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Canada - Des producteurs de cannabis artisanal réclament une protection
By mrpolo,

VANCOUVER — Des producteurs et vendeurs de cannabis artisanal en Colombie-Britannique veulent que les gouvernements fédéral et provincial mettent immédiatement en place de mesures pour protéger leurs entreprises à l’approche de la légalisation de la marijuana à des fins récréatives, prévue plus tard cette année.
 
 
 
Cinq groupes représentant des producteurs à petite échelle ont écrit une lettre ouverte à la ministre fédérale de la Justice, Jody Wilson-Raybould, et à son homologue britanno-colombien, David Eby, réclamant des changements réglementaires.
Le gouvernement fédéral a signalé son intention d’accorder une place au cannabis artisanal en proposant des licences de microculture. Cependant, la procédure pour demander une telle licence n’existe pas encore.
  Les groupes, qui comprennent l’association du cannabis artisanal de la Colombie-Britannique, aimeraient que le gouvernement mette cette procédure en place le plus rapidement possible, pour qu’ils puissent commencer à concurrencer les plus grands producteurs autorisés dans les contrats de fourniture provinciaux.
Ils font aussi valoir que la taille proposée pour les microcultures est trop petite et que les restrictions sur l’emballage et l’étiquetage devraient être assouplies afin que le cannabis artisanal puisse se distinguer.
 
Ian Dawkins, de l’association du commerce de cannabis du Canada, estime que les plans actuels des gouvernements fédéral et provincial en ce qui a trait à la légalisation de la marijuana vont signer l’arrêt de mort de la communauté du cannabis artisanal en Colombie-Britannique.
 
«Si cela se produit, les économies rurales seront dévastées et il faudra des décennies pour les rebâtir, alors nous demandons aux deux niveaux de gouvernement de réagir maintenant, avant qu’il ne soit trop tard», a-t-il affirmé dans un communiqué de presse.
 
Source: lactualite.com
 
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By mrpolo,
Un reportage de 25 minutes sur le Cannabis en Israël, (trop) court mais il y a des choses intéressantes dont une interview du professeur Raphael Mechoulam.
La course au « green rush » est lancée : plus de 200 fermes ont demandé des licences pour produire et exporter. Des partenariats avec de grandes entreprises canadiennes ont été noués dans l’attente d’alimenter le marché mondial. Tous les producteurs espèrent qu'un jour le label cannabis médical « made in Israël » aura le même le succès que l'appellation « Oranges de Jaffa ».
Réalisation : Alexandra Kogan et Thomas Dandois
Auteur : Alexandra Kogan et Thomas Dandois
Pays : France
Année : 2018
Source: arte.tv
 
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By mrpolo,
La légalisation de la production et du commerce de cette drogue douce sera effective cet été. Une mesure exemplaire pour les autres pays selon Trudeau.
Photo: Le Premier ministre canadien Justin Trudeau pense inspirer les
pays alliés qui l'observent. | Photo LARS HAGBERG / AFP.
 
C'était l'une des promesses de campagne de Justin Trudeau : la légalisation du cannabis au Canada sera effective dès cet été et, selon le Premier ministre canadien, cette mesure pourrait rapidement inspirer les « alliés » d'Ottawa. Le Canada deviendra ainsi le premier pays du G7 à autoriser la production, le commerce et la consommation de cette drogue douce, cinq ans après l'Uruguay, premier État de la planète à l'avoir fait.
 
Dans un entretien exclusif à l'AFP, le Premier ministre canadien a expliqué que sa démarche suscitait beaucoup d'intérêt : « Nos alliés [...] reconnaissent que le Canada est en train d'être audacieux [...] et reconnaissent notre honnêteté, quand on avoue que le système actuel ne fonctionne pas pour empêcher nos jeunes d'avoir un accès facile au cannabis. Dans beaucoup de pays, notamment au Canada, il est plus facile [pour un mineur, NDLR] d'acheter un joint que d'acheter une bière. Ça n'a aucune logique ! Et, en plus, c'est une source de revenus épouvantable pour le crime organisé », a argumenté Justin Trudeau.
Un commerce confié à des entreprises publiques
Son gouvernement libéral veut croire « qu'en contrôlant et en réglementant la vente de cannabis, on va pouvoir mieux protéger nos communautés, mieux protéger nos jeunes ». « Les alliés auxquels j'ai parlé sont intéressés de voir comment ça va se passer [...] avant de se lancer », a-t-il affirmé, sans préciser à quels pays il faisait référence. « Si ça fonctionne bien, et je m'attends à ce que ça fonctionne bien, ça me surprendrait énormément qu'ils tardent beaucoup à étudier quel modèle pourrait fonctionner pour eux », a-t-il dit.
 
Une fois que le gouvernement fédéral aura légalisé le cannabis, – le vote du Parlement est attendu début juin – les provinces et territoires canadiens auront la tâche d'en organiser le commerce. L'Ontario et le Québec, qui représentent plus des deux tiers de la population canadienne, ont déjà prévu un encadrement strict par des entreprises publiques spécialisées.
 
En termes de valeur, la production de « l'industrie du cannabis égale l'industrie de la bière » et est « plus grande que l'industrie du tabac », selon des statistiques officielles évaluant à 5,7 milliards de dollars canadiens (3,7 milliards d'euros) les dépenses des Canadiens en cannabis en 2017.
Pas de dépénalisation au programme en France
En France, le gouvernement envisage que l'usage de stupéfiants, et en particulier de cannabis, puisse être sanctionné d'une « amende forfaitaire délictuelle » d'un montant de 300 euros, une nouvelle procédure qui ne viendra pas se substituer aux autres types de réponses pénales déjà existantes, avait expliqué la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, mais constituera une voie procédurale « complémentaire », « simplifiée et rapide » face à « ce contentieux de masse ».
 
Lire aussi: Amende forfaitaire délictuelle : l’inégalité devant la loi
 
Actuellement, la loi prévoit pour la consommation de ce produit jusqu'à un an de prison et 3 750 euros d'amende. Une politique très répressive rarement appliquée : sur quelque 140 000 interpellations chaque année pour consommation de drogues, seules 3 098 peines de prison ont été prononcées en 2015 (derniers chiffres publiés), dont 1 283 de prison ferme.
 

Lire aussi: France - Lutte contre la drogue : encore un peu plus de prohibition
 
Selon l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), 11 % des adultes français consomment régulièrement du cannabis. En 2016, toujours selon l'OFDT, près d'un jeune de 17 ans sur deux avait déjà consommé du cannabis (47,8 %), contre quatre sur dix (41,5 %) en 2011.
 
Source: lepoint.fr
 
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By mrpolo,
Paulina, mère d'un enfant épileptique, défie la loi afin de soulager sa fille et milite pour la dépénalisation de la culture du cannabis à domicile.
Un plant de cannabis (illustration) Crédit : AFP / Brendan Smialowski
 
Au Chili, la loi est stricte : il est interdit de cultiver du cannabis. Mais certaines personnes y contreviennent, et l'assument. C'est le cas de Paulina, qui a des plants de cannabis qu'elle utilise dans un but précis : soigner sa fille épileptique. Et elle en a constaté les effets bénéfiques. Et tant pis si elle devient ainsi hors-la-loi. 

À l'AFP, elle assume et se justifie : "Je n'ai pas d'autre choix", confie Paulina Bobadilla, convaincue d'avoir pris la bonne décision en se lançant dans la culture de cette drogue douce pour traiter l'épilepsie réfractaire (résistante aux médicaments) et la sclérose tubéreuse (maladie causant des tumeurs bénignes) de sa fille de 11 ans. 
Présidente de la fondation "Maman cultive", qui rassemble 600 mères cultivant de la marijuana afin de soulager leurs enfants malades, elle a transformé le patio de sa maison en plantation de cannabis, avec dix plants de différentes souches. 
D'une crise quotidienne à une par semaine
Paulina vient de faire la récolte, et s'en suit un processus artisanal : en mélangeant la résine de la plante avec de l'huile d'olive, elle obtient une huile qu'elle administre sous forme de gouttes à Javiera depuis ses cinq ans, avec des résultats remarquables, assure-t-elle. 
"En une semaine, tous les signes d'agressivité ont diminué. Jusque-là, nous n'avions plus l'envie ni la force d'avancer, et cela nous a apporté une lueur d'espoir après tant de temps à souffrir", raconte Paulina. Diagnostiquée à l'âge de huit mois, Javiera était secouée au quotidien de convulsions et s'infligeait des blessures, allant jusqu'à s'arracher les ongles. 

Depuis la prise de ce traitement concocté par sa mère, au risque d'être épinglée par les autorités, la jeune fille n'a qu'"une grosse crise par semaine" et sa vie est transformée: "Javiera peut fréquenter des gens, elle peut profiter de sa vie quotidienne, elle peut aller à l'école". 

Tous les jours, la fillette avale 30 gouttes d'huile de cannabis et 15 de Cannabiol, le premier médicament à base de cannabis vendu au Chili depuis mars. Avant cela, elle était soignée avec des traitements coûteux, sans succès. 
De l'achat chez des dealers à la culture à domicile
Une prise de risque payante donc, d'autant plus quand Paulina se remémore les premières années de sa fille et d'elle-même "en train de pleurer tous les jours, avec un enfant souvent très irritable" et de moins en moins invité aux goûter d'anniversaire des camarades "pour ne pas ruiner la fête". 

En 2013, la maman découvre des vidéos d'enfants épileptiques soignés avec du cannabis médicinal cultivé à domicile, aux États-Unis. Et se réjouit de voir que leur état s'améliore. 
Pendant trois mois, de manière clandestine, elle achète la drogue à des dealers dans la rue, au risque d'être arrêtée par la police. 

"Moi, la loi, je m'en fichais. Ce qui m'importait c'était qu'on me donne un bon produit. Bien sûr, j'avais peur : il fallait trouver où (en acheter), donner l'argent, attendre sans savoir s'ils allaient revenir. Puis ils te remettent le paquet et tu dois partir en courant". 

Elle décide ensuite de cultiver chez elle, au mépris de la législation locale qui l'interdit, de même que la consommation sur la voie publique. Seul l'usage privé est autorisé.  En 2014, au côté de la fondation Daya - qui promeut la culture individuelle de marijuana, à usage récréatif et médicinal -, elle rassemble d'autres femmes dont les enfants sont atteints de maladies réfractaires ou de cancer. 
Militer pour la dépénalisation de la culture du cannabis
Sous le nom provocateur de "Maman cultive", elles sont aujourd'hui 600 mères de famille soulagées d'avoir trouvé ce traitement alternatif. "On a essayé les meilleurs médicaments et rien ne procure à nos enfants la qualité de vie dont ils profitent maintenant" avec le cannabis, affirme Paulina. 

L'association milite pour dépénaliser la culture de marijuana à des fins thérapeutiques et éviter ainsi que la police les arrête régulièrement pour détruire leurs plants. Le Parlement chilien étudie actuellement une loi en ce sens et samedi, à l'occasion de la Marche mondiale du cannabis, des milliers d'habitants ont manifesté à Santiago pour réclamer la dépénalisation. 

Face aux traitements à base de cannabis vendus en pharmacies à des prix allant de 70 à 300 dollars, "nous voulons un accès éthique à ces médicaments", clame Paulina, dont l'initiative a été imitée dans la région (Argentine, Colombie, Mexique, Paraguay, Pérou), réunissant au total plus de 5.000 mères de famille. 
Source: rtl.fr
 
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By mrpolo,
OTTAWA — Les Québécois pourront faire pousser jusqu’à quatre plants de cannabis à domicile lorsque la substance sera légale au pays, a tranché jeudi Justin Trudeau.  
photo: Justin Tang / La Presse Canadienne
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«L’approche qu’on a préconisée et qu’on met de l’avant dans la loi fédérale, c’est la bonne, et c’est celle-ci qu’on va s’attendre à ce que les gens suivent», a dit le premier ministre en conférence de presse avec le premier ministre portugais Antonio Costa, en visite au Canada.
«Soyons très clairs: notre décision de permettre un nombre limité de plants de marijuana à domicile est basée sur les faits, sur les données, sur les recommandations d’experts», a-t-il plaidé, disant continuer à travailler «avec les provinces sur leurs responsabilités».
  L’autorisation de culture à la maison est l’un des moyens qui permettra d’en arriver aux fins visées par la légalisation du cannabis, soit de «créer un système qui va remplacer les aspects criminels qui font des profits (avec) cette vente de marijuana», a noté le premier ministre.
 
