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Espagne - La Constitution annule la loi catalane qui réglemente les associations de consommateurs de cannabis
By Indi-Punky, in International,

Le tribunal estime que le règlement envahit les pouvoirs de l'Etat et peut protéger les activités illégales
 
La séance plénière de la Cour constitutionnelle a décidé d’annuler à l’unanimité la loi catalane régissant les associations de consommateurs de cannabis , selon un jugement daté du 19 septembre. Les magistrats ont estimé que cette réglementation envahissait les compétences de l’Etat, après que le gouvernement de Mariano Rajoy l’ait interjeté en appel en octobre dernier, alléguant également qu’elle conférait une protection juridique à des activités qualifiées d’infraction dans le Code pénal.
  Le tribunal souligne que, bien que le cannabis contienne des éléments ou des ingrédients actifs susceptibles d’être utilisés à des fins thérapeutiques, il ne peut être considéré comme un médicament ou un médicament au «sens strict». "Mais une substance classée comme stupéfiant, ce qui signifie que c'est une compétence en matière pénale réservée à l'Etat, conformément à l'article 149.1.6 de la Constitution", souligne la résolution.
 
En ce sens, la Commission constitutionnelle souligne que la loi catalane "reconnaît les fonctions de collecte ou d'acquisition et de distribution ultérieures" du cannabis aux clubs, en plus de les définir comme "un espace privé répondant aux conditions idéales de consommation". Par conséquent, lorsque l'on considère cette substance comme un médicament, les autonomies ne peuvent pas légiférer sur ce type de centres. Une idée que les magistrats ont déjà souligné lorsqu'ils ont déclaré inconstitutionnelle une loi similaire approuvée en Navarre. La "discipline normative réserve à l'Etat" la législation sur "la consommation, l'approvisionnement et la dispense" de cette substance, souligne le tribunal.
 
En juin 2017, le Parlement catalan a donné son feu vert à la loi régissant les associations de consommateurs de cannabis, qui visait à créer un régime juridique pour ces organisations et à fournir un cadre juridique à leurs activités associés. La loi, issue d'une initiative législative populaire (ILP), n'a été en vigueur que pendant quelques semaines, son application ayant été suspendue après l'appel du gouvernement Rajoy.
 
La décision constitutionnelle renvoie les clubs de cannabis à une sorte de flou juridique . La volonté de mettre un terme à cette situation et de mieux contrôler la consommation de cette substance était précisément l'un des principaux arguments avancés par la Generalitat pour approuver le règlement. Au moment de son approbation, en Catalogne, il y avait plus de 400 associations. Même avec la loi en vigueur, les méandres légaux qui entourent le cannabis n’auraient pas pris fin, puisque les responsables des clubs pourraient en consommer et en distribuer parmi ses membres, mais ils pourraient être arrêtés s’ils étaient surpris en train de cultiver ou de transporter de la marijuana.
 
Les frontières floues entourant la marijuana et l'application du code pénal en ce qui concerne les droits constitutionnels tels que le droit à la vie privée et le droit d'association sont au cœur du débat. Le premier d'entre eux protège quiconque de faire ce qu'il veut s'il le fait dans un espace privé. La seconde, associer pour prendre toute activité si elle ne viole pas la loi.
 
L'histoire de l'Association de l'autoconsommation de cannabis de Barcelone , la première à s'inscrire en Catalogne, illustre bien la controverse. En février 2010, l'entité a présenté sa demande au registre des associations du département de la justice de la Generalitat. Compte tenu des doutes suscités par la demande, ce ministère a demandé un rapport de l’intérieur, responsable des Mossos d’Esquadra. L'intérieur a répondu que l'association ne pouvait pas s'inscrire parce que la fin de la culture et de la distribution de la marijuana est punissable par le code pénal.
 
Des mois plus tard, cependant, un autre rapport du Bureau du Procureur a renversé le ministère de l'Intérieur. Le parquet a maintenu que le droit d'association prévaut et qu'une association ne peut s'empêcher d'être empêchée si son activité (l'autoconsommation ...) n'est pas punissable. En tout état de cause, le bureau du procureur a exhorté les Mossos à intervenir s'ils considéraient que la manière de cultiver, de distribuer ou de consommer la drogue était entrée dans la sphère pénale.
 
L'association a finalement été acceptée par le registre des associations en novembre 2010. Trois mois plus tard seulement, les Mossos sont entrés au siège de l'entité et ont arrêté quatre personnes pour trafic de drogue. Les coups de police contre ces autres clubs de cannabis ont eu lieu en Catalogne ces dernières années .
 
Avec ce précédent, les limbes juridiques dans lesquels vivent les clubs de cannabis - qui paient d’autre part leurs impôts au Trésor comme toute autre activité économique, ce qui leur a permis de gagner devant les tribunaux une affaire contre eux - ne prendront fin Le gouvernement central doit légiférer en la matière, selon toutes les sources consultées. Les tribunaux de Valence - avec le soutien du PSOE, Ciudadanos, Podemos et Compromís - ont approuvé en juin dernier une proposition non juridique en ce sens.
 
La Generalitat de Catalogne n'a pas rendu public sa position avant la décision de la Cour constitutionnelle.
 
