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Qui se cache derrière les producteurs de cannabis au Canada ?
By mrpolo,

Face à un marché en plein essor, d’anciens politiques y voient l’opportunité d’une nouvelle carrière.
 
Le lucratif marché du cannabis au Canada suscite de nouvelles vocations. Dans un pays où, en 2017, 4,9 millions de personnes auraient dépensé environ 5,7 milliards de dollars canadiens (3,8 milliards d’euros) en cannabis, d’anciens politiques y ont vu l’opportunité d’une nouvelle carrière.
 
Chuck Rifici, ancien trésorier du Parti libéral canadien (PLC) lors de l’élection de Justin Trudeau, est président de Cannabis Wheaton Income Corp. Il fut l’un des fondateurs du plus gros producteur canadien et mondial, Canopy Growth. Ce dernier est présidé par Mark Zekulin, un ancien conseiller du ministre libéral des finances de l’Ontario. Citons aussi Herb Dhaliwal, ancien ministre du gouvernement de Jean Chrétien, aujourd’hui président de National Green BioMed, un producteur de Colombie-Britannique, ou bien encore l’ancien directeur national du PLC, Adam Miron, directeur d’Hydropothecary.
 
Anciens policiers
 
D’anciens hauts fonctionnaires de Santé Canada, l’organisme fédéral qui accorde les permis de production, travaillent aussi pour l’industrie du cannabis. L’ancien chercheur Thomas Shipley, par exemple, est directeur au contrôle de la qualité chez Canopy. A Hydropothecary, le service à la clientèle est géré par Max Cyr, qui supervisait le dossier cannabis à Santé Canada. D’autres, comme Brian Wagner et Ivan Vrana, sont consultants pour cette industrie, après avoir participé à l’encadrement de la marijuana…
 
Pour assurer la sécurité de leurs installations, plusieurs producteurs ont embauché d’anciens policiers. Tels l’ancien grand patron de la gendarmerie royale du Canada, Norman Inkster, directeur chez Mettrum, et Timothy Humberstone, un ancien de la lutte antidrogue devenu le directeur d’ABcann.
 
Certains investissements font mauvais genre. Selon Le Journal de Montréal, au moins 165 millions de dollars canadiens en provenance de paradis fiscaux ont été investis dans des firmes de production du cannabis. Ces deux dernières années, 35 des 86 producteurs autorisés par Santé Canada ont bénéficié d’un financement offshore.
 
Par Olivier Mougeot (Québec, correspondance)
Source: Lemonde.fr
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By mrpolo,
Le gouvernement de Justin Trudeau sort de son mutisme et rappelle Québec à l’ordre. Son idée d’interdire complètement la culture de marijuana à domicile est contraire à la volonté fédérale et risque fort d’être invalidée par les tribunaux.
   
Photo: Sean Kilpatrick La Presse canadienne - La ministre fédérale de la Justice, Jody Wilson-Raybould
 
« Le projet de loi C-45 est permissif dans le sens où si des provinces veulent se doter de règles plus restrictives, y compris à propos de la culture à domicile, elles sont libres de le faire. Mais il y a des limites à cela », a déclaré la ministre de la Justice, Jody Wilson-Raybould.
  Dans son projet de loi légalisant la marijuana, Ottawa autorise les citoyens à faire pousser jusqu’à quatre plants de cannabis par domicile. Aucune limite sur la taille des plantes n’est imposée. Or, Québec a décidé d’interdire complètement la culture personnelle.
  Lors du dépôt du projet de loi québécois en novembre, plusieurs constitutionnalistes avaient rappelé l’existence en droit canadien du concept de prépondérance fédérale. Si une loi provinciale contredit une loi fédérale, c’est cette dernière qui a préséance.
  Les professeurs avaient soutenu au Devoir que bien que les tribunaux tentent de réconcilier les deux lois pour éviter un tel affrontement, cela serait probablement impossible dans ce cas-ci.
  C’est cet argument que sert la ministre fédérale. « Lorsque la compétence provinciale se substitue à la compétence fédérale ou que le but de notre législation est frustré par une autre loi, la préséance fédérale entre en ligne de compte », a rappelé Mme Wilson-Raybould. Elle a ajouté qu’elle continuerait à « avoir des conversations avec les provinces et les territoires. Ils connaissent bien leur compétence ».
  La ministre fédérale se montre très prudente, car elle ne veut pas avoir l’air de commenter un projet de loi qui poursuit son cheminement parlementaire, comme c’est le cas avec celui du Québec.
  Réaction à Québec
  Plus tôt à Québec, la ministre Lucie Charlebois avait soutenu avoir obtenu des avis juridiques l’assurant qu’elle pourrait « se défendre » en cas de poursuite. Elle a par ailleurs soutenu à tort que « plusieurs provinces » avaient opté pour l’interdiction complète de la culture à domicile.
  « Le Québec n’est pas la seule province qui dit zéro plant à domicile. On n’est vraiment pas la seule. Je n’ai pas le tableau sous les yeux, mais il y en a plusieurs. »
  En fait, il n’y en a qu’une autre : le Manitoba. Six autres provinces permettront la culture personnelle tandis que la Saskatchewan et Terre-Neuve n’ont pas encore annoncé leurs intentions.
 
Source: ledevoir.com
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By mrpolo,
STUPEFIANT Le patron du syndicat de la police judiciaire allemande a appelé dans un entretien publié lundi à la dépénalisation «totale» du cannabis, jugeant la législation actuelle «inefficace»…
«La prohibition du cannabis a été décidée historiquement de manière arbitraire et aujourd'hui elle n'est ni intelligente, ni efficace...» Les propos peuvent surprendre quand on sait qu’ils sont d’André Schulz, chef de l'Union allemande des fonctionnaires de la police judiciaire (BDK).
Dans un entretien à Bild, le patron du syndicat de la police judiciaire allemande appelle à la dépénalisation «totale» du cannabis. Selon lui, c'est l'interdiction qui a créé «les plus graves problèmes actuels» en générant criminalité et stigmatisation des consommateurs.
 
« Mon pronostic, c'est que bientôt il ne sera plus interdit en Allemagne »
«Le BDK s'engage pour une dépénalisation totale de la consommation de cannabis (...) et mon pronostic, c'est que bientôt il ne sera plus interdit en Allemagne», poursuit le dirigeant de cette organisation qui revendique 15.000 membres.
Il considère cependant qu'il n'est pas du rôle du syndicat de demander une «légalisation» de la marijuana.
De fait, la possession de petites quantités de cannabis - jusqu'à 10 ou 15 grammes en fonction des régions et des villes - ne donne généralement pas lieu à des poursuites en Allemagne. L'achat, la vente ou la possession de quantités supérieures est passible de prison ferme.
20 Minutes avec AFP
Allemagne : un syndicat policier en faveur d’une légalisation du cannabis
Le chef du syndicat police allemand Bund Deutscher Kriminalbeamter (BDK) a annoncé que son groupe était en faveur d’une « décriminalisation complète des consommateurs de cannabis » et la création d’un marché régulé du cannabis.  

 
Se confiant au quotidien allemand Bild, Andre Schulz, le chef du BDK, a critiqué l’actuelle prohibition, en disant qu’elle avait créé un système qui stigmatise le consommateur et permet aux carrières criminelles de se lancer.
« La prohibition du cannabis a créé les plus gros problèmes en premier » dit-il, y compris en alimentant une criminalité plus grave et en stigmatisant les consommateurs occasionnels.
« La prohibition du cannabis était, vue historiquement, arbitraire » dit Schulz, et n’était « ni intelligente ni efficace ».
L’Allemagne a légalisé la consommation de cannabis médical en mars 2017, tout en soulignant qu’elle n’était pas prête à le faire pour des fins récréatives.
 
Andre Schulz a souligné qu’il existait de meilleures politiques concernant la consommation de drogues que des interdictions et des restrictions catégoriques. Elles incluent notamment une meilleure éducation autour de l’usage responsable des drogues, plus de moyens pour aider les consommateurs et les consommateurs dépendants, et de meilleurs programmes pour protéger les enfants et les jeunes.
Schulz a ajouté que toute réforme des lois sur le cannabis doit toutefois s’accompagner d’une interdiction persistante de conduire en ayant consommé du cannabis.
 
Le porte-parole du ministre de la Santé allemand, Hermann Gröhe, a rapidement déclaré qu’il n’y avait aujourd’hui pas d’intention de changer la loi actuelle. Des études en cours sur l’usage de cannabis montrent toujours des « effets sur la santé significativement négatifs », en particulier chez les jeunes, selon le porte-parole.
La possession de petites quantités de cannabis en Allemagne, 10 à 15 grammes selon les Länder, n’amène généralement pas de poursuites.
 
 Aurélien BERNARD
Source: newsweed.fr
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By mrpolo,
La ville de San Francisco va examiner jusqu’à 8 000 condamnations et infractions à la lumière de la nouvelle législation, autorisant le cannabis récréatif.
 
image: ELIJAH NOUVELAGE / REUTERS
 
Frontalement opposée à l’administration Trump, la ville de San Francisco, en Californie, a lancé une amnistie pour toutes les condamnations liées au cannabis depuis plus de quarante ans. Le bureau du procureur de l’agglomération a ainsi fait savoir qu’il allait « appliquer rétroactivement la mesure (…) légalisant la possession et la consommation de marijuana à usage récréatif », adoptée en novembre 2016, « à des infractions et condamnations pénales remontant à 1975 ». Jusqu’à 8 000 condamnations et infractions vont ainsi être examinées.
 
« Bien que les politiques liées à la drogue fassent un pas en arrière au niveau fédéral, San Francisco prend une fois de plus l’initiative de réparer les dégâts causés par la désastreuse (…) guerre contre la drogue », a commenté le procureur George Gascon. « Une condamnation pénale peut être une barrière à l’emploi, au logement et à d’autres subventions. »
 
La porte-parole de la procureure de San Diego, Summer Stephan, a précisé à l’Agence France-Presse que la ville balnéaire située à la frontière du Mexique avait pris des mesures similaires pour effacer des casiers judiciaires liés au cannabis depuis déjà un an.
 
Les personnes qui ont vendu de la drogue à des mineurs ou impliquées dans des violences, particulièrement les agressions sexuelles et viols, ne peuvent bénéficier de ces amnisties.
 
« Justice réparative »
 
Gavin Newson, l’un des adjoints du gouverneur de Californie et ex-maire de San Francisco, met en avant les « vies brisées par un système pénal de la marijuana coûteux et racialement discriminatoire ».
 
Le procureur Gascon souligne que la « guerre contre la drogue », surnom de la politique fédérale de lutte contre les stupéfiants menée pendant des années, a entraîné des « arrestations inégales à travers les groupes raciaux », les Noirs et Hispaniques faisant l’objet de plus fréquentes interpellations et incarcérations que les Blancs, bien que « de multiples études aient démontré que la consommation et vente de drogue est équivalente ».
 
En Californie, plusieurs villes comme Los Angeles ou Oakland, et Portland en Oregon, tentent de remédier à ces disparités et mettent en place des mesures de « justice réparative », en donnant par exemple la priorité aux Afro-Américains ou Hispaniques dans l’attribution de licences de commercialisation.
 
Huit Etats, dont le Colorado et l’Etat de Washington en plus de Washington DC, ont déjà légalisé la drogue douce à usage récréatif, et trente Etats avec la capitale fédérale l’ont légalisée à usage thérapeutique. Elle reste toutefois illégale au niveau fédéral.
 
Si l’administration Obama avait levé le pied sur les arrestations et poursuites liées à la marijuana, le gouvernement Trump et son ministre de la justice, Jeff Sessions, ont au contraire durci le ton.
 