C’est ainsi qu’il a défendu l’approche de son gouvernement, après que le gouvernement du Québec eut effectué des représentations pour défendre sa propre approche — celle de prohiber la pratique, comme il le prévoit dans son projet de loi 157.
Le comité sénatorial des affaires juridiques et constitutionnelles a d’ailleurs été convaincu par un plaidoyer livré la semaine dernière à ce sujet par le ministre responsable des Relations canadiennes, Jean-Marc Fournier.
Le comité a ainsi recommandé unanimement dans un rapport déposé mardi de clarifier, dans le projet de loi fédéral C-45, que les provinces qui veulent interdire de faire pousser du cannabis à la maison peuvent le faire.
Le premier ministre n’a pas commenté directement cette suggestion, jeudi, mais il a signalé assez clairement que la loi d’Ottawa aurait préséance sur celles des provinces, comme l’avait déjà soutenu sa ministre de la Justice, Jody Wilson-Raybould.
Trudeau «devrait respecter nos compétences»
 
La mise en garde servie par de Justin Trudeau a mal passé à Québec.
«Je tiens à dire que la légalisation du cannabis, ce n’était pas notre choix de gouvernement mais celui de monsieur Trudeau. Maintenant, nous respectons le fait que c’est sa prérogative et de sa compétence», a réagi la ministre déléguée à la Santé publique, Lucie Charlebois.
«Une fois que cela est dit: monsieur Trudeau devrait respecter nos compétences à nous et les choix qui en découlent et respecter son propre Sénat qui a entrepris un travail important sur cette question», a-t-elle ajouté dans une déclaration écrite transmise par son bureau.
 
L’avertissement du premier ministre n’a été guère mieux accueilli par l’opposition à Ottawa.
Même si, à son avis, l’autorisation de faire pousser du cannabis à domicile est cohérente à partir du moment où l’on légalise la substance, le député néo-démocrate Alexandre Boulerice se désole que le gouvernement Trudeau bouscule ainsi les provinces.
«Les provinces ont raison de dire: « Nous, on a notre mot à dire là-dessus, c’est pas vrai que le fédéral va décider de tout tout seul »», a-t-il exposé en point de presse dans le foyer de la Chambre des communes.
Le député conservateur Gérard Deltell a lui aussi sermonné le premier ministre. «Les provinces ont de très grandes réserves quant à l’application de cette loi-là, et ce sont les provinces qui sont pognées avec les problèmes, c’est pas lui, là», a-t-il lâché en mêlée de presse.
 
«Ça veut dire qu’il n’y a pas d’écoute de la part du gouvernement fédéral, ça veut dire que le gouvernement fédéral impose sa vision au gouvernement du Québec», a pour sa part dénoncé l’élu bloquiste Xavier Barsalou-Duval.
Une confrontation Ottawa-Québec sur la question de la culture à domicile semble se dessiner alors que la légalisation du cannabis est à nos portes.
 
Le projet de loi C-45 est actuellement à l’étape de l’étude en comité au Sénat, et l’objectif est de tenir le vote final le 7 juin. Justin Trudeau a maintenu jeudi qu’il gardait le cap sur l’objectif de légaliser la substance d’ici les prochaines semaines.
Il l’a réitéré alors qu’on l’interrogeait sur la recommandation d’un autre comité sénatorial qui étudie la mesure législative, celui des peuples autochtones, de repousser «d’au plus un an» la légalisation pour consulter davantage les Premières Nations, les Inuits et les Métis.
 
Source: journalmetro.com
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By mrpolo,
L'entreprise Rendocan attend l'autorisation du cabinet de la ministre de la santé pour commencer sa culture... 
Photo @ rendocan.com
Le Limbourg,  une région historique située aux environs des villes de Liège (Belgique), Maastricht (Pays-Bas) et Aix-la-Chapelle (Allemagne), une ville francophone de Belgique va peut-être accueillir la première plantation de cannabis thérapeutique légale, rapporte L'Echo. 
 
L’entreprise Rendocan, créée par Jori Vanvinckenroy et Steven Peters, envisage de produire légalement cinq tonnes de cannabis par an. La plantation qui sera établie sur un terrain de 15 hectares sera la première de ce genre en Europe continentale, doublée d’un centre de recherche dans le domaine du cannabis thérapeutique.
Bien que l’espace mis à la disposition de la plantation soit conséquent, Rendocan ne sera autorisé à exploiter qu’une surface d’un hectare en plus des locaux, pour la culture, la transformation, la recherche et l’activité administrative.
 
Une valeur ajoutée
Les deux associés qui ont déjà trouvé des investisseurs pour financer leur projet, s’inspirent de la société Bedrocan qui emploi les mêmes normes que les compagnies pharmaceutiques. « Nous nous considérons comme une entreprise de biotechnologie et la production de notre valeur ajoutée passe par le développement de nouvelles semences », a déclaré Steven Peters au quotidien.
 
Le feu vert entre les mains de la ministre de la santé
L’entreprise dont les plans de construction du centre de recherche et de la plantation ont été validés n’attend que le feu vert du cabinet de la ministre de la santé pour « donn [er] le premier coup de pioche ». Si la loi est révisée, leur activité deviendra alors légale, le cadre juridique en vigueur sera donc adapté. Seize pays européens autorisent déjà la vente de cannabis en pharmacie. En Belgique, seul le produit Sativex - un spray buccal à l’extrait de cannabis - est vendu sur ordonnance aux patients atteints de sclérose en plaques et remboursé par la sécurité sociale.
Par Naomi Mackako
Source: 20minutes.fr
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By mrpolo,
La production de cannabis désormais autorisée au Zimbabwe. Le gouvernement d' Emmerson Mnangagwa a décidé de légaliser la production de cette substance à des fins médicinales ou scientifiques.
C’est un décret du ministre de la Santé paru dans un journal officiel qui fait part de ce changement.
 
Photo @ pazimbabwe
 
Jusque-là, la Marijuana qui était tolérée en petites quantités dans le pays pour traiter certaines maladies comme l’asthme, l‘épilepsie ou encore pour le traitement de cheveux servira aussi à la recherche médicinale.
La marijuana était jusque là tolérée dans le pays en petites quantités pour la médecine traditionnelle, notamment pour traiter l'asthme, l'épilepsie ou pour... accélérer la pousse des cheveux. La production et l'utilisation de grandes quantités étaient punies de peines allant jusqu'à douze ans de prison.

Le nouveau texte permet dorénavant aux citoyens zimbabwéens ou aux entreprises dûment établies dans le pays de solliciter un permis de production d'une validité de cinq ans auprès du ministère de la Santé sous strictes conditions.

"Le demandeur doit préciser la quantité maximale, exprimée en poids net en grammes, du cannabis frais, séché ou sous forme d'huile qu'il s'engage à produire, sous quelle pédiode, ainsi que le nombre maximal de plants qu'il vendra", stipule le décret. Les producteurs qui ont l'intention de "posséder, produire, vendre, fournir, transporter ou livrer du cannabis en plus d'un seul point" devront demander un autre permis, précise-t-il.

L'usage médical du cannabis se développe dans certains pays du monde afin de soulager les souffrances dues aux cancers, au sida ou à d'autres pathologies.
 
http://afrique.le360.ma/autres-pays/politique/2018/04/28/20661-le-zimbabwe-legalise-la-production-de-haschich-therapeutique-20661 Source: afrique.le360.ma
 
 
 
 
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By mrpolo,
Alors qu’en janvier 2018, le procureur général des États-Unis Jeff Sessions abrogeait le « Cole Memo », Donald Trump a promis, comme le rapporte CNN le 13 avril, de finalement honorer ce texte de loi.
 
Crédits image : Westword/YouTube
 
Pour rappel, ce fameux mémorandum initié le 29 août 2013 par le procureur général de l’époque James Cole (nommé sous Obama), stipule que les États américains ont le droit d’autoriser – ou non – la vente de cannabis à des fins récréatives ou médicales et d’en gérer la distribution. Et ce sans que le gouvernement fédéral ou le département de la Justice ne puisse interférer.
L’engagement du président américain, rendu public par le sénateur républicain du Colorado, Cory Gardner, se traduira par un « effort » afin de protéger les États qui ont légalisé le cannabis. Ce revirement de situation intervient après que Gardner a délibérément interféré, depuis la décision de Jeff Sessions, avec toutes les décisions prises par les députés du ministère de la Justice. Selon lui, l’initiative de son compère violait les droits des États en plus de causer l’incertitude dans l’industrie de l’herbe légale.
« Mercredi dernier, le président m’a annoncé que l’annulation du Cole Memo par le ministère de la Justice n’affectera pas l’industrie légale de la marijuana du Colorado », a déclaré Gardner dans un communiqué. « En outre, le président Trump m’a assuré qu’il soutiendrait une solution législative basée sur le fédéralisme pour régler une fois pour toutes le problème des droits des États sur cette question. » Première étape franchie pour Cory Gardner. Désormais, ses collègues et lui travaillent sur un projet de loi qui empêcherait le gouvernement fédéral d’interférer dans la légalisation de la marijuana dans les États. Quoi qu’il en soit, son coup de pression a fonctionné.
Source : ulyces.co
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By mrpolo,
Le secteur du cannabis est maintenant l'industrie à la croissance la plus rapide aux États-Unis, a expliqué Ian Siegel, cofondateur et CEO du site de recrutement ZipRecruiter.com lors de la conférence Future of The Workforce.  
 
 
photo © Getty Images
 
"Vous savez quelle est la catégorie d'emploi qui connaît la croissance la plus rapide aux États-Unis? La marijuana", a-t-il déclaré.
"Personne n'aime l'entendre quand je le dis. 29 États ont légalisé le cannabis. Le nombre d'emplois dans ce secteur a augmenté de 445% en 2017, contre une hausse de seulement 18% un an auparavant".
"Laissez-moi mettre cela en perspective", a ajouté Siegel: "La croissance annuelle des postes dans l'industrie du cannabis dépasse  celle des technologies (254% de croissance) et celle des soins de santé (70% de croissance), deux secteurs qui se plaignent tous les jours de ne pas trouver assez de candidats".
 
Le nombre d'emplois du secteur du cannabis a augmenté de 693%
Selon les données du quatrième trimestre 2017 de ZipRecruiter.com, le plus grand nombre d'emplois étaient concentrés l'année dernière au sein d'Etats qui ont légalisé en premier la marijuana tels que la Californie (4 villes dans le top 11 des principaux recruteurs) et la Floride (2 villes).
Selon ce rapport, le nombre d'emplois dans l'industrie du cannabis aux Etats-Unis a augmenté de 693% d'une année à l'autre et 79% sur une base trimestrielle.
"Les changements se produisent si rapidement que nous ne les comprenons pas."
Siegel a fait une autre remarque intéressante. Selon lui, la croissance explosive du secteur du cannabis montre que l'éducation ne peut pas préparer les enfants pour l'avenir.
"Les changements sociaux se produisent souvent si rapidement que vous avez du mal à les comprendre, tout ne peut pas être planifié, alors continuer à apprendre pour la vie est ce que nous devons enseigner à nos enfants, vous n'avez jamais fini d'apprendre. C'est le futur."
 
Arnaud Lefebvre
 
Source: fr.express.live
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By mrpolo,
Que la dépendance soit liée aux opioïdes ou à la consommation d’alcool, la recherche indique que le cannabis permet d’en réduire les consommations et les abus.
 
De nouvelles études ont été publiées sur le lien entre cannabis et opioïdes. Elles examinent la différence dans le nombre d’ordonnances pour les analgésiques opioïdes donnés aux personnes âgées dans les états ayant légalisé le cannabis.
De plus, autre influence de la légalisation sur la consommation d’alcool. Il a également été constaté une diminution des cas de «binge drinking» (consommation excessive d’alcool) dans ces mêmes états.
Dans les deux cas, on constate une baisse de l’alcool et de la consommation de médicaments.
 
