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Luxembourg - «Il faut arrêter l’hypocrisie liée au cannabis»
By mrpolo,

LUXEMBOURG - Un débat public a été organisé, jeudi matin, à la Chambre des députés, sur la légalisation du cannabis à usage récréatif.

Les pétitionnaires Guy Munhowen (à gauche), Joé Schmit (au centre) et Christopher Zimmer s'engagent en faveur d'un cadre légal pour la consommation du cannabis à usage récréatif.
 
Avec 7 471 signataires, la pétition publique réclamant une légalisation du cannabis à usage récréatif et l’ouverture de coffee-shops, a connu un succès certain. Assez pour susciter un débat public au cours duquel une somme de questions pratiques, mais aussi de principes, ont été abordées jeudi à la Chambre des députés.
 
Sur le fond, les différents partis ont campé sur leurs positions dans les différents discours. Le maître mot pour les défenseurs de la dépénalisation? «Arrêter avec l’hypocrisie», a lancé Josée Lorsché (Déi Gréng) alors que la consommation de cannabis est relativement répandue malgré l’interdiction. «Ce qu’il faut, c’est protéger les mineurs ou encore contrôler la qualité», a poursuivi la député écologiste. «L’alcool est autorisé et pas le cannabis, ce n’est pas logique», a rebondi David Wagner (déi Lénk).
  «Le coût de la répression est très important, indique pour sa part Guy Munhoven, l'un des trois pétitionnaires. Légaliser le cannabis permettrait de porter un coup au marché noir». «Il serait intéressant de connaître le potentiel économique d’une légalisation, estime de son côté Max Hahn (DP). Mais il serait aussi nécessaire d’encadrer tout cela avec des contrôles».
 
«Cette pétition arrive à point nommé»
 
Le débat sur les coffee-shops a forcément découlé sur la question du tourisme du cannabis, «avec le risque de voir des milliers de personnes passer la frontière et venir au Luxembourg juste pour consommer», craint Gast Gibéryen (ADR). Son parti préconise une solution européenne sur le sujet de la légalisation. Du côté du CSV, on se dit «ouvert aux discussions», mais contre la légalisation pour l’instant. Martine Mergen souhaite le lancement «d’études pharmaceutiques» sur le sujet.
 
En termes de santé publique, la présidente de la commission de la Santé, Cécile Hemmen (LSAP) n’a pas manqué de rappeler la dépendance «aussi bien psychique que physique à une drogue comme le cannabis. Ce sujet ne doit pas être négligé. Tout comme la prévention et la sensibilisation». Des arguments appuyés par la ministre de la Santé, Lydia Mutsch (LSAP) qui a tenu à préciser que «ni le modèle répressif de la France, ni l’approche libérale de la République tchèque n’ont eu d’impact sur le niveau de consommation. Les deux pays restent parmi les plus grands consommateurs de cannabis en Europe». «Même si la loi luxembourgeoise a évolué, cette pétition arrive à point nommé. C’est un sujet qui préoccupe largement la société», a-t-elle conclu.
 
Source: lessentiel.lu
 
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By mrpolo,
Il est rare de voir les mots "Canada" et "domination mondiale" côte à côte dans une même phrase. Toutefois, les producteurs de cannabis de ce pays souhaitent changer la donne et se positionner en leader mondial du secteur du cannabis. La légalisation de la marijuana à usage récréatif entrera en vigueur au Canada à partir du 17 octobre prochain.
 

© iStock/Nastasic
 
Pour cela, les entreprises canadiennes du secteur sont en pleine expansion et ont établi des coentreprises avec une série de partenaires étrangers, explique The Economist. Cependant, plusieurs pays partagent également les mêmes ambitions.
"L'Uruguay a été le premier pays à légaliser l'usage du cannabis en 2017", rappelle le magazine. “Le Canada sera toutefois le premier grand marché de l'Ouest où le produit pourra être légalement acheté. Les entreprises canadiennes espèrent pouvoir ainsi construire une entreprise internationale qui leur donnera une avance imbattable”.
 
Investisseurs
"Jusqu'à présent, ces entreprises ont financé leurs plans d'expansion en vendant des actions, complétées par des fonds issus de petites banques d'investissement et des coopératives de crédit. Des investisseurs enthousiastes ont poussé le cours des actions vers des niveaux stratosphériques. Certains avertissent déjà par ailleurs de la possibilité de l'éclatement d'une bulle.”
   
"Les plus grandes banques canadiennes, sans qui rien n'est financé dans le pays, se méfient. Mais la situation a changé le mois dernier lorsque la Banque de Montréal à accepter de prêter à Aurora Cannabis la somme de 200 millions de dollars canadiens (147 millions de dollars américains, 125,5 millions d'euros) avec a possibilité d'un prêt supplémentaire de 45 millions de dollars canadiens (29,2 millions d'euros) après la légalisation".
 
"Ces fonds permettront à l'entreprise de continuer à réaliser des efforts afin d'acquérir un position dominante sur les marchés de pays du monde entier", a déclaré Terry Booth, PDG d'Aurora. Selon lui, la demande européenne pour le cannabis médical est beaucoup importante que prévu. Booth cite notamment l'Allemagne, le Danemark, l'Italie, la Pologne et Malte comme des marchés particulièrement prometteurs.
 
Tête de pont
La stratégie consiste à établir une tête de pont sur le marché de la marijuana médicale dans d'autres pays, contexte qui pourrait être exploité si le cannabis récréatif devenait légal dans ces pays.
 
Aurora exporte déjà en Allemagne, en Italie et à Malte. L'entreprise prévoit de construire une serre de 93.000 mètres carrés au Danemark dans le cadre d'une coentreprise avec un producteur européen de tomates. Canopy Growth, un autre producteur européen exerce déjà ses activités dans 12 pays dont l'Australie, l'Allemagne, l'Afrique du Sud et le Danemark.
 
Mais les Canadiens devront faire face à une rude concurrence. Des entreprises d'Australie, d'Israël et de Colombie ont fait part d'ambitions mondiales similaires. Par ailleurs, le leadership mondial du Canada sur le marché du cannabis pourrait se dissiper si les Etats-Unis clarifie leur politique à cet égard.  
 
Par Arnaud Lefebvre
Source: fr.express.live
 
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By mrpolo,
La légalisation du cannabis à des fins médicales est, selon une source bien informée, une des propositions faites par le cabinet de conseil international McKinsey dans son plan pour réformer l’économie libanaise.
 

Une plante de haschisch dans la Békaa. Photo Nour Braidy.
 
Le président de la Chambre des députés du Liban depuis 1992, ainsi que le chef du mouvement Amal , Nabih Berry a déclaré mercredi que le Liban pourrait légaliser la culture du haschisch et son utilisation à des fins médicales. Il s'agit là, a indiqué à L'Orient-Le Jour, une source bien informée, d'une des propositions faites par le cabinet de conseil international McKinsey dans son plan pour réformer l’économie libanaise.

Nabih Berri
نبيه برّي
"Le Parlement libanais se prépare à étudier et approuver la législation nécessaire pour légaliser la culture du haschisch et sa production à des fins médicales à l'instar de nombreux pays européens et certains États américains", a déclaré M. Berry devant l'ambassadrice des États-Unis au Liban Elizabeth Richard.
Le chef du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt avait déjà appelé à plusieurs reprises les autorités libanaises à la légalisation de la culture du haschich, affirmant que cela représente "une formule de relève économique pour la Békaa, pour Baalbeck et pour le Hermel" où le cannabis est largement cultivé.
  L'ancien ministre libanais de la Santé, Waël Bou Faour, avait évoqué en 2016 les bienfaits thérapeutiques du cannabis, plus particulièrement l'huile du cannabis, affirmant que plusieurs pays ont légalisé le recours à cette plante pour des besoins de santé. Il avait également déclaré que, selon lui, le Liban "est en train de rater une opportunité" en raison de sa politique qui criminalise l'usage du cannabis, soulignant la nécessité d'adopter une approche scientifique et économique pour "encadrer et légaliser" la consommation de cette plante. 
 
En 2015, le chef de la brigade des stupéfiants au sein des Forces de sécurité intérieure, le général Ghassan Chamseddine, avait indiqué qu'environ 35 000 dounoums de haschich (3 500 hectares) sont plantés chaque année dans la Békaa centre et nord, dans les cazas de Baalbeck et Hermel, et dans une partie des cazas de Bécharré et Denniyé. "La production annuelle moyenne est d'une centaine de tonnes et le marché annuel de 60 millions de dollars environ", avait-il estimé.
 

Le libanais rouge-Photo@purkif.com

Selon des cultivateurs de cannabis au Liban, le conflit en Syrie voisine a détourné l'attention de l’État et dopé le trafic avec une frontière devenue beaucoup moins contrôlée. L'armée détruisait auparavant chaque année quelques milliers d'hectares de cannabis dans la Békaa.
 

Le libanais jaune-Photo@purkif.com

L’État avait mené des campagnes d'éradication, promettant des cultures alternatives. Mais depuis l'échec d'un programme de l'ONU, il y a plus de quinze ans, un bras de fer l'oppose aux cultivateurs qui réclament la légalisation de cette culture ancestrale. Selon les agriculteurs, la demande a augmenté de plus de 50% depuis 2012, et la majorité du haschich est écoulée vers la Syrie.    
Le plan du cabinet McKinsey pour diversifier l'économie préconise notamment de renforcer les secteurs de l'agriculture, de l'industrie, du tourisme et de la finance.
 
Source: lorientlejour.com
 
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By mrpolo,
Enrique Curbelo, 76 ans, est ravi. Grâce au cannabis, vendu depuis un an dans les pharmacies d’Uruguay, il a remis en selle sa boutique vieillotte, jusqu’ici malmenée par les grandes chaînes modernes.
 
 
Photo - Enrique Curbelo dans sa pharmacie de Montevideo le 9 juillet 2018 Photo MIGUEL ROJO. AFP
 
«Pour moi, c’est comme vendre de l’aspirine. Je me devais de proposer ce qu’elles ne vendaient pas», explique-t-il à l’AFP dans son pull kaki, à quelques jours du premier anniversaire.
Depuis le 19 juillet 2017, pour fumer un joint en Uruguay, plus besoin d’appeler son dealer, il suffit de passer à la pharmacie: ce pays d’Amérique du Sud est devenu le premier au monde à commercialiser en toute légalité de la marihuana à usage récréatif.
Mais le mode de distribution choisi par l’Etat a suscité de nombreuses réticences chez les pharmaciens. D’abord intéressés par la manne financière potentielle, les représentants du secteurs ont ensuite fait état de leurs craintes: peur d’être victimes de vols, interrogations sur la rentabilité - le nombre d’acheteurs inscrits étant trop limités à leur goût - et craintes pour leur image auprès de leur clientèle habituelle.
 
Résultat: dans ce territoire de 3,4 millions d’habitants, grand comme la moitié de l’Allemagne, seuls 14 établissements, dont la moitié à Montevideo, participent actuellement au programme. Le gouvernement n’est pas parvenu à trouver un accord avec les grandes chaînes de pharmacies.
Avant de se mettre à vendre de l’herbe, M. Curbelo, situé à Pocitos, un des quartiers huppés de la capitale, confie avoir dû vaincre ses propres préjugés et observer: il a rejoint tardivement le réseau de pharmacies participantes.
Ce programme lancé par le gouvernement semble rencontrer un succès croissant auprès des consommateurs. En un an, le nombre d’acheteurs inscrits sur le registre officiel a été multiplié par cinq, passant de 5.000 environ à près de 25.000, selon l’Institut de régulation et de contrôle du cannabis (l’Ircca).
 
- «Produits chimiques» -
 
Ismaël Fernandez en fait partie. Ce mercredi, comme chaque semaine, il reçoit un message Whatsapp de sa pharmacie pour le prévenir que le cannabis est arrivé. A la sortie du travail, il s’y rend pour acheter les 10 grammes autorisés par personne et se dirige vers la maison pour se rouler un «joint pour se détendre».
Agés de 31 ans tous les deux et parents d’un garçon de 3 ans, cet employé d’une entreprise de nettoyage et sa compagne Stefania Fabricio, coiffeuse, n’ont donc plus besoin d’acheter à leur dealer de l’herbe paraguayenne ou brésilienne «pressée, mélangée et parfois très mauvaises, pleines de produits chimiques». Et, bien sûr, plus chère.
«Maintenant, c’est plus facile que quand ça a commencé», raconte Ismaël à l’AFP en référence aux longues files d’attentes des premiers temps.
 
«Et la qualité est bonne», ajoute Stefania. «Ça ne te retourne pas la tête et ce n’est pas le but. Ça te fait de l’effet mais tu peux faire des trucs sans problème», raconte-t-elle, convaincue d’être une «privilégiée» en vivant dans un pays avec une telle loi «qui a sorti énormément de gens du marché noir».
Après avoir placé son doigt sur le capteur d’empreinte, Ismaël débourse les 400 pesos (13 dollars) pour les 10 grammes. Le système ne se débloquera que dans une semaine.
Mais certains préfèrent cultiver pour leur propre consommation, ou appartenir à un club cannabique: les deux autres modes d’accès pour un usage récréatif prévus par la loi uruguayenne.
 