Source: https://elpais.com/sociedad/2018/09/26/actualidad/1537962537_657433.html
 
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Valeurs "cannabis" : pourquoi les marchés délirent !
By mrpolo,
L'or est devenu vert à Wall Street. Les investisseurs se sont totalement emballés ces derniers jours autour des valeurs spécialisées dans le cannabis. Le canadien Tilray a vu son cours boursier multiplié par 10 depuis son introduction en juillet dernier. Du pur délire selon Philippe Béchade, Rédacteur en chef de La Bourse au Quotidien. Ecorama du 24 septembre 2018 présenté par David Jacquot sur boursorama.com.
 

 
Source: boursorama.com
 
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Le village indien de Malana, mondialement connu pour son haschich, va être interdit aux touristes
By mrpolo,
Invoquant un ordre divin, les habitants de ce village du nord-ouest de l’Inde ont décidé de ne plus accueillir de touristes. Ces derniers menaceraient les coutumes locales en véhiculant une culture étrangère, rapporte le Hindustan Times.
 
© MyLoupe / Contributeur, Getty images | L'architecture traditionnelle du village de Malana.
 
À Malana, les touristes se bousculent pour apprécier l’un des meilleurs hashish du monde. Dans ce village isolé du nord-ouest de l’Inde, dans l’état d’Himachal Pradesh, des artisans confectionnent le Malana Cream, une variété de cannabis frottée à la main qui fait le bonheur des amateurs de drogues aux quatres coins du monde. Mais ce juteux business – la substance se vend 250 dollars pour 11 grammes – devrait considérablement ralentir : les touristes ne sont plus les bienvenus à Malana.
 
Des villageois réunis en un parlement bicaméral ont en effet décidé de fermer l’accès du village aux étrangers, sur ordre divin, raconte le Hindustan Times, mardi 11 juillet. Les touristes sont accusés de menacer la culture et les traditions de Malana.
 
Pour en arriver à cette décision, le parlement a invoqué le dieu Jamlu, par l’intermédiaire d’un oracle. Et d’après ce dernier, Jamlu ne porte pas vraiment les pratiques des touristes dans son cœur. "La divinité ne veut qu’aucun villageois ne loue sa propriété comme une maison d’hôte et un restaurant", rapporte Bhagi Ram, gouverneur de Malana au Hindustan Times.
"Il a interdit à chacun de faire cela et ceux qui violeront ses ordres verront s’abattre sur eux sa malédiction."
Protéger sa culture face au tourisme de la drogue
Selon le récit local, le peuple malanais, qui parle son propre dialecte et ne reconnaît pas l’autorité du gouvernement indien, descend de l’empereur Alexandre Le Grand. Appartenant à la caste des kshatryas – celle des guerriers, la plus noble après celle des brahmanes–, ils se perçoivent comme un peuple sacré et refusent tout contact avec un étranger ou membre d’une caste inférieure. L’endogamie y est donc généralisée et a contribué à l’isolement des Malanais qui ont longtemps vécu de la fabrication artisanale de produits en chanvre. Avant que la culture et le commerce de cannabis y soient importés par des étrangers dans les années 1970. Depuis, l’ouverture au monde et aux nouvelles technologies n’a cessé de se développer pour faire planer dans les esprits la menace d’une dilution des traditions locales.
Mais les habitants reprochent aussi aux étrangers d’avoir contribué à bâtir une image tronquée de Malana en l’associant exclusivement au cannabis. En février dernier, le village avait ainsi interdit les photos : les clichés pris par les visiteurs étaient perçus par les locaux comme caricaturaux, réduisant trop souvent Malana à un hub du trafic de drogues.
 
Par Majda ABDELLAH
 
Source: france24.com
 
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Les baby-boomers consomment autant de cannabis que les ados
By mrpolo,
Selon une étude du gouvernement, la consommation de cannabis a explosé ces dix dernières années chez les quinquagénaires et les sexagénaires américains.
 
 
PHOTO MARY TURNER/REUTERS
 
“Vous devriez parler de cannabis avec vos grands-parents”, conseille le Washington Post à ses lecteurs.
Et pour cause, selon une nouvelle étude sur la consommation de drogue publiée en septembre par l’Agence des services en toxicomanie et en santé mentale, la consommation de cannabis a explosé ces dix dernières années chez les Américains âgés de plus de cinquante ans.
“Jusqu’en 2000, rappelle le journal, les adolescents étaient quatre fois plus susceptibles d’avoir consommé de la marijuana que les quinquagénaires et les sexagénaires.”
L’âge d’or des seniors
Aujourd’hui, dans la catégorie des personnes qui fument de la marijuana chaque mois, “on retrouve davantage de baby-boomers âgés de 55 à 64 ans que d’adolescents âgés de 12 à 17 ans”.
Les seniors américains de plus de 65 ans ont également vu leur consommation augmenter, note le quotidien, qui y voit un effet peu connu de la légalisation du cannabis.
 