Le cannabis contre la crise des opioïdes
Les opioïdes comme la morphine ou l’héroïne proviennent de sources naturelles (résine de pavot à opium) ou synthétiques (ou semi-synthétiques).
L’utilisation médicale des opioïdes est due à leur capacité à soulager la douleur, mais ce sont des substances hautement addictives qui peuvent aussi donner un sentiment d’euphorie qui mène souvent à l’abus et au développement de la dépendance chez les patients.
Suite à l’expansion du phénomène ces dernières années aux États-Unis, il s’est développé «crise des opioïdes» ou «l’épidémie d’opioïdes». Il y a combien de statistiques effrayantes qui illustrent la taille du problème, telles que:
En 2016, il y a eu 42 249 surdoses d’opioïdes aux États-Unis, ce qui signifie que chaque jour, 115 personnes en moyenne sont mortes d’une surdose d’opioïde.
Mais ce phénomène n’est pas seulement typique des États-Unis mais aussi du reste du monde.
Les études
Le cannabis médical s’utilise pour soulager la douleur.  Cela a été montré dans le passé à plusieurs reprises. En outre, des études ont montré que la grande majorité des patients recevant du cannabis médical préféraient ce traitement aux analgésiques et que l’utilisation de cannabis parallèlement à des médicaments sur ordonnance réduisait la quantité d’opioïdes consommés.
Les nouvelles études, publiées dans la revue JAMA (Journal of American Medical Association) n’ont pas examiné directement comment la légalisation ou l’utilisation de cannabis médical affecterait la dépendance aux opioïdes et les décès par surdose. Au lieu de cela, l’accès au cannabis médical entraîne une réduction de la quantité d’opioïdes administrés aux patients. Ainsi, la quantité d’ordonnances (et la facilité avec laquelle elles sont administrées) est un facteur important.
Le programme Medicaid (assurance fédérale pour les plus démunis):  – 6% de prescriptions d’opioïdes dans les états légalisateurs.
Les résultats ont montré que dans les états légalisateurs ont une quantité d’ordonnances Medicaid d’opiacés réduite de 6%. En outre, il a été constaté que lorsque les états sont passés de la légalisation du cannabis médical à la légalisation complète, il y a eu une diminution supplémentaire du nombre de prescriptions, en moyenne 6% de plus.
Le Programme Medicare: baisse de 14% d’ordonnances d’opioïdes
La deuxième étude a examiné le nombre de prescriptions d’opioïdes donnés aux patients de Medicare entre les années 2010-2015. Les chercheurs ont comparé les états ayant accès au cannabis médical et ceux qui n’en ont pas. Ainsi, 14 états (et Washington, D.C.) ont légalisé le cannabis médical depuis le début de la période. Neuf autres pays se sont joints par la suite sur la période étudiée.
Ainsi, les patients Medicare dans les états ayant accès au cannabis médical recevaient en moyenne 14% de doses quotidiennes d’opioïdes en moins par rapport aux états prohibitionnistes.
Les deux études ont montré que l’accès au cannabis médical peut réduire considérablement la quantité d’ordonnances administrées aux opioïdes.
Le problème de la consommation d’alcool
Le “Binge drinking” (consommation excessive et volontaire d’alcool en soirée) continue de battre des records aux États-Unis. Cependant, un nouveau rapport de Cowen & Co montre que cette habitude est en baisse dans les états ayant légalisés le cannabis en comparaison aux autres.
Que signifie «boire excessivement»? La définition américaine est la consommation de 5 boissons alcoolisées ou plus en environ deux heures (4 pour les femmes).
Il ya environ un mois, le Centre américain pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) a publié de nouvelles données selon lesquels de plus en plus d’Américains s’adonnent au Binge Drinking.
Le rapport a révélé que les Américains ont bu seul 17 fois en 2015. Sur la même période, un adulte américain a bu excessivement au moins une fois par semaine.
Une baisse de la consommation d’alcool liée à la légalisation du cannabis
L’analyse de l’entreprise Markets Cowen & Co montre que dans les pays où le cannabis est devenu légal la consommation d’alcool a diminué.
“Dans les états où le cannabis est légal pour les adultes [d’une manière ou d’une autre], le nombre de cas de consommation excessive d’alcool par mois était inférieur de 9 à la moyenne nationale”, indique le rapport, dans Forbes.
De plus, dans des états comme Washington et le Colorado, les données sont encore plus flagrante. Ces états ayant légalisé la consommation récréative, affichent des chiffres encore plus bas dans l’abus d’alcool.
Ainsi, ces données sont identiques à celles trouvées dans une autre étude publiée plus tôt cette année.
L’analyse ne pense pas que le cannabis éliminera complètement l’usage de l’alcool. Cependant l’un vient définitivement au détriment de l’autre. “Le cannabis et l’alcool sont des substituts l’un pour l’autre”, selon ce rapport.
En 2026, la valeur du marché américain du cannabis serait de 50 milliards. On estime maintenant qu’il atteindra 75 milliards au cours de la prochaine décennie. On se rapproche de la valeur marchande du marché des boissons alcoolisées.
 
Antoine Carrot
Source: blog-cannabis.com
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By mrpolo,
L’usage légal du cannabis évolue dans le monde, notamment en raison de la multiplication des lois autorisant sa consommation pour motif thérapeutique. Le gouvernement néerlandais va autoriser, à titre expérimental, la production du cannabis d’État dans une dizaine de communes.
 
Photo:La production de cannabis est strictement interdite aux Pays-Bas. | AFP
Contrairement à une idée reçue, le cannabis n’est pas complètement légalisé aux Pays-Bas. Le pays, réputé pour sa grande tolérance envers les drogues, perd doucement mais sûrement sa place de pionnier. Dans ce nouveau contexte de concurrence internationale, le gouvernement libéral de Mark Rutte veut reprendre la tête de la course, poussé par le parti D66, très libéral sur les questions sociétales et actif au sein de la coalition au pouvoir. Pour lui, l’actuelle « politique de tolérance » envers les drogues douces est insuffisante.
 
Lire aussi : Luxembourg. Vers la légalisation du cannabis à usage thérapeutique
 
Pire, elle est hypocrite et ambiguë. Seule la vente de cannabis est autorisée, dans des lieux définis, les fameux coffeeshops, et limitée à cinq grammes par achat et par personne. La production, elle, est strictement interdite. Ce qui pose un problème d’approvisionnement. « L’État dit : Tu peux vendre mais tu n’as pas le droit de produire. Avant d’arriver dans nos commerces, la marchandise est jugée illégale, explique Marijke, gérante du « meilleur coffeeshop des Pays-Bas » à La Haye, selon un classement de la section jeune du parti D66. Pour l’instant, nous sommes obligés de nous fournir auprès de réseaux criminels. »
 
« Plaque tournante »
En 2017, l’agence européenne de police Europol décrivait les Pays-Bas comme « la plaque tournante du cannabis en Europe » et pointait le chemin du crime organisé : de la production dans le Rif marocain jusqu’aux ports néerlandais de Rotterdam et belge d’Anvers. Le tout avec de « nécessaires complicités de haut niveau », au départ de la marchandise comme à l’arrivée.
Après plusieurs scandales d’État, le gouvernement néerlandais pense avoir trouvé la solution. Il va autoriser, à titre expérimental, la production du cannabis d’État dans une dizaine de communes. « On espère qu’il ne sera pas obligatoire et surtout que l’on pourra choisir de vendre un autre type d’herbe », s’inquiète la gérante Marijke. Selon elle, il y a de fortes chances que le principe actif de la drogue d’État offre moins d’effets sur les consommateurs et ses clients pourraient « bouder les coffeeshops au profit du marché noir. »
À lire aussi Au Canada, le business est déjà lancé
    Une inquiétude d’autant plus fondée que de nombreux responsables politiques néerlandais voient les coffeeshops d’un mauvais œil. Ils seraient source de nuisances. Le maire de Rotterdam, Ahmed Boutaleb, plaide pour leur disparition au profit de distributeurs automatiques, de sites de commande par Internet et même d’une vente en pharmacie.
 
Source: ouest-france.fr
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By mrpolo,
Aux Etats-Unis, depuis l’entrée en vigueur de la légalisation de l’usage récréatif au 1er janvier, la Californie vit une nouvelle ruée vers l’or ou plutôt vers l’or vert, car on parle là-bas d’un véritable « green rush ».
 
Le Golden State est en effet devenu le plus gros marché mondiale de l’herbe avec des retombées économiques déjà importantes.
  Chocolat, thé, bonbons, huile, créme corporelle, vaporette ou joints : le cannabis se consomme et se décline à toutes les sauces depuis janvier en Californie. A l’entrée, points de vente de plus en plus haut de gamme et de plus en plus nombreux, les files d’attente ne désemplissent pas. Mais l’herbe se fait aussi livrer directement à domicile grâce à une application pour smartphone.
De l’aveu des autorités californiennes, le marché de la marijuana est « énorme ». Si l’usage thérapeutique du cannabis est légal depuis 1966 en Californie, son usage récréatif a été autorisé par référendum en 2016 et sa légalisation pour adultes est entrée en vigueur le 1er janvier 2018.
 
Un marché de six, huit, peut-être même à 10 milliards de dollars par an : « Nous ne le savons pas encore car nous commençons à peine, nous sommes en cours d’évaluation en fonction du nombre de licences accordées aux vendeurs et aux producteurs mais cela dépasse déjà toutes nos attentes » explique Alex Traverso, du Cannabis Control bureau, l’instance californienne de régulation du cannabis.
 
Le premier mois de la légalisation, 2 500 licences ont déjà été accordées et la liste d’attente est encore longue poussant les autorités à organiser des loteries de façon à réguler ce marché. Taxée autour de 30%, la vente de cannabis assure aussi une nouvelle source de revenus à la Californie. Les estimations basses de l’instance de régulation prévoient un milliard de revenus d’impôts sur les trois premières années.
 
La seule crainte des professionnels de l’industrie du cannabis en Californie : que les autorités fédérales et l’administration Trump excédée par cette légalisation parviennent à fermer ce nouveau marché. Car si le cannabis est légal en Californie comme dans sept autres Etats, il est toujours illégal à l’échelon fédéral aux Etats Unis, considéré par la justice au même titre que des drogues dures, comme l’héroïne.
 
Par Eric de Salve
 
Source: rfi.fr
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By mrpolo,
Les délinquants qui purgent une peine pour une première et deuxième infraction sont passibles d'amendes, plutôt que de sanctions pénales, en vertu d'un nouveau projet de loi
 
Un Israélien fume un joint à Jérusalem le 20 avril 2017 lors d'un rassemblement au jardin des roses, en Israël (Crédit : AFP PHOTO / THOMAS COEX)  
 
Les législateurs ont fait avancer mercredi un projet de loi visant à décriminaliser l’usage personnel de la marijuana récréative, en imposant des amendes plutôt que des sanctions pénales pour les délinquants ayant commis une première et deuxième infractions.
 
Le projet de loi a été approuvé en première lecture à la Knesset avec 38 députés en faveur, et aucun député ne s’y est opposé. Il doit encore passer deux autres lectures avant de devenir une loi.
Selon le projet de loi soutenu par le ministre de la Sécurité intérieure, Gilad Erdan, dont le bureau supervise la police, ceux qui ont commis une première infraction seraient condamnés à une amende de 1 000 shekels, mais aucune poursuite pénale ne serait lancée. Cette somme serait doublée lors de la deuxième infraction.
Les personnes arrêtées pour la troisième fois pourraient encore échapper aux poursuites à condition d’accepter un certain nombre de mesures possibles, notamment la perte de leur arme à feu ou de leur permis de conduire et leur participation à un programme de réhabilitation. Seuls ceux qui ont fumé en public à une quatrième occasion seraient passibles d’inculpations criminelles.
La proposition de loi prévoit également que les mineurs de moins de 18 ans soient poursuivis pénalement s’ils refusaient un programme de réhabilitation.