Federico Corbo, 41 ans, bichonne ses plantes dans le jardin de sa maison, située à l’extérieur de Montevideo.
S’il est ravi du choix du gouvernement uruguayen, il est moins enthousiaste sur la qualité du produit. «Elle n’est pas mauvaise, mais la qualité est faible», juge-t-il.
D’autres consommateurs enfin, préfèrent rester anonymes et en marge de la loi. La raison? Le registre tenu par l’Etat et décrié par certains.
 
«Je pense que ç’a été mal conçu: si en fin de compter elle (la marihuana) allait être légalisée, l’Etat devait-il endosser ce rôle paternaliste pour surveiller qui fume ou arrête de fumer?», se demande auprès de l’AFP un fumeur qui préfère rester anonyme.
 
Par AFP — 18 juillet 2018
Source: liberation.fr
 
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By mrpolo,
Dans un rapport publié vendredi dernier, l’autorité new-yorkaise en matière de santé publique a recommandé la légalisation du cannabis, notamment pour endiguer la crise des opioïdes et pour cesser la criminalisation excessive des minorités visibles.
 

 
La légalisation récente du cannabis dans de nombreux États américains rend la question plus pressante, souligne-t-on. « La question n’est plus de savoir si on devrait légaliser, mais comment le faire de manière responsable », peut-on lire dans le rapport.
  Cette étude des répercussions possibles de la légalisation sur la santé, la sécurité publique et l’économie a été commandée par le gouverneur Andrew Cuomo en janvier dernier. Survol des conclusions.
 
Ne plus cibler les minorités culturelles
La prohibition fait beaucoup de mal aux minorités. Aux États-Unis, malgré des taux de consommation égaux, les Noirs sont quatre fois plus susceptibles que les Blancs de se faire arrêter pour possession de cannabis.
  Dans l’État de New York, le nombre d’arrestations a baissé considérablement depuis la légalisation du cannabis à des fins thérapeutiques en 2014, mais les arrestations demeurent plus élevées chez les minorités visibles.
En 2017, les personnes arrêtées pour possession de cannabis étaient majoritairement des personnes de couleur (86 %). Seulement 9 % des personnes arrêtées étaient blanches.
 
Cette situation a d’importants effets néfastes sur les membres de minorités visibles, souligne le rapport, notamment en érigeant des barrières au logement et à l’éducation.
La légalisation serait l’occasion de « réduire la criminalisation et l’incarcération disproportionnée des minorités », tout en réinvestissant dans la santé et l’éducation de ces communautés.
 
Contrer les opioïdes avec du cannabis
La crise des opioïdes a causé la mort par surdose de plus de 42 000 Américains en 2016. Dans un tel contexte, la légalisation du cannabis peut comporter plusieurs avantages.
Dans les 29 États américains qui ont légalisé le cannabis à des fins médicales, les taux de surdose sont moins élevés qu’ailleurs.
  Le cannabis peut-être consommé pour réduire la douleur, ce qui peut parallèlement réduire la prescription d’opioïdes à la source, en plus d’aider les patients qui consomment déjà des opioïdes à réduire les doses ou à cesser le traitement.
« La marijuana est une substance efficace contre la douleur, qui réduit grandement les risques de dépendance et qui élimine le risque de surdose mortelle, comparativement aux médicaments à base d’opioïdes », soutient-on.
Certes, le cannabis est déjà permis à des fins thérapeutiques dans l’État de New York, mais la légalisation de sa consommation récréative « pourrait faciliter l’accès à la marijuana pour traiter la douleur ».
 
Des profits substantiels
En offrant une once à 270 $ ou 340 $ - soit les prix répertoriés par le site Price of Weed - , on estime que les recettes annuelles de vente de cannabis pourraient se chiffrer à entre 1,7 et 3,5 milliards de dollars. Dès la première année, l’État pourrait percevoir entre 248 et 678 millions de dollars en taxes.
En outre, le rapport souligne que la légalisation du cannabis réduirait les coûts associés à la prohibition, comme les effectifs de police, les frais judiciaires, la prison, les frais administratifs.
Cannabis partout
S’il en venait à légaliser le cannabis à des fins récréatives, New York viendrait s’inscrire dans une tendance libérale grandissante aux États-Unis. Neuf États ont récemment légalisé la substance, dont le Colorado, la Californie et l’Oregon.
  L’État du Vermont, limitrophe de l’État de New York, vient tout juste de légaliser le cannabis au début du mois. Et on rappelle que New York partage ses frontières avec le Maine, qui a légalisé le cannabis en 2016, et avec le Canada, qui le légalisera le 17 octobre prochain.
 
par Justine de l'Église
Source: vice.com
 

 
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By mrpolo,
Beaucoup de mesures et de propositions de notre pays sont pionnières au niveau international, mais nous les oublions quand nous parlons de pays de référence comme le Portugal ou l'Uruguay.
 

Un exposant présente des graines de cannabis à la foire GrowMed. (EFE)
 
Chaque fois qu'il est question de pays novateurs en matière de politique des drogues, le nom de l'Uruguay, qui a légalisé l'usage du cannabis et dont l'État a pris en charge la culture et la vente de ce produit, est souvent mis en lumière. Le Portugal aussi, dont l'approche sociale de la lutte contre les conséquences négatives de la drogue en a fait un modèle. Peut-être aussi la Suisse ou la République tchèque, avec leurs mesures progressistes. Rarement le nom de notre pays est mentionné, qui n'est pas à la traîne dans les cas mentionnés et qui, dans certains domaines, ouvre de nouvelles directions.
 
Pourquoi ne pas en parler, pas en Espagne ou en dehors de nos frontières ? C'est la grande question posée dans un article récemment publié par les chercheurs Constanza Sánchez, Coordinatrice du droit, des politiques et des droits de l'homme à la Fondation ICEERS, et Michael Collins, Directeur du Bureau des affaires nationales à la Drug Policy Alliance. "L'Espagne est un bon exemple d'un pays aux politiques novatrices en matière de drogues qui, à l'exception des clubs de cannabis, sont à peine connus en dehors de ses frontières", expliquent les auteurs. Les réponses soulignent également la relation exceptionnelle de l'Espagne avec la drogue.
 
Les innovations politiques sont venues de la base, du travail des organisations, des municipalités et des communautés, et non du gouvernement central.
 
Contrairement aux pays phares (Uruguay et Portugal), l'Espagne a connu un mouvement ascendant et les communautés autonomes - en particulier le Pays basque, la Navarre, l'Andalousie et la Catalogne - ont été pionniers dans l'adoption de nouvelles mesures, parfois en confrontation avec le gouvernement central. Il a été une politique de " mieux vaut demander pardon que la permission ", précisément le nom de cette enquête. L'objectif a été à la fois de réduire les dommages causés par les drogues (tant au niveau de la consommation sur le marché) et de rejeter l'approche prohibitionniste qui a caractérisé l'approche ancienne et ratée de la guerre contre les drogues.
 
Mais pourquoi n'en a-t-on pas entendu parler ? "L'un des facteurs est que les innovations politiques sont venues de la base, du travail des organisations avec les usagers, des conseils municipaux et des communautés autonomes", a-t-il déclaré à El Confidencial Sánchez. "Il n'y a pas d'articulation pour communiquer ces décisions au niveau international comme un gouvernement central peut le faire. Dans de nombreux cas, ajoute-t-il, les mesures des municipalités et des communautés se trouvaient dans un vide juridique qui n'avait pas besoin d'être très visible. C'est le cas, par exemple, de la distribution de méthadone ou d'héroïne pour les usagers de communautés comme l'Andalousie ou la Catalogne, qui ont essayé des thérapies à l'héroïne injectée et consommée par voie orale, respectivement.
 

Une cigarette de marijuana. (EFE)
 
Une autre explication est que le changement politique au Portugal ou en Uruguay a mis en jeu d'autres facteurs sociaux (droits de l'homme, justice sociale, etc.) qui les ont rendus particulièrement attractifs pour devenir des références internationales. En Espagne, bien que sa situation ne soit pas si différente de celle de ces pays, le tableau est beaucoup plus fragmenté et donc difficile à vendre. Comme le souligne Sánchez, "plutôt que des politiques, ils ont cherché à s'adapter aux décisions judiciaires, comme la doctrine de la consommation partagée ou les clubs de cannabis". Un dernier facteur historique : jusqu'à une date relativement récente, en raison d'un problème à court terme (connaissance de l'anglais, isolement par rapport à l'Espagne), les débats entre chercheurs étaient internes.
 
Un exemple. Le Portugal est toujours cité comme l'un des pays pionniers dans la dépénalisation des drogues, mais la politique de l'Espagne depuis des décennies n'a pas été très différente : la consommation et la possession n'ont jamais été pénalisées. Paradoxalement, l'Espagne n'a pas décriminalisé les drogues parce qu'elles n'ont jamais été criminalisées, du moins d'une manière criminelle. La tache sombre de la législation espagnole, selon les auteurs, est l'augmentation du montant des sanctions administratives en 2015, selon ce que l'on appelle la règle du bâillon ; c'est pourquoi les auteurs l'appellent " décrimilite ". Comme le rappelle Sanchez, les décisions en matière de drogue en Espagne s'inscrivent trop souvent dans les lois sur la sécurité des citoyens, comme ce fut également le cas avec la loi dite Corcuera.
 
Du récréatif au thérapeutique
 
Les auteurs de l'étude sont clairs : le joyau de l'innovation espagnole sont les clubs de cannabis, qui révèlent beaucoup de choses sur la culture espagnole -permissive avec le haschisch et la marijuana - et les particularités administratives de notre pays. Selon ses données, il existe en Espagne plus de 1 000 organisations à but non lucratif dans lesquelles l'ensemble du cycle de production et de distribution est contrôlé, de sorte que leurs utilisateurs n'ont pas à recourir au marché noir. "Une réponse de la société civile aux politiques actuelles qui persécutent les consommateurs et les cultivateurs de cannabis", a-t-il dit.
 
La plupart des pays où la légalisation du cannabis a été mise sur la table ont utilisé l'argument thérapeutique. L' Espagne non!
 
La grande contribution de ces organisations, qui sont apparues presque spontanément, à la chaleur du rapport Muñoz et Soto de 2001 ? "L'usage récréatif du cannabis, qui, contrairement à d'autres pays, a précédé l'usage médical", explique Sánchez. La plupart des pays où la légalisation possible de cette drogue a été mise sur la table ont utilisé l'argument thérapeutique. Le cas de l'Espagne est le contraire, et le chercheur nous rappelle que les deux communautés où ces clubs ont vu le jour - le Pays Basque et la Catalogne - sont " deux lieux où la société civile est fortement organisée dans tous les domaines ". Un autre exemple de l'approche ascendante de l'Espagne.
 
Pendant de nombreuses années, depuis sa création en 2000, la plupart des plaintes contre ces clubs ont été déposées ou rejetées. Cette petite jurisprudence est fondée sur le fait qu'il n'y a pas de risque de vendre ou de distribuer du cannabis cultivé pour la consommation personnelle. Un vide qui a fait monter en flèche le nombre de clubs au cours des 15 années suivantes. Cette situation exceptionnelle s'est arrêtée ces dernières années, alors que le harcèlement des clubs a explosé, sur la base de la doctrine Ebers de la Cour suprême, qui considérait leurs activités comme illégales.
 

 
Non seulement cela, mais les propositions faites pour la réglementation de ces clubs par des communautés autonomes comme la Navarre ont été suspendues par la Cour constitutionnelle, ce qui prédit un avenir incertain pour eux. "A ce stade, la question cruciale est de savoir si la zone grise juridique qui a permis à ces centres et aux communautés de faire des propositions de réglementation a disparu au point que les clubs sont désormais clairement illégaux ou s'il y a encore une marge de manœuvre", demandent les auteurs. Une autre possibilité pour la légalisation du cannabis est d'adopter le paradigme international et d'aborder la voie thérapeutique.
 
Alors, et maintenant ?
 
L'étude, confesse Sánchez, a été fermée avant que Pedro Sánchez ne devienne président, et y aura-t-il bientôt des changements ? Le rapport rappelle qu'au cours des 30 dernières années, depuis la signature de la dernière convention sur les drogues en 1988, les politiques du PP et du PSOE n'ont pas été très différentes. En aucun cas, ils n'ont ouvert les boîtes de Pandore comme la réglementation possible du cannabis, ce qui est présent dans les deux parties émergentes : Podemos, qui soutient sa légalisation (et, en outre, son éventuelle exportation), et Ciudadanos, qui avec une approche plus libérale a proposé un débat sur le cannabis à usage médicinal.
 
L'Espagne ne peut peut-être pas exporter sa politique comme elle le fait avec le flamenco ou la tortilla, mais cela ne veut pas dire qu'elle n'offre pas de leçons précieuses.
 
Comme le rappellent Sanchez et Collins, c'est la première fois depuis les années 1980 que le consensus sur la politique antidrogue au niveau national est remis en question. Ainsi, comme ils concluent dans leur étude, "les changements politiques en Espagne - tant au niveau national que dans les communautés autonomes - signifient qu'il y a probablement plus de réformes à l'horizon". Notre pays, se souviennent-ils, a fait preuve d'une grande volonté de tester les limites du possible. L'une des clés est le rôle que la justice jouera dans ce domaine, puisque les dernières décisions de la Cour suprême et de la Cour constitutionnelle vont dans la direction opposée.
 
