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Le cannabis éviterait les troubles mentaux causés par le VIH
By mrpolo, in Thérapeutique,

Le THC, principe actif du cannabis, pourrait avoir des effets bénéfiques sur les patients atteints du Sida. Selon une étude, cette molécule aux effets psychoactifs freinerait le déclin des capacités mentales des malades. 
 fotoall/epictura   La moitié des patients infectés par le VIH ont des troubles neurocognitifs. Le langage, l’attention, la mémoire ou la vitesse de traitement de l’information peuvent être atteints. 
Le système immunitaire des patients est entièrement mobilisé pour combattre la maladie. Ce qui provoque alors une inflammation chronique dans le cerveau. 
Si le virus du Sida n’infecte pas directement les neurones, il attaque des cellules, qui sécrètent ensuite des substances toxiques pour le cerveau. 
Le THC comme agent anti-inflammatoire 
Selon une étude, menée par la Michigan State University, la marijuana constituerait un rempart efficace à cette dégénérescence mentale due au VIH. 
Le THC, ou tétrahydrocannabinol, agirait en effet comme un agent anti-inflammatoire. La molécule permettrait de réduire le nombre de globules blancs inflammatoires, appelés monocytes. Ils sécrèteraient aussi moins de protéines dans le corps. 
« Cette diminution du nombre de cellules pourrait ralentir, voire arrêter l’inflammation, et donc potentiellement aider les patients à préserver leurs capacités cognitives », précise Mike Rizzo, co-auteur de l’étude et diplômé en toxicologie. 
Pour mener cette étude, les chercheurs ont prélevé des échantillons de sang à 40 personnes malades du Sida, qui consomment ou non de la marijuana. Ils ont ensuite isolé les globules blancs de chaque patient et ont analysé le taux de cellules « infectées ». 
Résultat : les malades qui ne fumaient pas de cannabis avaient un taux de cellules inflammatoires plus élevé que ceux qui en fumaient. Le taux des consommateurs de marijuana était presque au même niveau qu’une personne non-malade. 
Vers de nouveaux traitements ? 
L’objectif de cette étude n’est évidemment pas de convaincre des bienfaits du cannabis et d’augmenter sa consommation. Mais c’est un pas de plus vers l’élaboration de nouveaux traitements pour les malades du VIH. Des médicaments qui pourraient donc avoir des composants issus de la marijuana. 
Selon les chercheurs, ce processus pourrait aussi aider pour d’autres pathologies, comme Alzheimer ou Parkinson. Car ces deux maladies touchent aussi le système nerveux. 
 
Source: Pourquoidocteur.fr
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Au Portugal, la dépénalisation des drogues est un succès
By mrpolo,
En 2000, le Portugal a décriminalisé la consommation individuelle de toutes les drogues. 17 ans plus tard, les résultats sont concluants.

lien vidéo
 
Du cannabis à la cocaïne en passant par l’héroïne, toutes ces drogues sont autorisées au Portugal. En 2000, à rebours du reste du monde, le pays lusophone a dépénalisé l’achat, la détention et l’usage de stupéfiants pour la consommation individuelle. Le trafic reste toutefois interdit, mais les consommateurs de drogues sont désormais considérés comme des malades plutôt que des criminels.    
Aider et accompagner plutôt que sanctionner
Cette politique unique s’explique par l’histoire du Portugal. En 1973, à la fin de la dictature, le pays devient une plaque tournante du trafic international avec l'ouverture des frontières. Le nombre de consommateurs explose malgré la mise en place de politiques répressives. A la fin des années 90, près d’1% des Portugais étaient accros à l'héroïne et le pays avait le record de morts du SIDA liés à la drogue dans l’Union européenne. La lutte contre la toxicomanie est alors devenue la préoccupation principale des Portugais. 
Pour João Goulão, directeur de l’Institut des drogues et de la toxicomanie, « la classe moyenne, la classe aisée, les gens ont commencé à dire “mon fils n’est pas un criminel, c’est quelqu'un qui a besoin d’aide“. » Dos au mur, la société portugaise s’est mise à considérer la toxicomanie comme une maladie à soigner, plutôt qu’un crime à punir. Selon João Goulão, « le plus important, c’est la relation que le sujet entretient avec la substance et non la substance elle-même. »
L’usage de drogue a fortement diminué
Alors en 2001, une nouvelle politique est mise en place. Le système de santé public prend dorénavant en charge gratuitement les toxicomanes. Avec le recul, l’expérience est un succès. Aujourd’hui, le Portugal compte 50 000 heroinomanes, c’est deux fois moins qu’en 1999. Le taux de décès liés à la drogue a chuté, il est cinq fois plus faible que la moyenne de l’Union Européenne. Quant au taux de nouvelles infections au VIH, il a été divisé par 18 en 11 ans. 
Néanmoins, le trafic de drogue reste illégal, et pour la police, il est parfois difficile de différencier dealers et toxicomanes. 
 