Source: Lemonde.fr
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By mrpolo,
Plusieurs pays ont déjà vu leur législation évoluer Usage thérapeutique, secteur économique d’avenir… Au Maroc, le débat ne date pas d’aujourd’hui    
Faut-il légaliser le cannabis? Le débat au Maroc a fait son apparition après que plusieurs pays ont autorisé l'usage thérapeutique de cette drogue et ont fait le choix d'une politique moins répressive. Des partis politiques (PAM…) et des spécialistes marocains avaient plaidé il y a quelques années pour le lancement d’une réflexion élargie.
A la question: «Faut-il légaliser la consommation, la production et la vente du cannabis au Maroc?» les répondants à un sondage réalisé sur le site de L’Economiste sont de 44% de votants pour contre 56% contre. Ce sondage vient suite à l’enquête publiée sur les colonnes de L’Economiste, le 5 octobre 2012. Aussi, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a été le premier à prendre position dans le cadre de la réflexion sur la régularisation du cannabis.
Plusieurs pays d’Europe sont en train de revoir leurs positions sur le sujet et en cas de légalisation, des débouchés importants pourraient s’ouvrir pour la région et pour le Maroc en général (voir aussi l’article Une agence de régulation pour le cannabis? cf. notre édition N° 4742 du 01/04/2016).
Selon l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), la surface cultivée pour la résine de cannabis au Maroc s’élève à 47.000 ha pour seulement 1.147 ha détruits (2,4%). Le Royaume conserve ainsi sa place de premier producteur mondial de résine de cannabis.
Au niveau mondial, la liste des pays (Pays-Bas, Espagne, plusieurs Etats américains... ) ayant opté pour une dépénalisation du cannabis s'allonge. Mais la France, sur le point d'instaurer une amende, peine à sortir du tout répressif. Un rapport parlementaire qui sera présenté, mercredi 31 janvier, préconise de sanctionner les usagers par une «amende forfaitaire délictuelle», allant de 150 à 200 euros, assortie éventuellement de poursuites, ou par une simple contravention.
Promesse du président Emmanuel Macron, cette mesure, si elle s'applique en principe à tous les stupéfiants, concerne dans les faits les fumeurs de cannabis. Alors que certains médecins recommandent parfois aux patients de soulager leur douleur avec des produits dérivés du cannabis, aucun médicament à base de fleurs séchées de cannabis n'est légal en France. Paris reste loin du débat américain, où plusieurs États, dont récemment la Californie, ont autorisé un usage récréatif du cannabis.
En Europe, les politiques sont diverses en la matière. L'Allemagne, la Belgique et l'Italie, entre autres, ont dépénalisé son usage: «en posséder ou en consommer n'est pas toléré mais les contrevenants ne risquent qu'une amende, en-deçà d'une certaine quantité». L'Australie a décidé d'autoriser les exportations de cannabis à usage thérapeutique afin d'accroître les débouchés pour ses producteurs nationaux.
Une première ferme a reçu en mars dernier l'agrément pour faire pousser du cannabis médicinal et plusieurs autres ont suivi. Le gouvernement y voyant un secteur économique d'avenir. A noter que l'usage récréatif du cannabis demeure interdit en Australie, pays qui a légalisé son usage thérapeutique en 2016. Il est également autorisé dans plusieurs autres pays comme le Canada, Israël ou une majorité d’états des États-Unis.
En ce qui concerne les Canadiens, ils ont dépensé près de 3,7 milliards d'euros en cannabis en 2017, selon l'institut canadien de la statistique. La majeure partie des dépenses (plus de 90%) était consacrée à l'achat de cannabis à des fins récréatives, actuellement interdit dans le pays mais dont la légalisation est attendue cet été.
Le reste concernait l'achat de cannabis thérapeutique, préalablement prescrit par un médecin et légal au Canada depuis 2001. L’année dernière, le nombre de consommateurs était estimé à 4,9 millions de Canadiens, chacun ayant consacré en moyenne 1.200 dollars à l'achat de cannabis, selon des chiffres récents.
Par Fatim-Zahra TOHRY
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By mrpolo,
Une étude américaine montre que dans les Etats où le cannabis thérapeutique a été légalisé, la consommation d'alcool a baissé en moyenne de 15%.
 
photo © iStock
 
Le cannabis est autorisé pour un usage médical dans 29 Etats d'Amérique du Nord dont 9 admettent également l'usage récréatif. Des chercheurs, principalement issus de l'Université du Connecticut, aux Etats-Unis, ont voulu savoir si avec la légalisation de cette drogue, la consommation d'alcool était modifiée. D'après cette étude, relayée par Forbes, les scientifiques ont observé une baisse de la consommation d'alcool dans les Etats qui ont légalisé le cannabis pour un usage thérapeutique.
 
Une baisse de 15% des ventes d'alcool
Les chercheurs ont analysé les bases de données de 90 magasins vendant de l'alcool entre 2006 et 2015. Ils ont comparé les chiffres des Etats où le cannabis thérapeutique n'était pas autorisé avec ceux où il l'était, mais aussi les différences au sein même d'un Etat, avant et après légalisation. Une baisse de 15% des ventes d'alcool a été observée dans les Etats où le cannabis était autorisé. Selon les auteurs, cela montre que le cannabis thérapeutique et l'alcool peuvent « se substituer », car ils partagent le même public. Aucun changement n'a été constaté concernant la vente d'autres produits.
 
Les limites de cette étude, expliquées par Forbes, sont que seul le cannabis thérapeutique a été étudié. Or, les consommateurs de cette drogue pour un usage récréatif ne sont pas forcément les mêmes. Fumer incite également à manger et à boire plus. Ainsi, dans Etat aussi grand que la Californie qui vient de légaliser l'usage récréatif du cannabis, les résultats pourraient être inversés.
 
Source: topsante.com
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By mrpolo,
De nombreux rapports de San Francisco confirment le décès de Dennis Peron, 72 ans, le légendaire activiste du cannabis qui a attisé la révolution américaine de la marijuana médicale dans les années 1980.
  Le frère de Peron, Jeffrey Peron, a posté ceci sur sa page Facebook plus tôt cet après-midi:
 
 
"Changed the world" est une phrase qui sied parfaitement à la vie de Dennis Peron.
 
Peron a été l'un des premiers à comprendre les bienfaits pour la santé du cannabis pour ceux qui luttaient contre le sida au cœur de la crise qui a ravagé cette ville à la fin des années 1980.
 
En collaboration avec d'autres dirigeants locaux comme Mary Jane Rathbun («Brownie Mary») et le Dr Donald Abrams, Peron a aidé à faire adopter une ordonnance légalisant le cannabis médical dans la ville de San Francisco, puis lança le mouvement dans tout l'état en 1996 pour une première loi nationale de légalisation de la marijuana médicale.
 
Peron et son mari, John Entwistle, ont continué à être actifs dans la vie de San Francisco au cours des 30 dernières années.
 
Jusqu'à récemment, leur «Castro Castle», situé en bordure du célèbre quartier gay de la ville, accueillait tous les voyageurs, avec des chambres décorées par la lumière du jour qui permettaient aux visiteurs de goûter à la culture psychédélique de la ville. Une peinture murale sur un mur de jardin a commémoré Harvey Milk, le superviseur de la ville de San Francisco, qui a considéré Peron comme un ami proche et un partisan politique.
 
 
Vétéran du Vietnam: 'Je suis revenu et j'ai embrassé le sol.'
Le Peron né dans le Bronx a grandi à Long Island dans une famille de classe moyenne. "Je ressemblais à tout le monde", m'a-t-il dit lors d'une interview en 2014 à son domicile de San Francisco. "Je m'intègre comme tout le monde. Mais je savais juste que je n'étais pas cette personne. Pour commencer, j'étais gay. Je savais que je devais me cacher. D'une manière ou d'une autre, je devais me cacher. J'étais un bon acteur. Un bon hider. "
 
Cette compétence acquise tôt lui a servi bien plus tard, quand il eut besoin de cacher à la fois son identité sexuelle et sa consommation de cannabis. "Deux pour un!" At-il dit.
 
Peron a été incorporé en 1966 et servi dans l'armée de l'air au Vietnam. C'est là qu'il a rencontré le cannabis pour la première fois. " Les gens là-bas prenait en charge les GI. Nous étions un marché pour eux. "
 
Peron est retourné aux États-Unis avec deux livres (900grs) de cannabis dans son équipement. "Je suis revenu et j'ai embrassé le sol. J'étais si heureux - en partie parce que j'avais deux livres avec moi. C’était le début d'une carrière qui s'étendra sur 40 ans. "
 
Une brève étape est devenue l'amour d'une vie
Peron s'est arrêté brièvement à San Francisco avant de repartir au Vietnam en 1967 . "C'était l'été de l'amour", se souvient-il plus tard. "Un timing parfait. Comme tout le monde, j'ai mangé de l'acide et j'ai trippé. Les hippies, ces gens m'ont accepté. J'ai dit: "Je vais tout faire pour revenir à San Francisco et vivre ma vie ici."
 
Alors il l'a fait. «J'ai décidé que je serais un hippie homo,» disait il souvent en riant, en se rappelant ces jours.
 
Il a demandé à rejoindre un certain nombre de communautés locales de paix et d'amour, a t-il dit, "mais ils ne me convenait pas. J'étais trop trash. Je ne savais pas qui étaient Marx ou Lénine. "
 
Décu, il a commencé sa propre communautés. "Nous nous sommes appelés les Misfits", a-t-il dit. Ils vivaient à 25 dans une maison dans le Haight. "Notre bande dans du beau vieux victorien. Mon frère avait une place dans la cuisine, sous la table.
 
Finalement, Peron est devenu l'un des vendeurs de cannabis florissant de la ville. La police de San Francisco l'a arrêté plusieurs fois au fil des ans, mais Peron a généralement battu la charge avec l'aide de Tony Serra, l'avocat des droits civiques connu pour avoir défendu les citoyens les plus célèbres et les plus infâmes de la Bay Area.
 
 
Harvey Milk et les conséquences
À l'apogée de Castro dans les années 1970, le restaurant Peron's Island servait du cannabis à l'étage, de la nourriture chaude en bas, et organisait des discussions animées sur la politique, le cannabis et les droits des homosexuels dans les cabines.
 
À la fin des années 1970, il a été arrêté alors qu'il était en possession de 200 livres de cannabis - une accusation trop lourde pour que même Tony Serra puisse tout effacer. Il purgea une peine de six mois, et se retrouva en prison le 27 novembre 1978, lorsque Milk, le premier superviseur de la ville ouvertement gay, et le maire George Moscone furent assassinés par l'ancien superviseur de la ville, Dan White.
 
"C'était le moment décisif", se souvient Peron. L'indignation collective de la ville a envoyé un signal au département de police de San Francisco, qui avait été notoire pour battre et arrêter des hommes gais. "Ils se sont rendu compte qu'ils ne pouvaient pas continuer à faire exploser les gays juste parce qu'ils ne les aimaient pas. Ils ne pouvaient pas les arrêter, mais cela ne les a pas empêchés de nous harceler. "
 
La tragédie frappe la ville
Le meurtre de Milk est survenu moins de trois semaines après que les électeurs de la ville aient adopté la Prop. W, qui exigeait que le chef de la police et le procureur de la ville arrêtent d'arrêter et de poursuivre les gens pour le cannabis. (Avec la mort du maire Moscone, Dianne Feinstein, alors superviseure, a pris les rênes de la ville et Feinstein, qui était alors un prohibitionniste féroce du cannabis, a annulé toute discussion sur le décrochage à San Francisco.)
 
Alors que la crise du sida se développait dans les années 1980, le quartier de Peron, le Castro, est devenu un point de référence pour les activistes et les malades du sida. Le partenaire de Peron, Jonathan West, a succombé à la maladie en 1990.
 
"À ce moment-là, je ne savais pas ce que je vivais", a déclaré Peron au Los Angeles Times en 1996. "J'étais le gars le plus solitaire d'Amérique", se souvient Peron. "Dans ma douleur, j'ai décidé de laisser à Jonathan un héritage d'amour. J'ai fait de mon mieux pour que tout le monde soit au courant de la vie de Jonathan, de sa mort et de son usage de la marijuana et de la façon dont cela lui a donné de la dignité dans ses derniers jours.
 
 
MMJ émerge de la crise du sida
Peron et beaucoup d'autres dans la ville savaient comment leurs amis et partenaires luttant contre le SIDA trouvaient un soulagement avec le cannabis.
 
Les effets anti-nauséeux ont aidé avec les traitements de chimiothérapie pour le sarcome de Kaposi et les effets secondaires de nombreux régimes médicamenteux expérimentaux. La stimulation de l'appétit procurée par le cannabis a aidé les patients atteints du SIDA qui luttaient contre le «syndrome du gaspillage», une maladie dans laquelle les gens trouvent extrêmement difficile de manger et de digérer suffisamment de nourriture pour rester en vie.
 
"Cela a aidé Jonathan", se souvient plus tard Peron. "Il gaspillait de 142 livres à 110." Les médecins ont prescrit le Marinol, la formule de THC dans une pilule. "Jonathan vient de vomir le Marinol", a déclaré Peron. «Ça n'avait pas de sens.» Quelques bouffées sur un joint, par contre, faisaient tout ce que le Marinol ne pouvait pas faire.
 
Prop. 215 fait l'histoire
L'année après la mort de West, Peron se jeta dans la cause. Il a recueilli suffisamment de signatures pour mettre la Proposition P , qui légalisait l'usage médical du cannabis dans les limites de la ville de San Francisco, à l'échelle de la ville.
 
En novembre 1991, les électeurs de San Francisco ont massivement adopté la mesure avec un vote d'approbation de 80%.
 

Dennis Peron, prend des notes lors d'une interview au téléphone, tandis que Gary Johnson allume une pipe remplie de marijuana dans un bureau au siège de la proposition 215, anciennement le club Cannabis Buyers, le vendredi 11 octobre 1996 à San Francisco. (AP Photo / Peron Robinson)
 
MMJ, Liberation pour la Californie
Cinq ans plus tard, Peron et un groupe d'alliés ont pris une mesure similaire à l'échelle de l'État.
 
Prop. 215 a fait face à une forte opposition de puissantes forces politiques, y compris les services de police dans tout l'État.
 
"Je savais que je devais faire participer tout le monde à la campagne", m'a dit plus tard Peron. "Clergé, médecins, infirmières. J'ai presque dû couper les potheads. J'avais les votes, et ils avaient beaucoup de bagage culturel que je ne pouvais pas gérer.
 
