses: Afghan#1 et Durban Poison qu'il a eu de Mel Frank, l'Original Haze obtenu via ses vieux amis 'Haze Brothers' de Santa Cruz, l'Indu Kush, et la variété qu'il a créer lui-même, la désormais célèbre Skunk#1. Dans le milieu des années 70', David fonda la 1ère banque de graine de cannabis, nommée "Sacred Seed Company". La collection des variétés de cannabis de Nevil changea complètement quand il rencontra Watson, car il l'a initié à la stabilisation variétale qui deviendront ses meilleures ventes. Au début Nevil achetait juste des graines à Watson et les revendait, jusqu'à ce que Nevil croisent ses lignées, et commencent à revendre la Skunk, Afghan, Hindu Kush sous son nom, une pratique qui deviendra très courante dans la communauté des vendeurs de graines. C'était aussi autour de cette période que Watson donna à Nevil 3 plants mâles de Haze qui deviendront légendaires, car Nevil les utilisera pour créer certaines combinaisons de cannabis les plus populaires que la scène cannabique a jamais vu. En effet, la plupart des variétés que Nevil utilisera pour son travail de croisement ont été donnés par des Américains. Dans le catalogue de The Seed Bank 1987, la toute 1ère page montre une Skunk#1 qui a été breedé dans les montagnes de Santa Cruz du début au milieu des années 70'. La Skunk#1 a été le choix de le plupart des cultivateurs en intérieur grâce à sa stabilité, son uniformité, son odeur exceptionnelle et son 'high'. Cette plante à été si populaire chez les breedeurs qu'on la retrouve en partie dans la plupart des variétés modernes fumés aujourd'hui. En 1985 un breedeur américain nommé Greg est arrivé avec une variété nommé 'Northern Lights'. Greg l'a vendu, donné ou échangé avec Nevil, et Nevi l'a rendu célèbre, comme il l'a fait pour de nombreuses variétés qu'il reçu des USA, comme la Big Bug, California Orange, Early Pearl et Haze. Je vois Nevil comme un grand artiste, un peu comme Pablo Picasso qui n'a pas inventé le rouge, le bleu et le vert, mais c'est sa combinaison de ces couleurs que nous apprécions tous, ceci est très similaire à l'art de croiser des plantes (TOURNURE?). Nevil pris ses plantes 'primaires', Northern Lights et Haze, mais ne les a pas seulement croisés et donné un nom, Nevil numérota chaque mâle et femelle et testa les croisements pour voir quelle plante donnait le meilleur croisement. Personne n'avait entendu parler de Northern Lights 1, 2, 3, 4, X, Haze A, B, c, mais il les croisa et trouva que le meilleur était Northern Lights 5 x Haze A. Cela peut paraitre simple, car c'est juste du croisement sélectif, mais malheureusement, la plupart des gens venus après lui ne sont pas comme Nevil. Ils ne prennent pas le temps de vraiment croiser et faire des variétés fantastiques, ce sont juste des secoueurs de pollen qui leur donne un nom. C'est pourquoi je pense que Nevil était vraiment un artiste, et il prenait vraiment le temps de breeder, et pas seulement faire des graines. Une des varietés que Nevil proposait dans son catalogue était la ruderalis, une variété qu'il aurait récupéré sur des plants sauvages le long de la frontière Russo-hongroise. Sa caractéristique était une floraison précoce qu'il a utilisé pour breeder avec d'autres plantes, car de nombreux endroits sont confrontés à un environnement nordique, les plantes qui fleurissent rapidement proposent plus d'endroit ou le cannabis peut pousser avec succès. La Ruderalis de Nevil est devenu une des génétiques précoces qui deviendra les populaires autofloraisons d'aujourd'hui. Nevil se rendait également dans des pays tels que l’Afghanistan afin de trouver des graines, et c'était sa fameuse photo imprimée sur le catalogue de 1987, prise près de la 'Khyber Pass' , tenant simplement du haschisch et souriant, qui était utilisée à la fois par la DEA américaine et par Interpol pour son avis de recherche. OPÉRATION GREEN MARCHANT Au cours des années 80' , the Seed Bank a rapporté des millions de dollars et fourni des dizaines de milliers de personnes en graines de qualité à travers le monde. Alors qu'il y avait d'autres compagnies vendant les mêmes génétiques. Peut-être c'était son courage, sa naïveté ou simplement qu'il s'en foutait, mais c'est sa vente de graine via une pub dans High Times aux USA, qui lui causa en même temps son incroyable succès et malheureusement une grosse chute. The Seed Bank était une opération plutôt sophistiquée, quand quelqu'un des USA commandait des graines en Hollande, il devait envoyer du cash, et The Seed Bank suggérait de mettre le cash entre une feuille de carbone pour éviter d'éventuelle détection. Les graines étaient ensuite envoyées à l'acheteur aux USA, Nevil ayant passé des accords avec plusieurs américains à qui il envoyait des graines en vrac et les redistribuait sur la base des lettres puis plus tard des faxes, ils recevaient des instructions contenant des codes pour les différentes variétés et le nombre de paquets, avec une adresse à qui l'envoyer. Selon la déclaration sous serment de Raymon Anthony Cogo, daté du 26 Janvier 1994, au début de l'année 1986, Nevil recevait des coups de téléphone et répondait aux questions de ses clients à propos des graines quand il receva un appel de Raymond Anthony Cogo. Les deux hommes avaient développés une amitié pendant l'été 1986, Nevil invita Cogo à venir le voir en Hollande. En janvier 1988, les deux hommes ont noué une relation de confiance et Nevil à demandé à Cogo si il voulait distribuait les graines de The Seed Bank à travers les USA, Cogo accepta. Ainsi, de Février 1988 jusqu'a Juin 1989, Cogo était le distributeur de Nevil au USA. Cogo a non seulement distribué des graines pour The Seed Bank, mais en 1988, Nevil et Cogo ont mis en place un deal ou Cogo vendrait des engrais. Comme Cogo le déclara dans sa déclaration sous serment à la DEA : "Schoenmakers m'a dit qu'il me paierait 10$ pour chaque commande de graine que j'enverrais. Plus tard, ma compensation pour ce service à été changé en accord avec Schoenmakers, aux termes duquel il a demandé à Charles Benjamin Frink de me donner la formule de The Seed Bank pour les engrais liquides, et il a accepta de la valider lorsque j'ai commencé à le commercialiser aux États-Unis" Incroyablement, Ray Cogo vend toujours les engrais qu'il a obtenu de The Seed Bank, sur son site internet "Cogo's Original Cannabis Formula" (ndt: https://www.cogosoriginalcannabisformula.com/ ) , il déclare sur la page 'à propos de nous' : "Ray Cogo voyagea en Hollande de 1986 à 1989, où il a collecté des 'formules' (trad?) d'herbes et de fleurs de cultivateurs professionnels, puis il est rentré aux USA. Étant donné que Nevil faisait de la publicité dans un magazine distribué à l'échelle nationale, la DEA participait clairement à ces ventes de graines, cependant, ils ne savaient pas d'ou venaient les graines arrivant aux USA. Selon la déclaration sous serment de l'agent de la DEA Carl Pike, une affaire contre The Seed Bank démarra le 7 Juin 1987, quand l'agent de la DEA Patrick Warner commanda des graines à TSB. Le 14 Juillet 1987, il reçut 71 graines par courrier. C'est comme ça que commença l'achat de graine par la DEA pour pouvoir établir une affaire contre TSB. Comme ces officiers étaient basés en Louisiane, l'acte d'accusation de Nevil a été déposé là-bas. Cogo distribua des graines pour The Seed Bank de Février 1988 jusqu'à Juin 1989, quand il fut arrêté dans le Michigan pour culture de Cannabis, et condamné à une peine de 6 mois de prison. A la demande de la femme de Cogo, Nevil lui envoya 30 000$ pour couvrir les frais de justice. Jusqu'à présent, la DEA n'avait pas fait le lien entre Cogo et The Seed Bank, mais cela était sur le point de changer. Selon sa déclaration sous serment, pendant que Cogo bossait sur son programme (trad?), il appris que la société qui s'occupait de la distribution de son engrais liquide, Superior Growers Inc, avait volé la formule et l'avait enlevé de la photo. Il dit que ceci et d'autre chose l'ont amené à s'adresser aux autorités et a accepté de collaborer avec eux et de leur fournir des renseignements à propos de son deal avec Nevil et TSB. Cogo déclara que les autorités n'étaient pas au courant de son implication en tant que revendeur pour TSB. Cogo est devenu la source de renseignement pour la DEA, pas seulement sur la façon dont TSB mener ses affaires, mais il a aussi donné à la DEA la liste des personnes à qui il envoyait des graines aux USA. Dans sa déclaration sous serment, il déclare " Bien que Schoenmakers m'avait dit de détruire ces listes, je les gardais pour garder une trace de mes activités à l’appui de ses opérations. Le 8 Février 1990, avec les informations fournies directement par Cogo, Nevil et Charles Benjamin Frink, ont été inculpés par le grand jury de Louisiane. C'est presque impossible de déterminer combien de personnes se sont fait perquisitionnés directement par la DEA à partir des 11000 adresses que Cogo fournit à la DEA. Les listes des clients sont sans aucun doute les premières victimes de l'opération Green Merchant, pendant que la DEA et la police locale traqués les growshops locaux pour d'éventuelles cultivateurs de cannabis. Le plus alarmant est que les agents de la DEA avait déjà les adresses de personnes ayant reçu des graines pendant que Cogo était responsable de leur envoi. En sachant qui était les cultivateurs, il suffisait simplement de les suivre jusqu'à leur growshop et d'accuser le propriétaire d'être complice de production de substance contrôlée. Ce type de comportement odieux était très courant pendant la 'guerre de la drogue', et grandement récompensé. Dans sa déclaration sous serment, Cogo déclare également : " J'ai coopéré avec la DEA Américaine et son enquête sur les activités de Neville Martin Schoenmakers et d'autres. Il n'y eu aucune charge contre moi en raison des faits relatés ici, bien que j'apprécie le fait que mes déclarations ont pour effet de m'incriminer (trad?)". Ca me désole de voir combien de vie Cogo à détruit simplement car la société d'embouteillage qu'il utilisait pour sa marque d'engrais l'avait arnaqué/baisé et qu'il voulait une sorte de vengeance tordue. Pendant que je cherchais la véritable histoire et la chronologie du cas de Nevil, je ne pouvais pas m'empêcher de remarquer l'article de Steve Hager de 1987 dans High Times joint à la déclaration sous serment de Ray Cogo en tant que «pièce jointe n ° 1». "L'opération Green Merchant" de la DEA commença le 26 Octobre 1989, et à la fin de l'année 1991, elle avait arrêté 1262 personnes, chopé 977 cultivateurs d'intérieur et confisqué un capital de 17.5 millions de $. Le 24 Juillet 1990, Nevil fut arrêté en Australie pendant qu'il rendait visite à sa famille. Même si Cogo à fournit à la DEA plus de 11000 adresses, Nevil fut seulement accusé d'avoir envoyé un total de 1921 graines aux agents de la DEA et à des cultivateurs de la région de la Nouvelle-Orléans de 1985 à 1990, mais aussi de la culture de plus de 1000 plantes, en le reliant aux accusations de complots de personnes qui ont acheté ses graines et cultivé du cannabis aux USA (trad?). Nevil passa 11 mis en prison en Australie en attendant son extradition vers les USA. Pendant qu'il était en prison, son ami Ben Dronkers, propriétaire du Sensi Coffee Shop , a conclus un accord avec Nevil et lui racheta ses parts de The Seed Bank, son fils Alan Dronkers déménagea dans le 'cannabis castle' et continua le travail de Nevil. En Juin 1991, le gouvernement Australien donna à Nevil une caution de 100000$ qu'il paya, et en moins de 6 semaines, Nevil quitta le pays et retourna en Hollande, ou le gouvernement ne l'extraderait pas vers les USA pour un fait qui n'était pas un crime en Hollande. The Seed Bank est devenu Sensi Seed Bank, et son 1er catalogue de graine paru en 1991. L'autre gros changement était que les graines n'était plus envoyé aux USA. Ben Dronkers décida de regarder vers l'Est et dirigea la marché des graines vers la culture du cannabis émergeant du bloc de l'Est (trad?), l'idée était excellente et à pratiquement sauvé Sensi Seed Bank de plus d'inculpations, car la DEA avait gardé secret son agent Ray Cogo jusqu'à ce qu'il rende sa déclaration sous serment le 26 Janvier 1994, et son implication dans cette affaire est devenue un dossier public. MÉMOIRES PERSONNELLES Lorsque je suis allé à Amsterdam pour la Cannabis Cup en Novembre 1994 en compagnie de Jack Herer et l'équipe de High Times, j'ai eu la chance d'assister à la toute première visite du château ouverte au public, qui était en fait juste ouverte aux amis et proches de High Times, et c'était quand Ben Dronkers honora Jack Herer avec une variété en son nom. Nevil était la, nerveux, et resta sur le toit pendant la plupart des festivités, habillé comme un fantôme. Quand je vivais la bas en 1996, le partenariat entre Nevil et Sensi Seed Bank s'arrêta, pendant un moment Nevil partit bosser avec Arjan et Scotty alias Shantibaba du Greenhouse Cafe, qui avait démarré sa propre compagnie de graine juste un an avant. Malheureusement, l'égo pris le dessus et le partenariat ne dura pas longtemps, mais pendant ce temps, Nevil croisa sa "Northern Lights #5 x Haze" avec la Haze(C) , et l'appela "Nevil's Haze" , ce croisement était incroyable. Puis il pris cette plante et la croisa avec la Skunk#1, qui donna la Super Silver Haze, plusieurs fois récompensé. Dans les années qui ont suivi, Nevil est retourné en Australie, et pendant un court moment à fait un retour dans l'industrie qu'il a aidé à créer, cependant, en tant que toxicomane de longue date, il se battait à la fois contre l'hépatite C mais aussi un cancer, il décéda malheureusement en Mars 2019. L'impact que laissa Nevil sur la culture du cannabis est énorme, son influence est indéniable, et de nombreuses variétés qui sont passés entre ses mains sont devenus légendaire. Je pense que toute la scène cannabis doit beaucoup de respect à Nevil pour la diffusion des ses génétiques pendant tant d'années. Quand j'ai vécu à Amsterdam en 1996, j'a eu l'immense plaisir de trainer avec lui à de nombreuses reprises, jouant aux échecs et apprenant de lui. A de multiples occasions ma copine et moi étions invités au château pour fumer du hash, dormir et être inspiré. Nevil était très ouvert à la discussion à propos du breeding de cannabis et prenait toujours le temps d'expliquer à ceux qui en savaient moins que lui. Nevil était un professeur gentil avec moi et j'oublierais jamais le temps passé avec lui. Longue vie à la légende du Cannabis Castle. Nevil Martin Schoenmakers 2 Février 1957 – 30 Mars 2019 Todd McCormick source: https://growmag.com/growmag_feature/legacy-of-a-legend/ BonuXXX La vidéo du cannabis castle ( je pense que c'est bien celle dont parle l'article, Nevil en 'ghost' à 8m25 , présence de Jack Herer et présentation de la JH) Le mâle Haze C Les Hazes 5C ( Northern Lights#5 x Haze C) et 5A ( Northern Lights#5 x Haze A) , par contre je sais plus qui est qui: (source: forum Mrnice pour les 3 photos ci dessus) Des éléments de l'affaire : 1990 Affidavit of Prosecutor.pdf 1994 Affidavit of Anthony Ray Cogo Nevil Snitch.pdf 1994 Affidavit of Prosecutor.pdf pixenvrak: Ray 'the snitch' Cogo Sous sol du Cannabis Castle (source des 3pdf et photo ci dessus : McCormick@THCfarmer) Un extrait (google book, donc pas toute les pages dispo) de "l'international law reports" : https://books.google.fr/books?id=uXSgohJ1LLwC&pg=PA184&lpg=PA184&dq="Charles+Benjamin+Frink"+cannabis&source=bl&ots=FGy-vfiaL1&sig=ACfU3U3q5ta4KwN4LSLgfuDA0HsxM4k4og&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwj3s_PMtIDiAhUjsaQKHbmeDqQQ6AEwAHoECAAQAQ#v=onepage&q="Charles Benjamin Frink" cannabis&f=false (instant autopromo) : les vieux catalogues de TSB/Sensi Seed: Spécial4indi Fiou, finit , malgré plusieurs relectures (écriture à l'arrache dans bloc-note et relecture sous word^^) , il reste surement des fautes, mais il y a surtout certains passages que j'ai eu du mal à traduire/adapter, hésiter pas à proposer une meilleur traduction Thx Indi pour le feu vert Bonne lecture. A+