“En général, on a tendance à se focaliser sur les effets de la légalisation sur la consommation des plus jeunes”, pourtant l’usage de la marijuana “se concentre aujourd’hui chez les personnes plus âgées”.
Depuis 2012, neuf États américains et la région de la capitale fédérale ont légalisé la consommation de cannabis à des fins récréatives pour les adultes, rappelle le journal.
 
“Cette vague de légalisation déferle alors que les baby-boomers entrent dans leur âge d’or. Ceux-ci étaient déjà des consommateurs de cannabis dans les années 1960 et 1970, et il semble qu’ils utilisent aujourd’hui leurs années de retraite pour réitérer les expérimentations de leur jeunesse.”
 
Enfin, l’usage médical de la marijuana entre également en ligne de compte. Selon une autre étude citée par le journal, plus de 20 % des seniors expliquent que c’est leur praticien qui leur a recommandé d’essayer le cannabis.
 
Source: courrierinternational.com
 
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Liban : Beyrouth se lance dans l’export de cannabis thérapeutique
By mrpolo,
Face à la crise économique palpable, le Liban a décidé de tirer profit de ses champs de cannabis.
 
Face au succès rencontré par le cannabis thérapeutique dans le monde, et particulièrement en Amérique du Nord, Beyrouth a décidé de légaliser la production de la plante sur son territoire. Ce dernier détient en effet la quatrième réserve de la planète.
Cette décision du gouvernement découle directement des difficultés rencontrées par le pays du Cèdre, dues notamment à l’afflux massif de réfugiés en provenance du voisin syrien; gangrené par la guerre civile depuis maintenant sept longues années. Un contingent représentant désormais un quart de la population et pesant de facto sur l’économie domestique.
 
Mais ce n’est pas tout, relaie France 24, puisque le cabinet de conseil international, McKinsey & Cie – chargé par le Liban de préparer un plan de relance économique – a également pesé sur ce revirement. Et cela, en préconisant, entre autres, l’instauration de régions dédiées à la culture de la substance à des fins médicales et dans un cadre légal.
 
 
Faire d’une pierre deux coups
Le président Aoun fait donc double recette dans ce dossier. Car le cannabis prohibé jusque-là par les textes, faisait le bonheur du commerce parallèle et des réseaux mafieux.
En conséquence, l’exploitation de ces champs extrêmement fertiles profiteront désormais aux caisses de l’Etat; une manne financière qui pourrait atteindre 500 milliards d’euros chaque année, estiment les experts. Ce qui n’est pas négligeable vous en conviendrez.
 
Source: lemonde-arabe.fr
 
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Le Japon approuve sa première publicité sur le CBD, adoucissant ainsi sa position sur le cannabis
By Indi-Punky,
Récemment, le Japon a approuvé un grand panneau d'affichage à la station Omotesando à Tokyo. Le panneau affichera une publicité pour l'un des produits CBD d'Elixinol, les gouttes d'huile de chanvre.
 
 
 
Ce n'est pas très médiatisé, mais le Japon est très dur avec le cannabis. Les récidivistes peuvent recevoir des peines d'emprisonnement de cinq ans et des arrestations d'à peine 11 grammes font la une des nouvelles du soir. Mais malgré tout, les produits à base de CBD sont actuellement légaux à vendre dans le pays et devraient être particulièrement utiles pour la population vieillissante. Les campagnes ne sont peut-être pas encore informés parce que les producteurs de CBD ne sont pas autorisés à promouvoir leurs produits, une politique qui a changé depuis la semaine dernière.
 
Le Japon a officiellement interdit la marijuana depuis 1948, des habitudes prohibitionnistes reprises des occupants américains. Avant cela, le chanvre n'était pas difficile à trouver. Alors que la position du pays sur l'herbe n'a pas changé récemment, l'attitude à l'égard de l'huile de CBD et du chanvre se sont atténuées. Le plus remarquable a été en 2015, lorsque la première dame Akie Abe a exprimé son amour pour le chanvre, affirmant qu'elle aimerait le cultiver si elle y est autorisée. "Bien que ce ne soit pas encore autorisé au Japon", a déclaré Abe, "je pense que cela peut être très pratique à des fins médicales".
 

 
L'huile de CBD a été légalisée en 2016, peu de temps après l'approbation de M. Abe. Elixinol, une entreprise australienne, a commencé à vendre des huiles de CBD au Japon. Alors que certains producteurs ont été autorisés à vendre des produits au Japon, peu d'entre eux connaissent la raison de l'interdiction de la publicité. Cela a maintenant changé avec la première publicité pour du CBD approuvée en campagne, à commencer par un grand panneau d'affichage dans la station Omotesando. Il affiche une jeune femme avec des feuilles vertes dans ses cheveux (mais pas ces feuilles vertes). La gare d'Omotesando se trouve à quelques arrêts seulement des principales agglomérations comme Shibuya, la deuxième gare la plus fréquentée de Tokyo, et Harajuku, le quartier de la mode de la ville.
 
"Le Japon a un lien culturel très fort avec le chanvre, et son utilisation par notre peuple remonte à l'Antiquité", a déclaré le PDG d'Elixinol Japan, Makoto Matsumaru. "L'approbation de la publicité commerciale pour nos gouttes d'huile de chanvre est une victoire majeure pour l'industrie du chanvre et vient après plusieurs mois de collaboration avec les autorités compétentes pour obtenir une autorisation."