"Cette coalition était assez énergique. Ils voulaient juste du changement. Ils ne voulaient pas que les gens soient emprisonnés pour de la marijuana. Et si cela aide les patients, pourquoi ne peuvent-ils pas l'avoir? Pourquoi? Nous avons posé cette question encore et encore. Nous n'avons jamais cessé de demander. "
 
Prop. 215 , approuvée par 56% des électeurs de l'État, a fait de la Californie le premier État américain à légaliser l'usage médical du cannabis.
 
Mariage et dernières années
Peron a vécu assez longtemps pour voir son activisme revendiqué sur deux fronts. Lorsque le mariage homosexuel est devenu légal en Californie, il a épousé son partenaire de longue date, John Entwistle, lui-même un militant franc sur les questions nationales de cannabis et la politique locale du quartier de San Francisco.
 
En novembre 2016, les électeurs californiens ont légalisé l'usage du cannabis pour les adultes, et les premiers magasins de cannabis au détail ont ouvert leurs portes il y a un peu plus de trois semaines, le 1er janvier 2018.
 
Dans ses derniers mois, Peron a passé ses journées avec Entwistle dans leur château de Castro, qui n'acceptait plus les voyageurs. Il était irascible jusqu'à la fin; Les journalistes appelant à une citation sur la légalisation étaient susceptibles de recevoir une note de Peron ou d'Entwistle à propos des imperfections de la nouvelle loi californienne. Sans Péron, la loi n'existerait pas. Mais cela ne signifiait pas qu'il avait fini de se battre pour quelque chose de mieux.
 
Source: leafly.com
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By mrpolo,
Un étudiant en droit défend le droit des fumeurs d'herbe. Il compte aller jusqu'au Tribunal fédéral. Mais pour cela, il doit rassembler de l'argent via un site de financement participatif.
(Photo: Keystone/AP/Alex Brandon)
A Zurich, posséder moins de 10 grammes de cannabis n'est plus illégal (lire encadré). Depuis septembre de l'an dernier, un adulte possédant une petite quantité d'herbe n'est donc plus punissable par la loi. Avant cela, il fallait payer une amende d'ordre de cent francs.
Une décision en justice a fait changer la pratique

Tout comme Zurich, le canton de Lucerne ne punit plus les adultes en possession d'une petite quantité de cannabis (moins de 10 grammes). Les autorités de poursuite pénale ont tiré les conséquences d'une décision du Tribunal fédéral, rendue le 6 septembre 2017 et concernant un cas à Bâle-Ville. Aucune sanction à Genève

Si la décision du Tribunal fédéral du 6 septembre a fait changer certaines pratiques en matière de pénalisation du cannabis en Suisse alémanique, cela n'a pas eu d'effets majeurs en Suisse romande, a révélé une enquête de l'ats, réalisée fin 2017. Une amende d'ordre était infligée dans la majorité des cantons romands en cas d'interpellation.

Or, les choses semblent avoir changé un peu depuis. Contacté ce jeudi par «20 minutes», le porte-parole de la police genevoise, Jean-Claude Cantiello, explique qu'aucune sanction n'est infligée pour tout contrôle sur une personne ayant moins de 10 grammes de cannabis sur elle. En revanche: «La saisie de la marchandise est effectuée. D'en détenir 10 grammes ou moins n'est plus punissable, mais l'illicité du produit demeure.» Reste que dans les faits, la police continue à confisquer le cannabis et cela même si la quantité trouvée est inférieure à 10 grammes. Pour Til Eigenheer, étudiant en droit à l'Uni de Zurich, cette manière de faire est incompréhensible. Il se bat donc pour faire changer cela, écrivent nos collègues de «20 Minuten». Le jeune homme de 23 ans a déjà assisté juridiquement, et gratuitement, plusieurs détenteurs de cannabis amendés à tort.
Beaucoup de personnes pourraient profiter
Or, il a dû encaisser une première défaite, mercredi à Tribunal cantonal de Zurich. «L'amende a été retirée parce que la quantitié retrouvée était inférieure à 10 grammes. Mais mon objection contre la confiscation du cannabis a été rejetée. La justice estime que la confiscation de la petite quantité était légale», explique Til Eigenheer. Mais le jeune homme ne compte pas en rester là. «Mon client et moi aimerions aller jusqu'au Tribunal fédéral pour que la plus haute instance du pays tranche dans cette affaire», écrit-il sur Facebook.
Le hic: son client craint les coûts liés à une telle bataille juridique. «Je serais prêt à participer à hauteur de 400 francs pour couvrir les frais, mais nous avons besoin de davantage de soutien financier.» L'étudiant a donc lancé un crowdfunding sur la plateforme Wemakeit. «Je pense que beaucoup de personnes pourraient profiter d'un verdict positif.»
Til Eigenheer évalue les frais à environ 1000 francs en cas de verdict négatif. «Mais tout dépend du travail fourni par le Tribunal fédéral.»
Source: 20min.ch
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By mrpolo,
Les Canadiens ont dépensé 5,7 milliards de dollars canadiens (3,7 milliards d'euros) en cannabis en 2017, a estimé jeudi l'institut canadien de la statistique.
 
  photo © Ethan Miller - AFP
 
En termes de valeur, la production de "l'industrie du cannabis égale l'industrie de la bière" et est "plus grande que l'industrie du tabac".
  La majeure partie des dépenses (plus de 90%) était consacrée à l'achat de cannabis à des fins récréatives, actuellement interdit au Canada mais dont la légalisation est attendue cet été. Le reste concernait l'achat de cannabis thérapeutique, préalablement prescrit par un médecin et légal au Canada depuis 2001.
4,9 millions de Canadiens
Le nombre de consommateurs en 2017 était estimé à 4,9 millions de Canadiens, chacun ayant consacré en moyenne 1.200 dollars à l'achat de cannabis, a précisé Statistique Canada dans un communiqué. "Les dépenses des consommateurs en cannabis ont augmenté en moyenne de plus de 6 % par année" depuis 1961, selon Statistique Canada. Les 18-24 ans formaient les plus gros consommateurs de cannabis en 2017. La consommation des 45-64 ans a toutefois progressivement augmenté ces dernières années, ce groupe représentant près d'un quart des consommateurs en 2017 contre seulement 4% en 1975.
 
 
Source: rtbf.be
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By mrpolo,
Mexico — Le ministre mexicain du Tourisme a proposé jeudi de légaliser l’usage récréatif de la marijuana dans plusieurs zones touristiques de son pays qui connaissent une vague de violences.
 
Photo: Agence France-Presse / Stringer Patrouille de police sur la plage de Cancún.
Les violences liées aux affrontements en cartels se sont fortement accrues l’an dernier.
  Enrique de la Madrid a estimé devant des journalistes qu’il était « absurde » que le Mexique — qui a approuvé l’an dernier l’usage médical et scientifique de la marijuana — n’ait toujours pas pris cette décision.
  « J’aimerais que cela puisse être mis en place en Basse-Californie du Sud [nord-ouest] et au Quintana Roo [sud-est], les deux principales destinations touristiques du Mexique qui ne doivent pas être victimes de violences », a-t-il expliqué.
  « Nous devrions parfois faire les choses de façon différente, comme ils l’ont fait aux États-Unis », a défendu le ministre, se référant à la situation de l’État de Californie, où l’usage récréatif de la marijuana est autorisé, même si au niveau fédéral l’interdiction est maintenue.
  Les violences liées aux affrontements en cartels dans les États de Basse-Californie du Sud et de Quintana Roo se sont fortement accrues l’an dernier.
  Les puissants cartels de Sinaloa et de Jalisco Nouvelle Génération s’y disputent les routes de la drogue, mais aussi la vente de stupéfiants aux touristes sur place.
  En décembre, six cadavres ont été découverts suspendus à un pont, un fait inédit dans l’État de Basse-Californie du Sud.
  Au début de l’année 2017, une fusillade dans un bar de la localité de Playa del Carmen, près de Cancún, avait fait cinq morts, dont trois étrangers.
  Le Mexique a connu un record de 25 339 assassinats en 2017, selon des chiffres officiels, et les experts estiment qu’une grande partie de ces crimes est directement liée au trafic de drogue.
 
Source: ledevoir.com
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Le procès des cinq membres du cannabis social club de Namur devait démarrer ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Namur. Mais un incident de procédure a empêché l'audience de se tenir.
 
photo© Flickr
 
 
Appelant chacun des cinq prévenus à la barre à l'entame des débats, la juge Marie-Cécile Matagne a constaté qu'elle connaissait un des prévenus. "Je dois me déporter", a-t-elle immédiatement conclu. Avant de reporter le procès au 22 juin prochain, devant un autre juge.
  On peut s'étonner qu'il faille attendre l'ouverture d'un procès pour constater une telle incompatibilité. L'identité de la prévenue figure en effet dans le dossier depuis le début de l'enquête en 2014. "Mais cela arrive, nous explique maître Blaise Guesquière, le conseil d'un des prévenus. On peut très bien connaître quelqu'un de vue, et même assez bien, sans nécessairement connaître son nom. Par exemple en fréquentant la même salle de sports. C'est normal qu'un juge se déporte dans de telles circonstances pour que son impartialité soit inattaquable."
 
Difficile pourtant de ne pas voir dans ce dossier un exemple de l'arriéré judiciaire : des faits qui remontent à 2013, une enquête facilement bouclée en 2014 (flagrant délit, aveux... le dossier est limpide), le renvoi devant le tribunal correctionnel par la Chambre du conseil en octobre 2016... et un procès en première instance qui ne se tiendra pas avant juin 2018.
Une asbl créée en 2013 pour produire du cannabis
Le cannabis club de Namur, c'est l'histoire de deux frères, la cinquantaine, fumeur de marijuana, et qui décident en 2013 d'immiter une association anversoise, Trek uw plant, des militants de la dépénalisation. Le principe est simple : puisque la justice belge tolère la détention de 3 grammes de cannabis, ou la culture d'un plant pour une consommation personnelle, une asbl pourrait prendre en charge la production pour l'ensemble de ses membres, à raison d'un plant par personne. Ainsi, les membres du club ne doivent plus se fournir dans la rue auprès de dealers peu fréquentables ; plus besoin non plus de faire pousser un ou deux plants de cannabis à la maison, en s'inquiétant de ce que les voisins peuvent penser... Les statuts de l'asbl sont publiés au moniteur, la police et le procureur sont même prévenus par courrier. Les responsables du cannabis club parlent ouvertement aux journalistes. La formule séduit des dizaines de consommateurs, qui participent à l'assemblée générale et payent leur cotisation.
 
Mais un beau matin, la police perquisitionne au local de l'association et saisit 4 kilos de cannabis prêts à être distribués aux membres de l'association. La position du Parquet, c'est que le débat sur la dépénalisation du cannabis ne peut pas se faire devant les tribunaux mais au Parlement. Donc, oui, pour le Parquet, faire pousser des dizaines de plants de cannabis dans un garage pour les vendre, même dans le cadre d'une asbl déclarée, même sans faire de profit, même à raison d'un plant par membre cotisant, c'est du trafic de stupéfiant. On imagine toutefois que dans les peines réclamées, le Parquet voudra marquer la différence avec des dealers classiques. Récemment, devant la Cour d'appel du Hainaut, le président du cannabis club de Tournai a écopé d'une simple peine de travail.
 
 
 
Par François Louis
Source: rtbf.be
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CANNABIS - Le producteur canadien de cannabis Aurora va acquérir son concurrent CanniMed pour 1,1 milliard de dollars canadiens (719 millions d'euros), quelques mois avant la légalisation du cannabis récréatif au Canada, ont annoncé ce mercredi 24 janvier les deux sociétés.  
image@Yinan Shai
 
  Cette acquisition fait d'Aurora Cannabis l'un des plus gros producteurs de cette drogue douce au Canada aux côtés de son concurrent Canopy Growth, au moment où les producteurs et les investisseurs se positionnent à l'approche de la légalisation du cannabis pour un usage récréatif.
 
  Le gouvernement canadien avait fixé au 1er juillet 2018, date de la fête nationale, la légalisation du cannabis mais des complications pour la mise en place de la distribution et l'organisation des contrôles pourraient la retarder. "Nous sommes très heureux d'avoir conclu cette puissante combinaison stratégique avec Cannimed, qui établira une entreprise de premier rang opérant dans tout le Canada et dans le monde", a indiqué Terry Booth, PDG d'Aurora.
 
  Un marché de 6 milliards de dollars en Californie d'ici 2021
 
Ces grandes manœuvres stratégiques sur le marché des drogues douces illustrent de manière frappante le décalage entre la France et l'Amérique du Nord sur le dossier de la légalisation.
  Là où Emmanuel Macron a choisi de bientôt sanctionner la simple consommation d'une amende, dans le but de désengorger les tribunaux tout en refermant le débat sur la légalisation, une partie croissante du Nouveau monde se convertit à la consommation récréative.
 
Depuis le 1er janvier, le cannabis est légalisé en Californie. Huit Etats américains dont le Colorado et l'Etat de Washington, en plus de la capitale fédérale Washington, ont déjà légalisé la drogue douce, mais son usage récréatif dans l'Etat le plus peuplé change la donne pour tout le secteur.
 