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    Neuf mois après la légalisation du cannabis récréatif au Canada, le gouvernement fédéral a annoncé jeudi l'entrée en vigueur d'une loi simplifiant l'obtention d'une amnistie pour les personnes ayant déjà été condamnées pour possession simple de cette drogue. Le ministre canadien de la Justice, David Lametti, se préparant à témoigner devant la commission parlementaire de la Justice, à Ottawa, le 21 février 2019. Photo d'archives REUTERS/Chris Wattie Les demandes d'amnistie ou de suspension de casier judiciaire sont désormais gratuites, se font par le biais d'un formulaire en ligne, et leur traitement sera accéléré, a annoncé le ministre canadien de la Justice David Lametti. Une demande d'amnistie coûtait auparavant 631 dollars canadiens (430 euros) et son traitement pouvait prendre de 5 à 10 ans. L'amnistie pourrait concerner 250.000 personnes, a précisé M. Lametti. Elle bénéficiera en particulier aux "communautés marginalisées", a poursuivi le ministre, étant donné que l'ancienne loi "a eu un impact disproportionné sur elles par le passé", en les empêchant souvent d'occuper un emploi ou de trouver un logement. Les étrangers condamnés au Canada sont aussi éligibles à cette amnistie. Avant que le Canada ne devienne le deuxième pays au monde à légaliser le cannabis récréatif le 17 octobre 2018, les personnes arrêtées pour possession simple encouraient jusqu'à six mois de prison et une amende de 1.000 dollars (681 euros). L'amnistie "ne garantit pas à une personne le droit d'entrer dans un autre pays ou d'obtenir un visa étant donné que les pays étrangers ne sont pas liés par les lois canadiennes", a cependant souligné de son côté le ministère de la Sécurité publique. Source: lorientlejour.com
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    Le cannabis renferme des antidouleurs 30 fois plus puissants que l'aspirine Publié le 29/07/2019 à 10h25 Lire la bio Céline Deluzarche Journaliste Classé sous :antalgique , cannabis , antidouleur De multiples bienfaits ont déjà été attribués au cannabis : il permettrait de lutter contre la dépression, les douleurs chroniques, aurait des propriétés anticancéreuses et pourrait même améliorer la vision nocturne. La plupart de ses propriétés apaisantes et antalgiques sont dues à deux substances actives contenues dans la feuille de cannabis, le tétrahydrocannabinol (THC) et le cannabidiol (CDB). Mais des chercheurs de l'université de Guelph (Canada) ont découvert deux molécules, la cannflavine A et la cannflavine B, qui auraient un effet anti-inflammatoire 30 fois plus puissant que l'aspirine, révèlent-ils dans une étude parue dans Phytochemestry. Ces flavonoïdes, uniques au cannabis sont en réalité connus depuis les années 1980, mais comme ils sont présents en très petite quantité par rapport aux autres composés (à peine 0,14 % du poids de la feuille), ils n'avaient pas trop intéressé le milieu médical. La cannflavine A et la cannflavine B sont présentes en petite quantité dans le cannabis et possèdent un puissant effet anti-inflammatoire. © Kevin Rea at al, Phytochemestry, 2019 Tariq Akhtar et ses collègues ont aujourd'hui identifié les gènes responsables de la fabrication des cannflavines, ce qui pourrait permettre leur biosynthèse et amener au développement de futurs médicaments antidouleurs. « Contrairement aux antalgiques actuels, les cannflavines n'entraînent pas d'effets secondaires », assure Tariq Akhtar. On sait par exemple que le paracétamol est toxique pour le foie et que l'aspirine augmente les risques d'hémorragie et que les AINS sont néfastes pour le cœur. Ces molécules pourraient également constituer une alternative intéressante aux opioïdes car elles agissent à la source même de l'inflammation et non au niveau des récepteurs du cerveau. Les chercheurs ont d'ores et déjà déposé un brevet pour un futur développement commercial. Deux nouvelles molécules antidouleur ont été identifiées dans le cannabis. © lvnl, Fotolia https://www.futura-sciences.com/sante/breves/antalgique-cannabis-renferme-antidouleurs-30-fois-plus-puissants-aspirine-976/ Hola ! ... et deux molécules en plus de toutes celles qui n'ont pas encore révélé leurs potentiels ! J@h+
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    À nouveau, Strasbourg sera bientôt au cœur du long débat sur les avancées pharmacologiques et les utilisations thérapeutiques des cannabinoïdes, toujours taboues en France mais reconnues dans d’autres pays. Photo: Le cannabis peut être utilisé à des fins thérapeutiques. Photo archives DNA/David GEISS Pour la huitième année, et à Strasbourg cette fois encore, une question médicale restée en suspens fera l’objet d’un colloque international. À l’initiative de l’Union francophone pour les cannabinoïdes en médecine (UFCM), des praticiens et des experts, des patients et des témoins s’interrogeront sur ce paradoxe propre à certaines substances contenues dans le cannabis : alors que les études scientifiques se succèdent pour accréditer leur apport sur certaines pathologies chroniques invalidantes sévères, alors qu’un nombre grandissant de pays dans le monde organise l’accès à ces composants sans équivalents dans la pharmacopée, en France il reste impossible de se soigner concrètement et légalement avec des dérivés du chanvre, appelés cannabinoïdes. Selon Christian Muller, chercheur en pharmacologie à l’Institut pluridisciplinaire Hubert Curien de Strasbourg (CNRS-Unistra), la diabolisation dont fait preuve l’usage du cannabis, et l’interdiction qui l’accompagne, empêchent de considérer à sa juste mesure la portée de cet outil thérapeutique sur des pathologies aussi sérieuses que la sclérose en plaques ou les affections rhumatologiques graves, ainsi que par exemple sur les effets secondaires de chimiothérapie. Un retard par rapport à d’autres pays Alors que son laboratoire accueille une étude in vitro sur l’usage d’un principe appelé CBD sur des cancers colorectaux, notamment, il lui apparaît que la France souffre d’un retard par rapport aux pratiques désormais certifiées aux États-Unis, en Israël, au Canada, au Luxembourg, en Grande-Bretagne ou dans la toute proche Suisse. Pour certains scientifiques, il y a là les signes d’un lobbying d’une industrie pharmaceutique productrice de ces anti-inflammatoires opiacés, des « concurrents » qui développent notamment des addictions, « contrairement aux cannabinoïdes ». Résultat, les patients souhaitant accéder à ces principes extraits de la plante les produisent eux-mêmes, de manière souvent peu satisfaisante, ou se les font livrer après les avoir commandés sur Internet. Le tout à leurs risques et périls, des condamnations pouvant être prononcées. Les conditions d’une autorisation de mise sur le marché avaient été avancées il y a quelques années en France mais, malgré un débat récent en France, un vide persiste au détriment de l’intérêt médical des malades demandeurs de cette alternative. Le colloque réunira à nouveau de nombreuses personnalités engagées sur ces questions, dont Marie Jauffret-Roustide, membre du comité scientifique spécialisé temporaire sur la question du cannabis à usage thérapeutique en France et Bertrand Lebeau-Leibovici, médecin addictologue. Ils ouvriront ce symposium accessible au grand public en compagnie de Christian Muller, responsable du pôle scientifique et de Bertrand Rambaud responsable du pôle patient de l’association UFCM I Care. Le 28 juin à la faculté de pharmacie de Strasbourg, ouvert au public sur inscription préalable sur : ufcmed.org Source: dna.fr On en parle sur le forum
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    À quoi ressemblera la future expérimentation du cannabis thérapeutique en France? Photo: Un travailleur contrôle des plants de cannabis dans une serre du site de production européen du producteur canadien de cannabis Tilray, à Cantanhede, au Portugal, le 24 avril 2018 AFP/Archives - PATRICIA DE MELO MOREIRA Après avoir entendu patients, médecins et pharmaciens, le comité d'experts chargé d'en définir les contours a auditionné mercredi les acteurs étrangers de ce marché en pleine expansion. Au fil des auditions menées depuis janvier, les membres du comité mis en place par l'Agence du médicament (ANSM) ont pu mesurer les attentes autour de leur futur avis, prévu fin juin, mais aussi de la complexité des questions auxquelles ils doivent répondre. Il s'agit en effet de traiter le cannabis thérapeutique comme un "nouveau médicament" en dépit de son statut particulier de préparation à base de plantes, dans un domaine en pleine expérimentation où les preuves d'efficacité ne sont pas encore toujours établies. Il faut également répondre à l'impatience des patients, qui veulent disposer d'un produit sûr et à la qualité constante au lieu de devoir se fournir sur le marché noir, tout en tenant compte de la diversité de leurs besoins et des craintes de certains médecins d'envoyer un "signal" de laxisme envers l'usage récréatif du cannabis. Le principal enjeu est donc de savoir si les 13 experts, avec à leur tête le psychiatre et pharmacologue Nicolas Authier, recommanderont une expérimentation largement ouverte ou plus restreinte. En avril, les auditions portant sur le cadre de prescription avaient fait émerger le souhait des associations de patients d'une mise à disposition la plus large possible, permettant notamment aux médecins généralistes de prescrire du cannabis thérapeutique et pas seulement aux spécialistes tels que les neurologues ou les centres de la douleur. L'analyse des expériences dans les pays étrangers montre que "plus ils cadrent l'utilisation, plus il y a une adhésion des profesionnels de santé à le prescrire", souligne toutefois Nathalie Richard, directrice adjointe des antalgiques et des stupéfiants à l'ANSM. Elle cite l'expérience du Canada où les prescriptions ne décollaient pas au départ, car aucune instruction n'était disponible pour les médecins. "Maintenant que c'est plus cadré, ça marche mieux", assure-t-elle. - Fleurs, huile ou gélules - Inversement, les représentantes du producteur canadien Tilray, auditionnées mercredi, ont mis en garde contre un régime trop strict: en Australie et au Royaume-Uni, où le cannabis thérapeutique devait dans un premier temps faire l'objet d'une autorisation nominative d'utilisation pour chaque patient pour être importé, cela s'est traduit par des coûts et des délais très importants pour les malades. Ces deux pays ont par la suite autorisé Tilray à importer ses produits à base de cannabis "en vrac" et à les stocker sur place. Le représentant d'une autre société canadienne, Canopy Growth, a aussi plaidé pour qu'un "large portefeuille" de produits soit autorisé d'emblée, afin de "couvrir les besoins divers des patients": selon les pathologies et les symptômes, certains vont se tourner plutôt vers les fleurs séchées en inhalation, qui ont un effet rapide, tandis que d'autres préféreront les huiles ou les extraits en gélules, d'action plus lente. De même, ils n'auront pas besoin des mêmes dosages des deux principes actifs du cannabis, le THC et le CBD, pour obtenir un soulagement, a-t-il expliqué. L'ANSM s'est prononcée en décembre 2018 en faveur du cannabis thérapeutique pour les douleurs non soulagées par d'autres thérapies, les épilepsies résistantes aux traitements, les effets secondaires des chimiothérapies ou encore pour les soins palliatifs et les contractions musculaires incontrôlées de la sclérose en plaques. Si l'expérimentation devrait commencer "avant la fin 2019", on n'en connaît pas encore la durée. On peut tabler sur "un temps relativement limité", souligne Nathalie Richard, car "il faut qu'elle donne lieu rapidement à un bilan", pour voir si des ajustements sont nécessaires. Le champ géographique reste aussi "à définir": France entière ou seulement certaines régions, comme cela avait été le cas pour l'expérimentation de la vaccination en pharmacie. Avant de rendre son avis, le comité mènera une dernière série d'auditions le 26 juin, pour entendre les potentiels acteurs français de cette filière. La Creuse, traditionnel producteur de chanvre, compte s'appuyer sur la culture et la transformation du cannabis thérapeutique pour redynamiser son territoire. Dans un premier temps, pour démarrer l'expérimentation dans le calendrier prévu, il est toutefois probable qu'il sera fait appel à des produits importés, souligne l'ANSM. https://www.sciencesetavenir.fr/sante/cannabis-therapeutique-la-future-experimentation-prend-forme_133679?fbclid=IwAR2rTK6uiUYZrMMPN6NUMTKNGnJCi_om18sKLgseh7kmUiK20Ao2veSUcQw Hey prochaine audition le 26 Juin avec de nouveau les asso ... @+ On en parle sur le forum
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    Pour faire face à la chute des prix du cannabis, les producteurs officiels américains se tournent vers l’efficacité énergétique. Un article de notre partenaire, le Journal de l’environnement. Photo: Le coût de l'énergie représente 20 à 40% du prix du produit final. [Shutterstock] C’est peu de dire que la récente légalisation partielle de la production de marijuana, aux Etats-Unis, a bouleversé la donne. Une quarantaine d’Etats fédérés autorisent désormais la production de cannabis pour des usages récréatifs ou médicaux. Une soixantaine de millions d’Américains s’adonneraient ainsi, plus ou moins régulièrement, aux joies de la fumette. Au plan climatique, le développement de la culture, sous serre le plus souvent, n’est pas totalement anecdotique. La production de plants de cannabis fortement dosés en principe actif impose des conditions de température et d’hygrométrie strictes, nécessitant le plus souvent l’emploi de puissantes lampes à UV et de climatiseurs. Deux véritables pompes à électrons, rappelle Utility Dive. 500 producteurs autour de Denver Selon une étude du consultant New Frontier Data, les centaines de producteurs légaux consommaient plus d’un million de mégawattheures (MWh) d’électricité par an en 2017, contre près de 3 millions prévus en 2022. Les producteurs illégaux consommeraient en effet trois fois plus de courant que les officiels. Au niveau national, pareil soutirage relève de l’épaisseur du trait. Ce n’est pas le cas dans les régions de forte production. Dans la région de Denver (Colorado), les serristes du cannabis consomment près de 4% du courant local: autant que l’internet. Dans cet Etat, la demande d’électricité des 500 producteurs a été multipliée par 8 entre 2011 et 2016. La sécurité de l’approvisionnement en électricité de certaines régions n’est pas le seul problème posé par le développement exponentiel du cannabis. En 2017, le chauffage et la climatisation des serres ‘légales’ émettaient 500 000 tonnes de CO2 par an. Ce chiffre pourrait tripler d’ici à 2020, estime New Frontier Data. En incluant la production illégale, le bilan carbone de la «beuh» américaine pourrait flirter avec les 5 Mt CO2 par an, à cet horizon. Pas terrible. Chute des prix Fort heureusement, l’économie veille. Avec le développement de la concurrence, les prix du marché des produits issus de la marijuana se sont effondrés. Dans le Colorado, toujours, la livre de cannabis était vendue 750 dollars (445 euros) en 2017, contre 500 dollars (296 euros) fin 2018. Cette année, les prix pourraient flirter avec les 300 dollars (178 euros). Pour rester compétitifs, les producteurs doivent serrer les boulons, notamment ceux de l’énergie, dont les coûts peuvent représenter 20 à 40% du prix du produit final. Certaines institutions, comme l’Energy Trust de l’Oregon, commence à financer des systèmes d’éclairage et de chauffage à LED, nettement moins énergivores que des lampes de croissance à vapeur de sodium. Entre fumette et planète, on pourra ne plus choisir. Source: euractiv.fr On en parle sur le forum