Bien que les huiles de chanvre et de CBD soient encore loin de l'herbe de cannabis à fumer, cela montre une ouverture nouvelle dans un pays qui s'est obstiné à progresser socialement.
 
Source: herb.co
 
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Jamaïque - le cigarettier Carreras examine la possibilité de produire des sticks de cannabis légaux.
By mrpolo,
Quelqu'un veut des cigarettes de cannabis ? Carreras of Jamaica examine la possibilité de produire des cigarettes de cannabis légales, car le commerce illégal frappe durement.
 
 
Ne soyez pas surpris si des cigarettes légales fabriquées à partir de ganja (cannabis) arrivent bientôt dans les rues.
Les grands producteurs comme Carreras sont en train de sonder cela et d'autres possibilités de cannabis, car la concurrence croissante des cigarettes importées illégalement continue de s'infiltrer de plus en plus profondément dans les profits du commerce légal.
 
Ce n'est un secret pour personne que British American Tobacco (BAT), la société mère de Carrerras, a, comme d'autres grands vendeurs de tabac américains, dont Phillip Morris, examiné le marché du cannabis et la possibilité de produire des cigarettes douces limitées par le contenu légal des principaux cannabinoïdes - le cannabidiol (CBD) et le tétrahydrocannabinol (THC), bien que seul le THC soit psychoactif.
 
Le directeur général de Carreras Limited, Marcus Steele, a déclaré que, tout comme la société mère BAT, Carreras est prête à rivaliser dans un environnement légal du cannabis.
"Tant que c'est légal, nous sommes dans le commerce des combustibles. Il se trouve que ce sont des cigarettes, mais si demain matin c'est du cannabis, c'est un autre produit du côté des combustibles. Je suis sûr que nous serions plus qu'intéressés", a déclaré M. Steele lors de la séance de jeudi dernier au Jamaica Observer Press Club.
Il a dit que quiconque a suivi l'évolution de BAT, qui possède Carreras et plusieurs autres compagnies de tabac en Amérique latine et dans les Caraïbes, comprendrait comment elle aborde la question du cannabis.
 
"Là où réside l'opportunité, nous ne sommes pas assis sur la clôture. Nous en parlons, nous le surveillons et nous nous préparons nous-mêmes, et la Jamaïque n'est pas différente. Je m'en tiendrai là", a-t-il déclaré.
Lorsque l'observateur du dimanche a demandé au ministre de l'Agriculture et des Pêches Audley Shaw ce qu'il pensait de la production locale de cigarettes de cannabis pour le marché jamaïcain, il a répondu que les possibilités de l'utilisation récréative du cannabis en tant que cigarettes est quelque chose que le gouvernement surveille comme un possible coup de pouce à l'économie.
 
"Au fil du temps, je pense que nous serons en mesure d'adopter le cannabis récréatif dans le cadre de l'industrie (touristique)", a déclaré Shaw à l'observateur du dimanche.
Shaw, l'ancien ministre des finances et de la fonction publique, a fortement préconisé l'utilisation du cannabis à des fins médicinales, mais croit qu'à un certain stade, la légalité devrait être étendue à son utilisation récréative dans l'industrie du tourisme.
Après avoir été en contact étroit avec Carreras et d'autres membres de l'industrie locale des cigarettes, Shaw a été confronté à des plaintes croissantes de la part des distributeurs locaux sur le fait que les marques importées illégalement représentent maintenant près de 50 pour cent du marché.
 
Steele s'est plaint jeudi que les droits d'accises élevés et les opérations illégales dans les ports locaux, qui permettent le chargement de conteneurs remplis de cigarettes importées sur le marché sans payer de droits de douane, étouffent les distributeurs légaux.
Shaw, au cours de son mandat de ministre des Finances, s'est familiarisé avec la situation, ainsi qu'avec la plainte de Steele selon laquelle le gouvernement perd des millions de dollars en recettes provenant de l'importation illégale.
Avec la croissance de l'industrie du cannabis aux États-Unis, BAT s'est également intéressée à l'industrie.
 
Shaw a déclaré jeudi que, en ce qui concerne le gouvernement, son seul intérêt est actuellement la disponibilité de produits médicinaux à base de cannabis. Toutefois, il a déclaré que le Gouvernement est conscient des possibilités offertes par les produits récréatifs à base de cannabis.
Il a dit que ses observations au cours de ses récents voyages au Canada, pour explorer leur utilisation légale du cannabis, sont que l'industrie du cannabis à des fins récréatives est deux fois plus importante que le marché des médicaments.
 
Aux États-Unis également, dans un nombre croissant d'États fédéraux, dont la Californie et la Floride, les électeurs ont fait preuve d'empathie en menant des campagnes visant à supprimer la plupart des lois qui restreignent l'usage de la drogue.
La même chose s'est produite en Europe où, par exemple, la Suisse a récemment autorisé la vente de cigarettes de cannabis à faible valeur CBD et THC dans les supermarchés.
 