Source: francetvinfo.fr
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Bordeaux Neurocampus : un médicament contre l'addiction au cannabis en 2024
By mrpolo,
Dix ans pour mettre au point une gélule qui peut changer la vie de beaucoup d'addicts, une vie qui peut tourner au cauchemar.
 
 
Photo: © MAXPPP

C'est un travail d'équipe au long cours qui a ses racines à Bordeaux. Au cours de ses recherches sur les effets du canabis, l'équipe du Neurocentre Magendie a découvert que sa prise entraîne la production dans le cerveau d’une molécule appelée prégnénolone. Elle a pour effet naturel de défendre l’organisme contre les effets de cette drogue. Une solution pour soigner l'addiction au cannabis. Impossible de l'utiliser en tant que telle, elle ne s'y prête pas. Les chercheurs, fédérés autour de Pier-Vincenzo Piazza, directeur de recherche Inserm, ont donc trouver la parade :
À partir de cette découverte scientifique, nous avons créé la société Aelis Farma et nous sommes les premiers à avoir développé un dérivé stable de la prégnénolone. C’est aujourd’hui la seule solution pharmacologique pour contrer les effets du cannabis et son addiction.
 
C'est cette formule qui va être en tests cliniques en 2018  aux Etats-Unis.
Avoir eu la possibilité de trouver le mécanisme naturel qui protège contre le cannabis, avoir la possibilité de trouver la solution jusqu'à l'homme, c'est l'accomplissement de toute une carrière et du travail de toute l'équipe. Si le succès continue, un déploiement sur le marché est envisageable d’ici fin 2024. Ce serait une satisfaction immense pour toute l’équipe !
 

Le Docteur Piazza dans son laboratoire ( archives ) / © Theillet Laurent MAXPPP

Une gélule qui pourrait être prescrite par le généraliste

Le Docteur Piazza souligne : 
Prendre cette drogue, ce n'est pas une maladie. Mais quand la personne veut arrêter et qu'elle a du mal... Mieux vaut intervenir dès les premiers signes d'addiction. A-priori une gélule par jour sur une durée à déterminer.
Le cannabis diminue les capacités de mémorisation et d’apprentissage. Une consommation soutenue peut induire un symptôme démotivationnel profond qui rend la capacité de s’engager et de produire un effort très difficile. Entre 16 et 30 ans, on note 5 fois plus de chômage et 10 fois moins de chance d’avoir un diplôme universitaire chez les sujets qui en consomment tous les jours . 
Pourquoi une recherche fondamentale à Bordeaux puis la suite aux USA ? 

Le Docteur Piazza souligne le rôle et le soutien majeur de la France durant toutes ces années.
La France a supporté le projet à fond, notamment via l'Inserm.
La raison, c'est que les Américains ont une politique aggressive de financement de la recherche pour la toxicomanie. Les USA  ont apporté 3 millions d'euros. C'est leur politique de "joint venture" pour aider les sociétés comme nous, pour aider le développement de nouvelles thérapies. Au niveau européen, il n'y a pas de programme spécifique sur la toxicomanie.
Le cannabis : un enjeu de santé majeur

C'est la 1ère drogue consommée en France.  11 % des adultes de 18 à 64 ans sont des consommateurs de cannabis, soit 4,6 millions de personnes *. Une proportion encore plus inquiétante chez les jeunes : plus d’1 sur 4 déclare en avoir consommé au cours du dernier mois. D’après une enquête ESPAD de 2015, les jeunes français âgés de 16 ans consomment plus souvent que les autres européens du même âge (1ère position sur 35 pays).
La teneur moyenne en THC dans les produits augmente, celui de la résine a triplé en 10 ans.

Selon le Cannabis Abuse Screening Test développé par l’OFDT, 21% des usagers actuels présentent un risque élevé d’usage problématique ou de dépendance.


* source Observatoire français des drogues et toxicomanies
https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/gironde/bordeaux/bordeaux-neurocampus-medicament-contre-addiction-au-cannabis-2024-1384113.html
 
Par Canna meric, dans Proposez vos News !
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Canada : le cannabis américain dope les ventes de sapins de Noël
By mrpolo,
Les ventes de sapins canadiens vers les États-Unis ont bondi de 40% depuis 2015. Et ce, grâce au cannabis.
 