La loi californienne autorise une possession de 28,3 grammes de cannabis par personne, ou six plants maximum. On ne peut en consommer en public, au volant, et à moins de 300 mètres d'une école ou d'un établissement pour enfants.
Le cabinet d'études spécialisé Arcview s'attend à ce que les ventes de cannabis atteignent 5,8 milliards de dollars d'ici 2021 dans le "Golden State". Les enjeux financiers sont énormes: la Californie prélèvera 15%, plus une taxe sur les ventes de 10%, et la plupart des villes imposeront également une taxe municipale de 2 à 10%.
L'économie verte à la rescousse des finances publiques?
 
Par Jean-Baptiste Duval
Source: huffingtonpost.fr
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Les grandes institutions financières sont toujours frileuses de travailler avec les producteurs de cannabis, mais elles ne crachent pas sur l’argent des transactions boursières.

Photo | Patrick McGuire
Il y a un an, Philippe Depault a lancé Maïtri pour vendre des accessoires pour fumeurs et éventuellement avoir sa propre marque de cannabis récréatif. Son projet de serre de 500 000 pieds carrés est aujourd’hui en attente d’une licence de producteur autorisé du gouvernement fédéral. Jamais il n’aurait cru qu’il serait aussi difficile de trouver une banque qui voudrait bien lui prêter de l’argent… ou même lui ouvrir un simple compte.
  « J’ai essuyé six refus avant d’en trouver une, dit-il. J’ai fait rire de moi. Le contexte canadien est particulier : on a un marché noir, un marché gris avec les dispensaires et un marché médical. Mais les banquiers ne voient pas la différence. Ce ne sont pas des consommateurs de cannabis. Finalement, j’ai loadé ma marge de crédit et je me suis tourné vers ma famille pour emprunter de l’argent. »
Les grandes banques sont encore frileuses à l’idée de faire affaire avec cette industrie florissante, alors que les projets de loi fédéral et provincial ne sont toujours pas adoptés. Une situation qui freine l’élan de petites entreprises qui ne sont pas prêtes à entrer en bourse.
  Il y a six mois, Philippe Depault a finalement réussi à ouvrir un compte d’entreprise en insistant sur la nature médicale de son projet. Il refuse toutefois de nommer la banque, de peur qu’elle change d’avis en lisant ces lignes.
« Il n’y a pas d’autres options pour une start-up comme la mienne que d’aller vers l’investissement privé. J’ai été chanceux, j’ai finalement rencontré quelqu’un qui a cru en mon rêve et qui ne voulait pas gober 90 % de ma business en échange de capitaux. »
Fondateur de Vert Médical, une société en attente d'un permis pour produire du cannabis à des fins médicales, Dany Lefebvre a lui aussi eu bien de la difficulté à trouver du financement à ses débuts en 2013. L’an dernier, il a finalement vendu sa compagnie à Canopy Growth. Le leader ontarien dans le domaine du cannabis a aussi obtenu une participation majoritaire dans Hemp.ca, une entreprise spécialisée dans les produits tirés du chanvre, aussi fondée par M. Lefebvre.
« Avant ce deal, on était sur le point de s’écrouler, dit-il. J’ai passé tellement de temps à attendre et à me faire dire non par les banques. Il y a une grande éducation à faire, et ça passe aussi par le secteur financier. »
Le contexte américain expliquerait aussi les réticences des institutions bancaires canadiennes, qui font affaire avec nos voisins du Sud. Même si huit États ont légalisé l’usage récréatif de la drogue douce, le cannabis est toujours interdit par Washington. Les banques étant de compétence fédérale, elles peuvent se voir accuser de blanchiment d’argent si elles acceptent d’ouvrir des comptes aux entreprises de l’industrie.
  Le 4 janvier, le procureur général des États-Unis, Jeff Sessions, a annoncé l’annulation de cinq directives émises lors de la présidence de Barack Obama pour alléger l’application de la loi fédérale qui considère la marijuana comme une drogue dure. Rien pour rassurer les institutions financières.
 
Même le géant canadien Aurora, un producteur autorisé britanno-colombien qui a ouvert sa première serre à Montréal au mois d’octobre, s’est buté au conservatisme des banques. « On a eu des problèmes avec les banques parce que leur culture est calquée sur ce qui se passe aux États-Unis, où ce n’est pas légalisé, dit la directrice des affaires québécoises, Andrea Paine. Elles aiment beaucoup notre argent, mais c’est encore très difficile d’avoir du crédit. »
VICE a contacté les huit principales banques présentes au Québec. La BMO, la TD et Desjardins sont les seules institutions qui acceptent de travailler avec des entreprises liées au cannabis.
 
La BMO et GMP Securities, un courtier en placement torontois, ont d’ailleurs annoncé mercredi un investissement de 175 millions de dollars dans Canopy Growth, le plus gros producteur autorisé au pays. Il acquièrent environ cinq millions d’actions, au prix de 34,60 $ chacune, soit 8 % de moins que le cours de clôture du jour.
« En fait, la BMO va m’aider à vendre ces actions, mais elle ne les possède pas, précise le P.-D.G. de Canopy Growth, Bruce Linton. Mais j’aimerais beaucoup mieux avoir accès à un prêt, comme le font les banques avec toutes les autres compagnies. C’est quand même fou d’avoir une entreprise qui vaut plus de sept milliards de dollars et de ne pas être capable d’emprunter de la manière la plus traditionnelle. Je suis forcé de vendre mon entreprise morceau par morceau pour continuer à croître. On se croirait dans un vieux film des années 60. »
  La Banque Scotia, la Banque Nationale, la RBC et la CIBC n’offrent quant à elles aucun service bancaire à des compagnies engagées dans la production et la distribution de weed. De son côté, la Banque Laurentienne a refusé de répondre à nos questions.
La Banque de développement du Canada, une société de la Couronne qui finance les petites et moyennes entreprises, se distancie aussi de ce secteur d’activité. « Il est encore trop tôt pour se prononcer avec certitude sur la suite des choses puisque le projet de loi est encore à l’étude », nous explique son porte-parole, Jean-Philippe Nadeau.
Toutefois, Financement agricole Canada, une autre société d’État, fait affaire avec quatre producteurs autorisés de cannabis. « On a une approche très prudente, dit le vice-président des opérations du Québec du plus important prêteur à l’industrie agricole au pays, Vincent Giard. On ne travaille qu’avec des entreprises du domaine médical. »
Professeur en finance et spécialiste de la gestion de placements à l’Université McGill, Ken Lester remarque que les banques se trouvent dans une bien drôle de position, alors que la planète entière veut investir dans ce secteur en croissance. « Elles craignent d’admettre à leurs clients qu’elles ne veulent pas sauter dans le bateau et qu’elles ont pris la mauvaise décision pour leurs actionnaires, croit-il. Mais si elles y participent, il y a un risque de faire les nouvelles et d’être perçues comme les nouveaux pushers. »
  Toutefois, M. Lester souligne l’hypocrisie de ces institutions qui n’ont aucun problème à encaisser les commissions liées aux transactions boursières de la ruée verte. « Si vous appelez votre courtier à l’une des grandes banques canadiennes pour acheter les actions d’un producteur autorisé, il ne va pas refuser. »
 
Dany Lefebvre a d’ailleurs apostrophé le PDG de la Banque Nationale à ce sujet, lors d’une soirée d’affaires au Centrexpo de Drummondville. « Je me suis fait dire : “On n’est pas là pantoute et on ne s’en va pas là.” Mais je sais que plein de gens qui travaillent pour cette institution font des transactions boursières avec des entreprises du cannabis. »
Au moins deux institutions financières contactées par VICE ont enregistré un nombre de transactions record au cours de la semaine du 2 janvier, et ce, en partie en raison des négociations des titres d'entreprises de l'industrie du cannabis. « Je le sais parce que c’est tout ce que l’on échangeait durant la semaine du 2 janvier », nous dit un courtier de la Banque Nationale.
La TD a aussi connu un volume sans précédent de transactions durant cette même semaine. Cette intense activité de la clientèle a littéralement fait planter momentanément la plateforme d’échanges de l’institution. « Nous constatons que la négociation des titres d'entreprises de l'industrie du cannabis continue d'augmenter dans la composition des transactions, explique le directeur des affaires internes et publiques, Mathieu Beaudoin. Par contre, ces intermittences ont été causées par une augmentation globale du volume de transactions, alors que les transactions d'entreprises de cette industrie ont simplement contribué à l'augmentation globale de ce volume. »
  Ken Lester croit que la frilosité des grandes banques pousse donc les entreprises canadiennes à entrer en bourse. Elles sont plus d’une vingtaine aujourd’hui sur les marchés. « Tout le monde veut lancer de l’argent à ces compagnies en ce moment, dit le professeur de l’Université McGill. Les actions sont échangées à une valeur plus haute qu’elles le devraient, donc les compagnies du cannabis reçoivent de l’argent à un excellent prix, avec peu de dilution. »
L’autre avenue est d’approcher une firme privée de gestion de patrimoine. Ces « boutiques » prêtent de l’argent volontiers, mais à des taux d’intérêt beaucoup plus élevés. « Elles sautent sur l’occasion en ce moment et elles font une tonne d’argent, dit M. Lester. Pour elles, toutes les planètes sont alignées en ce moment. »
Le propriétaire de Maïtri Philippe Depault dénonce aussi le fait que, face à ces difficultés, certains entrepreneurs se tournent vers le marché noir pour financer leurs activités. « Le risque est énorme. Ils misent sur leur transition vers l’économie légale après la légalisation. Ça leur permet de lever du capital et de se bâtir une clientèle. Mais c’est du blanchiment d’argent et cette avenue ne m’intéresse pas. »
 
Simon Coutu  
Source: vice.com
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Il veut le monopole de la vente de cannabis médical.
Crédit photo : Dank Depot via Flickr
Le cannabis médical devrait être vendu exclusivement en pharmacie, argue l’Ordre des pharmaciens du Québec (OPQ). La culture personnelle et l’achat de cannabis par la poste seraient alors interdits aux patients, qui devraient obligatoirement se rendre au comptoir pour obtenir leur dose.
 
Pour l’Ordre, il s’agit d’une décision logique, prise en fonction du bien-être du patient.
« Ce qu’on propose, c’est que le patient aille à la pharmacie et, avec le pharmacien, choisisse le produit approprié, le producteur approprié, et vérifie si ça lui convient », détaille le président de l’OPQ, Bertrand Bolduc. C’est aussi de s’assurer « qu’il n’y ait pas d’interaction [avec d’autres médicaments], que le dosage est le bon, qu’on explique bien à la personne comment utiliser le produit, s’il y a des effets secondaires, comment les gérer, et de faire un suivi là-dessus à tous les mois, etc. »
 
En somme, le but est de centraliser le dossier médical du patient en pharmacie, et de tout transférer au Dossier Santé Québec pour s’assurer d’avoir toute l’information nécessaire sur le patient en toute situation. L’OPQ a présenté ses positions cette semaine à la ministre déléguée à la Santé publique, Lucie Charlebois, en commission parlementaire à l’Assemblée nationale.
Militante pour les droits des utilisateurs de cannabis médical, Shantal Arroyo assure qu’elle est « complètement d’accord » sur le fond avec la volonté d’informer et d’encadrer les patients.
  Sur la forme, c’est autre chose. « On comprend leur position, mais le problème qu’on a, c’est qu’on est à des lustres d’en être rendus là », s’inquiète Mme Arroyo, également porte-parole de l’Association québécoise des intervenants en cannabis médical et directrice de la clinique La croix verte.
Elle évoque que, pour l’instant, les pharmaciens n’ont pas de formation sur le cannabis, alors que la légalisation devrait être réalisée d’ici six mois. « Ils ne sont pas prêts en ce moment, insiste-t-elle. Ça va prendre des années pour se rendre là. On le sait, on le fait déjà! Ça fait 10 ans qu’on fait ça à temps plein. »
 
Mme Arroyo, qui a déjà été approchée par plusieurs pharmaciens intéressés à apprendre, se dit très ouverte à travailler avec l’Ordre. « Ça va prendre de la formation. Et tout ça, ça ne s’apprend pas en deux heures », illustre-t-elle.
Il n’y a pas que les pharmaciens qui ne seront pas prêts à temps, croit-elle. La plante de cannabis elle-même, qui n’est pas reconnue comme un médicament par Santé Canada, pourrait poser problème dans l’environnement soigneusement réglementé des pharmacies. « La plante n’est pas rendue là. Elle n’est pas stabilisée », souligne-t-elle.
Même chose pour les produits dérivés, comme les crèmes, suppositoires et timbres, qui devraient être autorisés pour usage médicinal un an après l’entrée en vigueur de la loi légalisant le cannabis.
Mme Arroyo, qui travaille depuis longtemps à concevoir ce genre de produits, estime qu’il serait tout à fait possible d’en vendre en pharmacie, mais seulement lorsqu’ils seront entièrement stabilisés, que les bons dosages seront fixés, ce qui selon elle ne se produira pas dans un avenir proche.
  Elle compte d’ailleurs poursuivre ses activités après la légalisation. D’autant plus que des licences de microtransformation du cannabis sont prévues au projet de loi fédéral, ce qui viendrait officialiser la légitimité de son organisme. « Le gris va devenir blanc », s’enthousiasme-t-elle.
 