Par JAMAICA OBSERVER
Source: stlucianewsonline.com
 
A lire aussi:  Le gouvernement jamaïcain veut aller plus vite sur l'industrie de la ganja
 
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Dans l’Eure, les positions du procureur et d’élus divergent sur la question du cannabidiol (CBD)
By mrpolo,
Stupéfiants. Fin juin, deux magasins ont fermé. Pourtant, le député LREM Fabien Gouttefarde avait visité le magasin de Conches-en-Ouche, sous les conseils de son suppléant, Jérôme Pasco, qui regrette un « flou juridique » et exige « un débat » sur le cannabidiol.     Deux boutiques spécialisées dans les produits contenant le fameux cannabidiol (CBD), un dérivé du cannabis, ont fermé coup sur coup dans l’Eure, les 27 et 30 juillet, à Évreux et Conches-en-Ouche. Leurs gérants sont poursuivis pour trafic de stupéfiants. Selon le procureur adjoint de la République d’Évreux, Éric Neveu, qui s’exprimait hier vendredi 3 août 2018, le sujet est clos : « Toute commercialisation de produits contenant du THC est prohibée. »
Le CBD ne peut être vendu que sous deux conditions : « Le cannabidiol doit avoir été obtenu à partir de fibres et graines de cannabis Stiva L », et non pas à partir de « feuilles, fleurs ou têtes de plants de cannabis ». De plus, les produits finis ne peuvent en aucun cas contenir du THC. Le fameux taux de 0,20 % n’est applicable qu’à « la plante elle-même ».
 
À Conches, le propriétaire « franc jeu »
La messe ne semble toutefois pas près d’être dite. Suppléant de Fabien Gouttefarde, député LREM de l’Eure, et premier adjoint de Conches-en-Ouche, Jérôme Pasco « comprend la position de la ministre de la Santé », mais regrette la fermeture d’Histoire de graines, le magasin ouvert dans sa ville depuis février. « C’est un travailleur honnête, qui vendait tout sauf de la drogue », indique l’élu à propos de Julien Gourc’hant, le gérant. Un établissement visité par le député lui-même début juin, et fréquenté occasionnellement par Jérôme Pasco, qui y a acheté « une crème musculaire et des gélules antidouleur à base de CBD ».
Selon l’élu, le vendeur de CBD avait joué « franc jeu avec les autorités locales. Il a présenté ses produits à la gendarmerie et les a même laissés prendre un échantillon pour analyse en preuve de sa bonne foi. » Le premier adjoint souhaite un « vrai débat autour du CBD et du cannabis. On vit dans un pays qui souffre d’une vraie hypocrisie sur le sujet. » Le gérant du magasin d’Évreux, Ishaq Aboudrar, fermé après moins de trois jours d’exploitation, n’a pas pu être joint.
 
Source: paris-normandie.fr
 
 
 
et dans Liberation :
 
des fleurs de CBD .....
 

Cannabis light : la fin des plants sur la comète
Par Clarisse Martin — 3 août 2018 à 18:36   Ex-gérant d’une boutique de produits à base de CBD, une molécule non psychotrope, Thomas Traoré, qui pensait agir dans la légalité, a été mis en examen pour «trafic de stupéfiants». Des procédures contre des magasins comme le sien sont en cours.   Cannabis light : la fin des plants sur la comète
Au 39 de la rue de Clignancourt, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, le rideau de fer est baissé et la discrète mention «scellé - ne pas ouvrir» enjoint de ne pas s’aventurer au-delà. Thomas Traoré, ex-gérant de l’éphémère Bestown Shop qui occupait ces murs, admet avoir un pincement au cœur à cette vue. Après trois semaines d’ouverture, sa boutique spécialisée dans les produits à base de cannabidiol (CBD, une molécule non psychotrope du cannabis) a dû fermer ses portes. Visé par une information judiciaire ouverte par le parquet de Paris, le quadragénaire a été mis en examen le 12 juillet pour «trafic de stupéfiants» et «provocation à l’usage de stupéfiants». «Tout était en règle et puis patatras», résume-t-il.
 
Le CBD est une molécule du cannabis que certains ont jugé légal, à partir du moment où le taux de THC (tétrahydrocannabinol, psychotrope), une autre molécule, était inférieur à 0,2 %. «C’est le THC qui est le stupéfiant, le CBD n’est pas classé comme tel. Le THC a des effets hallucinogènes alors que le CBD a des effets relaxants», explique l’addictologue Jean-Pierre Couteron. Si posséder, vendre ou consommer du cannabis est illégal en France, le pays reste le plus gros consommateur européen de produits (herbe ou résine) chargés en THC, selon la dernière étude de l’Observatoire européen des drogues et toxicomanies. Plusieurs millions de Français sont ainsi des consommateurs plus ou moins réguliers.
Miel et marmelade
Attablé dans un café au pied de la butte Montmartre, Thomas Traoré égrène les péripéties des derniers mois. Tout a commencé au printemps, lorsqu’un ami de Besançon lui parle de la boutique qu’il a ouverte dans le chef-lieu du Doubs. La spécialité ? Le CBD. Première réaction : «C’est illégal, t’es complètement fou.» Puis petit à petit, face à l’assurance de son ami, le Parisien se renseigne et finit par se dire «pourquoi pas moi ?». Il prend conseil auprès d’avocats qui le rassurent sur la légalité de la chose et décide de se lancer : le 13 juin, une nouvelle échoppe ouvre ses portes. Pas un «coffee shop», insiste Thomas à plusieurs reprises, car selon lui cela porterait à confusion avec les établissements d’Amsterdam.
 