"L'Espagne n'est peut-être pas en mesure d'exporter sa politique en matière de drogues aussi facilement qu'avec le flamenco, la sangria ou la tortilla, mais cela ne veut pas dire qu'elle n'offre pas de leçons précieuses pour les réformateurs du monde entier", concluent les auteurs. C'est une histoire difficile à raconter, avec ses avancées et ses revers, ses nuances et ses paradoxes, mais qui peut être révélatrice au niveau international, surtout en ce qui concerne l'adoption de mesures novatrices qui sont aux antipodes de la soi-disant guerre aux drogues. De petits gestes au niveau municipal et citoyen plutôt que de grands projets de l'État, la politique espagnole en la matière reste une grande inconnue.
 
Par Héctor G. Barnés
Source: elconfidencial.com  
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By mrpolo,
Les Canadiens qui travaillent dans l'industrie du cannabis commencent à avoir des problèmes à la frontière américaine, selon un avocat en immigration.
 
 
Le cannabis sera légal au Canada à partir du 17 octobre, mais les professionnels de l'industrie craignent de faire face à des problèmes à la frontière américaine. Photo : The Canadian Press/Sean Kilpatrick
 
Len Saunders est un avocat en immigration basé à Blaine dans l’État de Washington, un point d’entrée très fréquenté par les Britanno-Colombiens en direction des États-Unis. Il dit que certains de ses clients ont été refusés à la frontière, ou même été interdits à vie, pour leur association avec le commerce de la marijuana
 
« Je reçois des appels presque quotidiennement de personnes dans le secteur de la marijuana au Canada qui sont inquiètes pour leur propre situation ou celles de leurs employés qui font des voyages d’affaires aux États-Unis », dit M. Saunders.
Malgré le fait que la marijuana est légale dans l'État de Washington et sera bientôt légale au Canada, la frontière demeure la juridiction du gouvernement fédéral et est régie par des agents frontaliers fédéraux.
 
Source: ici.radio-canada.ca/colombie-britannique-et-yukon
 
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By mrpolo,
Les Haddawa ont particulièrement influencé le soufisme au Maroc. Cependant, leurs rituels et traditions mystiques ont été contestés par la société. Si les adeptes de ce courant ont quasiment disparu, la vénération de leur chef Sidi Haddi est toujours d’actualité.
 
 
Photo: Zaouïa de Sidi Haddi près de Larache. / Ph. DR
Une zaouïa, également orthographiée zaouiya1, zawiya ou zawiyah (arabe : زاوية), appelée aussi dahira au Sénégal, est un édifice religieux musulman (en turc, il est appelé zaviye) qui est le centre autour duquel la confrérie soufie se structure. (wikipedia)
 
Sidi Haddi ou Sidi Heddi est un de ces personnages mystiques de l’histoire du Maroc. Surnommé le «Sultan des mendiants» ou le «Père des pauvres», sa vie et son influence a intrigué de nombreux anthropologues. Selon la légende, Sidi Haddi serait né entre 1740 et 1805 à Aoufous, (dans la province d'Errachidia) sur les rives d'un affluent du Ziz, à 32 km au nord d'Erfoud.
 
Ce personnage est notamment connu pour avoir fondé la confrérie des Haddawa. Une secte où chaque membre aurait été dans l’obligation de consommer du cannabis ou d’absorber du ma’jon (mélange de semoule, de sucre, de muscade, de cannelle et de graines de kif pilées et généralement grillées) ou de l’opium, selon un rituel précis, pour s’adonner au «dihkr», qui désigne à la fois le souvenir de Dieu et la pratique qui avive ce souvenir.
 

Membres de la secte des Haddawa./Ph.DR
 
Selon de nombreux chercheurs, il serait en quelques sortes à l’origine de la sanctuarisation de l’espace historique de la culture de cannabis. Cela aurait été possible grâce à sa rencontre avec les Ketama, une tribu berbère Sanhadja, présente en Algérie mais également dans le nord du Maroc, durant la période médiévale, selon l'article «La culture du cannabis au Maroc : Entre l’économie et le religieux» (Revue Théologiques, 17(1), 185–202, 2009) de l’antrophologue Khalid Mouna.
 
Cependant, Sidi Haddi n’a pas toujours été tolérant envers la consommation de cannabis. Bien au contraire, il se serait même opposé à la consommation du kif et reprochait au saint Sidi Wanis de fumer du cannabis. Mais c’est finalement grâce à ce dernier qu’il changera d’avis.
 
René Brunel, un fonctionnaire français, connu pour ses nombreuses ouvrages anthologiques et ethnographique sur l’Algérie et le Maroc, dédia un livre à cette confrérie ainsi qu’à son fondateur. Dans son livre «Le monachisme errant dans l'lslam, Sïdi Heddi et les Heddāwa» (Editions A. Bontemps, 1955), René Brunel raconte la rencontre entre Sidi Haddi et Sidi Wanis. Un jour, ce dernier invita Sidi Haddi à partager son narguilé. «Dès la première bouffée, Sidi Haddi oublia tout ce qu’il connaissait jusqu’alors. Sidi Wanis lui dit : "L’enseignement que tu as acquis en travaillant si dur et que tu viens de perdre en une bouffée de narghilé n’est pas la vraie connaissance". C’est à ce moment-là, qu’il fut "transporté vers une connaissance insoupçonnée"», raconte René Brunel.
 
La consommation de cannabis pour l’élévation spirituelle ?
 
Par la suite, vers le XVIII siècle, Sidi Haddi se dirigera vers les Ketama et rencontrera Sidi Hajj, l’autorité religieuse locale. Au tout début, la secte des Haddawa se fournira directement chez lui, utilisant ainsi l’élément religieux qui va permettre sa valorisation.   
 
Pour sa qualité supérieure, les Haddawa affirmait que : «Khutna ketma, nas fǔhama kal’o raba way iharto nal-buhala al-kif u-t-taba (Nos frères Ketama sont des gens intelligents ! Ils défrichent la forêt pour planter le kif et le tabac destinés aux bǔhala [derviches])». (Derviches étant une personne suivant la voie ascétique soufie).
Selon les Haddawa, la consommation du cannabis facilite la récitation de Dhikr (répétition du nom ou des attributs de Dieu). Une pratique courante à beaucoup de confréries religieuses depuis le XVI siècle.
 
En allant plus loin, les Haddawa offrent une explication religieuse mêlant le Prophète Mohammed en personne. «Sidi Mohamed, disent-ils, avait déjà dans un des hadiths annoncé au monde la découverte du chanvre indien (cannabis): on ne tardera pas à découvrir une herbe (asba) que les hommes se partageront comme nourriture (niξma)».
 
Rejetés par la société
 
La secte était mal perçue par la société marocaine de l'époque, car les membres de la confrérie étaient souvent décrits comme des vagabonds et des marginaux qui, malgré leur discipline, refusait l’enseignement du Coran et valorisaient le monachisme errant.
 
Autre curiosité, l’objet de culte des Haddawa était le chat. En effet, le félin a toujours eu une place importante dans les croyances de cette secte qui avait même instauré plusieurs rituels lui rendant hommage. Les membres de la confrérie, sous l’effet du Kif, portaient des peaux de chats, dansaient et imitaient les pas de l’animal. Pour le rituel, le plat de résistance était le chat.
 

Membre de la confrérie en train de mendier./Ph.DR
 
Cette adoration viendrait selon les historiens, de l’Egypte Antique où l’animal était sacré et avait même une déesse, nommée Bastet représentée soit comme un chat, soit comme une femme à tête de chat.
 
Une zaouia ouverte au grand public 
 
En dépit des études et des théories sur la secte des Haddawa, leur histoire semble toujours intriguée et divisée les spécialistes. Une chose est sûre, leur influence est toujours présente dans la région. Il existe même un proverbe ketami qui dit :«Les Haddawa supportent la faim, mais ils ne supportent pas la privation de cannabis».
 
De nos jours, la pratique a complétement disparue, même si l’influence et la notoriété de Sidi Haddi persiste encore. Dans sa thèse de doctorat, «Les producteurs de cannabis dans le Rif - Maroc : étude d’une activité économique à risque», Kenza Asfahi affirme qu’aujourd’hui encore, parmi les cultivateurs, certains se rendent en pèlerinage sur la tombe de Sidi Haddi, «Saint Patron des fumeurs de Kif».
 

Zaouïa de Sidi Haddi./Ph.DR
 
La zouia des Haddawa est à environ 2 kilomètres d’El Khemis des Beni Aros, non loin de Larache. Le sanctuaire est en forme de U autour d'une cour centrale, étroite. Le mausolée abrite les tombeaux de Sidi Heddi ainsi son ami et disciple Sidi Muley Jaib Er-Reddan. 
 
par Faiza Rhoul
Source: yabiladi.com
 
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By mrpolo,
La marijuana médicale sera disponible en Thaïlande dans neuf mois, a annoncé mardi un haut responsable de la santé publique.
 
 
Photo - Avocat du Cannabis Rattapon'Guide' Sanrak lors d'un projet royal parrainé par le palais dans le district de Mae Rim à Chiang Mai, où le chanvre de qualité industrielle est cultivé pour être utilisé dans la corde et les textiles par les membres de la tribu des collines. Photo : Rattapon Sanrak / Courtoisie
 
Après que le cabinet a décidé de légaliser l'utilisation du cannabis à des fins médicales, Sophon Mekthon du ministère de la Santé publique a déclaré que la loi entrera en vigueur en avril 2019.
Il a dit que l'assemblée législative nommée par la junte a accepté la proposition de son bureau le mois dernier sur un calendrier de mise en œuvre de la politique après avoir testé avec succès le cannabis pour traiter plusieurs conditions.
 

Un Thai stick
 
Les propres études thaïlandaises ont confirmé que la marijuana peut être utilisée pour traiter trois maladies, à savoir la nausée et la perte d'appétit chez les patients cancéreux subissant une chimiothérapie, l'épilepsie chez les enfants et la sclérose en plaques.
Un sondage effectué mercredi par Matichon Online a révélé que la majorité des répondants étaient d'accord avec le plan.
La marijuana n'est pas la seule drogue faisant l'objet d'un examen aux fins de criminalisation depuis que l'ancien chef du ministère de la Justice a déclaré que la guerre contre la drogue était un échec il y a deux ans. En mai, le plus haut responsable de la lutte contre les stupéfiants du pays a proposé de légaliser le kratom, un stimulant à base de plantes largement utilisé.

kratom
 
Source: khaosodenglish.com
 
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By mrpolo,
Au Maroc, la culture du kif - résine de cannabis et aussi principal composant du haschisch a été longtemps cultivée dans la région du Rif en toute légalité. 
 
A partir de 1956, année de l'indépendance du Maroc, cette culture est devenue contraire à la législation en vigueur, posant une problématique sociétale pour les dizaines de milliers de familles vivant de ce commerce. Et pour cause, l'ampleur de la culture du kif dans le Rif marocain est considérable. Selon l'ONU, le Royaume n'est ni plus ni moins que le 1er pays fournisseur européen de cannabis.
Naturellement, la production est passée aux mains des trafiquants localisés pour bonne part en Hollande, où la loi autorise la production des substances hallucinogènes. 
 
Face au trafic, l'État marocain a envisagé de substituer les champs de kif par des champs de blé pour pallier le manque à gagner des producteurs en infraction. Le problème reste que le blé à un rendement dix fois inférieur à celui du kif pour la même surface. 
Voyant cela, "le PAM (parti de l'authenticité et de la modernité) a déposé en 2015 une proposition de loi au parlement pour légaliser la production de kif à usage médical et industriel", explique Tahar Ben Jelloun, un intellectuel de renom spécialiste des questions liées aux pays musulmans. Mais la proposition a été rejetée par les autorités car elle risquait de mettre le feu aux poudres dans une région propice à la rébellion.
 
Par ailleurs, les trafiquants de drogue ont un lobby puissant qui a fait penché la balance en défaveur de ladite législation. Une autorisation du kif occasionnerait en effet un bouleversement considérable de leur système. 
Au final, aucune autre solution plus pertinente n'a été trouvée par l'État marocain. Les petits producteurs de kif poursuivent donc dans l'ombre leur travail illégal pour faire vivre leurs familles et collaborent avec les narco-trafiquants qui, eux, s'en lavent les mains et en tirent un juteux profit auprès de la jeunesse du Vieux Continent.
 
La Rédaction
 
Source: maghrebnaute.com
 
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By mrpolo,
Le gouvernement néerlandais a donné son feu vert vendredi à une expérimentation à grande échelle, autorisant dix municipalités à cultiver légalement le cannabis.
 
 
"Le cabinet a décidé (...) de commencer l'expérience de culture du cannabis de manière à ce que l'on puisse mesurer ses effets sur la criminalité, la sécurité, les troubles à l'ordre public et la santé", indique le communiqué du gouvernement.
Selon ce plan, les municipalités concernées vont au cours des quatre prochaines années superviser la culture de cannabis et sa distribution aux "coffee shops", qui pourront le vendre aux clients. Les Pays-Bas ont décriminalisé la vente de petites quantités de cannabis - moins de cinq grammes - en 1976 et la loi autorise chaque citoyen à cultiver légalement cinq plants de cannabis pour son usage personnel.
 