 
Photo:Huit états américains ont légalisé le cannabis. Sébastien SORIANO/Le Figaro
 
C'est Noël avant l'heure pour les exportateurs de sapins québécois. Le Père Noël s'appelle l'Oncle Sam. Il achète à prix fous les sapins de la Belle Province, qui exporte 55 % de ses conifères. Ses exportations ont bondi de plus de 40 % depuis 2015. La raison? La pénurie de sapins aux États-Unis, due à une diminution du nombre d'arbres plantés, à une augmentation des incendies, mais surtout au succès de la marijuana dans l'Ouest américain!
L'Oregon, longtemps l'un des grands producteurs de sapins, s'est tourné depuis peu vers la culture du cannabis, beaucoup plus lucrative. Résultat, la production de sapins de Noël ne cesse de chuter dans ce petit État de 4 millions d'habitants. De 6,4 millions en 2013, elle devrait passer sous les 5 millions cette année. Le nombre de producteurs aurait, selon le département de l'Agriculture de l'Oregon, diminué de 30 % entre 2010 et 2015.
 
15 dollars le gramme de cannabis
 
L'Oregon a décriminalisé la consommation de cannabis en 1973 et, depuis deux ans, l'industrie de la marijuana complètement libérée de contraintes réglementaires a pris son envol. Il y aurait déjà 685 cultivateurs de cannabis et plus de 800 autres qui attendent des licences pour vendre leur cannabis à 15 dollars le gramme.
Les producteurs de conifères québécois ont donc de beaux jours devant eux, même si avec un million d'arbres exportés vers les États-Unis et des recettes de 24,3 millions de dollars, l'affaire demeure un marché de niche. «On prévoit de belles années à venir si Trump n'impose pas de barrières», confie Jimmy Downey, le président de l'Association des producteurs d'arbres de Noël du Québec au Journal de Québec.
 
Source: lefigaro.fr
 
En réponse aux USA:
Des supermarchés américains vendent un sapin de Noël en feuilles de cannabis
 
 

 
Pour ceux qui trouvent le sapin de noël has been, la puissante chaîne de supermarchés Walmart a la solution : le « Weed Christmas Tree ». De quoi « illuminer la pièce et mettre son esprit dans les bonnes conditions pour célébrer les fêtes » promet le vendeur, qui voit sa création décorée de fausses feuilles de weed « trôner dans votre salon ou dans les locaux d’un dispensaire médical ».


Bon, en revanche, il vous faudra débourser 250 dollars (212 euros) pour acquérir le fameux arbuste. S’il est une preuve supplémentaire de l’essor éclair du marché légal du cannabis aux USA – imaginez trouver ça chez Carrefour –, à ce prix-là mieux investir dans des cadeaux, non ?
 
Source: ulyces.co
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L’industrie américaine du cannabis légal pourrait tripler ses revenus d’ici 2021
By mrpolo,
22,6 milliards de dollars, un nombre qui laisse rêveurs les investisseurs nord-américains. C’est peut-être moins de la moitié du potentiel européen – évalué à 56 milliards d’euros –, mais ces chiffres sont ceux d’un seul pays, où l’usage récréatif du cannabis est d’ores et déjà légal dans huit États – Colorado, Oregon, Washington DC, Alaska, Nevada, Californie, Maine et Massachusetts.
 
Crédits : ETHAN MILLER / GETTY IMAGES  
Le triplement des revenus américains du marché du cannabis légal serait naturel et ne se baserait que sur la suite logique des événements, d’après Reuters – comme, par exemple, le nombre toujours plus important d’entrepreneurs quittant leur emploi pour se lancer dans le business du cannabis.
 
  L’industrie américaine du cannabis évolue vite. Elle compte aujourd’hui 150 000 salariés, soit 20 % de plus qu’en 2016. Un seul facteur pourrait freiner son essor : Donald Trump. Le président, qui ne s’est pas encore positionné fermement sur la question, fait planer le doute.
Toutefois, un soutien grandissant est à noter de la part des citoyens. Et cela a fait du bien à l’économie du cannabis légal, puisque l’investissement dans le secteur est encore dominé par des individus fortunés, qui pensent avoir flairé le bon filon en plaçant leur argent dans des services de logistique et de technologie liée au cannabis – contournant ainsi la vente directe, illégale.
 