Une Israélienne fume un joint à Jérusalem le 20 avril 2017 lors d’un rassemblement au jardin des roses, en Israël (Crédit : AFP PHOTO / THOMAS COEX)  
Présentant la proposition de loi à la Knesset mercredi, Erdan a déclaré que l’objectif de la proposition de loi était d’éviter de ternir la réputation des Israéliens qui ne fument pas régulièrement de la marijuana.
Le plan d’Erdan ne précisait pas la quantité de marijuana qui serait passible de sanctions, mais l’Autorité anti-drogue a recommandé dans le passé que les amendes ne s’appliquent que pour la possession de plus de 15 grammes de marijuana.
 

Gilad Erdan, le 31 décembre 2017. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)  
« Cette loi est loin d’être parfaite, mais c’est un pied dans la porte sur le chemin de la légalisation complète », a déclaré la députée Meretz Tamar Zandberg, qui a défendu la question.
« Il y a beaucoup de travail à faire », a-t-elle ajouté.
Parmi les pays occidentaux, Israël a déjà l’un des taux d’utilisation légale de la marijuana les plus élevés par habitant, avec plus de 21 000 personnes autorisées à utiliser ce médicament.
 
Israël est bien connu en tant que pionnier du cannabis médical. Il y a deux ans, le gouvernement a approuvé un plan initié par le ministre ultra-orthodoxe de la Santé Yaakov Litzman de l’époque pour assouplir certaines exigences en matière de cannabis médical.
Ce plan visait à augmenter le nombre de médecins qui peuvent prescrire du cannabis aux patients, à limiter le nombre de cultivateurs de marijuana, à rendre le cannabis disponible dans les pharmacies agréées et à éliminer le permis du ministère de la Santé pour que l’ordonnance du médecin soit suffisante.
 
En mars dernier, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré qu’Israël irait de l’avant avec la dépénalisation du cannabis pour usage personnel, quoique de manière « prudente et contrôlée ».
« D’un côté, nous sommes ouverts à l’avenir », a déclaré Netanyahu avant d’ajouter que « nous comprenons aussi les dangers et nous allons essayer d’équilibrer les deux choses ».
 
Par Marissa Newman
 
Source: timesofisrael.com
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By mrpolo,
L'Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) accueille « avec préoccupation » le projet de légalisation du cannabis au Canada. Il prévient qu'une fois la marijuana légalisée, le gouvernement fédéral sera en violation des conventions internationales sur les drogues.
 
 
Malgré de nombreux avertissements, Ottawa n'a toujours pas confirmé comment il se conformerait aux traités qu'il a signés.
« L'OICS l'a déjà dit à plusieurs reprises, les dispositions du projet de loi C-45, en autorisant l'usage du cannabis à des fins non médicales, seraient incompatibles avec les obligations auxquelles le Canada est tenu », peut-on lire dans le dernier rapport annuel de cet organe des Nations unies, publié le 1er mars.
 
Le Canada est signataire de trois conventions de l'ONU qui interdisent la production, la possession et la consommation de stupéfiants sur leur territoire (y compris le cannabis), sauf pour des raisons médicales ou scientifiques.
« En ce moment, on a une absence totale de stratégie », s'inquiète Bruno Gélinas-Faucher, doctorant en droit international à l'Université de Cambrige et chargé de cours à l'Université de Montréal. Alors que le Canada tente d'effectuer un retour sur la scène internationale, cela risque de nuire à son image et à sa crédibilité, selon M. Gélinas-Faucher.
 
 
Pour le député néo-démocrate Matthew Dubé, le gouvernement Trudeau fait preuve d'improvisation. « On aurait dû faire nos devoirs à l'avance. Ce n'est pas quelque chose de nouveau. C'est un engagement que M. Trudeau a pris avant même la campagne de 2015. »
 
Quelles sont les options?
 
Plusieurs scénarios s'offrent au Canada. Il pourrait se retirer de ces conventions et revenir plus tard avec des restrictions. Cependant, il est déjà trop tard pour se retirer des traités avant la légalisation, puisqu'ils nécessitent des préavis de retrait de 6 à 12 mois.
Ottawa aurait aussi le choix d'interpeller l'Organisation mondiale de la santé (OMS) afin d'obtenir une reclassification du cannabis dans les traités internationaux. Une autre option serait de continuer d'adhérer aux conventions tout en choisissant de les enfreindre.
Matthew Dubé pense que le Canada pourrait justement « jouer un rôle de leadership » pour moderniser les accords.
Le gouvernement Trudeau tarde toujours à clarifier son approche. Un porte-parole de la ministre des Affaires étrangères, Adam Austen, affirme que des experts ont été consultés pour « déterminer la meilleure voie à suivre pour respecter nos engagements internationaux ».
 
Cependant, il reste muet sur les actions que le Canada prendra pour respecter ses obligations.
« Nous nous engageons à travailler avec nos partenaires mondiaux pour mieux promouvoir la santé publique et lutter contre le trafic des drogues illicites », a-t-il ajouté.
 
Le Canada s'expose-t-il à des conséquences?
 
L'OICS a le pouvoir d'entamer un dialogue avec le Canada pour l'encourager à se conformer aux règles internationales.
L'organisme pourrait aussi demander aux pays signataires d'interrompre leurs échanges de médicaments avec le Canada, puisque ces conventions encadrent le commerce de drogues licites, explique Bruno Gélinas-Faucher. Un autre pays pourrait aussi poursuivre le Canada devant la Cour internationale de Justice.
Cependant, ces deux derniers scénarios seraient extrêmes et peu probables. L'Uruguay, qui a aussi légalisé le cannabis, n'a pas fait l'objet de représailles semblables.
Les conséquences pourraient surtout être politiques.
 
Le Canada s'apprête à contrevenir à trois conventions internationales de l'ONU :
Convention unique sur les stupéfiants (1961) Convention sur les substances psychotropes (1971) Convention des Nations unies contre le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes (1988)  
Source: ici.radio-canada.ca
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By mrpolo,
Le 1er mars 2018, la Grèce légalisait la production de cannabis thérapeutique. Un an avant, l'Allemagne légalisait l'usage thérapeutique du cannabis, comme 13 pays européens avant elle. Comme la Belgique. Pourtant, le cannabis continue de cliver politiciens et médecins. Explications.
Photo: Une manifestante lors d'une parade pour la légalisation du cannabis en 2011, à Berlin. © Belga
"Je veux fumer de l'herbe de qualité, boucher le trou de la sécu en fumant mon tarpé. Ne plus transpirer à chaque contrôle d'identité. Qu'on arrête de m'considérer comme un drogué". Ces paroles, c'est le groupe français Tryo qui les tenait en 1998. Vingt ans plus tard, la feuille de chanvre a toujours aussi mauvaise presse. Que ça soit sa face récréative, et même parfois sa face médicinale.
 
L'aspect récréatif en Belgique
 
En ce qui concerne le cannabis récréatif, la loi est claire. La vente, la détention et la culture de cannabis sont interdites. Néanmoins, pour les deux derniers points, certaines conditions en font un objet de "faible priorité de la politique des poursuites" comme le note le site internet de la justice. Ces conditions, les voici : le détenteur doit être majeur, ses possessions ne doivent servir qu'à sa consommation personnelle en n'excédant pas 3 grammes ou une plante cultivée, et la détention ne peut être accompagnée de circonstances aggravantes. Les circonstances aggravantes sont assez floues, notamment celles liées au trouble à l'ordre public. Comme le résume bien le site Bruxelles-J : "Concernant les circonstances aggravantes et les nuisances publiques, tu remarqueras le caractère flou de certains mots qui font qu'il est difficile de savoir clairement si le policier va interpréter comme détention pour usage personnel ou pas...".
  Quant aux amendes, elles vont de 15 à 25 euros en cas de première infraction, 26 à 50 euros en cas de récidive dans la même année, jusqu'à un emprisonnement de huit jours à un mois associé à une amende plus lourde s'il y a troisième récidive dans la même année. Dans la pratique, on remarque pourtant une forte tolérance de la part de la police pour le "petit fretin". Rien de vraiment neuf de ce côté-ci.
 
La médecine dans le flou
 
Là où les changements sont les plus notables, c'est en ce qui concerne le cannabis médicinal. Depuis "l'arrêté royal du 4 juillet 2001 concernant le cannabis médical", des médicaments à base de cannabis peuvent être prescrits. Les conditions sont strictes. Elles stipulent que seules les personnes souffrant de "nausées et malaise lors de chimiothérapie et de radiothérapie, glaucome, sclérose en plaque, syndrome lié au SIDA ou de douleurs chroniques après l'échec d'autres traitements de la douleur" peuvent prétendre à la médication. Cette dernière est le Sativex, un spray à base de cannabis créé et distribué par Bayer et GW Pharmaceuticals.
 
Malgré cette option existante, il semblerait pourtant que très peu de personnes, voire aucune, ait jamais pu s'en procurer. Pourquoi ? Comme le notait la RTBF début 2017, il semblerait que le spray soit peu connu des médecins. Ce qu'affirme d'ailleurs le docteur Rachid Ben Azzouz, anesthésiste à la clinique de la douleur de l'hôpital Tivoli à la Louvière, interrogé par la RTBF à l'époque : "On n'a jamais prescrit ce médicament ici. Parce qu'il y en a beaucoup d'autres à notre disposition et, qu'à mon sens, on a encore besoin d'étudier les médicaments à base de cannabis avant d'aller plus loin."
 
Une méconnaissance des bienfaits de la plante verte qui nuit aux débats, mais surtout aux patients. Le docteur Lossignol, spécialiste de la douleur à l'Institut Bordet interrogé par nos confrères, l'affirmait en ces termes : "Les effets antalgiques du cannabis sont connus depuis des siècles. Alors je ne vois pas pourquoi au 21e siècle des gens ne pourraient pas bénéficier de cela. In fine, on punit les gens deux fois. Ils ont mal et on ne leur permet pas de se soulager. D'un point de vue philosophique et moral, c'est très discutable."
 
Une légalisation encadrée comme solution
 
Un point de vue non partagé par le gouvernement. Alors que la tendance était auparavant à l'ouverture, la mise en place du gouvernement Michel a rebattu les cartes du débat. Le MR et la NVA ont toujours été contre la dépénalisation du cannabis. Des partis comme Ecolo, le PS, DéFi ou le PTB sont favorables à cette dernière, bien que certains veulent alors encadrer la vente et la consommation. Une position qu'ont récemment adopté les Pays-Bas en décidant d'autoriser certains agriculteurs à cultiver du chanvre. Cela permettrait à l'état d'engranger des profits tout en endiguant les trafiquants.
 
Une stratégie que les universitaires flamands Tom Decorte, Paul De Grauwe et Jan Tytgat défendent dans leur livre "Le cannabis sous contrôle. Comment ?". Au quotidien Le Soir, Tom Decorte s'exprimait ainsi : "L'État pourrait tirer des recettes nouvelles de cette libéralisation encadrée à travers la taxation du cannabis ainsi légalisé". Sébastien Alexandre, directeur de la FEDITO (Fédération bruxelloise des Institutions pour Toxicomanes) tire quant à lui la sonnette d'alarme en rappelant qu'un arrêté royal a été pris sans consultation populaire en septembre 2017. Ce dernier est bien moins tolérant envers le cannabis, et même envers les médecins qui en prescriraient trop à leurs patients.
 
Début février, Sébastien Alexandre en appelait donc à plus d'ouverture de la part des politiques belges, notamment au travers de la campagne "#STOP1921" . Cette dernière veut, selon ses termes, "sensibiliser le législateur et l'opinion publique à la nécessité de remettre en question la politique de prohibition des drogues, vieille de cent ans et dont les effets sont désastreux, notamment en matière de santé publique et d'engorgement du système judiciaire". Le gouvernement n'ayant fait aucune déclaration en ce sens, il semble que le combat ne soit pas gagné d'avance.
 