Le meilleur modèle?
Shantal Arroyo ne croit pas que la pharmacie soit le meilleur modèle pour vendre du cannabis thérapeutique. À sa clinique, on effectue « un suivi beaucoup plus serré » des patients, qui doivent d’abord se présenter pour une rencontre d’une heure, où on discute des besoins du patient et des produits offerts, tout en mettant à profit les connaissances de l’infirmière sur place. « Pour nous, l’approche clinique est beaucoup plus proche de la réalité que ce à quoi les pharmacies vont peut-être être rendues dans dix ans », assure-t-elle.
Bertrand Bolduc n’est pas du même avis. « Ces gens-là, je pense qu’ils sont bien intentionnés. Le problème, c’est qu’ils ne comprennent pas la complexité des situations que les patients présentent », nuance-t-il, en évoquant des cas où des patients pourraient prendre de nombreux médicaments pour diverses raisons.
« C’est pas parce qu’ils connaissent bien le produit, un produit en particulier, qu’ils comprennent une situation globale, complexe, qui évolue dans le temps, poursuit M. Bolduc. C’est pour ça que, si on utilise le cannabis comme médicament, il faut que ça passe par la pharmacie. »
  Une mesure restrictive
Si le cannabis médical est vendu en pharmacie, la vente par la poste « n’aura plus de raison d’être ».
La culture à la maison aussi doit cesser, croit M. Bolduc, qui évoque entre autres le danger d’intoxication des enfants exposés à la plante. Pour le président de l’Ordre, c’est aussi une question de contrôle et de suivi de la qualité du produit.
Shantal Arroyo n’appuie pas l’idée d’interdir la culture personnelle, qui est d’autant plus importante que le gouvernement fédéral envisage imposer une taxe d’accise du 10 % sur le cannabis thérapeutique, ce qui va porter la taxe globale à 25 % du prix de détail. « C’est du vol », s’insurge-t-elle.
Et il reste la question plus importante encore : serait-ce même légalement possible d’empêcher les patients de faire pousser leur cannabis? Le projet de loi fédéral prévoit qu’une fois légalisé, on pourra faire pousser du cannabis à la maison – ce que le Québec entend interdire, et qui pourrait être contesté devant les tribunaux.
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En outre, un jugement de la Cour fédérale de 2016 assure déjà le droit aux patients de faire pousser leur propre cannabis médical. L’interdire « porterait atteinte à leurs droits garantis par la Charte [canadienne des droits et libertés] », peut-on lire dans le jugement, « et qu’une telle atteinte n’est pas conforme aux principes de justice fondamentale ».
  L’Ordre ne s’est pas penché sur cette question légale. Il souhaite plutôt que le Québec fasse pression sur Ottawa pour changer le projet de loi sur la légalisation du cannabis, de manière à ce que ses demandes puissent devenir réalité.
 
Justine de l'Église
 
Source: vice.com
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By mrpolo,
Les entreprises canadiennes œuvrant dans le secteur du cannabis multiplient les offres d'emploi alors qu'elles se préparent à la légalisation de la marijuana à des fins récréatives, prévue plus tard cette année.
 
 
Les serres de cannabis s'enracinent un peu partout dans le pays au fur et à
mesure que l'entrée en vigueur de sa légalisation approche.
Photo : Getty Images/Uriel Sinai
  La main-d’œuvre est en plein essor, selon Alison McMahon, qui dirige Cannabis at Work, une agence de placement spécialisée dans cette industrie naissante.
En ce moment, elle recrute partout au Canada pour des postes variés, allant de la culture, vers la production, en passant par les ventes et le marketing.
 
La stigmatisation autour du milieu a souvent empêché les gens de postuler dans cette industrie, mais ces perceptions ont changé et les gens sont maintenant enthousiastes face à toutes les possibilités, selon Mme McMahon.
L'intérêt grandissant pour la marijuana au Canada permet aux entreprises de choisir les meilleurs, a indiqué Kerri-Lynn McAllister, directrice générale du marketing chez Lift, une entreprise qui organise des événements sur le cannabis et qui gère un site web partageant des nouvelles sur le sujet.
Mme McAllister a elle-même vécu cette situation : elle a récemment quitté son emploi dans le secteur de la technologie financière pour se joindre à Lift.
Selon elle, l'industrie est récemment sortie de l'ombre et cela permet aux entreprises d'attirer des gestionnaires, des experts en technologie, ainsi que des maîtres du marketing qui sont au sommet de leur art.
Des dizaines d'employés potentiels ont rencontré Alison McMahon et ses collègues à l'exposition de Lift sur le cannabis à Vancouver, samedi, avec leur curriculum vitae en main.
 
Chad Grant travaille dans le domaine de la construction. Maintenant, il souhaite faire pousser du cannabis.
« Ce sera une grande industrie, alors j'aimerais être sur le terrain », a-t-il expliqué.
Travailler dans le secteur du cannabis ne serait pas une nouveauté pour certains.
Grady Jay cultive du cannabis pour cette industrie clandestine depuis des années. Il souhaite désormais se tourner vers le marché légal.
  Expérience, un atout
 
Les entreprises recherchent particulièrement des gens d'expérience, surtout pour ce qui est de la production, a indiqué Mme McMahon. Cette expérience peut avoir été acquise dans les serres commerciales ou le marché noir, a-t-elle dit.
Les postulants qui se font embaucher peuvent s'attendre à faire des salaires comparables aux industries semblables, selon Mme McMahon. Un directeur de production pourrait faire environ 100 000 $ par année, alors qu'un cultivateur pourrait s'attendre à recevoir 50 000 $ par année.
 
« Certaines personnes semblent penser que parce que c'est du cannabis et en raison de toute la croissance, les salaires seront très élevés. Ce n'est pas le cas. C'est un peu plus traditionnel sur les salaires », a-t-elle expliqué.
Toute personne qui veut se joindre à l'industrie devrait faire ses recherches, a conseillé Mme McMahon. « On peut avoir un très bon candidat, avec une grande gamme de compétences, mais s'il n'a pas regardé ce qui se passe dans l'industrie...cela pourrait potentiellement être à son détriment. »
 
Source: ici.radio-canada.ca
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Un amendement va être présenté au Parlement pour définir le cadre législatif de la culture et de la fabrication des produits pharmaceutiques à la base de cannabis médical.
 
En 2015, des rassemblements s'étaient déjà produits pour demander la
légalisation du cannabis. REUTERS/Kostas Tsironis
La Grèce s'apprête à autoriser le cannabis médical par le biais d'un amendement prochainement soumis au Parlement, ce qui devrait attirer les investissements dans ce secteur, a annoncé dimanche à l'AFP Yannis Tsironis, ministre adjoint au Développement agricole. "Dans quelques semaines, un amendement sera présenté au Parlement pour définir le cadre législatif de la culture et de la fabrication des produits pharmaceutiques à la base de cannabis médical, ce qui ouvrira la voie à des investissements grecs et étrangers", a affirmé M. Tsironis.
  Le chiffre d'affaires qui pourrait être généré par ces investissements "est estimé entre 1,5 et 2 milliard d'euros", a-t-il précisé, soulignant que des entreprises grecques mais aussi israéliennes et canadiennes étaient intéressées.
 
Le climat grec très favorable à la culture du cannabis
M. Tsironis, ainsi que d'autres responsables gouvernementaux, se sont rendus ce week-end à la première exposition internationale de cannabis à des fins médicales organisée en Grèce. Une centaine d'entreprises, grecques et étrangères, ont participé de vendredi à dimanche à cet évènement, organisé dans l'ancien site olympique de taekwondo à Phalère, quartier balnéaire d'Athènes.
Selon le gouvernement et des experts, le climat de la Grèce est très favorable à la culture du cannabis à des fins médicales. L'année dernière, le gouvernement avait autorisé, sous certaines conditions, l'importation de certains produits pharmaceutiques à base de cannabis médical, ainsi que la culture du chanvre (cannabis sativa) à des fins industrielles.
Le chanvre peut être utilisé dans la construction, le textile, la papeterie, l'alimentation ou encore dans la fabrication de matériaux composites. Une dizaine des pays de l'Union européenne ont autorisé le cannabis à des fins médicales.
 
Source: parismatch.com
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Depuis six mois, la vente de cannabis est autorisée dans les pharmacies en Uruguay. Le dispositif compte déjà 18.000 consommateurs enregistrés.
  L’Uruguay est le pays au monde qui va le plus loin en matière de légalisation de la marijuana pour un usage récréatif. Depuis le 19 juillet dernier, elle est en vente dans une douzaine de pharmacies sous le contrôle de l’Etat qui en maîtrisant la production et la distribution de cette drogue, espère combattre les narcotrafiquants. Déjà, 18.000 consommateurs réguliers se sont enregistrés pour pouvoir en acheter et ils plébiscitent l’initiative.
 

 
Dans les pharmacies en Uruguay, il n’y a pas que des médicaments et des produits de soin : on y trouve aussi du cannabis. Depuis le 19 juillet dernier, certaines officines ont l’autorisation de le commercialiser pour un usage récréatif.
L’Uruguay est ainsi devenu le premier pays au monde où le marché de la marijuana, sa production et sa commercialisation sont régulés par l‘État. Après avoir formellement légalisé le cannabis en décembre 2013, les autorités uruguayennes ont adopté une mesure qui va plus loin que les expériences menées dans plusieurs États américains, aux Pays-Bas et en Espagne.
Dans une officine de la vieille ville de Montevideo, nous rencontrons Federico, un consommateur de cannabis. Il salue l’initiative. “Depuis qu’on peut en acheter en pharmacie, dit-il, j’ai l’impression que c’est un système qui fonctionne vraiment bien. Le seul problème, c’est qu’il n’y a vraiment pas beaucoup de pharmacies qui en vendent et très souvent, dans celles qui ont du cannabis, il faut faire la queue, parfois jusque dans la rue, regrette-t-il avant d’ajouter : Mais sinon, j’ai l’impression que ça se passe très bien.”
1,30 dollar le gramme
Pour l’instant, une douzaine de pharmacies ont intégré le circuit de distribution mis en place par le gouvernement. Chaque client peut acheter jusqu‘à 10 grammes par semaine pour 1,30 dollar le gramme, un tarif moins élevé qu’au marché noir.
Pour pouvoir obtenir des sachets de marijuana, il faut être citoyen uruguayen, majeur, s’enregistrer auprès de l’Institut national de régulation du cannabis et donner ses empreintes digitales. Objectif des autorités : conserver une trace des transactions, contrôler les identités et exclure le tourisme de la drogue.
“Aujourd’hui, on achète ça dans les pharmacies, on paye des impôts dessus, fait remarquer un consommateur. C’est un système qui existe et qui va continuer d’exister dans l’avenir : ça me paraît très bien de pouvoir s’en procurer légalement, acheter du cannabis comme on achèterait n’importe quoi d’autre : c’est très bien.”
La vente en pharmacie est l’axe principal du projet de régulation par lequel l’Etat uruguayen veut combattre les narcotrafiquants et les priver d’un marché qui représenterait 40 millions de dollars par an.

"Les sommes dépensées ne vont plus au marché noir"
Pour approvisionner les clients des pharmacies en marijuana estampillée “production gouvernementale”, la culture a été confiée à des producteurs privés. Chaque année, 4 tonnes de fleurs de cannabis seront produites.
Pour l’Institut de régulation du cannabis, après quelques mois de commercialisation en officine, le bilan est encourageant : près de 20% des consommateurs réguliers de cannabis se sont enregistrés.
“Cela veut dire que tous ces gens ne s’en fournissent plus illégalement ; donc les sommes dépensées pour acheter du cannabis ne vont plus au marché noir, se réjouit Diego Oliveira, directeur de l’Institut national de régulation et de contrôle du cannabis (Ircca). Il ne fait aucun doute que ça limite les possibilités de trafic, du moins en ce qui concerne le cannabis ; mais il est encore trop tôt, il faut continuer à avancer dans cette voie avant d‘évaluer le dispositif, ce qui est d’ailleurs l’une des nos tâches fondamentales,” indique-t-il.
Mais cette régulation ne plaît pas à tout le monde : la population y est défavorable à 54% et l’opposition juge que le dispositif offre une nouvelle voie d’accès à la drogue. Politologue à l’Université catholique d’Uruguay, Rosario Queirolo a mené des recherches sur cette politique. “Cela marchera si le gouvernement atteint les trois objectifs de cette loi : décriminaliser les consommateurs ; en matière de santé publique, produire une substance de meilleure qualité et concernant la sécurité publique, reprendre ce marché aux narcotrafiquants et diminuer le niveau de violence, énumère-t-elle. Si le gouvernement obtient des résultats dans ces trois domaines, assure-t-elle, je crois que les Uruguayens seront toujours plus nombreux à soutenir cette régulation.”
Culture personnelle
Cette loi permet aussi aux Uruguayens de cultiver eux-mêmes leur herbe dans un club de consommateurs par exemple pour jardiner en groupe
ou bien, alors tout seul chez soi. C’est ce que fait Martin. La culture à domicile est autorisée si elle est limitée à sa consommation personnelle et à six plants par foyer.
“L’avantage, c’est que je sais exactement ce que je vais fumer par la suite, dit-il. Je sais comment la plante a été cultivée, je peux choisir les graines, si je veux de la Sativa ou de l’Indica et la quantité que je veux, explique-t-il. J’aime fumer au moment de l’année où j’en ai envie, sans aucune bureaucratie, être totalement indépendant et surtout, complètement en dehors du narcotrafic,” conclut-il.
“Six mois après que les premiers grammes de marijuana ont été vendus en pharmacie, nous précise Pierre Morel, notre reporter sur place, la population uruguayenne montre de plus en plus d’enthousiasme face à cette initiative de régulation. Le processus initié sous le président José Mujica n’est pas la priorité de l’actuel gouvernement de Tabaré Vázquez ; pourtant ce système unique au monde est bien lancé : à ce jour, 18.000 personnes achètent de la marijuana vendue par le gouvernement uruguayen,” souligne-t-il.