Source : ulyces.co
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Pourquoi le CBD ne suffit pas: L’effet d’entourage
By mrpolo,
Plusieurs états américains ont légalisé les extraits de cannabis, ou sont sur le point de le faire, généralement sous forme de préparations contenant du CBD avec très peu voir du tout de THC. Les politiciens conservateurs sont beaucoup plus disposés à adopter une approche d’une solution médicamenteuse dépourvue de THC (ou Tétrahydrocannabinol le cannabinoïde issu du chanvre qui procure un effet psycho-actif euphorisant).
 
  Toutefois, il existe des douzaines d’autres cannabinoïdes et terpénoïdes (terpènes) qui ont prouvé leur bénéfices au niveau médical. De nouvelles études mettent en évidence l’effet synergique de ces molécules entres-elles, révélant qu’un cannabinoïde isolé (comme le CBD) peut effectivement aider des patients, mais seulement une petite minorité d’entre eux. L’association de plusieurs cannabinoïdes ou de l’ensemble d’entre eux pouvant être plus efficace, médicalement parlant.
 
Selon le National Institutes of Health américain, la délicate interaction entre les cannabinoïdes et les terpénoïdes — parfois appelée “l’effet d’entourage” — peut être utilisée pour soigner “la douleur, l’inflammation, la dépression, l’anxiété, la dépendance, l’épilepsie, le cancer, [et] les infections fongiques et bactériennes”.
 

 
Avec autant de bénéfices potentiels dans la plante entière et les extraits composés de multiples cannabinoïdes, pourquoi y a t-il cette ruée folle vers la production d’extraits de cannabinoïdes isolés, ne pouvant bénéficier qu’au petit pourcentage de patients potentiellement réceptifs à une thérapie au cannabis aussi limitée ? Les états peuvent-ils réellement prétendre aider les patients si leurs lois autorisant uniquement le CBD ne sont efficaces que pour un nombre relativement petit de patients en souffrance ?
 
N’aider que 2% des patients?  
Selon le Marijuana Policy Project (MPP), “…seuls deux pour cent des patients enregistrés dans les états américains du Rhode Island et du Colorado déclarent souffrir d’épilepsie”. Le MPP déclare que, malheureusement, “la grande majorité de tous les patients [traités au cannabis] souffrent de symptômes pour lesquels l’emploi de variétés de cannabis ayant plus que des traces de THC sont nécessaires”.
 

 
Les médias ont énormément focalisé leur attention sur des enfants utilisant des extraits de CBD pour combattre leur épilepsie résistante ou d’autres graves désordres neurologiques. Quelques patients sont soulagés par un extrait de CBD isolé. Certains enfants, qui sont passés de centaines de crises par semaine à seulement une ou deux par mois en utilisant de l’huile ne contenant que du CBD, ont attiré une ample attention des médias.
 
Charlotte Figi, une de ces enfants de neuf ans, vivant au Colorado, a vu diminuer ses crises d’épilepsie de 99% en utilisant une huile ne contenant que du CBD. Charlotte est devenue l’emblème non-officielle des défenseurs du cannabidiol et des efforts pour le légaliser. Elle est aussi la source d’inspiration pour un produit au CBD appelé Charlotte’s Web, fabriqué par CW Botanicals au Colorado.
 
Observations parentales  
Des parents d’autres enfants avec des affections similaires, désespérés, ont aussi essayé l’huile de cannabis. Beaucoup, malheureusement, ont constaté que le manque de THC dans les huiles de CBD faisait qu’elles ne fonctionnaient souvent pas pour leurs enfants. Jason David a traité son fils de sept ans, Jayden, souffrant du syndrome de Dravet — une forme sévère d’épilepsie qui ne répond pas aux traitements usuels — avec du cannabis médical depuis 2011 (La maman de Charlotte Figi a appris l’existence de l’huile de cannabis grâce à David).
 

 
“Je voudrais que la Charlotte’s Web fonctionne sur tous les enfants épileptiques, mais elle ne le fait pas. Jayden a eu ses pires crises sous cannabis médical lorsque nous utilisions la Charlotte’s Web,” déclare David.
 
Brian Wilson, un ex résident du New Jersey ayant déménagé au Colorado en 2014 pour bénéficier des lois libérales de cet état envers le cannabis médical, est un autre de ces parents d’enfants souffrant du syndrome de Dravet. Dans une interview accordée au magazine Ladybud en 2014, il dit:
“Le CBD est une partie très importante du mélange, mais seulement une partie. Nous avons constaté un léger contrôle des crises et des progrès du développement mineurs avec le CBD seul, mais nous n’avons constaté de réel contrôle des crises qu’en ajoutant des quantités substantielles de THC au mélange”.
 