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    Le film « Grass is Greener » vient de sortir sur Netflix. Un documentaire qui retrace l’histoire du cannabis à travers celle des afro-américains. Des premiers défenseurs de la plante miracle aux États-Unis que furent les artistes de Jazz à aujourd’hui. Une œuvre passionnante dont un passage a attiré notre attention : celui centré sur les rappeurs, qui convergeaient tous vers un même point dans les années 1990 pour se fournir en bonne weed. Chez un certain Branson. Who is Branson ? Il y a des légendes de rue. Qui font parler d’elles sans que l’on sache vraiment qui elles sont. Branson était de ceux-là. Le New York Times l’a tout simplement décrit comme le « plus gros trafiquant de weed de l’histoire de New York. » Kareem « Biggs » Burke, cofondateur du label Roc-A-Fella se souvient : « Il était le Keyser Soze de l’époque : une légende dont on vous parle mais que vous ne voyez pas ». Même B-Real, certes un grand fumeur de joint mais qui vient de Los Angeles, a entendu parler du trafiquant qui avait ses quartiers à Harlem : « On trouve de la mauvaise weed partout mais quand tu veux en trouver de la bonne, c’est vers ce genre de gars qu’il faut se tourner. Son nom circulait partout. » Tous les rappeurs du cru allaient se fournir chez lui dans les années 1990. Preuve de la qualité de son produit. Notorious B.I.G et Redman comme clients Résultats, ses clients le remerciait aussi en chanson. Plus de 70 morceaux évoquent Branson et sa weed. Petit florilèges de quelques dédicaces bien senties au roi de Harlem. La plus connue est sans doute celle de Notorious B.I.G sur son classique « Rap Phenomenon », produit par DJ Premier. Il évoque sa nouvelle richesse à travers l’acquisition d’une grosse quantité de cannabis : « Me and my nigga Lance, took Kim and Cease advance / Bought ten bricks, four pounds of weed plants from Branson » (« Moi et mon gars Lance on a avancé Kim et Cease / acheté 10 briques, 1,8 kilos de weed à Branson »). La petite histoire, c’est que Biggie a appelé Branson pendant l’enregistrement et l’a fait écouté à celui-ci ! Redman a également une riche histoire avec le dealeur. Déjà parce qu’il en parle dans plusieurs morceaux. « Cause I’m crazy off that chronic from my man Branson » dans Da Journee ; « Get my weed from Branson cause his sack’s bigger » dans Whateva Man ; et qu’il a même écrit un titre en son hommage en 2007 intitulé « Branson Branson ». Ensuite parce que sa maman a retrouvé récemment dans la maison familiale des sachets de weed vieux de 20 ans. Et devinez d’où ils provenaient ? De chez notre chère Branson ! Et vu les personnes qu’il a taguées sur le post ci-dessous, cela ne fait pas de doute qu’ils ont passé de belles soirées ensemble. « Elle vient d’un des ‘riders’ de la marijuana sur la East Coast, Branson Bébé ! » clame-t-il fièrement. Nombreux sont les autres Mc’s new-yorkais à avoir profité de la beuh de ce monsieur. Noreaga dans « It’s not a game » (« Move mystical enchanting branson weed at me »). Raekwon dans « Take It Back » du Wu-Tang (« Lay on ya hands, let the Branson break bread »). LL Cool J dans Shut’ Em Down (« Smoke a little Branson on the side of the mansion »). La The Darkman dans Wu-Blood Kin (« On Saint Nick call that Branson weed spot kid »). Dave East dans « I don’t understand it » (« I got my weed from Audebum, my cousin got his from Branson »). Une véritable légende de la rue qui semble avoir pris du recul avec cette activité et ce serait orienté vers la vente de vins et de spiritueux, toujours avec une clientèle luxueuse. Il restera parmi les hommes de l’ombre les plus cités du hip-hop américain. Source: hiphopcorner.fr On en parle sur le forum
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    Bien des gens redoutent d’être exposés involontairement à la fumée secondaire du cannabis de peur d’échouer à un test de dépistage ou d’être drogués sans le vouloir. Ces craintes sont-elles fondées ? Photo: Chris Young La Presse canadienne De nombreux consommateurs de cannabis, comme cette femme qui fumait dans un parc de Toronto, mercredi, exposeront d’autres personnes à de la fumée secondaire. En raison de son illégalité, les études scientifiques sur le THC, l’une des composantes chimiques actives du cannabis, étaient jusqu’ici assez rares, de petite taille et souvent de faible qualité. « À la suite de notre analyse de quelques études originales portant sur les effets sanitaires de la fumée secondaire de cannabis, nous constatons que la majorité d’entre elles présentent plusieurs limites », expliquent conjointement les chercheurs Patrick Poulin, Jean-Marc Leclerc et Annie Montreuil, de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), avec qui l’Agence Science-Presse a communiqué par courriel. Même si les conséquences d’une exposition passive au THC présent dans la fumée secondaire du cannabis sont encore méconnues, quelques éléments se dégagent tout de même des études portant sur les effets physiques et psychologiques pouvant découler d’une telle exposition. Dépistage positif : les limites Une revue de la littérature, publiée en 2017 dans le Journal de l’Association médicale canadienne (CMAJ), basée sur 15 études expérimentales dont la qualité est jugée de « faible à bonne », nous apprend que l’exposition à la fumée secondaire du cannabis peut mener à la présence de THC dans les fluides corporels des non-fumeurs. Plusieurs facteurs auraient une influence sur la quantité qu’on retrouvera dans leur sang, leur urine ou leur salive : concentration en THC du cannabis consommé, nombre de fumeurs présents dans la pièce, nombre de joints fumés durant l’expérience, concentration de fumée, intensité de la ventilation et durée d’exposition. Les chercheurs de l’INSPQ expliquent que les « études ayant permis de détecter du THC chez des non-fumeurs intégraient une période d’exposition à de la fumée de cannabis provenant de plusieurs fumeurs, pendant quelques heures, dans un milieu fermé vraisemblablement mal ventilé ». Dans la vraie vie, ces conditions d’exposition sont rarement réunies. Autrement dit, « on est beaucoup moins exposé au THC si on marche à côté d’un groupe qui fume sur le trottoir que si on passe une soirée dans une pièce mal aérée en compagnie de fumeurs de cannabis », explique Fiona Clement, l’une des chercheuses ayant participé à cette revue de la littérature. « Mais si les conditions sont réunies, un non-fumeur pourrait tout à fait échouer à un test de dépistage de drogue », estime Mme Clement qui est également professeure associée à l’Institut O’Brien pour la santé publique de l’Université de l’Alberta. Encore faudrait-il que ce dépistage soit effectué rapidement. Des études ont démontré qu’il était peu probable que les composés du THC soient présents en quantité suffisante pour être détectés après une courte période de temps. C’est le cas, par exemple, de deux études publiées dans le Journal of Analytical Toxicology, la première établissant que le risque d’obtenir un résultat positif à la suite d’un test de salive était limité aux 30 minutes suivant une exposition passive, et l’autre concluant que les résultats positifs sont « probablement rares, limités aux heures qui suivent immédiatement l’exposition et ne surviennent que dans des conditions environnementales où l’exposition est évidente ». En bref, si on se fie aux études, cela semble possible, mais assez peu probable. Des effets psychoactifs ? Mais peut-on être intoxiquéà la suite d’une exposition à la fumée secondaire de cannabis ? Dans son article, le CMAJ souligne que, parmi les études retenues pour cette revue de la littérature, certaines rapportent des effets psychoactifs chez les non-fumeurs, mais que ces effets étaient plus faibles que ceux ressentis par les fumeurs. L’une d’entre elles, également citée sur le site Web du National Institute on Drug Abuse, rapporte « des effets subjectifs légers » qui donnent une « impression de high » et « de légères altérations du rendement dans les tâches motrices » chez les non-fumeurs placés dans un espace confiné avec des gens fumant de la marijuana à haute concentration de THC. Autrement dit, il semble possible de ressentir certains effets psychoactifs, mais ces effets seraient légers et restreints aux situations d’extrême exposition, peu communes dans la vie de tous les jours. Limites des études existantes Bien que les études produites ces dernières années apportent un éclairage incomplet sur les effets de ce type d’exposition, les questions qu’elles soulèvent ne sont pas sans intérêt. « La légalisation du cannabis pourrait faire en sorte qu’une plus grande proportion de la population soit exposée aux substances actives présentes dans la fumée secondaire de cannabis. Nous pensons que la mise en place des politiques qui protègent ceux qui ne désirent pas être exposés ou qui sont les plus à risque, comme les enfants, est souhaitable, explique Mme Clement. Des recherches afin de mieux comprendre cette exposition passive doivent aussi être menées. » Source: ledevoir.com On en parle sur le forum
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    Tous les partis politiques représentés à la Chambre ont compris qu’il fallait prendre position sur la légalisation du cannabis. La société civile avait mis la pression en présentant une pétition à succès. D'après un sondage, 9,8% des jeunes entre 15 et 34 ans ont reconnu en avoir consommé plus ou moins régulièrement les douze derniers mois. (illustration Editpress) Le débat sur la légalisation du cannabis fait régulièrement surface, mais depuis ces dix dernières années, il devient de plus en plus présent. Cette année, les citoyens ont décidé de mettre la pression sur les partis politiques par le biais de la pétition déposée à la fin du mois de mai et qui avait raflé les 4 500 signatures nécessaires en quelques heures seulement pour en totaliser près de 7 500 au final. Les pétitionnaires ont eu droit au débat public à la Chambre des députés et ont pu savoir ce que les partis envisageaient de faire ou de ne pas faire pour légaliser le cannabis, c’est-à-dire rendre la substance légale comme peut l’être l’alcool. À l’occasion de ce débat, la ministre de la Santé avait livré les chiffres d’une étude statistique indiquant que 9,8% des jeunes entre 15 et 34 ans ont reconnu en avoir consommé plus ou moins régulièrement les douze derniers mois. Les partis politiques avaient eu l’occasion de préciser leur position et la majorité d’entre eux s’étaient prononcés pour une légalisation sous certaines conditions, à commencer par un contrôle strict de l’État sur la production et la vente. Le DP, qui ne voulait pas entendre parler de légalisation dans son programme en 2013, n’a pas su résister à la pression de sa section des jeunes. En effet, le président Claude Schommer avait déclaré au printemps dernier que les jeunes démocrates «ne lâcheraient rien» en ce qui concerne la légalisation du cannabis. La chose est devenue si sérieuse et pressante aux yeux des députés que le président de la commission des Pétitions, Marco Schank (CSV), avait annoncé la création «au mois de septembre» d’une commission jointe pour débattre de façon élargie des problématiques liées aux drogues, dont le cannabis, mais aussi à l’alcool, aux jeux ou encore aux médicaments. Étudier les modèles existants Il s’agira pour les députés d’examiner de plus près les modèles existant dans d’autres pays en matière de politique des drogues, alors que les pétitionnaires, eux, évoquaient une légalisation du cannabis récréatif et sa vente dans des coffee shops au Luxembourg. Une perspective effrayante pour certains politiques qui y voient déjà les portes ouvertes au tourisme de la fumette. Les pétitionnaires avaient avancé le modèle canadien comme exemple à suivre. En juin dernier, Justin Trudeau a annoncé que la légalisation du cannabis serait fixée au 17 octobre prochain. La loi autorise la culture personnelle de quatre plants par ménage. «Notre objectif est un objectif de sécurité et de santé publiques», avait rappelé Justin Trudeau, convaincu que la vente légale fera du mal au crime organisé. L’exemple canadien sera observé de très près, mais il faut d’abord attendre les premiers effets de cette nouvelle légalisation. Pas sûr que la police et la justice se retrouvent avec moins d’affaires à traiter. La situation au Luxembourg est claire pour le moment : «Tout est interdit : l’achat, la consommation, la vente», avait rappelé Félix Braz. Il n’en demeure pas moins que se procurer du cannabis dans le pays est assez accessible. Le ministre de la Justice avait balayé l’argument selon lequel une légalisation du cannabis allègerait le travail des autorités policières et judiciaires : «Il restera toujours du travail pour la police et la justice. Car il faudra contrôler s’il n’y a pas de marchés parallèles», avait-il conclu à la Chambre des députés devant les pétitionnaires. Geneviève Montaigu Source: lequotidien.lu On en parle sur le forum
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    Michaël Jeremiasz, champion paralympique de tennis, était l'invité des Grandes Gueules ce mercredi 3 octobre. Interrogé par la GG Elina Dumont, sur les bienfaits du cannabis thérapeutique, le sportif de haut niveau l'affirme: le cannabis soulage véritablement des douleurs. "Il est prouvé que c’est utile". Le quadruple médaillé de tennis en fauteuil, Michaël Jeremiasz, s’est confié sans tabou dans Les Grandes Gueules sur sa consommation de cannabis comme solution pour soulager les douleurs mais aussi comme réconfort. "J’en parle dans le livre mais moi, à 18 ans, je consommais du cannabis qui n’était pas du cannabis thérapeutique prescrit par le corps médical mais qui nous, nous faisait un bien fou. Il faisait un bien fou aux blessés médullaires donc avec des pathologies de la moelle épinière et aux amputés. Il soulage les douleurs". "Je suis pour la légalisation du cannabis" "Mais aussi parce que c’est un moment de votre vie où vous avez besoin de lâcher prise. C’était des moments où on se retrouvait tous les jours avec les camarades. Donc je suis évidemment pour mais aussi pour la légalisation du cannabis". Invité du "Grand Oral" des Grandes Gueules, Michaël Jeremiasz est venu présenté son nouveau livre: "Ma vie est un sport de combat", aux éditions Marabout. Source: rmc.bfmtv.com On en parle sur le forum