A défaut de pouvoir faire le tour du propriétaire, on se contentera de photos sur Instagram. Thomas décrit les lieux : un espace de vente d’environ 25 mètres carrés aux murs clairs et à la décoration épurée, qu’on jurerait d’inspiration scandinave. Un peu à l’image des nombreux concept stores de la capitale. Sur une photo, on voit quelques fleurs de CBD exposées sous une cloche en verre. «Quand on passait devant la boutique, c’était difficile de savoir ce qu’on vendait. C’était voulu», poursuit l’ex-gérant. Sur les étals, des petits pots de miel, de marmelade, du chocolat, des huiles et des sachets de tisane. Des produits alimentaires contenant tous du CBD et fabriqués en Suisse.
Cancer et arthrite
«Le jour où j’ai ouvert, raconte Thomas Traoré, j’avais alerté le commissariat du XVIIIe. Le chef de la BAC 18 [brigade anticriminalité, ndlr] est venu me voir le premier jour. En trois semaines d’ouverture, j’ai eu deux contrôles policiers et aucun n’a constaté de trouble à l’ordre public ou trouvé à redire.» Mais quand une dizaine de policiers déboulent le 10 juillet en fin de matinée, ce n’est plus un contrôle de routine. Perquisition de la boutique, mise sous scellé des lieux et des stocks, Thomas Traoré est placé en garde à vue pendant quarante-huit heures. Le 12 juillet, il est déféré devant un juge et mis en examen. «Pendant trois semaines j’ai une boutique légale, et le jour d’après je suis un trafiquant de drogue. Je n’ai rien à me reprocher. Je n’ouvre pas un magasin ayant pignon sur rue en sachant que c’est illégal. Tout était clean !» affirme-t-il avec vigueur.
 
«On avait des tables où les gens pouvaient prendre une infusion et un petit carré de chocolat au CBD», poursuit le mis en cause. Dans sa clientèle, il estime que 40 % des acheteurs étaient des malades atteints de cancer, d’arthrite ou de sclérose en plaques. «La plupart achetaient de l’huile de CBD et disaient que ça soulageait leurs douleurs. Je ne conseillais rien, je ne suis pas médecin. Certains venaient et me montraient des messages de leur médecin qui préconisait la dose à prendre.» Toujours selon ses estimations, 40 % étaient des «vieux fumeurs», des gens qui consomment du cannabis depuis dix ou quinze ans et qui «cherchaient l’apaisement et le sommeil sans la défonce». Le reste, 20 % de curieux et de tout-venant. «J’interdisais les mineurs et les femmes enceintes. En l’absence de règles, j’ai posé les miennes. Un jour, des dealers du quartier sont venus. Ils ont compris en trois secondes qu’on ne vendait pas le même produit.» Il estime être victime d’une injustice : «Je ne me considère pas comme un militant de la cause [la légalisation du cannabis]. Je suis un entrepreneur, même si je n’aime pas le terme, j’y ai vu une possibilité.»
 
Ces derniers mois, le nombre de boutiques commercialisant du CBD en France a culminé à 120, selon les estimations de l’association Norml (National Organization for the Reform of Marijuana Laws France). La législation sur la question n’a pourtant pas été assouplie, mais le ministère de la Justice croit savoir que cette floraison est due à l’arrivée sur le marché de produits (pharmaceutiques ou liquides pour cigarettes électroniques) contenant du CBD. Au départ mutiques, les pouvoirs publics ont sifflé la fin de la récré en juin.
Fibres et graines
Reconnaissant que la législation sur la question était «peut-être un peu floue», la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a estimé le 17 juin sur RTL que ces boutiques auraient fermé d’ici quelques mois. «Ces coffee shops se sont ouverts sur une zone grise du droit», admet la ministre au cours de l’interview. Cette «zone grise», c’est l’arrêté du 22 août 1990, qui édicte plusieurs conditions cumulatives pour que la «culture, l’importation, l’exportation et l’utilisation industrielle et commerciale des variétés de cannabis sativa L» soient autorisées. Pour que ce soit légal, il doit s’agir de l’exploitation des fibres et des graines de la plante seulement, avec une teneur initiale inférieure à 0,2 % de THC :21 variétés de cannabis sativa autorisées sont répertoriées.
 
0,2 %, le chiffre où le bât blesse. Est-ce le produit fini ou la plante à la base de la préparation qui doit afficher un taux de THC inférieur à 0,2 % ? Vendeurs de CBD et pouvoirs publics font une lecture différente. Le 11 juin, la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca) s’est fendue d’une note aux airs de rappel à la loi, tranchant les divergences : «La présence de THC dans les produits finis, quel que soit son taux, est interdite.» Le 23 juillet, la Direction des affaires criminelles et des grâces (DACG) en remet une couche et adresse une dépêche aux parquets de France, enjoignant de donner des réponses pénales «avec une particulière fermeté». Depuis, les procédures s’accumulent, notamment dans les zones qui relèvent des parquets de Paris, Marseille, Dijon, Chalon-sur-Saône et Evreux.
 