 
Source: Euronews
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By mrpolo,
(OTTAWA) Le gouvernement Trudeau jongle plus que jamais avec l'idée d'accorder une amnistie générale aux Canadiens qui ont été reconnus coupables de possession simple de marijuana dans le passé, alors que plusieurs États américains, dont la Californie, ont déjà retenu cette option au moment de légaliser le cannabis sur leur territoire.
 
 
Près de 600 000 Canadiens ont un casier judiciaire pour possession de cannabis.
Photo Adrian Wyld, Archives La Presse Canadienne
  Pour l'heure, la priorité du gouvernement Trudeau est de mener à bien son projet de loi visant à légaliser la marijuana au plus tard le 1er juillet avec le concours des provinces et des municipalités. Le projet de loi C-45 a été adopté par la Chambre des communes en novembre dernier par un vote de 200 à 82 et il a été expédié au Sénat pour qu'il en fasse l'étude à son tour.
Mais dès que cette mesure entrera en vigueur et que la vente et la distribution du cannabis seront une réalité au pays, Ottawa entend bien statuer sur le cas de centaines de milliers de personnes qui traînent un casier judiciaire parce qu'elles ont été arrêtées et condamnées pour possession simple de marijuana. Selon certaines estimations, on compte pas moins de 600 000 Canadiens qui ont un casier judiciaire pour possession de cannabis - un boulet qui peut les empêcher de décrocher un emploi ou encore de voyager à l'étranger.
 
En 2016 seulement, près de 20 000 personnes ont été accusées de possession simple par les corps policiers du pays, même si le gouvernement Trudeau avait clairement énoncé son intention de légaliser la marijuana. Le projet de loi C-45 permettra notamment à une personne de 18 ans et plus de posséder jusqu'à 30 grammes de marijuana. Il permettra aussi à un consommateur de cultiver jusqu'à quatre plants de pot à la maison, bien que cette mesure soit rejetée dans certaines provinces, notamment au Québec.
 
Dans les rangs libéraux, on affirme qu'il faudra corriger d'une manière ou d'une autre cette iniquité qui frappera les individus ayant un tel casier judiciaire pour une infraction qui disparaîtra avec la légalisation du cannabis.
D'ici là, toutefois, « les lois et les règles actuelles demeurent en vigueur jusqu'à l'adoption de la nouvelle loi par le Parlement », a-t-il dit.
 
PARAMÈTRES À DÉFINIR
 
Le Nouveau Parti démocratique (NPD) presse depuis deux ans le gouvernement Trudeau de décriminaliser la possession simple de marijuana pour éviter que d'autres Canadiens soient inculpés et doivent ainsi traîner un casier judiciaire pour une infraction qui n'en sera plus une quand le cannabis sera légalisé. Le NPD réclame aussi qu'Ottawa accorde une amnistie générale aux Canadiens qui ont déjà un casier judiciaire pour la possession simple de marijuana.
Si le gouvernement libéral semblait écarter l'option d'une amnistie au départ, le premier ministre Justin Trudeau a entrebâillé la porte en avril dernier durant une assemblée publique à Toronto. « Nous allons voir ce que nous pouvons faire pour les gens qui ont un casier judiciaire pour quelque chose qui ne sera plus un crime », avait alors simplement affirmé M. Trudeau.
Sous le couvert de l'anonymat, une source gouvernementale a indiqué à La Presse hier que la décision à cet égard est essentiellement prise, même si le cabinet n'a pas encore été saisi du dossier. C'est qu'il reste à définir les paramètres d'une telle amnistie.
 
Dans l'intervalle, M. Bardsley a souligné qu'une personne reconnue coupable de possession simple de marijuana, jusqu'à 30 grammes, peut demander la suspension de son casier par l'intermédiaire de la Commission des libérations conditionnelles du Canada cinq ans après avoir purgé sa peine.
Le gouvernement Trudeau tient d'ailleurs des consultations publiques relativement aux réformes qui pourraient être adoptées pour simplifier le système de pardon. « Nous voulons nous assurer que la période d'attente, les frais et le but du programme sont équitables, proportionnels et productifs. Nous y arriverons en mettant en oeuvre des politiques de justice pénale axées sur des données probantes qui appuient la réadaptation, préviennent la criminalité et la victimisation et assurent la sécurité de nos collectivités », a-t-il affirmé dans un courriel à La Presse.
 
« CONSÉQUENCES DÉVASTATRICES »
 
Selon le député néo-démocrate Don Davies, le gouvernement Trudeau doit absolument procéder à une amnistie générale pour ceux qui traînent un casier judiciaire. « Cela fait plus d'un an que nous talonnons le gouvernement Trudeau à ce sujet. Cela affecte beaucoup les jeunes, les gens de races différentes et les autochtones », a affirmé M. Davies.
Ce dernier avait d'ailleurs présenté, durant l'étude du projet de loi C-45, une motion proposant une amnistie générale, à tout le moins dans le cas des individus coupables des infractions qui seront éliminées par le projet de loi, mais cette motion a été rejetée par les membres du comité de la santé des Communes.
Selon M. Davies, le gouvernement Trudeau doit aussi entreprendre des négociations avec les autorités américaines pour éviter que les Canadiens ayant déjà consommé du cannabis ne soient refoulés à la frontière canado-américaine.
La militante procannabis Jodie Emery, qui a été condamnée en décembre dernier, tout comme son mari Marc Emery, à payer une amende de 195 000 $ pour possession de marijuana dans le but d'en faire le trafic, a affirmé hier qu'une amnistie s'impose dans les plus brefs délais. « Je milite depuis des années pour cette amnistie. Il faut que le Canada suive les traces de la Californie », a-t-elle dit.
 
Interdiction de consommer du cannabis dans les lieux publics réclamée à Montréal
Devrait-on encadrer le cannabis comme le tabac ou plutôt l'alcool ? Alors qu'Ottawa s'apprête à légaliser la substance, l'opposition à l'hôtel de ville de Montréal réclame l'interdiction d'en consommer dans tout lieu public sur l'île. Le parti de Lionel Perez déposera une motion lors du conseil municipal du 22 janvier prochain pour demander une modification du règlement sur la paix et le bon ordre. On souhaite ainsi « interdire à partir du 1er juillet 2018 de consommer ou d'absorber du cannabis sur le domaine public ». Il serait ainsi interdit de fumer un joint dans les rues, sur les trottoirs ou dans les parcs de Montréal. « On veut assimiler l'usage cannabis à celui de l'alcool plutôt qu'à celui du tabac », explique Lionel Perez, chef de l'opposition par intérim. Il évoque notamment le fait que l'exposition à la fumée secondaire pourrait représenter une nuisance plus importante que celle représentée par le tabac. Il dit aussi vouloir éviter de banaliser la consommation de cannabis auprès des jeunes.
 
Malgré cette interdiction, l'opposition conserverait la possibilité d'autoriser la consommation à certains évènements, comme cela se fait avec l'alcool. Il y aurait peut-être un intérêt pour certains festivals, comme Osheaga. Mais une célébration de quartier avec beaucoup d'enfants, ce serait inapproprié », dit-il. L'administration Plante a toutefois indiqué qu'elle ne compte pas appuyer la demande. En entrevue à Radio-Canada, la mairesse Valérie Plante a indiqué qu'elle comptait se « coller aux mêmes interdictions [que] pour le tabac ». On note par ailleurs que les règlements de Montréal permettent déjà d'interdire de fumer le tabac dans certaines portions des parcs de Montréal, notamment les zones dédiées aux jeunes enfants.
 
- Pierre-Andrée Normandin, La Presse
 
Source: lapresse.ca
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By mrpolo,
Dan Sutton a toujours pris pour acquis que le cannabis se cultivait à l'intérieur. L'ancien professionnel en technologie était un néophyte en 2012 lorsqu'il a fondé Tantalus Labs. Il avait en tête l'image stéréotypée d'un grand entrepôt, avec des plants alimentés par les lumières vives et les ventilateurs.
  photo IVANOH DEMERS, archives LA PRESSE
 
Mais lorsque M. Sutton a interrogé des universitaires, des horticulteurs et des ingénieurs, ils lui ont tous dit qu'aucune culture à des fins commerciales n'était effectuée à l'intérieur.
Il serait plutôt insensé de remplacer l'énergie du soleil, qui est abondante et bénéfique pour les plantes, par des moyens artificiels, a-t-il souligné.
M. Sutton avait donc à coeur la santé des plantes, et pas nécessairement le développement durable, lorsqu'il a décidé de construire SunLab, une serre de près de 11 150 mètres carrés à Maple Ridge, en Colombie-Britannique.
 
C'est seulement lorsqu'il a fait ses calculs qu'il a compris que celle-ci utiliserait 90 pour cent moins d'électricité qu'une installation intérieure traditionnelle.
Alors que le Canada s'approche de la légalisation du cannabis, des experts font remarquer que cette politique pourrait avoir des effets néfastes sur l'environnement.
La culture du cannabis à l'intérieur gobe de l'électricité en raison des lampes à haute intensité, de l'air conditionné et des déshumidificateurs qu'elle nécessite. Même à l'extérieur, l'irrigation utilisée pour arroser les plants a eu pour effet d'assécher des secteurs en Californie.
M. Sutton souligne que le cannabis est si lucratif que les entreprises n'ont pas à contrôler leurs dépenses; elles ne surveillent donc que très peu les coûts en électricité, par exemple.
Selon lui, les autorités devraient aider les nouveaux venus sur le marché à prioriser le développement durable, mais il n'y a eu que peu de discussions sur le sujet au Canada, déplore-t-il.
«Nous nous laissons entraîner dans une situation où le cannabis est si profitable que les gens ne considèrent même plus l'avenir de notre planète», a-t-il constaté.
 
Une industrie énergivore
 
Selon une étude publiée en 2012, un pour cent de la consommation d'électricité aux États-Unis provenait de la culture intérieure du cannabis.
En Californie, le plus grand producteur du pays, la culture intérieure de cannabis représente environ trois pour cent de la consommation d'électricité, ce qui est l'équivalent de ce qui est consommé dans un million de maisons, a écrit Evan Mills, un scientifique spécialisé en technologie de l'énergie au Laboratoire national Lawrence Bergeley.
Plusieurs entreprises canadiennes cultivent leur cannabis dans des serres. Canopy Growth construit une serre de plus de 120 770 mètres carrés en Colombie-Britannique, alors qu'Aurora Cannabis a acheté une firme de conception de serres pour superviser la construction d'une installation de plus de 74 300 mètres carrés près de l'aéroport d'Edmonton.
Évidemment, les producteurs illicites de cannabis ont traditionnellement gardé leurs plants à l'intérieur pour les cacher de la police. S'ils se joignent à l'industrie légale, il est possible que certains optent pour la culture extérieure, a avancé Jonathan Page, un professeur de botanique à l'Université de la Colombie-Britannique.
M. Page a écrit au comité parlementaire responsable de la légalisation du cannabis en août pour inclure la culture extérieure de cannabis dans le régime canadien de production. En novembre, Santé Canada a proposé des règlements qui incluent les producteurs intérieurs et extérieurs.
 
Des cours d'eau asséchés
 
Bien que la culture extérieure nécessite moins d'énergie, elle requiert plus d'eau. À l'intérieur, il est important de contrôler l'utilisation de l'eau pour garder l'humidité basse et prévenir la moisissure, a expliqué Emily Backus, présidente d'un groupe de travail sur la durabilité du cannabis mis sur pied par la ville de Denver, dans l'État du Colorado.
Une étude publiée par le département des Pêches et de la Faune en Californie a étudié la culture extérieure du cannabis et a découvert que l'industrie utilisait beaucoup d'eau de rivières où les populations de saumon sont menacées.
L'auteur principal, Scott Bauer, a indiqué que les chercheurs avaient travaillé à partir d'une estimation de l'industrie, selon laquelle un plant de cannabis aurait besoin d'environ 22 litres d'eau par jour. En comparaison, un plant de raisin utilisé pour le vin consomme environ 12 litres d'eau.
Plusieurs serres en Californie utilisent aussi des lampes, ce qui suscite des inquiétudes sur leur consommation d'énergie et la pollution lumineuse qu'elles projettent à l'extérieur, a-t-il soutenu.
 