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    Les ventes de vaporisateurs se multiplient, prisés par ceux qui veulent consommer du cannabis plus « sainement ». Cela reste illégal, mais c’est moins nocif, nous confirme un addictologue. Photo: Le vaporisateur à herbe est de plus en plus prisé par les fumeurs de joints. LP/Olivier Lejeune « A chaque fois que je fumais un joint, je replongeais… dans la consommation de cigarettes. Au cours d’un voyage aux Etats-Unis, j’ai trouvé un vaporisateur à herbe. Cela peut paraître étrange, mais cela m’a permis de fumer sainement ». Jonas, 42 ans, cadre et sportif, fait partie de ces nouveaux consommateurs de cannabis… soucieux de leur santé ! Un paradoxe qui fait le bonheur des vendeurs de vaporisateurs électroniques portables, en vente sur Internet et dans quelques magasins de cigarettes électroniques. Le principe ? Une alternative au traditionnel joint. Avec ces appareils, aucune combustion ni fumée. On chauffe l’herbe de cannabis jusqu’à 190 °C, pour en dégager de la vapeur. On aspire ainsi uniquement les principes actifs de la plante illégale en France. Très en vogue aux Etats-Unis « Aujourd’hui, les gens veulent inhaler propre et manger sain », assure Grimhild dans son magasin, l’un des rares spécialisés en « vap’», dans le XIe arrondissement de Paris. Ici, officiellement, les vaporisateurs ne servent qu’à aspirer de la vapeur de laurier, camomille ou de guimauve. « Beaucoup veulent l’adopter et abandonner la cigarette électronique, qu’ils trouvent trop toxique. Sur Internet et dans notre boutique, on en vend jusqu’à 5 à 10 par jour », reprend Grimhild. Ces appareils, très en vogue aux Etats-Unis, sont utilisés dans des cliniques en Allemagne, en Israël, ou en Suisse, pays qui ont légalisé l’usage médicinal du cannabis, sous forme de CBD, une molécule du chanvre, pour calmer l’anxiété et les douleurs. Certains ressemblent à s’y méprendre à des cigarettes électroniques, d’autres tiennent dans le creux de la main. Les prix varient de 75 à 300 €. « On ne peut pas parler de boom, comme avec la cigarette électronique, mais d’une tendance », assure Nicolas Atlan, de la boutique « Docteur Vaporisateur ». Moins toxique « Quand on fume du chanvre mélangé à du tabac, on avale du goudron, des métaux lourds, du monoxyde de carbone », raconte Florent Buffière, de l’association Norml, qui milite pour un assouplissement de la réglementation sur le cannabis. Sur son site, on conseille l’utilisation du vaporisateur plutôt que le « pétard » qui « noircit les poumons ». Même son de cloche chez Olivier, 28 ans, chargé de projet : « Je me suis mis à la course. J’ai aussi arrêté l’alcool et le tabac. Mais pas question pour moi de décrocher du cannabis. D’où mon passage au vaporisateur. En plus, c’est économique et on sent davantage les arômes. Des amis m’ont suivi ». Amine Benyamina, addictologue à l’hôpital Paul-Brousse de Villejuif (Val-de-Marne), confirme que si on ne peut pas se passer d’herbe, la vaporisation se révèle « moins nocive » : « Tous les produits issus de la combustion sont à éviter. Avec ce procédé, on évite le tabac, qui contient plus de 4 000 substances, la plupart toxiques. Ils ont raison de l’utiliser, conclut-il. Cette technique est même indiquée dans le chanvre thérapeutique ». Autre particularité de ces nouveaux joints : la vapeur se révèle quasi inodore ; les appareils se font de plus en plus discrets. « J’ai déjà vapoté dans la rue, mais aussi en réunion et même… dans l’avion, sans que personne ne s’en aperçoive », se vante Jonas. De quoi donner du fil à retordre aux autorités dans leur traque aux fumeurs de drogue. VIDEO. Cannabis : et si le vaporisateur prenait la place du joint ? Source: leparisien.fr https://www.cannaweed.com/forums/topic/217300-cannabis-le-joint-dépassé-par-le-vaporisateur/
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    Un commerce qui pourrait générer plusieurs milliards de dollars et consolider la paix signée avec l’ancienne guérilla des Farc. C’est sur les terres qui abritaient le trafic de cocaïne de Pablo Escobar, sur les hauteurs de Medellín, que poussent aujourd’hui les premiers plans de cannabis légaux en Colombie. L’entreprise Pharmacielo est la première à avoir obtenu l’autorisation de les cultiver, en août dernier. Sous ses quatre hectares de serres silencieuses, des petites mains s’activent à récolter les fleurs résineuses. Leur huile analgésique, extraite dans un laboratoire dernier cri construit en annexe, sera exportée à des fins thérapeutiques dans le monde entier. Federico Cock-Correa, l’entrepreneur à la tête de ce projet, fait visiter les lieux en chuchotant. Pourquoi? «Pour ne pas stresser les plantes, ça les rend meilleures!» explique-t-il. Ainsi pousse le nouvel or vert de la Colombie. Une nouvelle législation pro-cannabis Une trentaine d’entreprises comme Pharmacielo ont vu le jour depuis la légalisation du cannabis médical en Colombie, le 11 août 2017. Le président Juan Manuel Santos lui-même en a soutenu le projet de loi, reconnaissant l’utilisation de la marijuana comme «un moyen efficace de réduire la douleur des patients». Les effets positifs des cannabinoïdes, molécules présentes dans la plante de cannabis, ont été démontrés sur des pathologies telles que les douleurs chroniques, la dépression, l’anxiété ou l’épilepsie. Au-delà de ces bénéfices médicinaux, cette résolution vise à résoudre une problématique d’envergure au pays: la lutte contre le marché noir. Face à l’ampleur du trafic de cannabis et l’échec des politiques répressives pour le démanteler, le gouvernement colombien opte pour une stratégie de compromis en incitant les cultivateurs illicites à rejoindre la nouvelle industrie légale. L’entreprise Pharmacielo est la première à avoir obtenu l’autorisation de cultiver des plans de cannabis. | Chloé Machillot Cette dernière impose des normes sanitaires qui devraient peu à peu évincer les substances potentiellement à risque pour la santé circulant sur le marché noir. Elle pourrait également devenir une économie rentable et pacifiante en offrant des opportunités à ceux qui travaillaient jusqu’alors pour des réseaux clandestins. L’ex-guérilla des Farc, dont les activités ont cessé depuis la signature d’un traité de paix avec le gouvernement en novembre 2016, employait notamment de nombreuses personnes dans ses plantations cannabicoles. Créer des emplois légaux pour ces personnes est une façon de stabiliser la Colombie «post-Farc» et de conclure le démantèlement de cette ancienne organisation rebelle. Le cannabis colombien ne poussera cependant pas sans conditions. La loi ne l’autorise que s’il est destiné à un usage scientifique ou médicinal et les entreprises désirant se lancer dans l’industrie doivent obtenir une autorisation. Le ministère de la Justice délivre les licences permettant sa culture, sous forme psychoactive ou non, et le ministère de la Protection sociale [équivalent de notre ministère de la Santé, ndlr] attribue celles qui permettent d’en fabriquer et vendre des produits dérivés. «Quatre-vingt-une licences ont été accordées depuis août dernier et plus de 1.160 demandes ont été déposées, déclare Juliano Alvarez, avocat membre du cabinet Abogados Cannabicos de Colombia. Ce chiffre témoigne d’un fort intérêt pour cette nouvelle activité.» Un marché prometteur Avec douze heures d’ensoleillement par jour et des températures douces toute l’année, la Colombie réunit des conditions climatiques optimales pour la culture horticole. Le pays est d’ailleurs le deuxième plus gros exportateur de fleurs au monde, derrière les Pays-Bas, ce qui lui a permis de développer une main d’œuvre très habile à leur manipulation. Ces atouts rendent les capacités et le coût de production du cannabis colombien quasiment imbattables. Un gramme coûte dix centimes à produire, contre 2,25 dollars au Canada, par exemple, où les frais de main d’œuvre et le budget de chauffage des serres en hiver rendent l’opération beaucoup moins intéressante. Le commerce mondial du cannabis est régulé par l’Organe international du contrôle des stupéfiants. Ce dernier a accordé un quota de 40,5 tonnes de production à la Colombie pour l’année 2018, ce qui correspond à 44% de l’offre mondiale plafonnée. Les États-Unis, en seconde place, ont obtenu 33% des quotas. Sachant qu’en 2015, l’Allemagne, l’Italie, le Canada, l’Espagne et quelques États américains ont à eux seuls importé 36,9 tonnes de cannabis, la Colombie peut facilement conquérir la place de premier exportateur et distribuer son herbe salutaire aux quatre coins du globe. La colombie doit respecter un quota de 40,5 tonnes de production de cannabis pour l'année 2018. | Chloé Machillot L’association colombienne des industriels du cannabis Asocolcanna estime que dans un premier temps, le cannabis colombien va conquérir sa propre zone géographique. Elle évalue son marché de potentiels consommateurs à six millions en Colombie et soixante millions dans toute l’Amérique du Sud. Le Mexique, le Pérou et l’Argentine, qui en ont déjà légalisé l’usage thérapeutique, seront probablement ses premiers grands secteurs d’exportation. Cette nouvelle manne économique pourrait rapporter jusqu’à quatre milliards de dollars par an à la nation andine selon l’agence Reuters, soit plus que ses exportations de fleurs, de café et de bananes réunies. Ce profit pourrait augmenter avec la croissance du marché mondial qui, estimé à onze milliards de dollars en 2015, devrait atteindre les cinquante-quatre milliards en 2025. «Pendant des décennies, la Colombie a subi de lourds conflits liés au trafic de cannabis. Aujourd’hui, il est temps de réparer les dégats et de bâtir une industrie qui profitera au pays tout entier», dit Federico Cock-Correa de Pharmacielo, en faisant allusion à la guerre qui a longtemps opposé les narcotrafiquants au gouvernement. Il explique que cette nouvelle activité va créer des opportunités très variées, tant dans le domaine de la culture, que de la pharmaceutique, de la recherche scientifique, de l’architecture et de la construction nécessaire à l’élaboration de serres et de machines de transformation. L’obstacle persistant des mentalités 69% des Colombiens et Colombiennes sont contre la légalisation du cannabis en cours dans leur pays, d’après un sondage de la radio nationale Caracol mené en décembre 2017. «Le cannabis est encore très associé au narcotrafic et ses consommateurs sont souvent considérés comme des rebelles marginaux, regrette Andrès Tellez, propriétaire d’un grow shop à Medellín depuis six mois et consommateur de cannabis depuis vingt-trois ans. À travers mon commerce, j’essaye d’informer et de rassurer les gens, mais ça prend beaucoup de temps pour faire changer les mentalités…» Dans sa boutique dédiée à la marijuana, Andrès vend des shampooings fortifiants, des crèmes contre les douleurs musculaires, des gélules pour soulager les articulations et du miel aux vertus apaisantes. La loi autorisant l’autoculture jusqu’à vingt plants par personne, il propose également des kits de plantation maison, armoires ventilées et lampes imitant la lumière du soleil, et une dizaine de variétés de graines dont les propriétés diffèrent. «Grâce au bouche-à-oreille, ma clientèle commence à évoluer, confie-t-il. Des sportifs viennent pour acheter une crème qu’on leur a recommandée, des jeunes femmes veulent tester les cosmétiques et je commence même à recevoir des grand-mères qui veulent planter des graines de cannabis dans leur jardin, peut-être pour faire des tisanes!» Produit issu d'un processus de transformation de la plante. | Chloé Machillot Si l’acceptation du cannabis médicinal suit son cours, pas question pour l’instant d’envisager celle de la coca. Andrès Tellez et Federico Cock-Correa esquivent d’office toute comparaison entre les deux industries qui n’ont, selon eux, «rien à voir». La feuille de coca, également psychotrope, est pourtant elle aussi utilisée dans certaines communautés à des fins médicinales. Des tests scientifiques devraient évidemment prouver ses vertus thérapeutiques, mais pourquoi ne pas y voir les mêmes opportunités qu’avec le cannabis, sachant que le pays en est le premier producteur au monde? «Quand on parle de coca, les gens pensent automatiquement à la cocaïne, qui est le résultat d’une transformation de la plante avec des éléments chimiques aussi addictifs que néfastes, explique l’avocat Juliano Alvarez. La réguler pourrait solutionner bien des conflits ici, et faire émerger une industrie déjà réelle. Mais pour l’instant, les gens ne sont pas prêts. Les traumatismes du passé sont encore vifs.» La possibilité de légaliser la feuille de coca a déjà été évoquée en 2016, mais rapidement rejetée par le gouvernement qui a même amorcé des manœuvres d’éradication forcée depuis. Ces actions consistent à déverser du désherbant dans des champs de coca, à l’insu de leurs propriétaires. De telles méthodes nuisent évidemment aux producteurs cocaleros dont beaucoup n’ont guère d’autres options que cette culture pour survivre. Le 5 octobre dernier, six d’entre eux ont trouvé la mort dans un rassemblement protestataire auquel ont répondu les forces armées. Dans ce contexte tendu, difficile de prédire si l’industrie de la coca colombienne connaîtra bientôt la même émergence que celle du cannabis. Un enjeu pour la paix L’ultime défi de la Colombie face à l’industrie cannabicole qu’elle est en train de bâtir sera de faire de ce marché une source d’opportunités plutôt que de conflits. Face aux grandes entreprises comme Pharmacielo, les petits producteurs devront eux aussi pouvoir croquer leur part du gâteau, sans quoi les protestations et la tentation de retourner au marché noir sont inévitables. Bien conscient de ces risques, le gouvernement impose à toutes les entreprises qu’au moins 10% du cannabis contenu dans leurs produits proviennent de cultivateurs dont la plantation est inférieure à un demi hectare. Pharmacielo applique cette règle en achetant une partie de sa matière première à une coopérative de soixante-trois petits producteurs du département du Cauca, dans le sud-est du pays. «C’est une région qui se relève de nombreuses années de conflit, souligne Federico Cock-Correa. Ce partenariat nous tient à cœur car il représente une opportunité économique importante pour ces agriculteurs.» L’initiative suffira-t-elle à répartir les fruits de cette industrie juteuse? Quoi qu’il en soit, le cannabis colombien n’a pas fini de faire parler de lui, peut-être même bientôt dans nos pharmacies. Source: slate.fr
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    La DEA clarifie la loi sur les cannabinoïdes La Drug Enforcement Agency a publié une directive interne concernant la présence de cannabinoïdes dans les produits et les matériaux fabriqués à partir de la plante de cannabis cette semaine. En substance, la directive d'orientation pour le personnel et les agents de terrain du département a clarifié la position (déjà comprise par beaucoup dans l'industrie du chanvre) selon laquelle les cannabinoïdes ne sont pas illégaux d'eux-mêmes et dépendent de la source légale du produit. celui ci détermine si le produit tombe dans ou en dehors de la Controlled Substances Act. La directive stipule: «Les produits et matériaux fabriqués à partir de la plante de cannabis et qui échappent à la définition de la marijuana de la CSA ne sont pas contrôlés par l'ACNOR et peuvent donc être vendus et distribués sans restriction aux termes des ACVM ou de ses règlements d'application. La simple présence de cannabinoïdes n'est pas déterminante quant à la question de savoir si une substance entre dans le champ d'application de la CSA ". Zone grise légale? Les articles et les sites web à travers tout le pays ces dernières années, tel l'article le plus recherché sur Google du Booking Institute daté de février 2017, déclarent une "zone grise" légale, déclarent avec autorité que tout les produits avec du CBD sont illégaux sans avoir compris que les produits issus de chanvre légal contenant du CBD de façon naturelle rentrent dans l'équation légale La «zone grise» est en fait assez claire et a toujours été là si vous lisez et interprétez correctement le code fédéral, en particulier en n'oubliant pas de lire l'article 7606 du Farm Bill de 2014 et la décision de 2004 du Hemp Industries Association vs DEA. L'agence qui réglemente et supervise les substances contrôlées a maintenant déclaré que la simple présence de CBD dans un produit ne le rend pas illégal. L'OMS dit que le CBD a un bon profil de sécurité L'Organisation mondiale de la santé a étudié la question et confirmé que l'huile de CBD est sûre, même à fortes doses. Ils précisent dans leur rapport de novembre 2017: "Chez l'homme, le CBD ne présente aucun effet révélateur d'abus ou de dépendance ... Le CBD est généralement bien toléré avec un bon profil d'innocuité ... A ce jour, il n'existe aucune preuve d'utilisation récréative du CBD ou de problèmes de santé publique. " Pour qu'une substance soit inscrite dans la Loi sur les substances contrôlées, elle doit avoir un potentiel d'abus et être susceptible de causer une dépendance en cas d'abus. La substance CBD et la plupart des nombreux cannabinoïdes ne se rapprochent même pas de cette description. Il doit également être clair que toute substance qui se trouve naturellement dans une substance inscrite au CSA ne met pas par défaut cette substance sur le CSA. Dans la marijuana, la substance ciblée à contrôler est le Delta 9 THC et non les nombreux autres cannabinoïdes ou substances non psychotropes présents dans la plante. L'avenir? La législation actuellement en attente au 115ème Congrès intitulée «Hemp Farming Act of 2018» a un soutien bipartisan et a une chance décente d'être effectivement promulguée cette année. Le chef de la majorité au Sénat, Mitch McConnell, est l'un des principaux parrains du projet de loi. Lors de la conférence de presse au sujet de la publication du projet de loi, il a déclaré: «Il est temps que le gouvernement fédéral change son regard sur le chanvre, et c'est pourquoi le sénateur Ron Wyden et moi-même, le sénateur Jeff Merkley, dans ce domaine et habiliter les agriculteurs américains à explorer ce nouveau marché prometteur. " L'avenir de l'industrie du CBD américaine dérivée du chanvre semble très prometteur même si certaines personnes sont encore confuses au sujet des nuances de la loi. Cette nouvelle loi renforcera encore davantage la légalité et la légitimité de l'industrie CBD dérivée du chanvre. Source: https://www.anaviimarket.com/blogs/news/dea-says-hemp-derived-cbd-oil-products-are-federally-legal