Selon les tests réalisés par les enquêteurs sur les produits de Bestown Shop, deux dépassaient le seuil de 0,2 % avec respectivement 0,24 % et 0,32 % de THC, relate Thomas Traoré, qui assure ne pas avoir été interpellé à cause de la teneur excessive de certains produits mais en raison des fleurs de CBD proposées à la vente, qui ne sont ni des fibres ni des graines visées par l’arrêté de 1990.
 
Spécialiste du droit des drogues et maître de conférences à l’université Paul-Valéry de Montpellier, Yann Bisiou estime que le débat n’a aucun sens : «La législation n’a pas changé, mais la question revient tous les dix ans.» Pour le juriste, l’arrêté de 1990 n’est pas applicable aux boutiques précitées mais concerne seulement les produits pharmaceutiques, que ne prétendent pas vendre les magasins de CBD. «Ce qui me choque, c’est que c’est une application extensive de la loi, qui porte atteinte au principe de légalité : on ne peut pas vous accuser de faits qui ne sont pas expressément prévus par la loi pénale.»
 
Yann Bisiou souligne aussi le fait que le cannabidiol ne fait plus partie de la liste de produits interdits par la Convention internationale contre le dopage dans le sport depuis janvier 2018. «Un footballeur pourrait en prendre, mais pas une mamie pour une tisane ?» s’insurge-t-il, jugeant que cette répression ne devrait «pas être une priorité, alors que la France est le premier pays européen en termes de consommation de cannabis».
 
Contacté par Libération, l’avocat de Thomas Traoré évoque une affaire qui «dépasse complètement» son client. «Il n’a aucun casier, il pensait sincèrement que c’était légal», défend Me Michaël Bendavid, qui souligne, dans une allusion aux propos d’Agnès Buzyn, que «le droit pénal ne s’accommode pas des zones grises. Cela doit bénéficier au mis en cause». Thomas Traoré encourt une peine de dix ans d’emprisonnement et 7,5 millions d’euros d’amende.
 
Clarisse Martin
Source: liberation.fr
 
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Et si le cannabis devenait légal ?
By UFCM-I Care,
Au total, près de 42% des adultes (18 à 64 ans) ont déjà expérimenté le cannabis en France.
photo archives LM
  De plus en plus de pays dans le monde ont décidé de légaliser le cannabis, mais pas la France, première consommatrice en Europe. Et le débat de refaire régulièrement surface. Mais si l’option de la légalisation venait à être choisie, quelles seraient alors les répercussions sur une ville comme Marseille ?
À l’heure où le cannabis est légalisé dans de plus en plus de pays à travers le monde (Pays-Bas, Espagne, et bientôt le Canada), la France n’a toujours pas franchi le pas. Et la question agite régulièrement la sphère politique. Jusqu’à Renaud Muselier, président LR de la Région Paca, en juin dernier. « La législation contrôlée du cannabis est une piste à étudier. Une mesure doit être prise », a-t-il déclaré commentant un nouveau règlement de compte qui avait coûté la vie à un homme de 22 ans .
L’an dernier, en janvier 2017, 150 personnalités politiques progressistes de Marseille avaient également lancé un appel pour « la fin de la prohibition du cannabis en France » et appelé à la légalisation. Parmi elles, notamment, les députés socialistes Patrick Mennucci, et Marie-Arlette Carlotti.
Les buralistes prêts à vendre
Récemment, même la confédération des buralistes s’en est mêlée. Se disant « prête à commercialiser » du cannabis en cas de légalisation, elle demanderait « l’exclusivité » de sa distribution afin de pallier une baisse des ventes de cigarettes. « Le 18 juin, j’ai même proposé à la ministre de la Santé d’aller plus loin et de devenir le premier réseau de référence du cannabis s’il est, un jour, légalisé dans l’Hexagone », précise, le président des buralistes, Philippe Coy. Même si certains de ses confrères ne sont pas rassurés à l’idée de vendre du cannabis. « Je suis pour la vente du fait de nos faibles revenus en ce moment, mais évidemment que j’ai peur des représailles, surtout par rapport à notre situation géographique », explique Myriam, vendeuse dans un bureau de tabac du 13ème arrondissement de Marseille. D’autres y sont totalement opposés par principe.
Du côté de la police, on craint le pire dans une ville gangrénée par le trafic de drogue. La réponse est claire : « Si cela doit se faire, je pense que les dealers se mettront à vendre plus de drogues dures, style cocaïne ou héroïne », estime un policier affecté au sein de la brigade des stupéfiants de Marseille depuis une vingtaine d’années.
D’autres risques vont émerger selon lui. « C’est simple, si cette loi passe c’est un manque d’argent à gagner conséquent pour eux. Dans ce cas, ils vont se rabattre sur des braquages à mains armées, des vols de voitures, en plus de la vente de drogue. La criminalité va finir par exploser », conclut-il, remonté.
 