Wilson continue:
“D’autres voient des résultats très positifs en ajoutant du THCA. D’autres ont de très bons résultats sans CBD, comme au New Jersey, où il y a très peu ou pas de CBD disponible. Le fait est que c’est une médecine hautement individualisée. Il n’y a pas de formule magique.
Rebecca Hamilton-Brown est la fondatrice du Pediatric Cannabis Therapy, une association de soutien pour les parents d’enfants épileptiques, forte de plus de 2’500 membres. Elle soigne son fils avec du cannabis depuis deux ans et a recueilli le témoignage des nombreux membres du groupe.
 
“C’est l’ignorance qui pousse les gens à croire que le CBD seul est la voie à suivre.”
Déclare Hamilton-Brown.
“Soit ils n’en ont jamais donné à leur enfant, ou alors ils sont complètement naïfs sur la manière dont fonctionne la machine politique.”
 
Les milliers d’enfants malades et d’adultes qui pourraient bénéficier d’extraits avec plusieurs cannabinoïdes ou même d’extraits de plante entière sont ils ignorés par les gouvernements cherchant à ne légaliser que les préparations contenant uniquement du CBD ?
 
L’histoire miraculeuse de Charlotte Figi est certainement source d’inspiration; tous les patients méritent une médecine qui les soulage de leurs souffrances. Toutefois, les politiciens paranoïaques ont-ils peur de légaliser les extraits de cannabis contenant du THC simplement à cause d’un stigmate vieux de 80 ans? Les legs du film Reefer Madness — et la  perception de l’euphorie comme un péché dans certaines religions — est-il le responsable de l’adoption de lois étatiques qui, bien qu’aidant un nombre restreint de patients, laissent la majorité d’entre eux souffrir sans traitement ?
 
Article original de Gooey Rabinski, sur massroots.com : Qu’est-ce que « l’effet entourage » ? (EN)
Publié le 19 mai 2015, mis-à-jour le 5 octobre 2017 –
 
Source: norml.fr
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Annecy: sorte de «cannabis légal», le CBD débarque en ville
By Green-CracK,
Jusqu’à maintenant, il faisait fureur de l’autre côté de la frontière, à Genève notamment. Dorénavant, les adeptes du CBD (cannabidiol) n’auront plus à traverser la frontière pour se procurer ce dérivé du cannabis : il est en vente à Annecy.
 

Il est possible notamment d’acheter de l’herbe au détail,



ou via des produits transformés.


 

Une boutique consacrée à ce produit vient tout juste d’ouvrir au sein de la galerie de l’Émeraude.
Le CBD, c’est un produit issu du chanvre. Il en a l’aspect, il en a l’odeur, mais ce n’est pas du cannabis : il ne comporte quasiment pas de THC (tétrahydrocannabinol), la molécule psychoactive qui, elle, est illégale.
 
Légal ou pas ?
 
En revanche, le CBD, à en croire son vendeur Franck Bomont, est « un antidépresseur, un antioxydant, un antipsychotique », source de mille vertus. Le trentenaire serait d’ailleurs, à l’entendre, « le premier à ouvrir une boutique en France ». La production de chanvre est effectuée à Gap, les plants étaient jusqu’à maintenant récoltés pour ses seules fibres (tissu) et pour son huile.
 
Autorisé en Suisse, le CBD est-il pour autant légal en France ? Aucun doute, selon le gérant, les produits qu’il vend (herbe, pommades, liquides pour cigarette électronique) sont tous « autorisés par le ministère de la Santé ».
Contactée, l’Agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes n’a pas été en mesure de nous informer au sujet du CBD.
 
FLORENT PECCHIO
 
Source: lessorsavoyard.fr
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Faire fumer mémé ? Ces très sérieuses raisons pour lesquelles les personnes âgées feraient bien de consommer du cannabis
By mrpolo,
On connaît les effets néfastes de la consommation excessive et répétée de cannabis : isolement social, perte de la mémoire courte, ralentissement du développement cérébral, etc. En revanche, il peut être porteur de bienfaits, à condition d'être consommé, comme le veut la chanson, avec modération.
 

Et les effets positifs qu'il apporte peuvent être particulièrement bienvenus chez les seniors. Dernier bienfait en date : la marijuana pourrait éviter l'apparition de la maladie d'Alzheimer, qui touche particulièrement les personnes âgées. En effet, à en croire cette étude menée par le Salk Institute (Californie), le tétrahydrocannabinol - plus connu sous l'acronyme THC - qui est contenu dans le cannabis contribue à l'élimination d'une protéine toxique liée à cette maladie, rapporte The Daily Beast.
 