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    Sur France Info Gérald Roux passe au crible des faits repérés dans les médias et les réseaux sociaux. Lundi, l'effet positif de la légalisation du cannabis sur la criminalité avancé par Benoît Hamon. Benoît Hamon a tenu ces propos sur BFMTV après la remise du rapport Borloo sur les banlieues, jeudi 26 avril. (Photo AFP) replay-radio/le-vrai-du-faux Benoît Hamon, ex-candidat PS à la présidentielle, a commenté sur BFMTV le rapport sur les banlieues de Jean-Louis Borloo, remis au gouvernement, jeudi 26 avril. Le fondateur du mouvement Génération.s s'est exprimé sur le trafic de drogue. "On sait qu'il y a des villes gangrenées par le trafic de cannabis. On sait que la prohibition, ça ne marche pas, a-t-il déclaré. On sait qu'aux États-Unis, la fin de la prohibition, la légalisation du cannabis a entraîné une baisse radicale de la criminalité, donc des morts, et de la délinquance." C'est vrai, si l'on se base sur une étude publiée au début de l'année par The Economic journal. Elle se base sur plusieurs années de statistiques, notamment celles du FBI, dans des zones le long de la frontière avec le Mexique comme l'Arizona, le Nouveau Mexique et la Californie. Ces États américains ont dépénalisé la consommation et la production de cannabis, soit pour un usage médical soit pour un usage récréatif. L'étude a été menée le long de la frontière, là se concentrent les organisations criminelles pour faire leur trafic. Résultat : dans les communes proches de la frontière, le taux de criminalité violente a baissé de 12,5% et les homicides liés à la drogue ont chuté de 40%. En regardant l'ensemble du territoire de la Californie, la réduction des crimes violents a été de 15%. Pour en arriver à ce résultat, l'étude a non seulement regardé les chiffres avant et après les différentes dépénalisations, mais elle a aussi comparé ces chiffres avec ceux des États qui n'ont pas dépénalisé. L'étude montre qu'avec le changement de législation, les utilisateurs se sont tournés plutôt vers des gens cultivent le cannabis légalement dans ces États, et beaucoup moins vers les cartels de la drogue basés au Mexique. Ce qui fait baisser le business des trafiquants, mais aussi ses violentes conséquences. En résumé, Benoît Hamon a donc dit vrai. Il faut toutefois préciser que le cannabis n'a pas été légalisé sur tout le territoire américain. Neuf États l'ont légalisé pour usage récréatif et seize autres pour l'usage médical. Ce qui représente la moitié des États américains. Source: francetvinfo.fr
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    cannabis France Si vous êtes citoyen européen, vous savez probablement que la France n’est pas le pays le plus souple face au cannabis et à ses consommateurs. Les multiples changements de gouvernement des dernières décennies n’ont pas contribué à l’amélioration de la situation. Dans une pareille situation, la moindre lueur d’espoir est parfois encourageante. Ce n’est pas une défaillance de votre écran d’ordinateur N’essayez donc pas de régler l’image. Nous vous présentons, ces magnifiques buds de cannabis luxuriants reposant sur la banquette d’une voiture : Prenez quelques instants pour vous imaginer l’histoire la plus rocambolesque. La réalité sera-t-elle à la hauteur de vos rêves les plus fous ? Probablement pas, mais l’histoire suivante est symboliquement miraculeuse étant donné l’attitude généralement négative face au cannabis en France. Pour ceux qui ne maîtrisent pas le français, « BGDE STUPEFIANT », mis pour “Brigade des Stupéfiants”, est le nom de l’agence française de lutte antidrogue. D’où provient cette boîte de buds ? L’histoire Nos amis et connaissances précieuses françaises de The Hemp Concept, nous ont envoyé cette photo de la part de nos partenaires. La mission desdits partenaires est simple et claire : permettre aux citoyens français d’avoir accès à du chanvre et des produits à base de cannabis et s’attaquer au tabou national entourant tout ce qui a à voir avec la plante de cannabis. Il faut noter que tous ces produits sont parfaitement légaux même en France : les graines de cannabis (non germées), les produits à base de CBD, etc. Leur boutique située dans le sud de la France a fait l’objet d’une perquisition il y a quelques mois. Les autorités ont saisi tout leur matériel, incluant les graines de cannabis et une quantité importante de fleurs séchées de cannabis provenant d’une variété forte en CBD – des fleurs pour des patients qui les utilisent à des fins médicales. La photo montre ces buds de CBD, bien disposés dans une boîte en carton, laquelle a été (poliment ?) remise aux propriétaires par la brigade française de lutte antidrogue. Pourquoi cette histoire est-elle digne de mention ? La triste vérité est que la Brigade des Stupéfiants ne s’était que rarement donné la peine de reconnaître les nuances entre le chanvre, le cannabis à forte teneur en THC et le cannabis à forte teneur en CBD. Redonner les buds à leurs propriétaires ? C’est un geste qui n’avait encore jamais été posé. Ces buds riches en CBD étaient destinés à être infusés en tisane. Buvez à notre santé, parce qu’à défaut de vous éclater l’esprit, cette histoire vaut la peine d’être savourée. Rappel rapide de ce qui signifie être un consommateur de cannabis en France Le cannabis est illégal en France. Il n’est donc pas surprenant que les études et les sondages rapportent régulièrement que les Français figurent parmi les plus grands consommateurs de cannabis en Europe. A la fin de 2017, une de ces enquêtes rapportait que les Français demeuraient les plus fervents consommateurs de cannabis, avec 22,1 % des 25 à 34 ans consommant la substance, ce qui place la France devant l’Italie (19 %), l’Allemagne (13,3 %) et le Royaume-Uni (11,3 %). Cela signifie évidemment que le marché noir est des plus prospères en France, ce qui mène à la criminalisation des consommateurs, incluant les patients, et augmente les dangers liés à la consommation de « cannabis de rue » réputé être de mauvaise qualité, sans mentionner les dangers de contaminations. Malgré cela, le gouvernement français continue de réprimer toute initiative qui dénonce l’illégalité du cannabis. En 2013, les extraits de cannabis ont été autorisés de la manière la plus dissimulée qui soit, ce qui n’a donné aucun résultat – en 2018, la France attend encore pour avoir accès à Sativex. Ceux qui préfèrent se traiter à l’aide de la plante entière peuvent bien hausser les épaules et dire « bon débarras », peut-être avec raison. Mais peu importe, voilà une manière d’agir incroyablement éloquente, bien que prévisible, de la part du gouvernement français. Qu’en pensez-vous ? La photo vous surprend-elle ? Y voyez-vous un bon présage pour la France, malgré le magnifique virage à 180 degrés d’Emmanuel Macron dans ce dossier ? par Silent Jay Source: sensiseeds.com
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    Clermont-Ferrand : du cannabis retrouvé dans des sépultures de Gaulois L'exposition du musée Bargoin, à Clermont-Ferrand, révèle les corps inhumés des Gaulois avec, à leurs pieds, des offrandes portant des traces de cannabis. / © L. Pastural / France 3 Auvergne L'exposition "Sorties de fouilles" au musée Bargoin, à Clermont-Ferrand, présente les corps inhumés des Gaulois et des Romains du deuxième siècle avant Jésus-Christ. Surprenant, des traces de cannabis ont été retrouvées dans les offrandes, près des corps. Les corps retrouvés ont été inhumés à la fin du 2e siècle avant notre ère. Parmi les offrandes, posées à côté des corps, des traces de vin ont été décelées, mais pas seulement : "C'est très rare, mais nous avons trouvé des psychotropes. Des traces de cannabis ont été analysées", précise Marie Bèche-Wittmann, directrice adjointe du musée Bargoin. Source : FranceInfo https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/puy-de-dome/clermont-ferrand/clermont-ferrand-du-cannabis-retrouve-sepultures-gaulois-1454367.html La potion magique était au cannabis Sonia Reyne| 15 avril 2018 Capture d'écran. Les restes de cannabis trouvés dans une amphore à vin datent du IIe siècle avant JC. DR/ Clermont Métropole Des archéologues ont trouvé des résidus de chanvre indien dans une sépulture arverne du IIe siècle avant notre ère. De la résine de conifère, du gras d’animal ruminant, du cannabis, et une grande quantité de vin rouge ! C’est ce qu’a identifié Nicolas Garnier, scientifique en archéologie, dans l’un des deux vases découverts par Hervé Delhoofs, archéologue responsable des fouilles, à quelques kilomètres de la capitale des Arvernes. « Nous avons trouvé ces deux récipients dans la sépulture d’un ou d’une Gauloise d’une trentaine d’années, du IIe siècle avant J.-C. », explique l’archéologue. « C’est la première fois en Europe que l’on identifie du Cannabis sativa dans une tombe. Ces fragments végétaux ont pu être ajoutés au vin, tout comme la résine, pour l’aromatiser et lui donner un effet psychotrope », confirme Nicolas Garnier. L’exposition « Sorties de fouilles » au musée Bargoin, à Clermont-Ferrand, présente jusqu’au 20 mai cette découverte et bien d’autres, réalisées pendant des fouilles à Cébazat (Puy-de-Dôme). Le visiteur découvre le quotidien d’un village rural proche d’Augustonemetum, l’actuel Clermont-Ferrand. L’exposition permet de comprendre comment les archéologues mènent l’enquête pour reconstituer l’histoire. A quelques kilomètres de Gergovie, se pourrait-il qu’ils aient découvert la recette de la potion magique de Vercingétorix ? Source: leparisien.fr
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    En juillet 2017, le ministre de l’Intérieur entendu par la commission des Lois fait le constat d’une répression de l’usage de drogues inefficace, sans effet dissuasif, et néanmoins très chronophage pour les forces de l’ordre (1.2 millions d’heures en 2016) L’idée est donc de mettre en place une procédure simplifiée en forfaitisant cette infraction, et de l’inclure dans la future loi de réforme de la procédure pénale. Tous les chiffres et indicateurs sont éloquents : les interpellations pour usage ne cessent d’augmenter et ce, trois fois plus que celles pour trafic. - Usage de drogues : 63,7 % en 2012 - 68,1 % des ILS* en 2016 - Trafic : 7,1 % en 2012 - 3,2 % des ILS en 2016 La France est pourtant le pays le plus répressif, et aussi le plus gourmand d’Europe en stupéfiants, notamment cannabis, opiacés, cocaïne et MDMA. • Pour la dépénalisation de l’usage des drogues La répression est sans effet sur l’usage de drogues, très peu compatible avec la prévention, l’action publique est en échec flagrant depuis la loi de prohibition de 1970, mais le gouvernement a décidé de persévérer dans une logique punitive. Une mission d’information relative à l’application d’une procédure d’amende forfaitaire au délit d’usage illicite de stupéfiants a donc été créée pour évaluer ce dispositif, et alimenter sa réflexion de multiples auditions, experts et parties prenantes dans le débat (police, gendarmerie, justice, etc.) parmi lesquels les représentants de ce qui est relatif aux dispositifs sanitaires et sociaux, toxicomanies et addictions, prévention et réduction des risques, et les usagers de drogues, sont sous-représentés. • Table ronde Fédération Addiction, CNDCH, et associations d'usagers et de réduction des risques En préambule du rapport et après avoir indiqué que la loi de 1970 n’avait atteint ses objectifs ni en terme de santé publique, ni dans le registre de la répression, figure l’avertissement suivant : « Cette mission n’a pas pour objet de réfléchir à la lutte contre la toxicomanie ou à la réforme de la loi du 31 décembre 1970... » Ça peut sembler paradoxal et cynique, mais au moins c’est clair. Amende forfaitaire : contravention ou délit ? Les deux rapporteurs de cette mission se distinguent sur le genre de forfaitisation à mettre en place. • L’un (Robin Reda, LR) préconise une contravention de 4è ou 5è classe (aux modalités et incidences judiciaires pourtant très différentes) et, si normalement celle-ci éteint l’action pénale, la police pourra toutefois user de solutions alternatives, ou simplement établir une procédure de détention de stupéfiants plutôt que d’usage. Les deux infractions étant concrètement indissociables, bien que figurant pour l’une dans le code pénal, et l’autre dans le code de la santé publique. Aucune quantité n’étant fixée par loi, le délit de détention peut s’appliquer à tout usager. • L’autre rapporteur (Éric Poulliat, LREM) plaide pour une amende forfaitaire délictuelle, celle qui a la faveur du gouvernement. Cette amende d’un nouveau genre, initialement créée en 2016 pour être appliquée à deux délits routiers, est restée en suspens, encore inopérante d’un point de vue technique, logistique et juridique. Malgré cela, c’est l’option retenue en matière d’usage de drogues, infraction pour laquelle, en plus, des dispositions spécifiques annexes seraient nécessaires. L’amende forfaitaire délictuelle sanctionne un délit via l’agent verbalisateur, elle s’inscrit dans le TAJ* et, de caractère optionnel, elle permet de conserver les possibilités de coercition et d’enquête propres à cette catégorie d'infractions. La forfaitisation de l’infraction d’usage de drogues n’est qu’une réponse pénale de plus, qui s’ajoute à celles prévues par la loi, mais qui va permettre une répression accrue et systématisée. (la DACG* prévoit déjà que ce dispositif entraînera une augmentation des interpellations) Mise à jour 14 mars 2018 • Projet de loi de programmation pour la justice 2018-2022 Au chapitre Dispositions clarifiant et étendant la procédure de l’amende forfaitaire, il est indiqué (pages 40-41) que c’est l’amende forfaitaire délictuelle qui sera donc appliquée, et que l’article L. 3421-1 du code de la santé publique sera modifié par le rajout de l’alinéa suivant : « Pour le délit prévu au premier alinéa, y compris en cas de récidive, l’action publique peut être éteinte, dans les conditions prévues aux articles 495-17 et suivants du code de procédure pénale, par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de 300 €. Le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 250 € et le montant de l’amende forfaitaire majorée de 600 €. » (le rapport de la mission d'information avait préconisé une amende d'un montant compris entre 150 et 200 euros) Sur le terrain, que fait la police ? Le dispositif de l‘amende forfaitaire