Thomas Modave
 
Source: levif.be
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By mrpolo,
Dans quelques mois, au Canada, fumer un joint sera légal. Promesse de campagne de Justin Trudeau, la mesure est censée lutter contre les trafics de drogues et rapporter presque 700 millions d'euros de taxes à l'État chaque année. Dès à présent, les Canadiens se préparent : dans la province du Nouveau Brunswick, on forme les futurs spécialistes de la marijuana.
Reportage : C. François, G. Landry, S. Hamel en vidéo sur TV5MONDE
 
Dans une salle de classe du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick, à Moncton, dix étudiants échangent avec leur professeure en horticulture. Jusqu’ici, rien de très original : sauf que le sujet du cours ne porte pas sur la culture des roses ou des tulipes, mais sur celle du cannabis. Ces dix jeunes vont devenir des techniciens spécialisés en culture de cannabis dans le cadre d’un programme que le Collège a lancé à l’automne dernier. Une formation unique en son genre pour l’instant au Canada et qui a été très populaire.
 
Pénurie de main d'oeuvre
Le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick est spécialisé dans la formation de techniciens en tout genre et il travaille en étroite collaboration avec les entreprises de la province pour offrir des programmes d’enseignement là où il y a manque criant de main-d’œuvre. L’industrie du cannabis qui, pour l’instant, est limitée à la culture de la plante à des fins médicinales, mais qui deviendra légale dans tout le Canada au cours de l’été, rentre dans ce cas de figure. Voilà pourquoi l’établissement a décidé de mettre en place cette formation en techniques de culture du cannabis. 
 

28 étudiants ont suivi ce premier programme en techniques de culture du cannabis donné au Collège communautaire du Nouveau-Brunswick, à Moncton. © Catherine François Lancé à l’automne, le programme a été très populaire
Plus de 300 demandes d’admission ont été reçues, il a donc fallu faire une sélection des candidatures selon plusieurs critères : écrire une lettre de motivation, avoir terminé avec succès ses études secondaires et surtout, ne pas avoir de casier judiciaire. Le choix s’est finalement porté sur 28 étudiants.
 
Formation de douze semaines
Les cours ont commencé en décembre 2017 et se terminent le 9 mars prochain, soit un total de 12 semaines. Les étudiants ont appris les caractéristiques du cannabis, quels sont ses besoins en lumière, humidité, engrais, sa fragilité aux maladies, comment cultiver ses fleurs, etc... Cours théoriques et cours pratiques donnés dans les serres d’Organigram, entreprise de Moncton spécialisée en culture de cannabis à des fins médicinales. Ces étudiants devraient d’ailleurs y trouver un emploi une fois leur formation terminée, et si ce n’est chez Organigram, ce pourrait être dans les deux autres entreprises de Moncton qui cultivent du cannabis à des fins médicinales. C’est ce qui a motivé la majorité de ces étudiants.
 
« C’est une nouvelle industrie au Nouveau-Brunswick, les perspectives d’obtenir de bons emplois dans tout le Canada sont très bonnes » explique l’un d’eux, Shawn Stewart. « Oui il va y avoir beaucoup d'opportunités d'emplois, puis ça grandit ça grandit ! » renchérit Penny Richard, une mère de famille qui a décidé de reprendre ses études après avoir passé plusieurs années avec ses jeunes enfants à la maison. Scott Clark, lui, se dit très satisfait de l’enseignement reçu dans ce programme : « Trois mois, ce n’est pas assez c’est sûr pour tout apprendre sur le cannabis, mais c’est assez pour travailler dans ce domaine » dit-il. Une bonne base, en quelque sorte, que ces étudiants pourront approfondir par la suite avec d’autres études plus spécialisées ou autres enseignements complémentaires. Shawn par exemple envisage, dans un avenir lointain, d’avoir, qui sait, sa propre entreprise de culture de cannabis…
 

Karen Carrier, enseignante en horticulture, s'est lancée avec plaisir dans ce beau défi d'enseigner la culture du cannabis. © TV5MONDE
En tous cas, cette première cohorte d’étudiants a été très enthousiaste aux dires de Karen Carrier, l’une des deux enseignantes du programme : « Ils ont été formidables, et voir leur enthousiasme m’a rendue très contente de faire partie de cette aventure, ils ont devant eux un bel avenir rempli de possibilités illimitées ». Cette enseignante en horticulture a dû, elle aussi, se familiariser avec la plante de cannabis afin de donner son cours, même si, comme elle dit, une plante reste une plante et le cannabis en est une comme les autres. Karen Carrier précise que donner des cours dans ce nouveau programme a été un beau défi pour elle, surtout qu’elle ne pouvait pas apporter des plants de cannabis dans sa classe, car c’est encore illégal.
 
Secteur prioritaire pour le Nouveau-Brunswick
Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a défrayé les frais de scolarité de ce programme, le premier du genre au Canada... 
« La province a placé l'industrie du cannabis comme un secteur prioritaire de développement socio-économique pour la province » explique Pierre Clavet, Conseiller sectoriel au Collège communautaire du Nouveau-Brunswick  
Cette province maritime de l’est du Canada a donc décidé d’amorcer le virage cannabis, prenant ainsi un peu d’avance sur les autres provinces. 

Et l'expérience du Collège est suivie de près par d'autres établissements ailleurs au Canada qui veulent eux aussi mettre en place très prochainement des programmes identiques : « On a eu certaines discussions avec d’autres collèges oui et c’est toujours en cours, c'est vraiment une industrie émergente et il y a beaucoup d’actions dans ce domaine, notamment dans l’aspect formation du secteur, ça bouge beaucoup » souligne Pierre Clavet. 
Les responsables du Collège poursuivent aussi leurs discussions avec les entreprises de la région qui cultivent du cannabis à des fins médicinales afin de vérifier leur besoin en main-d’œuvre et lancer un nouveau programme au cours des prochains mois au besoin. Ils envisagent également d’offrir la formation en français – cette première session ne s’est donnée qu’en anglais.
 

La bible du cannabis. Une plante comme les autres, mais qui a aussi ses spécificités. © TV5MONDE Des milliers d'emplois
La légalisation du cannabis au Canada va ouvrir la porte au développement d’un nouveau secteur économique qui va créer des milliers d’emplois d’un bout à l’autre du pays et déjà les acteurs de ce nouveau secteur sont en train de se positionner en fonction des législations que les provinces canadiennes sont en train d’adopter pour s’arrimer à cette légalisation. Et la formation de spécialistes en culture de cannabis ou futurs chimistes spécialistes en transformation du cannabis fait partie intégrante de cette démarche.
 
Catherine François   Source: tv5monde.com
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By mrpolo,
Le cannabis récréatif n’est pas encore légalisé, mais de nombreux Canadiens en profitent pour faire fortune.
 
 
Au moins 77 d’entre eux ont accumulé des millions de dollars en quelques mois seulement grâce à leurs investissements dans l’industrie, révèlent des données compilées par notre Bureau d’enquête.
«Je savais que le pot était un bon investissement, mais personne dans le milieu ne pensait que ça rapporterait autant si rapidement», s’étonne Chuck Rifici, patron du fonds d’investissement Cannabis Wheaton et ancien chef des finances du Parti libéral du Canada (PLC).
 
À 43 ans, celui qui est décrit comme le «parrain du pot» au Canada est assis sur une fortune personnelle qu’il estime lui-même à «plus de 100 millions», dont 47,7 M$ en actions de producteurs de pot, selon des documents financiers publics.
Il possède une Ferrari 458 rouge et une Tesla S.
Tout a commencé avec un premier investissement de 70 $ en actions dans sa compagnie Tweed, un producteur de pot (devenue Canopy Growth). «Je pensais que j’étais riche quand j’ai fait mes premiers 500 000 $», plaisante l’homme d’affaires d’Ottawa.
M. Rifici dit aujourd’hui continuer de travailler seulement «pour le plaisir». «C’est pas mal moins stressant».
 
Gros risques
De l’autre côté de la rivière des Outaouais, à Gatineau, Sébastien St-Louis, 34 ans, compte une fortune de 15,4 millions $.
Sa compagnie fondée en 2013, Hydropothecary, est évaluée à 660 millions $ à la Bourse.
Le chemin pour en arriver là n’a pas été facile. «J’ai passé à deux doigts de faire faillite au moins quatre fois. Ma carte de crédit était utilisée au maximum à 30 000 $».
Des histoires comme celle de Rifici et Saint-Louis, devenus millionnaires avant même qu’un seul gramme de pot récréatif ne soit vendu légalement, se comptent par dizaines dans l’industrie.
Établir la liste des Canadiens millionnaires du pot permet de faire les constats suivants:
- La grande majorité, soit 58% d’entre eux (45 sur 77), provient de l’Ontario.
- Seulement 4 viennent du Québec (5%).
- Sur 77 millionnaires, il y a seulement trois femmes.
- La richesse est extrêmement concentrée.
 
Bulle spéculative?
La valeur en bourse des entreprises de pot a explosé l’an dernier au gré des annonces du gouvernement Trudeau sur la légalisation à venir en 2018.
Le Néo-Brunswickois Denis Arsenault a, lui, racheté en 2014 un producteur de cannabis médical pour 1,7 million $. Son acquisition, la compagnie Organigram, vaut aujourd’hui un demi-milliard $.
«C’était comme aller au casino quand j’ai investi dans ça, au début», rit-il.
Même si les Canadiens sont encore divisés sur la question de la légalisation du cannabis et que les banques sont très réticentes à investir dans cette industrie, les investisseurs, eux, se bousculent maintenant aux portes au point que l’on craint une bulle spéculative.
Selon plusieurs experts, la frénésie actuelle s’apparente à la bulle des titres technologiques à la fin des années 1990, car ils sont extrêmement volatiles.
«Il y a des compagnies qui ne sont pas dans le cannabis, qui font juste dire qu’elles sont intéressées par l’industrie et boum, leurs actions triplent», souligne l’analyste en gestion de portefeuille Ken Lester, président de Lester Asset Management.
 
- avec la collaboration de Marie-Christine Trottier et Andrea Valeria
 
Source: tvanouvelles.ca
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By mrpolo,
Les supporters étrangers pourront ramener en Russie pendant la Coupe du monde des drogues comme le cannabis, mais aussi de la cocaïne ou de l’héroïne, sous certaines conditions…
Photo@reuters
  En Russie, les touristes sont autorisés à pénétrer dans le pays avec certaines substances interdites, s’ils possèdent une justification médicale.
Et d’après le Moscow Times, des drogues comme le cannabis, la cocaïne et l’héroïne font partie de cette liste et pourront donc être ramenées par des supporters étrangers durant la prochaine Coupe du monde, qui se déroule en Russie du 14 juin au 15 juillet.
 

Des justifications… en cyrillique
Les membres des forces de l’ordre qui officieront dans les différents enceintes du Mondial seront ensuite chargés de vérifier la validité des justifications médicales, qui devront être écrites en cyrillique.
Reste à voir si ces produits pourront être consommés dans les stades, puisque selon le règlement de la FIFA sur la sûreté et la sécurité des stades, les organisateurs peuvent "refuser l’accès ou expulser toute personne qui (…) présente un risque suite à la consommation d’alcool et/ou de drogues", même si le texte précise par ailleurs que cela doit être fait "en accord avec les exigences des autorités locales/nationales et dans le cadre légal du pays hôte."
 

 
Source: sports.fr
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By mrpolo,
Le Parlement grec a légalisé aujourd'hui la production de cannabis thérapeutique et de produits pharmaceutiques dérivés, une mesure dont le pays attend des retombées en terme d'investissements.
 
 
 
Le projet de loi, qui s'inscrit dans les réformes sociétales promues par le gouvernement d'Alexis Tsipras, a été soutenu par les députés de la majorité, alliant gauche radicale et droite souverainiste, et de l'opposition de centre gauche.
 
L'opposition conservatrice et néonazie, ainsi que le parti communiste KKE, ont voté contre. Le rapporteur de l'opposition conservatrice, Kostas Vlasis s'est notamment ému d'une réforme susceptible selon lui de mettre le pays au rythme d'un "joint interminable". Dans un pays où l'usage récréatif du cannabis reste prohibé, le texte soumet à de strictes conditions la culture de cette plante et la fabrication de produits pharmaceutiques en étant tiré.
 