Mais la culture et la vente en gros de marijuana demeurent interdites, ce qui incite les quelque 600 propriétaires des "coffee shops" à s'approvisionner auprès du crime organisé pour satisfaire la demande. Le gouvernement sélectionnera à présent des cultivateurs de cannabis agréés et "s'assurera qu'il a un nombre suffisant de variétés de cannabis", selon le communiqué.
 
"Une chaîne d'approvisionnement fermée est un point important. Aucune (quantité de) cannabis ne doit être autorisée à entrer dans le circuit illégal", a-t-il souligné. Le ministre néerlandais de la Justice Ferdinand Grapperhaus et celui de la Santé Bruno Bruins ont été chargés de peaufiner les derniers détails de ce projet. La police, les procureurs et d'autres institutions seront associés à la mise au point finale de l'initiative.
 
Les ministres devront aussi tenir compte d'une étude récente qui recommande la participation d'un plus grand nombre de municipalités afin de disposer d'une "base scientifique pertinente" pour l'expérience. "Une loi à ce sujet sera présentée au parlement", a indiqué le communiqué.
 
Source: lefigaro.fr
 
L'herbe légale arrive, mais avec une campagne de prévention.
 

Culture de cannabis dans le sous-sol de The Cannabis Company. Photo ANP
 
Une campagne nationale d'information sur les risques liés à la consommation de cannabis sera lancée en même temps que l'introduction du cannabis légal. De cette façon, le gouvernement veut empêcher que l'expérience de l'usage légal du cannabis ne se normalise.
Les clients des cafés où l'herbe sera mise en vente seront " activement " informés des risques d'utilisation. L'emballage de la marijuana légale indiquera la composition, la quantité de l'ingrédient actif et une explication des risques pour la santé.
 
C'est ce qui ressort clairement de l'ébauche de la Loi sur la chaîne fermée des cafés expérimentaux uniformes. Le Cabinet a envoyé les documents pour avis à la police, au ministère public, au pouvoir judiciaire, à l'Inspection générale de la santé et de la jeunesse (IGJ) et à l'Association des municipalités néerlandaises (VNG). Dans l'accord de coalition, le VVD, le CDA, le D66 et l'Union chrétienne ont convenu qu'une expérience de vente de cannabis cultivé légalement aurait lieu.
Les producteurs qui vont cultiver de l'herbe légale sous contrôle sont recrutés au moyen d'un appel d'offres ouvert. Les producteurs ne sont autorisés à cultiver du chanvre que pour les besoins de l'expérience. Ils doivent fournir un produit fiable, dont ils déterminent la qualité et la composition. Le projet de loi stipule que les " exigences plus spécifiques " comprennent " l'emballage et le transport du chanvre ". Il s'agit d'un produit coûteux qui ne doit en aucun cas s'infiltrer dans le circuit illégal. Un comité doit conseiller le gouvernement sur les actions commerciales et le prix des herbes légales.
 
La " loi expérimentale " aura une durée de cinq ans et deux mois. Ce délai commencera à courir une fois que la Chambre haute aura adopté la proposition. Dans la pratique, même avec un contrôle parlementaire sans heurt de la loi, l'expérience ne pourrait pas commencer avant la fin de 2019 ou le début de 2020 au plus tôt. Suite à la décision de la Chambre haute, une commission prépare l'expérience. Cette phase " durera jusqu'à ce que le ministre de la Justice et de la Sécurité et le ministre des Soins médicaux " soit inclus dans le projet. Il sert également à " désigner les producteurs et les municipalités qui participeront à l'expérience et leur permettre de se préparer à leur participation à l'expérience ".
 
L'intention est de vendre de la marijuana légale dans six à dix municipalités régionales. Les coffeeshops des municipalités participantes sont approvisionnés en chanvre de qualité contrôlée et disponible en variétés suffisantes.
La phase de préparation sera suivie d'une période de quatre ans pendant laquelle le chanvre sera cultivé légalement et livré à des cafés désignés. Les quatre années seront suivies d'une "phase d'élimination progressive" d'une durée maximale de six mois. Cela signifie que la situation sera rétablie telle qu'elle existait avant l'expérience. Un comité d'évaluation devra ensuite rédiger un rapport dans un délai de quatre mois, sur lequel le gouvernement doit envoyer un nouvel avis au Parlement dans un délai de quatre mois.
 
Cyrille Fijnaut, professeur émérite de criminologie et de droit pénal, est critique. Bien qu'il considère que la proposition est prudente sur le plan de la procédure, il critique la composition du comité consultatif, compte tenu des comités de conseil et d'évaluation : "Pour autant que je sache, personne ne connaît les effets possibles de la légalisation sur les marchés noirs, la culture et le commerce du cannabis dans un contexte hollandais ou n'a l'expérience de la mise en place de ce type d'expérience.
 
Fijnaut trouve également qu'il est " particulièrement étrange " que les cafés soient utilisés. Au cours des dernières décennies, ces entreprises ont pu dégénérer en sociétés commerciales (d'exportation) et elles sont soudainement, peut-être contre leur volonté, obligées d'être inscrites sur les listes d'achats de certaines sociétés de production - et sont devenues le véhicule le plus important d'une expérience politique. Pourquoi ne pas mettre en place un circuit de distribution distinct pour la vente de la marijuana cultivée sous contrôle de l'État ?
De plus, Fijnaut considère que l'expérience est contraire aux traités internationaux. Ils ne permettent pas la production de drogues illicites à des fins récréatives.
 
par Gijs Herderscheê et Wil Thijssen
 
Source: de volkskrant
 
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By Indi-Punky,
Les autorités basques ordonnent la fermeture du CSC
 
Strain Hunters est une marque hollandaise de Green House Company.  Il s'agit au départ d'une série de documentaires où l'on voit les célèbres Franco Loja et Arjan Roskam à la recherche des meilleures souches de cannabis à travers le monde. Strain Hunters est également le nom d'un banque de graines et celui de deux Cannabis Clubs espagnols situés à Barcelone en Catalogne et à San Sebastian au Pays Basque. 
 
Nous apprenons aujourd'hui que la 4eme chambre de la cour d'instruction de San Sebastian (Donostia en Basque) a ordonné la fermeture du  Cannabis Social Club de San Sebastian lors d'une audience mercredi dernier. Les gérants sont accusés de trafic de drogue et 4 kilos d'herbe de cannabis, des ordinateurs et des documents ont été confisqués.
 
L'Ertzaintza, la police de la Communauté autonome basque espagnole, enquêtait sur ce club depuis plus d'un an. Selon le autorités, les quantités de cannabis ne correspondaient pas aux nombre de membres inscrits. Ce CSC aurait été enregistré deux fois auprès des autorités compétentes et les locaux avaient deux entrées distinctes. Selon le site Eldiarionorte, qui arévélé cette affaire, cette enquête concerne le président, le trésorier et le secrétaire du club.
Le CSC Strain Hunters de San Sabastian propose à ses membres un service de cannabis médical, un bar, un restaurant, des concerts et des conférences sur le cannabis. L'entrée est strictement contrôlée et seuls les personnes âgées de plus de 21 ans peuvent devenir membres.
 
Une douzaine de personnes travaillent actuellement pour le club et la fermeture pourrait donc les priver de leurs emplois et obliger plusieurs milliers de membres à retourner vers le marché noir.
 
Le projet de loi approuvée le 7 avril dernier par le parlement basque reconnaît l'existence de ces Cannabis Social Clubs et demande la mise en place d'une " auto-réglementation de la marijuana de manière ordonnée et responsable".
 
Source: https://www.cannabis.info/fr/abc/4000-fermeture-du-club-strain-hunters-a-san-sebastian
 
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By mrpolo,
Des essais pilotes de distribution de cannabis devraient être pouvoir menés en Suisse. Le Conseil fédéral a mis mercredi un projet en consultation jusqu'au 25 octobre. Il souhaite en outre faciliter l'accès au cannabis médical.     Plus de 200'000 personnes consomment régulièrement du cannabis à des fins récréatives en Suisse. Ce chiffre reste stable depuis années malgré l'interdiction. Résultat: le marché noir prospère et les consommateurs disposent de produits qui peuvent mettre leur santé en danger.
Pour le Conseil fédéral, il ne s'agit pas de lever à ce stade l'interdiction de consommer du cannabis mais de mener des études afin de savoir comment aborder la problématique. La loi sur les stupéfiants sera uniquement modifiée pour permettre pendant au maximum dix ans des essais pilotes.
 
L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) pourra les autoriser sur requête en bonne et due forme après avoir auditionné les communes et les cantons concernés ainsi que la Commission fédérale pour les questions liées aux addictions. L'ordonnance d'application, également mise en consultation, fixe un cadre très strict.
Les mineurs seront exclus
Seules les personnes pouvant prouver qu'elles consomment déjà du cannabis seront autorisées à participer aux essais pilotes, par exemple par un prélèvement capillaire. Les participants devront être domiciliés sur place, être volontaires et avoir été informés du contenu du projet et avoir consenti par écrit.
Il est exclu que des mineurs de moins de 18 ans puissent se procurer du cannabis à cette occasion. Sont également exclues les femmes enceintes ou qui allaitent ainsi que les personnes suivant un traitement psychiatrique ou prenant des médicaments psychotropes soumis à ordonnance.
 
Les essais pilotes seront limités géographiquement à une commune ou un regroupement de communes. Ils ne devront pas durer plus de cinq ans et pourront être prolongés sur demande de deux ans. La taille du groupe dépendra du type d'essai mais ne devra pas dépasser 5000 participants.
Toute remise gratuite sera interdite. Le prix devra être fixé sur la base de celui du marché noir (10 à 15 francs le gramme), sachant qu'il doit inclure l'impôt sur le tabac. Les points de vente devront disposer de personnel qualifié et d'une infrastructure adéquate.
 
Une bataille s'annonce au Parlement
Le ministre de la Santé Alain Berset entend tâter le pouls des milieux concernés et poursuivre la réflexion. Il aura fort à faire. Durant la session d'été, le Conseil national a enterré par 96 voix contre 93 une motion visant à autoriser des projets pilotes de distribution. L'UDC et le PDC s'y étaient opposés.

La motion, adoptée par le Conseil des Etats, faisait suite au non fédéral en novembre dernier à une étude scientifique de l'Université de Berne sur les effets de la régularisation de la vente de cannabis sur les consommateurs et sur le trafic de stupéfiants à Berne.   L'accès au cannabis médical devrait être facilité
Les patients devraient plus facilement pouvoir se procurer du cannabis médical pour soulager leurs douleurs. Le Conseil fédéral a chargé mercredi le ministre de la Santé Alain Berset d'élaborer un projet à mettre en consultation d'ici l'été 2019.

Alors qu'ils n'étaient que quelques centaines en 2011, près de 3000 patients ont reçu ce type de traitement en 2017. Il s'agit souvent de personnes âgées ou souffrant de maladies incurables, telle que des scléroses en plaques ou des cancers en phase terminale.   Source: rts.ch  
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By mrpolo,
Alors que la marijuana (« l’herbe ») se démocratise comme « traitement thérapeutique » dans de nombreux états des Etats-Unis, de plus en plus de personnes âgées semblent séduites par les effets bénéfiques de cette drogue douce, à tel point qu’à terme, la consommation des ainés pourrait dépasser celle des jeunes.
 
 
 
Photo Seniors seeking medical marijuana.CBS News
   
 
L’utilisation de l’herbe récréative mais aussi et surtout médicale, se développe fortement aux Etats-Unis où sa consommation est légale dans 29 états, soit plus de la moitié du pays !
Résultat ? La consommation est en hausse chez les seniors et les personnes âgées qui l’utilisent majoritairement comme anti-douleurs. Il se pourrait même qu’à terme, l’herbe soit plus fumée par les anciens que par les jeunes !
 
Comme on peut le voir, cette évolution de la loi vis-à-vis de cette drogue douce a radicalement changé le comportement des consommateurs, mais a également vu l’arrivée d’une nouvelle génération d’amateurs « d’herbe »… Celle des ainés ! C’est en tout cas ce qu’indique un récent article de l’AFP qui souligne que le nombre de seniors américains consommant de la marijuana a explosé ces derniers mois.
 
Les retraités consomment de l’herbe principalement, non pas pour écouter les Pink Floyd, mais pour traiter leurs douleurs ou pour retrouver le sommeil. Notamment dans l’état de Californie, le plus « ouvert » en la matière (un chiffre d’affaires qui devrait représenter 6,5 milliards de dollars d’ici 2020).
 
Le marché est en tel développement que des séances d’informations et de formations sont organisées dans des maisons de retraite, un peu à la façon des fameuses réunions « Tupperware ». Et cela draine tellement de curieux, que certaines réunions doivent refuser du monde à l’entrée tellement les candidats à l’information sont nombreux ! Dans certaines résidences pour seniors, certains habitants créent également des clubs de seniors ayant pour thématique l’herbe, ses bienfaits et son utilisation.
 


 
Rappelons que cette drogue douce s’avère particulièrement (re)connue pour ses propriétés anti-douleur ou comme stimulateur d'appétit et anti-nauséeux chez des personnes sous chimiothérapie. Toutefois, elle serait aussi efficace dans le cas de traitement de certaines maladies comme la sclérose en plaque, le glaucome, l’arthrite, les maladies de Parkinson ou d’Alzheimer… Les seniors apprécient également le peu d’effets secondaires.
 