délègue donc la réponse pénale à l’infraction d’usage de drogues aux forces de l’ordre, plus que jamais en première ligne de la politique publique des drogues. Pragmatique ? Il conviendra d’équiper les patrouilles de smartphones et tablettes NEO pour un accès direct au TAJ (les antécédents judiciaires étant incompatibles avec l’amende forfaitaire) et de quoi éventuellement percevoir l’amende sur le lieu de l’infraction. Mais aussi de kits de détection, de balances de précision, d’un matériel avec scellés dédié aux saisies, afin de s’assurer et garantir la validité de la procédure - aussi indispensable en cas de contestation de l’amende, recours dont le traitement fait déjà partie des prévisions négatives de ce dispositif. Les représentants des forces de l’ordre ont émis une réserve quant au fait que l’amende immédiate prive de la possibilité de relevé d’empreintes des usagers de drogue interpellés pour alimenter le FAED*. Qu’à cela ne tienne, il leur sera remis une convocation à se rendre au commissariat dans les 48 heures. Simplification ? • Les mineurs sont exclus de l’application de l’amende forfaitaire. Leur cas sera examiné par une mission d’information ultérieure qui déterminera quel genre d’interdit pénal peut être approprié aux plus jeunes consommateurs de drogues. (En 20 ans, le nombre de mineurs mis en cause pour ILS a été multiplié par 4 (x2 pour les majeurs). Dans le même laps de temps, les condamnations pour ILS des moins de 18 ans sont multipliées par six ) • Les usagers de drogues ayant des antécédents judiciaires et ceux en récidive sont exclus eux aussi. À ces cas, la procédure de droit commun (garde à vue, etc) s’applique. Les notions de récidiviste et de primo-délinquant sont toutefois pratiquement un non-sens s’agissant de la consommation de drogue, qui par définition et dans les faits, désigne une conduite réitérée. Logique et responsable ? • Exclus aussi du dispositif, les usagers de drogue problématiques. Il reviendra au procureur de définir ce qu’est un "usager problématique". « il appartiendra aux parquets (via une circulaire générale du garde des sceaux), maîtres de l’opportunité des poursuites, de préciser dans le cadre de leurs instructions le "profil" des personnes susceptibles de ne pas se voir infliger l’amende forfaitaire. » Et il incombera aux policiers et gendarmes de les identifier selon les instructions du Parquet, et d’appliquer la procédure habituelle. Ce qui relève de la santé de l’usager de drogues, d’une conduite à risques qui pourrait faire l’objet d’une mesure spécifique, devra donc être évalué sur la voie publique dans le temps de l’interpellation. Autant dire qu’il s’agit là d’une porte grande ouverte à l’approximation, l’erreur de discernement, voire à l’arbitraire. Conséquences et incohérences À la lecture de ce rapport, on se rend compte qu’au fur et à mesure que les modalités de ce nouveau dispositif sont décrites et discutées, autant de contraintes, de complications et de contradictions s’y ajoutent quand il s’agit de réprimer le simple usage de drogues. Et à entendre les divers débats et tables rondes de cette mission d’information, même les deux parlementaires émettent des réserves, et semblent parfois douter de la validité de cette mesure… Cette forfaitisation sera donc expérimentée sur un temps limité à une échelle locale. Ce dispositif d’amende forfaitaire délictuelle n’a encore jamais fait ses preuves ni même été appliqué. Le gain de temps pour la police et la justice, argument initial pour sa mise en place, est non seulement difficile à évaluer, mais vu les exceptions à cette nouvelle règle, et vu le nombre de recours qui s’annonce massif, il sera probablement dérisoire. L’amende forfaitaire est la solution retenue car elle permettrait d’harmoniser la réponse pénale jugée illisible et disparate d’un parquet à l’autre. Or, l’individualisation de cette réponse est pourtant indispensable s’agissant d’une conduite individuelle ayant une incidence sur la santé. C’est en tout cas ainsi - aussi incohérente et inefficace soit-elle - que la loi considère l’usage de drogue, infraction figurant dans le code de la santé publique. Ce dispositif exclut donc de fait d’assortir une mesure sanitaire à la répression pénale. Il est toutefois prévu la mention d'une adresse de structure prenant en charge les toxicomanies et addictions au verso de l’avis de contravention. Ouf. L’esprit de la loi de 1970 est donc sauvé... Il s’agit d’une sanction discriminante à plusieurs titres. • Selon les modalités mêmes de cette procédure, un primo-délinquant redevable d’une amende pourrait être sanctionné plus sévèrement qu’un récidiviste, dirigé vers un magistrat qui lui ferait un rappel à la loi, ou ordonnerait une injonction thérapeutique. • Cette procédure simplifiée s’appliquera sans surprise à une population bien spécifique : celle des quartiers populaires, jeune, la moins solvable, et surtout la plus vulnérable d’un point de vue sanitaire et social. Les chiffres indiquent pourtant que les classes moyennes consomment davantage que les plus précaires. Et aussi que toutes les tranches d’âge sont concernées par l’usage de drogues. Alors est-ce véritablement l’usage de drogues qui pose problème ? La répression s’applique-t-elle à une conduite individuelle à risques, ou plus confusément, à un comportement ou à des individus ? Le ministre de l’Intérieur donne une réponse sans ambiguïté à cette question. Tout ça pour ça… Après que le rapport de la mission d’information parlementaire lui ait été remis, le ministre n’évoque plus que le cannabis (Europe1 le 25 janvier 2018) Dans ce document, et de façon récurrente, les deux députés insistent pourtant sur le principe, important selon eux, de ne pas faire de distinction entre les stupéfiants, ce qui avait mis tout le monde d’accord. « (les rapporteurs) considèrent, en outre, que cette procédure d’amende forfaitaire doit concerner tous les stupéfiants sans distinction juridique ou de politique pénale selon le type de substance en cause. En effet, l’évolution de la composition des différents stupéfiants, l’apparition de « nouveaux produits de synthèse » (NPS) et le développement de la poly-consommation font que la distinction entre « drogues douces » et « drogues dures » n’est plus pertinente aujourd’hui. Par ailleurs, cette distinction pourrait accroître le sentiment de « banalisation » du cannabis dans l’opinion alors que sa consommation atteint un niveau préoccupant en France, notamment parmi les jeunes, et que sa composition en THC a beaucoup évolué ces dernières années. » Bref, plus personne ne parle de stupéfiants ni ne s’interroge de la subtilisation de ce mot dans le discours, c’est le cannabis qui fera recette sans qu’on comprenne pourquoi les autres drogues sont écartées de cette forfaitisation. Les uns feront donc l’objet d’une amende, et les autres resteront sous le coup de la loi de droit commun. Rendant donc sans objet l’argument d’équité de traitement par la forfaitisation, et faisant du même coup perdurer le mythe de la drogue dure et de la drogue douce, au mépris de la réalité des usages de drogues. Mais surtout, on apprend (BFM le 9 février 2018) que la contraventionnalisation de l’usage de cannabis fera partie d’un ensemble de forfaitisations de petits délits, manière de taper tout de suite au porte-monnaie pour travailler à la reconquête républicaine de certains quartiers, charge à la nouvelle police de sécurité du quotidien d’encaisser le jackpot contraventionnel, de préférence sur place et sans délai. L’usage de drogues (de cannabis, donc) se trouve purement et simplement classé dans la catégorie des incivilités et ne serait in fine qu’un problème d’ordre public. En 1970 la loi s’était fixé, en théorie, de sanctionner pénalement les seuls usagers se soustrayant aux soins. Avec le temps, le prétexte sanitaire de la répression est apparu de moins en moins évident, avec la contravention il est purement et simplement dissocié de l’usage de drogues. Quant à la "police de sécurité du quotidien", on va se dépêcher d’oublier qu’elle aurait pu être le vecteur d’un apaisement et d’un rapprochement avec la population, notamment celle avec qui elle partage crainte et inimitié. Oubliée aussi, la prévention, celle qui fait partie des missions de police un peu trop négligées, qui ne connaît pas la politique du chiffre mais donne du sens au principe de service public. Le ministre de l’Intérieur, parangon de la révolution numérique pour une police du XXIème siècle, fera de ces îlotiers équipés pour une optimisation du rendement, les artisans d’une police sans âme, et d’impopulaires collecteurs de taxes pour un État proxénète irresponsable. Moralité de l’histoire : un rendez-vous manqué avec la raison Avec cette grosse usine à gaz de forfaitisation, une fois de plus, la question impérative sur la politique des drogues et de santé publique est contournée. La prohibition et la répression restent le principe, sourd à tous les signaux d’alarme qui s’allument les uns après les autres. Le constat de l’inutilité de la répression de l’usage de drogues est unanime. Les pays qui y ont renoncé en tout ou partie, n’ont pu qu’observer des résultats positifs, tant en matière de santé publique, de réduction des risques, et de sécurité. En juin 2017, l’OMS et l’ONU dans un communiqué conjoint appellent à "Réviser et abroger les lois punitives qui se sont avérées avoir des incidences négatives sur la santé et qui vont à l’encontre des données probantes établies en santé publique (s’agissant de) consommation de drogues ou leur possession en vue d’un usage personnel". La prohibition génère une insécurité incontrôlable liée au trafic, notamment celui du cannabis qui représente un important marché, à la mesure du nombre de consommateurs. Le trafic n’a que faire de l'interpellation et la répression des usagers ou de la forfaitisation, les prix sont stables, signe qu’il se porte bien, et à force de réactivité et d’adaptation, il a souvent une longueur d’avance sur l’action policière. La régulation du marché du cannabis est une question qui ne pourra d’ailleurs pas être évitée ad vitam aeternam. Il y a urgence à changer de politique. L’information et la prévention sont inaudibles, et quasiment clandestines, l’usager-délinquant privilégiant la discrétion à la réduction des risques. L’interdit participe largement au problème de santé publique. De nouveaux produits apparaissent régulièrement, la cocaïne est de plus en plus pure, la festive MDMA s'invite dans les Samu, le taux de THC du cannabis de rue est élevé, le Fentanyl - qui a fait baisser l’espérance de vie aux USA, depuis deux ans, à coups d’overdoses est désormais un produit de coupe de l’héroïne en France. Etc. Informer sans tabou, prévenir et soigner sont les seules options d’intérêt général. La dissuasion ne passe pas par la répression. Les mineurs n'ont que faire des interdits, bien au contraire. Et l’usage de drogues ne peut raisonnablement pas être résumé à un trouble à l’ordre public, et n’avoir qu’une approche sécuritaire après bientôt 50 ans de prohibition en échec. Si le travail de la police et la justice doit être concentré sur le trafic - un autre prétexte sibyllin de la forfaitisation - qu’à l’instar du Portugal, les usagers interpellés avec une quantité de drogue limitée à une consommation personnelle, soient dirigés, via une procédure administrative, vers une commission qui se chargera d’évaluer leur situation sanitaire et sociale, et décider de la suite à donner. Et que l’usage de drogues soit purement et simplement dépénalisé Sans demi-mesure répressive. Rapport de la mission d’information relative à l’application d’une procédure d’amende forfaitaire au délit d’usage illicite de stupéfiants - Assemblée Nationale 25 janvier 2018 ILS : Infraction à la Législation sur les Stupéfiants TAJ : Traitement des Antécédents Judiciaires DACG : Direction des Affaires Criminelles et des Grâces FAED : Fichier Automatisé des Empreintes Digitales 2 Mars 2018 Source : police.etc.over-blog.net
  39. 1 point
    Des magistrats du Syndicat de la magistrature instruiront le procès de la politique française à l’égard des drogues. À la barre, se succéderont responsables politiques, chercheurs, professionnels de la justice et du soin, et des représentants d’usagers. Rachida Dati défendra la politique de répression actuelle. Au banc des accusés : la politique répressive des drogues en France, dont nous questionnerons la pertinence et l’efficacité, grâce à plusieurs experts du sujet et responsables politiques. La politique antidrogues au banc des accusés Débat introduit par Michaël Hajdenberg Le tribunal est présidé par Katia Dubreuil, avec Anaïs Vrain et Juliane Pinsart (Syndicat national de la magistrature) comme assesseurs. Il auditionne une série de témoins. Parmi eux : - Isabelle Audureau, secrétaire CGT (Paca) de la Protection judiciaire de la jeunesse. - Yann Bisiou, maître de conférences en droit privé et science criminelle à l’université Paul Valéry de Montpellier. - Jean-Pierre Couteron, psychologue clinicien, président de la Fédération Addiction. - Lia Cavalcanti, présidente d’Espoir Goutte-d’Or (EGO) et experte auprès de la Commission européenne pendant plus de 20 ans. - Marie Jauffret-Roustide, sociologue, chercheuse à l’Inserm. - Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI, député de Seine-Saint-Denis. - Sarah Massoud, juge des libertés et de la détention à Bobigny. - Marie Nougier, porte-parole de l’International Drug Policy Consortium. - Fabrice Olivet, président de l’association ASUD (Auto Support des Usagers de Drogues). - Olivier Phan, pédopsychiatre et addictologue. - Robin Reda, député LR de l’Essonne. Le procès se conclut par le réquisitoire du procureur Vincent Charmoillaux (Syndicat national de la magistrature) et la plaidoirie de l’avocate de la défense Rachida Dati (ancienne garde des Sceaux, députée européenne LR), avant la délibération finale. À lire sur Mediapart : notre dossier « Drogues : les raisons de tout changer ». Source: blogs.mediapart.fr introduction de la Présidente Fabrice Olivet: «Ce sont toujours les plus vulnérables qui sont poursuivis» Sarah Massoud: «Sur le plan judiciaire, le constat d'échec est fracassant» Lia Cavalcanti: «Les drogues ont toujours existé et n’ont jamais posé de problèmes sociaux» Robin Reda: «Une politique de dépénalisation serait une hypocrisie» Yann Bisiou: «Le projet d'amende forfaitaire est très dangereux» Jean Pierre Couteron:«Nous devons proposer une offre de soins plus complète et plus diversifiée» Marie Jauffret-Roustide: «Les salles d'injection limitent la transmission du VIH et les overdoses» Olivier Phan: «Plus la prévention commence tôt, plus on est efficace» Isabelle Audureau: «Les politiques antidrogues sont néfastes pour les professionnels du terrain» Marie Nougier: «Les politiques permissives n'entraînent pas de hausse de la consommation» Procès de la politique répressive des drogues: les réquisitions du Procureur de la République la plaidoirie de Rachida Dati, avocate de la défense le délibéré de la Présidente et de ses assesseurs
  40. 1 point