Cette réforme doit "ouvrir la voie à des investissements grecs et étrangers", avait récemment expliqué à l'AFP Yannis Tsironis, ministre adjoint au Développement agricole. Le chiffre d'affaires qui pourrait être généré "est estimé entre 1,5 et 2 milliards d'euros", avait-il précisé, soulignant que des entreprises grecques mais aussi israéliennes et canadiennes étaient intéressées. Le climat et l'ensoleillement grec sont considérés comme très favorables au développement de cette culture, comme en atteste d'ailleurs la fréquente découverte par la police de plantations illégales de cannabis dans la campagne grecque.
 
L'année dernière, le gouvernement avait autorisé, sous certaines conditions, l'importation de certains produits pharmaceutiques à base de cannabis médical, ainsi que la culture du chanvre (cannabis sativa) à des fins industrielles. Le chanvre peut être utilisé dans la construction, le textile, la papeterie, l'alimentation ou encore dans la fabrication de matériaux composites. Une dizaine des pays de l'Union européenne ont autorisé le cannabis à des fins médicales.
 
Source: lefigaro.fr
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By mrpolo,
Les courtiers de Wall Street ont accueilli avec entrain l'arrivée cette semaine sur le marché officiel du Nasdaq de la première entreprise uniquement spécialisée dans le cannabis, la Canadienne Cronos, faisant bondir mercredi son titre de 20%.
 
 
Le titre de la société Cronos qui cultive et distribue du cannabis thérapeutique et récréatif sur quatre continents, pouvait déjà être échangé à la Bourse de Toronto ainsi que de gré à gré à New York sous la forme d'American Depositary Receipts (ADR), des certificats permettant à une entreprise étrangère d'être négociée aux États-Unis sans avoir à se plier aux lourdes exigences réglementaires du pays.
 
Mais l'entreprise est autorisée depuis mardi à coter son action sur la plateforme officielle du Nasdaq, la Bourse électronique qui surplombe Times Square à New York, au même titre qu'Apple ou Amazon. Cela implique qu'elle répond désormais à toutes les exigences du gendarme américain des marchés financiers, la SEC.
 
Une réponse à l'explosion du marché du cannabis
Cette évolution a été qualifiée par le PDG de Cronos, Mike Gorenstein, "d'étape majeure pour l'entreprise".
 
Cronos a cédé près de 2% le jour de son arrivée sur le Nasdaq, mais a bondi de 20,34% mercredi. Cette arrivée en fanfare à la Bourse de New York répond à l'explosion du marché du cannabis dans le monde.
L'Uruguay est devenu en décembre 2013 le premier pays au monde à légaliser la production, la distribution et la consommation du cannabis. Aux États-Unis, même si la drogue douce est encore interdite au niveau fédéral, plusieurs États ont autorisé sa commercialisation. Plusieurs pays ont aussi légalisé le cannabis à usage thérapeutique. Au Canada, l'usage récréatif deviendra légal le 1er juillet 2018.
 
Les investisseurs misant sur le potentiel commercial nord-américains du cannabis peuvent aussi investir dans d'autres entreprises spécialisées sur le marché de gré à gré comme Aphria, Canopy Growth Corp ou Aurora Cannabis, dont les actions sont aussi échangées à la Bourse de Toronto. Il leur est aussi possible de parier sur des entreprises ayant un pied dans le secteur de cette drogue douce, comme le distributeur américain de boissons alcoolisées Constellation Brands qui a récemment pris une participation au capital de Canopy Growth.
 
(avec l'AFP)
Source: latribune.fr
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By mrpolo,
Cultivé depuis des siècles dans le nord du Maroc, le cannabis n’est aujourd’hui produit (illégalement) que pour ses qualités psychoactives. Pourtant, explique l’autrice de cette tribune, la fibre de chanvre est un atout majeur pour le développement de cette région, en particulier pour ses usages dans la construction.
   
 
Monika Brümmer est une architecte allemande. Elle dirige Cannabric, une entreprise fondée en 1999 à Grenade (Espagne), qui développe des projets de bioconstruction et fabrique des matériaux avec des agrégats de chanvre adaptés à la région méditerranéenne. Elle a cofondé en 2017 la coopérative marocaine Adrar Nouh, qui utilise la tige du chanvre ancestral marocain dans des technologies innovantes et renoue avec ses utilisations traditionnelles de plante à fibres.
 

Monika Brümmer (et des tiges de chanvre beldiya valorisées par l’association Adrar Nouh).   Le Haut-Rif central, au Maroc, a deux visages. C’est à la fois un lieu de production cannabis et une région rurale isolée, en marge du développement du reste du Maroc. Le chanvre y est cultivé depuis le haut Moyen-Âge. La plante a évolué au cours des siècles et a été adaptée au microclimat de la région, caractérisé par des brumes intenses venues de la Méditerranée. La variété beldiya a une morphologie éloignée de son origine indica du fait de son hybridation avec le cannabis sativa eurasien, cultivé dans l’Andalousie musulmane. Utilisée dans la pharmacopée traditionnelle depuis le VIIIe siècle et les découvertes scientifiques du califat abbasside, la plante a aussi été utilisée pour la production du papier.
 
Les ateliers de Fès du XIe siècle utilisaient ainsi des chiffons de chanvre. Le papier de chanvre, dont la technique de fabrication a été importée en Europe dans la seconde moitié du XIe siècle avec l’arrivée des Almoravides à Al-Andalus, a été exporté vers toute la région méditerranéenne et a donc contribué à la diffusion des savoirs. Des membres de la tribu berbère Sanhadja de Srayr se sont installés dans le Haut-Rif central au IXe siècle, dans ce qu’on appelle au Maroc la région « historique » de la culture du chanvre, où ils continuent à cultiver cette plante ancestrale à usage universel.
Paysage du haut Rif central, avec quelques champs de chanvre.     Quand le « kif » était cultivé légalement et contrôlé dans cette région jusqu’à l’indépendance du pays, en 1956, ses propriétés psychotropes modestes n’étaient pas considérées comme un inconvénient. Mais l’adoption de lois internationales, avec la signature par le Maroc de la Convention unique des Nations unies sur les stupéfiants en 1961, a contribué à rendre illégale cette culture traditionnelle. L’essor d’une économie souterraine n’a eu que des effets indésirables sur le développement de la région et a provoqué une situation de désintégration politique et sociale.
 
Les tentatives du gouvernement du royaume marocain pour y remédier, depuis l’an 2000, n’ont pas donné de résultats satisfaisants, notamment parce qu’on n’a guère fait appel aux experts nationaux et internationaux qui connaissent de très près la région, la tribu rifaine Sanhadja de Srayr, son mode de vie et son patrimoine culturel. Or, le potentiel naturel de cette région du Rif est bien réel et son architecture rurale est une composante essentielle de son attractivité, notamment comme cadre des festivités berbères traditionnelles.
Et si le chanvre, qui a contribué à spécialiser et déliter l’économie locale après son interdiction, était une partie de la solution ?
La rénovation énergétique contribue à limiter la déforestation 
Partons de l’habitat. Le Haut-Rif central est marqué par un patrimoine vernaculaire associé à un mode de vie agropastoral qui inclut la sylviculture et, depuis des siècles, la culture du chanvre. La plupart des maisons présentent une architecture évolutive d’un ou deux étages, organisée autour d’un patio. En réponse à la topographie du terrain, les espaces habitables des bâtiments sont souvent organisés en terrasses, multifonctionnels et adaptés à la vie rurale quotidienne. On y retrouve des matériaux naturels locaux, comme l’ardoise et la pierre de quartz sableuse, ainsi que des mortiers et des bétons agglomérés d’argiles locaux. A cela s’ajoutent du bois issu des forêts de cèdres voisines et diverses matières végétales autochtones ou cultivées, comme la paille de seigle utilisée dans les toitures. Dans certains cas, des tiges de la variété locale de chanvre beldiya remplissent les interstices de la structure en bois.
 
Des chènevottes destinées à la construction fabriquées par l’association Adrar Nouh.   Aujourd’hui, la variété beldiya est cultivée uniquement pour ses composés psychoactifs, ce qui en fait une pratique non durable. Pourtant, on pourrait employer la tige du chanvre, qui consiste en des fibres à usages multiples et d’un noyau boisé, pour la modernisation énergétique de l’architecture vernaculaire et la production de biomasse. Transformé en un matériau de construction multiporeux, le chanvre contribue à améliorer le confort de vie des bâtiments sans entrer en conflit avec les matériaux traditionnels. La rénovation énergétique contribue à limiter la déforestation (qui a pour conséquence la perte d’eau et l’érosion) en réduisant la forte consommation de bois, pour chauffer des logements peu isolés, aujourd’hui couverts de tôle, pendant les mois d’hiver froids et enneigés.
 
Bien que la région d’Al Hoceima, qui comprend le Haut-Rif central, représente aujourd’hui moins de 10 % de la production de cannabis marocain, la quantité de déchets locaux de cette activité reste largement suffisante pour couvrir les besoins d’un tel plan. Et cela même avec l’introduction de plantes plus productives en résine mais moins riches en fibres, un phénomène qui affecte un peu moins la région « historique », où les agriculteurs sont revenus à la variété beldiya comme seule variété adaptée aux conditions climatiques locales.
 
La récolte de tiges de chanvre dans le haut Rif central.   Un modèle socioéconomique alternatif de développement pour les Berbères Sanhadja de Srayr peut donc être atteint grâce à l’utilisation du chanvre pour la rénovation de leurs habitats et la valorisation de leur patrimoine culturel — notamment leur architecture peu transformée et dispersée dans un paysage de rêve, parfaite pour développer un écotourisme fondé sur les soins et les produits locaux. De cette façon, leur dépendance à l’économie informelle peut être atténuée par de nouveaux emplois alternatifs. En considérant que le cannabis est l’une des plantes cultivées les plus polyvalentes, les perspectives de développement sont considérables.
 
Monika Brümmer
Source:reporterre.net
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By mrpolo,
Pour la Tanzanie, il n’y a pas lieu d’engager le débat. Le pays veut en finir avec la culture de cette drogue qui prolifère dans l’illégalité. La moindre quantité de cannabis saisie peut vous conduire en prison. Mais dans d’autres pays africains comme le Lesotho, le cannabis médical est devenu une source de revenus. Alors que la recherche sur les effets de cette plante sur la santé fait débat.
Un manifestant consomme du cannabis lors d'une manifestation organisée au Cap (Afrique du Sud)
le 7 mai 2016 pour demander la légalisation de cette plante dans le pays. © Phot
En Tanzanie, les champs de cannabis sont généralement dissimulés, le plus souvent avec la complicité des autorités locales, dans les nombreuses et immenses forêts naturelles à travers le pays. D’où la difficulté d’endiguer la culture illégale de cette drogue.
«Nous allons arrêter toutes les personnes impliquées et nationaliser tous les véhicules à bord desquels sera saisie la moindre quantité de cannabis», ont menacé les autorités au cours d’une opération lancée en février 2017 par le ministre de l’Intérieur en personne.

Le Lesotho, premier pays à franchir le pas

La politique d’éradication totale du cannabis adoptée par la Tanzanie est loin de faire l’unanimité sur le continent. Dans plusieurs pays, le débat est désormais engagé sur le bien-fondé de légaliser la culture du cannabis médical.
Le Lesotho a déjà franchi le pas en accordant en 2017 la première licence à une entreprise sud-africaine autorisée à cultiver, à transformer et à vendre du cannabis pour un usage scientifique et médical. Le Malawi, la Zambie et le Zimbabwé envisagent, eux aussi, de suivre l’exemple du Lesotho pour attirer les investisseurs.

Débat controversé en Afrique du Sud

En Afrique du Sud, le cannabis médical suscite un débat controversé. Certains spécialistes prônent sa légalisation alors que d’autres sont plus réservés.
«Le cannabis peut être considéré comme une alternative lorsque les médicaments traditionnels ont été inefficaces. Comme pour n’importe quelle autre substance, il peut être un remède efficace pour certaines personnes, et un poison pour d’autres», explique à l’AFP un chercheur de l’université de Pretoria.»