Pas d'encadrement spécifique
 
La réglementation de Santé Canada n'encadre pas la consommation d'énergie ou d'eau. Les producteurs devront respecter certains critères - cultiver leurs plants dans des environnements sanitaires et leurs installations devront être inspectées pour détecter des contaminants ou des pesticides non autorisés.
Dans un communiqué, Santé Canada a dit que les installations de cannabis, comme celles de toute autre industrie, seront soumises aux réglementations du ministère de l'Environnement et du Changement climatique sur les polluants et le prix sur le carbone.
«À ce moment-ci, toutefois, Environnement et Changement climatique Canada ne prévoit aucune réglementation spécifique dans ce secteur», a ajouté le ministère.
Santé Canada attend l'avis des gens sur les règlements proposés d'ici le 20 janvier. Le ministère évalue également les impacts environnementaux de la production de cannabis, entre autres, et publiera ses résultats en même temps que les règlements finaux.
Le comté de Boulder, au Colorado, oblige les producteurs à diminuer leur consommation d'électricité en utilisant des énergies renouvelables, sans quoi ils paient un supplément.
Ces sommes sont ensuite réinvesties dans un fonds spécial utilisé pour éduquer les producteurs afin qu'ils adoptent les meilleures pratiques.
Alors que l'industrie est de plus en plus imposante, les entreprises ont commencé à surveiller leurs coûts pour demeurer plus compétitives, selon Ron Flax, responsable du bâtiment dans ce comté.
«Il y a en fait un niveau incroyable d'innovation qui a eu lieu dans les dernières années en matière d'économie d'énergie», a-t-il déclaré.
 
Source: lapresse.ca
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By mrpolo,
Seize ans après l’occasion manquée pour la Suisse de devenir le premier Etat au monde à légaliser le cannabis, la nécessité de réglementer le marché de la drogue illégale la plus consommée dans le pays n’a jamais était aussi pressante. Deux spécialistes du GREA proposent un survol historique permettant de mieux comprendre les raisons d’une telle agitation.
 
 
Deux tiers des Suisses seraient favorables à une légalisation du cannabis,
selon une récente étude du Fachverband Sucht,
le pendant alémanique du Groupement romand d’étude des addictions (GREA).
FLICKR/CC/EXTENSIVELY RENEWED
 
Après une période de tolérance caractéristique de la fin des années 1990 qui a vu fleurir un marché gris du cannabis, le Conseil fédéral soumet en 2001 au Parlement un ambitieux projet de révision de la LStup pour ancrer dans les textes de loi les principes et les mesures de la politique des quatre piliers. Ce projet incluait aussi le principe de la réglementation du marché du cannabis. Réticents sur ce dernier point, les parlementaires la rejettent en 2004.
 
Au delà de cet échec, ce refus va avoir une conséquence terrible pour le futur de notre politique drogue. Dans un climat de tensions avec le Parlement, Pascal Couchepin annonce en 2005 le retrait du Conseil fédéral de la politique drogue et laisse au législatif la tâche de trouver des solutions. Le pilote vient de sauter de l’avion, qui va dorénavant devoir se débrouiller sans lui. Depuis 1991 et l’annonce par Flavio Cotti du Premier paquet de mesures pour réduire les problèmes liés à la drogue (ProMeDro 1), c’était pourtant le Conseil fédéral qui avait mis tout son crédit politique pour remporter le succès des quatre piliers. Le cannabis aura eu raison de son volontarisme et il ne proposera plus de projet de loi au Parlement. Les nouvelles propositions seront toutes présentées par la voie de l’initiative parlementaire, très peu utilisée en Suisse.
 
Trois ans plus tard, 2008 a été une année cruciale pour la Suisse en matière de politique drogue. Le Parlement revient à la charge avec une nouvelle révision qui, pour renforcer l’acceptabilité des quatre piliers, écarte la question de la réglementation du marché du cannabis. Mécontents des atermoiements, les chanvriers déposent l’initiative populaire: «Pour une politique raisonnable en matière de chanvre protégeant efficacement la jeunesse» qui reprend en grande partie le modèle initial du Conseil fédéral. Les deux objets sont soumis au vote populaire le 30 novembre 2008.
 
Le résultat est sans appel. D’un côté, la politique des quatre piliers est plébiscitée en votation populaire par 68% des électeurs; de l’autre côté, l’initiative des chanvriers est rejetée par plus de 63% du peuple et la majorité des cantons. Cette différence de résultat s’explique par le fort soutien des partis politiques et de la société civile (santé publique, protection de la jeunesse et forces de l’ordre) pour la révision prônée par le Parlement, et par une désaffection de l’initiative par tous les milieux actifs dans le domaine, qui, craignant l’amalgame, préfèrent soutenir le modèle des quatre piliers ancré dans la LStup, jugée comme prioritaire.
 
Depuis cette date, le Parlement continue de chercher une solution car le problème reste entier. Sur le terrain, la situation change rapidement, avec la fin du régime de tolérance.
 
Captation mafieuse du marché du cannabis et deal de rue
 
Selon les estimations prudentes des experts, le cannabis contenant plus de 1% de THC constitue dans notre pays un marché annuel de près de cent tonnes, pour un chiffre d’affaire estimé à un milliard de francs.
 
Durant les années 1990 et jusqu’à la révision de la LStup en 2008, le cannabis bénéficiait en Suisse d’un statut particulier qui a rendu possible l’émergence d’un marché gris. Ce marché était composé d’une multitude de petits réseaux, plus ou moins officiels, avec notamment des points de vente et des producteurs connus des autorités et bénéficiant d’une certaine tolérance de la part des forces de l’ordre qui avaient anticipé le changement légal tant attendu. Après le rejet de l’initiative chanvre, cette attitude a radicalement changé. Les magasins ont été fermés, les champs et autres espaces de culture détruits et les entrepreneurs du secteur dénoncés et emprisonnés.
 
Alors que la demande en produits de cannabis est restée stable, cette politique a contribué à réduire l’offre en cannabis produit localement et à provoquer une hausse massive du deal de rue dans les grandes villes suisses. Profitant du vide, de nouveaux opérateurs ont rapidement saisi l’opportunité qui leur était donnée. La mutation s’est ainsi réalisée sans difficulté et avec beaucoup de succès. Disposant déjà de réseaux d’approvisionnement et de revente, la criminalité organisée, active principalement sur le marché visible (deal de rue), a augmenté son chiffre d’affaires et a renforcé ses compétences d’opérateur clandestin. Cette nouvelle thématique, qui se mêle dangereusement à la question de l’asile, par la présence de dealers qui ont le statut de requérant débouté, va hystériser à nouveau le paysage politique sur les drogues. Plusieurs magistrats vont hausser le ton, à l’image du syndic de Lausanne Daniel Brelaz, qui promet la disparition du marché de la drogue en 2014.
Sans grande surprise, cette politique n’a produit aucun résultat, si ce n’est la montée du sentiment d’insécurité dans la plupart des grandes villes Suisse.
 
Au niveau fédéral, une initiative parlementaire, entrée en vigueur le 1er octobre 2013, prévoit qu’un adulte peut, en lieu et place de poursuites judiciaires, recevoir immédiatement une amende d’ordre d’un montant de 100 francs (payable dans les trente jours), sans que ne soit tenu compte quelconque antécédent et sans enregistrement autre qu’à des fins administratives.
Cette simplification procédurale poursuivait trois objectifs principaux: la réduction de la répression de l’usage bénin de cannabis, la diminution des coûts induits par la répression et l’harmonisation au niveau national du traitement des contrevenants. Toutefois, le remplacement des dénonciations pénales par des amendes d’ordre a eu des effets contraires à ceux attendus. Il a entraîné une augmentation de la répression des consommateurs (+15% entre 2012 et 2015) et des coûts supplémentaires. De plus, aucune harmonisation sur le plan de la définition des infractions concernées (consommation, consommation et détention, seulement détention), sur celui des critères d’exclusion (les infractions connexes) ou sur le contexte d’application (les corps de police habilités à les donner) n’a eu lieu (Zobel, Homberg et al., 2017).
 
Pour couronner le tout, le 6 septembre 2017, un arrêt du Tribunal fédéral donne une nouvelle interprétation de la LStup en ce qui concerne la détention simple de moins de 10 grammes de cannabis. S’appuyant sur l’article 19b, il déclare que la possession de moins de dix grammes cannabis n’est pas punissable. Cette décision contredit la pratique actuelle où de nombreuses amendes ont été infligées pour ce motif. A ce titre, les polices de la plupart des cantons alémaniques ont d’ores et déjà annoncé avoir modifié leurs directives sur les amendes d’ordres en conséquence. Mais quid des cantons romands qui ont annoncé ne rien changer?
 
Des projets scientifiques pour faire bouger les lignes
 
Les villes qui subissent les nuisances du trafic comprennent que l’on n’échappera pas à la règlementation du marché et des projets pilotes voient le jour. Comme aux temps initiaux de la politique des quatre piliers, c’est le terrain qui donne l’impulsion et expérimente des mesures pragmatiques. Ainsi, pour éluder les restrictions de la LStup et susciter un débat constructif sur la question de la réglementation du cannabis, plusieurs autorités politiques locales ont engagé des scientifiques pour concevoir des projets de recherche permettant l’accès, pour des publics-cibles bien définis, à du cannabis contenant plus de 1% de THC tout en respectant la loi. En effet, selon l’article 8.5 de la LStup, des autorisations de production et de distribution de produits qualifiés de stupéfiants peuvent être délivrées dans le cadre de la recherche scientifique.
 
En 2012 dans le Canton de Genève, un groupe inter-parti réunit, à huis-clos et sans mandat politique officiel, des parlementaires qui ont l’objectif de réfléchir à un projet-pilote de régulation du marché du cannabis sous la forme d’associations de consommateurs. Il en résulte un ambitieux rapport. Depuis, ce projet est piloté par la Commission consultative en matière d’addictions qui a mandaté l’Institut de recherche sociologique (IRS) de l’Université de Genève et le Service d’addictologie des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) afin de concrétiser cette volonté. Avec le soutien de Mauro Poggia annoncé publiquement fin octobre par voie de presse, cette expérience obtient enfin une légitimité politique.
 
En Suisse alémanique, c’est respectivement en 2010 pour Zurich et 2014 pour Berne que les parlementaires des villes ont fait passer une motion demandant d’expérimenter de nouveaux modèles de régulation. Un projet permettant la distribution de cannabis par le biais des pharmacies, soutenu par le Fond national pour la recherche scientifique (FNS), est en route. D’ores et déjà, les villes de Bienne, Ostermundigen, Zurich et de Lucerne ont rejoint ce dispositif, alors que le Canton de Bâle-Ville souhaite, de son côté, l’expérimenter pour les personnes qui consomment du cannabis pour des raisons de santé (selon les principes de l’automédication). Enfin, les villes de Thoune et de Winterthur se sont jointes à la réflexion.
 
Autrement dit, les représentants politiques de près d’un quart de la population suisse sont insatisfaits de la situation actuelle en matière de régulation du marché du cannabis et souhaitent la faire évoluer. En date du 14 novembre 2017, à la surprise générale, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) refuse catégoriquement d’entrer en matière sur le principe des projets pilotes, prétextant que la loi ne permet pas de dérogation pour de la recherche portant sur des consommateurs de cannabis dont l’usage n’est pas thérapeutique. Reste maintenant à savoir quelle sera leur stratégie face à ce refus. Mettre toutes les ressources pour contester la décision sur le plan juridique? Prendre acte que le cadre légal, dans son état actuel, n’est pas pertinent en matière de cannabis et, enfin, s’engager fermement au niveau politique pour le changer?
 
Par ailleurs, la commercialisation en masse du cannabis CBD1 a surpris tous les experts et s’installe dans nos commerces. De plus, un sondage du Fachverband Sucht, partenaire alémanique du GREA, indique que deux tiers des Suisses sont favorables à une réglementation moderne du cannabis. Les conditions semblent désormais réunies pour un changement rapide du statut du cannabis en Suisse.
 
Les villes se sont remises en mouvement sur le sujet et ont repris les commandes d’une politique drogue laissée à l’abandon par son guide historique, le Conseil fédéral. Le Parlement, avec une initiative parlementaire issue des milieux paysans verts et le peuple, avec une initiative populaire (Legalize it!), relancent le débat au niveau national. Il ne reste plus qu’à rappeler le pilote, dont le siège est resté vide depuis douze ans. L’arrivée d’Ignacio Cassis, qui connait bien la problématique, fait rêver à un retour du Conseil fédéral pour enfin réussir une réforme qui échoue depuis trop longtemps.
 
1. Le cannabis CBD contient moins de 1% de THC, la molécule responsable de l’effet psychotrope. Ce chanvre, légal en Suisse, est commercialisé sous la forme de fleurs séchées, ainsi qu’en spray, liquide pour e-cigarettes et huile, ndlr.  
  > Simon Anderfuhren-Biget est collaborateur scientifique au Groupement romand d’études des addictions (GREA) et à l’Institut de recherches sociologiques (IRS) de l’université de Genève.
> Jean-Félix Savary est secrétaire général du GREA.
Article publié dans le journal de décembre 2017 de Première ligne, association de réduction des risques liés à la consommation de substances psycho-actives à Genève, www.premiereligne.ch
 
Simon Anderfuhren-Biget Et Jean-Félix Savary
 
Source : lecourrier.ch
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By mrpolo,
La politique fédérale de tolérance à l'égard de la légalisation du cannabis à usage récréatif, qui s'étend parmi les Etats américains, a été révoquée jeudi par le ministre de la Justice.
 