Une piste intéressante pour nos aînés, quand on sait que les porteurs de cette pathologie seront trois fois plus nombreux en 2050 ; une statistique expliquée notamment par le vieillissement de la population.
Espérance de vie et lutte contre le glaucome
 
Les seniors ont beaucoup de bienfaits à tirer du cannabis. Il a notamment été prouvé que les habitants du village chinois de Bama Yao, où l'espérance de vie était la plus haute au monde, devaient cet exploit à leur régime alimentaire riche en graines de chanvre. Ses acides gras et vitamines luttent contre les virus et maintiennent le cerveau en bonne santé.
 
Sous formes d'huile, de vapeurs ou encore de crèmes, le cannabis permet aux personnes âgées de mieux vivre leurs rhumatismes et douleurs chroniques, voire les éviter. Le cannabis possède plusieurs propriétés contre la douleur : c'est un analgésique, il détend les muscles des zones touchées et enfin, provoque l'euphorie, ce qui facilite l'appétit et le sommeil, choses parfois difficiles pour les plus âgés.
 
Le cannabis est également utilisé pour lutter contre le glaucome, une maladie de l'œil due à une montée de la pression intraoculaire (PIO) qui finit par atteindre le nerf optique. Il a été démontré que cette plante permettait de diminuer la PIO.
Santé osseuse et capacités pulmonaires
 
Le vécu, selon les différentes expériences de la vie, peut être source de stress post-traumatique. Encore une fois, la consommation de produits dérivés du cannabis ont permis d'éviter les cauchemars, augmenté le nombre d'heures de sommeil et amélioré la qualité de vie des personnes atteintes.
Par ailleurs, le cannabis pourrait subvenir à un grand besoin du côté des personnes âgées : la fragilité osseuse. Selon une étude menée par l'Université de Tel-Aviv, la consommation de cannabis permettrait de guérir plus rapidement les fractures et de rendre les os en meilleure santé. Les effets anti-inflammatoires du cannabis seraient également d'une grande utilité pour les malades de la sclérose en plaques.
 
Alors, oui, il ne s'agit pas dans ces exemples précédemment cités de fumer le cannabis, mais de l'absorber sous d'autres formes. Mais même fumé (sans tabac, y a-t-il besoin de le préciser), le cannabis ne fait aucun mal aux poumons : au contraire, et selon une étude menée sur les vingt dernières années, il participe même à l'amélioration des capacités pulmonaires.
 
N'est-il pas temps de changer notre regard sur la marijuana ? L'usage du cannabis à des fins thérapeutiques ne devrait pas cesser de se développer. Il est d'ailleurs pratiqué depuis l'Antiquité : dès 1000 ans avant notre ère, le chanvre indien était utilisé comme anticonvulsif (contre l'épilepsie et le tétanos), tranquillisant, anti-inflammatoire, antispasmodique (colique, diarrhée), antibiotique, antiparasitaire, stimulateur d'appétit…
 
Comme quoi, cette plante a cinq feuilles pourraient bien apporter davantage de solutions que de problèmes.
 
source: atlantico.fr
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Au Maroc, les routes touristiques du cannabis
By mrpolo,
Les guides de voyage et les promoteurs du tourisme au Maroc n'en parlent jamais. Et pourtant, le tourisme du cannabis attire chaque année dans ce pays des milliers de visiteurs amateurs de "kif".
 


Quinze tonnes de haschich ont été saisies dans le nord-est du Maroc,



a-t-on appris le 3 avril 2017. © Rishabh R. Jain/AP/SIPA


 

« Le climat ici est très spécial. Rien ne pousse à part le kif! », plaisante Hassan, un quadragénaire rencontré dans un hôtel de la région de Ketama (nord), considérée comme « la Mecque de la production de haschich ».
 
« C’est notre principale richesse », explique Hassan, qui porte au poignet une ostensible montre en or et reste discret sur la raison de ses fréquents allers-retours vers Casablanca.
Attablée dans le bar de l’hôtel, Beatrix, une Allemande de 57 ans au look baba cool, roule un joint au vu de tout le monde. Celle qui se dit « habituée des lieux » explique être « tombée amoureuse » de la région pour « la qualité de son haschich et la gentillesse de ses habitants ».
 
Au Maroc où la culture du cannabis faisait vivre 90 000 ménages en 2013, selon les derniers chiffres officiels disponibles, vendre ou consommer de la drogue est interdit par la loi.
Mais à Ketama, où d’abondantes plantations de kif accueillent le visiteur, le haschich fait partie du patrimoine local et sa consommation est largement tolérée.
 