Selon les médias locaux, le conseil de recherches médicinales sud-africain a lancé plusieurs essais cliniques. Mais sa production à des échelles commerciales et sa distribution restent illégales dans le pays.
 

Cannabis à usage médical dans un dispensaire de Denver aux Etats-Unis en 2011. © Photo Reuters/Rick Wilking

Que dit la science sur les vertus du cannabis ?

Dans un article posté sur le site Doctissimo, le docteur Jean Philippe Rivière, médecin généraliste français note que l’usage médical du cannabis est une réalité aux Pays-Bas, mais aussi en Italie, en Allemagne, en Finlande ou encore dans certains Etats américains. Puis il énumère ses propriétés «de plus en plus reconnues de par le monde».

«Cette substance possède des vertus médicales pour les patients atteints de douleurs chroniques, de spasmes liés à une sclérose en plaques voire d’épilepsie partielle, de nausées ou d’un manque d’appétit dû au sida ou à un cancer», écrit Jean-Philippe Rivière.

Le médecin français fait référence à «plusieurs centaines d’études» menées à travers le monde et qui auraient permis de confirmer certaines propriétés du cannabis. Et de préciser que dans le cadre de l’usage médical, il est recommandé, dans les pays qui l’autorisent, de consommer le cannabis sous différentes formes non fumées. Le cannabis fumé pouvant augmenter le risque de cancer du poumon au même titre que le tabac, affirme-t-il.

La recherche sur les effets du cannabis médical encore balbutiante

Ces affirmations sont battues en brèche dans un article posté sur le site The Conversation par d’autres chercheurs qui affirment que la recherche sur les effets du cannabis médical est encore balbutiante. Aujourd’hui, les résultats obtenus sont encore mitigés, estiment deux professeurs américains qui se sont penchés sur le sujet.

Il s’agit de Steven Kinsey, de l’université de Virginie, et de Divya Ramesh, de l’université de Connecticut. Pour eux, cette plante contient des centaines de composants dont on connaît encore très mal les vertus éventuelles pour la santé.

«La recherche menée sur les humains montre que certaines maladies, comme la douleur chronique résultant de lésions nerveuses, seraient sensibles à l’action du cannabis, sous forme fumée ou vaporisée. Mais la plupart des recherches se fondent sur des déclarations subjectives, sur des évaluations personnelles de la douleur, ce qui en limite la validité», indiquent-t-ils dans leur article.

Et ils font le même constat concernant l’effet du cannabis sur l’épilepsie qui a fait l’objet de plusieurs articles «à sensation».
«Même si les spéculations vont bon train sur internet, l’usage thérapeutique du cannabis pour atténuer les crises d’épilepsie n’est pour l’instant confirmé que par des expériences menées sur les rongeurs. Chez les humains, la preuve de son efficacité est bien moins établie».
Pour les deux chercheurs américains, ce n’est que par le biais d’études solides qu’il sera possible de comprendre les éventuelles vertus thérapeutiques du cannabis.

Comme on le voit, si des brèches se sont ouvertes en Afrique, comme ailleurs dans le monde, dans l’interdit qui frappe le cannabis, il est encore loin le temps où chacun pourra se le procurer sur ordonnance dans la pharmacie de son quartier.
 
Par Martin Mateso@GeopolisAfrique
Source: francetvinfo.fr
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By mrpolo,
Virgil Grant surfe sur le succès de la légalisation du cannabis en Californie: son petit empire compte déjà trois dispensaires, deux plantations et une ligne de vêtements. Une juste réparation pour lui qui a purgé six ans de prison pour avoir dealé de la marijuana. Photo - Virgil Grant dans sa boutique de vente de cannabis et de produits dérivés à Los Angeles, le 8 février 2018 - © Frederic J. BROWN   Dans sa boutique discrète du sud de Los Angeles, il montre fièrement ses dernières innovations: une gourde rechargeable de thé infusé de CBD, l'une des molécules non-psychoactives de cette drogue douce, ou des onguents vendus dans de jolies fioles.
Son succès d'aujourd'hui, il l'a toutefois payé cher lors des décennies de "guerre contre la drogue", avant le début du mouvement massif pour la légalisation du cannabis aux Etats-Unis.
 
Arrêté en 2008 par la police fédérale, Virgil a passé six ans derrière les barreaux. "Il y a beaucoup de gens de couleur qui ont été arrêtés et incarcérés, comme moi, pour des affaires de marijuana, des crimes et délits non-violents. (...) C'est désormais légal, mais il y a toujours des gens en prison", explique-t-il à l'AFP.
 
D'après l'association de défense des droits civiques ACLU, 8,2 millions de personnes ont été arrêtées pour commerce ou consommation de marijuana entre 2001 et 2010. Un chiffre quatre fois plus important chez les Noirs que chez les Blancs, alors que leur consommation est similaire selon de multiples études.
 

"On perd tout"
L'impact sur les Afro-américains et les Hispaniques a été dévastateur, plongeant des familles entières dans la pauvreté.
"On perd tout, même sa voiture", se souvient Virgil Grant, qui n'a pas pu voir grandir ses cinq filles. Une fois sortis de prison, les ex-dealers peinent à retrouver emploi, logement ou subvention, et donc à sortir de la précarité.
 
Cat Packer, responsable de la législation sur le cannabis de Los Angeles, rétorque que des arrestations disproportionnées chez les Noirs ont eu seulement lieu "parce que la police était plus active dans ces communautés".
Los Angeles, Oakland, Portland, entre autres, veulent désormais octroyer des licences de commercialisation de marijuana en priorité à ceux qui ont souffert de la "guerre contre la drogue".
"Barrières à l'entrée"
La California Minority Alliance milite par ailleurs dans tout le pays pour que les minorités défavorisées aient leur chance de participer activement à ce secteur légal encore embryonnaire: il faut "que ça ne coûte pas un million de dollars pour obtenir une licence", argumente-t-elle.
 
Des villes comme San Diego, San Francisco ou Seattle veulent par ailleurs amnistier des milliers de condamnations passées. 
Eddie Erby, l'un des employés de Virgil Grant, a été arrêté à 18 ans pour avoir vendu de la marijuana. Il a passé dix ans derrière les barreaux.
 
Le cannabis "était une manière de gagner de l'argent rapidement parce qu'on n'arrivait pas à trouver un travail, parce qu'on n'avait pas la bonne couleur de peau", raconte-t-il, tout en pesant des fleurs de cannabis pour la commande d'un client.
Aujourd'hui âgé de 52 ans, il a mis des années à reconstruire sa vie. Virgil Grant embauche régulièrement d'anciens prisonniers.
Car du boulot il y en a : le marché du cannabis vaut déjà près de 20 milliards de dollars aux États-Unis, un chiffre qui devrait doubler d'ici trois ans.
 
Source: rtbf.be
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By mrpolo,
Et si la NBA devenait la première ligue pro à encourager l’usage du cannabis thérapeutique ?
 
Depuis quelques années déjà, la NBA est la ligue de sport US qui vit le plus dans son époque. Le mandat de David Stern avait préparé le terrain. Celui d'Adam Silver, entamé en 2014, pourrait bien briser les barrières les plus tenaces autour de questions majeures de société. La tâche est importante. Les temps sont complexes aux Etats-Unis et on ne bouleverse pas un échiquier comme celui-ci en un clin d'œil. Mais la NBA a au moins le mérite d'être du côté des progressistes.
 
En 2013, elle avait favorisé le coming-out du premier joueur homosexuel en activité dans le sport américain professionnel, Jason Collins. L'année suivante, une chasse aux propriétaires racistes et discriminants avait débouché sur l'éviction très médiatisée de Donald Sterling, le patron des Los Angeles Clippers, et de Bruce Levenson, celui des Atlanta Hawks. Un an plus tard, la question des violences domestiques s'était trouvée au centre des discussions, alors que la puissante consœur de la NFL était stigmatisée pour son laxisme sur le sujet. En 2016, Silver avait osé délocaliser le All-Star Game de Charlotte quelques mois seulement avant sa tenue parce qu'une loi anti-LGBT avait vu le jour en Caroline du Nord.
 
Puis, là encore en opposition avec la très conservatrice NFL, la NBA avait accompagné et soutenu les joueurs qui souhaitaient exprimer leur colère face aux violences policières et aux discriminations contre la communauté afro-américaine. Si le Commish a émis le souhait que les joueurs ne s'agenouillent pas pendant l'hymne, il les a encouragés à manifester leur intérêt pour la cause. Enfin, la ligue a constamment soutenu ses membres dans leurs critiques féroces contre Donald Trump, notamment le choix des Golden State Warriors de ne pas se rendre à la Maison Blanche pour fêter leur titre comme le voulait la tradition.
 
Aujourd'hui, c'est un sujet différent et potentiellement épineux sur lequel doit se pencher l'institution. Là aussi, l'idée est de se montrer avant-gardiste et de composer avec la réalité sociale, tout en prenant des pincettes sur le plan sanitaire. Alors qu'à travers le pays de plus en plus d'états ont assoupli leur posture vis-à-vis du cannabis, des voix s'élèvent pour rendre son utilisation légale en NBA. Prudence toutefois. On parle ici de cannabis à usage strictement thérapeutique. La NBA ne peut pas se permettre, après avoir mis en place un règlement impitoyable pour éliminer le fléau des drogues dures dans les années 80, d'être considérée comme un nirvana pour amateurs de drogues récréatives.
La marijuana n'est pas une drogue dure et ses effets sont évidemment sans commune mesure avec les ravages provoqués par la cocaïne, par exemple. On se souvient des carrières tronquées de John Drew ou David Thompson, stars en leur temps, à cause de leur addiction. La NBA reste toutefois précautionneuse avec l'image que doivent renvoyer ses acteurs. On peut d'ores et déjà affirmer qu'aucun joueur n'aura de blanc-seing pour arriver « stone » aux matches ou même avoir une consommation décomplexée en dehors des terrains.
 
Pour l'heure, les sanctions pour les contrevenants sont néanmoins plus de l'ordre de la petite tape sur le poignet que de l'énorme gifle. Ce n'est qu'au bout d'un troisième contrôle positif au cannabis qu'un basketteur est généralement suspendu et jamais pour plus de cinq matches. Un signe que l'instance est consciente de la réalité.
CBD mon amour
En 2016, Jay Williams, l'ancien joueur des Bulls, estimait que plus de 75% des joueurs NBA avaient une consommation ne serait-ce qu'occasionnelle, de cannabis. L'ancien n°2 de la draft avait visé large mais, surtout, avait apporté une nuance importante.
 
« Énormément de personnes s'en servent à des fins médicales. Il est temps que les institutions comme la NBA le comprennent. Je ne suis pas un drogué. J'utilise juste de l'huile de cannabis contre les inflammations et l'anxiété.
Pendant plus de cinq ans, on m'a soigné à l'Oxycontin. J'y ai été accro. Les médecins vous prescrivent pourtant ça sans aucun problème, alors que le cannabis reste diabolisé », racontait celui qui avait vu sa carrière brisée par un accident de moto en 2003.
 
Al Harrington, 18 saisons en NBA, est allé plus loin dans la réflexion. Le jeune retraité est devenu entrepreneur dans le business du cannabis et s'est fait l'avocat de cette cause.
 
« A Denver, je me suis blessé au genou. On m'a opéré et j'ai malheureusement eu une infection. Il m'a fallu quatre opérations supplémentaires juste pour nettoyer l'articulation. J'étais en souffrance. La vicodine ne marchait pas.
On m'a recommandé de me soigner avec le CBD, ça a été un changement incroyable. J'ai pu jouer aussi longtemps grâce à ça et aucun contrôle anti-dopage que j'ai pu passer n'a été positif », raconte Harrington dans le média Uninterrupted.
 