 
Photo:President Trump with Attorney General Jeff Sessions (Evan Vucci/AP)
 
Jeff Sessions a annoncé le "retour à la règle de droit" avec l'annulation de cinq directives émises lors de la présidence de Barack Obama visant à alléger l'application de la législation fédérale, qui considère la marijuana comme une drogue dangereuse à l'instar de l'héroïne.
 
"C'est la mission du ministère de la Justice d'appliquer les lois des Etats-Unis et les directives publiées précédemment affectent la règle de droit et la capacité de nos partenaires des forces de l'ordre au niveau local, des Etats, tribal et fédéral de mener à bien leur mission", a indiqué M. Sessions dans un communiqué. Il n'a pas ordonné d'action à proprement parler contre la vente et l'usage de cannabis mais a expliqué aux procureurs fédéraux qu'ils pourraient agir comme ils l'entendent dans les territoires sous leur compétence.
 
Le ministre a notamment évoqué l'utilisation d'"outils nécessaires pour déstabiliser les organisations criminelles, lutter contre la crise croissante en matière de stupéfiants et contre la criminalité violente dans notre pays". Cette décision intervient alors que le nombre d'Etats ayant légalisé l'usage récréatif du cannabis a augmenté au 1er janvier, avec l'arrivée de la Californie. Cet Etat, le plus peuplé du pays, est devenu de facto le plus gros marché mondial légal de la petite feuille étoilée, après avoir été pionnier de l'usage médical en 1996. Désormais huit Etats et la capitale fédérale Washington autorisent la consommation récréative. De plus, 29 Etats et la capitale américaine ont avalisé l'usage médical malgré la réticence de l'Agence américaine des médicaments (FDA) à reconnaitre le cannabis comme un traitement médical.
 
M. Sessions, historiquement opposé à la légalisation de la marijuana, avait indiqué lors de l'audition parlementaire en vue de la confirmation de sa nomination que mobiliser les forces de l'ordre pour appliquer la législation fédérale sur le cannabis ne serait sans doute pas la meilleure utilisation des ressources. Lors de la campagne présidentielle, Donald Trump avait adopté une position de tolérance sur le sujet, répétant à plusieurs reprises qu'il laisserait les autorités locales gérer. Depuis son accession à la Maison Blanche, il est resté silencieux à ce propos, apportant son soutien aux positions dures de M. Sessions en matière de maintien de l'ordre.
      Source: Le Figaro.fr avec AFP
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By mrpolo,
Décision passée somme toute inaperçue, sans doute parce qu’elle ne devrait rien changer aux actuels Cannabis Social Clubs espagnols : la Cour Constitutionnelle espagnole a confirmé que les communautés autonomes ne peuvent pas réglementer le fonctionnement d’associations d’usagers de cannabis, appelées Cannabis Social Clubs, considérant qu’elles vont à l’encontre de la loi pénale du pays.
 
Le tribunal avait plusieurs recours en instance déposés par le gouvernement central contre les lois de Navarre, de Catalogne et du Pays Basque. Il a en fait statué sur celui de Navarre, avec un critère qui étend l’inconstitutionnalité aux autres cas. La décision a été adoptée à l’unanimité.
 
Les magistrats ont annulé la loi forale, approuvée il y a deux ans, et qui réglementait les groupes d’usagers de cannabis en Navarre. La décision statue que la loi forale sur les association de consommateurs de cannabis viole la compétence exclusive de l’Etat en termes de législation pénale car elle réglemente « la consommation, la mise à disposition et la distribution de cannabis », ce qui entre pleinement dans les articles du Code pénal qui sanctionnent ces comportements.
Dans son recours, le Gouvernement a fait valoir que la loi forale empiétait sur les pouvoirs de l’Etat relatifs à la législation sur les produits pharmaceutiques, la sécurité publique et la législation pénale.
 
Pour sa part, le Parlement de Navarre a fait valoir que sa loi était constitutionnelle car protégée par la compétence de la communauté autonome en matière d’associations. Le tribunal constitutionnel a concentré son argumentation autour de la compétence de l’Etat en matière de législation pénale. En particulier, l’article 368 du Code pénal, qui punit de peines de prison de trois à six ans « ceux qui exécutent des actes de culture, de transformation ou de trafic, ou favorisent la consommation illégale de substances toxiques, stupéfiants ou substances psychotropes, ou les possèdent à ces fins ».
La décision finale a donné raison au Gouvernement. Les activités des Cannabis Social Clubs espagnols sont donc jugées criminelles par l’Espagne et les communautés autonomes ne peuvent rien faire pour les protéger.
 
Notre analyse est surtout que le gouvernement espagnol utilise le cannabis comme un outil de pression sur les communautés espagnoles afin d’éteindre leurs velléités d’indépendance. Il est très peu probable que cela touche réellement l’activité des Cannabis Clubs. Ces derniers vont devoir, en revanche, trouver un autre moyen légal de protéger définitivement leur activité. Les Etats-Unis avaient aussi connu lors de la présidence Bush une période de flottement autour des dispensaires de cannabis, qui avait cessé avec les années Obama et l’amendement Rohrabacher-Farr.
 
Aurélien BERNARD
 
Source: newsweed.fr
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By mrpolo,
Le gouvernement espère ainsi augmenter rapidement la production dans le pays. La culture du cannabis demeure limitée en Australie, où son usage récréatif est interdit.
 
AP Photo/Marcio Jose Sanchez
 
L’Australie a annoncé jeudi 4 janvier avoir l’intention de devenir le quatrième pays dans le monde à autoriser les exportations de cannabis à usage médical, et de s’octroyer ainsi une part d’un marché estimé à 55 milliards de dollars.
 
La culture du cannabis demeure limitée en Australie, le pays interdisant son usage à but récréatif. Mais le gouvernement espère que l’usage médical, légalisé l’année dernière, et le développement des exportations vont permettre d’augmenter rapidement la production.

« Devenir le premier exportateur mondial »
 
« Notre objectif est très clair : donner aux agriculteurs et aux producteurs les meilleures conditions pour devenir le premier exportateur mondial de cannabis médical », a déclaré le ministre australien de la santé, Greg Hunt, à des journalistes à Melbourne.
 
Les sociétés du secteur, comme Cann Group, AusCann Group, BOD Australia et Hydroponics Company, ont vu leurs cours bondir d’environ 20 % à la Bourse Australienne après cette annonce.
Pour entrer en vigueur, l’autorisation des exportations de cannabis médical devra être votée par le Parlement fédéral australien, dont la prochaine session s’ouvrira en février. L’opposition travailliste a d’ores et déjà annoncé qu’elle soutiendra cette mesure.
 
Malgré la hausse de la demande mondiale, seuls trois pays (Uruguay, Canada et Pays-Bas) ont pour le moment légalisé les exportations de cannabis médical. Israël a également annoncé son intention de le faire dans les prochains mois.
 
Source: Lemonde.fr
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By mrpolo,
Au Canada, des entreprises de cannabis thérapeutique, poursuivies pour avoir utilisé dans leurs cultures des pesticides interdits sur le marché, risquent désormais d'écoper d'amendes allant jusqu'à un million de dollars.
 
Certaines entreprises auraient aspergé leurs plants de cannabis avec le pesticide myclobutanil, malgré son interdiction par l'Etat.
[© ETHAN MILLER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP]
 
 
Ces produits chimiques peuvent avoir des effets désastreux sur la santé des consommateurs. C'est une enquête du quotidien The Globe and Mail qui, en 2017, avait dénoncé de tels agissements frauduleux. Non seulement les industries auraient délibérément utilisé des produits chimiques bannis du marché, mais les autorités canadiennes elles-mêmes n'auraient pas effectué tous les tests nécessaires pour s'assurer qu'il n'y en avait pas.
  L'origine du scoop ? Un ancien salarié de Mettrum Ltd., une société de marijuana médicinale, qui avait révélé avoir vu des employés asperger régulièrement des plants du pesticide myclobutanil (prohibé en France depuis novembre 2015), malgré son interdiction par l'Etat. Selon lui, les produits toxiques en question étaient cachés dans les locaux de l'entreprise dès qu'une inspection sanitaire avait lieu. L'enquête menée en parallèle par The Globe a révélé de nombreux cas similaires dans d'autres compagnies spécialisées. La justice s'était alors emparée de l'affaire.
Une drogue douce qui fait des séquelles
Au vu des investigations, l'emploi de pesticides non autorisés pour cultiver des plants de marijuana à usage médicical serait beaucoup plus répandu que ce que le gouvernement canadien anticipait. Résultats : de lourdes conséquences sur la santé des consommateurs, à commencer par les patients qui utilisent la drogue douce pour soulager les douleurs (perte de poids, nausées, douleurs abdominales...).
D'après le ministère de la Santé, les entreprises concernées pourraient ainsi se voir contraintes, dès cette semaine, de payer chacune un million de dollars d'indemnités aux victimes – sous peine de voir leur licence suspendue ou révoquée.
  Des sommes d'autant plus lourdes que le marché du cannabis prend de l'ampleur au Canada. Quatre ans après avoir légalisé le commerce de marijuana à visée thérapeutique, le pays va en effet autoriser le cannabis à usage récréatif dès l'été prochain – à l'instar de plusieurs Etats aux Etats-Unis (Californie, Colorado, Washington, Oregon, Alaska...).
 
Source: cnewsmatin.fr
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By mrpolo,
Alors que l’on ne sait toujours pas si la CNS, Caisse nationale de santé, l'assureur légal en matière de santé au Luxembourg, prendra en charge le remboursement du cannabis médical, les caisses de maladie allemandes, elles, ont remboursé près de deux tiers des factures de ce cannabis en 2017.
La ministre de la Santé, Lydia Mutsch, avait évoqué que le cannabis médical pourrait être délivré, entre autres, sous la forme de fleurs de marijuana à fumer, à inhaler donc. (illustration AFP)  
 
Sur près de 10 000 demandes de traitement via le cannabis qui ont été introduites auprès des deux plus grandes caisses de maladie allemandes, AOK (Allgemeine Ortskrankenkasse) et Barmer, près de deux tiers d’entre elles ont été approuvées en 2017. En revanche, les demandes n’ont pas été considérées comme recevables lorsqu’elles n’ont pas fait l’objet d’une justification médicale adéquate. Le constat émane du grand hebdomadaire allemand Die Zeit.
 
Ainsi, les patients allemands peuvent recevoir du cannabis sur ordonnance depuis le mois de mars. Les caisses d’assurance maladie ont depuis reçu plusieurs milliers de demandes, dont près de deux tiers ont été approuvées. Il s’agit là des chiffres avancés par AOK et Barmer, spécifie l’hebdomadaire de Hambourg. De son côté, l’AOK avait reçu 6 600 demandes de remboursement de cannabis médical au début du mois de novembre, dont 65% ont été approuvées par ladite caisse de maladie. Néanmoins, toutes les autres demandes n’ont pas été rejetées, car beaucoup d’entre elles étaient formellement incomplètes, que ce soit au niveau de la justification médicale à spécifier ou au niveau des déclarations complètes à faire sur les thérapies précédentes, a déclaré le porte-parole de l’AOK à Die Zeit.
 
Pas pour les cas d’hernies discales
 
En parallèle, la caisse de maladie AOK reçoit très régulièrement des demandes de patients qui ne souffrent pas de maladies définies par la loi comme pouvant donner lieu à un traitement à base de cannabis médical. Et quand ce ne sont pas les critères pour pouvoir prétendre se soigner avec ce produit qui ne sont pas remplis, la caisse de maladie évoque les situations dans lesquelles les patients demandeurs n’avaient pas épuisé les thérapies dites «standard». À l’image, par exemple, de patients atteints d’hernies discales qui, auparavant, étaient uniquement traités par le biais de la thermothérapie. Et l’AOK souligne encore que ce genre de cas individuels est très commun.
 
La deuxième plus grande caisse de maladie allemande, Barmer, a pour sa part également approuvé la plupart des demandes de patients amenés à suivre ce type de thérapie. Ainsi, près de 2 900 demandes de remboursement ont été reçues par Barmer depuis mars, comme l’a rapporté le Berliner Zeitung, citant des chiffres de Barmer. Parmi celles-ci, environ 1 700 demandes ont été approuvées, soit environ les deux tiers. Les autres demandes introduites ont, par contre, été rejetées.
 
Le manque de preuves de l’échec de traitements alternatifs ou même l’absence totale de traitements alternatifs antérieurs, sont l’une des principales raisons menant au rejet de ces demandes. «Le cannabis médical représente aujourd’hui une partie indispensable des soins aux personnes gravement malades, mais ce n’est pas la panacée», a déclaré le numéro un de Barmer, Christoph Straub, à Die Zeit. Des paroles qui rappellent inévitablement les propos de la ministre de la Santé, Lydia Mutsch, qui a toujours évoqué que le cannabis médical, au Luxembourg, sera strictement encadré.
 
Claude Damiani
 
Source: lequotidien.lu
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