‘Bombola Ganja’
 
Avec des amis, Beatrix a organisé à la mi-septembre un « festival » à Ketama, le « Bombola Ganja » – en fait, une soirée entre copains fumeurs devant la piscine de l’hôtel. Sur l’affiche diffusée sur la page Facebook de l’évènement, les plants de cannabis relèguent au second plan les DJ venus mixer de la « trance psychédélique ». Les organisateurs ont aussi glissé un message appelant à légaliser le cannabis à des fins médicinales.
 
Pourquoi ont-ils choisi Ketama? « Difficile de répondre », élude avec prudence Abdelhamid, le directeur de l’hôtel. « Certains sont attirés par les montagnes, les randonnées, le climat », affirme-t-il, sans évoquer l’attrait de la culture locale du haschich.
 
Quelques milliers de touristes viennent chaque année à Ketama, principalement d’Europe, mais aussi des grandes villes marocaines. Mais « la région n’est pas bien exploitée et il y a des dysfonctionnements (…), les routes sont désastreuses, l’eau manque », regrette l’hôtelier.
Et l’image de la ville a décliné avec le temps. Dans les années 1960 et 1970, Ketama était très prisée des hippies. Mais peu à peu, la destination a commencé à traîner une réputation de « zone de non-droit » – le guide du Routard appelait même à la fin des années 1990 les touristes à « bannir absolument » cette région de leur programme.
 
« Le tourisme a connu un net recul », confirme Mohamed Aabbout, un militant associatif local.
Il explique aussi cette désaffection par « l’extension de la culture du kif à d’autres villes du nord Maroc ».
 
Ville bleue à la main verte
 
À une centaine de kilomètres à vol d’oiseau, la ville de Chefchaouen, avec sa médina bleue accrochée à flanc de montagne, a progressivement ravi à Ketama sa position de destination phare.
 
Avec ses maisons pittoresques, ses ruelles entrelacées, ses venelles pavées, celle que l’on surnomme « Chaouen » est le chef-lieu d’une autre région réputée pour sa production de kif.
Ici, petits trafiquants et faux guides accostent immanquablement les touristes pour proposer du haschich ou une visite dans des fermes à la rencontre des « kifficulteurs ».
Certaines maisons d’hôtes offrent également ce « service » pour une quinzaine d’euros. Sans le mentionner dans leur catalogue.
 
À la terrasse d’un café stratégiquement situé, un homme s’approche de potentiels acheteurs: « Celle-ci c’est la meilleure, frère! », lance Mohamed, qui expose au nouveau venu sa grosse boulette de hachisch.
N’est-ce pas interdit? « Ici tu peux fumer où tu veux, mais pas devant le commissariat! », plaisante-t-il, avant de suggérer de se rendre sur « le terrain » voir comment est « travaillé » le kif.
Mexicaine, afghane et beldia
 
Mohamed accompagne un groupe de touristes à quelques kilomètres dans un village pauvre où le vert des champs s’étend à perte de vue.
« Ici tu as la plante mexicaine, l’afghane, la beldia (locale en arabe) », énumère le guide. Selon lui, la plupart des fermiers importent des graines permettant d’obtenir de plus grandes quantités.
À quelques mètres de là, de jeunes Français sillonnent les plantations avec un « guide », étape préalable à la « démonstration ».
 
Les deux groupes se retrouvent devant une modeste ferme où un agriculteur, après avoir tapoté sur un seau, récupère la poudre qui se forme au fond, entre dans son atelier. Il revient quelques minutes après avec le produit fini.
Des femmes du village assistent à la scène, l’air amusé, tandis que des poules picorent autour de la maisonnette.
 
« Ça, ça va direct à la cité. Direct à Saint-Ouen! » dans la région parisienne, lance un badaud, en claquettes et maillot de foot du Paris-Saint-Germain, qui vient d’acheter 200 euros de cannabis.
Comme ces jeunes, nombreux sont ceux qui viennent à Chaouen pour son kif.
La ville est toutefois parvenue en quelques années à élargir la palette de ses visiteurs.
« Il y a 20 ans, les touristes étaient essentiellement de jeunes Espagnols qui venaient fumer. Maintenant, les non-fumeurs viennent aussi pour le bleu de la ville, très apprécié par les touristes chinois », explique le patron d’une agence de voyage.
 