A noter que les retraités recherchent généralement d’autres modes de consommation (autre que « la fumette ») et de petites doses de THC, la molécule qui « fait du bien ». On voit ainsi se développer les cours de cuisine spécialisés « cannabis » ce qui permet de se préparer des bonbons ou des gâteaux « maison ». Le fait est que cette drogue se cuisine autant « salée » que « sucrée ». C’est selon vos goûts, vos choix et vos envies !
 
Les ainés privilégient aussi les sprays, les gouttes prises sous la langue, les gélules, les huiles, les onguents, les crèmes ou les patches transdermiques. Cependant, que le choses soient claires, l’action du THC ne fonctionne qu’à un dosage faible très précis, bien moins élevé que celui d’un joint, qui de plus, contient dans sa fumée, de nombreux produits toxiques… D’où l’intérêt de le consommer « autrement ».
 
Mais clairement, l’utilisation du cannabis comme médicine alternative (non prise en charge, faut pas exagérer tout de même), semble avoir le vent en poupe auprès des seniors américains.  
 
*A lire en anglais « Cannabis for Seniors » de Beverly Potter
 

 
 
Source: senioractu.com
 
A lire aussi: 
Le cannabis, "un produit utile, qui accompagne et qui soulage", selon un spécialiste  
Baisse de la consommation de médicaments et d’alcool dans les états américains ayant légalisés  
Pourquoi il faudrait faire fumer du cannabis aux personnes âgées  
 
 
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By mrpolo,
Un atelier de deux jours sur l'art de vendre de la marijuana s'est déroulé à Vancouver devant des jeunes et des plus vieux d'origines ethniques confondues.
 
 
photo - Des produits dans un magasin de marijuana Photo : Associated Press/Brennan Linsley
 
L’idée principale est d’enseigner le métier de sommelier en cannabis avant la légalisation fédérale de cette drogue.
Lors de l'atelier à l'Université Simon Fraser, les participants ont appris à distinguer la grande variété de produits de marijuana, que ce soit les teintures, ces concentrés pour voie orale, les baumes ou les types de plants.
Ils ont aussi mieux compris les nouvelles règles du marché.
« Dans un bon restaurant, le serveur connaît chaque détail de chaque plat », explique Adolfo Gonzalez qui menait l’atelier et qui travaille depuis 15 ans dans l’industrie.
  Avec la légalisation de la marijuana récréative au Canada à partir du 17 octobre, M. Gonzalez estime que les boutiques spécialisées doivent mieux vendre leurs produits.
Il faut être « professionnel », souligne M. Gonzalez qui dirige avec Julie Domingo CannaReps, une entreprise qui organise d’autres ateliers à Calgary, Toronto et Victoria.
 
 
Adolfo Gonzalez lors de l'atelier sur le cannabis Photo : Radio-Canada
 
D’autant plus qu’aujourd’hui les magasins de marijuana de Vancouver ne peuvent vendre du cannabis uniquement pour des raisons médicinales. Or, à partir du 17 octobre, ces boutiques n’auront plus le droit de souligner les bénéfices thérapeutiques de leurs produits à base de marijuana.
 
M. Gonzalez a lancé son entreprise en remarquant que ces magasins spécialisés avaient du mal à recruter des travailleurs qualifiés. Il faut, dit-il, que ces derniers interagissent correctement avec les clients et donnent des informations exactes à propos de leurs produits.
 
Source: ici.radio-canada.ca
 
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By mrpolo,
MANCHESTER, Jamaïque (JIS) - Le ministre de l'Industrie, du Commerce, de l'Agriculture et de la Pêche, Audley Shaw, dit qu'il prendra des mesures pour s'assurer que la Jamaïque n'est pas laissée pour compte dans l'industrie mondiale croissante du cannabis médical.
 
Shaw a fait remarquer que même si la Jamaïque n'a décriminalisé que l'utilisation de deux onces de marijuana et délivré quelques licences pour la production et la transformation, le produit est maintenant légal au Canada, et 31 États américains le produisent et l'utilisent à des fins médicinales et récréatives.
M. Shaw a déclaré que le pays doit agir rapidement pour tirer parti des possibilités offertes par la culture du cannabis et la fabrication de produits dérivés.
Il a informé qu'il travaille avec le Ministère de la Santé et la Cannabis Licensing Authority (CLA) " pour aller plus vite et de manière plus agressive afin d'atteindre le niveau de la concurrence mondiale ".
"Le temps n'est pas de notre côté, a-t-il ajouté.
Shaw s'adressait à un symposium sur la technologie agricole sous le thème " Croissance soutenue dans le secteur agricole avec la science et l'ingénierie technologique " qui s'est tenu à Isratech Jamaica Limited Group of Companies à Kendal, Manchester, le 21 juin.
L'événement s'est déroulé en collaboration avec le ministère et l'Institut jamaïcain des ingénieurs. Il a fourni des informations sur les pratiques et les innovations en matière d'intelligence climatique dans le cadre des mesures visant à renforcer la résilience dans le secteur agricole.
 
Shaw a dit aux participants, dont des agriculteurs, que l'agriculture est un secteur clé pour permettre à la Jamaïque d'atteindre des niveaux élevés et durables de croissance économique.
Il a noté que la contribution du secteur au produit intérieur brut s'est améliorée, passant de 6,6 % en 2015 à 7,3 % en 2017.
Shaw a dit que l'accent est mis sur la recherche et le développement afin de transformer l'industrie.
C'est pour cette raison, a-t-il dit, que le ministère, l'année dernière, a commencé le réaménagement de la station de recherche de Bodles à Sainte-Catherine par le biais d'un projet de 800 millions de dollars.
"Nous avons poursuivi les travaux de réhabilitation au cours de cet exercice financier avec une allocation de 300 millions de dollars pour la mise aux normes First-World de l'unité de porcherie, ce qui nous permettra de produire du matériel génétique pour des porcs de haute qualité ", a-t-il indiqué.
"Les laboratoires seront modernisés et le réseau routier, les bâtiments agricoles, l'approvisionnement en eau, les pâturages, les serres, les champs et les installations post-récolte seront également réalisés", a-t-il ajouté.
 
M. Shaw a déclaré que la poussée à la croissance du secteur implique également un programme agressif pour les jeunes dans l'agriculture, la rationalisation des terres oisives et la recherche de marchés au sein de la Communauté des Caraïbes (CARICOM).
 
Source: jamaicaobserver.com
 
 
 
 
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By mrpolo,
Avec les vacances à l'horizon, le projet de loi C-45 retourne au Sénat plus vite qu'anticipé.
 
Photo: Getty Images   Les menaces de prolonger les débats parlementaires sur la légalisation du cannabis s'amenuisent au fur et à mesure que la promesse de vacances estivales se profile à l'horizon.
Les députés des Communes ont adopté lundi après-midi une motion permettant l'envoi, vers la chambre haute, de la réponse gouvernementale aux amendements sénatoriaux.
La transmission du message a été approuvée en Chambre par 205 voix contre 82.
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Les élus du Parti libéral et du Nouveau Parti démocratique ont donné leur feu vert, tandis que les députés du Parti conservateur, du Bloc québécois et de Québec debout s'y sont opposés.
Le gouvernement avait signalé la semaine passée qu'il pourrait couper court aux débats sur la mesure législative qu'il souhaite faire adopter avant la fin des travaux à Ottawa.
Les libéraux n'ont finalement pas eu à mettre leur menace à exécution.
Le projet de loi réamendé retourne donc au Sénat dépouillé de l'amendement qui visait à reconnaître le droit des provinces et territoires d'interdire à leurs citoyens de faire pousser du pot à domicile.
 
Lorsque cette modification avait été approuvée, des sénateurs québécois se disaient prêts à mener le combat pendant l'été.
Ils semblaient cependant plus tièdes à l'idée après que les libéraux eurent confirmé qu'ils tenaient mordicus à permettre aux Canadiens de faire pousser jusqu'à quatre plants de cannabis à la maison.
«Ultimement, le gouvernement est responsable» et «ce sera à la population de juger», arguait ainsi mercredi dernier l'une de celles qui avaient bombé le torse, la sénatrice indépendante Raymonde Saint-Germain.
 
Le leader de l'opposition conservatrice au Sénat, Larry Smith, expliquait de son côté que certains membres de la chambre haute commençaient à être au bout de leur souffle législatif. «Nous avons bien travaillé sur cette législation, et les gens sont fatigués», plaidait-il.
La réponse gouvernementale pourrait être discutée lundi soir au Sénat (les travaux débutent à 18 h) si le message arrive à temps, et dans les deux langues officielles. Le vote ne devrait toutefois pas venir avant mardi, selon les projections d'une source sénatoriale.
 
Légal en août? En septembre?
Si C-45 est adopté d'ici la fin de la présente semaine, il sera légal de consommer du cannabis deux ou trois mois après la sanction royale.
La ministre fédérale de la Santé, Ginette Petitpas Taylor, n'a pas voulu spéculer sur la date à laquelle les Canadiens pourront s'allumer un joint en toute légalité.
«Les provinces nous ont dit qu'elles avaient besoin d'une période transitoire de huit à 12 semaines. Nous allons absolument respecter les provinces et territoires», a-t-elle dit lundi.
 
«Nous aurons une date à vous donner sous peu», a enchaîné Mme Petitpas Taylor, précisant que c'est le fédéral qui aura le dernier mot sur le choix de ce jour J.
Si C-45 est adopté d'ici la fin de la semaine, un simple calcul à l'aide d'un calendrier permet d'établir que le cannabis sera légal au pays en août ou en septembre.
 
Conduite avec facultés affaiblies
Le projet de loi compagnon de C-45 — le C-46, qui porte sur la conduite avec facultés affaiblies par l'alcool et la drogue — fait aussi l'objet d'un va-et-vient législatif entre les deux Chambres.
Le Sénat a amendé des dispositions jugées essentielles par les libéraux: celles permettant aux policiers de procéder à des éthylotests aléatoires sans avoir des motifs raisonnables de croire que le conducteur a consommé de l'alcool ou de la drogue.
La ministre de la Justice, Jody Wilson-Raybould, a confirmé dans un avis au feuilleton que le gouvernement ne plierait pas sur cette question et «rejette respectueusement» les amendements sénatoriaux portant sur ces contrôles routiers aléatoires.
 
Elle justifie ce refus par le fait que «le dépistage obligatoire de l'alcool est une mesure de sécurité routière éprouvée qui aura un effet dissuasif sur la conduite avec facultés affaiblies et sauvera des vies».
Comme ils l'ont fait avec C-45, les élus des Communes en débattront, puis renverront leur réponse au Sénat. L'objectif du gouvernement, ici encore, est que ce projet de loi soit approuvé avant que les députés ne rentrent dans leurs terres.
En théorie, les travaux de la Chambre prennent fin le 22 juin. Le Sénat siège habituellement une semaine de plus.
 
Mélanie Marquis La Presse canadienne
Source: quebec.huffingtonpost.ca
 
Justin Trudeau l’avait promis: le Canada s’apprête à légaliser le cannabis
Le ping-pong législatif n’est pas tout à fait terminé, mais le projet devrait voir le jour en juillet, avec une très large liberté d’application dans les provinces. Sauf sur le point, central pour le premier ministre qui veut casser le marché noir, de la culture de quatre plants de «pot» à domicile

Elle fait pas mal parler d’elle, cette image, qui met le doigt sur la ressemblance (relative, tout de même!) entre feuilles d’érable et de cannabis. Mais au Canada où nous nous trouvions la semaine dernière, un sujet monopolisait les discussions une fois disqualifié le désastre diplomatique du G7 à Charlevoix, au Québec, et constaté le regain de popularité d’un premier ministre tenant tête à Donald Trump jusqu’au bout sur les taxes économiques très controversées promulguées à la fin de mai par la Maison-Blanche: le projet, imminent, de légalisation du cannabis au niveau fédéral (parlement d’Ottawa), avec une très large liberté d’application dans les dix provinces que compte le pays.
 
Eh bien, ce dernier objet est en très bonne voie de réalisation depuis quelques heures, puisque la Chambre des Communes l’a adopté cette nuit à 205 voix contre 82, puis l’a renvoyé au Sénat, qui l’avait amendé. En vertu de la Constitution canadienne, ce dernier pourrait maintenant le retarder, mais pas le bloquer. Une fois cette réforme adoptée par la Chambre haute, elle devra recevoir la sanction royale, soit la signature du décret d’application, dans le cadre légal du Commonwealth.
 