    Start-uppers, politiques ou philosophes, ils ont tout prévu : coffee shops dans les cités, agences de pub spécialisées, taux de TVA... Image : Flickr Comme il semble loin le temps où le militant pro légalisation se résumait à un rasta blanc originaire de Rennes accompagné de son fidèle djembé et toujours prêt à répondre à « l’appel du 18 Joint » – sorte de 4.20 à la française. Alors que le sens de l’Histoire semble donner raison aux pro-weed (légalisations massives dans les États américains, légalisation thérapeutique en Allemagne…), leur profil a muté en France. Ils ont bien compris qu’ils devaient délaisser le champ de l’hédonisme pour investir celui du réel. Exit le plaisir, place au business. Pour preuve, l’association Chanvre et Libertés a récemment changé de nom pour s’appeler… NORML. « Les usagers d’aujourd’hui ne se retrouvaient plus dans ce branding, qui jouait sur les stéréotypes libertaires, hippies, marginaux. Il était important de changer cette image », explique Olivier Hurel de NORML France, la branche française de l’influent réseau pro-légalisation américain. Chez NORML, on sait que le packaging sémantique est primordial. Du coup, on ne parle plus de légalisation – qui « a tendance à faire penser que c’est open bar », explique Hurel – mais de « régulation », un terme plus neutre mais qui revient globalement à la même chose, puisqu’il est question d’« encadrer légalement la production, la distribution et le contrôle des produits ». Usager occasionnel, diplômé en marketing et en ingénierie, Hurel est à l’image de ces nouveaux militants : déjà dans le coup d’après. Car à leurs yeux la légalisation (ou « régulation », donc) est inévitable. « Le combat mondial est très clairement en passe d’être gagné », abonde Gaspard Koenig, philosophe à tendance libérale, figure médiatique et moderne de la légalisation du cannabis en France (et accessoirement sosie d’un des frères de JFK). « On voit bien que c’est un processus inéluctable. Quand la Californie s’y est mise, on a senti que c’était plié. » Puisque la question n’est plus de savoir si, mais quand cette légalisation aura lieu en France, les militants s’interrogent déjà sur les modalités de celle-ci, comme Koenig, qui ne fume pas de joints, mais vapote sa weed. Contre le monopole d’État, qui « créerait les mêmes défauts que tous les autres monopoles, comme les Télécoms, le tabac, ou la FDJ », Koenig prône la solution du marché et de la libre-concurrence – avec, tout de même, un régulateur qui fixerait des garde-fous. Mais il va falloir s’y mettre rapidement car, selon Koenig, « plus on vient tard, plus on sera soumis à des industries qui existent déjà. » « On doit démontrer que c’est un business rentable et créateur d’emplois » - Laure Bouguen, canna-entrepreneuse. Cette crainte d’arriver après la bataille, Laure Bouguen la connaît bien. Cette jeune entrepreneuse bretonne, dont les grands-parents cultivaient du chanvre, a lancé dès 2015 sa marque de cosmétique, HO KARAN, dont les produits contiennent de l’huile de cannabis, et bientôt du CBD. « En France, on est déjà passé à côté de la vague Internet, et on risque de passer à côté de celle du cannabis », redoute-t-elle. Dans le rôle du méchant briseur de rêves entrepreneuriaux français, on retrouverait une nouvelle fois les États-Unis, qui comptent imposer leurs normes au marché mondial de la weed, comme ils l’ont fait pour Internet. Du coup, pour éviter de se retrouver avec de la weed américaine bourrée aux OGM, il faut faire évoluer la législation. Bouguen est persuadée que cela se fera grâce au business. « On doit démontrer par A + B que c’est un business rentable qui crée de l’emploi. » D’autant plus que les débouchés économiques potentielles ne manquent pas. C’est ce qu’affirme un autre pionnier du « cannabiz », Antonin Cohen, qui identifie deux secteurs à investir pour les start-ups françaises : les « ancillary businesses » (business auxiliaires), qui ne touchent pas directement à la plante de cannabis (matériel de culture, médias en ligne, agences de marketing spécialisées, voyages à thème…) et le chanvre industriel (une variété de cannabis qui contient moins de 0,2% de THC), dont les débouchées sont nombreuses dans le bâtiment et les compléments alimentaires. « C’est une manière de faire du cannabis sans rentrer dans la complexité réglementaire liée à la présence du THC, » pose l’entrepreneur. Vu le labyrinthe légal qui entoure le business du cannabis en France, certains essaient d’envoyer la balle directement dans le camp de l’État. C’est le cas d’Éric Correia, conseiller régional de la Creuse, qui a proposé de faire de son département un laboratoire de la weed médicinale pour relancer l’activité de ce territoire en crise. L’affaire est très sérieuse : le préfet a déposé la demande de Correia au Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) – sans réponse pour le moment. Mais l’idée fait déjà des émules. « On me contacte pour acheter des hectares dans la Creuse et produire du cannabis », se félicite Correia, qui précise que d’autres départements, comme l’Orne, essaient de lui piquer l’idée. « De toute façon, c’est sûr que ça va finir par arriver », assure le conseiller régional. « La question c’est : est-ce qu’on achète ailleurs ou est-ce qu’on le fait chez nous ? Il y a tout ce qu’il faut pour que cela puisse partir d’ici ! On a des organisateurs, des filières, des champs, des serres, et des fermes avec des unités de méthanisation. Ça aura une retombée directe dans l’économie de la région. » « Les petits dealers deviendraient des vendeurs assermentés, soumis à la TVA » - Gaspard Koening, philosophe et militant pro-weed Certaines régions particulièrement touchées par les trafics pourraient aussi profiter d’une légalisation pour éviter d’en subir les effets néfastes. C’est la conviction d’Éric Piolle, maire (EELV) de la ville de Grenoble, connue pour être une plaque tournante de la drogue en France. « Cela gangrène les quartiers populaires et pourrit la vie des habitants », explique-t-il. Si l’objectif du maire est clairement sécuritaire, il n’oublie pas les potentielles retombées économiques. « Cela permettrait de faire de la prévention, et du développement économique, dans ces quartiers en proie au trafic », ajoute-t-il. Cette visée sociale de la légalisation du cannabis, qui découle directement de la question de l’économie des cités, est un argument de poids. Chez NORML France, on propose par exemple de s’inspirer des Cannabis socials clubs ou bien d’« imaginer des serres municipales dans les quartiers stigmatisés pour créer de nouveaux emplois, récupérer des taxes, et financer des actions de santé publique ou sociale. » Dans la même ligne, Gaspard Koenig regarde du côté de la Californie, qui a décidé de donner des microlicences aux personnes qui avaient été condamnés pour une infraction liée au cannabis. Ainsi, les victimes de la prohibition deviennent les premiers bénéficiaires de la légalisation. « Quand je transpose ça en France, on pourrait faire des petits dealers, des vendeurs assermentés soumis à la TVA », propose le philosophe. Reste que la paralysie au niveau des autorités françaises reste totale. « En France, le blocage est surtout institutionnel », décrypte Koenig, qui rappelle que dans tous les pays où la législation a évolué, cela s’est fait par un référendum à initiative populaire. Une donnée importante car la France reste le pays d’Europe où l’on fume le plus de cannabis. Les 5 millions de fumeurs de weed tricolores seront-ils autant de militants potentiels ? Source: vice.com
  41. 1 point
    C’est la Saint-Valentin, et qui dit Saint-Valentin, dit évidemment contexte idéal pour parler de sexe et de cannabis. Pour rappel: Selon une étude américaine, les consommateurs ont un nombre de rapports sexuels 20% plus élevé. "L'étude ne dit pas que si vous fumez davantage, vous aurez plus de rapports sexuels", nuance le médecin. Mais elle vient certainement infirmer l'hypothèse selon laquelle la consommation de cette drogue diminuerait la ou augmenterait les problèmes d'érection. A l’approche de la Saint-Valentin, comment planifier la journée cannabique parfaite avec la personne qui vous est chère ? Voyons ici certains des produits et idées les plus répandus ! Bouquet de buds Pour choyer la personne qui leur est chère à la Saint-Valentin, les résidents de Los Angeles peuvent opter cette année pour quelque chose de vraiment spectaculaire ! Un cadeau qui impressionnera certainement le plus raffiné des stoners – un magnifique bouquet de buds composé d’une once de marijuana biologique Purple Princess, agrémenté de fleurs sauvages et d’herbes aromatiques, dont l’eucalyptus, cueillies à la main. A 400 $, ce formidable cadeau n’est pas peu cher, mais il remporte assurément la palme pour sa créativité et sa singularité. Les soupirants stoners souhaitant courtiser l’être aimé avec ces bouquets impressionnants doivent faire vite puisque le fabriquant, Lowell Farms, a limité la production à seulement 500 bouquets. Il faut noter que cette offre est exclusive aux utilisateurs médicaux enregistrés. Bouquet de buds de Lowell Farms Le CannaHeart Vous préférez peut-être offrir quelque chose d’un peu plus durable le jour de la Saint-Valentin. De Manchester, au Royaume-Uni, le créateur artisanal CannaBuy offre de fantastiques boîtiers pour fumeurs, des plateaux et des accessoires en bois fabriqués à la main – et notre produit préféré parmi tous ceux offerts est sans contredit le CannaHeart. Cet accessoire utile et attrayant est un merveilleux cadeau et il peut être personnalisé spécifiquement pour ce cher stoner qui est dans votre vie grâce à une inscription de votre choix. Par ailleurs, vous pouvez le rendre encore plus spécial en remplissant la boîte de petits cadeaux pour stoners, ou même de buds fraîchement manucurés de votre sélection ! Commandez dès que possible pour obtenir une livraison avant la Saint-Valentin – si vous êtes rapide, CannaBuy peut expédier partout au Royaume-Uni dans un délai de 2 à 4 jours et partout ailleurs dans le monde dans un délai de 7 à 10 jours. Vous pouvez aussi économiser en cultivant votre propre bouquet de buds pour l’année prochaine! CannaHeart de CannaBuy Lingerie en chanvre La Saint-Valentin parfaite devrait évidemment comprendre de nouveaux sous-vêtements sexy. C’est dommage qu’il y ait encore si peu de lingerie en chanvre de grande qualité, car ce textile est vraiment exceptionnel (mais vraiment coûteux !). Une entreprise britannique, Enamore, a produit une magnifique gamme de lingerie de style vintage en chanvre avant, semble-t-il, qu’elle ne disparaisse mystérieusement autour de 2012. Toutefois, Natural Store UK et Polyvore ont encore une ou deux de leurs adorables camisoles, lesquelles sont fortement recommandées ! Hormis ces produits, nous avons découvert qu’Etsy est l’une des meilleures sources de lingerie en chanvre, rassemblant une fabuleuse variété de choix pour hommes et femmes, de même que des créateurs artisanaux de plusieurs pays. Il est donc possible que vous trouviez près de chez vous un créateur de mode fabriquant des vêtements en chanvre à la main. Jusqu’à maintenant, nos préférés comprennent ce string scandaleux du créateur de mode bulgare Karsona11 et cette belle brassière en chanvre crocheté du créateur de mode américain DarbyandCitiky – alors pourquoi ne pas se glisser dans quelque chose de plus confortable à la Saint-Valentin ? Huile à massage Cannalife Alors que votre parfaite soirée de Saint-Valentin progresse, avec son ambiance sensuelle et voluptueuse, quoi de mieux qu’un massage luxueux et langoureux par la personne qui vous est chère ? Un massage est d’ailleurs un merveilleux cadeau, mais lorsqu’il est associé au cannabis, la possibilité d’un plaisir pur est fortement exacerbée ! Mieux encore, l’huile à massage au cannabis est très simple et rapide à préparer à la maison si vous avez en main les bons ingrédients. Bien entendu, si la fabrication maison n’est pas pour vous, il y a de nombreuses entreprises qui offrent divers types d’huiles à massage au cannabis – certaines peuvent contenir plus ou moins de THC, d’autres peuvent contenir des cannabinoïdes, comme le CBD par exemple. Evidemment, ces dernières ne sont pas toutes disponibles pour tous et partout – par exemple, cette merveilleuse et sensuelle huile à massage à base de cannabis contient 492 mg de THC par 120 ml et est disponible au Canada seulement. Chandelles Kushed Mais le massage le plus sensuel se doit d’être donné dans une ambiance parfaite. Vous souhaitez peut-être aussi vous faire plaisir avec une musique de flûte de pan réconfortante, des chants de baleines ou peut-être, si vous êtes vraiment sérieux dans vos intentions, du Barry White. Mais pour réellement préparer le terrain de façon mémorable et ajouter une dimension de décadence supplémentaire aux préliminaires, pourquoi ne pas allumer quelques chandelles parfumées au cannabis ? De pareilles circonstances paroxysmales appellent les flammes des chandelles Kushed ! Cette entreprise établie aux Etats-Unis produit une gamme de chandelles infusées de délicieux terpènes de cannabis – lesquels ne sont pas psychoactifs et ne contiennent pas de cannabinoïdes, et peuvent donc être expédiés à travers le monde ! Chandelle « White Witch » de Kushed, infusée au chèvrefeuille, jasmin et cannabis Chandelles WOW et Kings of Kush A l’instar de Kushed, WOW Candles est un autre fabricant de chandelles au cannabis qu’il vaut la peine de connaître. La disponibilité des produits WOW est limitée : ils ne se retrouvent que dans un nombre restreint de dispensaires du sud de la Californie. Si vous avez la chance d’être dans la région, passez les voir ! Elles ne sont pas que des chandelles : la « cire » (en réalité un mélange de gras et d’huiles) fondue sert d’huile à massage parfumée au cannabis. Enfin, n’oublions pas de mentionner un autre fabriquant de chandelles au cannabis, Kings of Kush, dont les chandelles contiennent des profils de terpènes similaires à ceux de variétés populaires comme la Pineapple Express, la White Widow, la Blue Dream et la Maui Waui. Ganja Vibes Ganja Vibes, une entreprise établie à Denver et dirigée par des femmes, a créé tout un engouement dans le cercle des stoners ces dernières années, alors que la nouvelle se répand concernant l’existence de ses jouets sexuels amusants, fantastiques et étranges sur le thème du cannabis. Bien qu’ils ne contiennent pas de cannabis, ils ont été conçus par des stoners et pour des stoners, et leur incroyable esthétisme en fait des accessoires indispensables pour quiconque souhaite sérieusement être high et s’envoyer en l’air (préférablement les deux en même temps !). Aussi, – “Roses are red Mary Jane is green We like to get off If you know what we mean” – doit sûrement être l’un des meilleurs slogans publicitaires que nous ayons vus dans l’industrie jusqu’à présent ! Vibrateur Mary Jane de Ganja Vibes Foria Pleasure Maintenant qu’on peut rayer de la liste les jouets de Ganja Vibes, il est judicieux de tenir compte des accessoires qui pourraient rendre l’utilisation de votre nouveau jouet encore plus amusante et agréable pour votre Valentin et vous ! Alors, que pensez-vous d’un lubrifiant infusé au cannabis ? Oui, c’est exact – l’entreprise Foria, établie en Californie, offre un lubrifiant au cannabis infusé au THC « inspiré par la tradition ancestrale de l’utilisation du cannabis comme aphrodisiaque naturel ». Toutefois, les produits de Foria sont (tragiquement !) disponibles seulement pour les patients médicaux enregistrés en Californie. Quoi qu’il arrive, le THC et d’autres composés présents dans le cannabis peuvent augmenter la circulation sanguine et la lubrification naturelle, alors ajouter plus de lubrifiant produira certainement un effet assez bonifié ! Par souci de sécurité, il peut être prudent de mettre quelques serviettes dans votre sac de nuit… Foria Pleasure de Foria Draps en chanvre … Puisqu’après tout, il serait dommage de souiller ces magnifiques draps en chanvre de l’entreprise française La Redoute. Si vous recherchez purement et sensuellement le meilleur, alors vous être à la bonne place – ces draps somptueux sont composés à 100 % de textile de chanvre lavé et sont merveilleusement doux au toucher. Au prix de 160 € chacun, ces draps sont chers – tout comme la personne qui reposera sur eux ! Source: SensiSeeds Mais encore... Le préservatif Cannabis Cannadom - Le préservatif saveur cannabis. Je vous laisse découvrir la présentation du produit Bonne St Valentin à tous les Canaweedeurs...