Mais le CBD, qu'est-ce que c'est au juste ? Petit cours de chimie. Le cannabis est composé de deux substances dominantes, le THC (tétrahydrocannabinol) et le CBD (cannabidiol). Le THC est responsable de l'effet relaxant provoqué par la fumette. En revanche, il a des effets psychoactifs (donc influe sur le comportement, l'humeur, la perception et l'activité mentale), augmente l'appétit et crée fréquemment, à plus ou moins long terme, des problèmes d'ordre neurologique. Tout ce contre quoi les organismes de santé publique mettent en garde à juste titre.
Le second, celui autour duquel Harrington a axé son investissement de 3,5 millions de dollars, n'a pas d'effets psychoactifs, est anti-inflammatoire et réduit la douleur et les nausées. C'est en congelant la plante, en extrayant le fameux CBD et en l'exposant à une forte chaleur, que les exploitants employés par Harrington – l’un des nombreux entrepreneurs qui se sont lancés dans ce secteur luxuriant (7,1 milliards de dollars générés aux Etats-Unis en 2016) – façonnent leur gagne-pain. Il peut être utilisé sous forme d'huile, de pâte, de crème ou de poudre. Une méthode appelée « dabbing » permet aussi l'inhalation de concentré de CBD. L'e-cigarette avec de la vapeur de CBD est par exemple très en vogue chez les combattants MMA, que l'Agence Mondiale Anti-dopage autorise désormais à avoir recours au cannabis thérapeutique. Un substitut évidemment moins problématique que les opioïdes fréquemment ingérés par les free-fighters de haut niveau.
 
« J'ai développé une addiction aux opioïdes qui s'est poursuivie même après ma retraite. Au début, tu prends une pilule. Puis deux, puis quatre, puis sept, puis dix... Lentement, mais sûrement, tu augmentes la dose et tu n'es plus toi-même.
S'il y avait eu la possibilité de se soigner au CBD à l'époque, je n'aurais pas eu à en passer par là. J'espère que tous les athlètes pourront avoir recours à ça à l'avenir », témoigne l'ancienne star néerlandaise de l'UFC Bas Rutten dans son blog sur Champions.co.
 
Al Harrington, qui vit dans le Colorado, l'un des états précurseurs en matière de légalisation du cannabis, ne voit que des effets bénéfiques à la consommation de CBD, même si ses proches ont d'abord été interloqués en le voyant se soigner par ce biais.
 
« Un jour, ma fille m'a un peu pris de court en me demandant pourquoi je prenais ça. J'ai dû lui dire que son papa avait eu une longue carrière et avait beaucoup d'anciennes douleurs et des genoux en mauvais état. Et puis je lui ai montré que son arrière-grand-mère, qui est diabétique, va beaucoup mieux depuis qu'elle se soigne comme ça. »
David Stern, improbable soutien
Si les témoignages d'anciens joueurs font réfléchir, celui de David Stern, le Commish historique, a fait du bruit ces derniers mois. Mentor d'Adam Silver, qui a été son adjoint pendant près de huit ans, Stern a encore de l'influence auprès du nouveau boss et sa prise de position en faveur de l'usage du cannabis thérapeutique pourrait bien accélérer le processus.
« A l'époque, le cannabis était considéré comme une drogue-passerelle vers d'autres choses plus lourdes. Et beaucoup de joueurs venaient nous voir en nous disant, untel ou untel joue sous influence du cannabis, c'est dangereux, etc... On a donc serré la vis.
Après en avoir appris plus sur le sujet, je pense aujourd'hui que la marijuana devrait être retirée de la liste des produits interdits. Beaucoup de gens très intelligents ne savent pas ce qui est bien ou non à ce sujet. Mais tout le monde s'accorde à dire que c'est médicalement bénéfique sous l'une de ses formes.
Il faudrait changer le CBA pour laisser chacun faire ce qui est légal dans son état », a proposé Stern, là aussi sur The Uninterrupted, avant de suggérer que les staffs médicaux des franchises NBA soient formés sur la question pour appréhender au mieux une possible réforme.
 

 
L'un des prérequis pour que les soins au CBD se démocratisent est évidemment l'encadrement de la prise du produit par des professionnels de santé. C'est un peu là que le bât blesse. Si l'emploi de la marijuana thérapeutique ne s'est pas encore généralisé chez les athlètes, c'est aussi à cause du scepticisme de la part d'une frange non-négligeable du corps médical. En novembre dernier, le collège des médecins de l'Alberta, au Canada, remettait même en cause l'absence d'effets secondaires avancée par les défenseurs de la méthode. Des essais effectués par l'équipe du docteur Mike Allan évoquaient la récurrence d'hallucinations, de paranoïa, d'étourdissements et d'hypotension artérielle.
 
« La plupart des autres études ont sous-estimé les effets indésirables parce qu'elles ont été menées auprès de patients habitués à la marijuana et donc possiblement moins susceptibles que les autres de les ressentir », prévient Allan dans Metro Canada.
 
Aujourd'hui, 29 des 50 états américains autorisent la consommation de cannabis à des fins médicales. Parmi ceux qui hébergent des franchises NBA, l'Utah (le Jazz), le Wisconsin (les Bucks), l'Indiana (les Pacers), le Texas (les Spurs, les Rockets et les Mavs), la Caroline du Nord (les Hornets) et la Géorgie (les Hawks) n'ont pour l'heure aucune législation favorable à une quelconque utilisation de la substance. On peut supposer que les joueurs de ces équipes en demande de soins ou qui se les seront vus recommander s'arrangeront pour obtenir des dérogations ou être traités en dehors de ces juridictions.
Un autre point soulevé par Stern, qui ne manque jamais de rappeler qu'il est un businessman dans l'âme, n'est pas à négliger : l'aspect financier.
 
« En changeant la réglementation, la NBA générerait un bénéfice énorme. Imaginez une seconde si toutes les superstars pouvaient jouer une année supplémentaire dans leur carrière grâce à ça ? »
 
Certaines légendes du jeu, comme Larry Bird, freiné par de violentes douleurs au dos en fin de parcours, auraient probablement pu en bénéficier en leur temps. Peu après la sortie médiatisée de Stern, justement à la suite d'une discussion avec Harrington, Adam Silver s'est déclaré « très intéressé par cette question scientifique et les applications possibles en NBA ». De quoi laisser penser que le sujet sera rapidement discuté lors de réunions entre le board, le syndicat des joueurs et les propriétaires.
Il n’existe pas de produit miracle
Il n'y a finalement même pas besoin d'être personnellement concerné pour militer en faveur d'une évolution du règlement. Ni de faire partie d'une génération gavée aux antidouleurs aux effets indésirables. Karl-Anthony Towns, 22 ans, n'a pas encore connu le moindre pépin physique majeur depuis son arrivée dans la ligue. Pourtant, celui qui avait débuté des études de kinésiologie à Kentucky a livré un avis assez éclairé sur la question dans un entretien accordé à ESPN.
 
« Je n'ai jamais fumé, mais ma famille est dans le médical et je connais le sujet. Il n'y a pas besoin de transformer le produit en joint. On peut en revanche utiliser les propriétés chimiques de la substance pour améliorer le quotidien de beaucoup de gens.
C'est hors de mon contrôle, mais Adam Silver devrait légaliser la marijuana médicinale. Il a déjà montré qu'il était toujours à l'écoute et pour le dialogue. Moi, je ne parle pas d'une consommation où les gens fumeraient comme des pompiers. Simplement, d'une utilisation comme un facteur bénéfique pour le corps des athlètes. »
 
Et KAT d'évoquer le cas du neveu de sa petite-amie, autiste, dont le traitement contre les troubles neuro-développementaux est à base de cannabis.
 
« Je n'ai vu que des effets positifs à ce jour sur lui. Il trouve du réconfort dans ce traitement et je suis heureux pour lui. Il y a certains athlètes pour lesquels cet usage serait bon. Nous ne sommes pas surhumains », explique-t-il.
 
L'idée n'est pas de dire que le CBD a réponse à tout et est une sorte de produit miracle. Steve Kerr, dont on connaît les graves problèmes de dos depuis deux ans, a eu recours à cette méthode mais sans succès. L'important, du point de vue du coach des Warriors, est que les joueurs aient la possibilité d'utiliser cette alternative s'ils le souhaitent.
 
« J'ai essayé deux fois. Je souffrais énormément. Ça n’a pas eu d’effets sur moi. J’aurais aimé que ça marche parce que les opioïdes n'ont pas fonctionné non plus et ont été très néfastes. Cela dit, ça ne fait aucun doute que c’est nettement mieux pour le corps que la vicodine ou d’autres antidouleurs. Pourtant, on continue de filer ça aux joueurs comme si c’était de la vitamine C. Tout est une question de perception.
La NFL, la NBA et la MLB sont dirigées par des businessmen qui ont une image à respecter. Du coup, ils ne veulent pas que l'on puisse penser que leurs joueurs sont des junkies. Il faut que le public soit éduqué sur ce sujet. Pour moi, ce n'est qu'une question de temps avant que le cannabis médical ne soit autorisé dans les ligues sportives. L'éducation va l'emporter sur le préjugé », a affirmé Kerr sur NBC Sports.
 
Si des joueurs influents, le coach des champions en titre et l'ancien patron de la ligue sont en faveur de l'arrivée du cannabis thérapeutique en NBA, pourquoi les choses n'ont-elles pas encore bougé ? C'est assez simple. Les grands groupes pharmaceutiques doivent d'abord trouver le moyen d'exploiter ce filon financièrement. Quand ce sera le cas, la mise en place d'essais cliniques sur les athlètes et la légalisation iront probablement beaucoup plus vite...
 
Par Shaï Mamou

Cet article est extrait du numéro 65 de REVERSE
Source: basketsession.com
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By mrpolo,
En janvier 2017, les députés allemands ont voté la légalisation du cannabis à usage thérapeutique. Depuis lors, le texte est entré en vigueur en mars dernier. Cependant, près d'un an après cette mesure, les patients malades ayant droit à la marijuana médicale luttent encore pour trouver l'herbe dont ils ont besoin. 
 
 
Le problème réside dans le conservatisme de l'industrie médicale, explique The Economist. En effet, de nombreux médecins allemands hésitent encore à prescrire du cannabis plutôt que les opiacés traditionnels tels que la morphine. Et lorsque les professionnels du secteur de la santé acceptent de délivrer du cannabis, le prix peut atteindre 24 euros le gramme, soit plus du double du prix en rue. Ainsi, le coût en vente libre est beaucoup plus élevé que ce que beaucoup de consommateurs particuliers peuvent se permettre. Par ailleurs, les assureurs santé déclinent un tiers des demandes de remboursement.
 
Tous les pharmaciens allemands ne stockent pas du cannabis, soit parce qu'ils désapprouvent cet usage, soit tout simplement parce qu'ils ne le connaissent pas. Par conséquent, la demande dépasse souvent l'offre.
Pourtant, les Allemands sont friands des traitements alternatifs et particulièrement, des traitements à base de remèdes naturels.
 
Culture illégale
Jusqu'à l'année prochaine, la culture du cannabis restera illégale en Allemagne. A cette date, une dizaine de licences seront octroyées permettant à des pharmaciens de produire la substance sur des sites secrets. Ces pharmaciens recevront des formations en sécurité et seront également assermentés de façon confidentielle. Ils ne pourront en outre pas touchés au produit fini.
Cela ne laisse donc la place qu'aux producteurs de cannabis cultivé à l'étranger. Mais là encore, les règles d'octroi de licences sont beaucoup trop strictes, explique David Henn, CEO de Cannamedical, principal fournisseur de cannabis de l'Allemagne. Les blocages sont évidents même pour les pharmacies favorables à l'usage médical du cannabis de Cologne. « Nous sommes sur une liste d'attente. Je pense que cela prendra deux mois », affirme Frau Metzdorf de Apotheke im Hauptbahnhof. A proximité de cette pharmacie, les clients de Dom Apotheke doivent attendre trois mois. Mais ceux qui souhaitent vraiment avoir accès au cannabis peuvent l'obtenir au coin de la rue, précise le média.
 
Dans les grandes villes allemandes, la police ferme parfois les yeux sur le trafic des dealers de rue. La possession de petites quantités de cannabis est légale. Par contre, cultiver du cannabis à domicile est plus risqué. La première licence pour la culture domestique de cannabis a été délivrée en 2016. Les patients souhaitent donc que la culture domestique soit également légalisée. « Il s'agit de la prochaine étape », insistent-ils.  
 
Arnaud Lefebvre
 
Source: fr.express.live
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