 
«Voilà qui est fait», avait déjà annoncé le quotidien montréalais Le Devoir à la mi-avril: «Le Canada est officiellement en voie de légaliser la marijuana, comme promis par le gouvernement» du libéral Justin Trudeau. Le chef du gouvernement avait déposé ce fameux projet de loi visant à légaliser l’achat et la culture du cannabis d’ici juillet 2018, «pour les adultes d’au moins 18 ans, qui pourraient posséder jusqu’à 30 grammes de la drogue douce séchée ou fraîche, ou encore sous forme d’huile, et en faire pousser jusqu’à quatre plants d’au plus 1 mètre de hauteur par domicile». Ce qui fait pas mal d’heureux:
 

 
Une vraie révolution, et en fin de compte le premier pays du G7 à formuler une telle proposition au niveau national. Le texte compte près de 150 pages, mais – et c’est là que le bât blesse et que les débats politique, médiatique et civil s’enflamment – il soulève «davantage de questions qu’il n’offre de réponses quant au cadre législatif» qui l’entourera. Reste notamment à résoudre plusieurs questions en suspens, dont la moindre n’est pas celle des réseaux de distribution qui seront mis en place. Ça, justement, ce sera aux provinces de le décider, comme si en Suisse Berne avait opté pour un principe et que les cantons étaient chacun chargés de leur propre loi d’application après un long processus de dépénalisation réclamé à hauts cris ou vilipendé par deux franges bien distinctes de populations.
 

 
La culture à domicile a entre autres fait l’objet d’un intense débat dans les deux Chambres, et les sénateurs doivent maintenant décider «s’ils tiennent tête au gouvernement Trudeau» et poursuivent le chemin du «ping-pong législatif», explique Radio-Canada, le service audiovisuel public. Ce, bien que Justin Trudeau eût «rejeté respectueusement» – selon le délicieux vocabulaire français d’outre-Atlantique – les amendements des parlementaires «rebelles». Cela n’a pourtant pas empêché le gouvernement du Québec, par exemple, d’annoncer, en février dernier déjà, «son premier approvisionnement en cannabis, 62 000 kilos», comme l’avait expliqué Bertrand Schepper de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) à la radio alternative Ckiafm.org, en se demandant si cela était «suffisant pour contrer le marché noir» et ce qu’il resterait de ce dernier après la légalisation. Si l’on n'allait pas, finalement, mettre en place de nouveaux lobbys:
Certains sénateurs conservateurs ont déjà tenté «d’obtenir des compromis du gouvernement fédéral», poursuit Radio-Canada, toujours sur ce principe de la culture à domicile – qui en énerve plus d’un – en voulant décrocher une liberté de décision provinciale, particulièrement au Québec, dans le Nouveau-Brunswick et au Manitoba. Mais pour Justin Trudeau, cet élément est fondamental, il y tient comme à la prunelle de ses yeux, tout comme à la possibilité, contestée elle aussi, d’afficher des logos de producteurs sur des t-shirts. Ce qui fait, comme toujours, ricaner ceux qui se revendiquent «vrais» Français:
  Mais pour LaPresse.ca, «les menaces de prolonger les débats parlementaires […] s’amenuisent au fur et à mesure que la promesse de vacances estivales se profile à l’horizon». On s’approche d’un compromis acceptable pour tous les partis, «et le projet de loi réamendé retourne donc au Sénat dépouillé de l’amendement qui visait à reconnaître le droit des provinces et territoires d’interdire à leurs citoyens de faire pousser du «pot» à domicile. Lorsque cette modification avait été approuvée, des sénateurs québécois se disaient prêts à mener le combat pendant l’été.» Si le projet est «adopté d’ici la fin de la présente semaine, il sera légal de consommer du cannabis deux ou trois mois après la sanction royale, mais la ministre fédérale de la Santé […] n’a pas voulu spéculer sur la date à laquelle les Canadiens pourront s’allumer un joint en toute légalité». Cependant, «un simple calcul […] permet d’établir» que ce sera le cas en août ou en septembre. Et en attendant, le débat continue d’alimenter un fervent courrier des lecteurs dans la presse, notamment dans Le Devoir.
Source: letemps.ch
 
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By mrpolo,
Le Parlement portugais a approuvé, vendredi à la majorité, un projet de loi sur l'utilisation du cannabis à des fins thérapeutiques qui permettra aux patients de l'acheter en pharmacie sur ordonnance.
 
Le projet, élaboré par la Commission de la santé sur la base de textes présentés par le Bloc de gauche (BE) et le Parti des animaux et de la nature (PAN) a été voté par toutes les formations à l’exception du parti de droite Centre Démocratique et social (CDE) qui s'est abstenu.

Il stipule qu'un médecin devrait prescrire ce type de médicament ou de préparations à base de cannabis, c’est-à-dire toute substance allant de l'huile à la fleur déshydratée, mais seulement si les autres traitements conventionnels ont des effets défavorables ou indésirables.

Le projet de loi, qui renforce le rôle de l’Autorité du médicament et des produits de santé (Infarmed) et introduit la possibilité pour le Laboratoire militaire de contribuer à la production des substances en question, ne permet pas toutefois l'auto-culture des plantes comme proposé initialement par les partis BE et PAN. Ce point a été supprimé au cours du processus d’adoption.

L'usage du cannabis à des fins médicinales est déjà autorisé dans des pays tels que le Canada, le Pérou et l'Uruguay.
 
Source: atlasinfo.fr
 
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By Atchi,
Le Canada vers la légalisation du cannabis
 
Le premier ministre Justin Trudeau en avait fait une promesse de campagne. Le cannabis pourrait être légalisé avant la fin de l’année.
 
Les sénateurs canadiens ont adopté jeudi 7 juin la loi sur la légalisation du cannabis à des fins récréatives, avec 52 voix pour, 30 contre et une abstention.
 
Le texte de loi, qui a été amendé par les sénateurs, va revenir pour un nouvel examen à la chambre des députés, dominée par les libéraux du Premier ministre Justin Trudeau.
 
Juste après le vote jeudi soir, la ministre de la Justice Jody Wilson-Raybould s’est félicitée de l’adoption par les sénateurs au terme d’une longue bataille de procédure.
 
Le vote de cette loi « créera un marché strictement réglementé pour le cannabis, afin de le garder hors de la portée des jeunes et priver les criminels d’en pouvoir profiter », a-t-elle indiqué.

Promesse de campagne
 
Les députés ont déjà voté sur une première mouture du texte, mais en raison des nombreux amendements au Sénat, le texte est renvoyé à la Chambre des communes pour un nouveau débat.
 
Quand les députés et sénateurs seront d’accord sur un même texte, alors la légalisation du cannabis récréatif pourra entrer en vigueur, une fois que le sceau royal sera apposé.
 
Cette nouvelle navette au Parlement pourrait prendre plusieurs semaines en raison de la suspension des travaux législatifs dans deux semaines.
 
Les parlementaires reviendront ensuite siéger à la mi-septembre et la légalisation pourrait alors être effective avant la fin de l’année.
 
Justin Trudeau avait fait de la légalisation de cette drogue douce une promesse de campagne en 2015 et le texte de loi avait été déposé il y a un an.
 
Source: LeMonde.fr
 
Légalisation du cannabis : le projet de loi adopté au Sénat avec 46 amendements
   
De la marijuana proposée dans un comptoir de vente Photo : La Presse canadienne/Darryl Dick
 
Après des mois de débats houleux, le projet de loi C-45 sur la légalisation du cannabis à des fins récréatives a été adopté jeudi soir par 56 voix contre 30 au Sénat, avec 46 amendements. Le texte doit maintenant être débattu aux Communes.
Radio-Canada avec CBC   Les 30 sénateurs conservateurs présents ont tous voté contre ce projet de loi. Les deux autres sénatrices Nicole Eaton et Linda Frum se sont récusées, la première en raison d’un investissement imminent dans l’industrie du cannabis, et la deuxième parce que le Nouveau-Brunswick veut louer un local lui appartenant afin d’ouvrir un magasin où sera vendue la substance.
Le mouvement de va-et-vient entre les deux chambres continuera jusqu’à ce que les parties s’entendent.
Il est probable que la Chambre des communes, dominée par les libéraux, rejette certains amendements approuvés par le Sénat, ce qui pourrait mener à une impasse entre les deux chambres.
 
Douze amendements importants
Bien que bon nombre des amendements du Sénat ne sont que des modifications mineures de vocabulaire, au moins 12 d'entre eux apportent des changements importants au cadre juridique proposé.
Le Comité sénatorial des affaires sociales a notamment adopté un amendement qui laisserait aux provinces le soin d'établir des règles sur la culture du cannabis à des fins personnelles et leur permettrait même d'interdire complètement cette pratique. Cela signifierait que le Québec et le Manitoba, deux provinces qui ont déjà dit vouloir interdire la culture à domicile, seraient en mesure de le faire.
 
Le premier ministre Trudeau a cependant déjà indiqué que l‘autorisation de cultiver quatre plants de cannabis à domicile était un élément clé de l'effort de son gouvernement pour démanteler le marché noir et qu’il comptait garder cet élément dans le projet de loi.
Par ailleurs, la sénatrice ontarienne indépendante Ratna Omidvar a obtenu suffisamment d'appui pour une modification qui empêcherait les immigrants ou les réfugiés reconnus coupables d'infractions relativement mineures liées au cannabis d'obtenir leur citoyenneté ou d'être expulsés.
Selon des sources gouvernementales, le gouvernement libéral envisagerait de voter en faveur de cet amendement.
Un amendement proposé par le sénateur conservateur québécois Claude Carignan établirait un registre public des investisseurs et des administrateurs de l'industrie du cannabis, dans le but de tenir le crime organisé à l'écart du secteur. Cet amendement a toutefois soulevé des critiques, entre autres parce qu'il soulève de sérieuses préoccupations en matière de protection de la vie privée.
 
Un autre amendement majeur, cette fois de la sénatrice indépendante de la Nouvelle-Écosse Wanda Bernard, permettrait pour sa part que les parents de mineurs, ou leurs amis majeurs n’ayant pas plus de deux ans de différence avec eux, puissent partager du cannabis avec ceux-ci sans enfreindre la loi.
Le sénateur conservateur Don Plett, du Manitoba, a toutefois présenté un sous-amendement à ce changement proposé, qui permettrait le partage parental, mais imposerait des sanctions pénales aux autres personnes qui partageraient du cannabis avec un mineur.
 
Dans la version originale du projet de loi, des sanctions pénales sévères sont prévues pour les adultes qui vendent ou partagent du cannabis avec toute personne n'ayant pas l'âge légal, alors que les mineurs pourraient posséder jusqu'à cinq grammes de cannabis avant d’écoper d’un casier judiciaire pour possession simple.
Même si tout le processus d’adoption du projet de loi se passe sans anicroche, la légalisation du cannabis ne se fera pas avant le mois d’août.
 
Source: ici.radio-canada.ca
 
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By Frett,
Un commerce qui pourrait générer plusieurs milliards de dollars et consolider la paix signée avec l’ancienne guérilla des Farc.
C’est sur les terres qui abritaient le trafic de cocaïne de Pablo Escobar, sur les hauteurs de Medellín, que poussent aujourd’hui les premiers plans de cannabis légaux en Colombie. L’entreprise Pharmacielo est la première à avoir obtenu l’autorisation de les cultiver, en août dernier. Sous ses quatre hectares de serres silencieuses, des petites mains s’activent à récolter les fleurs résineuses.
Leur huile analgésique, extraite dans un laboratoire dernier cri construit en annexe, sera exportée à des fins thérapeutiques dans le monde entier. Federico Cock-Correa, l’entrepreneur à la tête de ce projet, fait visiter les lieux en chuchotant. Pourquoi? «Pour ne pas stresser les plantes, ça les rend meilleures!» explique-t-il. Ainsi pousse le nouvel or vert de la Colombie.
 
Une nouvelle législation pro-cannabis
Une trentaine d’entreprises comme Pharmacielo ont vu le jour depuis la légalisation du cannabis médical en Colombie, le 11 août 2017. Le président Juan Manuel Santos lui-même en a soutenu le projet de loi, reconnaissant l’utilisation de la marijuana comme «un moyen efficace de réduire la douleur des patients». Les effets positifs des cannabinoïdes, molécules présentes dans la plante de cannabis, ont été démontrés sur des pathologies telles que les douleurs chroniques, la dépression, l’anxiété ou l’épilepsie.
Au-delà de ces bénéfices médicinaux, cette résolution vise à résoudre une problématique d’envergure au pays: la lutte contre le marché noir. Face à l’ampleur du trafic de cannabis et l’échec des politiques répressives pour le démanteler, le gouvernement colombien opte pour une stratégie de compromis en incitant les cultivateurs illicites à rejoindre la nouvelle industrie légale.
 
L’entreprise Pharmacielo est la première à avoir obtenu l’autorisation de cultiver des plans de cannabis. | Chloé Machillot
Cette dernière impose des normes sanitaires qui devraient peu à peu évincer les substances potentiellement à risque pour la santé circulant sur le marché noir. Elle pourrait également devenir une économie rentable et pacifiante en offrant des opportunités à ceux qui travaillaient jusqu’alors pour des réseaux clandestins. L’ex-guérilla des Farc, dont les activités ont cessé depuis la signature d’un traité de paix avec le gouvernement en novembre 2016, employait notamment de nombreuses personnes dans ses plantations cannabicoles. Créer des emplois légaux pour ces personnes est une façon de stabiliser la Colombie «post-Farc» et de conclure le démantèlement de cette ancienne organisation rebelle.
Le cannabis colombien ne poussera cependant pas sans conditions. La loi ne l’autorise que s’il est destiné à un usage scientifique ou médicinal et les entreprises désirant se lancer dans l’industrie doivent obtenir une autorisation. Le ministère de la Justice délivre les licences permettant sa culture, sous forme psychoactive ou non, et le ministère de la Protection sociale [équivalent de notre ministère de la Santé, ndlr] attribue celles qui permettent d’en fabriquer et vendre des produits dérivés. «Quatre-vingt-une licences ont été accordées depuis août dernier et plus de 1.160 demandes ont été déposées, déclare Juliano Alvarez, avocat membre du cabinet Abogados Cannabicos de Colombia. Ce chiffre témoigne d’un fort intérêt pour cette nouvelle activité.»
 