Pour les trafiquants, la légalisation ne changerait visiblement pas grand-chose à un business florissant.
à la Castellane, « PA », tel est son surnom, vend des substances illicites depuis près de 6 ans, c’est son « gagne-pain ». « Sans la vente, ma vie ne serait clairement pas la même. C’est ma première source de revenus, sans ça je n’aurais pas assez d’argent pour me payer mon logement », confie-t-il. Alors quand on lui demande s’il compte arrêter la vente si le cannabis est légalisé, il nous rit au nez. « Jamais de la vie ! Je vendrai mes barrettes moins chères ou je me mettrai aux drogues dures. Je n’ai pas la motivation d’aller travailler comme tout le monde et toucher à peine un SMIC », déclare le dealer. À savoir qu’un vendeur gagne au total près de 6 000 euros par mois selon son « territoire ». Le chiffre peut monter jusqu’à 9 000 euros pour les gérants de réseaux.
Ce qui prouve que le marché du cannabis est clairement une économie à part entière.
Autre questionnement de taille, l’impact sanitaire d’une éventuelle légalisation. Au Pays-Bas, les experts n’ont pas observés d’augmentation significative des niveaux de consommation, mais il faut rappeler que fumer des joints a clairement un impact sur la santé. Dernière étude scientifique en date, celle d’une équipe américaine de l’université de Dallas, qui a constaté que la matière grise des fumeurs de cannabis diminuait dans une région du cerveau impliquée dans la motivation et la prise de décision. Si la loi devait un jour évoluer, cela résulterait d’une volonté de l’opinion publique.
Jauffrey Ambrosino
Source: lamarseillaise.fr
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Le cannabis médical, un antidouleur hors la loi en France
By mrpolo,
Le cannabis thérapeutique peut soulager les douleurs et l’anxiété ou encore améliorer les troubles du sommeil de certains patients. Mais en France, son usage reste rarissime, faute d’un accès réel aux médicaments.
 
Photo/Elroi - stock.adobe.com
Le cannabis possède bel et bien des propriétés antalgiques. Selon plusieurs études menées pour le tester, les résultats ne sont pas majeurs, mais probants dans les douleurs neuropathiques et les contractions musculaires douloureuses en cas de sclérose en plaques. Ce qui provoque cet effet, ce sont les molécules de la plante appelées cannabinoïdes: notamment, le tétrahydrocannabinol (THC). Il agit sur les récepteurs du système nerveux central et périphérique, c’est-à-dire dans le cerveau et le reste du corps. Ces récepteurs sont impliqués dans la transmission de la douleur.
«Le cannabis soulage certains patients aux douleurs complexes, et qui ne répondent pas aux antalgiques classiques. Mais l’effet sur la douleur est très modeste, clarifie le Pr Serge Perrot, président de la Société française d’étude et de traitement de la douleur, auteur de La douleur, je m’en sors ! (Editions In Press). Par contre, il réduit également l’anxiété et les troubles du sommeil chez ces sujets, ce qui améliore globalement leur état», explique-t-il.
 
Difficile à utiliser librement
Pour offrir une chance supplémentaire à ces patients particuliers, le cannabis médical est désormais disponible dans plusieurs pays comme l’Allemagne, la Belgique, ou encore le Royaume-Uni, sous forme de comprimés ou de feuilles à utiliser en inhalation, ou à ingérer dans des gâteaux, par exemple.
 
En France, son entrée dans la pharmacopée est beaucoup plus laborieuse. Seuls deux médicaments à base de cannabinoïdes y sont autorisés. Le premier, le Marinol, est un produit ancien, peu efficace, réservé aux douleurs neuropathiques liées à des lésions du système nerveux central. Sa prescription est conditionnée à une autorisation préalable de l’Agence du médicament française (ANSM), autant dire que son utilisation est rarissime. L’autre médicament est le Sativex, indiqué chez les patients souffrant de sclérose en plaques. Il a obtenu son autorisation de mise sur le marché en 2014, mais reste indisponible à ce jour faute d’accord de prix entre le laboratoire et les autorités de santé. Et pour s’approvisionner dans un autre pays d’Europe, il faut la prescription d’un médecin local.
 
Résultat, il est plus facile de se procurer illégalement du cannabis que de vouloir respecter la loi en cas de douleurs rebelles… «Cette situation est tout à fait paradoxale», reconnaît le Pr Didier Bouhassira, du Centre d’évaluation et de traitement de la douleur de l’hôpital Ambroise-Paré. Faute d’accès au cannabis médical, certains patients expérimentent le cannabis ou le fument régulièrement de façon illicite, et il est impossible de connaître leur consommation, en quantité et en qualité. «Or, une utilisation bien encadrée réduit le risque d’effets indésirables (nausées, vertiges, maux de tête), et surtout d’addiction.
 
Enfin, seul un professionnel saura détecter certaines contre-indications. L’absence d’encadrement est donc cause d’une perte de chance pour les patients, poursuit Didier Bouhassira. Nous n’avons même pas le droit de mener des recherches sur le cannabis médical, en France. C’est dommage, le pays se prive d’une option thérapeutique supplémentaire pour soulager certains patients», estime-t-il.
 
Aude Rambaud
Source: lefigaro.fr
 
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