Par AFP
 
Source: jeuneafrique.com
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Le «joint» électronique «apparaît comme légal» , affirme le ministère de la Santé
By bf2222,
Le «joint» électronique «apparaît comme légal» , affirme le ministère de la Santé
 
 
 
Le ministère de la Santé estime que les cigarettes électroniques au dérivé du cannabis CBD bénéficient d’une dérogation à la législation. Des contrôles vont néanmoins être lancés.
 
C’est un véritable coup de tonnerre… Alors que l’agence du médicament se positionnait clairement, mardi dans nos colonnes, sur l’interdiction de e-liquides au cannabidiol (CBD), une molécule du cannabis, en vente partout, le ministère de la Santé, lui, prend la position inverse. Selon lui, ce composant ajouté à certains liquides, carburant de la cigarette électronique, « apparaît comme légal ». Le ministère explique qu’il s’agit d’une dérogation à la législation.
 
En France, la détention, la fabrication, le transport de cannabis et de ses dérivés dont le CBD ne sont pas autorisés. Mais… la commercialisation de variétés de cannabis, dépourvues de propriétés stupéfiantes, peuvent l’être, ce qui est le cas du cannabidiol. En effet, le cannabis contient un cocktail de molécules. Contrairement à son principe actif le THC, le CBD joue sur la vigilance mais ne provoque pas d’effets de défonce. Le ministère met toutefois des conditions à cette utilisation. Ces produits qui connaissent un succès fulgurant depuis l’été, en ligne et dans les magasins de cigarettes électroniques, doivent être réservés exclusivement au vapotage. Obtenus par extraction, ils ne doivent pas contenir, non plus, une teneur en THC supérieure à 0,2%. Ce qui est déjà le cas selon les fabricants et les vendeurs.
 
Des contrôles mis en place
 
Enfin, les professionnels n’ont pas le droit de présenter le cannabis sous « un jour favorable », sinon ils peuvent être poursuivis. Le ministère a saisi l’Agence du médicament (ANSM) et la Répression des fraudes pour mettre en place des contrôles. Objectif : faire respecter ces conditions. Mais de nombreuses questions restent en suspens. Quels sont les effets du CBD ? Le ministère reste vague : « Ses effets psychoactifs sont encore mal connus, bien qu’on lui prête des effets sédatifs ». Dans les magasins électroniques, certains vendeurs présentent le CBD comme un anti-stress, utile aussi contre les douleurs et l’insomnie. Qu’en est-il vraiment ? La revue scientifique « Le Courrier des addictions » indique que dans le cadre d’expérimentations, il réduirait l’anxiété. Mais ces essais cliniques ne concernent pas les e-liquides. « Sous cette forme, rien n’est prouvé », rappelle la Mildeca, la mission interministerielle de lutte contre les drogues.
 
Ce n'est pas un substitut
 
D’autres vapotent aussi du CBD pour arrêter leur consommation de cannabis. Sur ce point, l’agence du médicament rappelle qu’il ne peut absolument pas être considéré comme un substitut. « C’est extrêmement grave, dangereux et archifaux ». Laurent Karila, psychiatre à l’hôpital Paul-Brousse, à Villejuif, spécialiste des addictions, reçoit certains de ces patients en consultation. « On sait que cette molécule a des propriétés tranquillisantes mais on ne peut pas la recommander, on n’a pas assez de recul médical », indique-t-il. Il se dit inquiet par l’apparition de ces produits à des dosages très variés, de 30 mg à 1000 mg.
 
10 % du chiffre d’affaires en quelques semaines
 
Selon Olivier, le responsable du Petit Fumeur, « Une personne qui vapoterait du 1000 mg pour la première fois se prendra une sacrée claque, je ne vous le cache pas ». Il le rappelle les boosters, en vente, ne doivent pas être considérés comme des e-liquides mais ils doivent être dilués. Profitant du flou juridique qui demeurait jusqu’à présent, ce marché du CBD est devenu une véritable manne financière. « Ces produits, commercialisés en septembre, représentent aujourd’hui près de 10% de notre chiffre d’affaires ».
 
Et le site du Petit Fumeur compte bien en profiter. « Ah oui, autant que possible. Si je peux être numéro 1 sur le marché... ». Cdiscount, lui, a choisi de faire marche arrière : le site nous a annoncé mardi qu’il allait retirer de sa plateforme les produits au CBD « non-repérés » par leur robot. Celui-ci ne décèle que le mot « cannabis » et non « cannabidiol ». « Les vendeurs, qui ont mis en ligne ces fioles, seront bannis », précise, intransigeant, Cdiscount.
 
Source: leparisien.fr
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