Un marché prometteur
Avec douze heures d’ensoleillement par jour et des températures douces toute l’année, la Colombie réunit des conditions climatiques optimales pour la culture horticole. Le pays est d’ailleurs le deuxième plus gros exportateur de fleurs au monde, derrière les Pays-Bas, ce qui lui a permis de développer une main d’œuvre très habile à leur manipulation. Ces atouts rendent les capacités et le coût de production du cannabis colombien quasiment imbattables. Un gramme coûte dix centimes à produire, contre 2,25 dollars au Canada, par exemple, où les frais de main d’œuvre et le budget de chauffage des serres en hiver rendent l’opération beaucoup moins intéressante.
Le commerce mondial du cannabis est régulé par l’Organe international du contrôle des stupéfiants. Ce dernier a accordé un quota de 40,5 tonnes de production à la Colombie pour l’année 2018, ce qui correspond à 44% de l’offre mondiale plafonnée. Les États-Unis, en seconde place, ont obtenu 33% des quotas. Sachant qu’en 2015, l’Allemagne, l’Italie, le Canada, l’Espagne et quelques États américains ont à eux seuls importé 36,9 tonnes de cannabis, la Colombie peut facilement conquérir la place de premier exportateur et distribuer son herbe salutaire aux quatre coins du globe.

La colombie doit respecter un quota de 40,5 tonnes de production de cannabis pour l'année 2018. | Chloé Machillot
L’association colombienne des industriels du cannabis Asocolcanna estime que dans un premier temps, le cannabis colombien va conquérir sa propre zone géographique. Elle évalue son marché de potentiels consommateurs à six millions en Colombie et soixante millions dans toute l’Amérique du Sud. Le Mexique, le Pérou et l’Argentine, qui en ont déjà légalisé l’usage thérapeutique, seront probablement ses premiers grands secteurs d’exportation.
Cette nouvelle manne économique pourrait rapporter jusqu’à quatre milliards de dollars par an à la nation andine selon l’agence Reuters, soit plus que ses exportations de fleurs, de café et de bananes réunies. Ce profit pourrait augmenter avec la croissance du marché mondial qui, estimé à onze milliards de dollars en 2015, devrait atteindre les cinquante-quatre milliards en 2025.
«Pendant des décennies, la Colombie a subi de lourds conflits liés au trafic de cannabis. Aujourd’hui, il est temps de réparer les dégats et de bâtir une industrie qui profitera au pays tout entier», dit Federico Cock-Correa de Pharmacielo, en faisant allusion à la guerre qui a longtemps opposé les narcotrafiquants au gouvernement. Il explique que cette nouvelle activité va créer des opportunités très variées, tant dans le domaine de la culture, que de la pharmaceutique, de la recherche scientifique, de l’architecture et de la construction nécessaire à l’élaboration de serres et de machines de transformation.
L’obstacle persistant des mentalités
69% des Colombiens et Colombiennes sont contre la légalisation du cannabis en cours dans leur pays, d’après un sondage de la radio nationale Caracol mené en décembre 2017. «Le cannabis est encore très associé au narcotrafic et ses consommateurs sont souvent considérés comme des rebelles marginaux, regrette Andrès Tellez, propriétaire d’un grow shop à Medellín depuis six mois et consommateur de cannabis depuis vingt-trois ans. À travers mon commerce, j’essaye d’informer et de rassurer les gens, mais ça prend beaucoup de temps pour faire changer les mentalités…»
Dans sa boutique dédiée à la marijuana, Andrès vend des shampooings fortifiants, des crèmes contre les douleurs musculaires, des gélules pour soulager les articulations et du miel aux vertus apaisantes. La loi autorisant l’autoculture jusqu’à vingt plants par personne, il propose également des kits de plantation maison, armoires ventilées et lampes imitant la lumière du soleil, et une dizaine de variétés de graines dont les propriétés diffèrent. «Grâce au bouche-à-oreille, ma clientèle commence à évoluer, confie-t-il. Des sportifs viennent pour acheter une crème qu’on leur a recommandée, des jeunes femmes veulent tester les cosmétiques et je commence même à recevoir des grand-mères qui veulent planter des graines de cannabis dans leur jardin, peut-être pour faire des tisanes!»

Produit issu d'un processus de transformation de la plante. | Chloé Machillot
Si l’acceptation du cannabis médicinal suit son cours, pas question pour l’instant d’envisager celle de la coca. Andrès Tellez et Federico Cock-Correa esquivent d’office toute comparaison entre les deux industries qui n’ont, selon eux, «rien à voir». La feuille de coca, également psychotrope, est pourtant elle aussi utilisée dans certaines communautés à des fins médicinales. Des tests scientifiques devraient évidemment prouver ses vertus thérapeutiques, mais pourquoi ne pas y voir les mêmes opportunités qu’avec le cannabis, sachant que le pays en est le premier producteur au monde?
«Quand on parle de coca, les gens pensent automatiquement à la cocaïne, qui est le résultat d’une transformation de la plante avec des éléments chimiques aussi addictifs que néfastes, explique l’avocat Juliano Alvarez. La réguler pourrait solutionner bien des conflits ici, et faire émerger une industrie déjà réelle. Mais pour l’instant, les gens ne sont pas prêts. Les traumatismes du passé sont encore vifs.»
La possibilité de légaliser la feuille de coca a déjà été évoquée en 2016, mais rapidement rejetée par le gouvernement qui a même amorcé des manœuvres d’éradication forcée depuis. Ces actions consistent à déverser du désherbant dans des champs de coca, à l’insu de leurs propriétaires. De telles méthodes nuisent évidemment aux producteurs cocaleros dont beaucoup n’ont guère d’autres options que cette culture pour survivre. Le 5 octobre dernier, six d’entre eux ont trouvé la mort dans un rassemblement protestataire auquel ont répondu les forces armées. Dans ce contexte tendu, difficile de prédire si l’industrie de la coca colombienne connaîtra bientôt la même émergence que celle du cannabis.
Un enjeu pour la paix
L’ultime défi de la Colombie face à l’industrie cannabicole qu’elle est en train de bâtir sera de faire de ce marché une source d’opportunités plutôt que de conflits. Face aux grandes entreprises comme Pharmacielo, les petits producteurs devront eux aussi pouvoir croquer leur part du gâteau, sans quoi les protestations et la tentation de retourner au marché noir sont inévitables.
Bien conscient de ces risques, le gouvernement impose à toutes les entreprises qu’au moins 10% du cannabis contenu dans leurs produits proviennent de cultivateurs dont la plantation est inférieure à un demi hectare. Pharmacielo applique cette règle en achetant une partie de sa matière première à une coopérative de soixante-trois petits producteurs du département du Cauca, dans le sud-est du pays. «C’est une région qui se relève de nombreuses années de conflit, souligne Federico Cock-Correa. Ce partenariat nous tient à cœur car il représente une opportunité économique importante pour ces agriculteurs.»
L’initiative suffira-t-elle à répartir les fruits de cette industrie juteuse? Quoi qu’il en soit, le cannabis colombien n’a pas fini de faire parler de lui, peut-être même bientôt dans nos pharmacies.
 
Source: slate.fr
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By pef,
En Belgique, la production, la distribution et la consommation de drogue sont interdites. Le cannabis tombe également sous la législation de drogue qui fête son centième anniversaire. Mais de plus en plus de voix s'élèvent pour autoriser la consommation médicale et récréative. "C'est une tendance internationale que la Belgique ne peut stopper."
 
 
C'était une promesse électorale du Premier ministre Justin Trudeau, qui sera honorée l'été prochain. La production, distribution, vente et consommation de cannabis sera tout à fait légale au Canada, qui suit ainsi l'exemple de l'Uruguay.
En 2014, le Colorado a été le premier état américain à approuver la vente et la consommation de cannabis pour usage récréatif. Depuis, sept états ont fait de même - le dernier en date, la Californie le 1er janvier. : le New Jersey, le Maine et les Massachusetts ont annoncé qu'ils suivraient. A Wall Street, on estime que d'ici 2025, l'industrie du cannabis américaine réalisera un chiffre d'affaires de 75 milliards de dollars.
Le Colorado, pionnier en la matière, révèle que le cannabis est bon pour l'économie : dans l'état centenaire, qui compte 5,6 millions d'habitants, la législation a rapporté 25 000 emplois et 637 millions de dollars de recettes fiscales. Il y a désormais au Colorado plus de commerces de cannabis que de filiales Starbucks.
  Le cannabis comme expresso
Chris Burggraeve, longtemps directeur marketing pour Coca Cola Belgique puis AB InBev, est l'un des premiers investisseurs belges dans l'industrie du cannabis américaine, dont la croissance est si rapide.
Aujourd'hui, il vit et travaille à New York. "Je m'intéresse au cannabis depuis des années. Mais je n'ai vraiment approfondi le sujet qu'après que mes étudiants de la NYU Stern School of Business aient attiré mon attention sur le nombre croissant de start-up dans ce secteur. Comme je crois au "learning by doing" j'ai investi dans deux jeunes entreprises de cannabis : Toast, qui propose des joints pré roulés (un paquet de 10 coûte 85 euros, NLDR), et GreenRush, une société internet qui livre toutes sortes de produits dans plus de 150 villes américaines."
Car effectivement, le joint traditionnel est loin d'être le seul débouché. D'après Burggraeve, il y a aux États-Unis des milliers de produits au cannabis sur le marché : sprays, huiles, essences, vapoteurs, tatouages, etc. Le chanvre est même utilisé en construction, comme alternative au bambou.
Ce n'est pas un hasard si quelqu'un issu du secteur de bière choisisse l'industrie du cannabis. Le 9 octobre 2017, le groupe de boissons américain Constellation Brands a acheté de 10% dans la société canadienne de cannabis cotée en bourse Canopy Growth. Cette dernière teste des boissons contenant du cannabis. Selon les experts, celles-ci pourraient compenser les baisses dans la vente de certains produits alcoolisés, tels que la pils bon marché.
"Constellation Brands a pris une option sur l'avenir", déclare Chris Burggraeve. "Le cannabis est apparenté de loin au houblon : les brasseurs peuvent tirer beaucoup d'enseignements des producteurs de cannabis et inversement. Il y a déjà de la bière sur le marché contenant du cannabis, et ce marché ne fera que grandir."
L'industrie du cannabis risque donc de se développer davantage côté boissons que côté tabac. Aux États-Unis il n'y pas de tabac dans les joints, contrairement à l'Europe: ils sont entièrement composés de cannabis. En outre, dans le secteur du cannabis tout tourne autour de la construction de marques. "On peut associer le cannabis à la convivialité, tout comme un verre de bière ou une flûte de champagne. Si on fume un joint à teneur faible en THC, on peut s'amuser toute une soirée."
Le THC qui crée l'accoutumance (delta-9-tétrahydrocannabinol) est le principal principe actif du cannabis. Alors que Toast se spécialise en joints en teneur THC d'environ 0,3%, la teneur de l'actif dans l'herbe belge et néerlandais est de 15 à 20%. L'idée d'opter pour ces "soft joints" vient également de ses étudiants, déclare Burggraeve. "Aux États-Unis, le cannabis à teneur élevée en THC est la norme, surtout auprès de ce qu'on appelle les stoners : on estime qu'il y en a entre 2 et 3 millions, mais au niveau commercial ce groupe est peu intéressant. Toast vise surtout les centaines de millions d'Américains ordinaires - nouveaux consommateurs - qui veulent de temps en temps fumer un joint. J'appelle nos joints pré roulés "l'expresso parmi les produits de cannabis".
  Étant donné la teneur faible en THC dans ses produits, Burggraeve compte sur le fait que les autorités n'interviendront pas trop dans la vente. Il espère par exemple éviter la mise en garde obligatoire, comme sur les produits de tabac. "Cela chasse les investisseurs potentiels et le marché noir risque de ne jamais blanchir."
Cannabis Social Club
Notre pays applique toujours la loi de 1921 qui interdit la production, la distribution, la vente, et la consommation de toute drogue. Cette loi s'applique moins aux drogues douces qu'aux drogues dures, telles que l'héroïne et la cocaïne. Sous le Premier ministre Guy Verhofstadt (Open VLD), le gouvernement fédéral a tenté début des années 2000 de légaliser les drogues douces. Il n'a jamais dépassé la politique de tolérance actuelle. La consommation particulière de cannabis demeure interdite, mais sa poursuite est la dernière priorité des services de police.
Chris Burggraeve estime tout à fait réaliste qu'on sorte le cannabis du code pénal en 2021, cent ans après son interdiction. "Depuis peu, les supermarchés suisses de Lidl proposent des cigarettes de cannabis à teneur en THC d'1% maximum alors que les autorités suisses savent aussi bien que leurs homologues belges ce qui est bon et mal pour leurs concitoyens. Pourquoi ne serait-ce pas possible chez nous ? C'est une tendance internationale que la Belgique ne peut arrêter. Notre pays légalisera le cannabis. C'est seulement une question de temps."
Selon Burggraeve, il y a plus de soutien que ce que s'imaginent la plupart des politiques. L'entrepreneur se base sur une enquête réalisée par le bureau d'études de marché InSites Consulting auprès de 1001 Belges âgés de plus de 15 ans. 17% indiquent avoir un jour fumé un joint. 6% ont déjà usé de drogues dures. 38% estiment que l'Etat doit traiter le cannabis de la même façon que l'alcool et le tabac, et un peu plus de personnes trouvent le cannabis moins nocif pour la santé que l'alcool.
Tom Decorte, professeur en criminologie à l'Université de Gand et le principal spécialiste de drogue de notre pays, se bat depuis des années pour la législation de toutes les drogues. Pourtant, il ne trouve pas une bonne idée de commercialiser la vente de produits de cannabis. "Les entreprises comme Toast veulent convaincre un maximum de gens d'allumer un joint. Je ne cautionne pas cela. Je ne veux inciter personne à consommer de la drogue."
Decorte estime qu'il faut confier la production et la vente de cannabis aux organisations sans but lucratif contrôlées par l'Etat. "De cette façon, vous sortez le secteur de la criminalité et vous veillez sur la qualité." Pour lui, il vaut mieux d'abord légaliser la culture à domicile. Ce professeur n'a rien contre les consommateurs qui ont cinq ou six plantes chez eux, pour leur propre consommation. Il n'a rien contre les drogues consommées dans les associations fermées ou lesdits Cannabis Social Clubs. "Mais pas comme en Espagne, où ces clubs sont presque tous aux mains d'entreprises commerciales."
Doigts brûlés
Aux États-Unis, l'industrie du cannabis bénéficie d'un soutien inattendu: différents ténors du Parti républicain lui sont favorables. John Boehner ancien président de la Chambre des représentants est lui-même administrateur d'une entreprise de cannabis. Andrew Cuomo, le gouverneur démocratique de l'état de New York, qui a lutté pendant des années contre la légalisation du cannabis, a laissé entendre qu'à présent elle est négociable. En avril, le capricieux président américain Donald Trump a rappelé son ministre de la Justice à l'ordre quand ce dernier a voulu étudier la légalisation du cannabis dans une série d'états américains.
On n'en est pas encore là en Belgique. D'après Tom Decorte, il n'y a aucune chance, malgré le soutien croissant de la société, que le cannabis récréatif devienne légal sur notre territoire avant 2021, comme l'espère Chris Burggraeve. "Un parti comme la N-VA se profile justement sur la lutte contre la drogue. La plupart des politiciens belges ont de toute façon peur de se brûler les doigts sur les joints. Sous Verhofstadt, les Verts plaidaient pour la politique de tolérance, mais après, se sentaient utilisés par les autres partis. J'en ai déjà parlé aux ténors de Groen : ils disent qu'ils sont sur la même longueur d'onde, mais ajoutent qu'ils ne mèneront pas le débat. Un groupe de travail parlementaire où tous les experts sont entendus, à court terme, c'est la seule chose qu'on peut espérer."
 