  42. 1 point
    Le président de la Fédération française d'addictologie regrette l'absence de débat entre autorités et professionnels de santé sur la question de la consommation du cannabis en France. INTERVIEW lien audio Ni dépénalisation ni législation : un rapport parlementaire remis mercredi prochain préconise de sanctionner les consommateurs de cannabis d’une simple amende, allant de 150 à 200 euros. Une solution qui ne répond pas au problème selon l’addictologue Amine Benyamina, président de la Fédération française d’addictologie. "C’est une réponse qui a sa propre logique. Le ministère de l’Intérieur a ainsi souhaité alléger le travail de ses administrés, mais ce n’est absolument pas la réponse que nous attendions du gouvernement", a regretté sur Europe 1 Amine Benyamina. "Une question de santé et de société". D’après le rapport, cette mesure permettrait en effet de concentrer les efforts des forces de l’ordre sur le trafic de cannabis. Or, "la question du cannabis est une question de santé et de société, qui touche les jeunes. La France est championne (d’Europe) en matière de consommation de cannabis chez les jeunes", a rappelé le professeur, pour qui cela fait plus de 30 ans que les gouvernements repoussent le débat de la consommation de cannabis en France. Pour un débat avec des professionnels. Amine Benyamina regrette qu’avec ce texte, "on a loupé l'occasion de vraiment poser la question du cannabis dans tous ses aspects", que ce soit de la qualité de la drogue consommée ou du profil du consommateur. Le président de la Fédération appelle ainsi à "un vrai débat, à la manière de celui pour la loi de bioéthique, avec des professionnels de santé, la justice, la police, les enseignants, etc.", assurant que "la France va devoir légiférer en urgence". Source: europe1.fr A lire aussi: France - Pas de contravention, sans dépénaliser l’usage de stupéfiants ! un retour sur la Mission d’information parlementaire de l'été dernier
  43. 1 point
    Les entreprises canadiennes œuvrant dans le secteur du cannabis multiplient les offres d'emploi alors qu'elles se préparent à la légalisation de la marijuana à des fins récréatives, prévue plus tard cette année. Les serres de cannabis s'enracinent un peu partout dans le pays au fur et à mesure que l'entrée en vigueur de sa légalisation approche. Photo : Getty Images/Uriel Sinai La main-d’œuvre est en plein essor, selon Alison McMahon, qui dirige Cannabis at Work, une agence de placement spécialisée dans cette industrie naissante. En ce moment, elle recrute partout au Canada pour des postes variés, allant de la culture, vers la production, en passant par les ventes et le marketing. La stigmatisation autour du milieu a souvent empêché les gens de postuler dans cette industrie, mais ces perceptions ont changé et les gens sont maintenant enthousiastes face à toutes les possibilités, selon Mme McMahon. L'intérêt grandissant pour la marijuana au Canada permet aux entreprises de choisir les meilleurs, a indiqué Kerri-Lynn McAllister, directrice générale du marketing chez Lift, une entreprise qui organise des événements sur le cannabis et qui gère un site web partageant des nouvelles sur le sujet. En raison de toute l'excitation, c'est vraiment une occasion pour les entreprises de choisir les meilleurs joueurs de l'industrie ou de n'importe quel milieu. Kerri-Lynn McAllister, directrice générale du marketing chez Lift Mme McAllister a elle-même vécu cette situation : elle a récemment quitté son emploi dans le secteur de la technologie financière pour se joindre à Lift. Selon elle, l'industrie est récemment sortie de l'ombre et cela permet aux entreprises d'attirer des gestionnaires, des experts en technologie, ainsi que des maîtres du marketing qui sont au sommet de leur art. Des dizaines d'employés potentiels ont rencontré Alison McMahon et ses collègues à l'exposition de Lift sur le cannabis à Vancouver, samedi, avec leur curriculum vitae en main. Chad Grant travaille dans le domaine de la construction. Maintenant, il souhaite faire pousser du cannabis. « Ce sera une grande industrie, alors j'aimerais être sur le terrain », a-t-il expliqué. Travailler dans le secteur du cannabis ne serait pas une nouveauté pour certains. Grady Jay cultive du cannabis pour cette industrie clandestine depuis des années. Il souhaite désormais se tourner vers le marché légal. Je veux me réveiller chaque matin et faire ce que j'aime. Grady Jay Expérience, un atout Les entreprises recherchent particulièrement des gens d'expérience, surtout pour ce qui est de la production, a indiqué Mme McMahon. Cette expérience peut avoir été acquise dans les serres commerciales ou le marché noir, a-t-elle dit. Les postulants qui se font embaucher peuvent s'attendre à faire des salaires comparables aux industries semblables, selon Mme McMahon. Un directeur de production pourrait faire environ 100 000 $ par année, alors qu'un cultivateur pourrait s'attendre à recevoir 50 000 $ par année. « Certaines personnes semblent penser que parce que c'est du cannabis et en raison de toute la croissance, les salaires seront très élevés. Ce n'est pas le cas. C'est un peu plus traditionnel sur les salaires », a-t-elle expliqué. Toute personne qui veut se joindre à l'industrie devrait faire ses recherches, a conseillé Mme McMahon. « On peut avoir un très bon candidat, avec une grande gamme de compétences, mais s'il n'a pas regardé ce qui se passe dans l'industrie...cela pourrait potentiellement être à son détriment. » Source: ici.radio-canada.ca
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    "The Worlds biggest Space Cake", ou le plus grand space cake du monde: un gâteau géant au cannabis a été distribué gratuitement au marché de Noël de Zurich, ce dimanche. Les passants ont tous pu recevoir une part de ce gâteau, mesurant 15 mètres de long et dont la préparation a nécessité selon le site du Matin un kilo de chanvre, 160 œufs, 40 kilos de sucre, 40 litres de lait, 32 kilos de farine, 8 kilos de chocolat et 6 kilos de beurre. Selon les organisateurs, le taux de THC (tétrahydrocannabinol), la molécule psycho active que l'on peut retrouver dans le cannabis, n'atteignait que 0,2% dans la pâtisserie. Depuis 2011, le cannabis peut être vendu en Suisse si son taux de THC est inférieur à 1%. Source : RTBF.be
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    Son histoire d'amour avec le cannabis a démarré par quelques bouffées volées avec ses amis lorsqu'il était adolescent. Elle s'est transformée en une véritable dépendance. photo afp "C'est une plante sacrée. Une intoxication sacrée", explique-t-il après avoir tiré sur son narguilé à son domicile de Peshawar, une grande ville du nord-ouest du Pakistan. "Cette addiction est comme une seconde épouse", sourit-il, goguenard. Niaz Ali reconnaît que sa passion va à l'encontre des préceptes de l'islam. "Nous savons que c'est +haram+ (interdit), mais c'est une accoutumance qui ne nuit à personne d'autre", affirme-t-il. Au Pakistan, pays très conservateur, la consommation d'alcool est strictement interdite pour les musulmans. La vie nocturne et ses plaisirs se mènent à domicile derrière des portes fermées. Une partie de l'élite pakistanaise boit de l'alcool en privé. Mais nombre de Pakistanais se montrent ouverts à la consommation de cannabis, dont l'odeur acre se retrouve souvent au hasard des rues. La variante locale favorite, noire et spongieuse, est fabriquée à partir de marijuana cultivée dans les zones tribales frontalières de l'Afghanistan, dans l'ouest du pays. Elle rend la nourriture plus savoureuse et aide à dormir, justifient-ils. Plante rituelle Le haschich est utilisé depuis des siècles dans le sous-continent indien, dont le Pakistan fait partie. Sa consommation a précédé l'arrivée de l'islam. Des références ont été relevées dans le texte sacré hindou Atharva Veda, qui le décrit comme une plante médicinale et rituelle. Selon une étude de l'ONU datant de 2013, le cannabis est la drogue la plus consommée au Pakistan avec environ 4 millions d'adeptes, soit 3,6% de la population. Ce chiffre est toutefois sujet à caution dans un pays où les statistiques fiables sont rares: "C'est une sous-estimation", juge le Dr Parveen Azam Khan, qui préside la Fondation Dost Welfare, une ONG soignant les toxicomanes à Peshawar. Et quel que soit le nombre d'accros à des drogues, la lutte contre l'addiction est difficile au Pakistan, avec une pénurie de cliniques spécialisées et des soins hors de portée de la plupart des gens, relève l'ONU. Les experts en santé publique soulignent que l'omniprésence de cette drogue bon marché dans le nord-ouest du Pakistan représente une menace pour les enfants pauvres, qui y ont recours pour affronter la dureté de la vie et oublier les traumatismes infligés par des années de violence dans cette région instable. "Pour les enfants, c'est la drogue de prédilection", explique le Dr Khan, décrivant le lien entre les mouvements insurgés, souvent financés par la drogue, et la dépendance au haschich. Une Pakistanaise fait chauffer une boulette de haschich, le 25 octobre 2017 à Peshawar © ABDUL MAJEED / AFP Litres de thé Mohammad Tayyab Qureshi, imam de la principale mosquée de Peshawar, peste contre l'indulgence des forces de l'ordre, qui permet selon lui la popularité du cannabis. "Il n'y a pas de compromis avec le haschich", lance-t-il. Toute substance qui altère les sens ou nuit au corps est strictement interdite par la religion, poursuit-il. La marijuana est considérée d'un œil plus clément dans certains sanctuaires musulmans du pays, tel celui de Bari Badshah, au cœur de Peshawar. Les fidèles du courant soufi s'y retrouvent la nuit dans une petite cour pour écouter de la musique religieuse, siroter des litres de thé et fumer de grandes quantités de haschich. "La principale qualité du hasch (...) est d'ouvrir l'accès à de nouvelles zones de votre esprit", souligne Mohammed Amin, 50 ans. De hauts fonctionnaires, des policiers ou des membres des agences de sécurité fréquentent ainsi ces sites religieux, ouverts à tous, note Sayeed Asjid, 27 ans, tout en exhalant des nuages de fumée vers le ciel. "C'est une relaxation profonde", poursuit-il, béat. Mais les sanctuaires soufis sont souvent la cible d'attentats menés par les talibans ou d'autres groupes extrémistes comme l'Etat Islamique (EI), qui considèrent les soufis comme une secte hérétique. "(Leur) but est de répandre la peur et la confusion", déplore M. Asjid, qui dit avoir foi en la puissance protectrice émanant du lieu. Les mystiques soufis ne sont toutefois pas les seuls à apprécier la marijuana. Mehwish, 26 ans, souligne qu'un joint occasionnel l'aide à gérer son stress quotidien. "Vous pouvez recourir au hasch quand vous êtes seul (...) et alors vous réfléchissez de manière détendue", explique cette mère célibataire de trois enfants, qui préfère taire son vrai nom. Une grande partie de sa famille ignore son penchant, admet-elle. Mais "lorsque vous vous sentez bien, que vous êtes actif et que cela vous fait sourire, alors personne n'y voit d'inconvénient." Source: h24info.ma
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    En 2000, le Portugal a décriminalisé la consommation individuelle de toutes les drogues. 17 ans plus tard, les résultats sont concluants. lien vidéo Du cannabis à la cocaïne en passant par l’héroïne, toutes ces drogues sont autorisées au Portugal. En 2000, à rebours du reste du monde, le pays lusophone a dépénalisé l’achat, la détention et l’usage de stupéfiants pour la consommation individuelle. Le trafic reste toutefois interdit, mais les consommateurs de drogues sont désormais considérés comme des malades plutôt que des criminels. Aider et accompagner plutôt que sanctionner Cette politique unique s’explique par l’histoire du Portugal. En 1973, à la fin de la dictature, le pays devient une plaque tournante du trafic international avec l'ouverture des frontières. Le nombre de consommateurs explose malgré la mise en place de politiques répressives. A la fin des années 90, près d’1% des Portugais étaient accros à l'héroïne et le pays avait le record de morts du SIDA liés à la drogue dans l’Union européenne. La lutte contre la toxicomanie est alors devenue la préoccupation principale des Portugais. Pour João Goulão, directeur de l’Institut des drogues et de la toxicomanie, « la classe moyenne, la classe aisée, les gens ont commencé à dire “mon fils n’est pas un criminel, c’est quelqu'un qui a besoin d’aide“. » Dos au mur, la société portugaise s’est mise à considérer la toxicomanie comme une maladie à soigner, plutôt qu’un crime à punir. Selon João Goulão, « le plus important, c’est la relation que le sujet entretient avec la substance et non la substance elle-même. » L’usage de drogue a fortement diminué Alors en 2001, une nouvelle politique est mise en place. Le système de santé public prend dorénavant en charge gratuitement les toxicomanes. Avec le recul, l’expérience est un succès. Aujourd’hui, le Portugal compte 50 000 heroinomanes, c’est deux fois moins qu’en 1999. Le taux de décès liés à la drogue a chuté, il est cinq fois plus faible que la moyenne de l’Union Européenne. Quant au taux de nouvelles infections au VIH, il a été divisé par 18 en 11 ans. Néanmoins, le trafic de drogue reste illégal, et pour la police, il est parfois difficile de différencier dealers et toxicomanes. Source: francetvinfo.fr
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    La Team CannaWeed toujours sur la brèche s'est fendue d'un séjour à Amsterdam pour prendre la température en ce début d'été et vous ramener quelques images et comme toujours une vidéo BudPorn de nos sélections en coffee... Une péniche qui en plus d'un sticker Sensi fait pousser! Je vous invite à lire le report complet de cette visite agrémenté des images de notre photographe de choc sur terre comme sur l'eau ainsi que que gros plan sur le coffee Mr K & Co. En avant goût voici notre dernière vidéo:
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    Bonjour Toujours dans le cadre de notre séjour au Pays bas, nous avons souhaité rencontrer certains patrons de coffee. Poser quelques questions, gouter quelques spécialités...^^ Nous allons donc commencer par The 1eHulp Coffeeshop. Il est situé au 194 de Marnixstraat A un peu moins de 20 min a pied du centre d'Amsterdam, dans une zone moins touristique que le quartier rouge, vous serez accueilli par Mo et Larby sans oublier Ms Rizzla (le chat du coffee). Nous ne sommes bien entendu pas arrivés les mains vides: L'ambiance du coffee est un savant dosage de bouddhisme intégré dans un cadre oriental. Vous trouverez de tout pour vous poser. Banquettes, niches, fauteuils etc.. tout est là pour vous satisfaire. Passons maintenant a ce qui nous intéresses au final, la carte! La carte des boissons et autres grignotages en cas de munchies aigüe! Le menu!! Il y en a pour toutes les bourses et tout les gouts. La qualité des produits et la rareté de certains est intéressante. Loin des herbes coupées trop jeunes du quartier rouge, ici vous allez tomber sur du lourd. Je reviendrais sur l'aspect rareté plus tard. La plupart des produits présents mettraient une claque à pas mal de consommateurs habitués. Notre hôte nous a accueillis avec un plateau de dégustation de choix: Strawberry sour diesel, Thin mint cookies, Lemon kush, Pineapple express ainsi que du zero zero. Et en détail: Strawberry Sour diesel: Certainement la plus forte de tout le plateau, une claque sur les yeux qui se ressent direct et cela malgré la consommation d'autres herbes depuis le début de la journée. Niveau gout, le Sd est dominant, le coté strawberry ressort en fond de bouche / palais. Thin Mint Cookies: La découverte gustative du moment, une fraicheur en bouche assez surprenante, le coté Thin Mint sans le gout de la menthe. Très agréable, herbe de journée. Lemon Kush: Fort gout de lemon et odeur terreuse classique du kush. Très agréable, bonne herbe de journée. Pineapple Express: Rien a dire dessus, rien de transcendant niveau gout effets etc. Bonne mais sans plus. Grosse attente du gout pineapple mais non, un coté floral se dégage en expiration. Le zéro zéro: Un classique, de très bonne qualité. Au gout il est agréable comme un bon marocain, il gratte un peu la gorge, il est très sec. Nous avons décidé de ne pas nous arrêter en si bon chemin, tant qu'a faire autant prendre ici plutôt que dans les coffee du centre. Sont donc venu s'ajouter a cela: Amnésia: Le coffee possède un cut fait et offert par Soma directement. Très forte niveau gout/odeur typique amnésia. L'effet est beaucoup plus "stonant" que les amnésia habituelles. Yellow lebanon: Voila typiquement de quoi je parlais en disant rareté, voila bien 20ans que je n'avais pas vu du vrai libanais, celui qui part en mousse à la première chauffe, si goûtu et parfumé. Et cette indescriptible odeur typique du libanais. Un High clair qui laisse progressivement place a un état de détente du corps et de l'esprit. Apaisé. Ils ont rentré du libanais rouge le jour de notre départ..Dommage... Sweet n'sour: Elle mérite son nom aussi bien à l'odeur qu'au goût ! Une douceur sucrée très agréable et un effet sativa bien présent : une bonne weed de journée ! Casey jones: Fidèle à elle même, une sativa bonne pour la journée. White Widows: Une herbe de base pas trop chère et plutôt légère. Cherrypie: Petit gout de cherry en fin de bouffée, mais faut le chercher. BlackberryKush: A l’exhale un léger gout de mure. Strawberry Banana: Le nom peut desservir cette weed, car si on doit avoir ce gout fruit, ce serait le gout des fruits qui ont trop muris ( pour la banane imaginé le gout d'une banane "noire" ), mais elle reste pour autant une bonne weed très agréable. Le reste est disponible en galerie..
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    Bonjour Sources : https://www.ulyces.co/news/le-cannabis-sauve-la-vie-des-abeilles-affaiblies-par-les-pesticides/ https://merryjane.com/news/cannabis-extracts-may-extend-the-life-of-bees-exposed-to-pesticides-research-shows Au revoir édit modération: les formules de politesse son de rigueur sur le furom.
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    Invoquant un ordre divin, les habitants de ce village du nord-ouest de l’Inde ont décidé de ne plus accueillir de touristes. Ces derniers menaceraient les coutumes locales en véhiculant une culture étrangère, rapporte le Hindustan Times. © MyLoupe / Contributeur, Getty images | L'architecture traditionnelle du village de Malana. À Malana, les touristes se bousculent pour apprécier l’un des meilleurs hashish du monde. Dans ce village isolé du nord-ouest de l’Inde, dans l’état d’Himachal Pradesh, des artisans confectionnent le Malana Cream, une variété de cannabis frottée à la main qui fait le bonheur des amateurs de drogues aux quatres coins du monde. Mais ce juteux business – la substance se vend 250 dollars pour 11 grammes – devrait considérablement ralentir : les touristes ne sont plus les bienvenus à Malana. Des villageois réunis en un parlement bicaméral ont en effet décidé de fermer l’accès du village aux étrangers, sur ordre divin, raconte le Hindustan Times, mardi 11 juillet. Les touristes sont accusés de menacer la culture et les traditions de Malana. Pour en arriver à cette décision, le parlement a invoqué le dieu Jamlu, par l’intermédiaire d’un oracle. Et d’après ce dernier, Jamlu ne porte pas vraiment les pratiques des touristes dans son cœur. "La divinité ne veut qu’aucun villageois ne loue sa propriété comme une maison d’hôte et un restaurant", rapporte Bhagi Ram, gouverneur de Malana au Hindustan Times. "Il a interdit à chacun de faire cela et ceux qui violeront ses ordres verront s’abattre sur eux sa malédiction." Protéger sa culture face au tourisme de la drogue Selon le récit local, le peuple malanais, qui parle son propre dialecte et ne reconnaît pas l’autorité du gouvernement indien, descend de l’empereur Alexandre Le Grand. Appartenant à la caste des kshatryas – celle des guerriers, la plus noble après celle des brahmanes–, ils se perçoivent comme un peuple sacré et refusent tout contact avec un étranger ou membre d’une caste inférieure. L’endogamie y est donc généralisée et a contribué à l’isolement des Malanais qui ont longtemps vécu de la fabrication artisanale de produits en chanvre. Avant que la culture et le commerce de cannabis y soient importés par des étrangers dans les années 1970. Depuis, l’ouverture au monde et aux nouvelles technologies n’a cessé de se développer pour faire planer dans les esprits la menace d’une dilution des traditions locales. Mais les habitants reprochent aussi aux étrangers d’avoir contribué à bâtir une image tronquée de Malana en l’associant exclusivement au cannabis. En février dernier, le village avait ainsi interdit les photos : les clichés pris par les visiteurs étaient perçus par les locaux comme caricaturaux, réduisant trop souvent Malana à un hub du trafic de drogues. Par Majda ABDELLAH Source: france24.com On en parle sur le forum