 
 
 
 
 
sources :
Le Vif
https://tinyurl.com/y9sgfea7
 
De Knack.
https://tinyurl.com/yahybmjj

 
Bonne lecture et à +
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By Indi-Punky,
La DEA clarifie la loi sur les cannabinoïdes

La Drug Enforcement Agency a publié une directive interne concernant la présence de cannabinoïdes dans les produits et les matériaux fabriqués à partir de la plante de cannabis cette semaine. En substance, la directive d'orientation pour le personnel et les agents de terrain du département a clarifié la position (déjà comprise par beaucoup dans l'industrie du chanvre) selon laquelle les cannabinoïdes ne sont pas illégaux d'eux-mêmes et dépendent de la source légale du produit. celui ci détermine si le produit tombe dans ou en dehors de la Controlled Substances Act. La directive stipule:

«Les produits et matériaux fabriqués à partir de la plante de cannabis et qui échappent à la définition de la marijuana de la CSA ne sont pas contrôlés par l'ACNOR et peuvent donc être vendus et distribués sans restriction aux termes des ACVM ou de ses règlements d'application. La simple présence de cannabinoïdes n'est pas déterminante quant à la question de savoir si une substance entre dans le champ d'application de la CSA ".
 
Zone grise légale?

Les articles et les sites web à travers tout le pays ces dernières années, tel l'article le plus recherché sur Google du Booking Institute daté de février 2017, déclarent une "zone grise" légale, déclarent avec autorité que tout les produits avec du CBD sont illégaux sans avoir compris que les produits issus de chanvre légal contenant du CBD de façon naturelle rentrent dans l'équation légale

La «zone grise» est en fait assez claire et a toujours été là si vous lisez et interprétez correctement le code fédéral, en particulier en n'oubliant pas de lire l'article 7606 du Farm Bill de 2014 et la décision de 2004 du Hemp Industries Association vs DEA. L'agence qui réglemente et supervise les substances contrôlées a maintenant déclaré que la simple présence de CBD dans un produit ne le rend pas illégal.
 
L'OMS dit que le CBD a un bon profil de sécurité
 
L'Organisation mondiale de la santé a étudié la question et confirmé que l'huile de CBD est sûre, même à fortes doses. Ils précisent dans leur rapport de novembre 2017:

"Chez l'homme, le CBD ne présente aucun effet révélateur d'abus ou de dépendance ... Le CBD est généralement bien toléré avec un bon profil d'innocuité ... A ce jour, il n'existe aucune preuve d'utilisation récréative du CBD ou de problèmes de santé publique. "
 
Pour qu'une substance soit inscrite dans la Loi sur les substances contrôlées, elle doit avoir un potentiel d'abus et être susceptible de causer une dépendance en cas d'abus. La substance CBD et la plupart des nombreux cannabinoïdes ne se rapprochent même pas de cette description. Il doit également être clair que toute substance qui se trouve naturellement dans une substance inscrite au CSA ne met pas par défaut cette substance sur le CSA. Dans la marijuana, la substance ciblée à contrôler est le Delta 9 THC et non les nombreux autres cannabinoïdes ou substances non psychotropes présents dans la plante.
 
L'avenir?

La législation actuellement en attente au 115ème Congrès intitulée «Hemp Farming Act of 2018» a un soutien bipartisan et a une chance décente d'être effectivement promulguée cette année. Le chef de la majorité au Sénat, Mitch McConnell, est l'un des principaux parrains du projet de loi.

Lors de la conférence de presse au sujet de la publication du projet de loi, il a déclaré: «Il est temps que le gouvernement fédéral change son regard sur le chanvre, et c'est pourquoi le sénateur Ron Wyden et moi-même, le sénateur Jeff Merkley, dans ce domaine et habiliter les agriculteurs américains à explorer ce nouveau marché prometteur. "

L'avenir de l'industrie du CBD américaine dérivée du chanvre semble très prometteur même si certaines personnes sont encore confuses au sujet des nuances de la loi. Cette nouvelle loi renforcera encore davantage la légalité et la légitimité de l'industrie CBD dérivée du chanvre.
 
 
Source: https://www.anaviimarket.com/blogs/news/dea-says-hemp-derived-cbd-oil-products-are-federally-legal
 
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By mrpolo,
OTTAWA — Le Sénat a rejeté jeudi un amendement qui aurait interdit à tous les Canadiens de cultiver un petit nombre de plants de marijuana à la maison, une fois que le cannabis aura été légalisé au pays.
 
Photo: Andrew Selsky / The Associated Press
 
Le sénateur conservateur Vern White avait proposé un tel amendement au projet de loi C-45 du gouvernement libéral; l’amendement a été rejeté par un vote de 40-33, jeudi.
En vertu du projet de loi du gouvernement libéral de Justin Trudeau, les Canadiens seraient autorisés à cultiver jusqu’à quatre plants par logement.
Le Sénat a déjà adopté 40 amendements proposés plus tôt cette semaine par le Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie.
 
L’un de ces amendements autoriserait les provinces à interdire complètement la culture à domicile — comme le souhaitent le Québec et le Manitoba — ou du moins à restreindre le nombre de plants permis par la loi. L’amendement rejeté jeudi aurait interdit complètement cette culture partout au pays.
 
Certains sénateurs se disent préoccupés par le fait que les plants cultivés à la maison pourraient rendre le cannabis plus accessible aux enfants, entraîner des problèmes de santé environnementale, dus à l’humidité et aux moisissures excessives, et causer des problèmes dans les habitations à logements multiples.
Mais ces sénateurs estiment raisonnable le compromis qui laisserait les provinces décider elles-mêmes s’il faut interdire cette culture à la maison.
Le Sénat doit poursuivre vendredi son étude en troisième lecture du projet de loi du gouvernement, et un vote final est pour l’instant toujours prévu jeudi prochain sur le projet de loi amendé.
 
Source: journalmetro.com
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By mrpolo,
Le militant pour la légalisation du cannabis, Marc Scott Emery, a reçu une amende de 5000 dollars après avoir plaidé coupable à une accusation de trafic de drogue. Il a profité de son passage au palais de justice de Montréal, mercredi, pour accuser le gouvernement du Québec d'être corrompu et de servir les intérêts du crime organisé.
 
 
Marc Emery Photo : La Presse canadienne/Paul Chiasson
 
« C'est une province corrompue. Et la population n'est pas une priorité », a lancé l'activiste britanno-colombien Marc Scott Emery, avant d'entrer dans la salle d'audience.
L'homme de 60 ans, surnommé « le prince du pot », avait été arrêté le 16 décembre 2016, après l'ouverture de six magasins de marijuana à usage récréatif Cannabis Culture à Montréal.
Mercredi, il a mis fin aux procédures judiciaires en plaidant coupable à l'un des trois chefs d'accusation qui pesaient contre lui, soit trafic de marijuana.
Marc Scott Emery a profité des micros tendus vers lui pour déclarer que le Québec devrait autoriser le libre-marché du cannabis plutôt que de faire fausse route avec son projet de succursales gérées par l'État.
« Le crime organisé s'est allié au gouvernement pour contrôler cette industrie. Il n'y a pas de liberté au Québec, il n'y a pas d'accès au cannabis à un prix raisonnable et donc le nouveau programme du gouvernement sera un désastre », a-t-il affirmé.
 
La peine reflète le « contexte social »
Le juge Yves Paradis de la Cour du Québec a entériné la suggestion commune des deux parties et condamné Marc Scott Emery à payer une amende de 5000 dollars.
Si la peine peut sembler clémente, le juge a tenu compte du « contexte social » au Canada.
« Le cannabis va être légalisé éventuellement, donc ça a un impact sur les peines qui sont enregistrées devant le tribunal, nécessairement », a expliqué le procureur aux poursuites criminelles et pénales, Philippe Vallières-Roland, à sa sortie de la salle d'audience.
L'enquête policière au sujet de Marc Scott Emery, qui a des antécédents judiciaires en semblable matière, a duré seulement trois jours et la preuve était limitée.
Selon le procureur, c'est la conséquence de la légalisation prévue.
« Quand le gouvernement a des politiques, ça a un effet sur les priorités de la police et inévitablement sur les habitudes de poursuite », a-t-il expliqué.
Les neuf autres personnes arrêtées en même temps que le sexagénaire ont toutes déjà plaidé coupables.
 
Un texte de Geneviève Garon
Source: ici.radio-canada.ca
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By mrpolo,
Bill de Blasio, maire démocrate de New York, veut préparer sa ville à la légalisation de la marijuana.
Photo:Le maire de New York, Bill de Blasio, au gala de la Fondation de la police de New York, le 17 mai 2018. Owen Hoffmann/Patrick McMullan via Getty Images  
Après s'être longtemps opposé à l'usage récréatif de la marijuana, Bill de Blasio estime que sa légalisation est inévitable. "La légalisation de la marijuana étant susceptible d'arriver dans notre État dans un proche avenir, il est essentiel que notre ville se prépare aux conséquences que cela aura pour la sécurité publique, la santé et en matière financière", a-t-il dit récemment. Un groupe de travail va donc être créé. Mais ce n'est pas tout.
 
VOIR AUSSI :  Le procureur de Manhattan, à New-York, ne poursuivra plus les personnes contrôlées avec moins de 25 grammes de cannabis.
 
Monsieur le maire va bientôt demander officiellement à la police de New York de ne plus arrêter ceux qui fument des joints dans l'espace public, a révélé dimanche le New York Daily News. Fumer des drogues douces restera donc toujours illégal, mais au lieu de passer les menottes à ceux qui sont encore vus comme des "criminels", les policiers seront invités à remettre des convocations aux contrevenants. 
Bill de Blasio entend ainsi faire d'une pierre deux coups : libérer la police d'une tâche qui ne lui incombera bientôt plus, et lutter contre les arrestations au faciès. En effet, en février dernier, le magazine en ligne Politico révélait que 86 % des personnes arrêtées en 2017 dans la ville pour possession de cannabis étaient d'origines afro ou latino-américaines. Et pourtant, des études montrent que le pourcentage de fumeurs de joints n'est pas plus élevé chez les personnes de couleur. 
 
Source: mashable.france24.com
 
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